QCM : Fondements du droit administratif (43 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Les caractéristiques du dualisme juridictionnel comprennent :

Le juge judiciaire connaît les litiges relevant de la compétence administrative.
Le juge administratif intervient principalement dans les litiges entre personnes privées.
Le dualisme juridictionnel confie tous les litiges à une juridiction unique.
Le juge judiciaire demeure compétent pour les litiges relevant de l’ordre judiciaire.
Le juge administratif connaît des litiges relevant de l’activité administrative.

Le juge judiciaire demeure compétent pour les litiges relevant de l’ordre judiciaire. · Le juge administratif connaît des litiges relevant de l’activité administrative.

Explication

Le dualisme juridictionnel distingue deux ordres de juridiction. Le juge administratif traite les litiges administratifs, tandis que le juge judiciaire connaît les litiges relevant de l’ordre judiciaire.

2. Concernant la séparation des autorités administratives et judiciaires, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La loi de 1790 cherche à préserver l’action administrative contre les interventions judiciaires.
La loi des 16 et 24 août 1790 sépare les autorités administratives et judiciaires.
Cette loi confie au pouvoir judiciaire le contrôle général de l’administration.
L’article 13 de cette loi vise à éviter l’entrave judiciaire à l’action administrative.
La séparation concerne les autorités administratives et les autorités judiciaires.

La loi de 1790 cherche à préserver l’action administrative contre les interventions judiciaires. · La loi des 16 et 24 août 1790 sépare les autorités administratives et judiciaires. · L’article 13 de cette loi vise à éviter l’entrave judiciaire à l’action administrative. · La séparation concerne les autorités administratives et les autorités judiciaires.

Explication

La loi des 16 et 24 août 1790, notamment son article 13, sépare les autorités administratives et judiciaires afin de protéger l’action administrative. Elle ne confie donc pas au pouvoir judiciaire un contrôle général de l’administration.

3. À propos du principe de réserve de compétence du juge administratif, quelles propositions sont exactes ?

La réserve de compétence attribue au juge administratif les litiges entre personnes privées.
Le législateur peut unifier les compétences juridictionnelles pour renforcer la séparation des pouvoirs.
Le juge administratif peut annuler des décisions prises dans l’exercice de prérogatives de puissance publique.
Le juge administratif peut réformer certaines décisions relevant de prérogatives de puissance publique.
Le principe interdit toute intervention législative relative à la bonne administration de la justice.

Le juge administratif peut annuler des décisions prises dans l’exercice de prérogatives de puissance publique. · Le juge administratif peut réformer certaines décisions relevant de prérogatives de puissance publique.

Explication

Le principe de réserve de compétence attribue au juge administratif l’annulation ou la réformation des décisions prises dans l’exercice de prérogatives de puissance publique. Le législateur peut toutefois unifier les compétences pour assurer une bonne administration de la justice, et non pour renforcer la séparation des pouvoirs. La réserve ne concerne pas les litiges entre personnes privées et n’interdit donc pas toute intervention législative.

4. Les droits-créances et les droits-libertés se distinguent de la manière suivante :

Les droits-libertés imposent une obligation négative de protection.
Les droits-créances exigent principalement l’abstention de l’État.
Les droits-libertés protègent l’exercice de la liberté individuelle.
Les droits-créances impliquent une intervention positive de l’État.
Les droits-libertés supposent une prestation matérielle de l’État.

Les droits-libertés imposent une obligation négative de protection. · Les droits-libertés protègent l’exercice de la liberté individuelle. · Les droits-créances impliquent une intervention positive de l’État.

Explication

Les droits-créances imposent à l’État une intervention positive, tandis que les droits-libertés impliquent une protection négative de la liberté. L’abstention correspond donc aux droits-libertés, et la prestation matérielle aux droits-créances.

5. La justice retenue se caractérise par :

Le Conseil d’État peut proposer une solution au chef de l’exécutif.
La justice retenue se distingue de la justice déléguée par l’autorité qui tranche.
Le chef de l’exécutif conserve le pouvoir de trancher les litiges administratifs.
La décision finale appartient au chef de l’exécutif dans ce système.
L’organe administratif rend une décision juridictionnelle au nom du peuple français.

Le Conseil d’État peut proposer une solution au chef de l’exécutif. · La justice retenue se distingue de la justice déléguée par l’autorité qui tranche. · Le chef de l’exécutif conserve le pouvoir de trancher les litiges administratifs. · La décision finale appartient au chef de l’exécutif dans ce système.

Explication

Dans la justice retenue, le chef de l’exécutif tranche le litige, tandis que l’organe administratif propose une solution. Le juge administratif ne statue donc pas au nom du peuple français, caractéristique de la justice déléguée.

6. Concernant la définition du droit administratif, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le droit administratif concerne principalement les rapports entre les juridictions judiciaires et les citoyens.
Le droit administratif organise les relations commerciales conclues par les entreprises privées.
Le droit administratif relève du droit public et organise les rapports impliquant l’Administration.
Le droit administratif constitue une branche du droit privé régissant les relations entre particuliers.
Le droit administratif encadre les rapports juridiques auxquels participe l’Administration publique.

Le droit administratif relève du droit public et organise les rapports impliquant l’Administration. · Le droit administratif encadre les rapports juridiques auxquels participe l’Administration publique.

Explication

Le droit administratif est une branche du droit public qui organise les rapports juridiques impliquant l’Administration publique. Il ne relève ni du droit privé, ni principalement des relations commerciales ou des rapports entre particuliers.

7. À propos du privilège du préalable, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le privilège du préalable appartient aux décisions privées comme aux décisions administratives.
Une décision administrative bénéficie d’une présomption de légalité.
Le privilège du préalable confère une force exécutoire à la décision administrative.
La présomption attachée à la décision administrative est présentée comme réfutable.
Une décision administrative doit attendre l’accord du juge avant toute exécution.

Une décision administrative bénéficie d’une présomption de légalité. · Le privilège du préalable confère une force exécutoire à la décision administrative.

Explication

Le privilège du préalable associe aux décisions administratives une présomption de légalité et une force exécutoire. Il permet leur exécution immédiate, contrairement aux décisions privées, et la présomption est présentée comme irréfragable.

8. Lorsqu’une loi est déclarée inconventionnelle, quelles propositions sont exactes ?

La loi inconventionnelle demeure dans l’ordre juridique malgré son défaut de conformité.
La déclaration d’inconventionnalité permet au juge de supprimer directement la loi.
Le Gouvernement doit éviter de prendre un décret fondé sur cette loi.
Le juge abroge la loi inconventionnelle pour l’ensemble de l’ordre juridique.
La loi inconventionnelle devient inapplicable dans le litige concerné.

La loi inconventionnelle demeure dans l’ordre juridique malgré son défaut de conformité. · Le Gouvernement doit éviter de prendre un décret fondé sur cette loi. · La loi inconventionnelle devient inapplicable dans le litige concerné.

Explication

Une loi inconventionnelle reste dans l’ordre juridique, mais elle ne peut pas être appliquée au litige. Le Gouvernement doit s’abstenir de prendre un décret d’application fondé sur cette loi. Le contrôle de conventionnalité n’emporte pas abrogation générale de la loi par le juge.

9. Parmi les effets du principe d’indépendance des juridictions administratives, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le Gouvernement peut annuler une décision administrative juridictionnelle.
Le législateur ne peut pas se substituer au juge administratif dans ses décisions.
Le Gouvernement peut adresser des injonctions juridictionnelles au juge administratif.
Le principe protège l’indépendance des juridictions administratives contre ces interventions.
Le législateur ne peut pas censurer les décisions du juge administratif.

Le législateur ne peut pas se substituer au juge administratif dans ses décisions. · Le principe protège l’indépendance des juridictions administratives contre ces interventions. · Le législateur ne peut pas censurer les décisions du juge administratif.

Explication

Le principe d’indépendance interdit au législateur et au Gouvernement de censurer les décisions du juge administratif, de lui adresser des injonctions ou de se substituer à lui. Il protège ainsi l’autonomie juridictionnelle administrative. Le Gouvernement ne peut donc pas adresser de telles injonctions ni annuler une décision juridictionnelle.

10. La théorie de la loi-écran signifie que :

La loi-écran concerne principalement la conformité d’une loi à un traité international.
La théorie autorise le juge administratif à écarter toute loi contraire à la Constitution.
Le Conseil d’État contrôle directement la constitutionnalité d’un acte administratif malgré la loi appliquée.
Le Conseil d’État ne contrôle pas directement un acte administratif appliquant une loi interposée entre lui et la Constitution.
Le Conseil constitutionnel refuse d’examiner toute loi adoptée par le Parlement.

Le Conseil d’État ne contrôle pas directement un acte administratif appliquant une loi interposée entre lui et la Constitution.

Explication

La loi-écran empêche le Conseil d’État de contrôler directement la constitutionnalité d’un acte administratif lorsque la loi appliquée s’interpose entre l’acte et la Constitution. Elle ne concerne ni le refus général d’examiner les lois, ni le contrôle de conventionnalité ou l’écartement général des lois par le juge administratif.

11. Parmi les propositions suivantes concernant l’Administration publique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’Administration publique se confond avec le pouvoir législatif chargé de voter les lois.
L’Administration publique regroupe des personnes juridiques agissant dans l’intérêt général.
L’Administration publique se distingue de la justice dans l’exercice de ses missions.
L’Administration publique comprend des personnes juridiques participant à l’action publique.
L’Administration publique met en œuvre l’action publique au bénéfice de la collectivité.

L’Administration publique regroupe des personnes juridiques agissant dans l’intérêt général. · L’Administration publique se distingue de la justice dans l’exercice de ses missions. · L’Administration publique comprend des personnes juridiques participant à l’action publique. · L’Administration publique met en œuvre l’action publique au bénéfice de la collectivité.

Explication

L’Administration publique rassemble des personnes juridiques qui agissent dans l’intérêt général et mettent en œuvre l’action publique. Elle participe à cette action sans se confondre avec le pouvoir législatif ni avec la justice.

12. Concernant l’arrêt Cadot du Conseil d’État, quelles sont les réponses exactes ?

Il est rendu par le Tribunal des conflits.
Il maintient la compétence générale du ministre pour juger l’administration.
Il met fin à la théorie du ministre-juge.
Il admet la saisine directe du Conseil d’État en première instance.
Il date du 13 décembre 1889.

Il met fin à la théorie du ministre-juge. · Il admet la saisine directe du Conseil d’État en première instance. · Il date du 13 décembre 1889.

Explication

L’arrêt Cadot, rendu par le Conseil d’État le 13 décembre 1889, met fin à la théorie du ministre-juge. Il rend recevable la saisine directe du Conseil d’État en première instance et ne maintient donc pas la compétence générale du ministre.

13. Concernant l’intervention du législateur dans la ratification ou l’approbation de certains engagements internationaux, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une loi peut autoriser la ratification de certains traités avant le décret présidentiel.
Une loi peut autoriser l’approbation de certains accords avant l’acte réglementaire correspondant.
L’autorisation législative concerne indistinctement tous les traités et accords internationaux.
L’autorisation législative remplace la publication de l’engagement au Journal officiel.
Une loi intervient après le décret présidentiel pour valider chaque traité concerné.

Une loi peut autoriser la ratification de certains traités avant le décret présidentiel. · Une loi peut autoriser l’approbation de certains accords avant l’acte réglementaire correspondant.

Explication

Pour certains traités ou accords, une loi doit autoriser préalablement leur ratification ou leur approbation. Cette autorisation précède le décret ou l’arrêté correspondant, ne concerne pas tous les engagements et ne remplace pas leur publication.

14. Un engagement international a été publié au Journal officiel, mais n’a pas été ratifié ni approuvé. Quelles propositions sont exactes ?

La publication réalisée ne suffit pas à permettre son application interne.
La publication rend l’engagement applicable dès lors qu’il figure au Journal officiel.
L’absence de ratification ou d’approbation fait obstacle à son application interne.
Les deux conditions sont alternatives et une seule d’entre elles doit être remplie.
L’approbation peut être écartée lorsque l’engagement a déjà été publié.

La publication réalisée ne suffit pas à permettre son application interne. · L’absence de ratification ou d’approbation fait obstacle à son application interne.

Explication

La publication et la ratification ou l’approbation sont des conditions cumulatives d’application en droit interne. La publication au Journal officiel ne remplace donc pas l’acte de ratification ou d’approbation, et ces conditions ne sont pas alternatives.

15. À propos des conditions de la question prioritaire de constitutionnalité :

La QPC doit être soulevée par le justiciable concerné.
La QPC peut porter sur toute disposition constitutionnelle sans restriction.
Le juge ne peut pas relever d’office une QPC.
La QPC porte sur les droits et libertés garantis par la Constitution.
La QPC est examinée dans le cadre d’une contestation portée par un justiciable.

La QPC doit être soulevée par le justiciable concerné. · Le juge ne peut pas relever d’office une QPC. · La QPC porte sur les droits et libertés garantis par la Constitution. · La QPC est examinée dans le cadre d’une contestation portée par un justiciable.

Explication

La QPC concerne les droits et libertés garantis par la Constitution et doit être soulevée par le justiciable. Le juge ne peut pas la relever d’office. Elle ne porte donc pas sur toute disposition constitutionnelle sans restriction, tandis que son examen s’inscrit dans une contestation portée par un justiciable.

16. Parmi les propositions suivantes relatives à la procédure de la QPC, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La QPC est examinée au fond par le juge administratif de première instance.
Le Conseil constitutionnel intervient directement avant tout examen juridictionnel.
La QPC est soulevée devant le juge principal saisi du litige.
Le Conseil d’État ou la Cour de cassation assure son filtrage.
Le Conseil constitutionnel examine la question au fond après le filtrage.

La QPC est soulevée devant le juge principal saisi du litige. · Le Conseil d’État ou la Cour de cassation assure son filtrage. · Le Conseil constitutionnel examine la question au fond après le filtrage.

Explication

La QPC est d’abord soulevée devant le juge principal, puis filtrée par le Conseil d’État ou la Cour de cassation. Le Conseil constitutionnel l’examine ensuite au fond. Il n’intervient donc pas avant tout examen juridictionnel et le juge de première instance ne statue pas au fond sur la constitutionnalité.

17. Au sujet de l’intérêt général, quelles sont les réponses exactes ?

L’intérêt général s’oppose aux intérêts particuliers dans sa finalité.
L’intérêt général correspond à la somme des intérêts privés défendus séparément.
L’intérêt général poursuit un objectif collectif en tenant compte des avantages individuels.
L’intérêt général privilégie les intérêts personnels des agents publics concernés.
L’intérêt général poursuit un but collectif au-delà des intérêts personnels.

L’intérêt général s’oppose aux intérêts particuliers dans sa finalité. · L’intérêt général poursuit un but collectif au-delà des intérêts personnels.

Explication

L’intérêt général est un intérêt désintéressé qui poursuit un but collectif et s’oppose aux intérêts particuliers. Il ne privilégie pas les intérêts personnels et ne se définit pas comme leur simple addition.

18. Concernant le contrôle de conventionnalité des lois :

L’arrêt Nicolo réserve le contrôle de conventionnalité aux lois antérieures au traité.
L’arrêt Nicolo autorise le contrôle d’une loi postérieure au traité, sur le fondement de l’article 55.
L’arrêt Nicolo a été rendu par la Cour de cassation le 24 mai 1975.
L’arrêt Nicolo fonde le contrôle de conventionnalité sur l’article 54 de la Constitution.
L’arrêt Nicolo refuse au Conseil d’État tout contrôle de conventionnalité des lois.

L’arrêt Nicolo autorise le contrôle d’une loi postérieure au traité, sur le fondement de l’article 55.

Explication

L’arrêt Nicolo, rendu par le Conseil d’État le 20 octobre 1989, accepte le contrôle d’une loi postérieure au traité sur le fondement de l’article 55. La limitation aux lois antérieures correspond à la jurisprudence antérieure, tandis que Jacques Vabre relève de la Cour de cassation. Le fondement pertinent est l’article 55, et Nicolo marque l’acceptation du contrôle par le Conseil d’État.

19. Parmi les propositions suivantes concernant l’application interne des traités, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La publication suffit à rendre applicable un traité dépourvu de ratification régulière.
La publication du traité au Journal officiel constitue une condition d’application interne.
Un traité non publié au Journal officiel ne satisfait pas les conditions d’application interne.
Un traité doit être régulièrement ratifié ou approuvé pour être applicable en droit interne.
La ratification ou l’approbation et la publication sont des conditions cumulatives.

La publication du traité au Journal officiel constitue une condition d’application interne. · Un traité non publié au Journal officiel ne satisfait pas les conditions d’application interne. · Un traité doit être régulièrement ratifié ou approuvé pour être applicable en droit interne. · La ratification ou l’approbation et la publication sont des conditions cumulatives.

Explication

L’application interne exige une ratification ou une approbation régulière ainsi qu’une publication au Journal officiel. Ces conditions sont cumulatives, de sorte que l’absence de publication fait obstacle à l’application. La publication seule ne compense pas l’absence de ratification ou d’approbation régulière.

20. Concernant les traités relevant de l’article 53 de la Constitution, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’article 53 dispense de toute autorisation législative avant la ratification.
Une autorisation parlementaire est exigée pour les traités étrangers non concernés par l’article 53.
La publication peut intervenir sans autorisation législative lorsque le traité est précis.
La publication est légale dès la signature du traité par le Gouvernement.
La ratification ou l’approbation doit avoir été autorisée par une loi.

La ratification ou l’approbation doit avoir été autorisée par une loi.

Explication

Pour un traité relevant de l’article 53, la ratification ou l’approbation doit être autorisée par une loi avant une publication légale. La signature seule ne suffit pas. L’autorisation législative concerne précisément les traités entrant dans le champ de l’article 53 et ne constitue pas une dispense.

21. Concernant les transformations contemporaines du droit administratif, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La subjectivisation part du point de vue des individus et de leurs droits.
La subjectivisation réduit la protection juridique accordée aux droits individuels.
La banalisation rapproche le droit administratif du droit privé.
La banalisation renforce la spécificité du droit administratif par rapport au droit privé.
La subjectivisation fait partir le raisonnement de l’État plutôt que des individus.

La subjectivisation part du point de vue des individus et de leurs droits. · La banalisation rapproche le droit administratif du droit privé.

Explication

La subjectivisation fait partir le raisonnement des individus et de leurs droits. La banalisation rapproche le droit administratif du droit privé ; elle ne renforce donc pas sa spécificité, tandis que la subjectivisation vise une protection accrue des droits.

22. Concernant la question prioritaire de constitutionnalité, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle peut conduire à déclarer une disposition contraire à la Constitution.
Elle porte sur une atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution.
Elle constitue un contrôle exercé avant la promulgation de la loi.
Elle concerne des dispositions législatives déjà promulguées.
Elle permet de contester directement tout acte administratif individuel.

Elle peut conduire à déclarer une disposition contraire à la Constitution. · Elle porte sur une atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution. · Elle concerne des dispositions législatives déjà promulguées.

