QCM : Droit du numérique et RGPD — 39 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit une donnée à caractère personnel ?

Une information permettant d’identifier directement ou indirectement une personne physique
Une information enregistrée exclusivement sur un support informatique sécurisé
Une information produite par une entreprise pour décrire ses activités commerciales
Une information concernant uniquement les résultats financiers d’une organisation

Une information permettant d’identifier directement ou indirectement une personne physique

Explication

Une donnée à caractère personnel se rapporte à une personne physique identifiable directement ou indirectement. Une information financière ou commerciale n’entre dans cette catégorie que si elle permet aussi d’identifier une personne physique.

2. Comment définir un traitement de données à caractère personnel ?

Toute analyse statistique réalisée sur des données rendues publiques par une organisation
Toute collecte effectuée par une administration au moyen d’un logiciel informatique
Toute transmission de données personnelles vers un organisme établi dans un autre pays
Toute opération ou tout ensemble d’opérations portant sur des données personnelles, quel que soit le procédé utilisé

Toute opération ou tout ensemble d’opérations portant sur des données personnelles, quel que soit le procédé utilisé

Explication

Un traitement désigne toute opération, ou tout ensemble d’opérations, appliquée à des données personnelles, indépendamment du procédé employé. Il ne se limite donc ni à la collecte administrative ni aux transferts internationaux.

3. En quelle année la loi française « Informatique et libertés » a-t-elle été adoptée ?

En 1985, pour organiser les échanges de données entre administrations
En 2004, pour transposer les premières règles européennes
En 1978, pour encadrer l’utilisation des données personnelles
En 1995, pour harmoniser les règles de commerce électronique

En 1978, pour encadrer l’utilisation des données personnelles

Explication

La loi française « Informatique et libertés » a été adoptée en 1978 afin d’encadrer les données personnelles. L’année 2004 correspond à une autre étape législative, mais ne constitue pas l’année d’adoption initiale de cette loi.

4. Quel était l’objectif principal de la publication du RGPD en 2016 ?

Harmoniser la réglementation européenne sur les données personnelles
Créer une réglementation française applicable aux entreprises étrangères
Remplacer les règles nationales par des solutions techniques identiques
Autoriser la collecte commerciale des données sans encadrement commun

Harmoniser la réglementation européenne sur les données personnelles

Explication

Le RGPD a été publié en 2016 pour harmoniser la réglementation européenne relative aux données personnelles. Cette harmonisation ne consiste pas à imposer des solutions techniques identiques à toutes les organisations.

5. À quelle date le RGPD est-il entré en application dans tous les pays de l’Union européenne ?

Le 6 août 2004
Le 20 juin 2018
Le 25 mai 2018
Le 27 avril 2016

Le 25 mai 2018

Explication

Le RGPD est entré en application dans l’ensemble de l’Union européenne le 25 mai 2018. Le 20 juin 2018 correspond à la promulgation de la loi française adaptant le RGPD, et non à son entrée en application européenne.

6. Quelle approche structure l’encadrement des données personnelles par le RGPD ?

Une approche fondée sur la gestion des risques, laissant une marge d’adaptation aux organisations
Une approche fondée sur l’interdiction générale de traiter des données personnelles en Europe
Une approche fondée sur l’absence de règles communes pour les organismes publics et privés
Une approche fondée sur des solutions techniques identiques imposées à chaque organisation

Une approche fondée sur la gestion des risques, laissant une marge d’adaptation aux organisations

Explication

Le RGPD repose sur une approche fondée sur la gestion des risques, ce qui permet d’adapter les mesures de protection aux situations rencontrées. Cette logique se distingue d’une réglementation imposant une solution technique entièrement uniforme.

7. Une organisation privée établie dans l’Union européenne exporte tous ses produits hors de l’Union et traite des données personnelles : le RGPD lui est-il applicable ?

Oui, mais seulement si ses clients résident dans le pays où les produits sont exportés
Non, car le RGPD concerne les administrations européennes plutôt que les entreprises privées
Non, car l’exportation de ses produits exclut toute application du RGPD
Oui, car son établissement dans l’Union suffit à la faire entrer dans le champ du RGPD

Oui, car son établissement dans l’Union suffit à la faire entrer dans le champ du RGPD

Explication

Une organisation publique ou privée établie dans l’Union européenne qui traite des données personnelles relève du RGPD, même si elle exporte ses produits hors de l’Union. Le lieu d’exportation des produits ne supprime donc pas le critère lié à son établissement européen.

8. Dans quelle situation une organisation située hors de l’Union européenne relève-t-elle du RGPD ?

Lorsqu’elle cible directement des résidents européens dans le cadre de ses activités
Lorsqu’elle conserve ses données dans un centre informatique situé hors de l’Europe
Lorsqu’elle possède un fournisseur situé en Europe sans viser de résidents européens
Lorsqu’elle utilise un logiciel développé par une entreprise établie dans l’Union

Lorsqu’elle cible directement des résidents européens dans le cadre de ses activités

Explication

Une organisation située hors de l’Union européenne est soumise au RGPD lorsqu’elle cible directement des résidents européens. La localisation d’un fournisseur, d’un logiciel ou d’un centre informatique ne suffit pas, à elle seule, à établir ce ciblage.

9. Quel énoncé décrit correctement la situation d’un sous-traitant qui traite des données personnelles pour le compte d’un autre organisme ?

Il détermine nécessairement les finalités du traitement et les moyens employés par l’organisme
Il est soumis à des obligations spécifiques de protection des données dans le cadre de sa mission
Il échappe aux règles de protection des données puisqu’il n’utilise pas les données pour son propre compte
Il devient automatiquement responsable de toutes les décisions prises par l’organisme qui lui confie les données

Il est soumis à des obligations spécifiques de protection des données dans le cadre de sa mission

Explication

Les sous-traitants qui traitent des données pour le compte d’autres organismes ont eux aussi des obligations spécifiques de protection. Le responsable du traitement détermine les finalités et les moyens, tandis que le sous-traitant agit dans le cadre de la mission qui lui est confiée.

10. À partir de quel âge un mineur peut-il consentir seul au traitement de ses données personnelles en France, selon la loi de juin 2018 ?

À partir de 18 ans
À partir de 13 ans
À partir de 15 ans
À partir de 16 ans

À partir de 15 ans

Explication

En France, le consentement personnel d’un mineur au traitement de ses données est possible à partir de 15 ans. L’âge de 16 ans correspond à un autre seuil couramment retenu dans certains cadres européens, mais il ne correspond pas à la règle française indiquée ici.

11. Quelle information doit figurer dans l’information préalable fournie à une personne avant le traitement de ses données ?

Le montant du bénéfice prévu et la durée commerciale
Le nom des autres personnes concernées et leur profession
La liste des logiciels utilisés et leur année de conception
L’identité du responsable et la finalité du traitement

L’identité du responsable et la finalité du traitement

Explication

L’information préalable doit notamment identifier le responsable et préciser la finalité du traitement, ainsi que d’autres éléments comme le caractère obligatoire des réponses et les droits de la personne. Le montant d’un bénéfice commercial ne fait pas partie des informations exigées.

12. Quel est le délai ordinaire maximal pour obtenir gratuitement une copie de ses données dans le cadre du droit d’accès ?

Trois mois
Quinze jours
Un mois
Huit jours

Un mois

Explication

Le délai ordinaire du droit d’accès est d’un mois et la copie doit être fournie gratuitement. Une demande complexe peut prolonger ce délai de deux mois, mais cette prolongation ne remplace pas le délai ordinaire.

13. Que doit faire le responsable du traitement après avoir rectifié des données inexactes ?

Attendre une nouvelle demande avant de modifier le dossier
Transférer les données corrigées à tous les usagers
Prouver la modification et en transmettre une copie
Détruire le dossier concerné et prévenir les autorités

Prouver la modification et en transmettre une copie

Explication

Le droit de rectification impose de corriger les données inexactes, de prouver la modification et d’en envoyer une copie. La destruction du dossier n’est pas la conséquence normale d’une simple rectification.

14. Quelle distinction décrit correctement le droit à l’effacement et l’oubli numérique ?

L’effacement supprime les données, tandis que l’oubli réduit leur accessibilité
L’effacement suspend l’usage, tandis que l’oubli impose une conservation légale
L’effacement archive les données, tandis que l’oubli les chiffre durablement
L’effacement corrige les données, tandis que l’oubli autorise leur transfert

L’effacement supprime les données, tandis que l’oubli réduit leur accessibilité

Explication

Le droit à l’effacement vise la suppression complète et permanente des données chez le responsable et ses sous-traitants. L’oubli numérique correspond souvent à un déréférencement, qui rend l’information moins accessible sans supprimer nécessairement la donnée.

