QCM : Histoire et raisonnement juridique (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi les règles de la Loi des XII Tables étaient-elles exposées publiquement à Rome, notamment au Forum ?

Pour réserver leur consultation aux magistrats romains
Pour permettre aux citoyens de connaître les règles inscrites
Pour remplacer les règles concernant la famille et les contrats
Pour transmettre les décisions des juristes aux provinces

Pour permettre aux citoyens de connaître les règles inscrites

Explication

L’exposition publique rendait les règles accessibles aux citoyens et leur permettait de les connaître. La consultation réservée aux magistrats va à l’encontre de cette accessibilité publique.

2. Quel rôle les juristes comme Ulpien, Gaïus et Paul ont-ils joué à partir du Ier siècle de l’Empire romain ?

Ils ont exposé les XII Tables afin que les citoyens les consultent
Ils ont remplacé les règles romaines par des coutumes locales
Ils ont développé la science juridique en rédigeant règles, opinions et avis
Ils ont dirigé la rédaction du Code d’Hammourabi en Mésopotamie

Ils ont développé la science juridique en rédigeant règles, opinions et avis

Explication

Ces juristes ont contribué à la science juridique romaine par leurs règles, opinions et avis, que les citoyens pouvaient consulter. L’exposition des XII Tables appartient à une autre étape de l’histoire juridique romaine et ne décrit pas leur rôle.

3. À quelle condition une habitude partagée devient-elle une coutume juridique ?

Lorsqu’elle se transforme avec le temps en règle juridique
Lorsqu’elle est adoptée par l’Église dans un domaine religieux
Lorsqu’elle est inscrite dans un code par le pouvoir royal
Lorsqu’elle est décidée par un juge pour un litige particulier

Lorsqu’elle se transforme avec le temps en règle juridique

Explication

Une coutume commence comme une habitude partagée et acquiert avec le temps le statut de règle juridique. Une décision judiciaire dans un litige particulier ne correspond pas à cette définition.

4. Quelle répartition caractérise le développement du droit en France du VIe au XIe siècle ?

Les coutumes se développent au Nord, tandis que le droit romain reste puissant au Sud
Le droit canon domine au Nord, tandis que le droit royal s’impose au Sud
Le droit romain se développe au Nord, tandis que les coutumes dominent au Sud
Les coutumes se développent dans les deux régions, tandis que le droit romain recule partout

Les coutumes se développent au Nord, tandis que le droit romain reste puissant au Sud

Explication

Le Nord connaît le développement du droit coutumier, tandis que le Sud conserve une forte tradition de droit romain appliquée par les juges et les avocats. Inverser ces régions attribue à chacune la tradition juridique de l’autre.

5. Que désigne une ordonnance dans le contexte des institutions juridiques royales ?

Un texte obligatoire adopté par l’autorité politique pour s’appliquer à la population
Un recueil de coutumes locales rédigé par des juristes pour guider les tribunaux
Une décision judiciaire rendue par une juridiction régionale pour trancher un litige
Un avis consultatif préparé par des magistrats pour conseiller le pouvoir royal

Un texte obligatoire adopté par l’autorité politique pour s’appliquer à la population

Explication

Une ordonnance est un texte obligatoire édicté par l’autorité politique et destiné à la population. Une décision judiciaire, contrairement à une ordonnance, tranche un litige particulier plutôt que d’établir une règle de portée générale.

6. Quel juriste du XVIIIe siècle a rédigé un traité de droit civil qui a influencé les rédacteurs du Code civil de 1804, notamment en matière de contrats ?

Dumoulin
Cujas
Pothier
Domat

Pothier

Explication

Pothier, juriste et avocat à Orléans, a rédigé au XVIIIe siècle un traité de droit civil qui a influencé les rédacteurs du Code civil, notamment pour les règles contractuelles. Domat a aussi marqué le droit civil, mais son ouvrage majeur exposait les lois civiles selon leur ordre naturel.

7. À quoi sert le recours aux anciens droits lorsque les textes révolutionnaires ne permettent pas de résoudre une question juridique ?

