QCM : Droit comme phénomène social et politique — 28 questions

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi le Droit est-il à la fois un phénomène social et un phénomène politique ?

Parce qu’il protège les individus isolés et limite leurs choix personnels
Parce qu’il repose sur des traditions anciennes et préserve les hiérarchies sociales
Parce qu’il est produit par des humains en société et organise les groupes humains
Parce qu’il exprime des croyances communes et règle les pratiques religieuses

Parce qu’il est produit par des humains en société et organise les groupes humains

Explication

Le Droit est social parce qu’il naît des relations entre humains, et politique parce qu’il organise et contribue à constituer les groupes en société. Le fait de régler des croyances religieuses relève plutôt de la religion que de la dimension politique du Droit.

2. Quelle affirmation rend compte de la présence du Droit dans l’histoire humaine ?

Les sociétés anciennes ignorent le Droit jusqu’à l’apparition des États modernes
Le Droit apparaît lorsque les sociétés abandonnent leurs coutumes au profit de lois écrites
Les sociétés humaines suivent des règles identiques malgré leurs différences historiques
Toutes les sociétés humaines connaissent le Droit, avec des règles variables selon les contextes

Toutes les sociétés humaines connaissent le Droit, avec des règles variables selon les contextes

Explication

Toutes les sociétés humaines connaissent le Droit depuis leur origine, même si son contenu varie selon les sociétés et les périodes. L’existence de règles écrites ou d’un État moderne n’est donc pas une condition de son apparition.

3. Quel élément distingue principalement le Droit d’autres phénomènes sociaux et politiques comme la morale ou la religion ?

Une croyance partagée concernant le monde et ses origines
Une sanction organisée en cas de violation d’une règle
Une réflexion personnelle sur le bien et le mal
Une transmission familiale de comportements jugés convenables

Une sanction organisée en cas de violation d’une règle

Explication

Le Droit se caractérise par la distinction entre le permis et l’interdit ainsi que par une sanction organisée de la violation. La morale et la religion reposent aussi sur des règles, mais elles ne se définissent pas par cette organisation juridique de la sanction.

4. Que désigne l’altérité comme condition préalable à l’existence du Droit ?

La transmission d’un patrimoine culturel entre plusieurs générations
La capacité d’un individu à réfléchir seul à ses obligations
La présence d’autres humains formant des relations ou une communauté
La réunion de personnes autour d’une activité économique commune

La présence d’autres humains formant des relations ou une communauté

Explication

L’altérité désigne l’existence d’un autre humain ou de plusieurs humains formant une communauté, ce qui rend possibles les rapports juridiques. Une réflexion individuelle ne crée pas à elle seule les relations entre personnes nécessaires au Droit.

5. Pourquoi la création du Droit suppose-t-elle au moins trois homo sapiens ?

Parce qu’un groupe humain doit réunir trois générations partageant une coutume
Parce que la production d’une règle exige trois fonctions économiques distinctes
Parce qu’il faut plusieurs personnes en conflit et un arbitre pour le résoudre
Parce que trois personnes suffisent à établir une hiérarchie politique durable

Parce qu’il faut plusieurs personnes en conflit et un arbitre pour le résoudre

Explication

La création du Droit exige plusieurs personnes susceptibles d’être en conflit et un arbitre capable de trancher ce conflit, ce qui explique le seuil d’au moins trois humains. Trois générations ou trois fonctions économiques ne constituent pas la condition juridique mentionnée.

6. Quelle caractéristique définit un groupe sociétaire ?

Un groupe humain organisé durablement autour d’une fin commune
Un rassemblement temporaire formé pour répondre à un besoin immédiat
Une communauté fondée principalement sur des liens familiaux hérités
Une réunion spontanée d’individus sans organisation commune

Un groupe humain organisé durablement autour d’une fin commune

Explication

Un groupe sociétaire est constitué en vue d’une fin commune et possède une organisation durable destinée à servir cette fin. Un rassemblement temporaire ou dépourvu d’organisation ne répond donc pas à cette définition.

