QCM : Droit romain post-classique et Justinien (43 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel changement politique marque l’année 509 av. J.-C. à Rome ?

La chute de l’Empire romain d’Occident après plusieurs siècles de règne
La fondation légendaire de Rome par Romulus après la consultation des auspices
Le renversement de Tarquin le Superbe et le passage de la royauté à la République
La disparition de la République et l’instauration de l’Empire sous Octave

Le renversement de Tarquin le Superbe et le passage de la royauté à la République

Explication

En 509 av. J.-C., Tarquin le Superbe est renversé et la royauté romaine cède la place à la République. La disparition de la République correspond à 27 av. J.-C., et non à cet événement.

2. Quel événement politique se produit à Rome en 27 av. J.-C. ?

La royauté prend fin après le renversement de Tarquin le Superbe
Le christianisme devient religion d’État dans l’Empire
L’Empire romain d’Occident s’effondre
La République disparaît au profit de l’Empire

La République disparaît au profit de l’Empire

Explication

En 27 av. J.-C., la République romaine disparaît au profit de l’Empire. La chute de l’Empire romain d’Occident a lieu bien plus tard, en 476.

3. Quel événement est associé à l’année 476 dans l’histoire romaine ?

L’effondrement de l’Empire romain d’Occident
La reconnaissance du christianisme comme religion d’État
La disparition de la République au profit de l’Empire
La fin de la royauté et l’instauration de la République

L’effondrement de l’Empire romain d’Occident

Explication

L’année 476 marque l’effondrement de l’Empire romain d’Occident. La disparition de la République, souvent confondue avec cet événement, date de 27 av. J.-C.

4. Quelle succession correspond aux trois grandes périodes du droit romain distinguées par les historiens ?

Ancien droit du VIIIe au IIIe siècle ap. J.-C., droit classique aux IVe et Ve siècles, puis droit postclassique à partir du VIe siècle
Ancien droit du VIIIe au Ve siècle av. J.-C., droit classique du IVe siècle av. J.-C. au Ier siècle ap. J.-C., puis droit postclassique aux IIe et IIIe siècles
Ancien droit du VIIIe au IIe siècle av. J.-C., droit classique du IIe siècle av. J.-C. au IIIe siècle ap. J.-C., puis droit postclassique aux IVe et Ve siècles
Ancien droit du VIIIe au IIe siècle ap. J.-C., droit classique du IIe au Ve siècle, puis droit postclassique à partir du VIe siècle

Ancien droit du VIIIe au IIe siècle av. J.-C., droit classique du IIe siècle av. J.-C. au IIIe siècle ap. J.-C., puis droit postclassique aux IVe et Ve siècles

Explication

Les périodes sont l’ancien droit, du VIIIe au IIe siècle av. J.-C., le droit classique, du IIe siècle av. J.-C. au IIIe siècle ap. J.-C., puis le droit postclassique aux IVe et Ve siècles. Une confusion fréquente consiste à placer les IVe et Ve siècles dans la période classique.

5. Quelle distinction sépare le fas du jus dans le droit romain archaïque ?

Le fas désigne les décisions du peuple, tandis que le jus désigne les ordres personnels du roi
Le fas concerne les décisions des magistrats, tandis que le jus désigne les règles religieuses des pontifes
Le fas concerne la paix entre les dieux et les hommes, tandis que le jus règle les rapports entre les hommes
Le fas régit les rapports entre les hommes, tandis que le jus règle la paix avec les dieux

Le fas concerne la paix entre les dieux et les hommes, tandis que le jus règle les rapports entre les hommes

Explication

Le fas concerne les règles qui maintiennent la paix entre les dieux et les hommes, tandis que le jus régit la paix entre les hommes. Inverser ces deux domaines constitue la confusion la plus courante.

6. Comment la participation à l’élaboration de la loi diffère-t-elle entre l’époque royale et l’époque républicaine ?

Sous les rois, la loi est un acte unilatéral du roi, tandis qu’en République le peuple participe à son élaboration
Sous les rois, le peuple élabore la loi, tandis qu’en République le roi la promulgue
Sous les rois, les magistrats rédigent la loi avec le Sénat, tandis qu’en République les consuls décident seuls
Sous les rois, les pontifes votent la loi, tandis qu’en République les comices délèguent cette tâche aux consuls

Sous les rois, la loi est un acte unilatéral du roi, tandis qu’en République le peuple participe à son élaboration

Explication

À l’époque royale, la loi est un acte unilatéral du roi, alors qu’à l’époque républicaine le peuple participe à son élaboration. La participation populaire ne caractérise donc pas le mode royal de production de la loi.

7. Quel rôle les consuls exercent-ils dans l’organisation politique de la République romaine ?

Ils rédigent les lois au Sénat et conservent l’imperium civil jusqu’à leur démission
Ils détiennent l’imperium civil et militaire pendant un an après leur élection par les comices
Ils représentent le peuple dans les comices et exercent l’imperium militaire pendant six mois
Ils ratifient les décisions du Sénat et reçoivent l’imperium civil pour une durée indéterminée

Ils détiennent l’imperium civil et militaire pendant un an après leur élection par les comices

Explication

La République associe magistrats, Sénat et peuple ; les consuls, élus par les comices, détiennent l’imperium civil et militaire pour un an. La limite de six mois renvoie à la dictature d’urgence, et non au mandat consulaire.

8. Quelle conséquence la loi des XII Tables a-t-elle eue sur les règles juridiques romaines ?

Elle a rendu toutes les règles accessibles et a transféré aux magistrats les formules et le calendrier
Elle a fixé les décisions du Sénat comme source juridique, tout en confiant les lois aux consuls
Elle a remplacé les règles juridiques par des formules judiciaires établies lors des comices
Elle a rendu les règles publiques et opposables aux magistrats, tout en laissant certaines matières aux pontifes

Elle a rendu les règles publiques et opposables aux magistrats, tout en laissant certaines matières aux pontifes

Explication

La loi des XII Tables a rendu des règles publiques et opposables aux magistrats, mais elle ne couvrait pas toutes les situations ; les pontifes conservaient notamment les formules judiciaires et le calendrier. Elle n’a donc pas transféré ces domaines aux magistrats.

9. Quelle transformation politique Octave met-il en place en 27 av. J.-C. ?

Il restaure la République en renonçant à l’imperium proconsulaire et à l’auctoritas
Il instaure la dictature en recevant des consuls un pouvoir d’urgence limité à six mois
Il instaure le dominat en rejetant les apparences républicaines et en affirmant son pouvoir sacré
Il instaure le principat après avoir remis ses pouvoirs au Sénat et reçu de nouvelles attributions

Il instaure le principat après avoir remis ses pouvoirs au Sénat et reçu de nouvelles attributions

Explication

En 27 av. J.-C., Octave instaure le principat après avoir remis ses pouvoirs au Sénat et obtenu de nouvelles attributions, notamment l’imperium proconsulaire et l’auctoritas. Le dominat correspond à une autre conception du pouvoir impérial, marqué par son caractère absolu et sacré.

10. Comment la représentation de l’empereur distingue-t-elle le principat du dominat ?

Sous le principat, l’empereur est un maître sacré au pouvoir absolu ; sous le dominat, il devient premier magistrat de la République
Sous le principat, l’empereur est élu par les comices ; sous le dominat, il exerce une magistrature limitée à six mois
Sous le principat, l’empereur partage la fonction de source du droit avec les pontifes ; sous le dominat, le Sénat vote les lois
Sous le principat, l’empereur se présente comme premier magistrat de la République ; sous le dominat, il est un maître sacré au pouvoir absolu

Sous le principat, l’empereur se présente comme premier magistrat de la République ; sous le dominat, il est un maître sacré au pouvoir absolu

Explication

Le principat conserve la représentation de l’empereur comme premier des magistrats de la République, tandis que le dominat le présente comme un dominus, maître sacré au pouvoir absolu. La seconde description appartient donc au dominat, et non au principat.