À rétablir automatiquement les institutions de l’Ancien Régime.
À remplacer les projets de codification préparés par Cambacérès.
À fournir une raison juridique supplétive, selon l’idée de ratio scripta.
À confier au pouvoir royal la rédaction des règles manquantes.

À fournir une raison juridique supplétive, selon l’idée de ratio scripta.

Explication

Ce recours permet à la juridiction suprême de trouver une raison dans les anciens droits lorsque les textes révolutionnaires sont muets. Il ne rétablit pas les institutions de l’Ancien Régime, mais mobilise ces droits comme référence juridique.

8. En quelle année le Code civil français est-il adopté après les travaux d’une commission de juristes ?

En 1791, après la création du Tribunal de cassation par les révolutionnaires.
En 1804, après sa préparation par une commission comprenant notamment Portalis et Tronchet.
En 1807, après la rédaction du Code de commerce par une commission de magistrats.
En 1804, après la rédaction définitive des projets de Cambacérès sous la Convention.

En 1804, après sa préparation par une commission comprenant notamment Portalis et Tronchet.

Explication

Le Code civil est adopté en 1804, après avoir été préparé par une commission comprenant notamment Portalis, Tronchet et Bigot de Préameneu. L’année 1807 correspond à la rédaction du Code de commerce, et non à l’adoption du Code civil.

9. En quoi l’évolution du Code civil par la jurisprudence se distingue-t-elle des réformes préparées par des commissions ?

La jurisprudence abroge les règles devenues anciennes, tandis que les commissions règlent les litiges particuliers soumis aux tribunaux.
La jurisprudence rédige de nouveaux codes complets, tandis que les commissions se limitent à appliquer les textes existants.
La jurisprudence interprète les textes et adapte les règles générales aux situations nouvelles, tandis que les commissions préparent des réformes du Code.
La jurisprudence fixe le nombre d’articles du Code, tandis que les commissions interprètent les décisions rendues par les juges.

La jurisprudence interprète les textes et adapte les règles générales aux situations nouvelles, tandis que les commissions préparent des réformes du Code.

Explication

Les juges enrichissent le droit en interprétant le Code et en adaptant ses règles générales aux situations nouvelles, alors que des commissions peuvent préparer des réformes à la demande du garde des Sceaux. L’option qui attribue aux commissions le règlement des litiges confond leur travail de préparation législative avec la fonction des juges.

10. Quel juriste est associé à la création d’un dictionnaire consacré aux mots du droit, ensuite repris et développé par Cornu ?

Planiol, qui a publié une synthèse du droit civil en trois volumes
René Capitant, qui a créé ce dictionnaire en 1930
Demolombe, qui a rédigé un commentaire du Code civil en plusieurs volumes
Zachariae, dont le cours du Code civil a été traduit par Aubry et Rau

René Capitant, qui a créé ce dictionnaire en 1930

Explication

René Capitant a créé en 1930 un dictionnaire consacré aux mots du droit, que Cornu a ensuite repris et développé. Planiol est associé à une synthèse du droit civil, et non à ce dictionnaire.

11. Lorsqu’une personne se voit reconnaître un droit subjectif, quelle conséquence en découle pour les autres membres de la société ?

Ils peuvent écarter les règles du droit objectif dans leur relation.
Ils acquièrent automatiquement un droit subjectif de même nature.
Ils sont dispensés des règles juridiques applicables à la société.
Ils sont tenus par les obligations correspondantes envers cette personne.

Ils sont tenus par les obligations correspondantes envers cette personne.

Explication

Les droits subjectifs accordés aux individus ont pour contrepartie des obligations imposées aux autres membres de la société. L’existence d’un droit reconnu à une personne ne confère pas pour autant un droit identique à tous les autres.

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En quelle année apparaît le Code d’Hammourabi ?

En 1730 avant Jésus-Christ.

Quelle période désigne l’Ancien droit ?

La période entre la fin du Haut Moyen Âge et la Révolution française de 1789.

Comment une habitude devient-elle une coutume juridique ?

Elle devient avec le temps une règle juridique partagée par une population.

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