QCM : Droit du numérique et du travail — 63 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les cinq étapes successives d’un cas pratique juridique ?

Les faits, le problème juridique, la règle de droit, la solution et la conclusion
La question, les arguments, les preuves, le jugement et le recours
La règle de droit, les faits, la doctrine, la solution et la discussion
Les faits, la qualification juridique, la jurisprudence, la décision et le commentaire

Les faits, le problème juridique, la règle de droit, la solution et la conclusion

Explication

Le cas pratique s’organise en cinq étapes : présentation des faits, formulation du problème juridique, énoncé de la règle de droit, application par la solution, puis conclusion. Les autres enchaînements introduisent des éléments qui ne correspondent pas à cette méthode structurée.

2. Quelle formulation distingue correctement le problème juridique de la solution dans un cas pratique ?

Le problème juridique donne une réponse concrète, tandis que la solution reformule la question de manière abstraite
Le problème juridique décrit les faits, tandis que la solution énonce une règle générale applicable à tous les cas
Le problème juridique présente les preuves, tandis que la solution expose les arguments des parties
Le problème juridique pose une question générale, tandis que la solution répond concrètement au cas présenté

Le problème juridique pose une question générale, tandis que la solution répond concrètement au cas présenté

Explication

Le problème juridique est formulé de manière générale et directe, alors que la solution applique la règle aux faits de la situation. La réponse concrète et argumentée relève donc de la solution, non du problème juridique.

3. Quelle caractéristique permet de qualifier une information de donnée à caractère personnel ?

Elle permet d’identifier une entreprise à partir de ses activités commerciales
Elle concerne exclusivement les informations inscrites sur un document officiel
Elle contient nécessairement le nom complet et l’adresse d’une personne physique
Elle permet d’identifier directement ou indirectement une personne physique

Elle permet d’identifier directement ou indirectement une personne physique

Explication

Une donnée personnelle est une information permettant d’identifier directement ou indirectement une personne physique. L’identification ne dépend donc pas de la présence d’un nom complet ni d’un document officiel.

4. Dans quelle situation le RGPD peut-il s’appliquer à un organisme établi hors de l’Union européenne ?

Lorsqu’il emploie au moins un salarié possédant la nationalité d’un État membre
Lorsqu’il conserve ses données sur un serveur situé dans un pays de l’Union européenne
Lorsqu’il cible des résidents européens dans le cadre de ses activités de traitement
Lorsqu’il vend ses services à une entreprise européenne sans viser ses résidents

Lorsqu’il cible des résidents européens dans le cadre de ses activités de traitement

Explication

Le RGPD peut s’appliquer à un organisme établi hors de l’Union européenne lorsqu’il cible des résidents européens. La localisation d’un serveur ou la nationalité d’un salarié ne suffit pas, à elle seule, à établir cette application.

5. Quelles mesures la CNIL peut-elle prendre en cas de manquement aux règles de protection des données personnelles ?

Des contrôles internes, des résiliations contractuelles et des indemnités calculées sur le bénéfice national
Des recommandations informelles, des médiations privées et des sanctions limitées aux frais administratifs
Des suspensions judiciaires, des peines d’emprisonnement et des amendes fixées selon le nombre de salariés
Des avertissements, des injonctions et des amendes administratives pouvant atteindre certains pourcentages du chiffre d’affaires mondial

Des avertissements, des injonctions et des amendes administratives pouvant atteindre certains pourcentages du chiffre d’affaires mondial

Explication

La CNIL peut prononcer des avertissements, des injonctions et des amendes administratives pouvant atteindre 2 % à 4 % du chiffre d’affaires mondial de l’exercice précédent selon le manquement. Les peines d’emprisonnement et les sanctions judiciaires décrites dans d’autres réponses ne correspondent pas à ces pouvoirs administratifs.

6. Lorsqu’une violation de sécurité présente un risque élevé, quelles obligations s’imposent au responsable du traitement ?

Informer les personnes concernées dans les 72 heures et notifier la CNIL seulement après leur accord
Avertir la CNIL et les personnes concernées après l’évaluation complète des conséquences financières de l’incident
Notifier la CNIL rapidement et informer les personnes concernées lorsque le traitement porte sur des données chiffrées
Notifier la CNIL dans les 72 heures et informer rapidement les personnes concernées, sous réserve des exceptions prévues

Notifier la CNIL dans les 72 heures et informer rapidement les personnes concernées, sous réserve des exceptions prévues

Explication

La notification à la CNIL doit intervenir dans les 72 heures, tandis que l’information des personnes dépend de l’existence d’un risque élevé et de certaines exceptions. Le chiffrement peut notamment dispenser d’informer les personnes dans certaines circonstances, sans supprimer la règle de notification à la CNIL.

7. Quelle opération relève de la notion de traitement de données personnelles ?

La consultation d’une base contenant des informations relatives à des personnes physiques
La rédaction d’un règlement interne sans collecte ni utilisation de données
La création d’un logo destiné à identifier une marque commerciale
La réparation matérielle d’un ordinateur ne contenant aucune information personnelle

La consultation d’une base contenant des informations relatives à des personnes physiques

Explication

Le traitement comprend notamment la collecte, la conservation, la consultation, l’utilisation et la transmission de données personnelles. Une opération matérielle ou rédactionnelle dépourvue de collecte ou d’utilisation de telles données ne constitue pas un traitement au sens de cette définition.

