QCM : Droit des obligations et responsabilité civile (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que prohibe le principe de non-cumul en matière de responsabilité ?

Le cocontractant peut choisir librement entre la responsabilité contractuelle et la responsabilité délictuelle
Le créancier doit renoncer à toute réparation lorsqu’un contrat a été conclu entre les parties
Le juge doit appliquer la responsabilité délictuelle dès qu’un dommage présente une dimension personnelle
Le créancier ne peut invoquer la responsabilité délictuelle contre son cocontractant pour une inexécution contractuelle

Le créancier ne peut invoquer la responsabilité délictuelle contre son cocontractant pour une inexécution contractuelle

Explication

Le principe de non-cumul interdit au créancier de contourner la responsabilité contractuelle en invoquant la responsabilité délictuelle lorsque le dommage provient de l’inexécution ou de la mauvaise exécution du contrat. La conclusion d’un contrat n’exclut donc pas toute réparation, mais oriente le régime applicable.

2. Quel effet la faute de la victime peut-elle produire sur son indemnisation ?

Elle produit les mêmes effets qu’un simple comportement non fautif de la victime
Elle peut réduire ou exclure l’indemnisation selon son rôle dans la réalisation du dommage
Elle transforme automatiquement le fait de la victime en cause étrangère exonératoire
Elle entraîne une indemnisation complète dès lors qu’un dommage matériel est établi

Elle peut réduire ou exclure l’indemnisation selon son rôle dans la réalisation du dommage

Explication

La faute de la victime peut réduire ou exclure son indemnisation, contrairement au simple fait non fautif, qui ne produit pas nécessairement cet effet. L’existence d’un dommage matériel ne suffit donc pas à garantir une indemnisation complète.

3. Une personne reçoit par erreur un virement destiné à quelqu’un d’autre : quelle obligation lui incombe-t-il ?

Restituer la somme à la personne qui devait effectivement la recevoir
Conserver la somme si elle ignorait l’erreur au moment du versement
Partager la somme entre le payeur et le bénéficiaire désigné
Verser la somme au payeur initial qui a déclenché le virement

Restituer la somme à la personne qui devait effectivement la recevoir

Explication

Le paiement de l’indu impose à celui qui reçoit par erreur une somme non due de la restituer à la personne qui devait effectivement la recevoir. L’ignorance de l’erreur n’autorise pas le destinataire à conserver le montant reçu.

4. Quelle méthode d’appréciation compare le comportement d’une personne à celui d’un modèle général et abstrait ?

L’appréciation in concreto, fondée sur la personnalité réelle de l’auteur
L’appréciation causale, fondée sur la probabilité de l’événement dommageable
L’appréciation pénale, fondée sur la gravité du dommage subi
L’appréciation in abstracto, fondée sur un modèle général de comportement

L’appréciation in abstracto, fondée sur un modèle général de comportement

Explication

L’appréciation in abstracto confronte le comportement réel à celui d’une personne raisonnable servant de modèle abstrait. L’appréciation in concreto prend au contraire en considération les caractéristiques concrètes de la personne jugée.

5. Quelle finalité caractérise la fonction indemnitaire de la responsabilité civile ?

Prévenir tout dommage futur par une interdiction générale de l’activité
Rétablir la validité d’un contrat affecté par une mauvaise exécution
Réparer le préjudice subi par la victime en lui accordant une indemnisation
Punir l’auteur du fait dommageable en aggravant la sanction encourue

Réparer le préjudice subi par la victime en lui accordant une indemnisation

Explication

La fonction indemnitaire vise à compenser le préjudice subi par la victime au moyen d’une indemnisation. La sanction de l’auteur relève plutôt de la fonction punitive de la responsabilité civile.

6. Quelles conditions doivent être réunies pour engager la responsabilité pour faute ?

Une faute et un avantage obtenu par l’auteur du comportement
Une faute, un dommage et un lien de causalité entre les deux
Un dommage et un contrat liant la victime à l’auteur
Une faute et une intention de nuire établies par la victime

Une faute, un dommage et un lien de causalité entre les deux

Explication

La responsabilité pour faute exige la réunion d’une faute, d’un dommage et d’un lien de causalité entre ces deux éléments. La faute prise isolément ne suffit donc pas à engager la responsabilité.

7. Dans une obligation juridique, quelle relation décrit correctement les positions respectives des parties ?

Le créancier est tenu de la dette et le débiteur détient la créance
Le débiteur et le créancier détiennent chacun une créance distincte
Le débiteur détient la créance et le créancier supporte la dette
Le débiteur est tenu de la dette et le créancier détient la créance

Le débiteur est tenu de la dette et le créancier détient la créance

Explication

L’obligation crée un lien de droit dans lequel le débiteur doit la prestation tandis que le créancier possède le droit de l’obtenir. Confondre ces rôles revient à attribuer la dette au titulaire de la créance.

8. Quelle situation caractérise une obligation naturelle ?

Le créancier peut contraindre le débiteur, mais ne peut pas accepter son paiement
Le débiteur est privé de toute possibilité d’exécuter son engagement
Le créancier peut recevoir l’exécution, mais ne peut pas la réclamer juridiquement
Le créancier dispose d’une sanction pénale en cas d’inexécution

Le créancier peut recevoir l’exécution, mais ne peut pas la réclamer juridiquement

Explication

L’obligation naturelle donne au créancier un droit de recevoir sans lui conférer le pouvoir juridique d’exiger l’exécution. Elle se distingue ainsi de l’obligation civile, qui associe réception et contrainte.

9. Dans quelle situation l’action fondée sur l’enrichissement injustifié peut-elle être exercée ?

Lorsqu’un contrat valable prévoit déjà la réparation du préjudice subi par la partie créancière
Lorsqu’un enrichissement sans justification cause un appauvrissement et qu’aucune autre action n’est disponible
Lorsqu’un délit permet directement à la victime de demander réparation à son auteur
Lorsqu’une personne souhaite obtenir un avantage sans établir d’appauvrissement correspondant

Lorsqu’un enrichissement sans justification cause un appauvrissement et qu’aucune autre action n’est disponible

Explication

L’enrichissement injustifié suppose un enrichissement dépourvu de justification, un appauvrissement corrélatif et l’absence d’une autre action disponible. Cette action est subsidiaire : elle ne remplace pas une action contractuelle ou délictuelle directement applicable.

10. Sur quel fondement repose la responsabilité objective ?

Sur la preuve d’un manquement personnel ayant directement provoqué le dommage
Sur la constatation d’un dommage causé, indépendamment de toute faute de l’auteur
Sur la présomption que toute victime a contribué fautivement à son propre dommage
Sur l’établissement d’une faute intentionnelle commise dans l’exercice d’une activité

Sur la constatation d’un dommage causé, indépendamment de toute faute de l’auteur

Explication

La responsabilité objective repose sur la constatation d’un dommage causé sans qu’une faute de l’auteur soit nécessaire. L’exigence d’un manquement personnel correspond davantage à une responsabilité fondée sur la faute.

11. Quelle distinction caractérise une cause de non-responsabilité par rapport à une cause d’exonération ?

La première concerne la garde d’une chose, tandis que la seconde concerne l’usage d’un animal
La première suppose un danger actuel, tandis que la seconde exige une atteinte injustifiée
La première exclut l’illicéité du comportement, tandis que la seconde agit sur l’imputation du dommage
La première réduit l’indemnisation, tandis que la seconde établit une faute présumée de la victime

La première exclut l’illicéité du comportement, tandis que la seconde agit sur l’imputation du dommage

Explication

Une cause de non-responsabilité signifie que le comportement n’est pas juridiquement fautif ou illicite, alors qu’une cause d’exonération repose sur une cause étrangère agissant sur l’imputation du dommage. La réduction de l’indemnisation correspond plutôt aux effets possibles de la faute de la victime.

12. Quelle qualification convient lorsque le dommage résulte de la mauvaise exécution d’un contrat ?

La responsabilité liée au paiement indu reçu par le créancier
La responsabilité contractuelle fondée sur l’article 1231-1 du Code civil
La responsabilité fondée sur l’enrichissement injustifié de la victime
La responsabilité extracontractuelle fondée sur l’article 1240 du Code civil

La responsabilité contractuelle fondée sur l’article 1231-1 du Code civil

Explication

La mauvaise exécution d’un contrat relève de la responsabilité contractuelle fondée sur l’article 1231-1 du Code civil. L’article 1240 concerne la responsabilité extracontractuelle lorsque le dommage ne résulte pas d’un contrat applicable.

