QCM : Citoyenneté et démocratie constitutionnelle (63 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction caractérise la Constitution en tant que pacte fondateur ?

Elle fixe les modalités de conclusion des contrats entre personnes privées.
Elle établit les conditions d’exercice du pouvoir politique par une communauté.
Elle détermine les règles de fonctionnement des administrations locales.
Elle organise les échanges de normes entre les juridictions nationales et internationales.

Elle établit les conditions d’exercice du pouvoir politique par une communauté.

Explication

La Constitution constitue un pacte fondateur qui établit les conditions d’exercice du pouvoir politique au sein d’une communauté, généralement nationale. La réglementation des contrats privés relève d’un autre domaine juridique.

2. Quel ensemble de sujets relève notamment du contenu d’une Constitution ?

Les règles de gestion des entreprises, les relations familiales, les impôts locaux et les échanges commerciaux.
Les programmes électoraux, les décisions des tribunaux, les usages professionnels et les accords privés.
Les valeurs nationales, les institutions, la forme de l’État et les relations avec les entités locales.
Les procédures judiciaires, les contrats privés, les règlements administratifs et les traités commerciaux.

Les valeurs nationales, les institutions, la forme de l’État et les relations avec les entités locales.

Explication

La Constitution fixe notamment les valeurs et principes de la nation, ses principales institutions, la forme de l’État et les relations entre l’État et les entités locales. Les contrats privés et les usages professionnels ne constituent pas l’ensemble des éléments constitutionnels visés.

3. Pourquoi les droits fondamentaux se sont-ils imposés comme objet constitutionnel au cours du XXᵉ siècle ?

Pour que les engagements internationaux remplacent les principes nationaux.
Pour que les règlements administratifs déterminent les compétences du Parlement.
Pour que les entités locales fixent les droits applicables aux institutions centrales.
Pour que la loi respecte notamment la dignité et les libertés.

Pour que la loi respecte notamment la dignité et les libertés.

Explication

L’intégration des droits fondamentaux dans la matière constitutionnelle vise notamment à garantir que la loi respecte la dignité et les libertés. Elle ne confie pas aux entités locales la définition des droits applicables aux institutions centrales.

4. Quelle comparaison décrit correctement les formes possibles d’une Constitution ?

Elle peut être écrite, comme dans la plupart des États, ou coutumière, comme celle du Royaume-Uni.
Elle peut être locale, comme dans la plupart des États, ou législative, comme celle du Royaume-Uni.
Elle peut être internationale, comme dans la plupart des États, ou réglementaire, comme celle du Royaume-Uni.
Elle peut être parlementaire, comme dans la plupart des États, ou contractuelle, comme celle du Royaume-Uni.

Elle peut être écrite, comme dans la plupart des États, ou coutumière, comme celle du Royaume-Uni.

Explication

Une Constitution peut être écrite ou coutumière ; le Royaume-Uni est présenté comme un exemple de Constitution coutumière. Une Constitution contractuelle ne correspond pas à cette distinction.

5. Dans une conception légicentriste, quelle place occupe la loi adoptée par le Parlement ?

Elle est placée sous la Constitution, considérée comme la norme de référence.
Elle est la source principale du droit et sert de norme de référence.
Elle est subordonnée aux règlements qui servent de normes de référence.
Elle est subordonnée aux engagements internationaux qui constituent la source principale du droit.

Elle est la source principale du droit et sert de norme de référence.

Explication

Le légicentrisme place la loi adoptée par le Parlement au centre du droit et en fait la norme de référence. La primauté de la Constitution sur la loi caractérise plutôt le constitutionnalisme actuel.

6. Dans la hiérarchie généralement présentée en droit interne, quel ordre place correctement ces normes ?

Règlements, lois, engagements internationaux, Constitution.
Lois, règlements, Constitution, engagements internationaux.
Engagements internationaux, Constitution, règlements, lois.
Constitution, engagements internationaux, lois, règlements.

Constitution, engagements internationaux, lois, règlements.

Explication

L’ordre généralement présenté place la Constitution au-dessus des engagements internationaux, puis des lois et des règlements. L’ordre qui fait précéder les engagements internationaux à la Constitution inverse les deux normes supérieures.

7. Quel est l’effet du contrôle de constitutionnalité sur la relation entre la loi et la Constitution ?

Il vérifie la conformité des institutions aux règlements et contribue ainsi à la primauté administrative.
Il vérifie la conformité de la Constitution à la loi et contribue ainsi à la primauté législative.
Il vérifie la conformité de la loi à la Constitution et contribue ainsi à la primauté constitutionnelle.
Il vérifie la conformité des règlements aux traités et contribue ainsi à la primauté internationale.

Il vérifie la conformité de la loi à la Constitution et contribue ainsi à la primauté constitutionnelle.

Explication

Le contrôle de constitutionnalité vérifie qu’une loi respecte la Constitution, ce qui participe à la suprématie constitutionnelle sur la loi. Le contrôle décrit ne consiste pas à soumettre la Constitution à la loi.

8. Comment concilier l’obligation internationale de respecter les traités et la hiérarchie du droit interne français ?

Le principe pacta sunt servanda concerne les lois nationales, tandis que les traités sont subordonnés aux règlements en droit interne français.
Le principe pacta sunt servanda place les traités au-dessus de la Constitution dans l’ordre interne français, tandis que le droit international suit la loi nationale.
Le principe pacta sunt servanda impose le respect des engagements internationaux, tandis qu’en droit interne français la Constitution leur est supérieure.
Le principe pacta sunt servanda autorise les États à écarter leurs traités, tandis que le droit interne français place les engagements au sommet.

Le principe pacta sunt servanda impose le respect des engagements internationaux, tandis qu’en droit interne français la Constitution leur est supérieure.

Explication

Le droit international exige le respect des engagements selon le principe pacta sunt servanda, tandis que l’ordre interne français place la Constitution au-dessus des engagements internationaux. L’obligation de respecter un traité ne signifie donc pas que celui-ci prévaut sur la Constitution en droit interne.

9. Quelle distinction oppose le pouvoir constituant originaire au pouvoir constituant dérivé ?

L’originaire rédige un projet sans l’adopter, tandis que le dérivé organise son adoption par référendum.
L’originaire modifie une Constitution selon ses règles, tandis que le dérivé adopte une nouvelle Constitution.
L’originaire contrôle les lois au regard de la Constitution, tandis que le dérivé attribue les compétences aux institutions.
L’originaire adopte une Constitution, tandis que le dérivé la modifie selon les règles qu’elle prévoit.