8. Que doit pouvoir démontrer une entreprise qui respecte le principe d’accountability ?

Elle a obtenu une autorisation préalable pour chaque opération réalisée avec des données personnelles
Elle a confié l’ensemble de ses traitements à un prestataire spécialisé dans la conformité numérique
À tout moment, elle respecte effectivement la réglementation applicable à la protection des données personnelles
Elle conserve les données personnelles pendant une durée identique pour tous les traitements

À tout moment, elle respecte effectivement la réglementation applicable à la protection des données personnelles

Explication

L’accountability impose à l’entreprise de pouvoir démontrer à tout moment sa conformité aux règles de protection des données personnelles. Ce principe ne se réduit ni à une autorisation préalable, ni à l’externalisation, ni à une durée uniforme de conservation.

9. Quelle différence distingue le privacy by default du privacy by design ?

Le privacy by default organise les droits d’accès, tandis que le privacy by design fixe les amendes administratives
Le privacy by default concerne la durée de conservation, tandis que le privacy by design concerne la notification des violations
Le privacy by default sécurise les données dès la conception, tandis que le privacy by design intervient après la première utilisation
Le privacy by default protège l’utilisateur dès la première utilisation, tandis que le privacy by design sécurise les données dès la conception

Le privacy by default protège l’utilisateur dès la première utilisation, tandis que le privacy by design sécurise les données dès la conception

Explication

Le privacy by default vise la protection de l’utilisateur dès la première utilisation du produit, alors que le privacy by design intègre la sécurisation dès sa conception. Les autres réponses associent ces notions à des obligations distinctes de la protection intégrée au produit.

10. Comment s’articulent la présomption applicable aux connexions professionnelles et la protection des fichiers privés d’un salarié ?

Les connexions et les fichiers sont présumés professionnels, y compris lorsqu’ils sont identifiés comme personnels
Les connexions sont présumées privées, mais les fichiers et courriels professionnels peuvent être consultés par le salarié
Les connexions et les fichiers sont présumés privés, sauf si l’employeur obtient une autorisation administrative préalable
Les connexions sont présumées professionnelles, mais les fichiers et courriels explicitement privés ne peuvent pas être consultés par l’employeur

Les connexions sont présumées professionnelles, mais les fichiers et courriels explicitement privés ne peuvent pas être consultés par l’employeur

Explication

Les connexions effectuées sur l’ordinateur professionnel sont présumées professionnelles, mais cette présomption ne permet pas à l’employeur d’examiner les fichiers et courriels identifiés comme personnels ou privés. La protection dépend donc de la qualification explicite des contenus, et non d’une présomption générale de confidentialité.

11. Quelle caractéristique définit principalement un actif immatériel ?

La valeur comptable inscrite dans les immobilisations
Les droits qu’il confère à son propriétaire
La durée d’utilisation prévue par l’entreprise
La matière physique qui compose sa structure

Les droits qu’il confère à son propriétaire

Explication

Un actif immatériel ne possède pas de constitution physique et se définit par les droits qu’il confère à son propriétaire. La présence d’une substance matérielle caractérise plutôt un actif corporel.

12. Quelle fonction remplit principalement un nom de domaine pour une entreprise ?

Autoriser la modification du code des logiciels diffusés
Regrouper les applications et documents publiés en ligne
Fournir l’adresse web et accroître la visibilité en ligne
Stocker les données utilisées par les services numériques

Fournir l’adresse web et accroître la visibilité en ligne

Explication

Le nom de domaine constitue l’adresse web d’un site et contribue à la visibilité de l’entreprise sur Internet. L’ensemble des documents et applications accessibles à cette adresse correspond plutôt au site Internet.

13. Quelle description correspond à une base de données ?

Un recueil structuré d’éléments indépendants individuellement accessibles
Une adresse web permettant d’identifier la présence d’une entreprise
Un programme dont le code source peut être partagé et modifié
Un ensemble de pages et d’applications placé sous une autorité commune

Un recueil structuré d’éléments indépendants individuellement accessibles

Explication

Une base de données rassemble des œuvres, données ou éléments indépendants disposés de manière systématique ou méthodique et accessibles individuellement. Une adresse web désigne un nom de domaine, tandis qu’un ensemble de pages relève du site Internet.

14. Quelle distinction oppose correctement un logiciel propriétaire à un logiciel libre ?

Le logiciel propriétaire appartient à une entreprise, tandis que le logiciel libre ne peut pas être amélioré
Le logiciel propriétaire est accessible avec son code source, tandis que le logiciel libre est contrôlé par son créateur
Le logiciel propriétaire peut être partagé par tous, tandis que le logiciel libre est réservé à son auteur
Le logiciel propriétaire est encadré par son créateur, tandis que le logiciel libre peut être modifié et partagé

Le logiciel propriétaire est encadré par son créateur, tandis que le logiciel libre peut être modifié et partagé

Explication

Le logiciel propriétaire est strictement encadré par son créateur, alors que le logiciel libre peut être modifié, amélioré et partagé par les personnes ayant accès à son code source. Le partage généralisé et l’accès au code caractérisent donc le logiciel libre, non le logiciel propriétaire.

15. À quel moment le droit d’auteur naît-il en principe ?

À partir de la première exploitation commerciale de l’œuvre
Dès la création de l’œuvre par son auteur
Après la conclusion d’un contrat de cession avec un tiers
Après l’enregistrement de l’œuvre auprès d’un organisme compétent

Dès la création de l’œuvre par son auteur

Explication

Le droit d’auteur appartient au créateur du seul fait de la création de l’œuvre et ne dépend donc pas obligatoirement d’un dépôt. L’exploitation commerciale ou la cession peuvent intervenir ultérieurement sans constituer l’origine de ce droit.

