QCM : Incompatibilité du droit français avec l’Union — 4 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que retient le Conseil d’État lorsqu’une règle française ne permet pas de satisfaire les exigences du droit de l’Union en matière de protection des données ?

La primauté automatique de la Constitution sur tout droit de l’Union
L’annulation immédiate de tout acte national sans autre contrôle
La simple incohérence interne entre deux normes françaises
L’incompatibilité de la règle française avec les exigences du droit de l’Union

L’incompatibilité de la règle française avec les exigences du droit de l’Union

Explication

Le Conseil d’État constate ici que la norme française ne permet pas de respecter les exigences imposées par le droit de l’Union. Il ne s’agit pas d’un simple contrôle de cohérence interne du droit français.

2. Dans ce type de raisonnement, sur quoi porte le contrôle exercé par le juge administratif ?

Sur la régularité formelle du règlement européen lui-même
Sur la seule conformité de l’acte aux traditions constitutionnelles françaises
Sur l’opportunité politique de la mesure nationale
Sur la conformité de l’acte national aux exigences du droit de l’Union

Sur la conformité de l’acte national aux exigences du droit de l’Union

Explication

Le contrôle vise la conformité de l’acte national aux exigences du droit de l’Union, et pas seulement l’organisation interne du droit français. C’est précisément la logique d’articulation entre droit national et droit de l’Union.

3. Quel est le rôle du contrôle de conventionnalité exercé par le juge administratif ?

Remplacer le législateur national dans le choix des normes
Vérifier la conformité d’un acte national au droit de l’Union
Apprécier la conformité d’un acte national à la seule Constitution française
Contrôler uniquement les actes adoptés par les institutions européennes

Vérifier la conformité d’un acte national au droit de l’Union

Explication

Le contrôle de conventionnalité sert à vérifier qu’un acte national respecte le droit de l’Union. Il ne se confond pas avec un contrôle purement constitutionnel.

4. Dans quel cas le Conseil d’État peut-il envisager un renvoi préjudiciel à la CJUE ?

Lorsque le requérant invoque seulement un moyen de pur opportunité
Lorsque la différence de traitement avec le droit de l’Union est suffisamment spécifique
Lorsque le litige ne soulève aucune difficulté d’interprétation
Lorsque tout acte national est automatiquement contraire au droit de l’Union

Lorsque la différence de traitement avec le droit de l’Union est suffisamment spécifique

Explication

Le renvoi à la CJUE est présenté comme une possibilité lorsque la situation appelle une clarification du droit de l’Union et que la différence de traitement est suffisamment spécifique. Il n’est donc pas systématique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 4 flashcards sur Incompatibilité du droit français avec l’Union.

Incompatibilité droit français — définition ?

Une norme française ne respecte pas le droit de l’Union.

Contrôle de conventionnalité — rôle ?

Vérifier la conformité d’un acte national au droit de l’Union.

Renvoi préjudiciel — mécanisme ?

Saisine de la CJUE pour interprétation du droit de l’Union.

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Consultez la fiche de révision complète sur Incompatibilité du droit français avec l’Union.

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