QCM : Fondements du droit constitutionnel (66 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le cadre constitutionnel, que désigne la notion de pouvoirs constitués ?

Les autorités qui établissent les règles fondamentales et déterminent l’organisation constitutionnelle
Les organes institués par le pouvoir constituant, dont les compétences sont encadrées par la Constitution
Les organes politiques dont les compétences découlent directement de la souveraineté populaire
Les institutions chargées de réviser la Constitution sans être soumises à ses limites

Les organes institués par le pouvoir constituant, dont les compétences sont encadrées par la Constitution

Explication

Les pouvoirs constitués sont les organes institués par le pouvoir constituant et doivent exercer leurs compétences dans les modalités et limites fixées par la Constitution. Les autorités qui établissent les règles fondamentales relèvent du pouvoir constituant.

2. Quelle évolution de l’abstention aux élections européennes a été observée entre 2014 et 2024 ?

Elle est passée de 57 % en 2014 à 50 % en 2024, après 47 % en 2019.
Elle est passée de 47 % en 2014 à 57 % en 2024, après 50 % en 2019.
Elle est passée de 50 % en 2014 à 47 % en 2024, après 57 % en 2019.
Elle est passée de 57 % en 2014 à 47 % en 2024, après 50 % en 2019.

Elle est passée de 57 % en 2014 à 47 % en 2024, après 50 % en 2019.

Explication

L’abstention européenne a diminué de 57 % en 2014 à 50 % en 2019, puis à 47 % en 2024. L’option qui inverse la tendance en plaçant le taux le plus élevé en 2024 confond l’ordre chronologique des résultats.

3. Quelle perception de la démocratie est rapportée par les sondages récents cités ?

71 % des Français estiment que la démocratie ne fonctionne pas bien.
47 % des Français estiment que la démocratie ne fonctionne pas bien.
71 % des Français estiment que la démocratie fonctionne bien.
57 % des Français estiment que la démocratie ne fonctionne pas bien.

71 % des Français estiment que la démocratie ne fonctionne pas bien.

Explication

Les sondages récents indiquent que 71 % des Français jugent que la démocratie ne fonctionne pas bien. Les taux de 47 % et 57 % renvoient à des chiffres d’abstention, et non à cette perception.

4. Dans un territoire où vivent des nationaux et des étrangers, quelle distinction permet de différencier la population du peuple ?

La population comprend les citoyens nationaux, tandis que le peuple réunit toutes les personnes présentes sur le territoire
La population comprend tous les individus présents, tandis que le peuple réunit les citoyens liés à l’État par la nationalité
La population réunit les résidents permanents, tandis que le peuple désigne les personnes qui participent à la vie économique
La population désigne les électeurs inscrits, tandis que le peuple comprend les personnes partageant une langue commune

La population comprend tous les individus présents, tandis que le peuple réunit les citoyens liés à l’État par la nationalité

Explication

La population comprend les individus présents sur le territoire, quelle que soit leur nationalité, alors que le peuple est constitué des citoyens rattachés à l’État par la nationalité. La présence sur le territoire ne suffit donc pas à faire de chaque résident un membre du peuple.

5. Quelle conception Sieyès défend-il du pouvoir constituant de la Nation ?

Il est limité par la Constitution et s’exerce par les organes chargés de l’appliquer
Il est subordonné aux pouvoirs constitués et s’exerce selon leurs procédures ordinaires
Il est libre et illimité sur le fond comme sur la forme, et s’exerce par la représentation
Il est libre sur le fond mais soumis à des formes fixées par les pouvoirs constitués

Il est libre et illimité sur le fond comme sur la forme, et s’exerce par la représentation

Explication

Selon Sieyès, le pouvoir constituant appartient à la Nation, est inconditionnel, libre et illimité sur le fond comme sur la forme, et ne s’exerce que par la représentation. Les pouvoirs constitués, contrairement au pouvoir constituant, sont limités par la Constitution.

6. Dans une réforme, des agents locaux de l’État reçoivent des décisions à prendre tout en restant soumis à la hiérarchie étatique. De quel mécanisme s’agit-il ?

De la décentralisation, qui attribue des compétences à des collectivités dotées d’organes élus
Du fédéralisme, qui confère des institutions propres à des entités fédérées
De la régionalisation, qui accorde un pouvoir législatif à des régions autonomes
De la déconcentration, qui confie des décisions à des agents locaux hiérarchiquement rattachés à l’État

De la déconcentration, qui confie des décisions à des agents locaux hiérarchiquement rattachés à l’État

Explication

La déconcentration consiste à confier des décisions à des agents locaux qui restent soumis au pouvoir hiérarchique de l’État. La décentralisation transfère plutôt des compétences à des collectivités dotées de la personnalité morale et d’organes élus.

7. Un État affirme qu’aucune autorité située à l’intérieur de ses frontières ne peut prévaloir sur lui. Quelle dimension de la souveraineté décrit-il ?

La souveraineté législative, qui établit l’autonomie des collectivités locales
La souveraineté externe, qui garantit l’égalité juridique entre les États
La souveraineté populaire, qui confie le pouvoir politique aux citoyens
La souveraineté interne, qui exclut une puissance intérieure supérieure à l’État

La souveraineté interne, qui exclut une puissance intérieure supérieure à l’État

Explication

La souveraineté interne signifie qu’aucune puissance située dans l’État ne peut prévaloir sur celui-ci. L’égalité juridique et l’indépendance dans les relations entre États relèvent de la souveraineté externe.

8. Pour se préparer au partiel de TD, quelle stratégie de travail correspond aux exercices juridiques attendus ?

S’entraîner à la dissertation et au commentaire de texte sans délaisser l’un des deux exercices.
Privilégier le commentaire de texte et remplacer la dissertation par des questions de cours.
Alterner entre la dissertation et la résolution de cas pratiques, sans travailler le commentaire.
Se spécialiser en dissertation et réserver le commentaire de texte aux révisions de dernière minute.

S’entraîner à la dissertation et au commentaire de texte sans délaisser l’un des deux exercices.

Explication

Les deux exercices à travailler sont la dissertation et le commentaire de texte, et il ne faut pas se spécialiser dans un seul pour le partiel. Le cas pratique ne remplace pas l’un de ces deux exercices attendus.

9. Quel changement électoral majeur se produit en France en 1848 ?

Le suffrage universel masculin est instauré pour les hommes de plus de 21 ans, et le nombre d’électeurs passe de 246 000 à 2 millions.
Le suffrage censitaire est maintenu pour les hommes de plus de 21 ans, et le nombre d’électeurs passe de 246 000 à 9 millions.
Le suffrage universel masculin est instauré pour les hommes de plus de 25 ans, et le nombre d’électeurs passe de 246 000 à 9 millions.
Le suffrage universel masculin est instauré pour les hommes de plus de 21 ans, et le nombre d’électeurs passe de 246 000 à 9 millions.

Le suffrage universel masculin est instauré pour les hommes de plus de 21 ans, et le nombre d’électeurs passe de 246 000 à 9 millions.

Explication

En 1848, le suffrage universel masculin est instauré pour les hommes de plus de 21 ans, faisant passer le nombre d’électeurs de 246 000 à 9 millions. Le seuil de plus de 25 ans appartient aux conditions du suffrage censitaire de 1791.

10. Quelle opposition Rousseau établit-il entre sa conception de la souveraineté populaire et le régime représentatif ?

La souveraineté populaire s’exerce directement et ne peut être aliénée, tandis que le régime représentatif confie l’exercice du pouvoir à des représentants.
La souveraineté populaire appartient aux représentants, tandis que le régime représentatif maintient l’exercice direct du pouvoir par les citoyens.
La souveraineté populaire dépend d’un mandat impératif, tandis que le régime représentatif suppose que les élus suivent les instructions de leurs électeurs.
La souveraineté populaire s’exerce par des élus indépendants, tandis que le régime représentatif réserve les décisions politiques aux citoyens réunis.

La souveraineté populaire s’exerce directement et ne peut être aliénée, tandis que le régime représentatif confie l’exercice du pouvoir à des représentants.

Explication

Rousseau considère la souveraineté comme inaliénable et défend son exercice direct, contrairement au régime représentatif qui délègue l’exercice du pouvoir à des élus. Le mandat impératif encadre les élus, mais ne transforme pas la souveraineté en pouvoir représentatif au sens de cette opposition.

11. Quel dispositif correspond à la démocratie continue définie par Léo Hamon ?

Une procédure où les gouvernants sollicitent des avis sans organiser de suivi citoyen.
Une participation réservée aux périodes électorales afin de désigner les représentants politiques.
Une consultation ponctuelle des électeurs sur une question formulée sous forme de choix binaire.
Une participation citoyenne organisée de façon permanente pour délibérer et surveiller les gouvernants.

Une participation citoyenne organisée de façon permanente pour délibérer et surveiller les gouvernants.

Explication

La démocratie continue organise durablement la participation citoyenne afin de favoriser la délibération et la surveillance des gouvernants. Une consultation ponctuelle et binaire décrit plutôt la limite attribuée au référendum.

12. Quel principe énonce l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen à propos de la formation de la loi ?

Les représentants élus concourent à la formation de la loi, qui peut varier selon les citoyens concernés.
Les citoyens peuvent concourir par leurs représentants à la formation de la loi, selon leur origine sociale.
Tous les citoyens doivent participer personnellement à la formation d’une loi adaptée à chaque groupe.
Tous les citoyens peuvent concourir personnellement ou par leurs représentants à la formation d’une loi identique pour tous.

Tous les citoyens peuvent concourir personnellement ou par leurs représentants à la formation d’une loi identique pour tous.

Explication

L’article 6 reconnaît à tous les citoyens le droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à la formation de la loi, laquelle doit être la même pour tous. Une loi adaptée à chaque groupe contredit ce principe d’égalité devant la loi.

13. Que peut-il se passer lorsqu’une pétition relevant de l’article 147 atteint 500 000 signatures ?

La commission concernée doit organiser un référendum national aux répercussions juridiques.
Les signataires peuvent imposer un débat parlementaire dont les conclusions s’imposent aux élus.
Le député rapporteur doit transmettre la pétition au gouvernement pour qu’il adopte une loi.
Le député rapporteur de la commission concernée peut décider d’organiser un débat aux répercussions politiques.

Le député rapporteur de la commission concernée peut décider d’organiser un débat aux répercussions politiques.

Explication

À partir de 500 000 signatures, le député rapporteur de la commission concernée peut décider d’organiser un débat, dont les répercussions sont politiques. Le seuil ne rend pas le débat obligatoire et ne permet pas aux signataires d’imposer ses conclusions.

14. En quoi la contestation des gilets jaunes en 2018 s’est-elle distinguée de celle d’autres mouvements sociaux ?

Elle a porté sur les règles électorales sans remettre en question le système représentatif.
Elle a défendu le système représentatif contre les revendications d’autres mouvements.
Elle a principalement contesté une décision locale sans interroger la représentation.
Elle a entraîné une remise en cause plus générale du système représentatif.

Elle a entraîné une remise en cause plus générale du système représentatif.

Explication

La crise des gilets jaunes a suscité une remise en cause plus générale du système représentatif que celle portée par d’autres mouvements sociaux. La réduire à la contestation d’une décision locale ne rend pas compte de cette portée plus large.

15. Lorsqu’on vérifie si une norme a été créée selon la procédure prescrite par une norme supérieure, quelle conception de la hiérarchie des normes applique-t-on ?

La conception dynamique, qui examine la procédure de création de la norme.
La conception matérielle, qui examine les règles relatives au fonctionnement de l’État.
La conception statique, qui examine la conformité du contenu de la norme.
La conception réaliste, qui privilégie la décision effectivement rendue par un juge.

La conception dynamique, qui examine la procédure de création de la norme.

Explication

La conception dynamique vérifie les procédures et modes d’élaboration prescrits par la norme supérieure; dans la hiérarchie des normes, la Constitution fonde la validité des autres règles. La conception statique porte plutôt sur le contenu de la norme.

16. Quelle comparaison oppose les conceptions objective et subjective de la nation ?

La conception objective repose sur un pacte politique, tandis que la conception subjective dépend d’une langue commune
La conception objective s’appuie sur la volonté collective, tandis que la conception subjective repose sur une histoire commune
La conception objective s’appuie sur des traits communs, tandis que la conception subjective repose sur la volonté de vivre ensemble
La conception objective définit la nation par la citoyenneté, tandis que la conception subjective la définit par le territoire

La conception objective s’appuie sur des traits communs, tandis que la conception subjective repose sur la volonté de vivre ensemble

Explication

La conception objective met en avant des éléments communs comme la culture, la langue ou l’histoire, tandis que la conception subjective insiste sur la volonté de vivre ensemble. Une histoire commune peut donc illustrer la première approche, mais ne définit pas à elle seule la seconde.

17. Une règle juridique indique ce qu’une personne doit faire, alors qu’un texte décrit une pratique observée. Quelle distinction s’applique ?

La règle juridique conseille une conduite, tandis que la description prévoit une sanction.
La règle juridique expose une préférence, tandis que la description crée une obligation.
La règle juridique décrit un fait, tandis que la description impose un comportement.
La règle juridique est prescriptive, tandis que la description porte sur ce qui est.

La règle juridique est prescriptive, tandis que la description porte sur ce qui est.

Explication

Une règle juridique est prescriptive : elle fixe ce qui doit être, tandis qu’une description rapporte ce qui est. Un simple conseil ne constitue pas une règle qui impose une conduite.