16. Quelle distinction décrit correctement les droits moraux et les droits patrimoniaux de l’auteur ?

Les droits moraux disparaissent après la mort, tandis que les droits patrimoniaux deviennent perpétuels
Les droits moraux sont cessibles, tandis que les droits patrimoniaux restent attachés à l’auteur
Les droits moraux sont inaliénables, tandis que les droits patrimoniaux peuvent être cédés
Les droits moraux concernent la reproduction, tandis que les droits patrimoniaux protègent la paternité

Les droits moraux sont inaliénables, tandis que les droits patrimoniaux peuvent être cédés

Explication

Les droits moraux comprennent notamment la paternité et le respect de l’œuvre, et ils sont inaliénables. Les droits patrimoniaux de reproduction et de représentation peuvent, quant à eux, être cédés.

17. Pendant quelle période les droits patrimoniaux d’une œuvre sont-ils généralement protégés ?

Toute la vie de l’auteur, puis 25 ans après son décès
Vingt ans à compter de la première divulgation de l’œuvre
Quinze ans à compter de l’achèvement de l’œuvre
Toute la vie de l’auteur, puis 70 ans après son décès

Toute la vie de l’auteur, puis 70 ans après son décès

Explication

Les droits patrimoniaux durent pendant la vie de l’auteur et se prolongent durant 70 ans après sa mort. À l’issue de cette période, l’œuvre entre dans le domaine public et devient librement utilisable.

18. Lorsqu’un salarié crée un logiciel dans le cadre de sa mission professionnelle, à qui reviennent les droits patrimoniaux ?

À l’entreprise, tandis que les droits moraux restent au salarié
À l’entreprise, qui reçoit également les droits moraux du salarié
Au salarié, tandis que les droits moraux reviennent à l’entreprise
À l’entreprise et au salarié conjointement pour tous les droits

À l’entreprise, tandis que les droits moraux restent au salarié

Explication

Pour un logiciel créé par un salarié pendant son travail et dans le cadre de sa mission, les droits patrimoniaux appartiennent automatiquement à l’entreprise. Les droits moraux demeurent attachés au salarié et ne sont pas transférés à l’entreprise.

19. Quelle définition correspond à la preuve par écrit ?

Un message transmis électroniquement après validation par une autorité publique
Un fichier numérique conservé par un prestataire d’archivage certifié
Un document imprimé portant nécessairement la signature manuscrite de son auteur
Une suite intelligible de lettres, caractères, chiffres ou signes, quel que soit son support

Une suite intelligible de lettres, caractères, chiffres ou signes, quel que soit son support

Explication

La preuve par écrit est une suite de signes dotés d’une signification intelligible, indépendamment de son support ou de son mode de transmission. Elle peut donc être électronique et ne se limite pas à un document imprimé signé à la main.

20. À quelles conditions un écrit électronique possède-t-il la même force probante qu’un écrit papier ?

Le fichier est envoyé par courriel et approuvé par son destinataire
L’auteur peut être identifié et l’intégrité de l’écrit est garantie
Le document est imprimé puis conservé dans un dossier administratif
Le document comporte une signature manuscrite numérisée et une date certaine

L’auteur peut être identifié et l’intégrité de l’écrit est garantie

Explication

L’article 1366 du Code civil reconnaît à l’écrit électronique la même force probante que l’écrit papier lorsque son auteur est identifiable et que son intégrité est garantie. L’impression ou l’ajout d’une signature manuscrite numérisée ne constitue pas, à lui seul, le critère légal déterminant.

21. Dans quelle situation une signature électronique est-elle présumée fiable ?

Lorsqu’elle est accompagnée d’une copie numérisée d’une pièce d’identité
Lorsqu’elle est insérée dans un courriel envoyé depuis une adresse professionnelle
Lorsqu’elle est apposée sur un document conservé dans une archive électronique
Lorsqu’elle repose sur un certificat électronique qualifié délivré par un prestataire

Lorsqu’elle repose sur un certificat électronique qualifié délivré par un prestataire

Explication

La signature électronique est présumée fiable lorsqu’elle repose sur un certificat électronique qualifié délivré par un prestataire. Une adresse professionnelle, une pièce d’identité numérisée ou un archivage ne suffit pas à établir cette présomption.

22. Quelle activité correspond à la définition du commerce électronique ?

La fourniture à distance de biens ou de services par voie électronique
La livraison physique de marchandises commandées directement auprès du vendeur
La fabrication de produits destinés à une distribution exclusivement locale
La vente de biens réalisée dans un magasin sans échange numérique

La fourniture à distance de biens ou de services par voie électronique

Explication

Le commerce électronique consiste à proposer ou fournir des biens ou des services à distance par voie électronique. Une vente réalisée dans un magasin sans procédé électronique ne relève donc pas de cette définition.

23. Avant d’envoyer une prospection commerciale par SMS à un particulier, quelle démarche relève de l’opt-in ?

Obtenir son consentement préalable à la réception de ces messages
L’informer après l’envoi et lui permettre de demander son retrait
Présumer son accord lorsqu’il a déjà consulté le site du commerçant
Utiliser son adresse parce qu’elle figure dans un annuaire accessible au public

Obtenir son consentement préalable à la réception de ces messages

Explication

L’opt-in exige le consentement préalable du destinataire avant l’envoi d’une prospection commerciale électronique. Permettre une opposition après l’envoi correspond plutôt à une logique d’opt-out.

24. Quelle séquence respecte la règle du double clic lors d’une commande électronique B to C ?

Consulter l’offre, payer immédiatement, puis modifier les conditions après livraison
Valider la commande, la confirmer, accepter les conditions et recevoir un accusé
Accepter les conditions, recevoir l’accusé, puis saisir les informations de paiement
Confirmer la commande, recevoir le bien, puis valider les conditions générales

Valider la commande, la confirmer, accepter les conditions et recevoir un accusé

Explication

Le double clic comprend une validation initiale, une confirmation, l’acceptation des conditions générales et l’envoi d’un accusé de réception. Les autres séquences déplacent ou omettent des étapes essentielles de formation du contrat.

25. Dans quel délai un consommateur peut-il exercer son droit de rétractation, en principe, pour un contrat électronique ?

Dans les 30 jours, après autorisation du vendeur et paiement d’une indemnité
Dans les 14 jours, mais uniquement avant l’expédition du bien commandé
Dans les 7 jours, avec justification obligatoire et remboursement des frais de retour
Dans les 14 jours, sans justification ni pénalité, hors frais de retour éventuels

Dans les 14 jours, sans justification ni pénalité, hors frais de retour éventuels

Explication

Le droit de rétractation peut être exercé dans les 14 jours sans justification ni pénalité, avec une éventuelle prise en charge des frais de retour. Il n’est pas subordonné à l’autorisation du vendeur ni limité à la période précédant l’expédition.

26. Quel objet caractérise une convention collective ?

Elle organise les conditions d’emploi, de travail, de formation et les garanties sociales d’une branche
Elle détermine les sanctions applicables aux infractions pénales commises dans l’entreprise
Elle fixe une mesure isolée concernant un thème précis de la relation de travail
Elle règle les relations individuelles entre un salarié et son employeur dans un contrat

Elle organise les conditions d’emploi, de travail, de formation et les garanties sociales d’une branche

Explication

La convention collective porte sur un ensemble de conditions d’emploi, de travail, de formation et de garanties sociales dans une branche. Un accord collectif peut, lui, se limiter à certains thèmes particuliers.

27. Que permet le principe de faveur dans la hiérarchie des normes en droit du travail ?

Un employeur peut réduire une protection légale si cette réduction est prévue dans le règlement intérieur
Une convention collective devient supérieure à la loi dès qu’elle est signée par plusieurs syndicats
Une norme supérieure s’applique même lorsqu’un accord inférieur améliore la situation du salarié
Une norme inférieure peut écarter une norme supérieure lorsqu’elle est plus favorable au salarié

Une norme inférieure peut écarter une norme supérieure lorsqu’elle est plus favorable au salarié

Explication

Le principe de faveur autorise une source inférieure à déroger à une source supérieure lorsqu’elle améliore la situation du salarié. Il ne transforme pas automatiquement une convention collective en norme supérieure.

28. Quel droit figure notamment parmi ceux reconnus par le Préambule de la Constitution du 4 octobre 1958 ?

Le droit de supprimer une consultation obligatoire des représentants
Le droit de choisir individuellement sa convention collective
Le droit de grève et la liberté syndicale
Le droit de modifier les minima salariaux par décision unilatérale

Le droit de grève et la liberté syndicale

Explication

Le Préambule reconnaît notamment le droit au travail, l’égalité professionnelle, l’interdiction des discriminations, le droit de grève et la liberté syndicale. Les autres propositions ne constituent pas des droits constitutionnellement reconnus par ce texte.

29. Quelle est la portée juridique d’une convention de l’OIT ratifiée par un État ?

Elle fournit une orientation dépourvue d’effet obligatoire pour l’État qui l’a ratifiée
Elle s’applique uniquement aux entreprises signataires d’un accord collectif national
Elle impose à cet État les règles qu’elle contient, contrairement à une recommandation
Elle remplace automatiquement toutes les dispositions nationales relatives au travail

Elle impose à cet État les règles qu’elle contient, contrairement à une recommandation

Explication

Les conventions de l’OIT ratifiées sont contraignantes pour les États concernés, notamment en matière de discrimination et de travail des enfants. Les recommandations de l’OIT ont une portée indicative et ne s’imposent pas de la même manière.

30. À partir de quel effectif la mise en place d’un comité social et économique est-elle obligatoire dans une entreprise ?

À partir de 100 salariés
À partir de 11 salariés
À partir de 20 salariés
À partir de 50 salariés

À partir de 11 salariés

Explication

Le CSE doit être mis en place dans les entreprises d’au moins 11 salariés. Le seuil de 50 salariés concerne certaines compétences économiques renforcées, et non l’existence même du CSE.

31. Quelle mission appartient au CSE d’une entreprise comptant de 11 à 49 salariés ?

Présenter les réclamations et promouvoir la santé, la sécurité et les conditions de travail
Être consulté sur les orientations stratégiques et la situation économique de l’entreprise
Négocier les accords collectifs au nom de toutes les organisations syndicales
Désigner un délégué syndical parmi les candidats aux élections professionnelles

Présenter les réclamations et promouvoir la santé, la sécurité et les conditions de travail

Explication

Dans une entreprise de 11 à 49 salariés, le CSE présente les réclamations et contribue à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail. L’information-consultation sur les orientations stratégiques et la situation économique relève des compétences du CSE à partir de 50 salariés.

32. À quelle condition un syndicat représentatif peut-il désigner un délégué syndical dans une entreprise d’au moins 50 salariés ?

