QCM : Droit des relations individuelles de travail — 69 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les trois branches étroitement liées qui composent le droit social ?

Le droit des contrats, le droit fiscal et le droit commercial
Le droit du travail, le droit de l’emploi et le droit de la protection sociale
Le droit civil, le droit pénal et le droit administratif
Le droit syndical, le droit judiciaire et le droit constitutionnel

Le droit du travail, le droit de l’emploi et le droit de la protection sociale

Explication

Le droit social regroupe le droit du travail, le droit de l’emploi et le droit de la protection sociale. Le droit du travail n’en constitue donc pas l’ensemble, contrairement à la confusion proposée par une autre réponse.

2. Quelle relation professionnelle relève du droit du travail ?

Un bénévole participant à une activité associative sans rémunération
Un fonctionnaire nommé dans une administration selon les règles de son statut public
Un salarié employé par une entreprise privée sous l’autorité de son employeur contre un salaire
Un artisan indépendant exerçant son activité pour plusieurs clients sans lien de subordination

Un salarié employé par une entreprise privée sous l’autorité de son employeur contre un salaire

Explication

Le droit du travail régit les relations entre un employeur privé et des personnes travaillant sous son autorité en échange d’un salaire. Les autres situations relèvent de statuts indépendants, publics ou gratuits.

3. Quelle distinction entre le droit du travail, le droit de l’emploi et le droit de la protection sociale est correcte ?

Le droit du travail vise tous les actifs, le droit de l’emploi les salariés privés et la protection sociale les fonctionnaires
Le droit du travail vise les salariés de droit privé, le droit de l’emploi tous les actifs et la protection sociale toute la population
Le droit du travail vise toute la population, le droit de l’emploi les salariés privés et la protection sociale les indépendants
Le droit du travail vise les fonctionnaires, le droit de l’emploi les employeurs et la protection sociale les salariés

Le droit du travail vise les salariés de droit privé, le droit de l’emploi tous les actifs et la protection sociale toute la population

Explication

Ces trois domaines se distinguent par leur population concernée : salariés titulaires d’un contrat privé, actifs quel que soit leur statut, puis ensemble de la population face aux risques sociaux. Les autres combinaisons inversent ces champs d’application.

4. Selon l’article L1111-1 du Code du travail, à quelles personnes les dispositions concernées s’appliquent-elles ?

Aux bénévoles et aux associations dès lors qu’une activité collective est organisée régulièrement
Aux fonctionnaires et aux agents publics, y compris lorsque leur statut exclut une relation de droit privé
Aux employeurs privés et à leurs employés, ainsi qu’à certains personnels publics employés dans des conditions de droit privé
Aux travailleurs indépendants et à leurs clients lorsqu’une activité professionnelle donne lieu à rémunération

Aux employeurs privés et à leurs employés, ainsi qu’à certains personnels publics employés dans des conditions de droit privé

Explication

L’article vise les employeurs de droit privé, leurs employés et certains personnels de personnes publiques employés dans des conditions de droit privé, sous réserve de leur statut. Les fonctionnaires, indépendants et bénévoles ne sont pas visés par cette règle générale.

5. Contre quelles atteintes le droit du travail protège-t-il le salarié en tant qu’individu ?

Les fluctuations commerciales, les défauts de paiement et les pertes de parts de marché
Le harcèlement, les discriminations et les atteintes injustifiées à la vie privée ou religieuse
Les conflits entre États, les risques diplomatiques et les sanctions internationales
Les difficultés fiscales, les litiges immobiliers et les désaccords entre associés

Le harcèlement, les discriminations et les atteintes injustifiées à la vie privée ou religieuse

Explication

La protection individuelle porte notamment sur le harcèlement moral ou sexuel, les discriminations et les atteintes injustifiées à la vie privée ou religieuse. Les autres réponses concernent des risques économiques, internationaux ou patrimoniaux.

6. Quelle mesure contribue à protéger à la fois la santé ou l’emploi des salariés ?

La suppression des instances représentatives, qui réduit les échanges entre salariés et employeur
La liberté de modifier le contrat, qui permet d’imposer toute nouvelle tâche au salarié
La limitation des congés, qui accroît mécaniquement la disponibilité pour l’entreprise
L’obligation de formation, qui favorise l’adaptation professionnelle et le maintien dans l’emploi

L’obligation de formation, qui favorise l’adaptation professionnelle et le maintien dans l’emploi

Explication

L’obligation de formation contribue à préserver l’employabilité et le maintien dans l’emploi, parmi les mécanismes de protection prévus par le droit du travail. Les autres mesures ne constituent pas des dispositifs de protection reconnus ici.

7. Quelle situation relève principalement des relations collectives de travail ?

La demande personnelle d’aménagement des horaires pour un salarié
La contestation individuelle d’une sanction disciplinaire par un salarié déterminé
La fixation du salaire convenu entre un employeur et une personne embauchée
La négociation entre l’employeur et la collectivité des salariés lors d’un conflit collectif

La négociation entre l’employeur et la collectivité des salariés lors d’un conflit collectif

Explication

Les relations collectives concernent la collectivité de travail, le dialogue social, les représentants du personnel et les conflits collectifs. Les autres situations relèvent d’un rapport individuel entre l’employeur et un salarié pris séparément.

8. Comment caractériser l’autonomie du droit du travail ?

C’est une discipline autonome de droit privé qui s’appuie aussi sur plusieurs autres branches du droit
C’est une matière sociale dépourvue de liens avec les autres disciplines juridiques
C’est une branche du droit public séparée des règles civiles, pénales et environnementales
C’est un ensemble de règles économiques consacré principalement à la compétitivité des entreprises

C’est une discipline autonome de droit privé qui s’appuie aussi sur plusieurs autres branches du droit

Explication

Le droit du travail est autonome en tant que discipline de droit privé, mais il mobilise aussi le droit civil, des affaires, public, environnemental et pénal. Son autonomie n’implique donc ni son rattachement au seul droit public ni son isolement juridique.

