QCM : Droit des contrats — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la fonction juridique essentielle d’un contrat ?

Créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations
Décrire les intentions sans produire d’effets juridiques
Constater une situation sans engager les parties
Fixer les règles générales applicables à toute personne

Créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations

Explication

Un contrat est un accord de volontés qui produit des effets sur des obligations en les créant, les modifiant, les transmettant ou les éteignant. Une simple description d’intentions ne constitue pas nécessairement un contrat juridiquement formé.

2. Dans quelle situation un contrat est-il formé entre deux personnes ?

Lorsqu’une personne formule une offre détaillée
Lorsqu’une personne manifeste un intérêt général
Lorsqu’une négociation commence entre les parties
Lorsqu’une offre est suivie de son acceptation

Lorsqu’une offre est suivie de son acceptation

Explication

La formation du contrat repose sur la rencontre d’une offre et d’une acceptation. Une offre isolée ou le début de discussions ne suffit pas à établir cet accord de volontés.

3. Quelle différence caractérise l’obligation de résultat et l’obligation de moyens ?

La première exige le but atteint, la seconde exige les moyens nécessaires
La première impose une diligence, la seconde garantit une réussite
La première dépend du créancier, la seconde dépend du débiteur
La première concerne les contrats écrits, la seconde les contrats oraux

La première exige le but atteint, la seconde exige les moyens nécessaires

Explication

L’obligation de résultat impose d’atteindre le but fixé, tandis que l’obligation de moyens exige la mise en œuvre des moyens nécessaires pour y tendre. Dans cette dernière, la réussite n’est donc pas garantie.

4. Quelles informations une clause générale fournit-elle principalement dans un contrat ?

Les parties, l’objet et la durée de l’accord
Les modalités détaillées des déplacements professionnels
Les règles particulières de protection des informations
Les sanctions applicables à chaque manquement précis

Les parties, l’objet et la durée de l’accord

Explication

Une clause générale présente les éléments essentiels du contrat, notamment l’identité des parties, son objet et sa durée. Les sanctions, la mobilité ou la confidentialité relèvent plutôt de clauses particulières.

5. Dans un contrat, qui est le débiteur ?

La personne qui doit accomplir la prestation prévue
La personne qui rédige les clauses générales de l’accord
La personne qui vérifie la conformité formelle du contrat
La personne qui attend de recevoir la prestation prévue

La personne qui doit accomplir la prestation prévue

Explication

Le débiteur est celui qui doit exécuter la prestation prévue par l’obligation. Le créancier est, à l’inverse, celui qui attend l’accomplissement de cette prestation.

6. Quelles personnes sont notamment considérées comme juridiquement incapables de contracter seules ?

Les salariés et les travailleurs indépendants
Les locataires et les propriétaires immobiliers
Les mineurs et les majeurs protégés
Les personnes physiques disposant de revenus modestes

Les mineurs et les majeurs protégés

Explication

La capacité juridique est une condition de validité et les personnes physiques incapables comprennent notamment les mineurs et les majeurs protégés. La situation professionnelle ou le niveau de revenus ne détermine pas, en elle-même, cette incapacité.

7. Quelle sanction peut frapper un contrat conclu par une personne dépourvue de la capacité juridique requise ?

Une nullité absolue applicable à toute irrégularité contractuelle
Une validation définitive résultant de l’absence de contestation
Une résolution automatique provoquée par la seule signature
Une nullité relative susceptible d’être invoquée dans son intérêt

Une nullité relative susceptible d’être invoquée dans son intérêt

Explication

L’incapacité juridique peut entraîner une nullité relative, destinée à protéger la personne concernée. La nullité absolue correspond notamment à la violation d’exigences touchant l’ordre juridique général, comme l’illicéité de l’objet ou de la cause.

8. Quels sont les trois vices du consentement reconnus en droit des contrats ?

La fraude, la lésion et l’inexécution
L’ignorance, la négligence et la disproportion
L’erreur, le dol et la violence
La contrainte, la mauvaise foi et l’absence d’écrit

L’erreur, le dol et la violence

Explication

Les trois vices du consentement sont l’erreur, le dol et la violence. Les autres notions proposées peuvent avoir une portée juridique dans certains contextes, mais elles ne constituent pas cette liste de trois vices.

9. Quel régime peut s’appliquer lorsqu’un consentement contractuel est vicié ?

Le contrat est transformé en obligation naturelle
Le contrat est frappé d’une nullité absolue dans chaque cas
Le contrat devient automatiquement valable après son exécution
Le contrat peut être annulé par une nullité relative

Le contrat peut être annulé par une nullité relative

Explication

Un consentement vicié peut justifier l’annulation du contrat et entraîner une nullité relative, comme le prévoit l’article 1131 du Code civil. Cette sanction protège la partie dont le consentement a été altéré et ne correspond donc pas systématiquement à une nullité absolue.

10. Quelle situation correspond à un contrat de consommation ?

Deux sociétés négocient un partenariat directement lié à leurs activités
Une entreprise commande des machines nécessaires à son activité auprès d’un fabricant
Un commerçant revend des produits achetés à un fournisseur professionnel
Un particulier achète un ordinateur pour son usage personnel auprès d’un vendeur professionnel

Un particulier achète un ordinateur pour son usage personnel auprès d’un vendeur professionnel

Explication

Le contrat de consommation oppose un consommateur agissant hors de sa profession à un professionnel contractant dans le cadre direct de celle-ci. Une commande effectuée par une entreprise pour son activité relève plutôt d’une relation professionnelle entre opérateurs.

11. Quelles informations le professionnel doit-il présenter de manière lisible et compréhensible au consommateur ?

Les préférences personnelles du vendeur concernant les produits proposés au client
Les prévisions commerciales de l’entreprise et ses objectifs de développement futurs
Les éléments essentiels du contrat, notamment les caractéristiques du bien et son prix
Les habitudes d’achat générales des consommateurs ayant utilisé le même service

Les éléments essentiels du contrat, notamment les caractéristiques du bien et son prix

Explication

L’obligation d’information porte sur les éléments essentiels permettant au consommateur de comprendre son engagement, comme les caractéristiques du bien ou du service et son prix. La recommandation de l’offre la mieux adaptée relève plutôt de l’obligation de conseil.

12. Un vendeur connaît les besoins précis d’un client et lui recommande le produit qui y répond le mieux : quelle obligation met-il en œuvre ?

L’obligation de livraison
L’obligation de rétractation
L’obligation de publication
L’obligation de conseil

L’obligation de conseil

Explication

L’obligation de conseil consiste à orienter le consommateur vers le bien ou le service qui correspond le mieux à ses besoins. Informer sur le prix et les caractéristiques essentielles ne suffit pas à constituer cette orientation personnalisée.

13. Quel délai de rétractation s’applique généralement à un contrat conclu sur internet par un consommateur ?

Quatorze jours
Deux mois
Sept jours
Trente jours

Quatorze jours

Explication

Pour les contrats conclus à distance, notamment sur internet, le consommateur dispose en général d’un délai de rétractation de quatorze jours. Le délai de sept jours ne correspond pas à la règle générale indiquée pour ces contrats.

14. Que permet la liberté contractuelle dans les limites fixées par la loi ?

Imposer à toute personne un contrat dont les clauses sont fixées par l’administration
Écarter les obligations légales lorsque les parties ont donné leur accord écrit
Choisir de contracter ou non, son partenaire ainsi que le contenu et la forme du contrat
Modifier les règles légales applicables dès qu’un contrat est conclu entre particuliers

Choisir de contracter ou non, son partenaire ainsi que le contenu et la forme du contrat

Explication

La liberté contractuelle permet de décider de contracter, de choisir son cocontractant et de déterminer le contenu ainsi que la forme du contrat, sous réserve de la loi. Elle ne permet donc pas de supprimer les règles légales par simple accord.

15. Quelle distinction caractérise correctement le contrat sous signature privée et le contrat authentique ?

Le premier impose des obligations réciproques, tandis que le second n’en impose qu’à une partie
Le premier est signé par les parties, tandis que le second est validé par l’État
Le premier prévoit une contrepartie, tandis que le second organise une prestation sans contrepartie
Le premier est oral, tandis que le second repose sur un échange électronique entre les parties

Le premier est signé par les parties, tandis que le second est validé par l’État

Explication

Le contrat sous signature privée est signé directement par les parties, alors que le contrat authentique est validé par l’État selon la forme prévue. La distinction ne porte donc ni sur le caractère oral, ni sur la réciprocité des obligations.