18. Quels textes font notamment partie des sources écrites du droit constitutionnel ?

La Constitution, les lois ordinaires et les décisions judiciaires réunies dans un code unique.
Les lois organiques, les règlements administratifs et les traités commerciaux conclus par l’État.
La Constitution, les lois organiques et des textes du bloc de constitutionnalité comme la DDHC de 1789.
La DDHC de 1789, les lois ordinaires et les recommandations dépourvues de contrainte directe.

La Constitution, les lois organiques et des textes du bloc de constitutionnalité comme la DDHC de 1789.

Explication

Les sources écrites comprennent la Constitution, les lois organiques, supérieures aux lois ordinaires, et des textes du bloc de constitutionnalité, dont la DDHC de 1789. Les décisions judiciaires et les recommandations administratives ne remplacent pas cet ensemble de sources écrites.

19. Qu’est-ce qui rend un échantillon représentatif de la population dont il est extrait ?

Sa composition correspond à celle de la population, selon la diversité sociale ou les opinions politiques.
Ses membres partagent la même opinion politique, même si la population est diverse.
Sa sélection repose sur la disponibilité des participants, indépendamment de leur profil.
Son effectif est important, même si sa composition diffère de celle de la population.

Sa composition correspond à celle de la population, selon la diversité sociale ou les opinions politiques.

Explication

La représentativité désigne la correspondance entre la composition d’un échantillon et la population dont il est extrait, appréciée notamment selon la diversité sociale ou les opinions politiques. Un effectif élevé ne garantit pas cette correspondance si la composition de l’échantillon est différente.

20. Quelle caractéristique distingue le référendum d’un mécanisme consultatif ?

Il permet aux gouvernants de solliciter un avis sans consulter les électeurs.
Il recueille l’avis des citoyens sans leur faire trancher la question.
Il confie aux parlementaires la décision sur une question précise.
Il permet aux citoyens de trancher directement une question précise.

Il permet aux citoyens de trancher directement une question précise.

Explication

Le référendum permet aux citoyens de se prononcer directement sur une question précise, alors qu’une consultation recueille leur avis sans leur confier la décision. Confondre les deux revient à traiter une procédure de décision comme un simple recueil d’opinions.

21. Quelle opposition caractérise la conception révolutionnaire de la loi et sa critique contemporaine ?

La loi est conçue comme une décision contingente et oppressive, mais sa critique la présente comme expression incontestable du bien commun.
La loi est conçue comme expression de la volonté générale et du bien commun, mais peut être jugée contingente et oppressive, ce qui justifie d’encadrer le législateur.
La loi est conçue comme expression de la volonté générale, mais sa critique contemporaine écarte la nécessité d’encadrer le législateur.
La loi est conçue comme un acte administratif ordinaire, tandis que sa critique contemporaine la considère comme supérieure à la Constitution.

La loi est conçue comme expression de la volonté générale et du bien commun, mais peut être jugée contingente et oppressive, ce qui justifie d’encadrer le législateur.

Explication

La conception révolutionnaire associe la loi à la volonté générale et au bien commun, tandis que la critique contemporaine souligne qu’elle peut être contingente et oppressive, d’où la nécessité d’encadrer le législateur. L’option qui présente cette critique comme supprimant tout encadrement inverse la conséquence de cette analyse.

22. Que caractérise l’état de nature dans la théorie de Hobbes ?

Une insécurité permanente et une guerre de tous contre tous, faute de règles et de pouvoir coercitif
Une communauté gouvernée par des lois élaborées directement par les citoyens
Une paix garantie par des droits naturels protégés par une autorité limitée
Un régime où les individus conservent la propriété privée sous la protection d’un souverain

Une insécurité permanente et une guerre de tous contre tous, faute de règles et de pouvoir coercitif

Explication

Pour Hobbes, l’état de nature est une fiction théorique marquée par l’insécurité et la guerre de tous contre tous en l’absence de règles et de pouvoir coercitif. La paix et la sécurité sont plutôt garanties par le Léviathan après le pacte.

23. Pourquoi la composition des élus peut-elle ne pas refléter la diversité de la population ?

Certaines couches de la population se présentent davantage aux élections, ce qui complique la recherche de représentants reflétant la diversité citoyenne.
Les institutions interdisent aux groupes sous-représentés de participer aux élections, ce qui réduit la diversité des candidatures.
La diversité des citoyens est identique à celle des élus, mais les résultats électoraux ne permettent pas de la mesurer.
Les citoyens issus de toutes les couches sociales se présentent au même rythme, mais les élus sont choisis par tirage au sort.

Certaines couches de la population se présentent davantage aux élections, ce qui complique la recherche de représentants reflétant la diversité citoyenne.

Explication

La recherche d’une représentation correspondant à la diversité citoyenne est difficile notamment parce que certaines couches de la population se présentent davantage aux élections. L’explication tient donc à la participation inégale aux candidatures, et non à une interdiction générale de se présenter.

24. Quelle différence distingue l’établissement autoritaire d’une Constitution de son établissement démocratique ?

Le premier la soumet au référendum, tandis que le second la confie à un monarque sans consultation
Le premier l’octroie sans consulter le peuple, tandis que le second associe le peuple à son élaboration
Le premier fait intervenir une assemblée constituante, tandis que le second réserve la rédaction au gouvernement
Le premier révise un texte existant, tandis que le second adopte des lois ordinaires sous son autorité

Le premier l’octroie sans consulter le peuple, tandis que le second associe le peuple à son élaboration

Explication

L’établissement autoritaire consiste à octroyer une Constitution sans consultation populaire, tandis que l’établissement démocratique associe le peuple à son élaboration, notamment par une assemblée constituante ou un référendum. La soumission au référendum relève donc de la démarche démocratique, non de la démarche autoritaire.

25. Quelle conception de la liberté Benjamin Constant associe-t-il aux modernes ?

Une liberté fondée sur la participation directe aux décisions politiques, par opposition aux droits individuels des anciens.
Une liberté centrée sur les droits individuels, par opposition à la participation politique qui caractérise la liberté des anciens.
Une liberté attachée à la défense de l’intérêt général, par opposition à la protection des intérêts particuliers.
Une liberté fondée sur l’indépendance des représentants, par opposition au contrôle exercé par les électeurs.

Une liberté centrée sur les droits individuels, par opposition à la participation politique qui caractérise la liberté des anciens.

Explication

Constant distingue la liberté des modernes, centrée sur les droits individuels, de la liberté des anciens, fondée sur la participation aux décisions politiques. La participation politique correspond donc à l’autre pôle de sa distinction.

26. Comment caractériser le pouvoir de révision au regard du pouvoir constituant souverain et des pouvoirs constitués ordinaires ?

Il modifie la Constitution, mais reste conditionné et limité par ses règles
Il établit une nouvelle Constitution et demeure libre de ses formes et de son contenu
Il applique les règles constitutionnelles sans pouvoir intervenir sur leur contenu
Il exerce une souveraineté équivalente à celle du pouvoir constituant originaire

Il modifie la Constitution, mais reste conditionné et limité par ses règles

Explication

Le pouvoir de révision peut modifier la Constitution, mais il reste conditionné et limité par celle-ci, ce qui le place entre le pouvoir constituant souverain et les pouvoirs constitués. À la différence des pouvoirs constitués ordinaires, il intervient sur le texte constitutionnel lui-même.

27. Quels droits Locke considère-t-il comme naturels et inaliénables dès l’état de nature ?

La liberté, la souveraineté et l’élaboration commune des lois
La sécurité, l’égalité juridique et la participation politique
La propriété, la représentation politique et la résistance au gouvernement
La vie, la liberté et la propriété

La vie, la liberté et la propriété

Explication

Locke reconnaît aux hommes, dès l’état de nature, des droits naturels inaliénables à la vie, à la liberté et à la propriété. La résistance au gouvernement est une conséquence possible de la violation de ces droits, et non l’un des droits énumérés ici.

28. Quelle distinction sépare une révision formelle d’une mutation constitutionnelle informelle ?

La révision transforme la pratique sans toucher au texte, tandis que la mutation modifie le texte constitutionnel.
La révision modifie le texte constitutionnel, tandis que la mutation transforme la pratique ou l’interprétation sans changer le texte.
La révision concerne les institutions, tandis que la mutation porte sur les règles de procédure parlementaire.
La révision change l’interprétation du juge, tandis que la mutation remplace la Constitution par une loi ordinaire.

La révision modifie le texte constitutionnel, tandis que la mutation transforme la pratique ou l’interprétation sans changer le texte.

Explication

Une révision formelle modifie le texte de la Constitution, alors qu’une mutation informelle fait évoluer sa pratique ou son interprétation sans réécriture. Confondre la mutation avec un changement du texte inverse les deux notions.

29. Quelle position le Conseil constitutionnel a-t-il admise dans Maastricht II concernant le pouvoir constituant ?

Il peut modifier la Constitution, à condition de respecter chaque règle et chaque principe constitutionnels
Il peut contrôler un traité avant ratification, mais ne peut modifier le texte constitutionnel
Il peut modifier ou compléter la Constitution dans les formes qu’il estime appropriées et déroger à une règle constitutionnelle
Il peut compléter la Constitution selon des formes fixées par le Conseil constitutionnel lui-même

Il peut modifier ou compléter la Constitution dans les formes qu’il estime appropriées et déroger à une règle constitutionnelle

Explication

Dans Maastricht II, le Conseil constitutionnel a admis que le pouvoir constituant puisse modifier ou compléter la Constitution dans les formes qu’il estime appropriées et déroger à une règle ou à un principe constitutionnel. Le contrôle d’un traité avant ratification est une question distincte du contrôle d’une révision constitutionnelle.

30. Quelle approche définit le droit matériel comme un ensemble de règles de conduite assorties de sanctions ?

Une approche fondée sur l’application effective des règles.
Une approche fondée sur l’origine étatique des règles.
Une approche fondée sur la valeur morale des règles.
Une approche fondée sur le contenu des règles.

Une approche fondée sur le contenu des règles.

Explication

Le droit matériel se définit par le contenu des règles de conduite et par les sanctions qui leur sont associées. L’origine étatique des règles relève de l’approche formelle, et non de l’approche matérielle.

31. Un étudiant cumule plusieurs absences injustifiées aux travaux dirigés. Quelle conséquence peut compromettre la validation du TD ?

La validation dépend alors uniquement de la présence au partiel.
Toute absence injustifiée entraîne automatiquement l’exclusion de l’examen final.
Plus d’une ou deux absences injustifiées peuvent empêcher de valider le TD.
Les absences injustifiées réduisent seulement la note du galop d’essai.

Plus d’une ou deux absences injustifiées peuvent empêcher de valider le TD.

Explication

La présence aux TD est obligatoire, et plus d’une ou deux absences injustifiées font obstacle à leur validation. Une absence ne conduit pas, à elle seule, à l’exclusion de l’examen final.

32. Selon la distinction proposée par James Bryce en 1884, comment reconnaître une constitution rigide ?

Sa révision est décidée par le pouvoir exécutif après consultation des assemblées législatives.
Sa modification dépend principalement des usages institutionnels et de l’interprétation des tribunaux.
Sa révision suit la procédure législative ordinaire, même si elle porte sur des dispositions fondamentales.
Sa révision exige une procédure spéciale et renforcée, distincte de celle d’une loi ordinaire.

Sa révision exige une procédure spéciale et renforcée, distincte de celle d’une loi ordinaire.

Explication

Pour Bryce, une constitution est rigide lorsque sa révision exige une procédure spéciale et renforcée. Une modification selon la même procédure qu’une loi ordinaire caractérise au contraire une constitution souple.

33. Une assemblée exerce des compétences attribuées par la Constitution et doit respecter les modalités qu’elle prévoit : comment la qualifier ?

Un pouvoir souverain, libre de déterminer ses compétences hors du cadre constitutionnel
Un pouvoir constituant originaire, chargé d’établir les règles fondamentales de l’État
Un pouvoir constituant dérivé, qui agit pour réviser le texte constitutionnel existant
Un pouvoir constitué, institué par le pouvoir constituant et encadré par la Constitution

Un pouvoir constitué, institué par le pouvoir constituant et encadré par la Constitution

Explication

Les pouvoirs constitués sont les organes institués par le pouvoir constituant et exercent leurs compétences selon les modalités prévues par la Constitution. Un pouvoir constituant originaire établit plutôt une nouvelle Constitution et ses règles fondamentales.

34. Comment se caractérise l’organisation juridique d’un État fédéral ?

Un ordre juridique unique s’applique sur tout le territoire, sous l’autorité d’un seul Parlement législateur
Un ordre fédéral et des ordres fédérés coexistent, avec des institutions propres aux entités fédérées sous la suprématie du droit fédéral
Des États souverains conservent leurs ordres juridiques et coopèrent sur la base d’un traité international
Des régions autonomes exercent un pouvoir législatif tout en restant dépourvues d’institutions propres

Un ordre fédéral et des ordres fédérés coexistent, avec des institutions propres aux entités fédérées sous la suprématie du droit fédéral

Explication

Un État fédéral superpose l’ordre juridique fédéral et les ordres juridiques fédérés, ces derniers disposant notamment de leurs propres institutions. La coexistence de plusieurs ordres ne signifie pas que les entités fédérées échappent à la suprématie du droit fédéral.

35. Quel objectif et quelle difficulté caractérisent les quotas électoraux ?

Ils visent à remplacer le scrutin proportionnel et à rapprocher l’Assemblée de la société, tout en renforçant l’égalité juridique.
Ils visent à garantir une représentation identique des groupes, sans poser de difficulté au principe d’égalité.
Ils visent à compenser des inégalités de fait et à rapprocher l’Assemblée de la société, tout en pouvant créer une tension avec l’égalité.
Ils visent à corriger les inégalités de droit et à éloigner la composition de l’Assemblée de celle de la société.

Ils visent à compenser des inégalités de fait et à rapprocher l’Assemblée de la société, tout en pouvant créer une tension avec l’égalité.

Explication

Les quotas sont des mesures préférentielles destinées à compenser des inégalités de fait et à rapprocher la composition de l’Assemblée nationale de celle de la société, mais ils peuvent entrer en tension avec le principe d’égalité. Les présenter comme dépourvus de toute tension avec l’égalité écarte précisément la difficulté associée à leur catégorisation.

36. Pourquoi le développement de l’Union européenne peut-il éloigner certains citoyens de la source du droit et du pouvoir ?

Les citoyens choisissent directement toutes les normes européennes intégrées au droit interne.
Les normes européennes restent extérieures au droit interne et ne concernent pas les institutions nationales.
Des normes produites hors des institutions nationales sont intégrées au droit interne.
Les institutions nationales cessent de produire des normes dès qu’une règle européenne existe.

Des normes produites hors des institutions nationales sont intégrées au droit interne.

Explication

Des entités supra-étatiques comme l’Union européenne produisent des normes qui sont intégrées au droit interne, ce qui peut donner à certains citoyens le sentiment que le pouvoir s’éloigne des institutions nationales. L’existence de normes européennes ne signifie pas que les institutions nationales cessent d’en produire.

37. Une règle prévoit une conséquence favorable pour celui qui la respecte : comment cette conséquence peut-elle être qualifiée au sens large ?

Comme un conseil, car une conséquence favorable ne peut pas être liée à une règle.
Comme une règle juridique seulement si elle impose une obligation de faire.
Comme une sanction, car ce sens comprend toute conséquence liée au respect ou au non-respect de la règle.
Comme une sanction uniquement si elle constitue une punition ou une réparation.

Comme une sanction, car ce sens comprend toute conséquence liée au respect ou au non-respect de la règle.

Explication

Au sens large, la sanction comprend toute conséquence positive ou négative liée au respect ou au non-respect d’une règle. Au sens étroit, elle renvoie plutôt à une punition, une sentence, une réparation ou une obligation de faire.

38. Un gouvernement viole les droits fondamentaux des citoyens. Quelle conséquence découle du modèle politique de Locke ?

Le contrat est rompu et la résistance au pouvoir devient légitime
Le contrat est renforcé et les citoyens doivent transférer davantage de pouvoir au gouvernement
La volonté générale remplace les droits individuels et rend toute contestation illégitime
Le gouvernement conserve sa légitimité tant qu’il garantit la paix et la sécurité

Le contrat est rompu et la résistance au pouvoir devient légitime

Explication

Pour Locke, la violation des droits fondamentaux rompt le contrat et rend légitime la résistance au pouvoir. La priorité donnée au maintien de l’autorité pour garantir la paix renvoie davantage au modèle hobbesien.

39. Pourquoi les défenseurs du régime représentatif estiment-ils que ce mode de gouvernement peut servir l’intérêt général ?

Il garantit la participation directe de tous les citoyens et supprime les désaccords entre groupes sociaux.
Il rend les élus responsables devant leurs électeurs et les oblige à exécuter leurs instructions précises.
Il réserve les décisions aux citoyens les plus imposés afin de protéger les choix économiques de la majorité.
Il est praticable, permet de choisir des citoyens jugés compétents et peut contenir la domination des intérêts particuliers.

Il est praticable, permet de choisir des citoyens jugés compétents et peut contenir la domination des intérêts particuliers.

Explication

Les défenseurs du régime représentatif mettent en avant son caractère praticable, la sélection de citoyens jugés compétents et la défense possible de l’intérêt général. La responsabilité directe des élus envers les électeurs relève plutôt d’une logique différente du mandat représentatif.

40. Face au désengagement électoral, quels moyens permettent aussi d’exprimer une position politique ?

Les référendums, les élections et les débats parlementaires.
Les campagnes, les sondages et les consultations institutionnelles.
Les recours judiciaires, les négociations et les votes législatifs.
Les manifestations, les grèves et les pétitions.

Les manifestations, les grèves et les pétitions.

Explication

Les manifestations, les grèves et les pétitions constituent d’autres formes d’expression politique lorsque des citoyens se désengagent des élections. Les référendums et les élections relèvent plutôt de mécanismes de participation institutionnelle.

41. Lorsqu’un nouvel État adopte une Constitution qui fixe ses règles fondamentales, quel pouvoir est exercé ?

Le pouvoir constituant originaire, qui établit une nouvelle Constitution et organise l’État
Le pouvoir législatif, qui adopte les lois ordinaires dans le cadre constitutionnel
Le pouvoir juridictionnel, qui interprète les règles constitutionnelles existantes
Le pouvoir constituant dérivé, qui révise un texte constitutionnel déjà en vigueur

Le pouvoir constituant originaire, qui établit une nouvelle Constitution et organise l’État

Explication

Le pouvoir constituant originaire établit une nouvelle Constitution et fixe les règles fondamentales de l’organisation politique et juridique de l’État. Le pouvoir constituant dérivé intervient plutôt pour réviser une Constitution existante selon ses procédures.

42. Quel est le rôle institutionnel du Conseil économique, social et environnemental ?

Il exerce une fonction consultative et peut formuler des avis et des propositions lorsqu’il est saisi par des institutions politiques.
Il organise des référendums afin que les citoyens tranchent les propositions politiques.
Il adopte les lois après avoir consulté des citoyens tirés au sort sur chaque projet.
Il formule des avis consultatifs, mais son fondement est réglementaire plutôt que constitutionnel.

Il exerce une fonction consultative et peut formuler des avis et des propositions lorsqu’il est saisi par des institutions politiques.

Explication

Le CESE est une institution délibérative à fondement constitutionnel, prévue par l’article 69, qui peut formuler des avis et des propositions lorsqu’il est saisi. Le présenter comme une assemblée qui adopte les lois confond sa mission consultative avec le pouvoir législatif.

43. Quel objectif caractérise le constitutionnalisme ?

Encadrer le pouvoir politique et préserver les libertés au moyen d’une Constitution formelle
Confier aux juridictions la direction quotidienne de l’action gouvernementale
Concentrer les pouvoirs politiques entre les mains du chef de l’État
Remplacer les règles constitutionnelles par des décisions politiques ponctuelles

Encadrer le pouvoir politique et préserver les libertés au moyen d’une Constitution formelle

Explication

Le constitutionnalisme cherche à encadrer le pouvoir politique et à protéger les libertés grâce à une Constitution formelle. À l’inverse, la concentration des pouvoirs entre les mains du roi caractérise l’État absolutiste.

44. Selon Eisenmann et Troper, en quoi consiste l’interprétation ?

À attribuer une signification à un texte ou à des faits.
À classer les textes selon leur valeur dans la hiérarchie des normes.
À vérifier qu’une norme a été créée selon la procédure prescrite.
À privilégier la règle appliquée par un juge plutôt que le texte écrit.

À attribuer une signification à un texte ou à des faits.

Explication

Pour Eisenmann et Troper, l’interprétation est l’opération qui attribue une signification à un texte ou à des faits. Vérifier la procédure de création d’une norme relève plutôt de la conception dynamique de la hiérarchie des normes.

45. Quelle combinaison de mesures Dominique Rousseau propose-t-il pour renforcer la participation citoyenne ?

Des assemblées primaires consultées sur les projets de loi, des conventions institutionnalisées dotées d’un pouvoir législatif et un statut constitutionnel pour les lanceurs d’alerte civiques.
Des assemblées parlementaires consultées sur les projets de loi, des conventions institutionnalisées sans pouvoir législatif et un statut constitutionnel pour les élus locaux.
Des assemblées primaires chargées de ratifier les traités, des conventions consultatives temporaires et un statut législatif pour les lanceurs d’alerte civiques.
Des assemblées primaires consultées sur les projets de loi, des conventions institutionnalisées dotées d’un pouvoir exécutif et un statut constitutionnel pour les lanceurs d’alerte civiques.

Des assemblées primaires consultées sur les projets de loi, des conventions institutionnalisées dotées d’un pouvoir législatif et un statut constitutionnel pour les lanceurs d’alerte civiques.

Explication

Dominique Rousseau associe des assemblées primaires consultées sur les projets de loi, des conventions institutionnalisées dotées d’un pouvoir législatif et une protection constitutionnelle des lanceurs d’alerte civiques. Attribuer aux conventions un pouvoir exécutif confond leur rôle proposé avec une autre fonction institutionnelle.

46. Dans le cadre de l’article 89 de la Constitution française, quelle étape est requise avant l’approbation finale d’une révision ?

Le Sénat doit approuver le texte à la majorité des trois cinquièmes, puis l’Assemblée nationale décide seule de son approbation finale.
Les deux chambres doivent adopter des textes concordants, puis le Président peut promulguer la révision après consultation du Conseil constitutionnel.
Les deux chambres doivent voter le même texte, avant son approbation par référendum ou par le Congrès à la majorité des trois cinquièmes.
Le Premier ministre doit soumettre le texte au référendum, après que chaque chambre a voté à la majorité absolue.

Les deux chambres doivent voter le même texte, avant son approbation par référendum ou par le Congrès à la majorité des trois cinquièmes.

Explication

L’article 89 exige que les deux chambres adoptent le même texte avant son approbation par référendum ou par le Congrès à la majorité des trois cinquièmes. Des textes simplement concordants ou une décision finale prise par une seule chambre ne répondent pas à cette exigence.

47. Comment Raymond Carré de Malberg définit-il la souveraineté de l’État ?

Comme une compétence législative partagée entre plusieurs pouvoirs intérieurs
Comme une indépendance extérieure qui dépend de l’accord des autres États
Comme une autorité temporaire que les citoyens délèguent à leurs représentants
Comme une puissance qui ne relève d’aucun autre pouvoir et ne peut être égalée dans sa sphère d’autorité

Comme une puissance qui ne relève d’aucun autre pouvoir et ne peut être égalée dans sa sphère d’autorité

Explication

Carré de Malberg présente la souveraineté comme une puissance suprême dans sa sphère, qui n’est subordonnée à aucun autre pouvoir. L’indépendance entre États caractérise plus précisément la souveraineté externe, et non toute la définition de la souveraineté.

48. Une pratique institutionnelle durable fait évoluer le fonctionnement de la Constitution sans réécriture de son texte : quelle peut être l’origine de cette mutation informelle ?

La création d’un parti politique, la tenue d’une élection ou la publication d’un programme gouvernemental.
La promulgation d’une loi ordinaire, la ratification d’un traité ou la décision d’un référendum.
La pratique institutionnelle, la jurisprudence constitutionnelle ou la coutume constitutionnelle.
La révision constitutionnelle, la dissolution du Parlement ou la nomination d’un ministre.

La pratique institutionnelle, la jurisprudence constitutionnelle ou la coutume constitutionnelle.

Explication

Les mutations informelles peuvent découler de la pratique institutionnelle, de la jurisprudence constitutionnelle ou de la coutume constitutionnelle. Une révision formelle relève d’un changement du texte et n’est donc pas une origine informelle.

49. Comment la Constitution de 1791 articule-t-elle la représentation nationale et la souveraineté ?

Le Corps législatif et le roi représentent la Nation, tandis que la souveraineté demeure indivisible et appartient à la Nation.
Le Corps législatif détient la souveraineté et le roi représente les citoyens dans les relations politiques.
Le roi détient une part de souveraineté distincte de celle que l’Assemblée exerce au nom de la Nation.
L’Assemblée et le roi partagent la souveraineté, qui peut être divisée entre plusieurs représentants nationaux.

Le Corps législatif et le roi représentent la Nation, tandis que la souveraineté demeure indivisible et appartient à la Nation.

Explication

La représentation nationale est confiée au Corps législatif et au roi, mais la souveraineté reste indivisible et appartient à la Nation. La présence de plusieurs représentants ne signifie donc pas que la souveraineté est partagée ou divisée.

50. Quelles catégories de limites constitutionnelles peuvent encadrer une révision ?

Des limites provisoires, conventionnelles ou administratives visant les compétences gouvernementales
Des limites législatives, juridictionnelles ou électorales destinées à encadrer les lois ordinaires
Des limites procédurales, liées aux circonstances ou matérielles protégeant des principes intangibles
Des limites représentatives, référendaires ou parlementaires définissant le contrôle des traités

Des limites procédurales, liées aux circonstances ou matérielles protégeant des principes intangibles

Explication

Les limites à la révision peuvent être procédurales, liées aux circonstances ou matérielles, ces dernières protégeant des principes intangibles appelés clauses d’éternité. Les limites visant les lois ordinaires ou le contrôle des traités ne correspondent pas à ces catégories.

51. Dans le modèle de Hobbes, comment le pacte permet-il de sortir de l’insécurité de l’état de nature ?

Les citoyens remettent leur personne à la communauté et participent directement à l’élaboration de la loi
Les individus conservent leur pouvoir politique et chargent une assemblée de protéger leurs droits naturels
Les États concluent un traité entre eux et confient la sécurité à une autorité fédérale commune
Les individus renoncent à leur liberté naturelle illimitée et transfèrent leur pouvoir au Léviathan, qui garantit la paix

Les individus renoncent à leur liberté naturelle illimitée et transfèrent leur pouvoir au Léviathan, qui garantit la paix

Explication

Le pacte hobbesien associe les individus entre eux et les conduit à transférer leur pouvoir au Léviathan afin d’obtenir la paix, la sécurité et la protection de la propriété privée. La participation directe à la loi correspond plutôt à la conception de Rousseau.

52. Quel constat distingue l’abstention aux élections municipales de celle observée aux élections présidentielles ?

Les municipales sont les plus touchées par l’abstention, qui y augmente, tandis que la présidentielle est la moins touchée.
Les municipales et les présidentielles sont touchées de manière comparable, sans évolution notable de l’abstention.
Les municipales sont les moins touchées par l’abstention, qui y diminue, tandis que la présidentielle est la plus touchée.
Les présidentielles sont les plus touchées par l’abstention, qui y augmente, tandis que les municipales sont les moins touchées.

Les municipales sont les plus touchées par l’abstention, qui y augmente, tandis que la présidentielle est la moins touchée.

Explication

L’abstention est la plus forte aux municipales et y augmente, alors que la présidentielle est l’élection la moins touchée. L’idée que la présidentielle serait la plus touchée inverse précisément cette comparaison.

53. Si une loi adoptée par le législateur contredit une règle constitutionnelle, quelle relation entre les pouvoirs explique la subordination de la loi ?

Le pouvoir constituant est limité par les lois que le législateur adopte dans l’exercice de ses compétences
Le pouvoir juridictionnel établit les règles constitutionnelles auxquelles le législateur doit se conformer
Le pouvoir législatif et le pouvoir constituant disposent d’une autorité équivalente sur la Constitution
Le pouvoir législatif est limité par la Constitution, dont les règles sont établies par le pouvoir constituant

Le pouvoir législatif est limité par la Constitution, dont les règles sont établies par le pouvoir constituant

Explication

La Constitution limite le législateur : son pouvoir de faire la loi est subordonné aux règles établies par le pouvoir constituant. Le pouvoir constituant n’est pas subordonné aux lois ordinaires adoptées par le législateur.

54. Un étudiant manque le galop d’essai sans hospitalisation ni situation grave et un autre est surpris en train de tricher : quelles conséquences sont prévues ?

L’absence est sans effet sur la note, et la triche entraîne un avertissement écrit.
Chacun reçoit zéro sur vingt, et la triche entraîne aussi un passage en commission disciplinaire.
L’absence entraîne une baisse de note, et la triche impose de repasser l’épreuve.
Chacun reçoit zéro sur vingt, mais la triche n’a pas de conséquence disciplinaire.

Chacun reçoit zéro sur vingt, et la triche entraîne aussi un passage en commission disciplinaire.

Explication

L’absence au galop d’essai vaut zéro sur vingt sauf hospitalisation ou situation grave, et la triche entraîne également zéro sur vingt ainsi qu’un passage en commission disciplinaire. Contrairement à l’une des réponses proposées, la triche comporte bien une conséquence disciplinaire.

55. Quelle conclusion le Conseil constitutionnel a-t-il tirée en septembre 1992 dans Maastricht II ?

Le traité de Maastricht était conforme à la Constitution, ce qui a confirmé la subordination du pouvoir constituant dérivé
La Constitution interdisait toute révision, ce qui a conduit à reconnaître la souveraineté du pouvoir juridictionnel
Le traité de Maastricht ne pouvait être contrôlé, ce qui a transféré la révision constitutionnelle au législateur
Certaines dispositions du traité de Maastricht étaient contraires à la Constitution, ce qui a conduit à reconnaître la souveraineté du pouvoir constituant dérivé

Certaines dispositions du traité de Maastricht étaient contraires à la Constitution, ce qui a conduit à reconnaître la souveraineté du pouvoir constituant dérivé

Explication

En septembre 1992, le Conseil constitutionnel a jugé certaines dispositions du traité de Maastricht contraires à la Constitution, conduisant à reconnaître la souveraineté du pouvoir constituant dérivé. La décision n’a pas déclaré le traité conforme ni transféré la révision au législateur.

56. Un ensemble de règles relatives à l’organisation et au fonctionnement de l’État n’est pas rassemblé dans un document unique : de quelle notion s’agit-il ?

De la Constitution matérielle, définie par le contenu des règles concernant l’État.
De la hiérarchie des normes, définie par les décisions rendues par les juridictions.
De la Constitution formelle, définie par un document unique de valeur suprême.
Du bloc de constitutionnalité, défini par les lois organiques supérieures aux lois ordinaires.

De la Constitution matérielle, définie par le contenu des règles concernant l’État.

Explication

La Constitution matérielle rassemble les règles relatives à l’organisation et au fonctionnement de l’État, quel que soit leur regroupement dans un document. La Constitution formelle se caractérise, elle, par un document unique de valeur suprême.

57. À quoi doit s’attendre un étudiant qui passe le galop d’essai au milieu du semestre ?

À un examen final de deux heures comptant pour un quart de la moyenne de TD.
À un contrôle continu de trois heures comptant pour toute la moyenne de TD.
À un examen blanc de trois heures comptant pour la moitié de la moyenne de TD.
À un exercice facultatif d’une heure trente comptant pour la moitié de la note finale.

À un examen blanc de trois heures comptant pour la moitié de la moyenne de TD.

Explication

Le galop d’essai est un examen blanc de trois heures organisé au milieu du semestre et représente 50 % de la moyenne de TD. Il ne s’agit pas de l’examen final ni d’une épreuve facultative.

58. Quel événement constitutionnel a lieu le 13 septembre 1791 ?

L’Assemblée nationale proclame le suffrage universel masculin et transfère la souveraineté au Corps législatif.
Le Corps législatif adopte une Constitution qui fonde la représentation sur la souveraineté populaire directe.
Le roi convoque les électeurs du second degré afin qu’ils choisissent les membres de l’Assemblée nationale.
Le roi accepte la Constitution française, qui instaure un régime représentatif fondé sur la souveraineté nationale.

Le roi accepte la Constitution française, qui instaure un régime représentatif fondé sur la souveraineté nationale.

Explication

Le 13 septembre 1791, le roi accepte la Constitution qui instaure un régime représentatif fondé sur la souveraineté nationale. Le suffrage universel masculin ne sera instauré qu’en 1848.

59. Un projet vise à réviser la Constitution : à quelle procédure référendaire correspond-il dans la distinction entre les articles 89 et 11 ?