9. Que réglemente la loi du 22 mars 1841, considérée comme une étape fondatrice du droit du travail français ?

Le travail des enfants dans les manufactures, les usines et les ateliers
La création du ministère du Travail et de la Prévoyance sociale
Le repos hebdomadaire obligatoire dans l’ensemble des professions
La liberté syndicale des salariés dans les entreprises industrielles

Le travail des enfants dans les manufactures, les usines et les ateliers

Explication

La loi du 22 mars 1841 réglemente le travail des enfants dans les manufactures, usines et ateliers. La liberté syndicale, le repos hebdomadaire et le ministère du Travail correspondent à des étapes législatives ultérieures.

10. Quelle mesure est associée à la loi du Chapelier de 1791 ?

La reconnaissance du droit de grève et l’organisation des premières négociations collectives
La fixation de l’âge minimal de travail et de la durée maximale de la journée
La création de l’inspection du travail et le contrôle des conditions d’hygiène
L’interdiction des corporations et des regroupements de travailleurs, avec l’affirmation de la liberté du commerce

L’interdiction des corporations et des regroupements de travailleurs, avec l’affirmation de la liberté du commerce

Explication

La loi du Chapelier interdit les corporations et les regroupements de travailleurs tout en consacrant la liberté du commerce et de l’industrie. Les autres mesures appartiennent à des périodes postérieures de l’évolution du droit du travail.

11. Quelle chronologie concernant les droits et institutions du travail est exacte ?

Le droit de grève est reconnu en 1864, la liberté syndicale en 1886 et l’inspection du travail apparaît à la fin du XIXe siècle
Le droit de grève est reconnu en 1910, la liberté syndicale en 1906 et l’inspection du travail en 1791
La liberté syndicale est reconnue en 1791, le droit de grève en 1841 et l’inspection du travail en 1864
L’inspection du travail apparaît en 1841, le droit de grève en 1886 et la liberté syndicale en 1906

Le droit de grève est reconnu en 1864, la liberté syndicale en 1886 et l’inspection du travail apparaît à la fin du XIXe siècle

Explication

La séquence historique retenue est la reconnaissance du droit de grève en 1864, la consécration de la liberté syndicale en 1886, puis la création de l’inspection du travail à la fin du XIXe siècle. Les autres propositions déplacent ces événements vers des dates inexactes.

12. Quels événements se produisent en 1906 avant la promulgation du premier Code du travail en 1910 ?

La consécration de la liberté syndicale et la réglementation du travail des enfants
La création de l’inspection du travail et l’instauration des premières règles sur les accidents du travail
La reconnaissance du droit de grève et la fixation de l’âge minimal d’admission au travail
La création du ministère du Travail et de la Prévoyance sociale et l’institution du repos hebdomadaire obligatoire

La création du ministère du Travail et de la Prévoyance sociale et l’institution du repos hebdomadaire obligatoire

Explication

En 1906, le ministère du Travail et de la Prévoyance sociale est créé et le repos hebdomadaire obligatoire est institué, avant le premier Code du travail en 1910. Les autres événements correspondent à des dates ou étapes différentes.

13. Quels sont les deux axes principaux d’intervention du ministère du Travail ?

La sécurité sociale, couvrant les prestations, et la fiscalité, concernant les revenus
L’emploi, incluant la formation professionnelle, et le travail, concernant les relations professionnelles
La justice, regroupant les tribunaux, et l’emploi, concernant les recrutements publics
La concurrence, visant les entreprises, et la cohésion sociale, concernant les collectivités

L’emploi, incluant la formation professionnelle, et le travail, concernant les relations professionnelles

Explication

Le ministère du Travail agit selon un axe emploi, qui comprend notamment la formation professionnelle, et un axe travail, consacré aux relations professionnelles. La cohésion sociale et la concurrence relèvent notamment des compétences de la DREETS, mais ne constituent pas les deux axes présentés ici.

14. Quelle caractéristique distingue la DREETS du ministère du Travail ?

La DREETS est une organisation professionnelle représentant les employeurs au niveau national
La DREETS est un service régional déconcentré placé sous l’autorité du préfet de région
La DREETS est une autorité indépendante chargée de contrôler les données personnelles
La DREETS est une juridiction spécialisée chargée de juger les litiges individuels du travail

La DREETS est un service régional déconcentré placé sous l’autorité du préfet de région

Explication

La DREETS est un service déconcentré régional placé sous l’autorité du préfet de région, tandis que le ministère du Travail relève de l’administration centrale. Elle n’est donc ni une juridiction, ni une autorité indépendante, ni une organisation professionnelle.

15. Dans quelle situation un employeur doit-il établir un plan de sauvegarde de l’emploi soumis à la DREETS ?

Lorsqu’il prévoit au moins 10 licenciements en 30 jours dans une entreprise d’au moins 50 salariés
Lorsqu’il prévoit au moins 10 licenciements en 12 mois dans une entreprise de moins de 50 salariés
Lorsqu’il envisage une rupture conventionnelle dans une entreprise d’au moins 50 salariés
Lorsqu’il licencie un salarié après une période d’essai dans une entreprise de 30 salariés

Lorsqu’il prévoit au moins 10 licenciements en 30 jours dans une entreprise d’au moins 50 salariés

Explication

Le plan de sauvegarde de l’emploi est requis lorsque le projet concerne au moins 10 licenciements sur 30 jours dans une entreprise employant au moins 50 salariés. Les autres situations ne réunissent pas les seuils cumulatifs prévus par la règle.