Le candidat doit avoir obtenu au moins 10 % des suffrages au premier tour des élections du CSE
Le candidat doit être élu depuis au moins deux ans au comité social et économique
Le candidat doit avoir obtenu plus de 50 % des suffrages au second tour des élections du CSE
Le syndicat doit compter au moins 10 adhérents dans chaque établissement de l’entreprise

Le candidat doit avoir obtenu au moins 10 % des suffrages au premier tour des élections du CSE

Explication

La désignation suppose notamment que le candidat ait obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour des dernières élections professionnelles du CSE. Le seuil de 50 % concerne certaines conditions de validité des accords, pas cette désignation.

33. Dans quelles conditions un accord sur la durée du travail, les repos ou les congés peut-il être validé par référendum ?

À la demande d’organisations ayant obtenu au moins 10 % des suffrages aux élections du CSE
Après une décision unilatérale de l’employeur approuvée par le CSE
À la demande d’organisations ayant obtenu plus de 30 % des suffrages aux élections du CSE
Lorsque l’accord est signé par des syndicats représentant moins de 20 % des suffrages

À la demande d’organisations ayant obtenu plus de 30 % des suffrages aux élections du CSE

Explication

Un référendum peut être demandé par des organisations syndicales ayant obtenu plus de 30 % des suffrages aux élections du CSE. La règle des 10 % concerne notamment la possibilité de désigner un délégué syndical, tandis que la signature représentant plus de 50 % permet une validation directe.

34. Quel élément distingue principalement le contrat de travail du contrat d’entreprise conclu par un travailleur indépendant ?

Le versement d’une somme après la prestation réalisée
L’exercice d’une activité professionnelle rémunérée
L’existence d’un lien de subordination envers un employeur
La réalisation d’une mission définie par un client

L’existence d’un lien de subordination envers un employeur

Explication

Le contrat de travail associe une prestation, une rémunération et un lien de subordination envers l’employeur. Le contrat d’entreprise peut aussi prévoir une mission rémunérée, mais le travailleur indépendant conserve son autonomie juridique.

35. Que permet juridiquement le lien de subordination dans une relation de travail salariée ?

À l’indépendant de bénéficier d’un salaire versé par l’entreprise
Au salarié de fixer librement les conditions de chaque mission
À l’employeur de donner des ordres et de contrôler l’activité
Au client de transférer ses risques professionnels au prestataire

À l’employeur de donner des ordres et de contrôler l’activité

Explication

Le lien de subordination place le salarié sous l’autorité de l’employeur, qui peut donner des instructions et contrôler leur exécution. La liberté d’organisation caractérise plutôt l’activité indépendante.

36. Quelle situation correspond à un travailleur indépendant plutôt qu’à un salarié ?

Il respecte un pouvoir disciplinaire exercé par la direction de l’entreprise
Il reçoit des instructions précises d’un employeur qui contrôle son travail
Il exécute une prestation sous l’autorité d’une entreprise en échange d’un salaire
Il agit pour son propre intérêt et assume les risques de son activité

Il agit pour son propre intérêt et assume les risques de son activité

Explication

Le travailleur indépendant agit pour son propre intérêt, sans lien de subordination, et supporte les risques liés à son activité. Les autres situations décrivent une relation salariée fondée sur l’autorité de l’employeur.

37. Laquelle de ces offres d’emploi respecte une exigence légale de présentation ?

Une offre rédigée dans une autre langue pour attirer davantage de candidats
Une offre en français, datée, correspondant à un poste réellement disponible
Une offre non datée décrivant un poste encore à créer dans l’entreprise
Une offre réservée à un groupe de candidats sans justification professionnelle

Une offre en français, datée, correspondant à un poste réellement disponible

Explication

Une offre légale doit être rédigée en français, datée et correspondre à un emploi effectivement disponible, sans discrimination injustifiée. Une offre non datée ou discriminatoire ne respecte pas ces conditions.

38. Quelle comparaison entre salarié et travailleur indépendant est exacte ?

Le salarié est subordonné à un employeur, tandis que l’indépendant agit pour son propre intérêt
Le salarié assume les risques de son activité, tandis que l’indépendant reçoit un salaire hiérarchique
Le salarié organise librement son activité, tandis que l’indépendant reçoit les ordres du client
Le salarié conclut un contrat d’entreprise, tandis que l’indépendant conclut un contrat de travail

Le salarié est subordonné à un employeur, tandis que l’indépendant agit pour son propre intérêt

Explication

Le salarié travaille pour le compte d’un employeur dans un lien de subordination, alors que l’indépendant agit pour son propre intérêt et assume les risques de son activité. Les autres propositions inversent les caractéristiques des deux statuts.

39. Quelles conditions doivent respecter les informations demandées pendant un entretien d’embauche ?

Elles doivent concerner les projets personnels, être générales et conserver un caractère public
Elles doivent évaluer la personnalité, être improvisées et pouvoir être communiquées aux collègues
Elles doivent être liées à l’emploi, pertinentes, annoncées et traitées confidentiellement
Elles doivent porter sur la vie privée, rester facultatives et être publiées aux recruteurs

Elles doivent être liées à l’emploi, pertinentes, annoncées et traitées confidentiellement

Explication

Les questions doivent présenter un lien direct et nécessaire avec l’emploi ou les aptitudes professionnelles, et les méthodes utilisées doivent être pertinentes et annoncées. Les résultats du recrutement doivent ensuite rester confidentiels.