7. Quel comportement le Droit exige-t-il de chacun face à un conflit ?

Chercher un accord privé avant de reconnaître une autorité juridique
Renoncer à se faire justice soi-même et confier le jugement au Droit
Laisser le groupe concerné décider de la peine selon ses réactions
Répondre directement à l’injustice par une sanction personnelle proportionnée

Renoncer à se faire justice soi-même et confier le jugement au Droit

Explication

Le Droit impose de renoncer à la justice privée et de confier à l’ordre juridique la détermination de ce qui est juste ainsi que la punition de ce qui ne l’est pas. Une sanction personnelle maintient la violence spontanée que le Droit cherche précisément à écarter.

8. Quelle succession d’institutions permet au Droit de régler les conflits et de faire appliquer ses décisions ?

Une force armée pose les règles, les gouvernants tranchent, puis les juges les appliquent
Des juges posent les règles, des gouvernants tranchent, puis les individus les exécutent
Les individus posent les règles, les gouvernants les tranchent, puis les juges les négocient
Des gouvernants posent les règles, des juges tranchent, puis une force organisée les exécute

Des gouvernants posent les règles, des juges tranchent, puis une force organisée les exécute

Explication

Le Droit repose sur des gouvernants qui fixent les règles, des juges qui tranchent les conflits et une force socialement organisée qui assure l’exécution. Confier aux juges la fixation des règles inverse leur fonction principale, qui consiste à appliquer et interpréter ces règles pour décider des litiges.

9. Dans quels domaines le Droit façonne-t-il la société ?

Dans le statut et la sécurité des personnes et des biens, les échanges, la famille et le pouvoir
Dans les croyances religieuses, les goûts artistiques, les loisirs et les préférences personnelles
Dans la production agricole, les phénomènes naturels, les langues et les traditions culinaires
Dans les émotions individuelles, les relations amicales, les rêves et les opinions privées

Dans le statut et la sécurité des personnes et des biens, les échanges, la famille et le pouvoir

Explication

Le Droit organise notamment le statut et la sécurité des personnes et des biens, les échanges, les rapports familiaux et le pouvoir des gouvernants. Les croyances, les goûts ou les émotions ne constituent pas les domaines centraux énumérés pour décrire cette fonction sociale.

10. Quelle est l’origine respective des règles juridiques, morales et religieuses ?

La conscience individuelle, une autorité habilitée, Dieu ou une autorité religieuse
Dieu ou une autorité religieuse, la conscience individuelle, une autorité habilitée
Une autorité habilitée, Dieu ou une autorité religieuse, la conscience individuelle
Une autorité habilitée, la conscience individuelle, Dieu ou une autorité religieuse

Une autorité habilitée, la conscience individuelle, Dieu ou une autorité religieuse

Explication

La règle juridique vient d’une autorité extérieure habilitée, la règle morale de la conscience individuelle et la règle religieuse de Dieu ou d’une autorité religieuse. Attribuer la règle morale à une autorité extérieure confond précisément la morale avec le droit ou la religion.

11. Quelle finalité distingue principalement le Droit de la morale et de la religion ?

Le Droit recherche le perfectionnement individuel, tandis que morale et religion tendent à l’ordre collectif
Le Droit organise la foi commune, tandis que morale et religion règlent les institutions publiques
Le Droit exprime la conscience personnelle, tandis que morale et religion organisent la paix sociale
Le Droit recherche l’ordre collectif, tandis que morale et religion tendent au perfectionnement individuel

Le Droit recherche l’ordre collectif, tandis que morale et religion tendent au perfectionnement individuel

Explication

Le Droit vise une finalité sociale et collective d’ordre et de paix, alors que la morale et la religion tendent au perfectionnement individuel. La proposition qui inverse ces finalités confond la portée collective du Droit avec la portée personnelle de la morale et de la religion.

12. Quelle conséquence correspond respectivement à la violation du Droit, d’une règle morale et d’une règle religieuse ?

La douleur du péché, la culpabilité et le remords, puis une sanction étatique
Une sanction étatique, la douleur du péché, puis la culpabilité et le remords
La culpabilité et le remords, une sanction étatique, puis la douleur du péché
Une sanction étatique, la culpabilité et le remords, puis la douleur du péché

Une sanction étatique, la culpabilité et le remords, puis la douleur du péché

Explication

La violation du Droit entraîne une sanction externe assurée par l’État, tandis que la transgression morale provoque culpabilité et remords et la transgression religieuse la douleur du péché. La culpabilité et le remords relèvent donc de la morale, et non de la sanction juridique.

13. Que désignent respectivement la proportion entre le Droit, la morale et la religion, et leur hiérarchie ?

La proportion désigne leur succession historique, tandis que la hiérarchie mesure leur influence géographique
La proportion désigne leurs sanctions respectives, tandis que la hiérarchie détermine leur origine institutionnelle
La proportion désigne leur importance relative, tandis que la hiérarchie établit des rapports de supériorité ou de conformité
La proportion établit des rapports de supériorité, tandis que la hiérarchie désigne leur importance relative

La proportion désigne leur importance relative, tandis que la hiérarchie établit des rapports de supériorité ou de conformité

Explication

La proportion concerne la part respective du Droit, de la morale et de la religion, tandis que la hiérarchie concerne leur rapport de supériorité ou de conformité. Les rapports de supériorité ne définissent donc pas la proportion entre ces phénomènes.

14. Que montrent les constitutions iranienne et française du 4 octobre 1958 à propos du Droit, de la morale et de la religion ?

Elles règlent leur proportion sans instituer de hiérarchie entre eux
Elles suppriment toute hiérarchie entre ces trois phénomènes
Elles instituent des hiérarchies différentes entre ces trois phénomènes
Elles établissent une hiérarchie identique entre ces trois phénomènes

Elles instituent des hiérarchies différentes entre ces trois phénomènes

Explication

La Constitution de la République islamique d’Iran et la Constitution française du 4 octobre 1958 organisent différemment les rapports hiérarchiques entre Droit, morale et religion. Elles ne peuvent donc pas être présentées comme instituant une hiérarchie identique.

15. Quelle relation les doctrines naturalistes établissent-elles entre le droit naturel et le droit positif ?

Le droit positif exprime une réalité universelle, tandis que le droit naturel dépend des institutions d’une société donnée
Le droit naturel et le droit positif désignent deux règles en vigueur dans la même société au même moment
Le droit naturel est supérieur et extérieur au droit positif, qui correspond au droit en vigueur dans une société donnée
Le droit positif est supérieur et extérieur au droit naturel, qui correspond au droit en vigueur dans une société donnée

Le droit naturel est supérieur et extérieur au droit positif, qui correspond au droit en vigueur dans une société donnée

Explication

Les doctrines naturalistes placent au-dessus du droit positif une réalité transcendante et universelle appelée droit naturel. Le droit positif désigne au contraire le droit effectivement en vigueur dans une société et à une époque données.

16. Sur quels fondements reposent respectivement les trois grandes doctrines jusnaturalistes ?

La Nature, l’Homme à l’état de nature, puis Dieu
La Nature, Dieu, puis l’Homme à l’état de nature ou dans sa nature humaine
Dieu, la Nature, puis l’Homme à l’état de nature ou dans sa nature humaine
L’Homme à l’état de nature, Dieu, puis la Nature

La Nature, Dieu, puis l’Homme à l’état de nature ou dans sa nature humaine

Explication

Les doctrines jusnaturalistes fondent respectivement le Droit sur la Nature, sur Dieu et sur l’Homme considéré dans l’état de nature ou dans sa nature humaine. Confondre les deux premières revient à inverser le jusnaturalisme antique et le jusnaturalisme mystique.

17. Selon Aristote, comment le droit de l’humanité se rattache-t-il à la Nature ?

Il provient de la volonté divine et impose une conformité aux prescriptions religieuses de la cité
Il découle de l’ordre des choses et permet de vivre en harmonie avec la Nature et de respecter la Justice générale
Il dépend des conventions humaines et permet de modifier l’ordre naturel selon les usages sociaux
Il résulte des décisions de la cité et permet d’adapter la Justice générale aux intérêts particuliers

Il découle de l’ordre des choses et permet de vivre en harmonie avec la Nature et de respecter la Justice générale

Explication

Pour Aristote, le droit de l’humanité découle de l’ordre des choses et oriente l’être humain vers l’harmonie avec la Nature ainsi que vers le respect de la Justice générale. Le rattacher aux décisions de la cité décrit plutôt un droit institué dans une communauté particulière.