L’originaire adopte une Constitution, tandis que le dérivé la modifie selon les règles qu’elle prévoit.

Explication

Le pouvoir constituant originaire adopte une Constitution, alors que le pouvoir constituant dérivé la modifie conformément aux règles prévues par celle-ci. Le pouvoir de rédiger un projet sans l’adopter renvoie à une autre distinction, celle entre constituant et rédacteur.

10. Dans quelle situation le pouvoir constituant originaire peut-il notamment intervenir ?

Lorsqu’un juge vérifie qu’une loi respecte les dispositions constitutionnelles en vigueur.
Lors de la création d’un État ou d’un changement de régime, comme une révolution ou une guerre.
Lorsqu’un gouvernement rédige un projet constitutionnel sous le contrôle d’un chef de l’État.
Lorsqu’une autorité modifie une Constitution en appliquant la procédure de révision qu’elle prévoit.

Lors de la création d’un État ou d’un changement de régime, comme une révolution ou une guerre.

Explication

Le pouvoir constituant originaire, qui appartient au titulaire de la souveraineté, peut intervenir lors de la création d’un État ou de ruptures comme une révolution, un coup d’État ou une guerre. Une modification suivant la procédure constitutionnelle relève du pouvoir constituant dérivé.

11. Quelle différence permet de distinguer le constituant du rédacteur d’une Constitution ?

Le constituant adopte la Constitution, tandis que le rédacteur participe à sa rédaction sans nécessairement l’adopter.
Le constituant rédige la Constitution sans l’adopter, tandis que le rédacteur en décide seul l’adoption.
Le constituant modifie la Constitution selon ses règles, tandis que le rédacteur représente le titulaire de la souveraineté.
Le constituant contrôle la Constitution après son adoption, tandis que le rédacteur vérifie la conformité des lois.

Le constituant adopte la Constitution, tandis que le rédacteur participe à sa rédaction sans nécessairement l’adopter.

Explication

Le constituant est celui qui adopte la Constitution, alors que le rédacteur prend part à sa rédaction sans devoir l’adopter lui-même. La participation à la rédaction ne confère donc pas, à elle seule, le pouvoir d’adoption.

12. Comment la Constitution française de 1958 a-t-elle été adoptée et préparée ?

Elle a été rédigée par une assemblée constituante sous le contrôle du Gouvernement, puis adoptée par le Parlement le 28 septembre 1958.
Elle a été rédigée par le Gouvernement sous le contrôle du général de Gaulle, puis adoptée par référendum le 28 septembre 1958.
Elle a été rédigée par le général de Gaulle sans contrôle gouvernemental, puis adoptée par l’Assemblée nationale le 28 septembre 1958.
Elle a été rédigée par le Parlement sous le contrôle du Conseil d’État, puis adoptée par référendum le 28 octobre 1958.

Elle a été rédigée par le Gouvernement sous le contrôle du général de Gaulle, puis adoptée par référendum le 28 septembre 1958.

Explication

Le Gouvernement a rédigé la Constitution de 1958 sous le contrôle du général de Gaulle, avant son adoption par référendum le 28 septembre. Une adoption parlementaire ne correspond pas au mode retenu pour ce texte.

13. Quel pouvoir permet de réviser la Constitution en suivant la procédure qu’elle prévoit ?

Le pouvoir juridictionnel, qui révise la Constitution en interprétant les décisions des tribunaux
Le pouvoir constituant dérivé, institué par la Constitution pour la réviser selon une procédure déterminée
Le pouvoir constituant originaire, chargé d’appliquer les lois adoptées par le Parlement
Le pouvoir législatif ordinaire, qui peut modifier la Constitution dans les mêmes conditions qu’une loi

Le pouvoir constituant dérivé, institué par la Constitution pour la réviser selon une procédure déterminée

Explication

Le pouvoir constituant dérivé est créé par la Constitution et exerce la révision selon la procédure prévue. Le pouvoir législatif ordinaire ne peut pas se substituer à ce pouvoir en modifiant le texte constitutionnel comme une loi ordinaire.

14. Une Constitution interdit de modifier certains principes et exige une procédure spéciale pour toute révision : comment qualifier ces deux contraintes ?

Les deux contraintes sont des limites de fond, car elles restreignent le contenu de la Constitution
L’interdiction constitue une limite de fond, et la procédure spéciale une limite de procédure
L’interdiction constitue une limite de procédure, et la procédure spéciale une limite de fond
Les deux contraintes sont des limites de procédure, car elles encadrent l’exercice du pouvoir de révision

L’interdiction constitue une limite de fond, et la procédure spéciale une limite de procédure

Explication

Une limite de fond protège certaines règles contre toute révision, tandis qu’une limite de procédure impose des modalités particulières pour réviser la Constitution. La procédure spéciale n’est pas une limite de fond, car elle encadre la manière de réviser plutôt que le contenu révisable.

15. En France, quelle révision est expressément interdite par l’article 89 de la Constitution ?

Une révision portant atteinte à l’intégrité du territoire ou à la forme républicaine du gouvernement
Une révision proposée par le gouvernement plutôt que par les membres du Parlement
Une révision adoptée après un référendum plutôt que par un vote des assemblées réunies
Une révision modifiant l’organisation des collectivités territoriales ou la durée du mandat présidentiel

Une révision portant atteinte à l’intégrité du territoire ou à la forme républicaine du gouvernement

Explication

L’article 89 interdit qu’une révision constitutionnelle porte atteinte à l’intégrité du territoire ou à la forme républicaine du gouvernement. Le recours à un référendum ou l’origine gouvernementale d’une initiative ne correspond pas à cette limite de fond.

16. Un pays modifie sa Constitution selon une procédure plus exigeante que celle d’une loi ordinaire ; de quel type de Constitution s’agit-il ?

