QCM : Acteurs et opérations contractuelles (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Les parties intitulant leur accord « contrat de vente », le juge estime qu’il relève juridiquement d’une autre catégorie ; quelle règle s’applique ?

Le juge peut requalifier le contrat seulement si les deux parties y consentent.
Le juge doit retenir le titre choisi par les parties, même contre les règles impératives.
Le juge peut requalifier le contrat et appliquer les règles impératives.
Les parties peuvent écarter les règles impératives en choisissant un titre précis.

Le juge peut requalifier le contrat et appliquer les règles impératives.

Explication

Le titre retenu par les parties participe à la qualification, mais le juge peut requalifier l’accord et les parties ne peuvent écarter les règles impératives. Le titre n’impose donc pas au juge une qualification contraire à la réalité juridique.

2. Dans un crédit-bail, quelles sont les parties et quelles possibilités s’offrent au crédit-preneur à la fin du bail ?

Le crédit-preneur achète le bien et le loue au crédit-bailleur, qui peut l’acheter à sa valeur résiduelle ou le restituer.
Le crédit-bailleur achète le bien et le loue au crédit-preneur, qui peut l’acheter à sa valeur résiduelle ou le restituer.
Le crédit-bailleur achète le bien et le loue au crédit-preneur, qui doit le racheter à sa valeur résiduelle.
Le crédit-bailleur achète le bien et le loue au crédit-preneur, qui peut le prolonger ou le vendre à un tiers.

Le crédit-bailleur achète le bien et le loue au crédit-preneur, qui peut l’acheter à sa valeur résiduelle ou le restituer.

Explication

Le crédit-bail met en relation un crédit-bailleur qui achète le bien et un crédit-preneur qui le loue, avec la possibilité finale de l’acheter pour sa valeur résiduelle ou de le restituer. Le rachat n’est donc pas une obligation imposée au crédit-preneur.

3. Qu’est-ce qui caractérise une obligation à prestation indivisible ?

La prestation ne peut pas être fractionnée entre plusieurs personnes, par sa nature ou par convention.
La prestation devient indivisible dès que son exécution impose des dépenses communes aux parties.
La prestation se divise entre plusieurs personnes selon leurs parts, sauf décision contraire du créancier.
La prestation doit être accomplie simultanément par plusieurs personnes, en raison de leur solidarité.

La prestation ne peut pas être fractionnée entre plusieurs personnes, par sa nature ou par convention.

Explication

Une obligation est indivisible lorsque la prestation ne peut être fractionnée entre plusieurs personnes, en raison de sa nature ou d’une convention. La solidarité concerne plutôt la possibilité de réclamer le paiement intégral à un débiteur ou à un créancier déterminé.

4. Pour déterminer le régime applicable à un contrat mixte, quelle démarche les juges peuvent-ils retenir ?

Appliquer séparément un régime à chaque prestation, sans rechercher de critère d’ensemble.
Appliquer le régime de la prestation la plus coûteuse, sans examiner les autres prestations.
Retenir le régime choisi par les parties, même si les prestations relèvent de catégories différentes.
Combiner la qualification principale, l’accessoire suivant le principal et des critères subjectifs ou économiques.

Combiner la qualification principale, l’accessoire suivant le principal et des critères subjectifs ou économiques.

Explication

Le régime d’un contrat mixte peut être déterminé par la qualification principale, par l’adage selon lequel l’accessoire suit le principal, ou par une combinaison de critères subjectifs et économiques. Le seul coût d’une prestation n’est pas présenté comme un critère général suffisant.

5. Un débiteur fait volontairement obstacle à l’obtention de la condition suspensive prévue au contrat ; quelle conséquence s’applique à titre de sanction ?

La condition est réputée abandonnée en raison de l’obstacle causé par le débiteur.
La condition est réputée accomplie malgré l’obstacle causé par le débiteur.
La condition est remplacée par un délai fixé en raison de l’obstacle causé par le débiteur.
La condition est réputée non réalisée en raison de l’obstacle causé par le débiteur.

La condition est réputée accomplie malgré l’obstacle causé par le débiteur.

Explication

Lorsque le débiteur empêche l’accomplissement de la condition suspensive, celle-ci est réputée accomplie à titre de sanction. La tenir pour non réalisée permettrait au débiteur de tirer avantage de l’obstacle qu’il a lui-même créé.

6. Quel rôle un tiers peut-il jouer lors de la formation d’un contrat sans devenir partie à l’acte ?

Fournir ou recevoir une information, ou donner une autorisation
Garantir l’exécution du contrat en devenant débiteur envers l’autre partie
Remplacer un contractant dès la signature sans accord supplémentaire
Négocier le prix au nom d’un contractant et assumer ses obligations

Fournir ou recevoir une information, ou donner une autorisation

Explication

Un tiers peut intervenir pour transmettre ou recevoir une information, ou accorder une autorisation, tout en restant extérieur au contrat. Négocier au nom d’un contractant et assumer ses obligations décrit plutôt un rôle de représentation ou de partie contractante.

7. Un contrat comporte plusieurs débiteurs occupant la même position : comment les désigne-t-on et quelle est la nature de l’acte ?

Des cocréanciers, dans un acte juridique conjonctif
Des codébiteurs, dans un acte juridique unilatéral
Des représentants, dans un acte juridique individuel
Des codébiteurs, dans un acte juridique conjonctif

Des codébiteurs, dans un acte juridique conjonctif

Explication

Plusieurs débiteurs occupant la même position sont des codébiteurs, et le contrat constitue un acte juridique conjonctif. Le terme « cocréanciers » désigne plusieurs créanciers, non plusieurs débiteurs.

8. En cours d’exécution d’un contrat, quel effet produit une clause de substitution ?

Elle permet à un tiers de recevoir une prestation sans remplacer le contractant
Elle transfère au tiers les créances du contrat sans changer l’identité des parties
Elle permet à un tiers de prendre la place d’un contractant
Elle autorise un tiers à mettre fin au contrat sans reprendre ses obligations

Elle permet à un tiers de prendre la place d’un contractant

Explication

La clause de substitution permet à un tiers de prendre la place d’un contractant pendant l’exécution, notamment après une transmission successorale ou une cession du contrat. Recevoir une prestation sans remplacer le contractant correspond plutôt au mécanisme de stipulation pour autrui.

9. Deux contrats accordent chacun une faculté de rétractation, l’une étant prévue par la loi et l’autre ajoutée par les parties : comment les qualifier ?

La première est conventionnelle et la seconde est légale.
Les deux sont légales puisqu’elles concernent une rétractation.
La première est légale et la seconde est conventionnelle.
Les deux sont conventionnelles puisqu’elles figurent dans des contrats.

La première est légale et la seconde est conventionnelle.

Explication

Une faculté est légale lorsqu’elle est prévue par la loi et conventionnelle lorsqu’elle est prévue par les parties. Le fait qu’une faculté concerne un contrat ne suffit pas à la rendre conventionnelle si sa source est la loi.

10. Une obligation est assortie d’une condition résolutoire liée à un événement futur et incertain ; que se passe-t-il si cet événement se réalise ?

L’obligation disparaît à la réalisation de l’événement prévu.
L’efficacité de l’obligation est suspendue jusqu’à la réalisation de l’événement prévu.
L’obligation devient conditionnelle seulement après la réalisation de l’événement prévu.
L’obligation est maintenue, mais son échéance est reportée après l’événement prévu.

L’obligation disparaît à la réalisation de l’événement prévu.

Explication

La réalisation de l’événement prévu par une condition résolutoire entraîne la disparition de l’obligation. La suspension de l’efficacité jusqu’à l’événement caractérise plutôt une condition suspensive.

11. Dans une solidarité active, quel droit possède chacun des créanciers solidaires à l’égard du débiteur ?

Il peut réclamer au débiteur la seule part correspondant à sa contribution.
Il peut réclamer au débiteur le paiement de toute la créance.
Il peut demander toute la créance aux autres créanciers solidaires.
Il peut réclamer toute la dette à un codébiteur, puis exercer un recours contributoire.

Il peut réclamer au débiteur le paiement de toute la créance.

Explication

La solidarité active permet à chacun des créanciers solidaires de demander au débiteur le paiement de la créance entière. Le recours contributoire contre d’autres débiteurs concerne la solidarité passive, et non le droit d’action du créancier en solidarité active.

12. Dans une licence de marque, à quelle condition le licencié peut-il concéder la licence à son tour ?

Le titulaire, en qualité de concédant, doit l’y autoriser
Le représentant physique du titulaire doit devenir codébiteur
Le licencié doit être propriétaire de la marque dès la signature
Un cocréancier doit approuver la licence avant sa conclusion

Le titulaire, en qualité de concédant, doit l’y autoriser

Explication

Le concédant est le titulaire de la marque, et le licencié peut concéder la licence à son tour si le titulaire l’y autorise. Le licencié ne devient pas propriétaire de la marque du seul fait de la licence.

13. Comment les parties peuvent-elles qualifier le lien entre plusieurs contrats, sous réserve d’une intervention du juge ou du législateur ?

Les rendre indépendants, sans possibilité de prévoir leur indivisibilité
Les rendre interdépendants et indivisibles, ou stipuler qu’ils sont indépendants
Les soumettre à une qualification fixée exclusivement par le juge
Les rendre nécessairement interdépendants dès qu’ils poursuivent un objectif commun

Les rendre interdépendants et indivisibles, ou stipuler qu’ils sont indépendants

Explication

Les parties peuvent convenir de l’interdépendance et de l’indivisibilité de plusieurs contrats, ou stipuler leur indépendance, mais le juge ou le législateur peut intervenir sur cette qualification. L’existence d’un objectif commun ne suffit pas à rendre nécessairement les contrats interdépendants.

14. Dans une vente dont l’efficacité dépend de l’obtention d’un prêt, quel est l’effet de la condition suspensive ?

Elle suspend l’efficacité de l’obligation jusqu’à l’obtention du prêt prévu.
Elle reporte l’obligation jusqu’à une date fixe, indépendamment du prêt.
Elle met fin à l’obligation dès que le prêt prévu est accordé.
Elle rend immédiatement l’obligation efficace, même si le prêt est refusé.

Elle suspend l’efficacité de l’obligation jusqu’à l’obtention du prêt prévu.

Explication

La condition suspensive diffère l’efficacité de l’obligation jusqu’à la réalisation de l’événement convenu, ici l’obtention du crédit. La disparition de l’obligation lors de la réalisation d’un événement correspond plutôt à l’effet d’une condition résolutoire.

15. Un mandataire conclut un contrat avec un tiers dans le cadre de son mandat. Qui est juridiquement engagé envers ce tiers ?

Le tiers, qui devient responsable de l’exécution envers le mandant.
Le mandataire, tandis que le mandant reste extérieur au contrat.
Le mandant et le mandataire, chacun pour la moitié des obligations.
Le mandant, par le contrat conclu par le mandataire.

Le mandant, par le contrat conclu par le mandataire.

Explication

Le contrat conclu par le mandataire avec un tiers engage juridiquement le mandant à l’égard de ce tiers. Le mandataire n’est donc pas, du seul fait de sa représentation, substitué au mandant comme partie engagée envers le tiers.

16. Après la disparition d’un contrat dans une opération qui en nécessite plusieurs, dans quel cas un autre contrat peut-il devenir caduc selon l’article 1186 du Code civil ?

Si le contrat disparu était moins avantageux, même sans incidence sur le consentement
Si les parties n’ont pas prévu une clause mettant fin aux contrats liés
Si son exécution devient impossible ou si le contrat disparu déterminait le consentement à le conclure
Si les contrats ont été conclus à des dates différentes, même si chacun reste exécutable

Si son exécution devient impossible ou si le contrat disparu déterminait le consentement à le conclure

Explication

L’article 1186 prévoit la caducité lorsque l’exécution du contrat restant devient impossible ou lorsque le contrat disparu constituait une condition déterminante du consentement. La seule différence entre les dates de conclusion ne suffit pas à établir l’un de ces critères.

17. Quel effet produit le terme sur une obligation avant la réalisation de l’événement futur certain ?

Il retarde l’exigibilité de l’obligation sans en suspendre l’existence
Il rend l’obligation exigible avant la réalisation de l’événement prévu
Il éteint l’obligation dès la conclusion du contrat
Il suspend l’existence de l’obligation jusqu’à la réalisation d’un événement incertain

Il retarde l’exigibilité de l’obligation sans en suspendre l’existence

Explication

Le terme retarde l’exigibilité d’une obligation existante, conformément à l’article 1305 du Code civil. La suspension de l’efficacité jusqu’à la réalisation d’un événement incertain correspond plutôt à la condition suspensive.

18. Un fabricant propose un objet dont les caractéristiques sont fixées à l’avance, plutôt qu’une réalisation adaptée aux besoins particuliers du client : quelle qualification le droit interne privilégie-t-il ?

Une vente, car les caractéristiques sont déterminées à l’avance par le fabricant.
Une prestation de services, car le fabricant réalise matériellement l’objet.
Une prestation de services, car le client choisit parmi les caractéristiques proposées.
Une vente, car le client participe au choix des modalités de fabrication.

Une vente, car les caractéristiques sont déterminées à l’avance par le fabricant.

Explication

En droit interne, une chose dont les caractéristiques sont déterminées à l’avance par le fabricant relève d’une vente. La prestation de services est plutôt associée à une fabrication répondant aux besoins particuliers du client.

19. Quelle distinction permet de différencier une faculté légale de rétractation d’une faculté conventionnelle ?

La faculté légale dépend d’un événement incertain, tandis que la faculté conventionnelle dépend d’un événement certain.
La faculté légale est prévue par la loi, tandis que la faculté conventionnelle est prévue par les parties.
La faculté légale met fin à l’obligation, tandis que la faculté conventionnelle en suspend l’efficacité.
La faculté légale est prévue par les parties, tandis que la faculté conventionnelle est prévue par la loi.

La faculté légale est prévue par la loi, tandis que la faculté conventionnelle est prévue par les parties.

Explication

La distinction porte sur l’origine de la faculté : la loi prévoit la faculté légale et les parties stipulent la faculté conventionnelle. L’attribution de ces deux origines à l’inverse confond précisément les catégories.

20. Dans une commission, qui est lié par les effets personnels du contrat conclu avec le tiers ?

Le commissionnaire et le commettant sont liés par les effets personnels du contrat.
Le commettant et le tiers sont liés par les effets personnels du contrat.
Le commissionnaire et le tiers sont liés par les effets personnels du contrat.
Le commettant et le commissionnaire sont liés par les effets personnels du contrat.

Le commissionnaire et le tiers sont liés par les effets personnels du contrat.

Explication

Les effets personnels du contrat conclu avec le tiers lient celui-ci au commissionnaire, qui a contracté en son propre nom. Les effets personnels ne lient pas directement le commettant au tiers, même si les effets réels se produisent entre eux.

21. Quel est le rôle d’un contrat-cadre dans une relation contractuelle appelée à se poursuivre ?

Regrouper des contrats identiques conclus par une partie avec plusieurs partenaires
Mettre fin à la relation lorsque l’un des contrats d’application est exécuté
Fixer les caractéristiques générales de la relation future et les règles des contrats d’application
Réaliser chaque prestation future sans qu’un autre contrat soit conclu entre les parties

Fixer les caractéristiques générales de la relation future et les règles des contrats d’application

Explication

Le contrat-cadre établit les caractéristiques générales de la relation et les règles applicables aux contrats d’application. Ces derniers mettent en œuvre les règles convenues, plutôt que de constituer le rôle du contrat-cadre lui-même.

22. Dans l’affaire Chatawak, quel élément permet de qualifier l’opération de commission même si le tiers connaît l’identité du commettant ?

L’engagement personnel du commissionnaire envers le tiers.
La dissimulation de l’identité du commettant au tiers.
La fixation du prix par le commettant sans intervention du tiers.
La propriété du bien transférée au commissionnaire avant la vente.

L’engagement personnel du commissionnaire envers le tiers.

Explication

La qualification de commission dépend de l’engagement personnel du commissionnaire envers le tiers, indépendamment de la connaissance de l’identité du commettant. La dissimulation de cette identité n’est donc pas une condition nécessaire de la commission.

23. Un époux apporte à une société un bien commun sans en avertir son conjoint : quel droit ce dernier tient-il de l’article 1832-2 du Code civil ?

Demander l’annulation de l’acte dans un délai de deux ans
Exiger la dissolution de la société dès que l’apport est constaté
Empêcher toute cession ultérieure des parts sociales sans limite de temps
Obtenir automatiquement la moitié des parts sociales dans un délai de deux ans

Demander l’annulation de l’acte dans un délai de deux ans

Explication

Le conjoint doit être averti de l’apport d’un bien commun à une société et peut demander l’annulation dans les deux ans. Le droit décrit ne lui attribue pas automatiquement la moitié des parts sociales.

24. Quel pouvoir le contrat de mandat confère-t-il au mandataire ?

Gérer les intérêts du mandant sans pouvoir conclure d’actes juridiques en son nom.
Agir en son nom propre et pour son compte afin d’accomplir des actes matériels.
Agir au nom et pour le compte du mandant afin d’accomplir des actes juridiques.
Agir au nom du mandant, mais pour le compte du tiers avec lequel il contracte.

Agir au nom et pour le compte du mandant afin d’accomplir des actes juridiques.

Explication

Le mandat donne au mandataire le pouvoir d’agir au nom et pour le compte du mandant pour accomplir des actes juridiques. Une intervention limitée à des actes matériels ne correspond pas à cette définition.

25. Quel élément distingue une condition d’un terme dans une obligation ?

La condition dépend d’un événement futur et incertain, tandis que le terme dépend d’un événement futur certain.
La condition dépend d’un événement passé et incertain, tandis que le terme dépend d’un événement présent certain.
La condition dépend d’un événement futur certain, tandis que le terme dépend d’un événement futur incertain.
La condition dépend d’un événement présent et certain, tandis que le terme dépend d’un événement futur incertain.

La condition dépend d’un événement futur et incertain, tandis que le terme dépend d’un événement futur certain.

Explication

La condition repose sur la réalisation aléatoire d’un événement futur, contrairement au terme, qui correspond à un événement futur certain. Confondre leurs degrés d’incertitude inverse la distinction entre les deux notions.

26. Deux personnes sont tenues par une même obligation, sans clause de solidarité. Comment la dette se répartit-elle en principe entre elles ?

Elle est répartie selon la capacité financière de chaque débiteur.
Elle est divisée entre les débiteurs uniquement si le créancier l’accepte.
Elle se divise entre les débiteurs, car la solidarité ne se présume pas.
Elle peut être réclamée intégralement à l’un des débiteurs, car la pluralité suffit.

Elle se divise entre les débiteurs, car la solidarité ne se présume pas.

Explication

En droit civil, l’obligation entre plusieurs débiteurs se divise en principe, sauf solidarité stipulée ou prévue. La pluralité de débiteurs ne permet donc pas, à elle seule, de réclamer le tout à l’un d’eux.

27. Deux parties concluent plusieurs contrats le même jour et au même endroit : quel élément le juge peut-il prendre en compte pour apprécier leur interdépendance ?

La nature de leurs relations, le préambule et les circonstances de conclusion des contrats
La seule identité de date, indépendamment du contenu et de la nature des relations
La durée de chaque contrat, sans examiner les circonstances de leur conclusion
Le montant total des contrats, même si leur préambule et leurs relations diffèrent

La nature de leurs relations, le préambule et les circonstances de conclusion des contrats

Explication

Le juge peut apprécier la nature des relations, le préambule ainsi que la conclusion de plusieurs contrats le même jour, entre les mêmes parties et au même endroit. La date commune peut donc compter, mais elle ne constitue pas à elle seule l’ensemble de l’analyse.

28. Dans une stipulation pour autrui, quelle relation contractuelle est créée au bénéfice du tiers ?

Le stipulant conclut un contrat avec le tiers au bénéfice du promettant
Le stipulant conclut un contrat avec le promettant au bénéfice du tiers
Le tiers conclut un contrat avec le promettant au bénéfice du stipulant
Le promettant conclut un contrat avec un autre promettant au bénéfice du stipulant

Le stipulant conclut un contrat avec le promettant au bénéfice du tiers

Explication

La stipulation pour autrui est le contrat conclu entre le stipulant et le promettant au bénéfice d’un tiers. Le tiers bénéficiaire n’est pas présenté comme le contractant du promettant dans ce mécanisme.

29. Une assurance de personnes prévoit une prestation au décès de l’assuré, mais la date de ce décès est inconnue : de quel type de terme s’agit-il ?

D’une condition suspensive, car le décès est un événement dont la réalisation est incertaine
D’un terme incertain, car l’événement est certain mais sa date est inconnue
D’un terme certain, car l’événement prévu peut être identifié à l’avance
D’un terme extinctif, car la date de réalisation est inconnue

D’un terme incertain, car l’événement est certain mais sa date est inconnue

Explication

Le décès est considéré comme un événement certain, même si sa date ne peut pas être connue à l’avance : il s’agit donc d’un terme incertain. Une condition suspensive porte sur un événement incertain, ce qui ne correspond pas à cette distinction.

30. Une obligation doit cesser à une date prévue au contrat : quel type de terme produit cet effet ?

Un terme incertain, qui reporte l’obligation jusqu’à un événement certain
Un terme extinctif, qui met fin à l’obligation à la date prévue
Une condition suspensive, qui met fin à l’obligation à la date prévue
Un terme suspensif, qui retarde l’exigibilité de l’obligation

Un terme extinctif, qui met fin à l’obligation à la date prévue

Explication

Le terme extinctif met fin à l’obligation à la date prévue. Le terme suspensif, en revanche, retarde l’exigibilité sans mettre fin à l’obligation.

31. Un mandataire rémunéré omet de rendre compte de sa mission et commet une faute dans son exécution. Quelles obligations sont en cause ?

Exécuter la mission, en rendre compte et répondre des fautes commises.
Garantir l’absence de pertes du mandant et indemniser tout dommage subi.
Fournir les moyens nécessaires, rembourser les frais et verser des honoraires.
Conclure les actes demandés et transférer au mandant toute responsabilité.

Exécuter la mission, en rendre compte et répondre des fautes commises.

Explication

Le mandataire doit exécuter sa mission, rendre compte de son exécution et répondre des fautes commises. Le remboursement des frais et la fourniture des moyens nécessaires relèvent des obligations du mandant.

32. Quelle caractéristique définit le contrat de commission ?

Le commissionnaire agit pour son propre compte et en son propre nom.
Le commissionnaire agit pour le compte du commettant et en son nom.
Le commissionnaire agit pour le compte du commettant, mais en son propre nom.
Le commissionnaire agit pour son propre compte et au nom du commettant.

Le commissionnaire agit pour le compte du commettant, mais en son propre nom.

Explication

La commission se caractérise par l’action du commissionnaire pour le compte du commettant, tout en contractant en son propre nom. Agir au nom du commettant correspond à une représentation directe, et non à cette caractéristique de la commission.

33. Un éleveur s’engage à livrer un animal vivant à deux acheteurs. Pourquoi cette prestation illustre-t-elle une indivisibilité naturelle ?

Parce que l’éleveur peut choisir de livrer des parts distinctes de l’animal à chaque acheteur.
Parce que la livraison d’un animal vivant ne peut pas être fractionnée en plusieurs prestations.
Parce que les acheteurs sont présumés solidaires dès qu’ils concluent un contrat commun.
Parce que toute prestation destinée à plusieurs acheteurs devient indivisible par convention.

Parce que la livraison d’un animal vivant ne peut pas être fractionnée en plusieurs prestations.

Explication

La livraison d’un animal vivant est naturellement indivisible, car l’objet de la prestation ne peut pas être fractionné. Le fait que plusieurs personnes achètent ensemble ne suffit pas, à lui seul, à établir une solidarité.

34. Un créancier poursuit un seul codébiteur solidaire pour l’intégralité de la dette. Quel recours ce codébiteur peut-il ensuite exercer ?

Il peut réclamer au créancier le remboursement de toute somme déjà payée.
Il peut transférer aux autres codébiteurs sa responsabilité envers le créancier.
Il peut demander au créancier de répartir rétroactivement la dette entre tous.
Il peut demander aux autres codébiteurs leur contribution à la dette.

Il peut demander aux autres codébiteurs leur contribution à la dette.

Explication

En solidarité passive, le créancier peut réclamer toute la dette à un seul codébiteur, qui peut ensuite exercer un recours contributoire contre les autres. Ce recours ne consiste pas à obliger le créancier à modifier la répartition de sa demande.

35. Dans un mandat onéreux, le mandataire engage des frais nécessaires et subit une perte qui ne résulte pas de sa faute. Que doit faire le mandant ?

Rembourser les frais, indemniser la perte et verser les honoraires convenus.
Indemniser la perte et verser les honoraires, sans rembourser les frais.
Rembourser les frais, mais laisser la perte à la charge du mandataire.
Verser les honoraires, les autres dépenses étant comprises dans la rémunération.

Rembourser les frais, indemniser la perte et verser les honoraires convenus.

Explication

Le mandant doit rembourser les frais du mandataire, l’indemniser des pertes non causées par sa faute et lui verser des honoraires si le mandat est onéreux. Une perte non imputable au mandataire ne reste donc pas automatiquement à sa charge.

36. Une opération comporte une seule catégorie juridique et relève d’un seul régime : comment la qualifier ?

De contrat à titre onéreux.
De contrat à exécution successive.
De contrat élémentaire.
De contrat mixte.

De contrat élémentaire.

Explication

Un contrat élémentaire relève d’une seule catégorie juridique et d’un seul régime. Un contrat mixte, au contraire, réunit plusieurs types de prestations susceptibles de relever de régimes différents.

37. Selon l’article 3 de la CVIM, un contrat portant sur des marchandises à fabriquer est réputé être une vente, sauf dans quel cas ?

Lorsque le commanditaire choisit les dimensions et l’apparence des marchandises.
Lorsque le fabricant détermine à l’avance les caractéristiques des marchandises à produire.
Lorsque le commanditaire fournit une part essentielle des éléments matériels nécessaires à la fabrication.
Lorsque le contrat comprend aussi des prestations de livraison et d’installation.

Lorsque le commanditaire fournit une part essentielle des éléments matériels nécessaires à la fabrication.

Explication

La CVIM assimile en principe à une vente le contrat de fourniture de marchandises à fabriquer, mais prévoit une exception si le commanditaire fournit une part essentielle des éléments matériels. Le choix des caractéristiques du produit ne constitue pas, à lui seul, cette exception.

38. Une même personne conclut plusieurs contrats identiques avec différents partenaires : comment qualifie-t-on ce regroupement ?

Un ensemble de contrats
Un contrat-cadre et ses applications
Une chaîne de contrats
Un faisceau de contrats

Un faisceau de contrats

Explication

Un faisceau regroupe des contrats identiques conclus par une même personne avec plusieurs partenaires. Une chaîne relie plutôt plusieurs contrats successifs.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 78 flashcards sur Acteurs et opérations contractuelles.

Quel rôle un tiers peut-il jouer dans la formation d’un contrat sans en devenir partie ?

Il peut fournir ou recevoir une information, ou donner une autorisation.

Quel devoir s’impose à un époux apportant un bien commun à une société ?

Il doit en avertir son conjoint, conformément à l’article 1832-2 du Code civil.

Dans quel délai l’annulation de l’apport d’un bien commun peut-elle être demandée ?

Dans les deux ans.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Acteurs et opérations contractuelles.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM