QCM : Droits des malades et démocratie sanitaire — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. En quelle année Bernard Kouchner a-t-il créé Médecins Sans Frontières ?

En 1975
En 1971
En 1979
En 1980

En 1971

Explication

Bernard Kouchner crée Médecins Sans Frontières en 1971, au début de son parcours humanitaire. La création de Médecins du Monde intervient plus tard, en 1980, après son départ de cette organisation.

2. Quelle évolution caractérise le parcours de Bernard Kouchner entre l’action humanitaire et ses engagements ultérieurs ?

Il passe de la diplomatie internationale à l’action humanitaire, puis à la médecine universitaire en France
Il passe de la politique nationale à la recherche médicale, puis à des missions hospitalières en Afrique
Il passe de l’action humanitaire à la politique nationale, puis à des missions internationales de l’ONU au Kosovo
Il passe de la pratique hospitalière à l’enseignement, puis à la direction d’organisations humanitaires privées

Il passe de l’action humanitaire à la politique nationale, puis à des missions internationales de l’ONU au Kosovo

Explication

Son parcours suit une évolution allant de l’action humanitaire à la politique nationale, puis aux missions internationales de l’ONU au Kosovo entre 1999 et 2001. Les autres propositions remplacent cette succession par des activités qui ne correspondent pas au parcours indiqué.

3. Dans quel document la notion de droit des malades apparaît-elle pour la première fois en 1970 ?

Le rapport Ducamin sur l’humanisation des hôpitaux
La première charte des malades publiée en 1974
La charte du patient hospitalisé publiée en 1995
La charte de la personne hospitalisée publiée en 2006

Le rapport Ducamin sur l’humanisation des hôpitaux

Explication

La notion de droit des malades apparaît pour la première fois en 1970 dans le rapport Ducamin consacré à l’humanisation des hôpitaux. Les chartes citées sont publiées ultérieurement et ne constituent donc pas le document initial.

4. Quelle succession retrace correctement l’évolution des chartes relatives aux personnes hospitalisées ?

Première charte des malades en 1974, charte du patient hospitalisé en 1980, charte actuelle en 2006
Première charte des malades en 1974, charte du patient hospitalisé en 1995, charte actuelle en 2006
Première charte des malades en 1970, charte du patient hospitalisé en 1974, charte actuelle en 1995
Première charte des malades en 1970, charte du patient hospitalisé en 1995, charte actuelle en 2006

Première charte des malades en 1974, charte du patient hospitalisé en 1995, charte actuelle en 2006

Explication

La première charte est publiée en 1974, la deuxième en 1995 et la charte actuelle de la personne hospitalisée en 2006. Le rapport de 1970 marque l’apparition de la notion de droit des malades, mais ne correspond pas à la première charte.

5. Sur quel principe les grandes conférences internationales consacrées à la promotion de la santé fondent-elles leur objectif d’amélioration du bien-être collectif ?

Une concentration des ressources dans les établissements spécialisés
Une harmonisation des pratiques médicales entre les pays
Une plus grande équité en matière de santé
Une priorité donnée aux soins curatifs dans les systèmes hospitaliers

Une plus grande équité en matière de santé

Explication

Ces conférences mettent l’accent sur une plus grande équité en matière de santé afin d’améliorer la santé et le bien-être de chacun. Les autres réponses privilégient l’organisation des soins ou les pratiques médicales plutôt que l’équité comme principe directeur.

6. Comment les conférences internationales décrivent-elles la contribution de la promotion de la santé au développement ?

Elle se limite à l’amélioration des services médicaux dans les régions défavorisées
Elle concerne principalement la croissance économique des pays en développement
Elle contribue aux dimensions sociale, économique et environnementale dans tous les pays
Elle soutient surtout la protection de l’environnement dans les pays développés

Elle contribue aux dimensions sociale, économique et environnementale dans tous les pays

Explication

La promotion de la santé est présentée comme contribuant au développement social, économique et environnemental, dans les pays en développement comme dans les pays développés. La proposition centrée sur la seule croissance des pays en développement réduit donc cette portée à une dimension et à un contexte trop restreints.

7. Quelle est la date de promulgation de la loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, dite loi Kouchner ?

Le 11 février 2005
Le 27 juillet 1999
Le 4 mars 2002
Le 26 janvier 2016

Le 4 mars 2002

Explication

La loi Kouchner a été promulguée le 4 mars 2002. La date du 26 janvier 2016 concerne les Commissions des Usagers, et non cette loi.

8. Quels principes structurent la loi Kouchner de 2002 ?

Liberté médicale, secret professionnel, concurrence et responsabilité pénale
Prévention, hospitalisation, financement public et recherche médicale
Accessibilité, vaccination, innovation thérapeutique et gestion administrative
Solidarité, démocratie sanitaire, qualité du système de santé et réparation des risques sanitaires

Solidarité, démocratie sanitaire, qualité du système de santé et réparation des risques sanitaires

Explication

La loi repose sur quatre principes : la solidarité envers les personnes handicapées, la démocratie sanitaire, la qualité du système de santé et la réparation des conséquences des risques sanitaires. Les autres réponses mélangent certains objectifs possibles de santé avec des principes qui ne constituent pas cette structure juridique.

9. Quelle distinction décrit correctement l’apport de la loi Kouchner concernant les droits des personnes malades ?

Elle reconnaît des droits nouveaux sans renforcer les droits déjà existants
Elle codifie les devoirs médicaux sans modifier les droits des malades
Elle remplace les droits préexistants par des droits nouveaux
Elle consacre des droits préexistants et reconnaît aussi des droits nouveaux

Elle consacre des droits préexistants et reconnaît aussi des droits nouveaux

Explication

La loi consolide des droits déjà existants tout en en reconnaissant de nouveaux, afin d’accroître, d’unifier et de renforcer leur protection juridique. La consécration de droits préexistants ne signifie donc pas leur remplacement ni leur absence de renforcement.

10. Quel objectif le principe de solidarité envers les personnes handicapées poursuit-il notamment dans le cadre de l’affaire Perruche ?

Dissocier le préjudice des parents de celui de l’enfant
Supprimer l’indemnisation liée aux conséquences du handicap
Reconnaître un préjudice identique pour les parents et pour l’enfant
Réserver la réparation aux établissements ayant commis une faute

Dissocier le préjudice des parents de celui de l’enfant

Explication

Ce principe vise notamment à revenir sur la jurisprudence Perruche en distinguant juridiquement le préjudice des parents de celui de l’enfant. Il ne supprime pas toute indemnisation et ne confond pas les préjudices des différentes personnes concernées.

11. À quelle situation l’affaire Perruche renvoie-t-elle ?

Un enfant gravement handicapé après une rubéole maternelle non diagnostiquée
Un enfant atteint d’une maladie génétique dépistée après sa naissance
Une mère ayant subi une complication après une interruption médicale de grossesse
Un patient devenu handicapé après une erreur lors d’une intervention chirurgicale

Un enfant gravement handicapé après une rubéole maternelle non diagnostiquée

Explication

L’affaire concerne l’indemnisation du « préjudice d’être né » d’un enfant gravement handicapé, après une rubéole maternelle non diagnostiquée qui avait empêché une interruption médicale de grossesse. Les autres situations ne correspondent pas au mécanisme factuel de cette affaire.

12. Autour de quels éléments le principe de démocratie sanitaire s’articule-t-il ?

Les droits des patients, les droits des usagers et la responsabilité des professionnels
La prévention, la promotion de la santé et la coopération entre établissements
La réparation des risques, l’indemnisation des victimes et la responsabilité civile
La compétence médicale, le financement hospitalier et la recherche biomédicale

Les droits des patients, les droits des usagers et la responsabilité des professionnels

Explication

La démocratie sanitaire associe la reconnaissance des droits des patients, des droits des usagers du système de santé et de la responsabilité des professionnels. La compétence, la prévention et la réparation relèvent d’autres dimensions de la qualité ou de la protection sanitaire.

13. Quelle mesure contribue directement à la qualité du système de santé selon la loi Kouchner ?

Représenter les usagers, indemniser les victimes et reconnaître le préjudice d’être né
Unifier les droits des malades, modifier la jurisprudence et créer des commissions spécialisées
Accroître les droits des patients, organiser les recours et dissocier les préjudices
Renforcer la compétence et la déontologie, coopérer entre acteurs et développer la prévention

Renforcer la compétence et la déontologie, coopérer entre acteurs et développer la prévention

Explication

La qualité du système de santé repose notamment sur des obligations renforcées de compétence et de déontologie, la coopération des acteurs, ainsi que la prévention et la promotion de la santé. Les autres réponses regroupent surtout des éléments relatifs aux droits des patients, à la solidarité ou à la réparation.

14. Quelle situation correspond à un aléa thérapeutique ?

La conséquence d’une intervention réalisée sans indication médicale valable
La complication prévisible résultant d’un défaut d’information du patient
La survenue d’un dommage provoqué par une erreur technique du praticien
La réalisation sans faute d’un risque accidentel inhérent à l’acte médical

La réalisation sans faute d’un risque accidentel inhérent à l’acte médical

Explication

L’aléa thérapeutique désigne un risque accidentel inhérent à l’acte médical qui se réalise sans faute du praticien. Un dommage causé par une erreur technique relève au contraire d’une faute médicale.

15. Quelle décision a admis une responsabilité sans faute des établissements hospitaliers en cas d’aléa médical ou chirurgical ?

La loi du 21 juillet 2009 créant les agences régionales de santé
La loi du 22 avril 2005 relative à la fin de vie
L’arrêt Nicolo du Conseil d’État rendu le 20 octobre 1989
L’arrêt Bianchi du Conseil d’État rendu le 9 avril 1993

L’arrêt Bianchi du Conseil d’État rendu le 9 avril 1993

Explication

Dans l’arrêt Bianchi du 9 avril 1993, le Conseil d’État a admis une responsabilité sans faute des établissements hospitaliers pour certains aléas médicaux ou chirurgicaux. Cette solution se distingue d’une responsabilité fondée sur la faute du praticien.

16. Depuis la loi de 2002, comment l’aléa thérapeutique peut-il être pris en charge lorsqu’il survient dans un établissement privé ?

Il relève de l’établissement privé lorsque le patient a signé un consentement
Il est exclu du dispositif dès lors que l’intervention n’a pas lieu dans un hôpital public
Il reste pris en charge par le praticien dès qu’un risque médical se réalise
Il peut être indemnisé notamment par l’ONIAM, y compris dans le secteur privé

Il peut être indemnisé notamment par l’ONIAM, y compris dans le secteur privé

Explication

Depuis 2002, la prise en charge de l’aléa thérapeutique s’étend aux établissements privés, notamment grâce à l’ONIAM. La signature d’un consentement ne transforme pas automatiquement l’aléa en responsabilité du praticien.

17. Quel changement est associé à la loi du 9 août 2004 ?

Elle crée les Agences régionales de santé et organise davantage le parcours de soins
Elle renforce la participation des usagers et fait de la Conférence nationale de santé un lieu de concertation
Elle instaure les directives anticipées et renforce le droit de refuser les soins en fin de vie
Elle supprime le numerus clausus et développe la télémédecine dans les territoires

Elle renforce la participation des usagers et fait de la Conférence nationale de santé un lieu de concertation

Explication

La loi du 9 août 2004 renforce la participation des usagers aux politiques publiques de santé et donne à la Conférence nationale de santé un rôle de concertation. Les directives anticipées relèvent de la loi du 22 avril 2005.

18. Que prévoit principalement la loi du 22 avril 2005 concernant la fin de vie ?

Elle organise la création des agences régionales chargées de coordonner les soins
Elle développe la représentation des usagers dans les commissions des établissements de santé
Elle permet l’intervention du juge lors de soins psychiatriques sans consentement
Elle renforce le droit du patient de refuser les soins et instaure les directives anticipées

Elle renforce le droit du patient de refuser les soins et instaure les directives anticipées

Explication

La loi du 22 avril 2005 affirme le droit du patient de refuser les soins et instaure les directives anticipées pour exprimer à l’avance ses volontés. L’intervention du juge en psychiatrie sans consentement est liée à la loi du 5 juillet 2011.

19. Quelle mesure caractérise la loi HPST du 21 juillet 2009 ?

La création des Agences régionales de santé pour faciliter le parcours vers des soins sûrs et de qualité
La généralisation du tiers payant et le renforcement des représentants dans les Commissions des Usagers
L’instauration des directives anticipées pour encadrer les décisions de fin de vie
La suppression du numerus clausus et le déploiement des télésoins dans l’offre médicale

La création des Agences régionales de santé pour faciliter le parcours vers des soins sûrs et de qualité

Explication

La loi HPST garantit un égal accès à des soins sûrs et de qualité, facilite le parcours de soins et crée les Agences régionales de santé. Le tiers payant généralisé est associé à la loi Touraine de 2016.

20. Quelle évolution est attribuée à la loi Touraine du 26 janvier 2016 ?

Elle supprime le numerus clausus et introduit les télésoins dans le système de santé
Elle renforce le rôle des représentants des usagers et généralise le tiers payant
Elle crée les Agences régionales de santé et garantit la coordination territoriale des soins
Elle instaure les directives anticipées et affirme le refus des soins par le patient

Elle renforce le rôle des représentants des usagers et généralise le tiers payant

Explication

La loi Touraine renforce la représentation des usagers, notamment dans les Commissions des Usagers, et généralise le tiers payant. La suppression du numerus clausus et le déploiement des télésoins relèvent de la loi du 24 juillet 2019.

21. Quelle évolution caractérise les droits des patients depuis 2002 ?

Le consentement est remplacé par une participation collective aux décisions concernant chaque patient
L’information et le consentement sont devenus des références communes, avec une valorisation accrue de l’autonomie
La décision médicale est davantage confiée aux établissements afin de réduire les choix individuels
L’autonomie est limitée aux situations où aucune information médicale n’est nécessaire

L’information et le consentement sont devenus des références communes, avec une valorisation accrue de l’autonomie

Explication

Depuis 2002, l’information, le consentement et les droits des patients constituent des références communes, tandis que l’autonomie est davantage valorisée. La participation collective ne remplace pas la décision personnelle du patient concernant ses soins.

22. Que signifie l’autodétermination dans le champ de la santé ?

Le respect de la dignité, de l’autonomie, de la liberté de choisir et de l’indépendance de la personne
La possibilité pour les professionnels de décider à la place d’une personne jugée vulnérable
La priorité donnée aux décisions de la famille lorsque la personne rencontre une difficulté
La capacité d’un établissement à imposer un projet de soins conforme à ses ressources

Le respect de la dignité, de l’autonomie, de la liberté de choisir et de l’indépendance de la personne

Explication

L’autodétermination reconnaît à la personne une dignité intrinsèque, une autonomie, une liberté de choix et une indépendance. Une décision imposée par les professionnels ou la famille contredit cette exigence de liberté.

23. Quelle difficulté de démocratie en santé la pandémie de Covid-19 a-t-elle notamment révélée ?

Des atteintes au secret médical, un manque de transparence, l’isolement et des discriminations envers certains malades
Une disparition des besoins de coordination entre les patients, les professionnels et les institutions sanitaires
Une réduction des tensions éthiques parce que les décisions sanitaires ont été prises sans effets sociaux durables
Une amélioration uniforme de l’accès aux soins grâce à la suppression des différences entre les groupes de malades

Des atteintes au secret médical, un manque de transparence, l’isolement et des discriminations envers certains malades

Explication

La pandémie a mis en évidence plusieurs limites de la démocratie en santé, notamment des atteintes au secret médical, un manque de transparence, l’isolement et des discriminations. Elle n’a donc pas supprimé les tensions éthiques ni garanti une égalité uniforme entre les patients.

24. Pourquoi le tri de l’accès aux soins en période de pénurie pose-t-il un problème de démocratie sanitaire ?

Parce qu’il peut conduire à une inégalité de traitement liée au manque de places, de matériel, de médicaments ou de personnels formés
Parce qu’il concerne principalement la liberté de choisir son médecin plutôt que l’accès effectif aux soins
Parce qu’il garantit que chaque patient reçoit un traitement identique indépendamment de sa situation clinique
Parce qu’il transfère automatiquement toutes les décisions médicales aux représentants des usagers

Parce qu’il peut conduire à une inégalité de traitement liée au manque de places, de matériel, de médicaments ou de personnels formés

Explication

Le tri lié aux pénuries peut produire des différences d’accès aux soins selon la disponibilité des ressources, ce qui va à l’encontre du droit à l’égalité de traitement. Il ne garantit donc pas une prise en charge identique pour chaque patient.

25. Quelle est la date de lancement de Mon espace santé par le gouvernement ?

Le 12 octobre 2022
Le 15 janvier 2021
Le 8 mars 2023
Le 3 février 2022

Le 3 février 2022

Explication

Mon espace santé a été lancé par le gouvernement le 3 février 2022. La date de janvier 2021 ne correspond pas à son lancement officiel.

26. Quels acteurs ont collaboré à la conception de Mon espace santé ?

Les collectivités territoriales, les banques, les assureurs et les opérateurs télécoms
Les hôpitaux universitaires, les pharmacies, les chercheurs et les entreprises numériques
Les associations de patients, les mutuelles, les médecins libéraux et les services sociaux
L’Assurance maladie, les professionnels, les établissements, les industriels et les usagers

L’Assurance maladie, les professionnels, les établissements, les industriels et les usagers

Explication

Mon espace santé résulte d’une collaboration réunissant l’Assurance maladie, les professionnels et établissements de santé, les industriels ainsi que les associations d’usagers. Les autres groupes cités ne reprennent pas l’ensemble des partenaires indiqués.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Droits des malades et démocratie sanitaire.

Quel métier exerçait Bernard Kouchner avant son départ au Nigeria en 1967 ?

Médecin gastroentérologue.

Quelle mission Bernard Kouchner assurait-il au Nigeria en 1967 ?

La permanence de la Croix-Rouge et du Secours Médical Français.

En quelle année Bernard Kouchner a-t-il créé Médecins Sans Frontières ?

En 1971.

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Consultez la fiche de révision complète sur Droits des malades et démocratie sanitaire.

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