D’une Constitution rigide, dont la révision exige une procédure plus restrictive que l’adoption d’une loi ordinaire
D’une Constitution provisoire, dont la révision relève d’une autorité constituante originaire
D’une Constitution coutumière, dont la révision dépend exclusivement des pratiques des tribunaux
D’une Constitution souple, dont la révision suit des conditions proches de celles d’une loi ordinaire

D’une Constitution rigide, dont la révision exige une procédure plus restrictive que l’adoption d’une loi ordinaire

Explication

Une Constitution rigide se caractérise par une procédure de révision plus restrictive que celle d’une loi ordinaire. Une Constitution souple se modifie au contraire dans des conditions proches de celles qui s’appliquent aux lois ordinaires.

17. Un interprète conserve le sens attribué au texte constitutionnel lors de son adoption, tandis qu’un autre l’adapte aux évolutions sociales : comment distinguer leurs démarches ?

La première démarche est dynamique, tandis que la seconde est statique
Les deux démarches sont statiques, puisqu’elles s’appuient sur le texte constitutionnel
Les deux démarches sont dynamiques, puisqu’elles concernent une interprétation du texte
La première démarche est statique, tandis que la seconde est dynamique

La première démarche est statique, tandis que la seconde est dynamique

Explication

L’interprétation statique conserve le sens donné au texte lors de son adoption, alors que l’interprétation dynamique l’adapte aux évolutions de la société. L’interprétation dynamique ne se définit donc pas par la conservation du sens initial.

18. Quelle conception de l’interprétation constitutionnelle Michel Troper défend-il ?

L’interprétation est une compétence législative, et la Constitution comprend les lois ordinaires prises pour l’appliquer
L’interprétation est une méthode historique, et la Constitution se limite au sens fixé lors de son adoption
L’interprétation est un acte de volonté, et la Constitution comprend aussi les interprétations de ses interprètes authentiques
L’interprétation est une opération scientifique, et la Constitution exclut les décisions de ses interprètes authentiques

L’interprétation est un acte de volonté, et la Constitution comprend aussi les interprétations de ses interprètes authentiques

Explication

Michel Troper présente l’interprétation comme un acte de volonté et considère que la Constitution comprend aussi les interprétations formulées par ses interprètes authentiques. La réduire à une opération scientifique écarterait précisément le rôle que Troper attribue à ces interprètes.

19. Selon la distinction de Hans Kelsen, quelle interprétation s’impose juridiquement lorsqu’elle est rendue par une autorité compétente ?

L’interprétation statique, contrairement à l’interprétation dynamique proposée par des spécialistes
L’interprétation authentique, contrairement à l’interprétation scientifique proposée par des spécialistes
L’interprétation dynamique, contrairement à l’interprétation statique rendue par une autorité compétente
L’interprétation scientifique, contrairement à l’interprétation authentique rendue par une autorité compétente

L’interprétation authentique, contrairement à l’interprétation scientifique proposée par des spécialistes

Explication

Pour Kelsen, l’interprétation authentique s’impose juridiquement lorsqu’elle émane d’une autorité compétente, tandis que l’interprétation scientifique des spécialistes ne s’impose pas de cette manière. La confusion entre ces catégories attribuerait à l’analyse des spécialistes une force juridique qu’elle n’a pas.

20. Quel est l’objet du contrôle de constitutionnalité ?

Déterminer si les citoyens exercent leurs droits conformément aux règlements
Vérifier que les lois ou les règles sont conformes à la Constitution
Vérifier que les décisions administratives sont conformes aux lois ordinaires
Vérifier que les traités internationaux respectent les décisions des juridictions nationales

Vérifier que les lois ou les règles sont conformes à la Constitution

Explication

Le contrôle de constitutionnalité consiste à vérifier la conformité des lois ou des règles à la Constitution. Le contrôle de la conformité d’une décision administrative à une loi ordinaire relève d’une autre question juridique.

21. Quels enjeux ont contribué au développement du contrôle de constitutionnalité ?

La coopération internationale, la politique monétaire et la réglementation commerciale
La décentralisation territoriale, la responsabilité ministérielle et l’organisation des partis
Le fédéralisme, la protection des droits fondamentaux et la séparation des pouvoirs
La centralisation administrative, la politique fiscale et l’organisation des élections

Le fédéralisme, la protection des droits fondamentaux et la séparation des pouvoirs

Explication

Le contrôle de constitutionnalité s’est développé en réponse au fédéralisme, à la protection des droits fondamentaux et à la séparation des pouvoirs. La politique fiscale et la réglementation commerciale ne figurent pas parmi les enjeux indiqués pour expliquer ce développement.

22. Quelle affirmation la Cour suprême des États-Unis a-t-elle consacrée dans l’arrêt Marbury v. Madison de 1803 ?

Le Congrès peut réviser la Constitution par une procédure comparable à celle d’une loi
Une juridiction constitutionnelle distincte doit annuler toute loi contraire à la Constitution
Les juges doivent transmettre au pouvoir législatif toute question de conformité constitutionnelle
Les juges doivent pouvoir écarter une loi contraire à la Constitution

Les juges doivent pouvoir écarter une loi contraire à la Constitution

Explication

Dans Marbury v. Madison, la Cour suprême affirme que les juges doivent pouvoir écarter une loi contraire à la Constitution. L’idée d’une juridiction constitutionnelle distincte qui annule la loi correspond plutôt au modèle concentré associé au modèle kelsénien.

23. Une juridiction spécialisée examine abstraitement une loi avant ou après son entrée en vigueur : à quel modèle de contrôle cette situation correspond-elle ?

Au modèle kelsénien, qui repose sur un contrôle concentré, abstrait et possible avant ou après l’entrée en vigueur
Au modèle américain, qui repose sur un contrôle concentré, abstrait et exercé par une juridiction spécialisée
Au modèle américain, qui repose sur un contrôle diffus, concret et exercé à l’occasion d’un litige après l’entrée en vigueur
Au modèle kelsénien, qui repose sur un contrôle diffus, concret et réservé à l’examen d’un litige

Au modèle kelsénien, qui repose sur un contrôle concentré, abstrait et possible avant ou après l’entrée en vigueur

Explication

Le modèle kelsénien repose sur un contrôle concentré et abstrait, qui peut intervenir a priori ou a posteriori. Le contrôle américain est au contraire diffus et concret, et se présente par voie d’exception après l’adoption de la loi.

24. Lorsqu’un juge américain estime qu’une loi est inconstitutionnelle dans un litige, quel effet peut-il produire ?

Il suspend l’application de la loi jusqu’à une décision législative.
Il écarte la loi dans ce litige sans l’annuler.
Il annule la loi avec effet général pour tous les litiges.
Il renvoie automatiquement la loi à une cour constitutionnelle.

Il écarte la loi dans ce litige sans l’annuler.

Explication

Le contrôle américain est diffus et concret : le juge saisi peut écarter la loi pour trancher le litige, mais ne l’annule pas. Le pouvoir d’annulation avec effet général caractérise plutôt le modèle kelsénien.

25. Quelle caractéristique distingue le contrôle kelsénien du contrôle américain ?

Une juridiction constitutionnelle intervient uniquement avant la promulgation.
Une juridiction constitutionnelle centralisée peut annuler la loi jugée inconstitutionnelle.
Une autorité législative décide si la loi respecte la Constitution.
Tout juge peut écarter la loi dans un litige sans l’annuler.

Une juridiction constitutionnelle centralisée peut annuler la loi jugée inconstitutionnelle.

Explication

Dans le modèle kelsénien, le contrôle est concentré auprès d’une juridiction constitutionnelle et peut aboutir à l’annulation de la loi. Le pouvoir de tout juge de l’écarter dans un litige, sans l’annuler, correspond au modèle américain.

26. Dans un modèle mixte, que peut faire un tribunal confronté à une question sérieuse sur la conformité d’une loi à la Constitution ?

Annuler lui-même la loi avec effet général.
Demander au législateur de trancher le litige constitutionnel.
Renvoyer la question à la Cour constitutionnelle.
Écarter définitivement la loi sans saisir une autre juridiction.

Renvoyer la question à la Cour constitutionnelle.

Explication

Le modèle mixte permet au tribunal saisi du litige de renvoyer à la Cour constitutionnelle une question sérieuse de conformité. L’annulation directe de la loi par ce tribunal confond ce mécanisme avec le rôle de la juridiction constitutionnelle concentrée.

27. Comment Georges Burdeau caractérise-t-il l’État ?

Comme une idée abstraite qui existe parce qu’elle est pensée.
Comme une institution matérielle définie par ses frontières physiques.
Comme une organisation économique créée par les citoyens.
Comme une communauté fondée sur une identité culturelle commune.

Comme une idée abstraite qui existe parce qu’elle est pensée.

Explication

Pour Georges Burdeau, l’État est une idée abstraite dont l’existence repose sur le fait qu’elle est pensée. Le définir comme une institution matérielle réduirait cette conception à ses manifestations concrètes.

28. Pourquoi la notion moderne d’État s’affirme-t-elle surtout à la fin du XVIe siècle ?

Pour instaurer une autorité religieuse commune dans les territoires européens.
Pour séparer les fonctions publiques et abolir toute forme d’autorité politique.
Pour remplacer les communautés locales par des institutions commerciales.
Pour unifier la communauté, organiser le pouvoir et pacifier une société divisée.

Pour unifier la communauté, organiser le pouvoir et pacifier une société divisée.

Explication

La notion moderne d’État s’affirme dans un contexte de pluralité des autorités et de conflits, afin d’unifier la communauté, d’organiser le pouvoir et de pacifier la société. La séparation des fonctions publiques n’est pas la raison donnée pour son apparition.

29. Quelle idée Max Weber avance-t-il dans Le Savant et le Politique, publié en 1919 ?

L’État tire sa légitimité de l’absence de règles juridiques.
L’État repose sur le consentement unanime de la population.
L’État dispose du monopole de la violence légitime.
L’État détient le monopole de la création des richesses économiques.

L’État dispose du monopole de la violence légitime.

Explication

Max Weber affirme que l’État dispose du monopole de la violence légitime. L’idée d’un monopole de la création des richesses économiques ne correspond pas à cette caractérisation.

30. Quels sont les trois critères traditionnels permettant de caractériser un État ?

Un territoire, une langue officielle et une autorité religieuse.
Un territoire, une population et une autorité souveraine.
Une population, une monnaie commune et une administration locale.
Une capitale, une armée et une constitution écrite.

Un territoire, une population et une autorité souveraine.

Explication

Les trois critères traditionnels sont un territoire, une population et une autorité souveraine capable de créer et d’appliquer le droit. Une capitale et une armée peuvent être des éléments d’un État, mais ne constituent pas ces critères fondamentaux.

31. Qu’est-ce qui caractérise une personne morale ?

Une institution publique qui exerce une souveraineté sur un territoire.
Un groupement doté d’une personnalité juridique propre, de droits et d’obligations.
Un individu dont les droits et les obligations sont définis par une autre personne.
Un ensemble de biens auquel aucune capacité juridique n’est reconnue.

Un groupement doté d’une personnalité juridique propre, de droits et d’obligations.

Explication

Une personne morale regroupe plusieurs personnes physiques et possède une personnalité juridique, des droits et des obligations propres. Une personne morale n’est pas nécessairement une institution publique exerçant la souveraineté.

32. En quoi l’État est-il une personne morale particulière ?

Il reçoit ses compétences d’une autre personne morale et n’édicte pas le droit.
Il regroupe des personnes physiques sans posséder de personnalité juridique propre.
Il exerce des missions d’intérêt général sans être soumis aux règles qu’il crée.
Il crée le droit auquel il est soumis et se donne ses propres compétences.

Il crée le droit auquel il est soumis et se donne ses propres compétences.

Explication

L’État se distingue par sa capacité à créer le droit auquel il est lui-même soumis, tout en étant souverain et en déterminant ses compétences. Les autres personnes morales exercent des compétences qui leur ont été attribuées, ce qui ne décrit pas la particularité de l’État.

33. Quelle caractéristique distingue l’État unitaire de l’État fédéral ?

Il repose sur un seul ordre juridique, organisé de manière pyramidale.
Il confie la souveraineté internationale à des collectivités territoriales élues.
Il regroupe des États indépendants qui conservent leur souveraineté.
Il associe un ordre juridique fédéral à des ordres propres aux États fédérés.

Il repose sur un seul ordre juridique, organisé de manière pyramidale.

Explication

Dans un État unitaire, un seul ordre juridique s’applique selon une organisation pyramidale où les normes nationales dominent les normes locales. La présence d’ordres propres aux entités fédérées caractérise plutôt l’État fédéral.

34. Une réforme transfère des compétences à des collectivités dirigées par des élus qui ne reçoivent pas d’ordres du gouvernement. De quel mécanisme s’agit-il ?

Du fédéralisme, qui garantit aux États fédérés une autonomie constitutionnelle.
De la décentralisation, qui confie des compétences à des collectivités élues autonomes.
De la confédération, qui rassemble des États indépendants et souverains.
De la déconcentration, qui confie des compétences à des agents locaux nommés.

De la décentralisation, qui confie des compétences à des collectivités élues autonomes.

Explication

La décentralisation transfère par la loi des compétences à des collectivités dirigées par des élus dotés d’une légitimité propre. La déconcentration concerne plutôt des agents nommés par l’État et soumis à son contrôle hiérarchique.

35. Dans un État fédéral, comment les États fédérés participent-ils aux décisions fédérales ?

Ils exercent la souveraineté internationale au nom de l’ensemble de la fédération.
Ils sont représentés au Parlement fédéral et participent à la révision constitutionnelle.
Ils approuvent les lois fédérales uniquement par des consultations populaires locales.
Ils nomment les agents locaux chargés d’exécuter les décisions du gouvernement fédéral.

Ils sont représentés au Parlement fédéral et participent à la révision constitutionnelle.

Explication

Le fédéralisme associe l’autonomie des États fédérés à leur participation aux décisions fédérales, notamment par la représentation parlementaire et la révision constitutionnelle. La souveraineté internationale appartient à l’État fédéral, et non individuellement aux États fédérés.

36. Quelle différence fondamentale sépare une confédération d’un État fédéral ?

Dans un État fédéral, les collectivités locales détiennent la souveraineté de l’ensemble.
Dans une confédération, les États membres conservent leur souveraineté et leur indépendance.
Dans une confédération, les États membres transfèrent leur souveraineté à un État fédéral.
Dans un État fédéral, les États fédérés conservent la souveraineté internationale.

Dans une confédération, les États membres conservent leur souveraineté et leur indépendance.

Explication

Une confédération rassemble des États qui conservent leur souveraineté et leur indépendance, alors qu’un État fédéral constitue lui-même un État souverain. Le transfert de souveraineté décrit donc le rapport entre les États fédérés et l’État fédéral.

37. Quelle distinction permet de différencier la légalité de la légitimité ?

La légalité renvoie au respect des règles, tandis que la légitimité repose sur la confiance accordée à l’autorité.
La légalité exprime l’indépendance de l’État, tandis que la légitimité désigne son pouvoir de justice.
La légalité désigne un pouvoir suprême, tandis que la légitimité désigne son caractère indivisible.
La légalité repose sur la confiance accordée à l’autorité, tandis que la légitimité renvoie au respect des règles.

La légalité renvoie au respect des règles, tandis que la légitimité repose sur la confiance accordée à l’autorité.

Explication

La légalité correspond au respect des règles, tandis que la légitimité tient à la confiance qui conduit à accepter une autorité. Un pouvoir suprême et indivisible renvoie plutôt aux caractéristiques traditionnellement attribuées à la souveraineté.

38. Laquelle de ces missions relève traditionnellement des compétences régaliennes de l’État ?

Fixer les programmes pédagogiques de chaque établissement scolaire.
Assurer la défense de l’État et conduire ses relations internationales.
Organiser les élections des représentants des collectivités territoriales.
Déterminer les compétences internes des associations privées.

Assurer la défense de l’État et conduire ses relations internationales.

Explication

La défense et les relations internationales figurent parmi les compétences traditionnellement régaliennes, avec notamment l’adoption des lois, la justice et la souveraineté monétaire. L’organisation interne d’associations privées ne fait pas partie de cette liste.

39. Quelle distinction oppose le peuple à la nation dans les théories de la souveraineté ?

Le peuple désigne les individus présents, tandis que la nation inclut les générations passées, présentes et futures.
Le peuple inclut toutes les générations, tandis que la nation désigne les citoyens actuellement vivants.
Le peuple est une entité abstraite, tandis que la nation désigne concrètement les citoyens vivants.
Le peuple désigne les représentants élus, tandis que la nation regroupe les collectivités territoriales.

Le peuple désigne les individus présents, tandis que la nation inclut les générations passées, présentes et futures.

Explication

Le peuple renvoie concrètement aux individus qui le composent, notamment aux citoyens vivants, tandis que la nation est une entité abstraite et permanente. La nation inclut ainsi les générations passées et futures, contrairement à la définition du peuple retenue ici.

40. Quelle conception de la souveraineté privilégie la participation directe des citoyens et le contrôle des élus ?

La souveraineté nationale, qui appartient à une nation abstraite.
La souveraineté fédérale, qui appartient aux États fédérés.
La souveraineté régalienne, qui appartient aux représentants élus.
La souveraineté populaire, qui appartient aux citoyens.

La souveraineté populaire, qui appartient aux citoyens.

Explication

La souveraineté populaire appartient aux citoyens et privilégie leur participation directe ainsi que le contrôle des élus. La souveraineté nationale appartient à la nation et s’exerce par l’intermédiaire de représentants.

41. Dans la théorie de la souveraineté nationale, un électeur veut imposer juridiquement des instructions précises à son représentant. Quelle règle s’y oppose ?

L’interdiction du mandat impératif, qui laisse au représentant le soin d’agir au nom de l’intérêt général.
L’obligation du mandat impératif, qui oblige le représentant à suivre les consignes des électeurs.
La révocation populaire, qui permet aux électeurs de remplacer directement leur représentant.
Le référendum obligatoire, qui soumet chaque décision du représentant au vote des citoyens.

L’interdiction du mandat impératif, qui laisse au représentant le soin d’agir au nom de l’intérêt général.

Explication

La théorie de la souveraineté nationale prohibe le mandat impératif : les électeurs ne peuvent juridiquement imposer leurs instructions aux représentants. L’obligation de suivre leurs consignes correspond au contraire à la logique du mandat impératif.

42. Comment l’article 3 de la Constitution de 1958 combine-t-il les théories nationale et populaire de la souveraineté ?

La souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par référendum.
La souveraineté populaire appartient aux collectivités, qui l’exercent par leurs assemblées et leurs référendums.
La souveraineté populaire appartient aux représentants, qui l’exercent par les élections et la révision constitutionnelle.
La souveraineté nationale appartient aux élus, qui l’exercent sans intervention directe des citoyens.

La souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par référendum.

Explication

L’article 3 affirme que la souveraineté nationale appartient au peuple et qu’elle s’exerce par les représentants ainsi que par référendum, réunissant des éléments des deux théories. Une souveraineté exercée sans intervention directe des citoyens ne rendrait pas compte de la voie référendaire.

43. Dans la conception de Rousseau, à qui appartient la souveraineté populaire et comment se répartit-elle ?

Aux élus, qui reçoivent la souveraineté des citoyens pour la durée de leur mandat.
À une assemblée unique, qui détient une souveraineté distincte de celle du peuple.
Au peuple, dont chaque citoyen détient une parcelle de souveraineté.
À la nation, conçue comme une entité exercée par des représentants.

Au peuple, dont chaque citoyen détient une parcelle de souveraineté.

Explication

Pour Rousseau, la souveraineté populaire appartient au peuple et chaque citoyen en détient une parcelle. La souveraineté nationale, contrairement à cette conception, appartient à la nation envisagée comme une entité représentée.

44. Quel ensemble de mécanismes correspond à la conception de la souveraineté populaire ?

Suffrage universel, représentation exclusive et absence de contrôle des élus.
Suffrage restreint, représentation nationale, mandat représentatif et participation royale.
Démocratie directe, suffrage censitaire, mandat libre et souveraineté divisée.
Suffrage universel, démocratie directe, contrôle des élus et mandat impératif.

Suffrage universel, démocratie directe, contrôle des élus et mandat impératif.

Explication

La souveraineté populaire est associée au suffrage universel, à la démocratie directe, au contrôle des élus et au mandat impératif. Le mandat représentatif et le suffrage restreint correspondent plutôt aux caractéristiques de la souveraineté nationale évoquées pour 1791.

45. Quelle comparaison distingue correctement les Constitutions françaises de 1791 et de 1793 ?

Celle de 1791 relève de la souveraineté populaire et ne fut jamais appliquée, tandis que celle de 1793 organise la souveraineté nationale.
Celle de 1791 institue une participation directe sans restriction électorale, tandis que celle de 1793 repose sur des représentants et fut appliquée.
Celle de 1791 associe souveraineté nationale et suffrage restreint, tandis que celle de 1793 relève de la souveraineté populaire et ne fut jamais appliquée.
Celle de 1791 associe souveraineté nationale et suffrage universel, tandis que celle de 1793 conserve les restrictions électorales.

Celle de 1791 associe souveraineté nationale et suffrage restreint, tandis que celle de 1793 relève de la souveraineté populaire et ne fut jamais appliquée.

Explication

La Constitution de 1791 relève de la souveraineté nationale et prévoit un suffrage restreint, tandis que celle de 1793 correspond à la souveraineté populaire et n’a jamais été appliquée. La participation plus directe caractérise celle de 1793, et non celle de 1791.

46. Comment l’article 3 de la Constitution française de 1958 combine-t-il représentation et participation populaire ?

Les représentants exercent la souveraineté nationale, sans participation populaire par référendum.
La nation exerce la souveraineté par ses représentants, tandis que le référendum relève du pouvoir royal.
Les citoyens exercent la souveraineté par démocratie directe, sans intervention de représentants élus.
Le peuple exerce la souveraineté nationale par ses représentants et par la voie du référendum.

Le peuple exerce la souveraineté nationale par ses représentants et par la voie du référendum.

Explication

L’article 3 affirme que la souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par référendum. La Constitution combine donc représentation et participation directe, au lieu d’écarter l’une de ces voies.

47. Qu’est-ce qui caractérise un citoyen au sein d’une communauté politique ?

Il occupe une fonction publique et prend directement toutes les décisions au nom de la communauté.
Il représente les institutions politiques et décide au nom des citoyens qui l’ont désigné.
Il participe à la vie publique et exerce des droits politiques, notamment en choisissant des représentants.
Il appartient à la communauté par sa nationalité, sans participer à la vie politique ni exercer de droits politiques.

Il participe à la vie publique et exerce des droits politiques, notamment en choisissant des représentants.

Explication

Le citoyen est un membre de la communauté politique qui participe à la vie publique et exerce des droits politiques, notamment en choisissant des représentants. Être représentant est une fonction possible, mais elle ne définit pas à elle seule la citoyenneté.

48. Que reconnaît l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 concernant la formation de la loi ?

Les représentants élus concourent à la loi, tandis que les citoyens en approuvent les décisions par référendum.
Tous les citoyens peuvent y concourir personnellement ou par leurs représentants, comme expression de la volonté générale.
Les citoyens concourent à la loi par l’intermédiaire de représentants désignés par le pouvoir exécutif.
Les citoyens peuvent proposer des lois, mais leur adoption exprime la volonté des représentants seuls.

Tous les citoyens peuvent y concourir personnellement ou par leurs représentants, comme expression de la volonté générale.

Explication

L’article 6 affirme que tous les citoyens peuvent concourir personnellement ou par leurs représentants à la formation de la loi, expression de la volonté générale. Il reconnaît ainsi deux voies de participation, et ne réserve pas cette contribution aux représentants seuls.

49. Quelle distinction sépare le droit de vote du droit d’éligibilité ?

Le droit de vote permet d’exercer un mandat après l’élection, tandis que le droit d’éligibilité permet de participer à un référendum.
Le droit de vote permet de candidater à une élection, tandis que le droit d’éligibilité permet de choisir un représentant.
Le droit de vote autorise à être désigné représentant, tandis que le droit d’éligibilité autorise à désigner les électeurs.
Le droit de vote permet de choisir des représentants, tandis que le droit d’éligibilité permet de se présenter à une élection.

Le droit de vote permet de choisir des représentants, tandis que le droit d’éligibilité permet de se présenter à une élection.

Explication

Le droit de vote sert à choisir ses représentants, alors que le droit d’éligibilité permet de se présenter afin de devenir représentant. Confondre l’éligibilité avec le choix d’un candidat inverse la fonction des deux droits.

50. Une personne peut-elle être candidate, mais devoir renoncer à une fonction après son élection ? Quelle notion décrit cette situation ?

L’incompatibilité, qui empêche de déposer sa candidature avant le scrutin.
L’incompatibilité, qui permet la candidature mais impose de choisir entre des fonctions ou mandats.
L’inéligibilité, qui permet la candidature mais impose de choisir entre des fonctions ou mandats.
L’inéligibilité, qui permet d’exercer simultanément plusieurs mandats et professions.

L’incompatibilité, qui permet la candidature mais impose de choisir entre des fonctions ou mandats.

Explication

L’incompatibilité n’empêche pas la candidature, mais oblige l’élu à choisir entre des fonctions, mandats ou professions incompatibles. L’inéligibilité, à la différence, empêche de faire acte de candidature ou d’être élu.

51. Depuis quand le droit de vote est-il fixé à 18 ans en France, et quel âge s’applique aussi à l’éligibilité aux élections législatives, européennes et locales ?

Depuis 1974, le droit de vote est fixé à 18 ans, âge également prévu pour ces élections.
Depuis 2011, le droit de vote est fixé à 18 ans, tandis que l’éligibilité est fixée à 24 ans.
Depuis 2003, le droit de vote est fixé à 18 ans, âge également prévu pour ces élections.
Depuis 1974, le droit de vote est fixé à 21 ans, tandis que l’éligibilité est fixée à 18 ans.

Depuis 1974, le droit de vote est fixé à 18 ans, âge également prévu pour ces élections.

Explication

En France, le droit de vote est fixé à 18 ans depuis 1974, et l’âge d’éligibilité aux élections législatives, européennes et locales est également de 18 ans. Les changements d’âge mentionnés pour 2003 et 2011 concernaient l’éligibilité aux élections sénatoriales.

52. Comment les femmes ont-elles obtenu le droit de vote en France ?

Le suffrage universel instauré en 1848 leur a accordé ce droit, confirmé par une ordonnance de 1944.
Une ordonnance du 21 avril 1944 leur a accordé ce droit, après leur exclusion du suffrage universel instauré en 1848.
Une ordonnance de 1944 leur a accordé ce droit, après leur inclusion dans le suffrage universel de 1848.
Une loi de 1999 leur a accordé ce droit, après leur exclusion du suffrage instauré en 1848.

Une ordonnance du 21 avril 1944 leur a accordé ce droit, après leur exclusion du suffrage universel instauré en 1848.

Explication

L’ordonnance du 21 avril 1944 a accordé le droit de vote aux femmes en France, alors que le suffrage universel instauré en 1848 les avait exclues. La date de 1999 concerne l’égal accès aux mandats électoraux, et non l’octroi du droit de vote.

53. Quelle évolution législative a préparé puis établi la parité électorale en France ?

La loi constitutionnelle de 1999 a réservé les mandats aux femmes, puis la loi de 2000 a étendu cette règle aux scrutins uninominaux.
La loi de 1999 a imposé la parité pour tous les scrutins, puis la loi de 2000 a inscrit l’objectif d’égal accès.
La loi constitutionnelle de 2000 a inscrit l’objectif d’égal accès, puis la loi de 1999 a imposé la parité pour certains scrutins.
La loi constitutionnelle de 1999 a inscrit l’objectif d’égal accès, puis la loi de 2000 a imposé la parité pour certains scrutins de liste.

La loi constitutionnelle de 1999 a inscrit l’objectif d’égal accès, puis la loi de 2000 a imposé la parité pour certains scrutins de liste.

Explication

La loi constitutionnelle du 8 juillet 1999 a inscrit que la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats et fonctions électives, puis la loi du 6 juin 2000 a imposé la parité pour certains scrutins de liste. La réforme de 1999 énonce un objectif d’égal accès, plutôt qu’une parité déjà imposée pour tous les scrutins.

54. Dans quelles élections la parité impose-t-elle des listes composées d’autant de femmes que d’hommes, et quelle limite s’applique aux scrutins uninominaux ?

Elle concerne notamment les municipales des communes de plus de 1 000 habitants depuis 2013, les régionales, les européennes et les sénatoriales de liste, mais ne s’impose pas de la même manière aux scrutins uninominaux.
Elle concerne les élections de liste et les scrutins uninominaux selon la même règle, dès lors que des candidats des deux sexes se présentent.
Elle concerne les municipales des communes de plus de 1 000 habitants depuis 2013 et les scrutins uninominaux, mais pas les élections européennes ou régionales.
Elle concerne notamment les municipales de toutes les communes depuis 2000, les régionales et les législatives, mais ne s’applique pas aux élections sénatoriales.

Elle concerne notamment les municipales des communes de plus de 1 000 habitants depuis 2013, les régionales, les européennes et les sénatoriales de liste, mais ne s’impose pas de la même manière aux scrutins uninominaux.

Explication

La parité s’applique notamment aux listes municipales des communes de plus de 1 000 habitants depuis 2013, ainsi qu’aux élections régionales, européennes et sénatoriales au scrutin de liste. Elle ne peut pas être imposée de la même manière aux scrutins uninominaux, qui ne reposent pas sur des listes de candidats.

55. Quel critère définit le suffrage censitaire ?

La résidence dans une commune pendant une durée déterminée
La possession d’un bien dont la valeur dépasse un seuil fixé
Le paiement de contributions directes atteignant un montant fixé
L’exercice d’une profession reconnue par les autorités publiques

Le paiement de contributions directes atteignant un montant fixé

Explication

Le suffrage censitaire réserve les droits civiques aux personnes dont les contributions directes atteignent un montant déterminé. La possession d’un bien peut être liée à des règles historiques du vote, mais elle ne définit pas à elle seule le suffrage censitaire.

56. Quel événement a mis fin au suffrage censitaire en France le 5 mars 1848 ?

L’adoption d’un cens électoral réduit pour les contribuables
La proclamation du suffrage universel direct par décret
La reconnaissance du vote municipal pour les résidents étrangers
L’instauration du vote réservé aux propriétaires fonciers

La proclamation du suffrage universel direct par décret

Explication

Le décret du 5 mars 1848 a proclamé le suffrage universel direct et mis fin au suffrage censitaire en France. La réduction d’un cens aurait maintenu un accès au vote conditionné par le niveau de contribution.

57. Selon la Constitution française de 1958, qui peut voter et être candidat aux suffrages politiques ?

Les citoyens de l’Union majeurs résidant régulièrement en France
Les étrangers majeurs inscrits sur les listes électorales locales
Les résidents majeurs jouissant de leurs droits civils et politiques
Les Français majeurs jouissant de leurs droits civils et politiques

Les Français majeurs jouissant de leurs droits civils et politiques

Explication

La Constitution de 1958 réserve le vote et l’éligibilité pour les suffrages politiques aux nationaux français majeurs jouissant de leurs droits civils et politiques. Certains États européens ouvrent les élections locales aux étrangers résidents, mais cette pratique ne définit pas la règle française applicable à l’ensemble des suffrages politiques.

58. Quel effet la citoyenneté de l’Union produit-elle pour un citoyen d’un État membre résidant dans un autre État membre ?

Elle remplace sa citoyenneté nationale et confère le droit de vote aux élections municipales dans tous les États membres
Elle remplace sa citoyenneté nationale et ouvre des droits électoraux à toutes les élections nationales
Elle s’ajoute à sa citoyenneté nationale et ouvre des droits électoraux municipaux et européens dans l’État de résidence
Elle s’ajoute à sa citoyenneté nationale et ouvre des droits électoraux régionaux et sénatoriaux dans l’État de résidence

Elle s’ajoute à sa citoyenneté nationale et ouvre des droits électoraux municipaux et européens dans l’État de résidence

Explication

La citoyenneté de l’Union s’ajoute à la citoyenneté nationale et permet de voter et d’être éligible aux élections municipales et européennes dans l’État membre de résidence. Elle ne remplace pas la citoyenneté nationale et ne donne pas, par cette règle, accès aux élections nationales.

59. Quelles fonctions un citoyen de l’Union résidant en France ne peut-il pas exercer dans le cadre des élections municipales et sénatoriales ?

Devenir conseiller municipal, participer à la désignation des électeurs sénatoriaux ou voter aux élections municipales
Devenir maire ou adjoint, voter aux élections municipales ou être candidat aux élections européennes
Devenir maire ou adjoint, participer à la désignation des électeurs sénatoriaux ou élire les sénateurs
Devenir conseiller municipal, voter aux élections municipales ou participer aux élections européennes

Devenir maire ou adjoint, participer à la désignation des électeurs sénatoriaux ou élire les sénateurs

Explication

L’article 88-3 permet aux citoyens de l’Union résidant en France de voter et d’être élus aux élections municipales, tout en leur interdisant les fonctions de maire ou d’adjoint et les rôles liés à l’élection des sénateurs. La possibilité de siéger comme conseiller municipal n’est donc pas exclue par cette règle.

60. Quel principe l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 affirme-t-il au sujet de la loi ?

La loi peut varier selon les groupes, mais chaque citoyen doit être égal devant elle
La loi doit être la même pour tous et tous les citoyens sont égaux à ses yeux
La loi doit protéger les libertés de chacun sans imposer une égalité entre les citoyens
La loi doit être identique pour tous les citoyens, mais peut distinguer les résidents étrangers

La loi doit être la même pour tous et tous les citoyens sont égaux à ses yeux

Explication

L’article 6 affirme que la loi doit être la même pour tous et que tous les citoyens sont égaux à ses yeux. Une différenciation juridique selon les groupes contredit cette formulation du principe d’égalité devant la loi.

61. Pourquoi le Conseil constitutionnel a-t-il censuré en 1991 la reconnaissance d’un « peuple corse, composante du peuple français » ?

Parce qu’elle remplaçait le français par une langue régionale dans les institutions
Parce qu’elle attribuait aux communes corses un pouvoir législatif indépendant
Parce qu’elle réservait les droits politiques aux habitants de la Corse
Parce qu’elle contredisait l’indivisibilité de la République et l’unicité du peuple français

Parce qu’elle contredisait l’indivisibilité de la République et l’unicité du peuple français

Explication

Dans sa décision du 9 mai 1991, le Conseil constitutionnel a jugé cette reconnaissance contraire à l’indivisibilité de la République et à l’unicité du peuple français. La décision portait sur l’existence d’un peuple distinct, et non sur l’attribution d’un pouvoir législatif indépendant aux communes.

62. Pour quel motif constitutionnel le Conseil constitutionnel a-t-il jugé contraire à la Constitution la Charte européenne sur les langues régionales ou minoritaires en 1999 ?

Elle accordait aux locuteurs de langues régionales des droits politiques distincts de ceux des autres citoyens
Elle confiait aux collectivités territoriales la compétence de modifier la langue officielle de la République
Elle reconnaissait des groupes de locuteurs et l’usage public de langues autres que le français, alors que la langue de la République est le français
Elle imposait une langue régionale comme langue commune et écartait le français de l’administration

Elle reconnaissait des groupes de locuteurs et l’usage public de langues autres que le français, alors que la langue de la République est le français

Explication

Le Conseil constitutionnel a relevé que la Charte reconnaissait des groupes de locuteurs et le droit d’utiliser ces langues dans la vie publique, en contradiction avec l’article 2 qui dispose que la langue de la République est le français. La décision ne reposait pas sur l’attribution de droits politiques distincts aux locuteurs.

63. Quelle distinction permet de différencier la République de la démocratie ?

La République concerne davantage l’origine et l’objet du pouvoir, tandis que la démocratie porte sur son exercice
La République définit les limites constitutionnelles du pouvoir, tandis que la démocratie désigne la communauté nationale
La République désigne l’égalité juridique des citoyens, tandis que la démocratie définit l’organisation des autorités politiques
La République porte sur l’exercice du pouvoir, tandis que la démocratie concerne davantage son origine et son objet

La République concerne davantage l’origine et l’objet du pouvoir, tandis que la démocratie porte sur son exercice

Explication

La République renvoie à un régime où le pouvoir est collectif et concerne davantage son origine et son objet, alors que la démocratie est une forme de gouvernement portant sur l’exercice du pouvoir. Les limites constitutionnelles du pouvoir relèvent plutôt de la définition du pouvoir politique.

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Qu’ordonne la hiérarchie des normes ?

Les règles juridiques selon leur rang.

Que doivent faire les règles inférieures selon la hiérarchie des normes ?

Respecter les règles supérieures.

Quelle place occupe la Constitution dans la hiérarchie des normes ?

Le sommet.

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