13. Comment distinguer la victime directe de la victime par ricochet ?

La victime directe invoque le dommage d’un proche, tandis que la victime par ricochet invoque l’atteinte subie par l’auteur
La victime directe doit prouver un lien familial, tandis que la victime par ricochet doit prouver un lien professionnel
La victime directe invoque son propre dommage, tandis que la victime par ricochet invoque un dommage personnel lié à celui d’autrui
La victime directe demande une sanction pénale, tandis que la victime par ricochet demande une réparation contractuelle

La victime directe invoque son propre dommage, tandis que la victime par ricochet invoque un dommage personnel lié à celui d’autrui

Explication

La victime directe demande réparation de l’atteinte qu’elle a elle-même subie. La victime par ricochet subit un préjudice personnel en raison du dommage causé à la victime directe, sans réclamer la réparation de ce dommage initial.

14. Comment se définit la faute civile en responsabilité civile ?

Une infraction pénale caractérisée par la réunion des éléments prévus par la loi
Une défaillance de conduite résultant d’une violation ou d’un écart au comportement raisonnable
Un lien certain reliant le comportement de l’auteur au dommage subi par la victime
Un dommage subi par une personne en raison d’un événement juridiquement préjudiciable

Une défaillance de conduite résultant d’une violation ou d’un écart au comportement raisonnable

Explication

La faute civile correspond à une conduite qui viole une prescription ou s’écarte du comportement attendu d’une personne raisonnable dans une situation comparable. Elle se distingue de la faute pénale, qui dépend de la qualification d’une infraction pénale.

15. Quel rapport le lien de causalité établit-il en responsabilité civile ?

Il qualifie l’infraction pénale qui permet d’engager une responsabilité civile
Il mesure l’écart entre le comportement reproché et celui d’une personne raisonnable
Il désigne l’atteinte subie indépendamment de son origine et de ses conséquences
Il relie de manière certaine le fait générateur au dommage subi

Il relie de manière certaine le fait générateur au dommage subi

Explication

Le lien de causalité est le rapport certain entre le fait générateur et le dommage, et il est nécessaire pour engager la responsabilité civile. Il ne se confond pas avec la faute, qui décrit le comportement reproché à l’auteur.

16. Que retient la théorie de la causalité adéquate ?

Chaque condition indispensable sans laquelle le dommage ne se serait pas produit
La cause normalement susceptible de provoquer le dommage dans le cours normal des choses
L’événement le plus récent ayant contribué à l’aggravation du dommage
Le comportement présentant la faute la plus grave parmi les faits constatés

La cause normalement susceptible de provoquer le dommage dans le cours normal des choses

Explication

La causalité adéquate considère comme juridiquement pertinente la cause qui était normalement susceptible de produire le dommage dans le cours normal des choses. Elle ne retient donc pas automatiquement toute condition nécessaire, contrairement à l’équivalence des conditions.

17. Quelle situation correspond à une gestion d’affaires ?

Une personne reçoit une somme par erreur puis la conserve après vérification
Une personne exécute une prestation prévue par un contrat conclu avec autrui
Une personne réclame une indemnité après l’inexécution d’un engagement contractuel
Une personne intervient volontairement dans les affaires d’autrui sans y être tenue

Une personne intervient volontairement dans les affaires d’autrui sans y être tenue

Explication

La gestion d’affaires consiste à intervenir volontairement dans les affaires d’une autre personne sans y être préalablement obligé. L’exécution d’une prestation contractuelle repose au contraire sur une obligation déjà établie.

18. En quelle année la réforme du droit des obligations a-t-elle modifié le Code civil ?

En 2016
En 2014
En 2018
En 2020

En 2016

Explication

La réforme du droit des obligations a modifié le Code civil en 2016. Les autres dates ne correspondent pas à l’année indiquée pour cette réforme.

19. Quelle règle l’arrêt Jand’heur du 13 février 1930 a-t-il consacrée ?

Une responsabilité fondée sur la directive relative aux produits défectueux adoptée en 1985
Une responsabilité du propriétaire d’un bâtiment limitée aux dommages causés par un défaut d’entretien
Une présomption de responsabilité du gardien d’une chose, que la seule absence de faute ne suffit pas à écarter
Une exonération du gardien dès qu’il démontre qu’il n’a commis aucune faute personnelle

Une présomption de responsabilité du gardien d’une chose, que la seule absence de faute ne suffit pas à écarter

Explication

L’arrêt Jand’heur consacre une présomption de responsabilité du gardien d’une chose, qui ne peut être écartée par la seule preuve de l’absence de faute. La responsabilité du propriétaire d’un bâtiment relève d’un régime particulier, tandis que la directive de 1985 concerne les produits défectueux.