16. Quelle juridiction est compétente pour trancher un litige individuel né d’un contrat de travail ?

Le Défenseur des droits, autorité intervenant notamment contre les discriminations
Le conseil de prud’hommes, juridiction spécialisée de l’ordre judiciaire
Le tribunal administratif, juridiction compétente pour les décisions de l’administration
La DREETS, service régional chargé de contrôler les relations professionnelles

Le conseil de prud’hommes, juridiction spécialisée de l’ordre judiciaire

Explication

Le conseil de prud’hommes est la juridiction spécialisée de l’ordre judiciaire compétente pour les litiges individuels issus d’un contrat de travail. Le tribunal administratif traite les litiges avec l’administration, tandis que la DREETS et le Défenseur des droits n’exercent pas cette fonction juridictionnelle.

17. Quelle est la mission principale de la CNIL dans le monde du travail ?

Réguler les données personnelles, accompagner la conformité et sanctionner les manquements
Juger les litiges individuels opposant un salarié à son employeur
Négocier les conventions collectives applicables aux entreprises
Défendre les salariés victimes de discrimination et jouer un rôle de médiateur

Réguler les données personnelles, accompagner la conformité et sanctionner les manquements

Explication

La CNIL régule les données personnelles, accompagne les professionnels dans leur mise en conformité et peut contrôler et sanctionner les manquements. La lutte contre les discriminations et la médiation relèvent principalement du Défenseur des droits.

18. À quelles dates le règlement général sur la protection des données a-t-il été adopté puis rendu applicable ?

Il a été adopté en 2020 et est entré en vigueur en janvier 2022
Il a été adopté en 2014 et est entré en vigueur en janvier 2016
Il a été adopté en 2018 et est entré en vigueur en mai 2020
Il a été adopté en 2016 et est entré en vigueur en mai 2018

Il a été adopté en 2016 et est entré en vigueur en mai 2018

Explication

Le règlement général sur la protection des données a été adopté en 2016, puis est entré en vigueur en mai 2018. Les autres couples de dates ne correspondent pas à sa chronologie.

19. Quelle intervention peut relever du Défenseur des droits en cas de harcèlement ou de discrimination ?

Formuler des recommandations, réaliser des contrôles et jouer un rôle de médiateur
Juger un litige contractuel et prononcer une condamnation contre l’employeur
Réglementer les données personnelles et sanctionner les violations informatiques
Homologuer un plan de sauvegarde de l’emploi et contrôler sa mise en œuvre

Formuler des recommandations, réaliser des contrôles et jouer un rôle de médiateur

Explication

Le Défenseur des droits lutte contre les discriminations, peut formuler des recommandations, effectuer des contrôles, intervenir devant les juridictions et jouer un rôle de médiateur. L’homologation d’un plan de sauvegarde de l’emploi relève de la DREETS, tandis que la régulation des données relève de la CNIL.

20. Quels textes composent le bloc de constitutionnalité ?

La Constitution, la Déclaration de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004
La Constitution, le Code du travail, les conventions collectives et les accords d’entreprise
La Déclaration de 1789, les traités européens, les règlements et les directives de l’Union
Le préambule de 1946, les conventions internationales, les lois ordinaires et les décrets

La Constitution, la Déclaration de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004

Explication

Le bloc de constitutionnalité regroupe la Constitution, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004. Les conventions internationales relèvent plutôt du contrôle de conventionnalité, et les autres textes cités n’appartiennent pas à cet ensemble.

21. Quel droit est notamment consacré par le préambule de la Constitution de 1946 ?

Le droit de grève, avec la liberté syndicale et le droit à la négociation collective
Le droit de propriété commerciale, avec le secret des affaires et la liberté contractuelle
Le droit à la concurrence, avec la liberté fiscale et la protection des investissements
Le droit à l’information financière, avec la stabilité monétaire et la liberté bancaire

Le droit de grève, avec la liberté syndicale et le droit à la négociation collective

Explication

Le préambule de 1946 consacre notamment le droit de grève, la liberté syndicale et le droit à la négociation collective. Le principe d’égalité est notamment rattaché à la Déclaration de 1789, tandis que les autres ensembles proposés ne correspondent pas aux droits mentionnés.

22. Quelle distinction oppose le contrôle de constitutionnalité au contrôle de conventionnalité ?

Le premier vérifie une directive européenne, tandis que le second vérifie une règle professionnelle
Le premier examine un contrat de travail, tandis que le second examine une décision administrative
Le premier compare la loi à un accord collectif, tandis que le second la compare au Code du travail
Le premier compare la loi à la Constitution, tandis que le second la compare à une convention internationale

Le premier compare la loi à la Constitution, tandis que le second la compare à une convention internationale

Explication

Le contrôle de constitutionnalité vérifie qu’une loi respecte la Constitution, alors que le contrôle de conventionnalité vérifie sa conformité à une convention internationale. Les autres distinctions confondent ces contrôles avec l’examen de contrats, d’accords collectifs ou de normes professionnelles.

23. À quel niveau la négociation collective peut-elle se dérouler ?

Au niveau ministériel, judiciaire ou fiscal selon la nature du différend
Au niveau européen, communal ou familial selon la taille de l’employeur
Au niveau individuel, administratif ou constitutionnel selon le contrat signé
Au niveau national interprofessionnel, de la branche professionnelle ou de l’entreprise

Au niveau national interprofessionnel, de la branche professionnelle ou de l’entreprise

Explication

La négociation collective peut être menée au niveau national et interprofessionnel, de la branche professionnelle ou de l’entreprise. Les autres niveaux proposés ne correspondent pas aux cadres de négociation collective identifiés.

