QCM : Droit international privé — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition du droit international privé, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le droit international privé se distingue du droit international public par son objet privé.
Le droit international privé est centré sur les relations entre sujets publics.
Le droit international privé concerne principalement les relations entre États souverains.
Le droit international privé s’applique aux personnes privées engagées dans des relations internationales.
Pierre Mayer définit le droit international privé comme un droit spécial.

Le droit international privé se distingue du droit international public par son objet privé. · Le droit international privé s’applique aux personnes privées engagées dans des relations internationales. · Pierre Mayer définit le droit international privé comme un droit spécial.

Explication

Pierre Mayer présente le droit international privé comme un droit spécial applicable aux personnes privées dans les relations internationales. Il se distingue ainsi du droit international public, qui porte sur les relations entre sujets publics, et non principalement entre personnes privées.

2. Parmi les personnes concernées par le droit international privé, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les personnes morales peuvent relever du droit international privé.
Les organisations publiques constituent le cœur du domaine du droit international privé.
Les personnes physiques peuvent relever du droit international privé.
Les seuls États étrangers relèvent du droit international privé.
Les personnes privées évoluant dans une sphère internationale sont concernées.

Les personnes morales peuvent relever du droit international privé. · Les personnes physiques peuvent relever du droit international privé. · Les personnes privées évoluant dans une sphère internationale sont concernées.

Explication

Le droit international privé concerne les personnes physiques et les personnes morales lorsqu’elles évoluent dans la sphère internationale. Les États et les sujets publics relèvent principalement du droit international public, ce qui exclut les deux formulations correspondantes.

3. Une relation privée internationale peut soulever plusieurs questions juridiques :

La compétence juridictionnelle et la loi applicable constituent deux interrogations distinctes.
Elle peut poser la question de l’application de la loi française.
La désignation du juge compétent règle automatiquement le choix de la loi applicable.
La compétence du juge français implique l’application de la loi française.
Elle peut conduire à rechercher quel juge français est compétent.

La compétence juridictionnelle et la loi applicable constituent deux interrogations distinctes. · Elle peut poser la question de l’application de la loi française. · Elle peut conduire à rechercher quel juge français est compétent.

Explication

Une relation privée internationale peut soulever une question de compétence du juge français et une question de loi applicable. La compétence du juge français ne signifie pas nécessairement que la loi française sera retenue, de sorte que les deux formulations d’automaticité sont inexactes.

4. À propos du domaine du droit international privé :

Il appréhende les mouvements transfrontières des personnes privées.
Il relève des relations privées impliquant plusieurs espaces étatiques.
Il s’intéresse aux personnes morales engagées dans des mouvements transfrontières.
Il concerne les personnes physiques qui franchissent les frontières entre États.
Il prend en considération l’existence d’États souverains distincts.

Il appréhende les mouvements transfrontières des personnes privées. · Il relève des relations privées impliquant plusieurs espaces étatiques. · Il s’intéresse aux personnes morales engagées dans des mouvements transfrontières. · Il concerne les personnes physiques qui franchissent les frontières entre États. · Il prend en considération l’existence d’États souverains distincts.

Explication

Le droit international privé appréhende les mouvements transfrontières des personnes privées, qu’elles soient physiques ou morales. Ces mouvements se déroulent entre des États souverains et impliquent plusieurs espaces étatiques.

5. Concernant les conceptions universaliste et particulariste du droit international privé, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le particularisme s’oppose à l’idée d’un droit international privé identique pour tous.
L’universalisme considère que chaque État possède son propre droit international privé.
Les deux conceptions se distinguent par le degré d’unification recherché.
La conception particulariste rattache le droit international privé à chaque État.
La conception universaliste recherche un droit international privé commun aux États.

Le particularisme s’oppose à l’idée d’un droit international privé identique pour tous. · Les deux conceptions se distinguent par le degré d’unification recherché. · La conception particulariste rattache le droit international privé à chaque État. · La conception universaliste recherche un droit international privé commun aux États.

Explication

L’universalisme vise des règles communes à tous les États, tandis que le particularisme rattache le droit international privé à chaque État. La troisième formulation inverse ces deux conceptions ; la distinction porte bien sur le degré d’unification recherché.