20. Comment est calculée en principe l’indemnité due par la personne enrichie injustement ?

Elle correspond au montant le plus élevé entre l’enrichissement et l’appauvrissement
Elle correspond au montant le plus faible entre l’enrichissement et l’appauvrissement
Elle est fixée à la moitié de la valeur de l’enrichissement constaté
Elle équivaut à une somme forfaitaire indépendante des valeurs en présence

Elle correspond au montant le plus faible entre l’enrichissement et l’appauvrissement

Explication

L’indemnité est en principe limitée au montant le plus faible entre l’enrichissement de l’un et l’appauvrissement de l’autre. Une indemnité plus élevée peut toutefois être due lorsque l’enrichi est de mauvaise foi.

21. Selon la théorie de l’équivalence des conditions, comment identifie-t-on une cause du dommage ?

Tout événement survenu après le dommage est retenu lorsqu’il a aggravé ses conséquences
Seul le comportement présentant une faute juridiquement caractérisée est retenu comme cause
Seul l’événement normalement le plus probable dans le cours des choses est retenu comme cause
Tout événement sans lequel le dommage ne se serait pas produit est retenu comme cause

Tout événement sans lequel le dommage ne se serait pas produit est retenu comme cause

Explication

L’équivalence des conditions retient comme cause tout événement qui constituait une condition nécessaire à la réalisation du dommage. La causalité adéquate adopte une approche plus sélective en recherchant la cause normalement susceptible de produire ce dommage.

22. Dans quelle situation une obligation naturelle peut-elle devenir une obligation civile ?

Lorsque le débiteur conteste l’existence de l’engagement devant un tribunal
Lorsque le créancier renonce à recevoir la prestation ou modifie son identité
Lorsque le débiteur exécute volontairement son engagement ou promet de l’exécuter
Lorsque la prestation devient matériellement plus difficile à réaliser

Lorsque le débiteur exécute volontairement son engagement ou promet de l’exécuter

Explication

L’obligation naturelle peut acquérir une force civile lorsque le débiteur l’exécute volontairement ou s’engage à l’exécuter. La contestation ou la difficulté matérielle de la prestation ne produit pas cette transformation.

23. Dans quelle situation les conditions de la légitime défense sont-elles réunies ?

Une personne sacrifie un bien d’autrui pour éviter un danger imminent sans comparer les moyens employés
Une personne répond à une atteinte injustifiée par une réaction nécessaire, concomitante et proportionnée
Une personne riposte après la disparition de l’atteinte avec des moyens supérieurs au préjudice subi
Une personne anticipe un danger futur par une réaction préventive adaptée à ses intérêts

Une personne répond à une atteinte injustifiée par une réaction nécessaire, concomitante et proportionnée

Explication

La légitime défense exige une atteinte injustifiée, une réaction nécessaire et concomitante, ainsi que des moyens proportionnés à la gravité de l’atteinte. La sauvegarde face à un danger relève plutôt de l’état de nécessité, et une riposte tardive ou excessive ne satisfait pas ces conditions.

24. Quel domaine a été écarté de la réforme du droit des obligations de 2016 ?

Le régime général des obligations
La formation des actes juridiques
Le droit des contrats
La responsabilité civile

La responsabilité civile

Explication

La responsabilité civile a été exclue de la réforme de 2016, tandis que le droit des obligations a bien été réformé. Il est donc inexact de présenter le droit des contrats ou le régime général des obligations comme ayant été écartés.

25. Quelle est la date de l’ordonnance portant réforme du droit des obligations ?

Le 10 février 2016
Le 1er janvier 2017
Le 4 octobre 1958
Le 15 mars 2015

Le 10 février 2016

Explication

L’ordonnance de réforme du droit des obligations est datée du 10 février 2016. Les autres dates renvoient à d’autres repères juridiques ou ne correspondent pas à cette ordonnance.

26. Quelle distinction permet de différencier une dette juridiquement exigible d’un devoir social ?

La dette est susceptible d’une contrainte juridique, tandis que le devoir social relève d’une exigence collective
La dette repose sur une convenance sociale, tandis que le devoir social autorise une action en justice
La dette dépend d’une appréciation morale, tandis que le devoir social constitue une créance juridiquement exigible
La dette concerne le patrimoine, tandis que le devoir social crée toujours un lien entre deux contractants

La dette est susceptible d’une contrainte juridique, tandis que le devoir social relève d’une exigence collective

Explication

L’obligation peut désigner une dette que le créancier peut faire valoir en justice, mais aussi un devoir imposé par la société. Ce dernier n’emporte pas nécessairement de contrainte juridique, contrairement à la dette exigible.