24. Dans quelle situation l’ordre public social permet-il à une norme inférieure de s’écarter d’une norme supérieure ?

Lorsqu’elle est plus favorable aux salariés, selon le principe de faveur
Lorsqu’elle réduit les garanties prévues par la norme supérieure
Lorsqu’elle est adoptée par une entreprise sans accord collectif
Lorsqu’elle concerne une règle à laquelle aucune dérogation n’est permise

Lorsqu’elle est plus favorable aux salariés, selon le principe de faveur

Explication

L’ordre public social autorise une dérogation favorable aux salariés en application du principe de faveur. Une règle moins favorable relève éventuellement de l’ordre public dérogatoire, et non de l’ordre public social.

25. Quelle faculté caractérise l’ordre public dérogatoire en droit social ?

Autoriser une dérogation sans tenir compte des limites fixées par la loi
Permettre, dans les limites légales, une dérogation défavorable aux salariés
Interdire toute adaptation des règles par une convention collective
Imposer une amélioration des garanties prévues par toute norme supérieure

Permettre, dans les limites légales, une dérogation défavorable aux salariés

Explication

L’ordre public dérogatoire peut permettre à une norme inférieure d’être moins favorable aux salariés, mais dans le cadre fixé par la loi. L’ordre public social correspond au contraire à une dérogation favorable.

26. Quel changement les ordonnances du 22 septembre 2017 ont-elles apporté à l’articulation entre accords collectifs ?

Elles ont rétabli le critère temporel pour départager les accords collectifs
Elles ont supprimé toute distinction entre les matières protégées et les autres domaines
Elles ont consacré la primauté de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche dans les matières non protégées
Elles ont imposé la primauté générale de l’accord de branche sur l’accord d’entreprise

Elles ont consacré la primauté de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche dans les matières non protégées

Explication

Les ordonnances de 2017 ont supprimé le critère temporel et consacré la primauté de l’accord d’entreprise, sous réserve des matières protégées. Elles n’ont donc pas instauré une primauté générale de l’accord de branche.

27. Quelle est la conséquence de l’ordre public absolu sur une règle de droit social ?

Une dérogation défavorable est permise lorsque l’employeur la justifie
Une dérogation favorable est admise si elle provient d’un accord de branche
Une adaptation est possible dès lors qu’elle respecte le principe de faveur
Toute dérogation est interdite, même lorsqu’elle serait favorable au salarié

Toute dérogation est interdite, même lorsqu’elle serait favorable au salarié

Explication

L’ordre public absolu interdit toute dérogation à la règle, y compris dans un sens favorable au salarié. Il se distingue ainsi de l’ordre public social, qui autorise certaines dérogations favorables.

28. Quel élément distingue principalement le contrat de travail du contrat d’entreprise ?

Le contrat de travail repose sur une liberté complète d’organisation du travail
Le contrat de travail exclut toute rémunération versée en contrepartie de l’activité
Le contrat de travail comporte une subordination juridique envers l’employeur
Le contrat de travail concerne une activité réalisée sans engagement personnel

Le contrat de travail comporte une subordination juridique envers l’employeur

Explication

Le contrat de travail implique que l’activité soit accomplie sous une subordination juridique, contrairement au contrat d’entreprise fondé sur l’indépendance. La rémunération et l’engagement personnel font également partie du contrat de travail.

29. Quelle décision a consacré la subordination juridique du salarié ?

Les ordonnances du 22 septembre 2017
Une décision du conseil de prud’hommes sur la prescription
L’arrêt Société générale rendu le 13 novembre 1996
L’arrêt Bardou rendu le 6 juillet 1931

L’arrêt Bardou rendu le 6 juillet 1931

Explication

L’arrêt Bardou du 6 juillet 1931 a consacré la subordination juridique du salarié. L’arrêt Société générale de 1996 en a ensuite précisé les éléments caractéristiques.

30. Quels sont les trois critères cumulatifs du contrat de travail ?

Une clientèle propre, une rémunération et une autonomie d’organisation
Un écrit signé, un horaire fixe et une intégration dans un service
Une prestation personnelle, une rémunération et une subordination juridique
Une prestation occasionnelle, une indépendance complète et un bénéfice variable

Une prestation personnelle, une rémunération et une subordination juridique

Explication

Le contrat de travail repose sur une prestation personnelle de travail, une rémunération et un lien de subordination juridique. La clientèle propre et l’autonomie d’organisation renvoient plutôt à une activité indépendante.

31. Comment se manifeste concrètement le lien de subordination juridique ?

Le prestataire assume seul les risques économiques et organise son activité librement
L’employeur donne des directives, contrôle leur exécution et peut sanctionner les manquements
Le donneur d’ordre rémunère une prestation sans pouvoir intervenir dans son exécution
Le travailleur choisit librement ses clients, ses horaires et les méthodes employées

L’employeur donne des directives, contrôle leur exécution et peut sanctionner les manquements

Explication

La subordination juridique se définit par le pouvoir de donner des ordres, de contrôler le travail et de sanctionner les manquements. La liberté de choisir ses clients et son organisation caractérise plutôt l’indépendance.

32. Lorsqu’une relation est présentée comme une prestation indépendante, sur quoi le juge se fonde-t-il pour rechercher un contrat de travail ?

Sur le statut déclaré par le travailleur auprès de l’administration
Sur la réalité des faits et la réunion des trois critères du contrat de travail
Sur la dénomination retenue par les parties et la forme du document signé
Sur le montant de la rémunération sans examiner les conditions d’exécution

Sur la réalité des faits et la réunion des trois critères du contrat de travail

Explication

La requalification dépend de la réalité des conditions d’exercice et de la réunion des trois critères du contrat de travail. La dénomination choisie par les parties ne suffit pas à écarter une qualification correspondant aux faits.

33. Quel ensemble d’indices peut révéler l’existence d’un lien de subordination juridique ?

Une clientèle librement choisie, des horaires flexibles, du matériel personnel et une autonomie complète
Une rémunération variable, une publicité personnelle, une comptabilité propre et un risque financier assumé
Des horaires et un lieu imposés, du matériel fourni, un contrôle et un pouvoir de sanction
Une activité occasionnelle, une absence de directives, une liberté commerciale et une organisation indépendante

Des horaires et un lieu imposés, du matériel fourni, un contrôle et un pouvoir de sanction

Explication

Les contraintes d’horaires et de lieu, le matériel fourni, le contrôle de l’activité et le pouvoir de sanction sont des indices de subordination. La liberté de clientèle et l’organisation autonome orientent plutôt vers une relation indépendante.

34. Que peut décider le juge lorsque les trois critères du contrat de travail sont réunis malgré la qualification donnée par les parties ?

Il doit attendre qu’un nouvel accord soit signé entre le travailleur et le donneur d’ordre
Il peut requalifier la relation en contrat de travail en se fondant sur les faits
Il peut transformer la relation en contrat commercial lorsque la rémunération est variable
Il doit conserver la qualification initiale si les parties l’ont acceptée par écrit

Il peut requalifier la relation en contrat de travail en se fondant sur les faits

Explication

Lorsque la prestation, la rémunération et la subordination sont établies, le juge peut requalifier la relation en contrat de travail. La dénomination contractuelle et la volonté déclarée des parties ne lient pas le juge lorsqu’elles contredisent la réalité.

35. Quelle caractéristique distingue une présomption simple de salariat ou de non-salariat prévue par le Code du travail ?

Elle résulte exclusivement d’un accord entre les parties
Elle peut être renversée par la preuve contraire
Elle s’impose même lorsque les faits la contredisent
Elle concerne toutes les relations professionnelles sans distinction

Elle peut être renversée par la preuve contraire

Explication

Une présomption simple établit une qualification initiale qui peut être combattue par des éléments de preuve contraires. La présomption irréfragable, contrairement à la présomption simple, ne peut pas être renversée.

36. Quelle catégorie de travailleurs bénéficie d’une présomption légale de salariat malgré une certaine liberté d’organisation ?

Les mandataires commerciaux indépendants
Les commerçants exerçant pour leur propre compte
Les artisans inscrits au registre compétent
Les journalistes professionnels

Les journalistes professionnels

Explication

Les journalistes professionnels figurent parmi les catégories présumées salariées par le Code du travail. Les artisans, commerçants et mandataires commerciaux inscrits comme indépendants relèvent, eux, d’une présomption de non-salariat.

37. Quelles personnes sont présumées travailleurs indépendants en application de l’article L8221-6 du Code du travail ?

Les journalistes professionnels exerçant leur activité
Les personnes inscrites aux registres des professions indépendantes
Les employés d’immeubles recrutés par un propriétaire
Les artistes du spectacle engagés pour une représentation

Les personnes inscrites aux registres des professions indépendantes

Explication

L’article L8221-6 vise notamment les personnes inscrites sur les registres des professions indépendantes, comme les artisans, professions libérales, commerçants et mandataires commerciaux. Les autres catégories citées bénéficient plutôt d’une présomption de salariat.

38. Dans quelle situation la relation d’un travailleur de plateforme peut-elle être requalifiée en contrat de travail ?

Lorsque le travailleur utilise une application pour recevoir des demandes
Lorsque la plateforme dirige, contrôle et supervise l’activité
Lorsque la plateforme met en relation des clients et des prestataires
Lorsque le travailleur choisit librement ses horaires d’intervention

Lorsque la plateforme dirige, contrôle et supervise l’activité

Explication

La requalification repose sur des faits révélant un pouvoir de direction, de contrôle et de supervision exercé par la plateforme. L’usage d’une application ou la mise en relation des parties ne suffit pas, à lui seul, à établir un contrat de travail.

39. Quel élément constitue un indice de subordination favorable à la requalification d’un travailleur de plateforme ?

La déclaration personnelle de l’activité auprès de l’administration
La désactivation du compte comme mesure de sanction
La notation indépendante laissée par un client après la prestation
La possibilité de proposer ses services à plusieurs entreprises

La désactivation du compte comme mesure de sanction

Explication

La désactivation du compte peut fonctionner comme une sanction décidée par la plateforme et révéler son pouvoir de contrôle. Une simple notation indépendante par un client ne constitue pas, en elle-même, une sanction de la plateforme.

40. Quel droit ou avantage peut notamment bénéficier aux travailleurs de plateformes ?

Une exemption générale de toute cotisation liée aux accidents du travail
Une garantie d’embauche définitive par chaque plateforme utilisée
Un accès à la formation professionnelle et à la validation des acquis
Une liberté de grève dépourvue de toute règle d’encadrement

Un accès à la formation professionnelle et à la validation des acquis

Explication

Les travailleurs de plateformes peuvent notamment accéder à la formation professionnelle et à la validation des acquis de l’expérience, ainsi qu’à certains droits collectifs. Leur droit de grève est encadré et ne correspond donc pas à une liberté dépourvue de règles.

41. À quelle date la directive 2024/2831 relative au travail via une plateforme a-t-elle été adoptée ?

Le 1er janvier 2020
Le 23 octobre 2024
Le 15 décembre 2023
Le 8 août 2016

Le 23 octobre 2024

Explication

La directive 2024/2831 a été adoptée le 23 octobre 2024 afin d’améliorer les conditions de travail via une plateforme et d’instaurer une présomption légale réfragable dans certaines situations. Le 8 août 2016 correspond à la date d’une loi française portant notamment sur la responsabilité sociale des plateformes.