6. La Convention de Vienne de 1980 relative à la vente internationale de marchandises :

Elle porte également sur l’exécution des ventes internationales de marchandises.
Elle s’inscrit dans une logique d’harmonisation des ventes internationales.
Elle régit largement la formation des contrats de vente internationale de marchandises.
Elle concerne principalement les contrats de travail conclus entre États.
Elle est applicable dans exactement cinquante États.

Elle porte également sur l’exécution des ventes internationales de marchandises. · Elle s’inscrit dans une logique d’harmonisation des ventes internationales. · Elle régit largement la formation des contrats de vente internationale de marchandises.

Explication

La Convention de Vienne de 1980 régit largement la formation et l’exécution des contrats de vente internationale de marchandises. Elle ne concerne pas principalement les contrats de travail et s’applique dans 94 États, non dans cinquante.

7. Quelles sont les réponses exactes au sujet des conceptions française et restrictive du droit international privé ?

La conception française se limite à déterminer la loi applicable.
La France adopte une conception extensive du droit international privé.
Certains États retiennent une conception restrictive du droit international privé.
La conception française dépasse la seule désignation de la loi applicable.
La conception universaliste recherche des règles propres à chaque État.

La France adopte une conception extensive du droit international privé. · Certains États retiennent une conception restrictive du droit international privé. · La conception française dépasse la seule désignation de la loi applicable.

Explication

La France adopte une conception extensive du droit international privé, qui dépasse la seule détermination de la loi applicable. Certains États retiennent au contraire une conception restrictive, limitée notamment à la loi applicable. La conception universaliste recherche un droit international privé commun à tous les États, tandis que la conception particulariste rattache ce droit à chaque État.

8. Concernant l’attribution et l’acquisition de la nationalité française :

L’acquisition de la nationalité française intervient au cours de la vie.
L’attribution de la nationalité française intervient dès la naissance.
L’acquisition de la nationalité française intervient avant la naissance.
L’attribution établit l’allégeance de l’individu à la France dès sa naissance.
L’attribution de la nationalité française suppose une démarche ultérieure.

L’acquisition de la nationalité française intervient au cours de la vie. · L’attribution de la nationalité française intervient dès la naissance. · L’attribution établit l’allégeance de l’individu à la France dès sa naissance.

Explication

L’attribution de la nationalité française intervient dès la naissance et établit alors l’allégeance de l’individu à la France. L’acquisition intervient au cours de la vie, et non avant la naissance. Une démarche ultérieure peut concerner l’acquisition, mais elle ne caractérise pas l’attribution.

9. Concernant les articles 14 et 15 du Code civil, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’article 14 donne compétence aux tribunaux français lorsque le demandeur est français.
L’article 15 permet de traduire un défendeur français devant un tribunal français.
L’article 14 vise le défendeur français dans les obligations contractées à l’étranger.
La nationalité française du demandeur constitue le critère associé à l’article 14.
L’article 15 concerne notamment les obligations contractées à l’étranger.

L’article 14 donne compétence aux tribunaux français lorsque le demandeur est français. · L’article 15 permet de traduire un défendeur français devant un tribunal français. · La nationalité française du demandeur constitue le critère associé à l’article 14. · L’article 15 concerne notamment les obligations contractées à l’étranger.

Explication

L’article 14 concerne le demandeur français et donne compétence aux tribunaux français. L’article 15 concerne le défendeur français, notamment pour des obligations contractées à l’étranger ; la troisième formulation inverse donc le rôle des deux articles.

10. Une société possède un siège statutaire distinct du lieu où sa direction exerce effectivement ses fonctions. Concernant sa nationalité :

Le siège statutaire crée une présomption concernant la localisation du siège réel.
Sa nationalité résulte en principe de la localisation de son siège réel.
Le siège réel correspond au siège de sa direction effective.
La nationalité d’une société dépend en principe de son activité commerciale principale.
La nationalité d’une société est régie par les articles 17 à 33-2 du Code civil.

Le siège statutaire crée une présomption concernant la localisation du siège réel. · Sa nationalité résulte en principe de la localisation de son siège réel. · Le siège réel correspond au siège de sa direction effective.