11. Quelle évolution affecte les lois votées et les plébiscites sous l’Empire ?

Ils se développent progressivement tandis que le Sénat devient la source unique du droit
Ils disparaissent progressivement tandis que le prince devient la source unique du droit
Ils sont remplacés par les formules des pontifes tandis que les consuls deviennent la source du droit
Ils restent les principales sources du droit tandis que le prince se limite à leur ratification

Ils disparaissent progressivement tandis que le prince devient la source unique du droit

Explication

Sous l’Empire, les lois votées et les plébiscites disparaissent progressivement, et le prince finit par devenir la source unique du droit. Le Sénat ne devient pas la source unique à la place du prince.

12. Que désigne l’« iuris prudentia » dans le droit romain ?

La science du droit élaborée par ceux qui l’étudient et l’enseignent
Les décisions rendues par les tribunaux dans les litiges
Les édits publiés par les empereurs pour gouverner l’Empire
Les règles de procédure appliquées par les magistrats romains

La science du droit élaborée par ceux qui l’étudient et l’enseignent

Explication

L’expression désigne la doctrine juridique, formée par l’étude et l’enseignement du droit. La confusion vient du sens contemporain de « jurisprudence », qui renvoie aux décisions des tribunaux.

13. Quelle différence caractérise les positions des Sabiniens et des Proculiens dans l’application du droit ?

Les Sabiniens défendent le droit prétorien, tandis que les Proculiens réservent le droit aux citoyens.
Les Sabiniens privilégient les règles anciennes, tandis que les Proculiens laissent davantage de place à l’innovation.
Les Sabiniens distinguent droit public et droit privé, tandis que les Proculiens les réunissent.
Les Sabiniens favorisent l’innovation, tandis que les Proculiens s’en tiennent aux règles anciennes.

Les Sabiniens privilégient les règles anciennes, tandis que les Proculiens laissent davantage de place à l’innovation.

Explication

Les Sabiniens défendent une application stricte des règles anciennes, alors que les Proculiens sont plus ouverts à l’innovation. Inverser ces positions constitue la confusion la plus courante entre les deux écoles.

14. Comment Gaius organise-t-il le droit privé dans ses Institutes ?

Autour des personnes, des choses et des actions, après avoir distingué le droit commun à tous les hommes du droit propre à chaque cité.
Autour des édits, des décrets et des rescrits, après avoir distingué le droit impérial du droit des magistrats.
Autour des personnes, des cités et des tribunaux, après avoir distingué le droit public du droit commun à tous les hommes.
Autour des citoyens, des étrangers et des magistrats, après avoir distingué le droit naturel du droit prétorien.

Autour des personnes, des choses et des actions, après avoir distingué le droit commun à tous les hommes du droit propre à chaque cité.

Explication

Gaius distingue d’abord le droit commun à tous les hommes du droit propre à chaque cité, puis divise le droit civil en droit public et droit privé, organisé autour des personnes, des choses et des actions. Les édits, décrets et rescrits relèvent des catégories de constitutions impériales, et non de cette organisation du droit privé.

15. Quel rôle le droit prétorien peut-il jouer face à une situation nouvelle impliquant des non-citoyens ?

Écarter les édits des magistrats et réserver toute protection aux citoyens romains.
Transformer les jugements impériaux en règles générales pour les étrangers.
Remplacer le droit civil par des règles réservées aux litiges entre citoyens romains.
Adapter le droit civil et étendre la protection juridique à des personnes qui ne sont pas citoyennes.

Adapter le droit civil et étendre la protection juridique à des personnes qui ne sont pas citoyennes.

Explication

Élaboré à partir des édits des magistrats, le droit prétorien adapte le droit civil aux situations nouvelles et peut protéger des non-citoyens. Le droit civil est associé aux citoyens romains, mais le droit prétorien peut justement étendre la protection au-delà de ce groupe.

16. Comment le préteur transforme-t-il une situation de fait en situation de droit ?

Il annonce dans son édit les actions en justice qu’il promet d’accorder pour protéger cette situation.
Il demande au prince de promulguer une loi qui reconnaît cette situation pour tous les citoyens.
Il transmet aux fonctionnaires un mandat qui règle la situation dans l’ensemble de l’Empire.
Il rend un décret impérial qui tranche définitivement tous les litiges de même nature.