18. Comment Aristote distingue-t-il la justice générale de la justice particulière ?

La justice générale relève de l’ordre du Cosmos, tandis que la justice particulière rend à chacun ce qui lui revient selon la loi de la cité
La justice générale rend à chacun ce qui lui revient selon la loi de la cité, tandis que la justice particulière relève de l’ordre du Cosmos
La justice générale concerne les échanges d’une cité, tandis que la justice particulière organise l’harmonie entre l’Homme et la Nature
La justice générale dépend des conventions de la cité, tandis que la justice particulière exprime une règle universelle du Cosmos

La justice générale relève de l’ordre du Cosmos, tandis que la justice particulière rend à chacun ce qui lui revient selon la loi de la cité

Explication

Aristote rattache la justice générale à l’ordre du Cosmos et définit la justice particulière par l’attribution à chacun de ce qui lui revient dans une cité donnée, conformément à sa loi. La proposition inverse donc les deux niveaux de justice.

19. Quelle relation hiérarchique Saint Thomas d’Aquin établit-il entre la loi éternelle, la loi naturelle et la loi humaine ?

La loi éternelle est supérieure à la loi naturelle, elle-même supérieure à la loi humaine
La loi naturelle et la loi humaine sont supérieures à la loi éternelle
La loi humaine est supérieure à la loi naturelle, elle-même supérieure à la loi éternelle
Les trois lois ont une autorité équivalente dans l’ordre juridique

La loi éternelle est supérieure à la loi naturelle, elle-même supérieure à la loi humaine

Explication

Saint Thomas d’Aquin place la loi éternelle au sommet, puis la loi naturelle, avant la loi humaine qui correspond au droit positif. L’idée selon laquelle la loi humaine serait la norme suprême inverse cette hiérarchie.

20. Quelle distinction Saint Thomas d’Aquin établit-il entre la loi éternelle et la loi naturelle ?

La loi éternelle règle les rapports humains, tandis que la loi naturelle échappe à toute connaissance humaine
La loi éternelle est inaccessible directement à la raison, tandis que la loi naturelle peut être découverte par l’étude de la parole divine
La loi éternelle provient des institutions humaines, tandis que la loi naturelle dépend des décisions de l’État
La loi éternelle est fondée sur la volonté politique, tandis que la loi naturelle repose sur les coutumes sociales

La loi éternelle est inaccessible directement à la raison, tandis que la loi naturelle peut être découverte par l’étude de la parole divine

Explication

Dans cette conception, la loi éternelle dépasse l’accès direct de la raison humaine, alors que la loi naturelle peut être découverte par l’étude de la parole divine. Confondre la loi naturelle avec les décisions de l’État revient à la rapprocher à tort du droit positif.

21. Quelle association entre un penseur et le fondement du Droit est correcte ?

Hobbes — l’instinct de survie et l’intérêt égoïste
Kant — la sociabilité et la bonté naturelles de l’Homme
Grotius — la rationalité du sujet libre
Hobbes — la conscience collective du groupe historique

Hobbes — l’instinct de survie et l’intérêt égoïste

Explication

Hobbes rattache le Droit à l’instinct de survie et à l’intérêt égoïste. Grotius met plutôt l’accent sur la sociabilité et la bonté naturelles, tandis que Kant insiste sur la rationalité du sujet libre.

22. Quels droits la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 consacre-t-elle comme naturels et imprescriptibles ?

La sûreté, l’instruction, le travail et la protection sociale
La liberté, l’égalité fiscale, la nationalité et la participation électorale
La liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression
La propriété, l’honneur, la religion et la représentation politique

La liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression

Explication

La Déclaration de 1789 reconnaît comme naturels et imprescriptibles la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. Les autres ensembles associent à ces droits des garanties ou des droits qui ne correspondent pas à cette énumération.

23. Quelle affirmation caractérise le positivisme juridique par rapport au naturalisme ?

Le positivisme juridique subordonne les règles de l’État à une conception morale universelle du bien
Le positivisme juridique mesure la validité du Droit à sa conformité avec la nature humaine et la justice
Le positivisme juridique considère que le Droit se justifie par son existence, sans jugement fondé sur une réalité supérieure
Le positivisme juridique fonde la validité du Droit sur son accord avec un ordre divin permanent

Le positivisme juridique considère que le Droit se justifie par son existence, sans jugement fondé sur une réalité supérieure

Explication

Le positivisme juridique affirme que seul le droit positif existe et qu’il n’a pas à être évalué selon la nature, Dieu, le bien ou la justice. La recherche d’une réalité supérieure pour juger le Droit relève plutôt du naturalisme.