27. À quelles choses le régime général de la responsabilité du fait des choses peut-il s’appliquer ?

Aux seuls meubles mis en mouvement par une personne et présentant un risque particulier
Aux meubles et immeubles, qu’ils soient actionnés ou non par la main de l’homme et dangereux ou non
Aux biens utilisés dans une activité professionnelle lorsqu’une faute du propriétaire est démontrée
Aux seuls immeubles dangereux dont la ruine provient d’un défaut d’entretien ou d’un vice de construction

Aux meubles et immeubles, qu’ils soient actionnés ou non par la main de l’homme et dangereux ou non

Explication

Le régime général s’applique aux meubles et aux immeubles, aux choses actionnées ou non par la main de l’homme, ainsi qu’aux choses dangereuses ou non. La ruine d’un bâtiment relève toutefois d’un régime spécial prévu par l’article 1244.

28. Dans quelle situation y a-t-il perte de chance indemnisable ?

Lorsqu’une victime obtient avec certitude le résultat favorable qu’elle recherchait
Lorsqu’un dommage matériel est établi sans qu’une occasion favorable ait été perdue
Lorsqu’une éventualité favorable disparaît de manière certaine, même si sa réalisation était peu probable
Lorsqu’un avantage futur est simplement espéré sans qu’une possibilité réelle ait disparu

Lorsqu’une éventualité favorable disparaît de manière certaine, même si sa réalisation était peu probable

Explication

La perte de chance consiste en la disparition certaine d’une éventualité favorable et constitue un préjudice indemnisable, même lorsque cette chance était faible. Une simple espérance non caractérisée ne suffit pas à établir une perte de chance.

29. Dans l’obligation civile, que désignent respectivement le debitum et l’obligatio ?

Le debitum est le devoir social et l’obligatio est la valeur patrimoniale de la dette
Le debitum est la promesse du débiteur et l’obligatio est l’accord initial des parties
Le debitum est le pouvoir de contraindre et l’obligatio est le droit de recevoir
Le debitum est le droit de recevoir et l’obligatio est le pouvoir de contraindre à l’exécution

Le debitum est le droit de recevoir et l’obligatio est le pouvoir de contraindre à l’exécution

Explication

L’obligation civile comprend le debitum, c’est-à-dire le droit de recevoir, et l’obligatio, qui permet d’imposer juridiquement l’exécution. Inverser ces notions conduit à attribuer le pouvoir de contrainte au debitum.

30. Pourquoi l’obligation est-elle qualifiée de patrimoniale, personnelle et contraignante ?

Elle porte sur un bien matériel, oppose deux autorités et suppose un contrat écrit
Elle relève du patrimoine public, engage une collectivité et exclut toute exécution volontaire
Elle concerne la morale, unit deux familles et dépend d’une sanction sociale
Elle figure dans le patrimoine, relie deux personnes et peut être réclamée par le créancier

Elle figure dans le patrimoine, relie deux personnes et peut être réclamée par le créancier

Explication

L’obligation a une valeur patrimoniale, établit un rapport personnel entre débiteur et créancier et permet à ce dernier de réclamer l’exécution. La référence à une sanction sociale ne rend pas compte de son caractère juridiquement contraignant.

31. Quel acte peut être justifié par l’état de nécessité ?

Un acte nécessaire à la sauvegarde d’une personne ou d’un bien face à un danger actuel ou imminent
Une décision destinée à prévenir un risque hypothétique par des moyens plus graves que la menace
Une riposte nécessaire à une agression injustifiée dont l’auteur maîtrise encore le déroulement
Un comportement causant un dommage sans rapport avec la protection d’une personne ou d’un bien

Un acte nécessaire à la sauvegarde d’une personne ou d’un bien face à un danger actuel ou imminent

Explication

L’état de nécessité justifie un acte nécessaire à la sauvegarde d’une personne ou d’un bien face à un danger actuel ou imminent, sous réserve d’une absence de disproportion. Une riposte à une agression injustifiée relève de la légitime défense.

32. Quelles conditions un dommage doit-il réunir pour être réparable ?

Il doit être certain, personnel et porter sur un intérêt légitime protégé
Il doit être hypothétique, personnel et concerner un intérêt librement choisi
Il doit être ancien, moral et reposer sur une relation contractuelle
Il doit être éventuel, collectif et concerner un intérêt économiquement utile

Il doit être certain, personnel et porter sur un intérêt légitime protégé

Explication

Un dommage réparable doit présenter un caractère certain et personnel, tout en portant sur un intérêt légitime juridiquement protégé. Un dommage éventuel ou lié à un intérêt illicite ne satisfait pas ces exigences.