Explication

La QPC porte sur une disposition législative déjà promulguée et sur l’atteinte portée aux droits et libertés garantis par la Constitution. Elle peut aboutir à une déclaration d’inconstitutionnalité. Le contrôle avant promulgation relève du contrôle a priori, et la QPC ne vise pas directement tout acte administratif individuel.

23. Les principes généraux du droit administratif se caractérisent notamment par :

Des exigences dégagées par le juge administratif.
Une opposabilité à l’Administration même sans texte.
Une fonction d’encadrement de l’action administrative.
Une consécration fondatrice par l’arrêt Aramu du Conseil d’État du 5 mai 1944.
Une application limitée aux relations entre personnes privées.

Des exigences dégagées par le juge administratif. · Une opposabilité à l’Administration même sans texte. · Une fonction d’encadrement de l’action administrative.

Explication

Les principes généraux du droit sont dégagés par le juge administratif et s’imposent à l’Administration même sans texte. Ils encadrent donc l’action administrative. L’arrêt Dame Veuve Trompier-Gravier du 5 mai 1944 constitue une décision fondatrice dans leur dégagement, tandis que le terme apparaît dans l’arrêt Aramu de 1945. Ils ne sont pas limités aux relations entre personnes privées et ne trouvent pas une origine exclusivement constitutionnelle et législative.

24. Les mouvements de démocratie administrative se caractérisent par les évolutions suivantes :

Ils traduisent une évolution vers une Administration plus ouverte.
Ils développent la participation du public aux processus administratifs.
Ils renforcent l’accès des citoyens aux informations administratives.
Ils favorisent une plus grande transparence de l’Administration.
Ils associent davantage le public à l’action de l’Administration.

Ils traduisent une évolution vers une Administration plus ouverte. · Ils développent la participation du public aux processus administratifs. · Ils renforcent l’accès des citoyens aux informations administratives. · Ils favorisent une plus grande transparence de l’Administration. · Ils associent davantage le public à l’action de l’Administration.

Explication

Les mouvements de démocratie administrative développent la transparence et la participation du public. Les cinq propositions décrivent donc des manifestations cohérentes de cette évolution vers une Administration plus ouverte et participative.

25. Concernant la loi-écran, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La loi-écran autorise le juge administratif à contrôler directement la loi.
La loi-écran s’interpose entre un acte administratif et la Constitution.
La loi-écran permet au juge de relever d’office une QPC.
La loi-écran concerne le contrôle de conventionnalité des traités.
La loi-écran empêche le contrôle direct de constitutionnalité de la loi.

La loi-écran s’interpose entre un acte administratif et la Constitution. · La loi-écran empêche le contrôle direct de constitutionnalité de la loi.

Explication

La loi-écran s’interpose entre l’acte administratif et la Constitution et empêche le contrôle direct de constitutionnalité de la loi. Elle ne permet ni le contrôle direct de la loi, ni le contrôle de conventionnalité, ni le relevé d’office d’une QPC.

26. Les conditions d’application d’un traité en droit interne comprennent :

Une ratification ou une approbation conforme aux exigences applicables.
Un effet direct lorsque le contenu de la norme internationale le requiert.
Une publication pouvant remplacer la ratification ou l’approbation.
Une publication au Journal officiel de l’engagement international.
Un effet direct exigé pour chaque norme internationale sans distinction.

Une ratification ou une approbation conforme aux exigences applicables. · Un effet direct lorsque le contenu de la norme internationale le requiert. · Une publication au Journal officiel de l’engagement international.

Explication

L’application interne suppose la ratification ou l’approbation et la publication au Journal officiel. L’effet direct dépend du contenu de la norme et n’est requis que lorsqu’une telle exigence s’applique ; la publication ne remplace pas la ratification ou l’approbation.

27. L’article 20 de la Constitution attribue au Gouvernement les fonctions suivantes :

Le Gouvernement dispose de l’Administration pour mettre en œuvre son action.
Le Gouvernement exerce directement la fonction juridictionnelle au nom de l’État.
Le Gouvernement délègue à l’Administration la détermination de la politique nationale.
Le Gouvernement détermine la politique de la Nation et conduit cette politique.
Le Gouvernement se confond juridiquement avec l’ensemble de l’Administration publique.

Le Gouvernement dispose de l’Administration pour mettre en œuvre son action. · Le Gouvernement détermine la politique de la Nation et conduit cette politique.

Explication

L’article 20 dispose que le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation et dispose de l’Administration. Le Gouvernement dirige donc l’Administration, sans se confondre avec elle et sans exercer la fonction juridictionnelle.

28. Parmi les propositions suivantes concernant l’arrêt Arrighi, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’arrêt Arrighi correspond à l’admission du contrôle de conventionnalité.
L’arrêt Arrighi a été rendu après l’instauration de la QPC.
L’arrêt Arrighi concerne une loi invoquée par voie d’exception.
L’arrêt Arrighi a été rendu par le Conseil d’État en 1936.
L’arrêt Arrighi admet le contrôle de constitutionnalité des lois.

L’arrêt Arrighi concerne une loi invoquée par voie d’exception. · L’arrêt Arrighi a été rendu par le Conseil d’État en 1936.

Explication

L’arrêt Arrighi, rendu par le Conseil d’État en 1936, refuse de discuter l’inconstitutionnalité d’une loi invoquée par voie d’exception. Il n’admet donc ni le contrôle de constitutionnalité de la loi ni le contrôle de conventionnalité, et il est antérieur à la QPC.

29. Concernant le recours pour excès de pouvoir, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le recours permet au juge de réformer librement un contrat administratif.
Le recours vise à contrôler la légalité d’un acte administratif contesté.
Le juge administratif peut annuler l’acte administratif reconnu illégal.
Le recours attribue au juge des pouvoirs identiques à ceux du plein contentieux.
Le recours peut conduire au rejet de la demande lorsque l’acte est légal.

Le recours vise à contrôler la légalité d’un acte administratif contesté. · Le juge administratif peut annuler l’acte administratif reconnu illégal. · Le recours peut conduire au rejet de la demande lorsque l’acte est légal.

Explication

Le recours pour excès de pouvoir contrôle la légalité d’un acte et permet son annulation s’il est illégal. Il peut aussi être rejeté lorsque l’acte respecte la légalité. La réforme d’un contrat et les pouvoirs étendus relèvent plutôt du plein contentieux.

30. Concernant la composition du bloc de constitutionnalité :

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 en fait partie.
Le bloc comprend la Constitution du 4 octobre 1958.
Le Préambule de 1946 appartient au bloc de constitutionnalité.
La Convention européenne des droits de l’homme constitue un élément du bloc.
Le Code civil figure parmi les normes composant le bloc de constitutionnalité.

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 en fait partie. · Le bloc comprend la Constitution du 4 octobre 1958. · Le Préambule de 1946 appartient au bloc de constitutionnalité.

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Constitution de 1958, la Déclaration de 1789 et le Préambule de 1946. Il inclut aussi la Charte de l’environnement de 2004 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République. La Convention européenne des droits de l’homme et le Code civil n’en font pas partie.

31. Concernant la spécificité du droit administratif, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le droit administratif s’applique aux particuliers indépendamment de toute action administrative.
Le droit administratif repose sur une relation structurellement horizontale avec les administrés.
Le droit administratif est adapté à l’action de l’Administration dans l’intérêt général.
Le droit administratif est spécifique parce que l’Administration agit pour ses intérêts personnels.
Le droit administratif constitue le droit commun applicable aux relations entre particuliers.

Le droit administratif est adapté à l’action de l’Administration dans l’intérêt général.

Explication

Le droit administratif est un droit spécifique fait sur mesure pour l’Administration, notamment parce qu’elle agit au nom de l’intérêt général dans une relation structurellement verticale. Il n’est pas le droit commun des particuliers et ne repose pas sur les intérêts personnels de l’Administration.

32. Parmi les propositions suivantes concernant la place de la Constitution face aux traités, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’arrêt Fraisse de 2000 confirme la supériorité de la Constitution sur les traités.
La Constitution conserve la position suprême dans l’ordre juridique interne.
Les arrêts Sarran et Levacher de 1998 affirment la primauté interne de la Constitution.
La jurisprudence française distingue la supériorité des traités sur les lois de celle sur la Constitution.
Les traités bénéficient d’une autorité supérieure à la Constitution selon l’article 55.

L’arrêt Fraisse de 2000 confirme la supériorité de la Constitution sur les traités. · La Constitution conserve la position suprême dans l’ordre juridique interne. · Les arrêts Sarran et Levacher de 1998 affirment la primauté interne de la Constitution. · La jurisprudence française distingue la supériorité des traités sur les lois de celle sur la Constitution.

Explication

La Constitution demeure supérieure aux traités dans l’ordre interne. Cette solution ressort notamment des arrêts Sarran et Levacher de 1998 ainsi que de l’arrêt Fraisse de 2000 ; l’article 55 ne place donc pas les traités au-dessus de la Constitution.

33. Quelles sont les réponses exactes au sujet de la réciprocité des conventions internationales ?

Les traités relatifs aux droits de l’homme échappent à la condition de réciprocité.
La réciprocité s’applique aux conventions humanitaires comme aux autres traités.
La réciprocité n’est pas exigée pour certaines conventions protectrices des personnes.
La condition de réciprocité ne s’applique pas aux conventions humanitaires.
Les traités relatifs aux droits de l’homme exigent une application réciproque par les États.

Les traités relatifs aux droits de l’homme échappent à la condition de réciprocité. · La réciprocité n’est pas exigée pour certaines conventions protectrices des personnes. · La condition de réciprocité ne s’applique pas aux conventions humanitaires.

Explication

Les conventions humanitaires et les traités relatifs aux droits de l’homme ne sont pas soumis à la condition de réciprocité. Ils constituent donc des catégories de conventions protectrices auxquelles cette condition ne s’applique pas. Les deux dernières propositions leur attribuent à tort une exigence de réciprocité.

34. Parmi les propositions suivantes concernant le plein contentieux, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le plein contentieux vise principalement l’annulation d’un acte administratif.
Le plein contentieux confère au juge administratif des pouvoirs étendus.
Il peut conduire à modifier une situation juridique ou à accorder réparation.
Il peut concerner les litiges relatifs aux contrats administratifs.
Il se limite au contrôle abstrait de la légalité d’un acte administratif.

Le plein contentieux confère au juge administratif des pouvoirs étendus. · Il peut conduire à modifier une situation juridique ou à accorder réparation. · Il peut concerner les litiges relatifs aux contrats administratifs.

Explication

Le plein contentieux donne au juge des pouvoirs étendus, notamment pour les contrats administratifs. Il peut modifier une situation ou réparer un préjudice. L’annulation principale d’un acte et le contrôle limité de sa légalité caractérisent plutôt le recours pour excès de pouvoir.

35. Concernant la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, quelles sont les réponses exactes ?

Elle protège les droits naturels et imprescriptibles de l’homme.
Elle appartient au Préambule de 1946 et non à celui de 1958.
Elle consacre des droits fondamentaux de l’homme.
Elle met principalement en avant la solidarité sociale.
Elle est intégrée au Préambule de la Constitution de 1958.

Elle protège les droits naturels et imprescriptibles de l’homme. · Elle consacre des droits fondamentaux de l’homme. · Elle est intégrée au Préambule de la Constitution de 1958.

Explication

La DDHC de 1789 est intégrée au Préambule de 1958 et consacre des droits fondamentaux. Elle protège notamment les droits naturels et imprescriptibles de l’homme. La solidarité sociale est davantage associée au Préambule de 1946.

36. Les transformations juridictionnelles intervenues en 1953 comprennent :

Le Conseil d’État devient principalement juge d’appel.
Les tribunaux administratifs deviennent juges de droit commun en premier ressort.
En 1953, le Conseil d’État devient juge de cassation.
Les tribunaux administratifs exercent principalement une compétence d’appel.
Les conseils de préfecture deviennent les tribunaux administratifs.

Le Conseil d’État devient principalement juge d’appel. · Les tribunaux administratifs deviennent juges de droit commun en premier ressort. · Les conseils de préfecture deviennent les tribunaux administratifs.

Explication

En 1953, les conseils de préfecture sont transformés en tribunaux administratifs, juges de droit commun en premier ressort. Le Conseil d’État devient alors principalement juge d’appel. Il ne devient pas juge de cassation à cette date, cette fonction étant liée à la création des cours administratives d’appel par la loi du 31 décembre 1987. Les tribunaux administratifs n’exercent donc pas principalement une compétence d’appel.

37. À propos de la répartition des compétences normatives par la Constitution de 1958 :

L’article 34 détermine le domaine de la loi.
L’article 37 fixe limitativement toutes les matières réservées à la loi.
L’article 37 attribue en principe le domaine restant au règlement.
Les articles 34 et 37 consacrent une compétence législative générale.
Le pouvoir réglementaire bénéficie en principe du domaine non attribué à la loi.

L’article 34 détermine le domaine de la loi. · L’article 37 attribue en principe le domaine restant au règlement. · Le pouvoir réglementaire bénéficie en principe du domaine non attribué à la loi.

Explication

L’article 34 délimite le domaine de la loi, tandis que l’article 37 attribue en principe le reste au pouvoir réglementaire. Les articles 34 et 37 n’accordent donc pas une compétence législative générale et l’article 37 ne fixe pas les matières réservées à la loi.

38. La procédure de la question prioritaire de constitutionnalité comprend :

Le jugement final rendu par le Conseil constitutionnel.
Le filtrage exercé par le Conseil d’État ou la Cour de cassation.
La contestation initiale devant le juge du principal.
Le jugement de la QPC par une juridiction administrative spécialisée.
Le déclenchement de la procédure par le Conseil constitutionnel.

Le jugement final rendu par le Conseil constitutionnel. · Le filtrage exercé par le Conseil d’État ou la Cour de cassation. · La contestation initiale devant le juge du principal.

Explication

La QPC est d’abord contestée devant le juge du principal, puis filtrée par le Conseil d’État ou la Cour de cassation, avant d’être jugée par le Conseil constitutionnel. Elle n’est pas jugée par une juridiction administrative spécialisée et n’est pas déclenchée par le Conseil constitutionnel.