Explication

La nationalité d’une société résulte en principe de la localisation de son siège réel, correspondant au siège de sa direction effective. Le siège statutaire présume la localisation de ce siège réel, sans déterminer à lui seul la nationalité. Les articles 17 à 33-2 du Code civil concernent le droit de la nationalité française, et l’activité commerciale principale ne constitue pas le critère indiqué.

11. Concernant la citoyenneté européenne et la nationalité :

La citoyenneté européenne confère des droits aux ressortissants concernés.
La citoyenneté européenne constitue une citoyenneté distincte de la nationalité étatique.
La citoyenneté européenne suppose un rattachement préalable à un État membre.
La citoyenneté européenne impose des obligations générales aux citoyens européens.
La citoyenneté européenne complète la nationalité d’un État membre de l’Union européenne.

La citoyenneté européenne confère des droits aux ressortissants concernés. · La citoyenneté européenne constitue une citoyenneté distincte de la nationalité étatique. · La citoyenneté européenne suppose un rattachement préalable à un État membre. · La citoyenneté européenne complète la nationalité d’un État membre de l’Union européenne.

Explication

La citoyenneté européenne complète la nationalité d’un État membre et repose sur ce rattachement. Elle confère des droits, mais aucune obligation selon la définition donnée ; elle ne constitue donc pas une source d’obligations générales.

12. Dans l’arrêt Rottmann rendu le 2 mars 2010, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

La CJUE admet qu’un retrait frauduleux de naturalisation puisse répondre à l’intérêt général.
L’arrêt Rottmann a été rendu par la Cour européenne des droits de l’homme.
L’arrêt Rottmann a été rendu le 2 mars 2012.
Dans l’arrêt Rottmann, la CJUE subordonne le retrait frauduleux au principe de subsidiarité.
La CJUE exclut tout retrait de naturalisation obtenu par des manœuvres frauduleuses.

La CJUE admet qu’un retrait frauduleux de naturalisation puisse répondre à l’intérêt général.

Explication

Dans l’arrêt Rottmann du 2 mars 2010, la CJUE admet qu’un retrait fondé sur une fraude puisse poursuivre un motif d’intérêt général. Cette possibilité reste soumise au principe de proportionnalité ; l’arrêt a été rendu par la CJUE, le 2 mars 2010, et non par la Cour européenne des droits de l’homme. La CJUE n’exclut donc pas un retrait obtenu par des manœuvres frauduleuses.

13. Lorsqu’un retrait de nationalité entraîne la perte de la citoyenneté européenne, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La proportionnalité du retrait peut être contestée devant le Conseil constitutionnel.
La perte de citoyenneté européenne rend tout contrôle juridictionnel impossible.
La contestation de proportionnalité relève de la Cour européenne des droits de l’homme.
La proportionnalité du retrait peut être contestée devant la Cour de justice de l’Union européenne.
La perte de citoyenneté européenne empêche toute contestation du retrait.

La proportionnalité du retrait peut être contestée devant la Cour de justice de l’Union européenne.

Explication

Lorsque le retrait de nationalité fait perdre la citoyenneté européenne, sa proportionnalité peut être contestée devant la Cour de justice de l’Union européenne. Ce contrôle ne relève pas du Conseil constitutionnel, des juridictions pénales nationales ou de la Cour européenne des droits de l’homme. La perte de citoyenneté européenne ne rend donc pas tout contrôle juridictionnel impossible et n’empêche pas la contestation du retrait.

14. Les caractéristiques de la condition des étrangers comprennent :

Elle correspond à la nationalité détenue par une personne étrangère.
Elle désigne les prérogatives reconnues aux étrangers sur le territoire français.
Elle concerne les droits dont disposent les étrangers en France.
Elle porte sur la situation juridique des étrangers présents en France.
Elle désigne le rattachement juridique d’une personne à un État.

Elle désigne les prérogatives reconnues aux étrangers sur le territoire français. · Elle concerne les droits dont disposent les étrangers en France. · Elle porte sur la situation juridique des étrangers présents en France.

Explication

La condition des étrangers concerne les prérogatives et les droits des étrangers sur le territoire français. Elle ne désigne pas leur rattachement à un État, lequel relève de la nationalité.

15. Parmi les propositions suivantes concernant la condition des étrangers, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le droit de l’Union traite les étrangers selon leur nationalité française ou étrangère.
Les étrangers citoyens de l’Union relèvent d’un cadre différent des étrangers hors Union.
Les ressortissants d’États tiers bénéficient du même cadre que les citoyens de l’Union.
Le droit de l’Union distingue les citoyens de l’Union des ressortissants d’États tiers.
La distinction européenne repose principalement sur le lieu de naissance des étrangers.

Les étrangers citoyens de l’Union relèvent d’un cadre différent des étrangers hors Union. · Le droit de l’Union distingue les citoyens de l’Union des ressortissants d’États tiers.

Explication

Le droit de l’Union européenne distingue les étrangers citoyens de l’Union des ressortissants d’États tiers. Ces deux catégories relèvent donc de cadres différents ; la distinction ne repose ni sur une identité de régime ni principalement sur le lieu de naissance.

16. Concernant l’influence du droit de l’Union sur la condition des étrangers, quelles sont les réponses exactes ?

Le principe européen de non-discrimination concerne les ressortissants de l’Union et non ceux d’États tiers.
Le principe européen de non-discrimination influence le régime applicable aux étrangers.
Le droit de l’Union écarte toute règle de non-discrimination envers les étrangers.
Le régime des étrangers est déterminé sans influence du droit de l’Union européenne.
Le principe de non-discrimination intervient dans le traitement juridique des étrangers.

Le principe européen de non-discrimination influence le régime applicable aux étrangers. · Le principe de non-discrimination intervient dans le traitement juridique des étrangers.

Explication

Le principe de non-discrimination du droit de l’Union influence le régime applicable aux étrangers et intervient dans leur traitement juridique. Cette influence ne disparaît pas et le régime des étrangers n’est pas déterminé indépendamment du droit de l’Union européenne. Le principe ne se limite pas aux ressortissants d’États tiers et ne concerne pas exclusivement les ressortissants de l’Union.

17. À propos des relations privées et des personnes vulnérables, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le droit international privé peut protéger les consommateurs vulnérables.
Les salariés peuvent bénéficier d’une protection liée à leur vulnérabilité.
Les internautes ne peuvent pas être considérés comme des parties vulnérables.
Les assurés peuvent être concernés par une protection particulière.
Les personnes vulnérables se limitent aux consommateurs et aux salariés.

Le droit international privé peut protéger les consommateurs vulnérables. · Les salariés peuvent bénéficier d’une protection liée à leur vulnérabilité. · Les assurés peuvent être concernés par une protection particulière.

Explication

Le droit international privé protège parfois les consommateurs, les salariés et les assurés en raison de leur vulnérabilité. Cette vulnérabilité peut aussi concerner les internautes, les locataires et les adultes vulnérables ; elle ne se limite donc pas aux deux premières catégories.

18. Un État intervient dans une relation contractuelle comme une personne privée. Quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

L’État opérateur se distingue de l’État exerçant sa puissance publique.
La qualification d’État opérateur concerne une intervention étatique de nature privée.
L’État opérateur agit comme une personne privée dans la relation concernée.
Cette situation rend moins nette la frontière entre droit privé et droit public.
Cet État peut être qualifié d’État opérateur.

L’État opérateur se distingue de l’État exerçant sa puissance publique. · La qualification d’État opérateur concerne une intervention étatique de nature privée. · L’État opérateur agit comme une personne privée dans la relation concernée. · Cette situation rend moins nette la frontière entre droit privé et droit public. · Cet État peut être qualifié d’État opérateur.

Explication

Un État opérateur intervient dans une relation comme une personne privée, ce qui correspond à une intervention étatique de nature privée. Cette situation rend incertaine la frontière entre droit international privé et droit international public, contrairement à l’exercice de la puissance publique.

19. Concernant l’extranéité et l’internationalité, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’extranéité se détermine par le lieu de conclusion du contrat.
L’extranéité suppose que le juge saisi appartienne à un ordre juridique étranger.
L’internationalité dépend de la nationalité du juge saisi.
L’internationalité peut reposer sur des flux économiques transfrontières.
L’extranéité rattache un rapport de droit à un ordre juridique étranger.

L’internationalité peut reposer sur des flux économiques transfrontières. · L’extranéité rattache un rapport de droit à un ordre juridique étranger.

Explication

L’extranéité constitue un rattachement du rapport de droit à un autre ordre juridique, notamment par la nationalité, le lieu d’exécution du contrat, le lieu du décès, la situation du bien, le domicile ou la résidence. Le lieu de conclusion du contrat ne figure pas parmi ces principaux éléments, et l’extranéité ne suppose pas que le juge saisi appartienne à un ordre juridique étranger. L’internationalité peut reposer sur des flux économiques transfrontières et ne dépend pas de la nationalité du juge saisi.

20. Les principaux éléments d’extranéité comprennent :

Le lieu d’exécution du contrat peut constituer un élément d’extranéité.
La nationalité d’une personne peut constituer un élément d’extranéité.
Le montant du contrat constitue un élément d’extranéité principal.
La situation du bien peut constituer un élément d’extranéité.
La durée de la procédure constitue un élément d’extranéité principal.

Le lieu d’exécution du contrat peut constituer un élément d’extranéité. · La nationalité d’une personne peut constituer un élément d’extranéité. · La situation du bien peut constituer un élément d’extranéité.

Explication

La nationalité, le lieu d’exécution du contrat et la situation du bien figurent parmi les principaux éléments d’extranéité. Le montant du contrat et la durée de la procédure ne sont pas mentionnés comme des éléments principaux.

21. Lorsqu’un rapport de droit comporte un ou plusieurs éléments d’extranéité :

La présence d’un élément d’extranéité supprime la question de compétence.
Le DIP intervient après la détermination définitive du droit applicable.
Le DIP organise d’abord la solution matérielle du litige entre les parties.
La répartition entre les États précède l’organisation de la résolution du rapport.
Le DIP répartit d’abord le rapport de droit entre les États concernés.

La répartition entre les États précède l’organisation de la résolution du rapport. · Le DIP répartit d’abord le rapport de droit entre les États concernés.

Explication

Le DIP commence par répartir le rapport de droit entre les États, puis organise sa résolution. Il ne règle donc pas d’abord le fond du litige, n’intervient pas après une détermination définitive de la loi applicable et la compétence demeure une question pertinente.

22. Parmi les propositions suivantes concernant les degrés d’internationalité, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une situation subjectivement internationale dépend de la conduite ou du choix des parties.
Une situation subjectivement internationale demeure internationale malgré toute situation des parties.
Une situation objectivement internationale varie selon le juge saisi.
L’internationalité subjective peut redevenir interne selon le comportement des parties.
Une situation objectivement internationale conserve ce caractère quel que soit le juge saisi.

Une situation subjectivement internationale dépend de la conduite ou du choix des parties. · L’internationalité subjective peut redevenir interne selon le comportement des parties. · Une situation objectivement internationale conserve ce caractère quel que soit le juge saisi.

Explication

L’internationalité objective est indépendante du juge saisi. L’internationalité subjective dépend du comportement ou du rattachement choisi par les parties et peut ainsi redevenir interne selon leur situation.

23. À propos de la fonction du droit international privé, quelles sont les propositions exactes ?

Le DIP détermine la compétence des États dans les rapports internationaux.
Le DIP est devenu un droit de régulation dépourvu de fonction répartitrice.
Le DIP organise la répartition sans toucher au fond du rapport international.
Le DIP exerce historiquement une fonction limitée au règlement matériel du litige.
Le DIP détermine la loi applicable au rapport international.

Le DIP détermine la compétence des États dans les rapports internationaux. · Le DIP détermine la loi applicable au rapport international.

Explication

Historiquement, le DIP est un droit de répartition qui détermine notamment la compétence et la loi applicable. Il devient aussi un droit de régulation touchant au fond du rapport international, sans perdre sa fonction répartitrice.

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Qu'est-ce que le droit international privé selon Pierre Mayer ?

C'est le droit spécial applicable aux personnes privées dans les relations juridiques internationales.

Quelles personnes concerne le droit international privé ?

Les personnes physiques et morales évoluant dans la sphère internationale.

Quelles questions une relation privée internationale peut-elle soulever ?

La compétence du juge français et l’application de la loi française.

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