33. Quels pouvoirs caractérisent la garde d’une chose ?

La propriété, la conservation matérielle et l’assurance souscrite pour cette chose
La possession, la réparation périodique et la connaissance des risques liés à cette chose
L’achat, la surveillance juridique et la responsabilité contractuelle attachée à cette chose
L’usage, le pouvoir de direction et le pouvoir de contrôle exercés sur cette chose

L’usage, le pouvoir de direction et le pouvoir de contrôle exercés sur cette chose

Explication

La garde se caractérise par l’usage, le pouvoir de direction et le pouvoir de contrôle exercés sur la chose. La propriété seule ne suffit pas nécessairement à établir la garde, car les pouvoirs effectifs sur la chose sont déterminants.

34. Quelle distinction décrit correctement le dommage et le préjudice ?

Le dommage est le comportement fautif, tandis que le préjudice est le lien causal
Le dommage est la conséquence indemnisable, tandis que le préjudice est l’atteinte initiale
Le dommage est la sanction juridique, tandis que le préjudice est l’infraction commise
Le dommage est l’atteinte subie, tandis que le préjudice en est la conséquence

Le dommage est l’atteinte subie, tandis que le préjudice en est la conséquence

Explication

Le dommage désigne l’atteinte subie par la personne, alors que le préjudice correspond à la conséquence de cette atteinte. Confondre ces notions revient à inverser l’événement dommageable et ses effets.

35. Quelle théorie permet principalement d’expliquer le dommage causé à un tiers ?

La théorie de l’acte juridique
La théorie du fait juridique
La théorie de la représentation contractuelle
La théorie de la personnalité juridique

La théorie du fait juridique

Explication

La théorie du fait juridique explique notamment les conséquences d’un dommage causé à un tiers. La théorie de l’acte juridique concerne plutôt le fonctionnement d’une volonté destinée à produire des effets de droit, comme dans un contrat.

36. Quels éléments sont nécessaires pour engager la responsabilité générale du fait des choses ?

Un animal échappé, un dommage corporel et une négligence prouvée de son utilisateur
Une chose, le fait de cette chose et un gardien, sans qu’une faute du gardien soit requise
Un immeuble dangereux, un défaut d’entretien et une faute personnelle du propriétaire
Une chose appartenant au responsable, une faute de garde et une intention de nuire

Une chose, le fait de cette chose et un gardien, sans qu’une faute du gardien soit requise

Explication

La responsabilité générale du fait des choses exige une chose, le fait de cette chose et un gardien, la faute du gardien étant indifférente. Elle ne dépend donc pas de la dangerosité de la chose, de la propriété ou d’une intention de nuire.

37. Quelle caractéristique distingue le quasi-contrat du contrat ?

Il repose sur une déclaration unilatérale destinée à produire un effet juridique
Il résulte d’un fait juridique auquel la loi attache des obligations
Il résulte d’un accord de volontés créant des obligations réciproques
Il suppose une inexécution imputable à l’une des parties

Il résulte d’un fait juridique auquel la loi attache des obligations

Explication

Le quasi-contrat naît d’un fait juridique procurant un avantage à autrui, sans accord contractuel préalable, et la loi lui attache des obligations. L’accord de volontés caractérise le contrat, ce qui constitue la distinction essentielle entre les deux notions.

38. Une personne atteinte d’un trouble mental cause un dommage sans avoir conscience de ses actes : quelle règle s’applique ?

Elle doit réparer le dommage causé malgré l’absence de conscience de ses actes
Elle échappe à toute réparation parce que son discernement était supprimé
Elle engage sa responsabilité seulement si la victime prouve une intention dommageable
Elle doit réparer uniquement si son comportement constitue aussi une infraction pénale

Elle doit réparer le dommage causé malgré l’absence de conscience de ses actes

Explication

L’article 414-3 du Code civil impose à la personne atteinte d’un trouble mental de réparer le dommage qu’elle a causé, même sans conscience de ses actes. L’absence de discernement n’exclut donc pas cette obligation civile de réparation.

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Qu'est-ce qu'une obligation en droit ?

Un lien de droit entre un débiteur et un créancier.

Que peut désigner le terme obligation au sens large ?

Un devoir imposé par la société.

Quels caractères présente l'obligation ?

Elle est patrimoniale, personnelle et contraignante.

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