42. Que désigne le recrutement dans une entreprise ?

La gestion administrative des salariés déjà embauchés
Les opérations précédant l’éventuelle conclusion du contrat de travail
La conclusion effective de la relation contractuelle avec le candidat
La période d’intégration suivant la prise de poste du salarié

Les opérations précédant l’éventuelle conclusion du contrat de travail

Explication

Le recrutement regroupe les opérations menées avant la conclusion éventuelle du contrat pour rechercher et sélectionner les candidats adaptés. La conclusion effective de la relation contractuelle correspond à l’embauche, qui intervient après cette phase.

43. Quelle succession correspond au processus de recrutement décrit pour une entreprise ?

Profil, accueil, recherche, besoin, intégration et sélection
Besoin, profil, recherche, sélection, accueil et intégration
Sélection, besoin, accueil, recherche, intégration et profil
Recherche, intégration, besoin, sélection, profil et accueil

Besoin, profil, recherche, sélection, accueil et intégration

Explication

Le processus commence par l’expression et l’analyse du besoin, puis se poursuit avec le profil, la recherche, la sélection et enfin l’accueil-intégration. La recherche des candidats précède donc la sélection, tandis que l’intégration intervient après la décision de recrutement.

44. Quelle différence caractérise l’inbound recruiting et l’outbound recruiting ?

Le premier vise les salariés internes, tandis que le second concerne les clients
Le premier attire les candidats, tandis que le second les recherche directement
Le premier concerne l’intégration, tandis que le second définit le besoin
Le premier sélectionne les candidats, tandis que le second rédige les contrats

Le premier attire les candidats, tandis que le second les recherche directement

Explication

L’inbound recruiting s’appuie notamment sur la marque employeur pour attirer les candidats, alors que l’outbound recruiting conduit l’entreprise à les rechercher directement. Les deux notions décrivent donc des modes de recherche des candidats, et non des étapes contractuelles distinctes.

45. Quelle exigence encadre les informations qu’un recruteur peut demander à un candidat ?

Elles peuvent porter sur toute circonstance jugée intéressante par le recruteur
Elles peuvent concerner les opinions personnelles sans rapport avec le poste
Elles doivent être directement et nécessairement liées à l’emploi proposé
Elles doivent principalement mesurer la popularité du candidat auprès du public

Elles doivent être directement et nécessairement liées à l’emploi proposé

Explication

Les informations demandées doivent servir à apprécier la capacité du candidat à occuper l’emploi et présenter un lien direct et nécessaire avec celui-ci. Les informations personnelles sans rapport avec les exigences du poste ne répondent pas à cette condition.

46. Dans quelle situation une proposition constitue-t-elle une offre de contrat de travail engageant son auteur ?

Lorsque le candidat reçoit une simple invitation à discuter des conditions générales d’embauche
Lorsque l’employeur décrit un poste sans préciser la rémunération ni la date de prise de fonction
Lorsque l’emploi, la rémunération et la date d’entrée sont déterminés avec une volonté d’être lié
Lorsque le bénéficiaire obtient automatiquement un droit d’option valant contrat de travail

Lorsque l’emploi, la rémunération et la date d’entrée sont déterminés avec une volonté d’être lié

Explication

Une offre engage son auteur lorsque les éléments essentiels sont déterminés et que sa volonté d’être lié en cas d’acceptation est exprimée. Le droit d’option caractérise plutôt la promesse unilatérale, qui vaut contrat de travail.

47. Quelle conséquence peut entraîner la rétractation fautive d’une offre de contrat avant l’accord du candidat ?

La responsabilité délictuelle de l’employeur
La transformation automatique de l’offre en promesse unilatérale
Les effets immédiats d’un licenciement disciplinaire
La nullité automatique du contrat de travail

La responsabilité délictuelle de l’employeur

Explication

Une rétractation fautive avant l’accord du candidat peut engager la responsabilité délictuelle de l’employeur. Elle ne produit pas, à elle seule, les effets d’un licenciement, qui peuvent être associés à la rétractation d’une promesse dans certaines situations.

48. La déclaration préalable à l’embauche doit être effectuée dans quel délai ?

Dans le mois précédant l’embauche sans échéance liée à la prise de fonction
Dans les huit jours précédant l’embauche et au plus tard la veille
Dans les quinze jours suivant l’embauche et avant le premier salaire
Le jour de l’embauche après l’arrivée du salarié dans l’entreprise

Dans les huit jours précédant l’embauche et au plus tard la veille

Explication

La déclaration préalable doit être réalisée dans les huit jours précédant l’embauche et au plus tard la veille de la prise de fonction. Un manquement peut notamment engager la responsabilité pénale de l’employeur pour travail dissimulé.

49. Quelle formalité fait partie des obligations de l’employeur lors de l’embauche ?

Obtenir l’accord préalable du salarié sur le règlement intérieur
Inscrire le salarié au registre unique du personnel
Verser une indemnité avant toute déclaration administrative
Faire homologuer chaque embauche par le conseil de prud’hommes

Inscrire le salarié au registre unique du personnel

Explication

L’inscription du salarié au registre du personnel fait partie des formalités d’embauche. Les autres démarches proposées ne constituent pas des obligations générales correspondant à cette étape.

50. Dans quel cas un mensonge du candidat peut-il être toléré lors de la conclusion du contrat de travail ?

Lorsqu’il dissimule une qualification indispensable mentionnée dans l’offre
Lorsqu’il porte sur un diplôme déterminant exigé pour exercer les fonctions
Lorsqu’il modifie une information vérifiée comme essentielle par l’employeur
Lorsqu’il concerne une information étrangère au poste ou protégée par un droit fondamental

Lorsqu’il concerne une information étrangère au poste ou protégée par un droit fondamental

Explication

Le consentement doit être libre, mais un mensonge portant sur une information étrangère au poste ou protégée par les droits fondamentaux peut être toléré. Une fausse qualification déterminante peut constituer une manœuvre dolosive sanctionnée juridiquement.

51. Quelle sanction peut résulter d’une fausse présentation d’un diplôme inexistant découverte pendant l’exécution du contrat ?

Une requalification du contrat en contrat à durée déterminée
La nullité automatique du contrat dès la découverte des faits
Une suspension du contrat jusqu’à la régularisation du diplôme
Un licenciement disciplinaire fondé sur le comportement du salarié

Un licenciement disciplinaire fondé sur le comportement du salarié

Explication

Lorsque la manœuvre dolosive est découverte pendant l’exécution du contrat, elle peut justifier un licenciement disciplinaire. La nullité concerne le dol révélé au moment de la formation du contrat.

52. Pour quel contrat un écrit est-il exigé alors que le contrat de travail est en principe consensuel ?

Un contrat à durée déterminée
Un contrat à durée indéterminée ordinaire sans clause particulière
Une relation de travail informelle entre deux parties sans engagement défini
Toute relation professionnelle dès qu’un salaire est prévu

Un contrat à durée déterminée

Explication

La forme du contrat de travail est en principe libre, mais un écrit est notamment exigé pour les contrats à durée déterminée. L’existence d’un salaire ne suffit pas à imposer un écrit pour toute relation de travail.

53. Quel effet peut produire l’absence d’écrit exigé pour un contrat à temps partiel ?

La transformation du contrat en contrat à durée déterminée
La suppression du droit du salarié au paiement du salaire
La nullité automatique de la relation de travail
La requalification du contrat en contrat à temps plein

La requalification du contrat en contrat à temps plein

Explication

Le défaut d’écrit exigé pour un contrat à temps partiel peut entraîner sa requalification en contrat à temps plein. Il ne provoque pas automatiquement la nullité du contrat ni la disparition du droit au salaire.

54. Quelle distinction caractérise la période d’essai par rapport à la période probatoire ?

La période d’essai intervient après une mutation, tandis que la période probatoire précède toute embauche
La période d’essai concerne la rémunération, tandis que la période probatoire concerne la déclaration d’embauche
La période d’essai commence au début du contrat, tandis que la période probatoire intervient lors d’un changement de fonctions
La période d’essai sert à tester un candidat avant l’embauche, tandis que la période probatoire conclut le recrutement

La période d’essai commence au début du contrat, tandis que la période probatoire intervient lors d’un changement de fonctions

Explication

La période d’essai se déroule au commencement du contrat afin d’évaluer l’emploi et les compétences. La période probatoire intervient en cours de contrat lors d’un changement de fonctions, tandis que le test professionnel précède l’embauche.

55. Quelle est la durée maximale initiale de la période d’essai d’un CDI pour un cadre ?

Six mois
Deux mois
Trois mois
Quatre mois

Quatre mois

Explication

Pour un CDI, la durée maximale initiale de la période d’essai est de quatre mois pour les cadres. Les durées de deux et trois mois correspondent respectivement aux ouvriers et employés, puis aux agents de maîtrise et techniciens.

56. À quelles conditions le renouvellement de la période d’essai est-il possible ?

Une décision orale de l’employeur peut renouveler l’essai avec l’accord tacite du salarié
Un accord de branche étendu doit le prévoir et le contrat doit le stipuler expressément
Une convention individuelle peut prévoir le renouvellement sans autorisation de la branche
La poursuite du travail après la période initiale suffit à établir le renouvellement

Un accord de branche étendu doit le prévoir et le contrat doit le stipuler expressément

Explication

Le renouvellement exige à la fois une autorisation par accord de branche étendu et une stipulation expresse dans le contrat ou la lettre d’engagement. Il ne se présume pas de la poursuite du travail après la période initiale.

57. Quelle règle s’applique à la rupture du contrat pendant la période d’essai ?

Elle peut être fondée sur un motif discriminatoire si le délai de prévenance est respecté
Elle exige toujours un motif écrit et la procédure complète applicable au licenciement
Elle est en principe libre, mais le délai de prévenance doit être respecté et certains motifs sont interdits
Elle est impossible avant l’expiration de la période d’essai prévue au contrat

Elle est en principe libre, mais le délai de prévenance doit être respecté et certains motifs sont interdits

Explication

La rupture est en principe libre pendant l’essai et ne requiert généralement ni motif ni procédure, mais un délai de prévenance doit être respecté. Elle ne peut pas reposer sur un motif discriminatoire, économique ou abusif.

58. Quelle forme de contrat constitue la relation de travail normale et générale pour pourvoir un emploi durable et permanent dans l’entreprise ?

Le contrat de travail temporaire
Le contrat d’apprentissage à durée limitée
Le CDI à temps plein
Le CDD conclu pour accroissement d’activité

Le CDI à temps plein

Explication

Le CDI à temps plein répond à un besoin durable et permanent de l’entreprise. Le CDD et les autres contrats précaires répondent à des besoins temporaires ou spécifiques.

59. Quelle distinction caractérise le mieux le CDD et le contrat de travail temporaire ?

Le CDD relève d’une relation bipartite, tandis que le travail temporaire implique trois parties
Le CDD est réservé aux emplois permanents, tandis que le travail temporaire concerne les emplois saisonniers
Le CDD implique trois parties, tandis que le travail temporaire relève d’une relation bipartite
Le CDD concerne l’apprentissage, tandis que le travail temporaire concerne la formation professionnelle

Le CDD relève d’une relation bipartite, tandis que le travail temporaire implique trois parties

Explication

Le CDD met directement en relation le salarié et son employeur, alors que le travail temporaire implique aussi l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise utilisatrice. La structure tripartite caractérise donc le travail temporaire.