24. Quel fondement distingue respectivement le positivisme juridique, le positivisme scientifique et le positivisme marxiste ?

L’État, la conscience collective et le mode de production économique
La volonté individuelle, la conscience morale et l’organisation administrative
La conscience collective, l’État et les rapports religieux
Le mode de production économique, l’État et la volonté individuelle

L’État, la conscience collective et le mode de production économique

Explication

Le positivisme juridique prend l’État comme origine et source de légitimité du Droit, le positivisme scientifique met en avant la conscience collective, et le positivisme marxiste retient le mode de production économique. Attribuer la conscience collective au positivisme juridique inverse les deux premières doctrines.

25. Comment Hans Kelsen définit-il le Droit dans sa théorie positiviste ?

Comme l’expression spontanée de l’âme d’un peuple évoluant dans un pays donné
Comme un ensemble hiérarchisé de normes conformes à la Constitution et constituant la structure de l’État
Comme une superstructure reflétant les rapports de force économiques entre les classes
Comme un ordre moral fondé sur la justice et indépendant des institutions étatiques

Comme un ensemble hiérarchisé de normes conformes à la Constitution et constituant la structure de l’État

Explication

Pour Kelsen, le Droit est formé de normes juridiques solidaires et hiérarchisées, conformes à la Constitution, qui structurent l’État. L’idée d’une âme du peuple renvoie à Savigny, tandis que l’analyse des rapports de force économiques appartient à Marx et Engels.

26. Que signifie le terme Volksgeist dans la pensée de Savigny ?

Le mode de production économique déterminant les rapports juridiques entre les classes
L’âme du peuple, dont l’évolution de la conscience collective produit le Droit
La décision souveraine de l’État créant la validité de toute règle juridique
La hiérarchie des normes constitutionnelles organisant la structure de l’État

L’âme du peuple, dont l’évolution de la conscience collective produit le Droit

Explication

Pour Savigny, le Volksgeist désigne l’âme du peuple et explique que le Droit résulte de l’évolution de la conscience collective d’un groupe situé dans un contexte historique. La hiérarchie constitutionnelle correspond plutôt à la théorie de Kelsen.

27. Pourquoi les conceptions phénoménologiques et socio-politiques du Droit doivent-elles être complétées par d’autres approches ?

Parce qu’elles refusent toute description des faits juridiques et excluent l’analyse des institutions
Parce qu’elles sont utiles à la compréhension du Droit mais peuvent en donner une vision réductrice
Parce qu’elles identifient le Droit à une hiérarchie de normes constitutionnelles sans examiner ses effets sociaux
Parce qu’elles remplacent l’étude des phénomènes juridiques par une théorie exclusivement fondée sur la morale

Parce qu’elles sont utiles à la compréhension du Droit mais peuvent en donner une vision réductrice

Explication

Ces conceptions éclairent certains aspects du Droit, mais leur caractère potentiellement réducteur justifie le recours à des approches complémentaires, notamment l’approche systémique. Elles ne refusent pas l’analyse juridique et ne se confondent pas avec la théorie normative de Kelsen.

28. Quelle critique peut être adressée aux doctrines naturalistes à partir de la diversité des législations ?

La diversité des législations établit que toute règle juridique possède une finalité supérieure identique
La diversité des législations semble difficilement compatible avec l’existence évidente d’un Droit naturel universel
La diversité des législations prouve que le Droit découle nécessairement du mode de production économique
La diversité des législations montre que la conscience collective ne joue aucun rôle dans la formation du Droit

La diversité des législations semble difficilement compatible avec l’existence évidente d’un Droit naturel universel

Explication

La variété des législations soulève une difficulté pour les doctrines naturalistes qui postulent un Droit naturel universel. Elle ne suffit pas à démontrer que le mode de production économique explique à lui seul toutes les règles juridiques.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Droit comme phénomène social et politique.

Pourquoi le Droit est-il un phénomène intégralement social ?

Parce qu'il est produit par des êtres humains vivant en société.

Pourquoi le Droit est-il aussi un phénomène politique ?

Parce qu'il organise les groupes humains et contribue à les constituer en société.

Depuis quand toutes les sociétés humaines connaissent-elles le Droit ?

Depuis leur origine.

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