Il annonce dans son édit les actions en justice qu’il promet d’accorder pour protéger cette situation.

Explication

Dans son édit, le préteur annonce les actions en justice qu’il promet d’accorder, donnant ainsi une protection juridique à la situation de fait visée. Un décret est un jugement impérial, et non le mécanisme par lequel le préteur annonce ces actions.

17. Qu’est-ce qu’une constitution impériale dans le droit romain ?

Un édit de préteur qui adapte le droit civil aux situations nouvelles.
Un texte normatif émanant de l’empereur, plutôt qu’une loi fondamentale de l’État.
Une loi fondamentale qui définit l’organisation politique et les institutions de l’État.
Une décision judiciaire rendue par un magistrat au nom du peuple romain.

Un texte normatif émanant de l’empereur, plutôt qu’une loi fondamentale de l’État.

Explication

Une constitution impériale est un texte normatif émanant de l’empereur. La qualifier de loi fondamentale de l’État confond cette catégorie romaine avec la notion moderne de constitution.

18. Quelles formes peuvent prendre les constitutions impériales ?

Des édits à portée générale, des décrets rendus comme jugements, des rescrits répondant à des questions juridiques et des mandats.
Des prescriptions destinées aux citoyens, des règles pour les étrangers, des décisions des préteurs et des avis des juristes.
Des édits de magistrats, des actions prétoriennes, des lois civiles et des jugements rendus par les tribunaux ordinaires.
Des lois fondamentales, des décisions du Sénat, des réponses des magistrats et des instructions adressées aux provinces.

Des édits à portée générale, des décrets rendus comme jugements, des rescrits répondant à des questions juridiques et des mandats.

Explication

Les quatre catégories sont les édits, les décrets, les rescrits et les mandats, qui correspondent respectivement à des prescriptions générales, des jugements, des réponses juridiques et des instructions. Les actions prétoriennes et les avis des juristes ne font pas partie de cette classification.

19. Quelle différence distingue l’édit impérial de l’édit d’un magistrat ?

L’édit impérial peut être pris à tout moment du règne, tandis que celui du magistrat est lié à son entrée en fonction.
L’édit impérial est lié à l’entrée en fonction de son auteur, tandis que celui du magistrat peut être pris à tout moment.
L’édit impérial s’adresse aux fonctionnaires, tandis que celui du magistrat règle les litiges entre citoyens et étrangers.
L’édit impérial tranche une affaire particulière, tandis que celui du magistrat répond à une question juridique.

L’édit impérial peut être pris à tout moment du règne, tandis que celui du magistrat est lié à son entrée en fonction.

Explication

L’édit impérial peut être adopté à tout moment du règne et fixer des prescriptions générales, tandis que l’édit du magistrat est lié à son entrée en fonction. La durée du règne ne détermine donc pas le moment où le magistrat publie son édit.

20. Dans quelles conditions un édit impérial cesse-t-il d’être applicable ?

Il est pris pour une durée indéterminée et ne peut être abrogé que par une nouvelle législation qui le remplace.
Il cesse à la fin du mandat du magistrat et peut être renouvelé par son successeur.
Il cesse après le jugement d’une affaire et peut être remplacé par un rescrit.
Il expire à la mort de l’empereur et doit être confirmé par son héritier.

Il est pris pour une durée indéterminée et ne peut être abrogé que par une nouvelle législation qui le remplace.

Explication

Les édits impériaux sont pris pour une durée indéterminée et ne sont abrogés que par une nouvelle législation de remplacement. Leur durée n’est pas liée à la fin du mandat d’un magistrat.

21. Quelle portée un décret impérial a-t-il dans une affaire analogue à celle qu’il a tranchée ?

Il vaut juridiquement pour toutes les affaires analogues dès son prononcé, comme une prescription générale.
Il s’applique aux fonctionnaires concernés et devient une instruction administrative pour leurs activités.
Il vaut juridiquement pour l’affaire jugée, mais son prestige peut lui donner une autorité de précédent dans les affaires analogues.
Il fournit une réponse consultative sans effet pour l’affaire jugée, mais guide les magistrats dans les affaires futures.

Il vaut juridiquement pour l’affaire jugée, mais son prestige peut lui donner une autorité de précédent dans les affaires analogues.

Explication

Un décret vaut pour l’affaire qu’il juge, mais son prestige lui confère progressivement une autorité de précédent dans les affaires analogues. Contrairement à une prescription générale, il n’a pas dès l’origine une portée juridique générale.

22. Quel type de constitution impériale répond à une question de droit posée par un magistrat ou un fonctionnaire ?

Un édit, qui tranche l’affaire concernée et acquiert une autorité dans les cas analogues.
Un décret, qui répond à la question hors de tout litige et fixe une prescription générale pour l’Empire.
Un rescrit, qui répond à la question dans ou hors d’un litige et peut ensuite faire autorité dans des cas analogues.
Un mandat, qui répond à la question en adressant une instruction administrative à son destinataire.

Un rescrit, qui répond à la question dans ou hors d’un litige et peut ensuite faire autorité dans des cas analogues.

Explication

Le rescrit est une réponse impériale à une question de droit posée par un fonctionnaire ou un magistrat, dans ou hors d’un litige. Un mandat est une instruction administrative adressée à un fonctionnaire, et non une réponse à une question juridique.

23. Quelle réforme Dioclétien inaugure-t-il en 285-286 pour répartir les responsabilités et organiser la succession impériale tout en préservant l’unité de l’Empire ?

Un gouvernement à quatre appelé tétrarchie
Une succession héréditaire réservée aux Augustes
Une magistrature unique confiée aux préfets du prétoire
Une division définitive de l’Empire en deux royaumes

Un gouvernement à quatre appelé tétrarchie

Explication

La tétrarchie est un gouvernement à quatre destiné à partager les tâches et à assurer la transmission du pouvoir sans renoncer à l’unité impériale. Une division définitive en deux royaumes ne correspond pas à cette réforme, qui visait au contraire à préserver cette unité.

24. Quel empereur est considéré comme le dernier à avoir maintenu avec succès une certaine unité politique avant la rupture consommée entre l’Orient et l’Occident ?

Maximien, associé à Dioclétien
Dioclétien, mort au début du IVe siècle
Théodose II, mort au Ve siècle
Constantin, mort en 337

Constantin, mort en 337

Explication

Constantin, mort en 337, est le dernier empereur à maintenir avec succès une certaine unité politique. Dioclétien avait instauré la tétrarchie, mais il n’est pas l’empereur désigné comme le dernier à préserver cette unité.

25. Comment évolue l’équilibre entre la législation impériale et la coutume lorsque le pouvoir impérial s’affaiblit au IVe siècle ?

La législation impériale demeure la source centrale, tandis que la coutume se développe localement
La coutume devient la source centrale, tandis que la législation impériale se développe localement
Les usages provinciaux disparaissent, tandis que les mandats deviennent la source centrale
Les juristes remplacent l’empereur comme source centrale, tandis que la coutume perd son rôle local

La législation impériale demeure la source centrale, tandis que la coutume se développe localement

Explication

À partir du IIIe siècle, l’empereur est la seule source du droit romain, mais l’affaiblissement de son pouvoir favorise le développement local de la coutume. L’inversion des rôles entre législation impériale et coutume confond leur importance centrale et leur développement local.

26. Quels fondements les juristes reconnaissent-ils progressivement pour justifier la coutume ?

L’intervention des juges, la sanction pénale et l’origine provinciale
Le consentement général, l’ancienneté et le caractère rationnel
L’approbation impériale, la publication écrite et l’application uniforme
La délégation administrative, la forme solennelle et la durée annuelle

Le consentement général, l’ancienneté et le caractère rationnel

Explication

La coutume est justifiée par le consentement général, son ancienneté et son caractère rationnel. L’approbation impériale et la publication écrite ne constituent pas les trois fondements reconnus pour la justifier.

27. Un droit combine des solutions romaines et provinciales en les simplifiant pour les adapter aux pratiques locales : de quel droit s’agit-il ?

Du droit prétorien, droit fondé sur les édits des magistrats
Du droit romain vulgaire, droit composite et simplifié
Du droit romain classique, droit techniquement élaboré et uniforme
Du droit impérial officiel, droit constitué par des constitutions générales

Du droit romain vulgaire, droit composite et simplifié

Explication

Le droit romain vulgaire amalgame des solutions romaines et provinciales et les simplifie afin de les adapter aux pratiques locales. Le droit romain classique se distingue plutôt par sa technicité juridique élevée.

28. À l’époque post-classique, quelle évolution caractérise les sources du droit romain ?

Les coutumes provinciales se multiplient, les juges deviennent la source unique et les édits perdent de l’importance
Les constitutions impériales se multiplient, l’empereur devient la source unique et les mandats perdent de l’importance
Les mandats se multiplient, les magistrats deviennent la source unique et les constitutions perdent de l’importance
Les rescrits privés se multiplient, les juristes deviennent la source unique et les décisions impériales perdent de l’importance

Les constitutions impériales se multiplient, l’empereur devient la source unique et les mandats perdent de l’importance

Explication

À l’époque post-classique, les constitutions impériales se multiplient et l’empereur devient la seule source du droit, tandis que les mandats déclinent. L’idée que les magistrats deviennent la source unique attribue à tort ce rôle à une autre autorité.

29. Quelle caractéristique distingue les codes Grégorien et Hermogénien du code Théodosien ?

Ce sont des collections privées de rescrits privés, reproduits intégralement sans valeur officielle
Ce sont des recueils de coutumes provinciales, rédigés par les juges et dotés d’une valeur locale
Ce sont des codifications officielles de constitutions impériales, rendues applicables dans les deux parties de l’Empire
Ce sont des compilations de mandats impériaux, abrégés par des fonctionnaires et promulgués par l’empereur

Ce sont des collections privées de rescrits privés, reproduits intégralement sans valeur officielle

Explication

Les codes Grégorien et Hermogénien sont des collections privées de rescrits de droit privé, reproduits intégralement sans valeur officielle. Le caractère de codification officielle applicable dans les deux parties de l’Empire correspond au code Théodosien.

30. Quel est le rôle du code Théodosien promulgué en 438 par Théodose II ?

Il rassemble les constitutions émises depuis Constantin et s’applique en Orient comme en Occident
Il codifie les coutumes locales reconnues par les juges et s’applique dans les provinces orientales
Il réunit les mandats impériaux en vigueur et s’applique à la cour de Constantinople
Il rassemble les rescrits privés antérieurs à Constantin et s’applique dans les provinces occidentales

Il rassemble les constitutions émises depuis Constantin et s’applique en Orient comme en Occident

Explication

Promulgué officiellement en 438, le code Théodosien rassemble les constitutions émises depuis Constantin et devient applicable en Orient comme en Occident. Les rescrits privés caractérisent plutôt les codes Grégorien et Hermogénien.

31. À partir du 1er janvier 439, quel effet le code Théodosien produit-il sur les constitutions invoquées en justice ?

Celles qu’il contient peuvent être invoquées sous une forme abrégée, avec les constitutions antérieures
Seules celles qu’il contient peuvent être invoquées, dans la forme établie par ses compilateurs
Les constitutions qu’il contient peuvent être remplacées par des rescrits privés plus récents
Toute constitution impériale peut être invoquée, à condition d’être confirmée par un juge

Seules celles qu’il contient peuvent être invoquées, dans la forme établie par ses compilateurs

Explication

Dès le 1er janvier 439, seules les constitutions contenues dans le code Théodosien peuvent être invoquées en justice, dans la forme fixée par ses compilateurs. Permettre aussi l’invocation de constitutions antérieures absentes du code contredit cette restriction.

32. En quelle année Valentinien III promulgue-t-il la loi des citations, qui limite les autorités doctrinales invocables devant les tribunaux ?

En 395
En 429
En 438
En 426

En 426

Explication

Valentinien III promulgue cette loi en 426 pour circonscrire les autorités doctrinales recevables devant les tribunaux. La date de 438 est associée à une autre compilation législative impériale, et non à cette loi.

33. Quels juristes classiques la loi des citations autorise-t-elle à invoquer ?

Papinien, Paul, Ulpien, Modestin et Tribonien
Gaius, Paul, Ulpien, Modestin et Hermogénien
Gaius, Papinien, Paul, Ulpien et Modestin
Gaius, Papinien, Julien, Ulpien et Modestin

Gaius, Papinien, Paul, Ulpien et Modestin

Explication

La loi reconnaît les opinions de Gaius, Papinien, Paul, Ulpien et Modestin. Julien, proposé dans une autre liste, ne fait pas partie des cinq juristes autorisés.

34. Lorsque les cinq juristes autorisés sont partagés à égalité, quelle règle le juge doit-il appliquer ?

Écarter les avis doctrinaux et appliquer la règle soutenue par la majorité des plaideurs
Retenir l’opinion du juriste le plus ancien, puis suivre celle de Modestin si l’ancienneté est incertaine
Suivre l’opinion de Gaius, puis demander l’avis de l’empereur si celui-ci ne s’est pas prononcé
Suivre l’opinion de Papinien, puis retrouver sa liberté si celui-ci ne s’est pas prononcé

Suivre l’opinion de Papinien, puis retrouver sa liberté si celui-ci ne s’est pas prononcé

Explication

En cas d’égalité, l’avis de Papinien départage les opinions ; s’il n’a pas pris position, le juge retrouve sa liberté. L’ancienneté des juristes ne constitue pas la règle de départage prévue.

35. Que désigne le nom médiéval de Corpus juris civilis ?

L’ensemble des lois médiévales occidentales, rédigées après la redécouverte du droit romain
Les avis des cinq juristes classiques, réunis par Valentinien III au Ve siècle
Les compilations de Justinien, élaborées entre 529 et 534, qui synthétisent le droit romain jusqu’au VIe siècle
Le recueil des seules constitutions impériales, élaboré sous Justinien entre 527 et 529

Les compilations de Justinien, élaborées entre 529 et 534, qui synthétisent le droit romain jusqu’au VIe siècle

Explication

Corpus juris civilis est le nom médiéval donné aux compilations de Justinien, élaborées de 529 à 534 et synthétisant le droit romain jusqu’au VIe siècle. Le recueil des seules constitutions impériales correspond au Code, qui n’est qu’une partie de ces compilations.

36. Qui Justinien charge-t-il de diriger la compilation et la mise à jour des sources du droit avec une commission de juristes ?

Valentinien III
Papinien
Modestin
Tribonien

Tribonien

Explication

Justinien confie à Tribonien la direction de la recherche, de la compilation et de la mise à jour des sources juridiques, avec une commission de juristes. Papinien est un juriste classique cité dans la loi des citations, et non le responsable de ce travail.

37. Quels recueils composent le Corpus juris civilis ?

Le Code, les Novelles, les Pandectes et les constitutions
Le Digeste, les Institutes, les Novelles et les Douze Tables
Le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles
Le Code, le Digeste, les Institutes et la loi des citations

Le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles

Explication

Le Corpus juris civilis comprend quatre recueils : le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles. La loi des citations, bien qu’elle traite des autorités juridiques, ne constitue pas l’un de ces quatre recueils.

38. Quelle mesure Justinien ordonne-t-il le 13 février 528 ?

La compilation des constitutions impériales, ou leges, dans un code unique
La refonte du Code impérial publiée en novembre 534
La compilation de la jurisprudence classique en un recueil de cinquante livres
La rédaction d’un manuel d’enseignement divisé en quatre livres

La compilation des constitutions impériales, ou leges, dans un code unique

Explication

Le 13 février 528, Justinien ordonne de rassembler les constitutions impériales, ou leges, dans un code unique. La compilation de la jurisprudence classique relève d’un autre ordre, donné en 530 pour la préparation du Digeste.

39. Quel projet Justinien confie-t-il le 15 décembre 530 par la constitution Deo auctore ?

Rassembler les constitutions impériales dans un code unique, publié en avril 529
Compiler la jurisprudence classique, qui sera publiée sous forme de Digeste en décembre 533
Refondre le Code impérial, dont la deuxième édition paraît en novembre 534
Établir les Institutes comme manuel juridique, divisé en quatre livres

Compiler la jurisprudence classique, qui sera publiée sous forme de Digeste en décembre 533

Explication

Par Deo auctore, Justinien ordonne la compilation de la jurisprudence classique ; le résultat paraît comme Digeste en décembre 533. Le rassemblement des constitutions impériales avait été ordonné en 528 et concerne le Code.