60. Quel est l’objet interdit d’un CDD ?

Occuper un emploi saisonnier pendant la période concernée
Pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise
Remplacer temporairement un salarié absent de l’entreprise
Répondre à un accroissement temporaire et exceptionnel d’activité

Pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise

Explication

Un CDD ne peut pas avoir pour objet ou pour effet de pourvoir durablement un emploi permanent. Le remplacement, l’accroissement temporaire et le travail saisonnier figurent parmi les motifs légaux de recours.

61. Dans quel délai le CDD doit-il être transmis au salarié après son embauche ?

Dans les deux jours ouvrables suivant l’embauche
À la fin de la période d’essai du salarié
Dans les cinq jours ouvrables suivant l’embauche
Dans les dix jours calendaires suivant l’embauche

Dans les deux jours ouvrables suivant l’embauche

Explication

Le CDD écrit doit être transmis au salarié dans les deux jours ouvrables suivant l’embauche. La remise tardive ne respecte donc pas l’exigence formelle prévue pour ce contrat.

62. Quelle différence oppose le renouvellement et la succession de CDD ?

Le renouvellement concerne un poste différent, tandis que la succession concerne le même poste
Le renouvellement crée un nouveau contrat, tandis que la succession prolonge le contrat initial
Le renouvellement suspend le contrat initial, tandis que la succession transforme le contrat en CDI
Le renouvellement prolonge le contrat initial, tandis que la succession crée un nouveau contrat

Le renouvellement prolonge le contrat initial, tandis que la succession crée un nouveau contrat

Explication

Le renouvellement étend la durée du même CDD, alors que la succession conduit à conclure un nouveau CDD. Cette différence porte donc sur la continuité du contrat juridique.

63. Quelle condition doit notamment être remplie pour renouveler valablement un CDD ?

Le motif initial doit encore exister et le renouvellement doit être prévu par une clause ou un avenant
L’employeur doit supprimer le motif initial et conclure un contrat à durée indéterminée
Le contrat doit être renouvelé sans formalité dès lors que le salarié donne son accord oral
Le salarié doit changer de poste et le contrat doit être interrompu pendant une semaine

Le motif initial doit encore exister et le renouvellement doit être prévu par une clause ou un avenant

Explication

Le motif initial doit subsister et le renouvellement doit être autorisé par la loi ou un accord collectif, puis prévu par une clause ou un avenant. Un simple accord oral ne suffit pas à satisfaire cette exigence contractuelle.

64. En l’absence d’accord collectif fixant un autre régime, combien de fois un CDD peut-il être renouvelé ?

Une fois, quelle que soit la durée maximale applicable
Autant de fois que le salarié et l’employeur le décident ensemble
Deux fois, dans le respect de la durée maximale applicable
Trois fois, sans tenir compte de la durée maximale applicable

Deux fois, dans le respect de la durée maximale applicable

Explication

À défaut d’accord collectif, le CDD peut être renouvelé deux fois, sous réserve de respecter sa durée maximale. L’accord des parties ne permet pas d’écarter ces limites légales.

65. Un premier CDD, renouvellement inclus, a duré 12 jours et aucun accord collectif ne prévoit de règle différente : quel délai de carence s’applique en principe avant un nouveau CDD ?

Aucun délai, car la durée du premier CDD est inférieure à 14 jours
La durée complète du premier CDD, soit 12 jours
La moitié de la durée du premier CDD, soit 6 jours
Le tiers de la durée du premier CDD, soit 4 jours

La moitié de la durée du premier CDD, soit 6 jours

Explication

Lorsque la durée du premier CDD, renouvellement compris, est inférieure à 14 jours, le délai de carence correspond à la moitié de cette durée. Pour 12 jours, le délai est donc de 6 jours.

66. Quel manquement peut entraîner la requalification d’un CDD en CDI ?

La réalisation d’une tâche correspondant au poste occupé
La poursuite de la relation de travail après l’arrivée du terme
Le versement mensuel du salaire au cours du contrat
La prise de congés payés pendant l’exécution du CDD

La poursuite de la relation de travail après l’arrivée du terme

Explication

La poursuite de la relation de travail après le terme constitue un cas de requalification en CDI. Les autres situations décrivent des éléments compatibles avec l’exécution normale d’un contrat de travail.

67. Devant quelle formation l’action en requalification d’un CDD est-elle directement exercée par le salarié ?

Devant le bureau de jugement du conseil de prud’hommes
Devant le bureau de conciliation du conseil de prud’hommes
Devant l’inspection du travail chargée de trancher le litige
Devant le tribunal judiciaire statuant en matière commerciale

Devant le bureau de jugement du conseil de prud’hommes

Explication

Le salarié saisit directement le bureau de jugement du conseil de prud’hommes, sans phase obligatoire de conciliation. Le bureau dispose ensuite de deux mois pour statuer.

68. Quel est le délai de prescription de l’action en requalification lorsque le CDD comporte une mention substantielle absente ?

Deux ans à compter de la conclusion du contrat
Deux ans à compter du premier jour du contrat suivant
Deux ans à compter de l’arrivée du terme du contrat
Cinq ans à compter de la découverte de l’irrégularité

Deux ans à compter de la conclusion du contrat

Explication

Pour une mention substantielle manquante, le délai de deux ans commence à courir à la date de conclusion du CDD. Le point de départ varie selon le manquement invoqué, même si la durée reste de deux ans.

69. Quelle indemnité minimale la requalification d’un CDD en CDI ouvre-t-elle au salarié ?

Une indemnité égale à trois mois de salaire
Une indemnité égale à un mois de salaire
Une indemnité calculée sur la seule dernière semaine travaillée
Une indemnité égale à la moitié d’un mois de salaire

Une indemnité égale à un mois de salaire

Explication

La requalification ouvre droit à une indemnité minimale d’un mois de salaire, en plus de la régularisation de la rémunération et de la reconstitution de la carrière. Elle ne se limite donc pas à une indemnité calculée sur une courte période.

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