15. Dans quelle situation une demande d’effacement peut-elle être refusée ?

Lorsque la personne exerce son droit d’accès aux informations
Lorsque les données servent à respecter une obligation légale de conservation
Lorsque la personne change d’adresse électronique
Lorsque la demande concerne une donnée personnelle inexacte

Lorsque les données servent à respecter une obligation légale de conservation

Explication

L’effacement peut être refusé lorsqu’une obligation légale impose de conserver les données, parmi plusieurs exceptions prévues. Une donnée inexacte relève plutôt du droit de rectification, qui permet d’en demander la correction.

16. Comment une personne peut-elle exercer son droit d’opposition à la prospection commerciale ?

Elle doit attendre la fin du contrat conclu avec l’entreprise
Elle peut s’opposer sans justification et faire cesser cette utilisation
Elle doit obtenir l’autorisation préalable d’une administration
Elle doit démontrer une atteinte grave à sa réputation

Elle peut s’opposer sans justification et faire cesser cette utilisation

Explication

En matière de prospection commerciale, le droit d’opposition est absolu et peut être exercé sans justification, ce qui oblige le responsable à cesser immédiatement cette utilisation. Une preuve de préjudice ou une autorisation administrative n’est pas requise.

17. Que permet principalement le droit à la portabilité des données personnelles ?

Obtenir la suppression complète des données auprès de tous les responsables
Récupérer certaines données dans un format réutilisable et les transférer à un tiers
Interdire toute conservation des données par les services publics
Faire modifier les profils calculés à partir des données personnelles

Récupérer certaines données dans un format réutilisable et les transférer à un tiers

Explication

La portabilité permet de récupérer les données fournies ou générées par l’activité de la personne dans une forme réutilisable et de les transmettre à un tiers. Elle ne couvre pas les données dérivées et ne constitue pas une demande d’effacement.

18. Quel effet produit principalement le droit à la limitation du traitement ?

Un gel temporaire de l’utilisation des données personnelles
Une transmission automatique des données à un autre responsable
Une suppression définitive des données personnelles
Une modification obligatoire de toutes les données enregistrées

Un gel temporaire de l’utilisation des données personnelles

Explication

La limitation consiste à suspendre temporairement l’utilisation des données personnelles, sans les supprimer. La suppression définitive relève du droit à l’effacement, qui produit un effet différent.

19. Dans quel cas une personne peut-elle demander la limitation du traitement de ses données ?

Pour obtenir automatiquement une indemnisation financière
Pour remplacer toute procédure de rectification des données
Pendant la vérification de données dont l’exactitude est contestée
Après chaque consultation ordinaire de son dossier personnel

Pendant la vérification de données dont l’exactitude est contestée

Explication

La limitation peut être demandée pendant la vérification de données contestées, notamment afin de suspendre leur utilisation durant cet examen. Elle ne remplace pas une demande d’indemnisation et n’est pas déclenchée par toute consultation ordinaire.

20. Que signifie le profilage dans le traitement des données personnelles ?

Analyser et prédire le comportement d’une personne à partir de ses données
Supprimer les données d’une personne après une période déterminée
Transférer les données d’une personne vers un service concurrent
Corriger manuellement les informations saisies dans un formulaire

Analyser et prédire le comportement d’une personne à partir de ses données

Explication

Le profilage consiste à utiliser les données personnelles pour analyser et prédire le comportement d’une personne, parfois entièrement à l’aide d’algorithmes. La correction manuelle d’un formulaire relève de la rectification, et non du profilage.

21. Quel principe s’applique à une décision entièrement automatisée produisant un effet juridique ou affectant significativement une personne ?

La personne doit accepter la décision dès qu’un algorithme est utilisé
La décision devient valable après une simple notification électronique
La personne peut contester la décision uniquement devant un tribunal pénal
La personne peut en principe demander à ne pas en faire l’objet

La personne peut en principe demander à ne pas en faire l’objet

Explication

Toute personne dispose en principe du droit de ne pas faire l’objet d’une décision entièrement automatisée ayant un effet juridique ou une incidence significative. Certaines exceptions existent, notamment en cas de consentement explicite, de nécessité contractuelle ou de base légale spécifique.

22. À quel moment le privacy by design exige-t-il de prévoir les mesures nécessaires à la protection de la vie privée ?

Dès la conception de l’application, du site ou du service
Au moment de la suppression des données des utilisateurs
Après une plainte, lorsque la CNIL demande une correction
Après le développement, lors d’un contrôle de conformité

Dès la conception de l’application, du site ou du service

Explication

Le privacy by design intègre la protection de la vie privée dès la conception du produit ou du service. Une correction effectuée après le développement relève d’une intervention a posteriori, et non de cette démarche préventive.

23. Quelle situation correspond au principe du privacy by default ?

Les protections sont activées lorsque l’utilisateur modifie ses préférences
Les protections sont ajoutées après un audit réalisé par l’entreprise
Les protections sont proposées après l’envoi d’une demande au responsable
Les protections sont actives dès l’ouverture du service, sans action de l’utilisateur

Les protections sont actives dès l’ouverture du service, sans action de l’utilisateur

Explication

Le privacy by default signifie que les mesures de protection s’appliquent automatiquement dans la configuration initiale. Une activation manuelle par l’utilisateur correspond à une protection qui n’est pas réellement appliquée par défaut.

24. Quelle pratique respecte les exigences applicables à la collecte des données personnelles ?

Collecter des données variées afin de préserver des usages futurs indéterminés
Collecter des données nécessaires pour une finalité précise, explicite et légitime
Collecter des données supplémentaires pour faciliter les analyses commerciales
Collecter des données utiles à plusieurs objectifs définis après leur obtention

Collecter des données nécessaires pour une finalité précise, explicite et légitime

Explication

La collecte doit être loyale et licite, liée à des finalités déterminées, explicites et légitimes, tout en respectant la minimisation. Accumuler des données pour des usages ultérieurs non définis ne respecte pas cette exigence.

25. Quelle obligation s’applique au registre des activités de traitement ?

Il doit préciser les données, leurs finalités, les destinataires, la conservation et la sécurité
Il doit décrire les profils clients, leurs achats, leurs préférences et leurs interactions
Il doit recenser les plaintes reçues, les contrôles réalisés et les sanctions prononcées
Il doit présenter les campagnes commerciales, leurs résultats, leurs coûts et leurs prévisions

Il doit préciser les données, leurs finalités, les destinataires, la conservation et la sécurité

Explication

Le registre décrit notamment les données traitées, leurs finalités, les destinataires, les sous-traitants, la durée de conservation et les mesures de sécurité. Les campagnes commerciales et les profils clients ne constituent pas le contenu réglementaire essentiel de ce registre.

26. Quelle est la mission principale de la CNIL en France ?

Développer les outils numériques utilisés par les administrations publiques
Gérer les fichiers clients des entreprises soumises au RGPD
Protéger la vie privée et les libertés et veiller au respect du RGPD
Conseiller l’organisme qui l’a désignée sur ses pratiques internes

Protéger la vie privée et les libertés et veiller au respect du RGPD

Explication

La CNIL est une autorité administrative indépendante chargée de protéger la vie privée et les libertés et de garantir le respect du RGPD. Le conseil interne à un organisme relève plutôt du rôle du DPO.

27. Quelle séquence décrit correctement l’action possible de la CNIL face à un organisme ?

Recommander, traiter une plainte, mettre en demeure, contrôler, puis sanctionner
Sanctionner, recommander, classer la plainte, contrôler, puis mettre en demeure
Contrôler, supprimer les données, conseiller les clients, puis homologuer le service
Traiter la plainte, transférer le dossier, désigner un DPO, puis fermer l’organisme

Recommander, traiter une plainte, mettre en demeure, contrôler, puis sanctionner

Explication

La CNIL peut formuler des recommandations, traiter des plaintes, mettre en demeure, contrôler les locaux et documents, puis prononcer des sanctions. Les autres séquences attribuent à la CNIL des pouvoirs ou des étapes qui ne correspondent pas à ce processus.

28. Quel plafond peut s’appliquer à une amende administrative de la CNIL pour un manquement parmi les plus graves ?

5 millions d’euros ou 1 % du chiffre d’affaires annuel mondial
20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial
10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial
50 millions d’euros ou 8 % du chiffre d’affaires annuel mondial

20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial

Explication

Pour les manquements les plus graves, l’amende peut atteindre 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial. Le plafond de 10 millions d’euros ou 2 % correspond au niveau ordinaire prévu par la règle présentée.

29. Dans quelle situation la désignation d’un DPO est-elle obligatoire ?

Lorsque l’organisme conserve des factures nécessaires à sa comptabilité
Lorsque l’organisme publie une politique de confidentialité sur son site internet
Lorsque l’organisme suit régulièrement et systématiquement des personnes à grande échelle
Lorsque l’organisme utilise un logiciel de gestion pour enregistrer quelques fournisseurs

Lorsque l’organisme suit régulièrement et systématiquement des personnes à grande échelle

Explication

La désignation d’un DPO est obligatoire lorsque le responsable ou le sous-traitant réalise un suivi régulier et systématique des personnes à grande échelle. La simple utilisation d’un logiciel ou la conservation de factures ne suffit pas à caractériser cette situation.

30. Quelle mesure contribue à fidéliser les clients dans le respect du RGPD ?

Supprimer les données après chaque achat, éviter les informations détaillées et traiter les demandes par une procédure interne
Conserver les données sans échéance, informer les clients uniquement en cas de réclamation et limiter l’accès à leurs droits
Collecter de nombreuses données, prévenir les clients après leur utilisation et conserver les profils pour de futures campagnes
Collecter les données nécessaires, informer les clients, faciliter leurs droits et supprimer celles conservées après trois ans d’inactivité

Collecter les données nécessaires, informer les clients, faciliter leurs droits et supprimer celles conservées après trois ans d’inactivité

Explication

L’entreprise doit limiter la collecte aux données nécessaires, informer les clients, faciliter l’exercice de leurs droits et supprimer les données après trois ans d’inactivité, sauf obligation légale. Une conservation prolongée sans justification contredit cette règle de limitation.

31. Que faut-il obtenir avant de partager ou de louer les coordonnées électroniques de clients à des partenaires commerciaux ?

Une information générale dans les conditions de vente et une validation du service commercial
Une autorisation de la CNIL et une transmission limitée aux partenaires français
Une confirmation du partenaire et une conservation des coordonnées pendant trois ans
Le consentement des clients et la conservation de la preuve de ce consentement

Le consentement des clients et la conservation de la preuve de ce consentement

Explication

Le partage ou la location des coordonnées électroniques à des partenaires commerciaux nécessite le consentement des clients, dont la preuve doit être conservée. Une simple information ou l’accord du partenaire ne remplace pas ce consentement.

32. Quelle pratique est conforme aux règles applicables à un site marchand ?

Collecter toutes les données disponibles, les conserver pour des usages ultérieurs et détailler leur usage sur demande
Collecter les données justifiées par le service, les sécuriser et expliquer leur usage aux clients
Demander des données supplémentaires, les protéger après la commande et limiter l’accès aux droits des clients
Recueillir les informations commerciales, les transmettre aux partenaires et présenter les droits dans une page séparée

Collecter les données justifiées par le service, les sécuriser et expliquer leur usage aux clients

Explication

Sur un site marchand, les données doivent être justifiées par le service rendu, sécurisées pendant le parcours client, expliquées aux clients et accessibles pour l’exercice de leurs droits. La collecte de données supplémentaires sans nécessité ne respecte pas le principe de justification par le service.

33. Quelle règle distingue un cookie de panier d’un traceur publicitaire ?

Le cookie de panier sert à la publicité, tandis que le traceur publicitaire assure la commande en ligne
Les deux traceurs peuvent être déposés sans consentement lorsqu’ils améliorent l’expérience de navigation
Le cookie de panier peut être nécessaire au service, tandis que le traceur publicitaire exige un consentement préalable
Le cookie de panier exige un consentement préalable, tandis que le traceur publicitaire peut fonctionner sans information

Le cookie de panier peut être nécessaire au service, tandis que le traceur publicitaire exige un consentement préalable

Explication

Un cookie de panier peut être nécessaire au fonctionnement du service, alors qu’un traceur publicitaire nécessite le consentement avant son dépôt ou sa lecture. Leur finalité respective détermine donc les conditions applicables.

34. En quelle année la directive européenne NIS2 a-t-elle été adoptée pour établir un niveau élevé et commun de cybersécurité des infrastructures critiques ?

2026
2022
2020
2024

2022

Explication

La directive NIS2 a été adoptée en 2022 afin d’harmoniser et de renforcer la cybersécurité des infrastructures critiques en Europe. L’année 2024 correspond plutôt à l’échéance prévue pour sa transposition en droit français.

35. Quelle situation décrit correctement l’état de la transposition française de la directive NIS2 au moment du cours ?

Elle avait été transposée avant le 17 octobre 2024.
Elle avait été remplacée par une réglementation française avant cette date.
Elle devait être transposée après le 17 octobre 2024.
Elle n’était pas encore transposée avant le 17 octobre 2024.

Elle n’était pas encore transposée avant le 17 octobre 2024.

Explication

La France aurait dû transposer NIS2 avant le 17 octobre 2024, mais cette transposition n’était pas encore réalisée au moment du cours. L’échéance européenne ne signifie donc pas que la transposition française avait effectivement eu lieu.

36. Quelle collectivité territoriale est intégrée automatiquement aux secteurs hautement critiques par la directive NIS2 ?

Une collectivité de 12 000 habitants
Une collectivité de 20 000 habitants
Une collectivité de 45 000 habitants
Une collectivité de 30 000 habitants exactement

Une collectivité de 45 000 habitants

Explication

NIS2 intègre automatiquement les collectivités territoriales dépassant 30 000 habitants parmi les secteurs hautement critiques. Une collectivité de 20 000 habitants ne franchit pas ce seuil, tandis que le cas de 30 000 habitants exactement ne dépasse pas le seuil indiqué.

37. Quelle combinaison présente correctement des secteurs concernés et des obligations prévues par la directive NIS2 ?

Les télécommunications, le logement et l’éducation, avec anonymisation et portabilité des données.
Les données personnelles, la publicité et le commerce, avec consentement et droit d’effacement.
La justice, la culture et le tourisme, avec archivage et conservation des contrats.
L’énergie, l’eau, la santé et les transports, avec gestion des risques et notification des incidents.

L’énergie, l’eau, la santé et les transports, avec gestion des risques et notification des incidents.

Explication

NIS2 vise notamment l’énergie, l’eau, la santé et les transports, et impose des mesures de gestion des risques ainsi que la notification des incidents sous le contrôle de l’ANSSI. La protection du consentement, de l’effacement et de la portabilité relève principalement du RGPD, non de cette directive.

38. Quels types de créations font partie des productions immatérielles étudiées dans la suite du cours consacrée à leur protection juridique ?

Les contrats, les factures et les registres comptables
Les logiciels, les bases de données et les sites Internet
Les bâtiments, les meubles et les machines industrielles
Les marques, les brevets et les dessins industriels

Les logiciels, les bases de données et les sites Internet

Explication

La protection juridique étudiée porte sur les logiciels, les bases de données et les sites Internet, qui sont des productions immatérielles. Les bâtiments et les machines relèvent d’objets matériels, tandis que les marques et les brevets constituent d’autres catégories de droits de propriété intellectuelle.

39. Quel ensemble correspond au domaine juridique annoncé pour la suite du cours en S6 ?

La réglementation fiscale des logiciels, des bases de données et des sites Internet
La protection juridique des logiciels, des bases de données et des sites Internet
La maintenance technique des logiciels, des bases de données et des sites Internet
La gestion commerciale des logiciels, des bases de données et des sites Internet

La protection juridique des logiciels, des bases de données et des sites Internet

Explication

La suite du cours en S6 traite de la protection juridique de ces trois productions immatérielles. La fiscalité, la gestion commerciale et la maintenance technique peuvent concerner ces objets, mais elles ne correspondent pas au domaine annoncé.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 68 flashcards sur Droit du numérique et RGPD.

Qu'est-ce qu'une donnée à caractère personnel ?

C'est une information permettant d'identifier une personne physique directement ou indirectement.

Qu'impose la loi du 6 août 2004 concernant le traitement de données ?

Un traitement est toute opération portant sur des données personnelles, quel que soit le procédé.

Quelle loi définit le traitement de données à caractère personnel ?

La loi du 6 août 2004.

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