40. Quelle organisation caractérise le Digeste de Justinien ?

Douze livres thématiques regroupant chronologiquement les constitutions et indiquant leur auteur et leur date
Cinquante livres divisés en titres thématiques, puis en fragments identifiant le juriste et son œuvre
Quatre livres consacrés aux personnes, aux choses et aux actions, destinés à l’enseignement juridique
Cinq parties réunissant les avis des juristes autorisés selon leur ordre de préséance

Cinquante livres divisés en titres thématiques, puis en fragments identifiant le juriste et son œuvre

Explication

Le Digeste rassemble des extraits de jurisprudence classique en cinquante livres, organisés en titres thématiques et en fragments qui identifient le juriste et son œuvre. Les douze livres classant des constitutions impériales caractérisent plutôt la deuxième édition du Code.

41. Quel usage et quel statut distinguent les Institutes du Digeste ?

Les Institutes servent à l’enseignement et ont force de loi, tandis que le Digeste réunit des extraits de jurisprudence classique
Les Institutes classent les constitutions impériales, tandis que le Digeste expose les règles aux étudiants sans force de loi
Les Institutes réunissent les avis des juristes classiques, tandis que le Digeste est un manuel d’enseignement ayant force de loi
Les Institutes servent à l’enseignement sans force de loi, tandis que le Digeste rassemble les constitutions impériales

Les Institutes servent à l’enseignement et ont force de loi, tandis que le Digeste réunit des extraits de jurisprudence classique

Explication

Les Institutes sont un manuel d’enseignement qui possède également force de loi, alors que le Digeste rassemble des extraits de jurisprudence classique. Le Digeste n’est pas le manuel pédagogique : cette fonction revient aux Institutes.

42. Que désigne le terme « Novelles » dans la législation de Justinien ?

Des commentaires juridiques rédigés après la compilation du Digeste et des Institutes
Des constitutions antérieures au Code, sélectionnées pour former la compilation impériale
Des décisions judiciaires italiennes intégrées au Code avant sa promulgation
Des constitutions promulguées après le Code, notamment entre 535 et 540, puis compilées dans les années 554

Des constitutions promulguées après le Code, notamment entre 535 et 540, puis compilées dans les années 554

Explication

Les Novelles sont des constitutions postérieures au Code, promulguées notamment entre 535 et 540 et compilées pour la première fois dans les années 554. La confusion la plus plausible consiste à les prendre pour les constitutions antérieures retenues dans le Code.

43. Quelle situation caractérise la réception du droit justinien en Occident pendant le Moyen Âge ?

Les Novelles y remplacent principalement le code Théodosien, tandis que le Code de Justinien est connu dès le haut Moyen Âge
Le Digeste y reste principalement utilisé, tandis que les Institutes demeurent presque inconnues jusqu’au XIIe siècle
Le Code de Justinien y devient principalement utilisé, tandis que le code Théodosien demeure presque inconnu jusqu’au XIIe siècle
Le code Théodosien y reste principalement utilisé, tandis que le Code de Justinien demeure presque inconnu jusqu’au XIIe siècle

Le code Théodosien y reste principalement utilisé, tandis que le Code de Justinien demeure presque inconnu jusqu’au XIIe siècle

Explication

En Occident médiéval, le code Théodosien reste principalement en usage et le Code de Justinien demeure presque inconnu jusqu’au XIIe siècle. L’inversion des rôles entre les deux codes est plausible, mais ne correspond pas à cette réception occidentale.

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Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Droit romain post-classique et Justinien.

En quelle année Tarquin le Superbe est-il renversé et la République instaurée ?

En 509 av. J.-C.

En quelle année la République romaine disparaît-elle au profit de l’Empire ?

En 27 av. J.-C.

En quelle année l’Empire romain d’Occident s’effondre-t-il ?

En 476.

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