QCM : Principes fondamentaux du droit des sociétés — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle de ces situations correspond à un apport en industrie ?

Un associé accorde à la société un prêt remboursable
Un associé transfère la propriété d’un immeuble
Un associé verse une somme sur le compte de la société
Un associé s’engage à fournir des prestations de services

Un associé s’engage à fournir des prestations de services

Explication

L’apport en industrie repose sur l’engagement personnel de réaliser un travail ou une prestation de services. Le transfert d’un bien relève d’un apport en nature, tandis qu’un versement financier relève d’un apport en numéraire.

2. Comment définir le bénéfice attribué aux associés ?

Une dépense évitée grâce à une meilleure organisation
Un gain pécuniaire ou matériel qui accroît leur fortune
Un dommage subi par la société au cours de son activité
Un manque à gagner résultant d’une occasion perdue

Un gain pécuniaire ou matériel qui accroît leur fortune

Explication

Le bénéfice est un gain pécuniaire ou matériel qui s’ajoute à la fortune des associés. Une dépense évitée relève de l’économie, tandis qu’un dommage ou un manque à gagner relève de la perte.

3. Quel arrêt constitue un précédent jurisprudentiel favorable à la thèse institutionnelle de la société ?

L’arrêt Fruehauf France de la cour d’appel de Paris
L’arrêt Blanco du Tribunal des conflits
L’arrêt Nicolo du Conseil d’État
L’arrêt Chronopost de la Cour de cassation

L’arrêt Fruehauf France de la cour d’appel de Paris

Explication

L’arrêt Fruehauf France, rendu par la cour d’appel de Paris le 22 mai 1965, est présenté comme un précédent en faveur de la thèse institutionnelle. Les autres décisions concernent d’autres domaines ou d’autres problématiques juridiques.

4. Une société négocie une réduction de ses charges et évite ainsi une dépense prévue : quelle notion décrit ce résultat ?

Un apport, car la société améliore ses ressources propres
Une perte, car l’activité initialement prévue n’est pas réalisée
Un bénéfice, car un gain est directement ajouté aux associés
Une économie, car la dépense ou la perte est atténuée

Une économie, car la dépense ou la perte est atténuée

Explication

L’économie correspond à une épargne dans la dépense ou à une atténuation d’une perte. Elle ne suppose pas nécessairement qu’un gain soit distribué et ajouté à la fortune des associés.

5. Quelle conséquence produit l’absence de volonté commune de collaborer à une entreprise commune ?

Elle suffit à établir une société commerciale dès que plusieurs personnes agissent ensemble
Elle entraîne nécessairement la nullité de tout acte conclu entre les personnes concernées
Elle transforme automatiquement la relation en société civile dotée de la personnalité morale
Elle exclut en principe l’existence d’une société, même si une société créée de fait peut être révélée

Elle exclut en principe l’existence d’une société, même si une société créée de fait peut être révélée

Explication

La volonté commune de collaborer est indispensable à l’existence d’une société, mais le comportement des intéressés peut parfois révéler une société créée de fait. L’absence de cette volonté ne crée donc pas automatiquement une autre forme de société et n’entraîne pas nécessairement la nullité de tous les actes.

6. Quels sont les deux types de perte distingués par le droit des sociétés ?

La dépense engagée et l’économie réalisée
Le gain matériel et le gain pécuniaire
Le dommage subi et le manque à gagner
L’apport promis et l’apport effectivement libéré

Le dommage subi et le manque à gagner

Explication

La perte peut être un dommage effectivement subi, appelé damnum emergens, ou un manque à gagner, appelé lucrum cessans. Les autres propositions décrivent des notions différentes, comme l’économie ou le bénéfice.

7. Quel régime s’applique aux apports en industrie dans les sociétés anonymes et dans les autres sociétés ?

Ils sont interdits dans toutes les sociétés et ne produisent aucun droit social
Ils sont autorisés dans toutes les sociétés et forment toujours le capital social
Ils sont interdits dans les sociétés anonymes et ne forment pas le capital ailleurs
Ils sont autorisés dans les sociétés anonymes et forment le capital dans les autres sociétés

Ils sont interdits dans les sociétés anonymes et ne forment pas le capital ailleurs

Explication

L’apport en industrie est interdit dans les sociétés anonymes et, dans les autres sociétés, il ne concourt pas à la formation du capital social. Il peut toutefois correspondre à un engagement de travail ou de services donnant lieu à des droits sociaux.

8. Quelle conception de la société met l’accent sur une organisation imposée dépassant la volonté individuelle des associés ?

La conception institutionnelle
La conception administrative
La conception contractuelle
La conception patrimoniale

La conception institutionnelle

Explication

La conception institutionnelle considère la société comme une organisation structurée par des règles qui s’imposent aux associés. La conception contractuelle insiste davantage sur leur volonté et sur l’accord qui les unit.

9. Quelle distinction structure le titre IX du livre III du Code civil ?

Une partie contractuelle sur les associés et une partie administrative sur les créanciers
Une partie fiscale sur les sociétés et une partie pénale sur les dirigeants
Une partie générale sur les sociétés et une partie sur les sociétés civiles
Une partie sur les sociétés commerciales et une partie sur les associations

Une partie générale sur les sociétés et une partie sur les sociétés civiles

Explication

Le titre IX commence par une partie générale relative aux sociétés, à partir de l’article 1832, puis comporte une partie consacrée aux sociétés civiles, à partir de l’article 1845. Les règles générales ne se confondent donc pas avec les règles propres aux sociétés civiles.

10. Quelle situation traduit le mieux l’affectio societatis ?

Des investisseurs qui prêtent des fonds contre un remboursement fixé à l’avance
Des associés qui collaborent volontairement et à égalité au succès d’une entreprise commune
Des copropriétaires qui détiennent un bien sans organiser une activité commune
Des créanciers qui poursuivent séparément le paiement de leurs créances

Des associés qui collaborent volontairement et à égalité au succès d’une entreprise commune

Explication

L’affectio societatis désigne la volonté de collaborer ensemble, sur un pied d’égalité, au succès d’une entreprise commune. Une indivision peut réunir plusieurs personnes autour d’un bien, mais elle n’implique pas nécessairement une telle entreprise commune.

11. Quel ensemble de textes constitue principalement le droit français des sociétés ?

Le Code général des impôts et le Code électoral
Le Code pénal et le Code du travail
Le Code de la consommation et le Code rural
Le Code civil et le Code de commerce

Le Code civil et le Code de commerce

Explication

Le droit des sociétés repose principalement sur le Code civil, notamment son livre III, titre IX, et sur le livre II du Code de commerce. Les autres codes peuvent concerner la vie des entreprises, mais ils ne constituent pas le socle principal de cette matière.

12. Quelle différence concerne la représentation et la transmission du capital dans les deux catégories de sociétés ?

Les deux catégories ont des actions incessibles afin de préserver les associés
Les deux catégories ont des parts librement transmissibles selon les mêmes formalités
Les sociétés de personnes ont des actions négociables, les sociétés de capitaux des parts difficiles à transmettre
Les sociétés de personnes ont des parts difficiles à transmettre, les sociétés de capitaux des actions négociables

Les sociétés de personnes ont des parts difficiles à transmettre, les sociétés de capitaux des actions négociables

Explication

Dans les sociétés de personnes, le capital est divisé en parts sociales dont la transmission est difficile, tandis que les sociétés de capitaux émettent des actions librement négociables selon un formalisme allégé. Cette différence traduit le poids plus important de la personne des associés dans la première catégorie.

13. Quelle opposition fonde la summa divisio entre sociétés de personnes et sociétés de capitaux ?

Les premières privilégient les capitaux apportés, les secondes les qualités des associés
Les premières ont une activité civile, les secondes une activité exclusivement commerciale
Les premières réunissent des actionnaires, les secondes des associés responsables personnellement
Les premières privilégient les qualités des associés, les secondes les capitaux apportés

Les premières privilégient les qualités des associés, les secondes les capitaux apportés

Explication

La distinction repose sur l’intuitus personae dans les sociétés de personnes et sur la prépondérance des capitaux dans les sociétés de capitaux. Elle ne dépend pas directement du caractère civil ou commercial de l’activité.

14. Quelle est la caractéristique essentielle d’un apport réalisé par un associé ?

Il verse une somme destinée exclusivement aux créanciers sociaux
Il renonce à toute participation dans les décisions collectives
Il met un bien ou un droit à disposition contre des droits sociaux
Il fournit gratuitement un bien sans recevoir de droits sociaux

Il met un bien ou un droit à disposition contre des droits sociaux

Explication

Un apport consiste à transférer la propriété ou la jouissance d’un bien ou d’un droit en échange de droits sociaux. Une mise à disposition gratuite ne constitue pas un apport au sens juridique retenu ici.

15. Quels éléments caractérisent la définition classique d’une société pluripersonnelle ?

Un créancier, une dette, une échéance, une sûreté et une procédure de recouvrement
Un salarié, un employeur, un salaire fixe, une prestation de travail et une protection sociale
Des personnes, des apports, une entreprise commune, un partage des bénéfices et une contribution aux pertes
Un consommateur, un professionnel, un produit, un prix et une garantie légale

Des personnes, des apports, une entreprise commune, un partage des bénéfices et une contribution aux pertes

Explication

La société réunit plusieurs personnes qui apportent des biens ou leur industrie à une entreprise commune, en vue de partager les bénéfices ou de profiter d’une économie et de contribuer aux pertes. Les autres ensembles décrivent respectivement le contrat de travail, l’obligation ou la relation de consommation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 42 flashcards sur Principes fondamentaux du droit des sociétés.

Sur quels codes repose principalement le droit des sociétés ?

Le Code civil et le Code de commerce.

Quel livre du Code civil traite du droit des sociétés ?

Le livre III, titre IX.

Quel livre du Code de commerce est consacré aux sociétés commerciales ?

Le livre II.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Principes fondamentaux du droit des sociétés.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM