QCM : Finances publiques françaises (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi le budget de l’État est-il considéré comme un instrument politique ?

Parce qu’il fixe les règles de fonctionnement des entreprises privées et des ménages
Parce qu’il permet de choisir les dépenses et les ressources nécessaires à l’action publique
Parce qu’il détermine la composition des assemblées et la durée des mandats
Parce qu’il organise les relations diplomatiques et la défense des frontières

Parce qu’il permet de choisir les dépenses et les ressources nécessaires à l’action publique

Explication

Le budget traduit des choix politiques en déterminant les ressources mobilisées et les dépenses consacrées à l’action publique. Il ne règle pas directement la composition des institutions ni les relations diplomatiques.

2. Pour quelle raison toute politique publique nécessite-t-elle un budget ?

Parce que chaque politique publique doit être financée par des entreprises privées
Parce que les ministères doivent équilibrer leurs comptes avec des recettes commerciales
Parce que les besoins publics sont déterminés par le montant des dépenses précédentes
Parce que l’État doit disposer de moyens financiers pour répondre aux besoins publics

Parce que l’État doit disposer de moyens financiers pour répondre aux besoins publics

Explication

Les politiques publiques et les actions ministérielles exigent des ressources financières afin que l’État puisse répondre aux besoins collectifs. Leur financement ne repose pas nécessairement sur des recettes commerciales ou privées.

3. Quelle opposition distingue la conception libérale de la conception interventionniste des finances publiques ?

La conception libérale organise l’intervention étatique, tandis que la conception interventionniste écarte les finances publiques
La conception libérale accroît les dépenses publiques, tandis que la conception interventionniste réduit l’action économique de l’État
La conception libérale limite les finances publiques, tandis que la conception interventionniste les mobilise pour redistribuer et agir sur l’économie
La conception libérale redistribue les richesses, tandis que la conception interventionniste protège le libre jeu des initiatives privées

La conception libérale limite les finances publiques, tandis que la conception interventionniste les mobilise pour redistribuer et agir sur l’économie

Explication

La conception libérale cherche à préserver les initiatives privées en limitant les finances publiques, alors que la conception interventionniste utilise celles-ci pour redistribuer et influencer l’économie. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux rôles.

4. Depuis quelle année les budgets français sont-ils présentés de manière déficitaire ?

Depuis 1981, lorsque les dépenses sociales ont augmenté rapidement
Depuis 1974, lorsque les ressources ne couvrent plus les besoins de l’État
Depuis 2008, lorsque la crise financière a réduit les recettes publiques
Depuis 1992, lorsque les critères européens ont été adoptés

Depuis 1974, lorsque les ressources ne couvrent plus les besoins de l’État

Explication

Les budgets français sont présentés de manière déficitaire depuis 1974, car les ressources ne suffisent pas à couvrir les besoins de l’État. Un budget déficitaire existe bien : il présente simplement des dépenses supérieures aux recettes.

5. Quelles solutions l’État peut-il envisager pour financer un budget déficitaire ?

Réduire les impôts, rembourser les prêteurs ou augmenter les dépenses ministérielles
Accroître les dépenses, supprimer les recettes ou annuler les emprunts publics
Augmenter les impôts, emprunter ou réduire les dépenses publiques
Transférer les dépenses aux ménages, interrompre les recettes ou vendre la monnaie nationale

Augmenter les impôts, emprunter ou réduire les dépenses publiques

Explication

Pour financer un déficit, l’État peut augmenter les prélèvements, recourir à l’emprunt ou diminuer ses dépenses. Les autres réponses associent des mesures qui aggraveraient le déséquilibre ou ne correspondent pas aux arbitrages indiqués.

6. Que désigne la charge de la dette publique ?

Le montant des impôts affectés au remboursement du capital emprunté par les administrations
Le montant total des intérêts à rembourser aux prêteurs après des emprunts publics
Le montant annuel correspondant à l’écart entre les recettes et les dépenses publiques
Le volume cumulé des emprunts contractés par l’État au cours de plusieurs années

Le montant total des intérêts à rembourser aux prêteurs après des emprunts publics

Explication

La charge de la dette correspond aux intérêts dus aux prêteurs en raison des emprunts publics. Elle ne se confond pas avec le déficit, qui mesure un solde annuel négatif, ni avec le montant cumulé de la dette.

7. Quel changement décrit l’évolution mentionnée de la dette française sur neuf ans ?

La dette est passée de 2 200 à 3 460 milliards d’euros, avec un emprunt obligataire à 6,14 %
La dette est passée de 3 460 à 2 200 milliards d’euros, avec un emprunt obligataire à 4,11 %
La dette est restée proche de 2 200 milliards d’euros, malgré un emprunt obligataire à 3,46 %
La dette est passée de 2 200 à 3 460 milliards d’euros, avec un emprunt obligataire à 4,11 %

La dette est passée de 2 200 à 3 460 milliards d’euros, avec un emprunt obligataire à 4,11 %

Explication

La France emprunte sur le marché obligataire à 4,11 %, tandis que le volume de sa dette a augmenté de 2 200 à 3 460 milliards d’euros en neuf ans. Les autres réponses modifient le sens de l’évolution ou le taux indiqué.

8. Que mesure le solde des finances publiques ?

La différence entre les dépenses de l’État central et celles des collectivités territoriales
Le résultat obtenu en comparant les recettes et les dépenses, sous forme d’excédent ou de déficit
Le montant accumulé des emprunts contractés par les administrations publiques au fil des années
Le total des intérêts versés aux prêteurs en raison des emprunts publics antérieurs

Le résultat obtenu en comparant les recettes et les dépenses, sous forme d’excédent ou de déficit

Explication

Le solde des finances publiques indique le résultat de la comparaison entre recettes et dépenses : il peut être excédentaire ou déficitaire. Il ne désigne pas l’accumulation des emprunts, qui correspond à la dette publique.

9. Comment le traité de Maastricht distingue-t-il les seuils de référence du déficit et de la dette publics ?

Le déficit est fixé à 3 % du PIB et la dette à 60 % du PIB
Le déficit est fixé à 60 % du PIB et la dette à 3 % du PIB
Le déficit et la dette sont chacun fixés à 3 % du PIB
Le déficit et la dette sont chacun fixés à 60 % du PIB

Le déficit est fixé à 3 % du PIB et la dette à 60 % du PIB

Explication

Le traité de Maastricht retient un seuil de 3 % du PIB pour le déficit public et de 60 % du PIB pour la dette publique. La confusion consiste à attribuer le seuil de 60 % au déficit et celui de 3 % à la dette.

10. Comment le déficit public français a-t-il évolué entre 2022 et 2024 ?

Il est passé de 5,8 % à 4,7 % du PIB
Il est passé de 4,7 % à 6,8 % du PIB
Il est passé de 3 % à 5,8 % du PIB
Il est passé de 4,7 % à 5,8 % du PIB

Il est passé de 4,7 % à 5,8 % du PIB

Explication

Le déficit public français a atteint 5,8 % du PIB en 2024, contre 4,7 % en 2022, ce qui correspond à une aggravation. Les autres évolutions ne reprennent pas les valeurs et le sens indiqués.

11. Quel solde résulte des recettes et des dépenses totales de l’État en 2026 ?

Un excédent de 135 milliards d’euros, obtenu en ajoutant 625 et 760 milliards
Un déficit de 135 milliards d’euros, obtenu par la différence entre 625 et 760 milliards
Un déficit de 1 385 milliards d’euros, obtenu par l’addition de 625 et 760 milliards
Un excédent de 135 milliards d’euros, obtenu par la différence entre 760 et 625 milliards

Un déficit de 135 milliards d’euros, obtenu par la différence entre 625 et 760 milliards

Explication

En 2026, les dépenses de 760 milliards d’euros dépassent les recettes de 625 milliards, ce qui produit un solde négatif de 135 milliards. Soustraire les recettes des dépenses permet d’obtenir l’ampleur du déficit, et non un excédent.

12. Que désigne la démocratie financière dans le cadre de l’impôt ?

Le pouvoir du Parlement d’autoriser les recettes et les dépenses publiques
Le pouvoir du Gouvernement de fixer les recettes et les dépenses publiques
Le pouvoir de la banque centrale de contrôler les dépenses publiques
Le pouvoir des citoyens d’exécuter directement le budget national

Le pouvoir du Parlement d’autoriser les recettes et les dépenses publiques

Explication

La démocratie financière correspond à l’autorisation parlementaire de percevoir les impôts et d’effectuer les dépenses. Le Gouvernement prépare et exécute le budget, mais il ne détient pas le pouvoir d’autorisation attribué au Parlement.

13. Quel principe l’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 affirme-t-il ?

Une dépense publique répartie entre les citoyens selon leur lieu de résidence
Une contribution décidée par le Gouvernement selon les besoins administratifs
Une contribution commune indispensable, répartie selon les facultés des citoyens
Un impôt identique pour chaque citoyen, indépendamment de ses ressources

Une contribution commune indispensable, répartie selon les facultés des citoyens

Explication

L’article 13 affirme qu’une contribution commune est indispensable et qu’elle doit être répartie selon les facultés des citoyens. Cette règle ne préconise donc pas une contribution identique pour tous.

14. Quel droit l’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 reconnaît-il aux citoyens ?

Constater la nécessité de l’impôt, y consentir, en suivre l’emploi et en déterminer les modalités
Fixer le montant des dépenses publiques et organiser les services financés par l’impôt
Demander des comptes à tout agent public sur la gestion de son administration
Contrôler l’exécution administrative du budget et nommer les agents chargés de le gérer

Constater la nécessité de l’impôt, y consentir, en suivre l’emploi et en déterminer les modalités

Explication

L’article 14 reconnaît aux citoyens le droit de constater la nécessité de l’impôt, de le consentir, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer les modalités. La demande de comptes aux agents publics relève de l’article 15.

15. Quel événement constitue en Angleterre un premier indice historique du consentement à l’impôt ?

La création d’une inspection financière en 1816
La création de l’impôt progressif en 1914
L’adoption de la Magna Carta en 1215
La réunion des États généraux en 1314

L’adoption de la Magna Carta en 1215

Explication

La Magna Carta de 1215 constitue en Angleterre un premier indice historique du consentement à l’impôt. Les autres événements concernent l’histoire française des finances publiques et des réformes fiscales.

16. Comment fonctionne l’impôt progressif créé en France en 1914 sur l’ensemble des revenus ?

La contribution diminue lorsque le revenu du contribuable augmente
Le montant dépend principalement de la nature des dépenses publiques
La contribution augmente avec le revenu du contribuable
Le taux reste identique quel que soit le revenu du contribuable

La contribution augmente avec le revenu du contribuable

Explication

L’impôt progressif fait augmenter la contribution avec le revenu. Un impôt proportionnel, contrairement à lui, conserve le même taux lorsque le revenu varie.

17. Quelle distinction caractérise la politique budgétaire et la politique monétaire ?

La politique budgétaire concerne la quantité de monnaie, tandis que la politique monétaire organise les recettes fiscales et les dépenses publiques
La politique budgétaire vise les taux directeurs, tandis que la politique monétaire détermine les investissements publics et les prélèvements
La politique budgétaire concerne les recettes et dépenses publiques, tandis que la politique monétaire agit sur la monnaie et les taux directeurs
La politique budgétaire relève de la banque centrale, tandis que la politique monétaire relève des administrations qui exécutent le budget

La politique budgétaire concerne les recettes et dépenses publiques, tandis que la politique monétaire agit sur la monnaie et les taux directeurs

Explication

La politique budgétaire agit sur les recettes et les dépenses publiques, alors que la politique monétaire agit sur la quantité de monnaie et les taux directeurs. Confondre ces deux politiques revient à attribuer à la banque centrale la gestion des recettes et dépenses publiques.

18. Lequel de ces ensembles correspond aux objectifs de la politique économique ?

Le plein emploi, la réduction de la monnaie, la hausse des taux et l’équilibre commercial
La croissance, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur
La baisse des impôts, la hausse des dépenses, la stabilité monétaire et l’équilibre intérieur
La croissance démographique, le contrôle des salaires, la baisse des prix et l’excédent budgétaire

La croissance, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur

Explication

Les objectifs mentionnés sont la croissance économique, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre de la balance extérieure. La réduction de la monnaie ou l’excédent budgétaire ne constituent pas la liste de ces objectifs généraux.

19. Que signifie l’inertie des masses budgétaires ?

La diminution progressive des dépenses publiques lorsque les engagements antérieurs arrivent à échéance
La décision des pouvoirs publics de maintenir les dépenses malgré une baisse des recettes fiscales
La tendance des dépenses publiques à croître spontanément sous l’effet de causes internes et externes
La capacité de la banque centrale à stabiliser la monnaie grâce aux taux directeurs

La tendance des dépenses publiques à croître spontanément sous l’effet de causes internes et externes

Explication

L’inertie des masses budgétaires désigne la tendance spontanée des dépenses publiques à augmenter sous l’effet de facteurs internes et externes. Le maintien volontaire des dépenses relève d’un choix budgétaire, et non de cette dynamique de croissance.

20. Que soutient la loi de Wagner formulée en 1880 ?

Les dépenses publiques tendent à augmenter plus que proportionnellement
Les recettes fiscales tendent à diminuer plus que proportionnellement
Les taux directeurs tendent à augmenter avec la masse monétaire
Les dépenses publiques restent proportionnelles à la croissance démographique

Les dépenses publiques tendent à augmenter plus que proportionnellement

Explication

La loi de Wagner, formulée en 1880, affirme que les dépenses publiques tendent à augmenter plus que proportionnellement. Elle porte sur la dynamique des dépenses publiques, et non sur les taux directeurs ou la seule évolution démographique.

21. Comment le droit des finances publiques est-il principalement caractérisé dans l’ordre juridique français ?

Comme une branche du droit civil, complétée par le droit commercial et le droit fiscal international
Comme une branche du droit constitutionnel spécial, complétée par le droit administratif et le droit de l’Union européenne
Comme une branche du droit pénal, complétée par le droit administratif et le droit des sociétés
Comme une branche du droit administratif général, complétée par le droit du travail et le droit constitutionnel comparé

Comme une branche du droit constitutionnel spécial, complétée par le droit administratif et le droit de l’Union européenne

Explication

Le droit des finances publiques relève principalement du droit constitutionnel spécial et comporte aussi des dimensions administratives et européennes. Le droit civil constitue une autre branche juridique et ne fournit pas le cadre principal de cette matière.

22. Quels organismes peuvent également relever du champ du droit des finances publiques en raison de leur participation à la gestion de ressources sociales ?

Des entreprises commerciales, notamment les sociétés d’exportation
Des organismes de droit privé, notamment les caisses de sécurité sociale
Des associations culturelles, notamment les fondations reconnues d’utilité publique
Des établissements bancaires, notamment les sociétés de crédit

Des organismes de droit privé, notamment les caisses de sécurité sociale

Explication

Le droit des finances publiques peut concerner des organismes de droit privé, en particulier les caisses de sécurité sociale. Leur statut privé n’empêche donc pas leur implication dans la gestion de ressources relevant des finances publiques.

23. Quels seuils budgétaires le traité de Maastricht de 1992 retient-il parmi les critères de convergence ?

Un déficit inférieur à 3 % du PIB et une dette inférieure à 60 % du PIB
Un déficit inférieur à 2 % du PIB et une dette inférieure à 50 % du PIB
Un déficit inférieur à 4 % du PIB et une dette inférieure à 80 % du PIB
Un déficit inférieur à 5 % du PIB et une dette inférieure à 70 % du PIB

Un déficit inférieur à 3 % du PIB et une dette inférieure à 60 % du PIB

Explication

Le traité de Maastricht fixe un seuil de déficit inférieur à 3 % du PIB et un seuil de dette inférieure à 60 % du PIB. Les autres couples de pourcentages ne correspondent pas aux valeurs de référence retenues.

24. Quel ensemble correspond aux critères économiques de convergence européenne ?

La croissance des salaires, du commerce extérieur, des dépenses publiques et la baisse de la fiscalité
La stabilité de l’emploi, des investissements, des échanges commerciaux et de la consommation
La stabilité des prix, du taux de change, des taux d’intérêt et la durabilité de la convergence
La convergence des déficits, des exportations, des prélèvements sociaux et des dépenses militaires

La stabilité des prix, du taux de change, des taux d’intérêt et la durabilité de la convergence

Explication

Les critères comprennent la stabilité des prix et du taux de change, la convergence des taux d’intérêt ainsi que la durabilité de la convergence. Les autres ensembles mentionnent des indicateurs économiques qui ne constituent pas cette liste de critères.

25. Quelle est la structure du pacte de stabilité et de croissance adopté en 1997 pour faire respecter les critères de Maastricht ?

Il comprend un volet monétaire et un volet fiscal
Il comprend un volet national et un volet international
Il comprend un volet annuel et un volet exceptionnel
Il comprend un volet préventif et un volet correctif

Il comprend un volet préventif et un volet correctif

Explication

Le pacte de stabilité et de croissance repose sur deux dimensions complémentaires : un volet préventif et un volet correctif. Il ne se divise pas principalement entre politique monétaire et politique fiscale.

26. Quel mécanisme caractérise le volet préventif de la surveillance européenne des budgets ?

Une réduction automatique des dépenses publiques décidée par la Banque centrale européenne
Une trajectoire pluriannuelle accompagnée d’un plan à moyen terme, d’un suivi de la Commission et de recommandations budgétaires
Une sanction financière appliquée après chaque écart aux valeurs de référence
Une procédure judiciaire nationale visant les responsables de l’exécution budgétaire

Une trajectoire pluriannuelle accompagnée d’un plan à moyen terme, d’un suivi de la Commission et de recommandations budgétaires

Explication

Le volet préventif organise le suivi en amont grâce à une trajectoire pluriannuelle, un plan budgétaire à moyen terme, un contrôle de la Commission et des recommandations intégrées au projet de loi de finances. La sanction financière relève plutôt de la logique corrective.

27. Quelle sanction financière le volet correctif européen peut-il imposer en cas de non-respect persistant des valeurs de référence ?

Une retenue de 5 % des recettes fiscales pendant toute la période de surveillance
Une amende de 0,05 % du PIB tous les six mois jusqu’au respect des valeurs de référence
Une amende de 0,5 % du PIB chaque année jusqu’à la réduction de la dette publique
Une contribution de 0,05 % du PIB versée une fois au début de la procédure

Une amende de 0,05 % du PIB tous les six mois jusqu’au respect des valeurs de référence

Explication

Le volet correctif peut imposer une amende correspondant à 0,05 % du PIB tous les six mois jusqu’au respect des valeurs de référence. Une amende annuelle de 0,5 % du PIB ne correspond ni au montant ni à la périodicité prévus.

28. En quelle année le Fonds monétaire international a-t-il été créé après les accords de Bretton-Woods ?

1973
1944
1951
1961

1944

Explication

Le Fonds monétaire international est créé en 1944 à la suite des accords de Bretton-Woods afin de contribuer à la stabilité monétaire. L’année 1961 correspond à la création de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques, et non à celle du FMI.

29. Quelle combinaison d’activités caractérise le rôle du Fonds monétaire international envers les États ?

Il organise des élections nationales et supervise les administrations publiques.
Il établit des normes volontaires et publie principalement des comparaisons statistiques.
Il les conseille, leur accorde des prêts et surveille leur situation économique.
Il fixe les taux d’imposition et adopte les budgets des États membres.

Il les conseille, leur accorde des prêts et surveille leur situation économique.

Explication

Le FMI conseille les États, leur octroie des prêts et surveille leur situation économique, notamment pour évaluer leur capacité de remboursement. L’élaboration d’expertise et de normes volontaires relève davantage du rôle de l’OCDE.

30. Quelle organisation a été créée en 1961 comme forum stratégique et centre d’expertise économique ?

Le Fonds monétaire international
La Banque des règlements internationaux
L’Organisation des Nations unies
L’Organisation pour la coopération et le développement économiques

L’Organisation pour la coopération et le développement économiques

Explication

L’Organisation pour la coopération et le développement économiques est créée en 1961 comme forum stratégique et centre d’expertise économique. Le FMI, lui, a été créé en 1944 dans le cadre des accords de Bretton-Woods.

31. Quelle répartition des compétences décrit correctement les rapports entre le Gouvernement et le Parlement en matière budgétaire ?

Le Gouvernement prépare et exécute le budget, tandis que le Parlement débat, vote et contrôle les lois de finances.
Le Parlement contrôle les recettes, tandis que le Gouvernement contrôle les dépenses sans intervention parlementaire.
Le Gouvernement débat et vote le budget, tandis que le Parlement en assure l’exécution administrative.
Le Parlement prépare et exécute le budget, tandis que le Gouvernement débat, vote et contrôle les lois de finances.

Le Gouvernement prépare et exécute le budget, tandis que le Parlement débat, vote et contrôle les lois de finances.

Explication

Le Gouvernement dispose de l’initiative financière, prépare et exécute le budget, alors que le Parlement l’autorise par le vote et contrôle les lois de finances. La confusion consiste à attribuer au Parlement la préparation et l’exécution du budget.

32. Quelle règle la loi organique du 2 janvier 1959 établit-elle concernant l’initiative des projets de loi de finances ?

Elle permet aux parlementaires de déposer des propositions de loi de finances concurrentes.
Elle réserve au Gouvernement le monopole de l’initiative des projets de loi de finances.
Elle partage l’initiative financière entre le Gouvernement et les collectivités territoriales.
Elle confie au Parlement l’initiative des projets, puis au Gouvernement leur exécution.

Elle réserve au Gouvernement le monopole de l’initiative des projets de loi de finances.

Explication

La loi organique du 2 janvier 1959 réserve au Gouvernement le monopole de l’initiative des projets de loi de finances. Les parlementaires peuvent débattre, voter et contrôler ces textes, mais ils ne déposent pas de proposition de loi de finances.

33. Dans quelle situation le rapport de force institutionnel est-il généralement favorable au Gouvernement en matière budgétaire ?

Lorsque les collectivités territoriales disposent d’une autorité financière reconnue.
Lorsqu’un gouvernement minoritaire doit rechercher des soutiens au cas par cas.
Lorsqu’une période de cohabitation oppose le Gouvernement et la majorité parlementaire.
Lorsque les majorités présidentielle et parlementaire concordent.

Lorsque les majorités présidentielle et parlementaire concordent.

Explication

La concordance des majorités renforce généralement la position du Gouvernement dans le rapport de force budgétaire. La cohabitation et le gouvernement minoritaire tendent au contraire à renforcer la capacité de résistance ou de contrôle du Parlement.

34. Quel délai l’Assemblée nationale possède-t-elle pour se prononcer après le dépôt du projet de loi de finances le premier mardi d’octobre ?

Soixante-dix jours
Quinze jours
Trente jours
Quarante jours

Quarante jours

Explication

Le projet de loi de finances doit être déposé à l’Assemblée nationale le premier mardi d’octobre, qui dispose ensuite de quarante jours pour se prononcer. Le délai de quinze jours est celui du Sénat après l’examen par l’Assemblée nationale.

35. Après l’examen du projet de loi de finances par l’Assemblée nationale, de combien de temps le Sénat dispose-t-il pour statuer ?

Quarante jours
Quinze jours
Deux mois
Soixante-dix jours

Quinze jours

Explication

Après l’examen par l’Assemblée nationale, le Sénat dispose de quinze jours pour statuer sur le projet de loi de finances. Le délai de quarante jours concerne l’Assemblée nationale lors de son propre examen.

36. Quelle succession décrit correctement les principales étapes de la procédure budgétaire française ?

Vote parlementaire, préparation gouvernementale, contrôle de l’exécution, dépôt du projet, puis examen.
Dépôt du projet, contrôle de l’exécution, préparation gouvernementale, vote, puis examen parlementaire.
Préparation gouvernementale, dépôt du projet, examen parlementaire, vote, puis contrôle de l’exécution.
Examen parlementaire, dépôt du projet, vote, préparation gouvernementale, puis contrôle de l’exécution.

Préparation gouvernementale, dépôt du projet, examen parlementaire, vote, puis contrôle de l’exécution.

Explication

La procédure commence par la préparation gouvernementale et le dépôt du projet, se poursuit par son examen et le vote des recettes et des dépenses, puis s’achève par le contrôle de l’exécution. Le contrôle intervient donc après l’adoption et la mise en œuvre du budget.

37. Quel rôle principal la LOLF, adoptée en 2001, joue-t-elle dans le système financier français ?

Elle répartit les compétences institutionnelles entre le Parlement et le pouvoir exécutif.
Elle fixe les règles générales de fonctionnement des collectivités territoriales.
Elle définit les modalités de contrôle juridictionnel des administrations publiques.
Elle organise la procédure budgétaire et forme la Constitution financière de la France.

Elle organise la procédure budgétaire et forme la Constitution financière de la France.

Explication

La LOLF organise la procédure budgétaire et est considérée comme la Constitution financière de la France. La répartition des compétences entre le Parlement et l’exécutif relève de la Constitution, ce qui correspond à la confusion signalée.

38. Comment la LOLF classe-t-elle les dépenses de l’État afin d’améliorer la transparence budgétaire ?

Elle les ordonne selon leur montant et leur date d’engagement.
Elle les regroupe selon les ministres et les territoires.
Elle les répartit entre missions et programmes.
Elle les distingue entre dépenses courantes et dépenses exceptionnelles.

Elle les répartit entre missions et programmes.

Explication

La LOLF structure les dépenses de l’État par missions et programmes, ce qui rend la présentation budgétaire plus lisible. Un classement par ministres, territoires ou montant ne correspond pas à la structure prévue par cette loi.

39. Dans quelle mesure la LOLF modifie-t-elle la gestion des responsables publics ?

Elle leur accorde davantage de liberté en liant cette autonomie à des objectifs, des indicateurs et des résultats.
Elle renforce leur liberté en supprimant l’obligation de mesurer les effets de leur action.
Elle concentre la gestion sur le respect des crédits sans établir de lien avec la performance.
Elle réduit leur autonomie en remplaçant les objectifs par un contrôle détaillé de chaque dépense.

Elle leur accorde davantage de liberté en liant cette autonomie à des objectifs, des indicateurs et des résultats.

Explication

La LOLF donne davantage de marge de gestion aux responsables, mais cette liberté s’accompagne d’objectifs, d’indicateurs de performance et d’une exigence de résultats. La suppression de l’évaluation ou le retour à un contrôle centré sur chaque dépense contredit cette logique de responsabilisation.

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Qu'est-ce que le budget de l’État selon sa définition politique ?

Un instrument politique pour choisir dépenses et ressources de l’action publique.

Pourquoi toutes les politiques publiques nécessitent-elles un budget ?

Parce que l’État doit disposer de moyens financiers pour répondre aux besoins publics.

Quelle est la limite imposée par la conception libérale aux finances publiques ?

Elles sont limitées pour préserver le libre jeu des initiatives privées.

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