16. Un contrat oblige une partie à livrer un bien et l’autre à en payer le prix : de quelle catégorie relève-t-il selon les obligations imposées ?

D’un contrat à exécution successive
D’un contrat à titre gratuit
D’un contrat synallagmatique
D’un contrat unilatéral

D’un contrat synallagmatique

Explication

Un contrat synallagmatique crée des obligations réciproques entre les parties, comme livrer le bien et en payer le prix. Un contrat unilatéral ne mettrait une obligation à la charge que d’une seule partie.

17. Un locataire ne paie plus ses loyers et ne répond pas aux relances : que peut faire le propriétaire selon la clause prévue au contrat ?

Suspendre définitivement toutes les obligations du locataire
Mettre fin unilatéralement au contrat
Augmenter librement le loyer sans appliquer la clause prévue
Transformer automatiquement le bail en contrat de vente

Mettre fin unilatéralement au contrat

Explication

En cas de loyers impayés et d’absence de réponse du locataire, le propriétaire peut mettre fin unilatéralement au contrat lorsque la clause prévue le permet. Cette situation ne transforme pas le bail en vente et ne dispense pas le propriétaire de suivre la clause applicable.

18. Dans une vente, qui est le créancier de l’obligation de livraison avant que le paiement soit refusé après la livraison ?

L’acheteur, car il doit garantir la conformité du bien vendu
Le vendeur, car il doit assurer la jouissance paisible du logement
Le vendeur, car il doit recevoir le prix convenu
L’acheteur, car il peut exiger la livraison du vendeur

L’acheteur, car il peut exiger la livraison du vendeur

Explication

Avant la livraison, le vendeur est débiteur de l’obligation de livrer et l’acheteur en est le créancier. Si l’acheteur refuse ensuite de payer, le vendeur devient créancier de l’obligation de paiement, ce qui concerne une obligation différente.

19. Pourquoi la vente de cocaïne est-elle frappée de nullité contractuelle ?

Parce que le vendeur doit obtenir une autorisation administrative pour conclure la vente
Parce que la quantité vendue doit être fixée par un professionnel de santé
Parce que la cocaïne constitue une substance illicite et rend l’objet du contrat illicite
Parce que l’acheteur ne peut pas prouver qu’il possède les fonds nécessaires

Parce que la cocaïne constitue une substance illicite et rend l’objet du contrat illicite

Explication

La vente est nulle car elle porte sur une substance illicite, ce qui rend également l’objet du contrat illicite. L’exigence d’une autorisation administrative ne constitue pas la raison donnée pour cet exemple.

20. Quelle caractéristique rend la vente d’un bébé juridiquement nulle ?

Le consentement des parents doit être confirmé par une décision judiciaire
La vente doit être conclue devant un officier public habilité
Le prix de l’enfant doit être déterminé selon une évaluation médicale
L’être humain n’est pas une chose pouvant faire l’objet d’un commerce licite

L’être humain n’est pas une chose pouvant faire l’objet d’un commerce licite

Explication

La nullité repose sur le fait qu’un être humain n’est pas commerçable et que l’objet du contrat est illicite. Une confirmation judiciaire du consentement parental ne transforme pas une telle vente en opération licite.

21. Dans la vente d’alcool à un mineur, quelle conséquence juridique est ouverte à la mère ?

Elle peut conserver la bouteille et demander une nouvelle livraison au vendeur
Elle peut demander l’annulation, rendre la bouteille et récupérer l’argent versé
Elle peut faire modifier le contrat afin de transférer la vente à un adulte
Elle peut réclamer une réduction du prix sans restituer le produit acheté

Elle peut demander l’annulation, rendre la bouteille et récupérer l’argent versé

Explication

La vente étant interdite, la mère peut demander l’annulation en restituant la bouteille et en récupérant la somme payée. Une simple réduction du prix ne correspond pas au mécanisme de restitution prévu dans cet exemple.

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Mémorisez les réponses avec 47 flashcards sur Droit des contrats.

Qu'est-ce qu'un contrat ?

Un accord de volontés destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations.

Sur quoi repose la formation d’un contrat ?

Sur une offre faite par une personne et l’acceptation de cette offre par une autre.

En quoi consiste la qualification d’un contrat ?

À déterminer son type selon son objet, c’est-à-dire la prestation concernée.

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