40. Quels éléments doivent être réunis pour caractériser un contrat de travail ?

Un travail exécuté, une rémunération et un lien de subordination
Un investissement financier, un bénéfice partagé et une absence d’autorité
Une prestation bénévole, une rémunération variable et un contrôle du client
Une mission ponctuelle, une facture et une liberté complète d’organisation

Un travail exécuté, une rémunération et un lien de subordination

Explication

Le contrat de travail repose cumulativement sur l’exécution d’un travail, le versement d’une rémunération et un lien de subordination permettant de donner des ordres, de contrôler et de sanctionner. Une facture et une autonomie complète renvoient plutôt à une activité indépendante.

41. Quelle affirmation distingue correctement le CDI du CDD ?

Le CDI exige un motif temporaire, tandis que le CDD constitue le contrat de droit commun
Le CDI est le contrat de droit commun, tandis que le CDD est écrit et précise son motif et son terme
Le CDI est toujours écrit pour une durée déterminée, tandis que le CDD peut rester oral
Le CDI comporte nécessairement un terme, tandis que le CDD est conclu sans justification

Le CDI est le contrat de droit commun, tandis que le CDD est écrit et précise son motif et son terme

Explication

Le CDI est le contrat de droit commun conclu sans durée déterminée et son écrit n’est pas obligatoire. Le CDD est un contrat d’exception obligatoirement écrit, avec un motif et un terme précisés.

42. Dans quelle situation l’accord du salarié est-il requis ?

Lorsqu’un règlement intérieur est appliqué aux salariés de l’entreprise
Lorsqu’une nouvelle organisation des horaires est décidée dans le cadre du pouvoir de direction
Lorsqu’une modification de sa rémunération est envisagée par l’employeur
Lorsqu’une instruction professionnelle est donnée par la hiérarchie

Lorsqu’une modification de sa rémunération est envisagée par l’employeur

Explication

L’employeur ne peut pas modifier unilatéralement la rémunération du salarié, car cette modification exige son accord. Une décision d’organisation du travail relève en principe du pouvoir de direction et se distingue d’une modification du contrat.

43. Quel comportement correspond aux obligations générales du salarié ?

Négocier chaque consigne et privilégier ses intérêts commerciaux personnels
Refuser les directives hiérarchiques et choisir librement les règles applicables
Respecter les instructions, le règlement intérieur et l’obligation de loyauté
Développer une activité concurrente et transmettre les informations internes utiles

Respecter les instructions, le règlement intérieur et l’obligation de loyauté

Explication

Le salarié doit respecter les ordres de sa hiérarchie, le règlement intérieur et son obligation de loyauté, notamment en s’abstenant de concurrencer son employeur. Une activité concurrente ou le refus des directives méconnaît ces obligations.

44. Quelle clause de mobilité satisfait les conditions de validité indiquées ?

Une clause générale couvrant plusieurs pays sans délimitation géographique concrète
Une clause écrite visant une zone vague sans motif professionnel ni délai annoncé
Une clause orale permettant toute mutation selon les besoins futurs de l’entreprise
Une clause écrite définissant une zone géographique précise et prévoyant un délai de prévenance

Une clause écrite définissant une zone géographique précise et prévoyant un délai de prévenance

Explication

Une clause de mobilité doit être écrite, définir clairement sa zone géographique, être justifiée par l’intérêt de l’entreprise et respecter un délai de prévenance. Des formules vagues comme « région lyonnaise » ou « Union européenne » ne délimitent pas suffisamment la zone.

45. Quelle condition est requise pour qu’une clause de non-concurrence soit valable ?

Elle doit prévoir une compensation symbolique tout en protégeant chaque intérêt commercial
Elle doit interdire toute activité professionnelle future sans durée ni territoire déterminés
Elle doit être limitée dans le temps et l’espace et prévoir une contrepartie financière non dérisoire
Elle doit être orale et permettre à l’employeur de supprimer toute activité rémunérée

Elle doit être limitée dans le temps et l’espace et prévoir une contrepartie financière non dérisoire

Explication

La clause de non-concurrence doit être écrite, justifiée par l’intérêt de l’entreprise, limitée dans le temps et l’espace, et assortie d’une contrepartie financière non dérisoire. Une interdiction sans limites précises ou sans compensation suffisante ne remplit pas ces conditions.

46. Quelle distinction permet de différencier une modification du contrat de travail d’une modification des conditions de travail ?

La première touche un élément essentiel et exige l’accord du salarié, tandis que la seconde n’en touche aucun
La première concerne les horaires et la seconde concerne la rémunération du salarié
La première peut être imposée par l’employeur et la seconde exige un avenant signé
La première résulte d’un transfert d’entreprise et la seconde d’une décision judiciaire

La première touche un élément essentiel et exige l’accord du salarié, tandis que la seconde n’en touche aucun

Explication

Une modification du contrat porte sur un élément essentiel et requiert l’accord du salarié, contrairement à une simple modification des conditions de travail. Confondre les deux notions conduirait à considérer à tort que l’employeur peut imposer toute modification.

47. Quelle formalité et quelle règle de silence s’appliquent à une modification économique du contrat de travail ?

Elle exige une décision judiciaire, et le silence du salarié vaut refus après quinze jours
Elle exige une notification orale, et le silence du salarié suspend la modification
Elle exige une consultation collective, et le silence du salarié vaut acceptation après trois mois
Elle exige un avenant, et le silence du salarié pendant un mois vaut acceptation

Elle exige un avenant, et le silence du salarié pendant un mois vaut acceptation

Explication

L’accord du salarié doit être formalisé par un avenant ; lorsque la modification est économique, son silence pendant un mois vaut acceptation. Une simple notification orale ne remplace donc pas la formalisation prévue.

48. Que devient le contrat de travail lorsqu’une entité économique autonome conserve son identité et son activité après la vente de l’entreprise ?

Il prend fin et doit être renégocié avec le nouvel employeur
Il est suspendu jusqu’à la conclusion d’un nouvel accord collectif
Il est remplacé par un contrat limité aux fonctions exercées avant la vente
Il est transféré avec tous ses éléments au nouvel employeur

Il est transféré avec tous ses éléments au nouvel employeur

Explication

La conservation de l’identité et de l’activité d’une entité économique autonome entraîne le transfert des contrats en cours dans tous leurs éléments. Le salarié n’a donc pas à renégocier intégralement son contrat du seul fait de la vente.

49. Dans quelle situation une différence de traitement constitue-t-elle une discrimination ?

Lorsqu’elle est décidée après une évaluation distincte des performances professionnelles
Lorsqu’elle concerne des personnes différentes et repose sur une raison liée à leur poste
Lorsqu’elle résulte d’une différence de qualification entre deux salariés
Lorsqu’elle concerne des personnes comparables et repose sur un critère prohibé par la loi

Lorsqu’elle concerne des personnes comparables et repose sur un critère prohibé par la loi

Explication

La discrimination suppose une différence de traitement entre des personnes placées dans des situations comparables, fondée sur un critère interdit. Une différence liée à des situations réellement différentes peut être justifiée et ne constitue pas nécessairement une discrimination.

50. À quel moment l’interdiction des discriminations s’applique-t-elle dans la relation de travail ?

Pendant les périodes de formation, lorsque le salarié demande une promotion interne
Lors de la rupture du contrat, lorsque le salarié conteste une décision de l’employeur
Du recrutement à l’exécution du travail, notamment pour les critères protégés par la loi
Après l’embauche, lorsque la différence de traitement entraîne une baisse de rémunération

Du recrutement à l’exécution du travail, notamment pour les critères protégés par la loi

Explication

L’interdiction s’étend du recrutement à l’exécution du travail et vise notamment l’origine, le sexe, l’âge, l’orientation sexuelle ou l’état de santé. La protection ne commence donc pas seulement après l’embauche.

51. Quel comportement de l’employeur respecte les libertés et la vie privée du salarié ?

Imposer une tenue identique en dehors du lieu de travail pour préserver l’image de l’entreprise
Consulter ses correspondances personnelles afin de vérifier son implication professionnelle
Contrôler ses opinions politiques afin d’évaluer sa loyauté envers l’entreprise
Respecter ses opinions, ses convictions religieuses, ses correspondances et son droit à la déconnexion

Respecter ses opinions, ses convictions religieuses, ses correspondances et son droit à la déconnexion

Explication

L’employeur doit respecter plusieurs libertés et aspects de la vie privée, notamment les opinions, les convictions religieuses, les correspondances et le droit à la déconnexion. Le contrôle des opinions ou des correspondances personnelles méconnaît ces protections.

52. Dans quelle situation l’employeur peut-il commettre une faute inexcusable en matière de sécurité ?

Lorsqu’il connaissait ou devait connaître un danger et n’a pris aucune mesure pour protéger le salarié
Lorsqu’un salarié refuse une formation de prévention malgré plusieurs rappels de sa hiérarchie
Lorsqu’un accident survient alors que toutes les mesures de protection adaptées ont été prises
Lorsqu’une entreprise élabore un document général sans identifier les risques propres à chaque poste

Lorsqu’il connaissait ou devait connaître un danger et n’a pris aucune mesure pour protéger le salarié

Explication

La faute inexcusable repose sur la conscience, réelle ou exigée, d’un danger et l’absence de mesures de protection. Elle ne se déduit donc pas automatiquement de tout accident lorsque l’employeur a effectivement pris les mesures adaptées.

53. Quel est l’objectif principal d’une formation professionnelle destinée aux salariés ?

Évaluer la conformité du salarié aux règles disciplinaires de l’entreprise
Remplacer le contrat de travail par un programme d’apprentissage temporaire
Faire acquérir ou actualiser les connaissances et compétences nécessaires à leurs fonctions
Organiser la mobilité géographique des salariés entre les différents établissements

Faire acquérir ou actualiser les connaissances et compétences nécessaires à leurs fonctions

Explication

La formation vise l’acquisition ou l’actualisation des connaissances et compétences nécessaires à l’exercice des fonctions. Elle ne constitue donc pas en elle-même un mécanisme disciplinaire ou un remplacement du contrat de travail.

54. Comment est considérée une formation suivie pendant le temps de travail ?

Comme un temps de travail effectif qui doit être rémunéré
Comme une suspension du contrat sans maintien de la rémunération
Comme une absence autorisée déduite du congé annuel du salarié
Comme une période personnelle non rémunérée consacrée au développement professionnel

Comme un temps de travail effectif qui doit être rémunéré

Explication

Une formation suivie pendant le temps de travail est assimilée à du temps de travail effectif et doit être rémunérée. Elle ne peut donc pas être traitée comme une période personnelle non payée.

55. Quel dispositif permet de reconnaître l’expérience acquise afin d’obtenir une certification ?

Le plan de développement des compétences de l’entreprise
Le projet de transition professionnelle, ou PTP
Le compte personnel de formation, ou CPF
La validation des acquis de l’expérience, ou VAE

La validation des acquis de l’expérience, ou VAE

Explication

La VAE reconnaît l’expérience afin d’obtenir un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle. Le CPF finance plutôt une formation choisie, tandis que le PTP concerne une formation certifiante liée à un changement de métier.

56. Quel dispositif relève de l’employeur et peut servir à imposer des formations nécessaires à l’adaptation professionnelle ?

Le projet de transition professionnelle, destiné à changer de métier avec maintien du salaire
La validation des acquis de l’expérience, fondée sur l’expérience professionnelle acquise
Le compte personnel de formation, activé à la seule initiative du salarié
Le plan de développement des compétences, établi dans le cadre du pouvoir de direction

Le plan de développement des compétences, établi dans le cadre du pouvoir de direction

Explication

Le plan de développement des compétences relève de l’employeur et peut comprendre des formations imposées pour maintenir l’adaptation du salarié. Le CPF est au contraire un dispositif à l’initiative du salarié, ce qui constitue la confusion la plus fréquente.

57. Qui prend l’initiative d’une démission ?

L’employeur qui invoque une cause valable
Les deux parties qui négocient une indemnité
L’administration qui autorise la rupture du contrat
Le salarié qui souhaite mettre fin au contrat

Le salarié qui souhaite mettre fin au contrat

Explication

La démission correspond à une rupture décidée par le salarié. Le licenciement, qui constitue la confusion fréquente, est au contraire initié par l’employeur.

58. Quelle condition doit respecter la volonté d’un salarié qui démissionne ?

Elle doit être claire, libre, sérieuse et non équivoque
Elle doit être validée par écrit lors d’un entretien préalable
Elle doit être acceptée par l’employeur avant toute annonce
Elle doit être accompagnée d’une indemnité négociée

Elle doit être claire, libre, sérieuse et non équivoque

Explication

La démission n’est soumise à aucune formalité particulière, mais la volonté du salarié doit être claire, libre, sérieuse et non équivoque, avec respect du préavis. L’entretien préalable et l’indemnité négociée relèvent plutôt d’autres modes de rupture.

59. Quelle condition distingue la rupture conventionnelle individuelle de la rupture conventionnelle collective ?

La rupture individuelle repose sur l’accord des parties, tandis que la collective exige un accord d’entreprise
La rupture individuelle est décidée par l’employeur, tandis que la collective est imposée par l’administration
La rupture individuelle exige un accord d’entreprise, tandis que la collective repose sur une décision du salarié
La rupture individuelle concerne les licenciements, tandis que la collective concerne les démissions

La rupture individuelle repose sur l’accord des parties, tandis que la collective exige un accord d’entreprise

Explication

La rupture conventionnelle individuelle met fin à un CDI par l’accord de l’employeur et du salarié, après un entretien préalable. La rupture conventionnelle collective suppose, elle, un accord d’entreprise.

60. Qui prend l’initiative d’un licenciement ?

Le salarié qui remet sa démission à l’employeur
Les deux parties qui concluent une rupture négociée
L’employeur qui décide de rompre le contrat
L’administration qui prononce directement la rupture

L’employeur qui décide de rompre le contrat

Explication

Le licenciement est une rupture du contrat de travail à l’initiative de l’employeur. Une rupture décidée par le salarié correspond à une démission, et non à un licenciement.

61. Dans un licenciement, que signifie l’exigence d’une cause réelle et sérieuse ?

La cause doit être reconnue par le salarié et liée à une faute intentionnelle
La cause doit résulter d’une difficulté économique affectant plusieurs emplois
La cause doit être constatée par l’administration avant la convocation du salarié
La cause doit être objective, existante et suffisamment grave pour empêcher le maintien du salarié

La cause doit être objective, existante et suffisamment grave pour empêcher le maintien du salarié

Explication

Une cause réelle est objective et existante, tandis qu’une cause sérieuse atteint une gravité qui rend impossible le maintien du salarié dans l’entreprise. Une difficulté économique ne concerne que le motif économique et ne définit pas tous les licenciements.

62. Quelle conséquence caractérise la faute lourde par rapport à la faute grave ?

Elle repose sur une erreur professionnelle sans gravité et permet le maintien du salarié
Elle ouvre droit au préavis et aux indemnités malgré la gravité des faits reprochés
Elle entraîne la perte de l’indemnité de congés payés mais maintient les autres indemnités
Elle suppose une intention de nuire et exclut aussi le préavis ainsi que l’indemnité de licenciement

Elle suppose une intention de nuire et exclut aussi le préavis ainsi que l’indemnité de licenciement

Explication

La faute lourde se distingue par l’intention de nuire, tout en excluant le préavis et l’indemnité de licenciement comme la faute grave. La faute grave n’implique pas nécessairement cette intention et l’indemnité de congés payés demeure due.

63. Quelle situation peut constituer le motif d’un licenciement économique ?

Un désaccord personnel entre le salarié et son supérieur hiérarchique
Une suppression d’emploi liée à des difficultés économiques ou à une réorganisation compétitive
Une absence injustifiée caractérisant un manquement aux obligations professionnelles
Une démission rendue nécessaire par une modification de la situation familiale

Une suppression d’emploi liée à des difficultés économiques ou à une réorganisation compétitive

Explication

Le licenciement économique peut résulter d’une suppression ou transformation d’emploi, d’une modification substantielle du contrat ou de certaines difficultés économiques et réorganisations. Les autres situations relèvent plutôt d’un motif personnel ou d’une rupture décidée par le salarié.

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