39. Concernant l’autorité des traités et accords internationaux en droit interne, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’article 55 de la Constitution subordonne la supériorité des traités à leur publication.
Les traités régulièrement ratifiés ou approuvés peuvent primer sur les lois.
L’article 55 exige une ratification ou une approbation régulière des engagements internationaux.
La Constitution est juridiquement inférieure aux traités dans l’ordre interne.
La supériorité des traités sur les lois s’applique sans condition de réciprocité.

L’article 55 de la Constitution subordonne la supériorité des traités à leur publication. · Les traités régulièrement ratifiés ou approuvés peuvent primer sur les lois. · L’article 55 exige une ratification ou une approbation régulière des engagements internationaux.

Explication

L’article 55 reconnaît aux traités une autorité supérieure aux lois lorsqu’ils sont régulièrement ratifiés ou approuvés, publiés et soumis à réciprocité. La réciprocité constitue une condition supplémentaire, et la Constitution demeure supérieure aux traités dans l’ordre interne.

40. Parmi les propositions suivantes concernant la loi du 24 mai 1872, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle permet au juge administratif de statuer au nom du peuple français.
Elle consacre la justice déléguée dans l’ordre administratif.
Elle met fin à la théorie du ministre-juge en déclarant recevable la saisine directe du Conseil d’État en première instance.
Elle maintient le chef de l’exécutif comme juge des litiges administratifs.
Elle instaure définitivement le Tribunal des conflits.

Elle permet au juge administratif de statuer au nom du peuple français. · Elle consacre la justice déléguée dans l’ordre administratif. · Elle instaure définitivement le Tribunal des conflits.

Explication

La loi du 24 mai 1872 consacre la justice déléguée, dans laquelle le juge administratif statue au nom du peuple français. Elle instaure également définitivement le Tribunal des conflits. Elle ne met pas fin à la théorie du ministre-juge en déclarant recevable la saisine directe du Conseil d’État en première instance : cette évolution résulte de l’arrêt Cadot du 13 décembre 1889, et le chef de l’exécutif ne demeure pas juge des litiges administratifs.

41. Concernant l’arrêt Nicolo, quelles sont les propositions exactes ?

Il autorise le Conseil d’État à écarter une loi contraire à la Constitution.
Il admet le contrôle de conventionnalité d’une loi.
Il accepte ce contrôle même lorsque la loi est postérieure au traité invoqué.
Il a été rendu par le Conseil d’État le 20 octobre 1989.
Il interdit au juge administratif de comparer une loi avec un traité.

Il admet le contrôle de conventionnalité d’une loi. · Il accepte ce contrôle même lorsque la loi est postérieure au traité invoqué. · Il a été rendu par le Conseil d’État le 20 octobre 1989.

Explication

L’arrêt Nicolo, rendu par le Conseil d’État le 20 octobre 1989, admet le contrôle de conventionnalité d’une loi, y compris lorsque celle-ci est postérieure au traité invoqué. Il ne concerne pas le contrôle de constitutionnalité des actes administratifs et n’interdit pas au juge administratif de comparer une loi avec un traité.

42. Concernant la loi du 31 décembre 1987, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle attribue au Conseil d’État le jugement administratif de premier ressort.
Elle modifie la répartition des fonctions juridictionnelles administratives.
Elle transforme les tribunaux administratifs en cours administratives d’appel.
Elle fait du Conseil d’État le juge de cassation.
Elle crée les cours administratives d’appel.

Elle modifie la répartition des fonctions juridictionnelles administratives. · Elle fait du Conseil d’État le juge de cassation. · Elle crée les cours administratives d’appel.

Explication

La loi du 31 décembre 1987 crée les cours administratives d’appel et fait du Conseil d’État le juge de cassation. Elle ne transforme pas les tribunaux administratifs en cours d’appel et ne confie pas au Conseil d’État le premier ressort.

43. À propos des conditions cumulatives d’application des traités en droit interne :

La publication au Journal officiel constitue une condition cumulative.
La ratification ou l’approbation constitue une condition d’application interne.
L’absence de ratification peut être compensée par une approbation administrative ultérieure.
Un traité reste applicable en droit interne malgré l’absence de publication officielle.
La publication suffit à rendre un traité applicable en droit interne.

La publication au Journal officiel constitue une condition cumulative. · La ratification ou l’approbation constitue une condition d’application interne.

Explication

La ratification ou l’approbation et la publication sont cumulatives : chacune est nécessaire à l’application interne. La publication seule ne suffit pas, et l’absence de l’une de ces conditions empêche l’application du traité en droit interne.

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Qu'est-ce que le droit administratif ?

La branche du droit public qui organise les rapports juridiques impliquant l’Administration publique.

Qu'est-ce que l’Administration publique ?

L’ensemble des personnes juridiques qui agissent dans l’intérêt général pour mettre en œuvre l’action publique.

Que dispose l’article 20 de la Constitution concernant le Gouvernement ?

Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation et dispose de l’Administration.

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