Au référendum législatif de l’article 11, consacré aux traités.
Au référendum constituant de l’article 89, consacré à une révision constitutionnelle.
Au référendum constituant de l’article 89, consacré à la ratification des traités.
Au référendum législatif de l’article 11, consacré à toute réforme institutionnelle.

Au référendum constituant de l’article 89, consacré à une révision constitutionnelle.

Explication

L’article 89 porte sur la révision constitutionnelle, tandis que l’article 11 vise notamment certains textes de loi et la ratification de traités. L’article 11 ne constitue donc pas la procédure de révision constitutionnelle visée ici.

60. Dans la conception du mandat représentatif théorisée par Burke, quel lien unit l’élu à ses électeurs ?

Un lien de consultation qui impose à l’élu de faire valider ses choix par ses électeurs.
Un lien de délégation révocable qui permet aux électeurs de sanctionner l’élu pour chaque décision.
Un lien d’obéissance qui oblige l’élu à suivre les consignes données par ses électeurs.
Un lien de confiance qui laisse l’élu libre de ses décisions et indépendant des instructions électorales.

Un lien de confiance qui laisse l’élu libre de ses décisions et indépendant des instructions électorales.

Explication

Le mandat représentatif est un lien de confiance : les élus restent indépendants de leurs électeurs et libres de leurs décisions, sans responsabilité mise en jeu par ceux-ci. L’obligation de suivre des consignes correspond au mandat impératif.

61. Un citoyen de 1791 remplit les conditions d’âge, de statut, de serment civique et d’impôt direct : comment participe-t-il à l’élection de l’Assemblée nationale ?

Il vote comme électeur du premier degré, puis des électeurs du second degré élisent les membres de l’Assemblée.
Il peut voter sans condition d’impôt, puis l’Assemblée choisit les électeurs chargés de la représenter.
Il participe à un scrutin indirect réservé aux citoyens de plus de 21 ans, sans condition de statut domestique.
Il élit directement les membres de l’Assemblée, puis les électeurs du second degré désignent les représentants du roi.

Il vote comme électeur du premier degré, puis des électeurs du second degré élisent les membres de l’Assemblée.

Explication

Le suffrage de 1791 est censitaire et indirect : les citoyens remplissant les conditions requises participent comme électeurs du premier degré, puis les électeurs du second degré choisissent les membres de l’Assemblée. Un scrutin direct ne correspond pas à cette organisation à deux degrés.

62. Quelle distinction sépare une confédération d’un État fédéral ?

La confédération repose sur une Constitution commune, tandis que l’État fédéral associe des États souverains par traité
La confédération associe des États souverains par traité, tandis que l’État fédéral repose sur une Constitution commune et interdit la sécession des entités fédérées
La confédération est un État unitaire à régions autonomes, tandis que l’État fédéral réunit des agents locaux hiérarchisés
La confédération superpose des ordres juridiques sous une autorité fédérale, tandis que l’État fédéral applique un ordre unique

La confédération associe des États souverains par traité, tandis que l’État fédéral repose sur une Constitution commune et interdit la sécession des entités fédérées

Explication

Une confédération est une association d’États souverains fondée sur un traité international, tandis qu’un État fédéral repose sur une Constitution commune et exclut la sécession des entités fédérées. L’association par traité ne constitue donc pas le fondement constitutionnel d’un État fédéral.

63. Quel équilibre les régimes libéraux doivent-ils rechercher dans l’organisation des pouvoirs ?

Garantir l’efficacité politique en confiant l’élaboration constitutionnelle aux juridictions
Protéger les libertés en empêchant les pouvoirs constitués de prendre des décisions
Limiter le pouvoir tout en permettant aux pouvoirs constitués de décider efficacement
Renforcer l’action des pouvoirs constitués en écartant les règles constitutionnelles

Limiter le pouvoir tout en permettant aux pouvoirs constitués de décider efficacement

Explication

Les régimes libéraux doivent concilier la limitation du pouvoir avec la capacité des pouvoirs constitués à prendre des décisions efficaces. Empêcher ces pouvoirs de décider ne réalise pas cet équilibre, mais compromet leur fonctionnement.

64. Quelle critique Léo Hamon adresse-t-il au référendum du point de vue de la délibération citoyenne ?

Il garantit une discussion nuancée, mais dépend de l’initiative des électeurs.
Il repose sur une réponse binaire et ponctuelle qui ne favorise pas assez une délibération approfondie.
Il organise une participation permanente qui limite la surveillance des gouvernants.
Il donne aux citoyens un pouvoir législatif durable qui réduit le rôle des élus.

Il repose sur une réponse binaire et ponctuelle qui ne favorise pas assez une délibération approfondie.

Explication

Léo Hamon critique le caractère binaire et ponctuel du référendum, qui sollicite les électeurs sans renforcer suffisamment leur délibération. Une participation permanente correspond plutôt à l’idée de démocratie continue qu’il oppose à cette limite.

65. Un juriste étudie le droit en vigueur sans évaluer s’il est moral ou juste : quelle approche adopte-t-il ?

Le droit souple, qui rassemble des recommandations dépourvues de sanction directe.
L’approche matérielle, qui examine l’origine étatique des règles juridiques.
Le jusnaturalisme, qui recherche des règles universelles extérieures au droit positif.
Le positivisme juridique, qui porte sur le droit positif en vigueur et appliqué.

Le positivisme juridique, qui porte sur le droit positif en vigueur et appliqué.

Explication

Le positivisme juridique étudie le droit positif en vigueur et appliqué indépendamment de sa valeur morale ou de son caractère juste ou injuste. Le jusnaturalisme, contrairement à cette approche, reconnaît aussi un corpus de règles universelles à côté du droit positif.

66. Quelle organisation institutionnelle caractérise un État unitaire ?

Un centre de pouvoir politique et juridique, une Constitution, un Parlement législateur et un ordre juridique communs
Des régions souveraines dotées de constitutions et de parlements indépendants
Des États souverains associés par un traité et conservant chacun leur ordre juridique
Un ordre juridique fédéral et plusieurs ordres fédérés disposant de leurs propres institutions

Un centre de pouvoir politique et juridique, une Constitution, un Parlement législateur et un ordre juridique communs

Explication

L’État unitaire se caractérise par un seul centre de pouvoir, une Constitution, un Parlement législateur et un ordre juridique applicable sur tout le territoire. La coexistence d’un ordre fédéral et d’ordres fédérés correspond plutôt à un État fédéral.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Fondements du droit constitutionnel.

Quelle est la règle de présence aux TD ?

La présence est obligatoire.

Quelle conséquence entraîne plus d’une ou deux absences injustifiées aux TD ?

L’impossibilité de valider le TD.

Quelle est la durée du galop d’essai ?

Trois heures.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Fondements du droit constitutionnel.

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