QCM : Institutions de la Ve République (70 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel mécanisme constitutionnel contribue à l’instabilité gouvernementale de la IVe République ?

Le président de la République peut dissoudre le gouvernement par décret.
L’Assemblée nationale peut renverser le gouvernement par une motion de censure.
Le gouvernement peut interrompre les travaux parlementaires par référendum.
Le Conseil d’État peut annuler la nomination du président du Conseil.

L’Assemblée nationale peut renverser le gouvernement par une motion de censure.

Explication

L’article 49 permet à l’Assemblée nationale de renverser le gouvernement par une motion de censure, ce qui contribue à la succession de gouvernements. Le mécanisme ne donne pas au président de la République le pouvoir de dissoudre le gouvernement par décret.

2. Quel résultat obtient Charles de Gaulle lors de son investiture comme président du Conseil le 1er juin 1958 ?

Il est nommé par René Coty sans vote de l’Assemblée nationale.
Il est investi par 329 voix contre 224 à l’Assemblée nationale.
Il est investi par 224 voix contre 329 à l’Assemblée nationale.
Il est élu par référendum avec 79,25 % des suffrages exprimés.

Il est investi par 329 voix contre 224 à l’Assemblée nationale.

Explication

Le 1er juin 1958, l’Assemblée nationale investit Charles de Gaulle par 329 voix contre 224. Le résultat de 79,25 % correspond au référendum constitutionnel de septembre, et non à cette investiture.

3. Quelle mesure est prise le 3 juin 1958 concernant la révision constitutionnelle ?

Une loi applique l’article 90 sans dérogation et confie la révision à l’Assemblée nationale.
Une loi reporte la révision jusqu’à l’élection d’une nouvelle Assemblée constituante.
Une loi déroge à l’article 90 de la Constitution de 1946 et confie la révision au gouvernement investi le 1er juin.
Une loi suspend l’article 49 et confie la révision au Conseil d’État.

Une loi déroge à l’article 90 de la Constitution de 1946 et confie la révision au gouvernement investi le 1er juin.

Explication

La loi constitutionnelle du 3 juin déroge à l’article 90 et confie la révision au gouvernement investi deux jours auparavant. Elle ne laisse donc pas la révision à l’Assemblée nationale selon la procédure ordinaire.

4. Quel principe de fond encadre la révision constitutionnelle engagée en 1958 ?

La subordination de l’autorité judiciaire au pouvoir exécutif.
La responsabilité politique du gouvernement devant le Parlement.
L’irresponsabilité politique du gouvernement devant le Parlement.
La séparation de la France et des peuples d’outre-mer.

La responsabilité politique du gouvernement devant le Parlement.

Explication

La loi constitutionnelle du 3 juin prévoit notamment que le gouvernement demeure politiquement responsable devant le Parlement. Cette exigence correspond à une logique parlementaire, et non à l’irresponsabilité gouvernementale.

5. Quel enchaînement correspond à la procédure de rédaction constitutionnelle prévue en 1958 ?

Examen du comité consultatif, adoption par le Parlement, avis du Conseil d’État, puis promulgation.
Avis du comité consultatif, avis du Conseil d’État, arrêt du projet en Conseil des ministres, puis référendum.
Avis du Conseil d’État, référendum, examen du comité consultatif, puis arrêt du projet en Conseil des ministres.
Arrêt du projet en Conseil des ministres, référendum, avis du Conseil d’État, puis examen du comité consultatif.

Avis du comité consultatif, avis du Conseil d’État, arrêt du projet en Conseil des ministres, puis référendum.

Explication

Le comité consultatif puis le Conseil d’État donnent leur avis avant que le Conseil des ministres arrête le projet soumis au référendum. Le référendum intervient donc après ces étapes préparatoires, et non avant l’avis du Conseil d’État.

6. Quelle est la suite des étapes après l’approbation référendaire du projet de Constitution en 1958 ?

Le projet est approuvé le 4 octobre, puis René Coty le promulgue le 28 septembre.
Le projet est approuvé le 28 septembre, puis Charles de Gaulle le promulgue le 4 octobre.
Le projet est promulgué le 28 septembre, puis soumis au référendum le 4 octobre.
Le projet est approuvé le 28 septembre, puis René Coty le promulgue le 4 octobre.

Le projet est approuvé le 28 septembre, puis René Coty le promulgue le 4 octobre.

Explication

Le référendum a lieu le 28 septembre 1958 et le projet obtient 79,25 % de votes favorables; René Coty le promulgue le 4 octobre. La promulgation est attribuée à Coty, et non à Charles de Gaulle.

7. Comment caractériser les conceptions à l’origine de la Constitution de 1958 ?

Une rédaction commune de De Gaulle et Debré, sans participation des partis traditionnels.
Un compromis entre les partis traditionnels, sans contribution de De Gaulle ni de Debré.
Une transcription de la seule conception de De Gaulle, sans contribution des ministres d’État.
Un compromis entre De Gaulle, Debré et des ministres d’État représentant les partis traditionnels.

Un compromis entre De Gaulle, Debré et des ministres d’État représentant les partis traditionnels.

Explication

La Constitution résulte d’un compromis entre les conceptions de De Gaulle, de Michel Debré et des ministres d’État représentant les partis traditionnels. La réduire à la vision personnelle de De Gaulle néglige les autres contributions.

8. Quelles caractéristiques l’article 1 attribue-t-il à la République française ?

Indivisible, religieuse, démocratique et libérale.
Indivisible, laïque, démocratique et sociale.
Indivisible, laïque, monarchique et sociale.
Fédérale, laïque, démocratique et sociale.

Indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Explication

L’article 1 définit la République comme indivisible, laïque, démocratique et sociale. La remplacer par une République fédérale modifie l’une des caractéristiques explicitement énoncées.

9. Quelle limite l’article 89 impose-t-il au pouvoir de révision constitutionnelle ?

La révision ne peut être adoptée qu’après consultation du Conseil d’État.
La révision ne peut remettre en cause la forme républicaine du gouvernement.
La révision ne peut porter sur les droits et libertés des citoyens.
La révision ne peut modifier la répartition des compétences entre institutions.

La révision ne peut remettre en cause la forme républicaine du gouvernement.

Explication

L’article 89 interdit toute révision qui remettrait en cause la forme républicaine du gouvernement. Il ne prohibe pas de manière générale toute modification de la répartition des compétences institutionnelles.

10. Que désigne le parlementarisme rationalisé dans la Constitution de 1958 ?

Un système qui supprime la responsabilité politique du gouvernement devant le Parlement.
Une organisation qui confie au pouvoir judiciaire la conduite des relations entre gouvernement et Parlement.
Des règles techniques destinées à préserver la stabilité et l’autorité du gouvernement face au Parlement.
Des règles qui placent le Parlement en position dominante face à un gouvernement dépendant de ses décisions.

Des règles techniques destinées à préserver la stabilité et l’autorité du gouvernement face au Parlement.

Explication

Le parlementarisme rationalisé regroupe des règles techniques visant à préserver la stabilité et l’autorité gouvernementales face au Parlement. Un régime d’assemblée correspond plutôt à une situation où le Parlement occupe une position dominante.

11. Quelle répartition des rôles la Constitution de 1958 établit-elle entre le président et le gouvernement ?

Le gouvernement garantit la continuité de l’État, tandis que le Parlement détermine et conduit la politique nationale.
Le président garantit la continuité de l’État et dispose de pouvoirs propres, tandis que le gouvernement conduit la politique nationale.
Le président conduit la politique nationale, tandis que le gouvernement garantit la continuité de l’État et dispose de pouvoirs propres.
Le Parlement garantit la continuité de l’État, tandis que le président conduit la politique nationale avec le Conseil d’État.

Le président garantit la continuité de l’État et dispose de pouvoirs propres, tandis que le gouvernement conduit la politique nationale.

Explication

Le président garantit la continuité de l’État et dispose de pouvoirs propres, tandis que l’article 20 confie au gouvernement la détermination et la conduite de la politique de la Nation. Attribuer cette conduite au président inverse la répartition des rôles décrite.

12. Comment le président de la République était-il élu dans le système initial de la Constitution de 1958 ?

Au suffrage universel indirect par un collège de 81 764 grands électeurs, dont des parlementaires et des élus locaux
Au suffrage universel direct par l’ensemble des citoyens inscrits sur les listes électorales
Au suffrage indirect par les seuls députés et sénateurs réunis en Assemblée nationale
Par le Parlement réuni en Congrès, à la majorité des suffrages exprimés

Au suffrage universel indirect par un collège de 81 764 grands électeurs, dont des parlementaires et des élus locaux

Explication

Le système initial confiait l’élection à 81 764 grands électeurs, parmi lesquels figuraient des parlementaires, des conseillers généraux et des délégués municipaux. L’élection directe par l’ensemble des citoyens est instaurée par la réforme de 1962, et non par la Constitution dans son dispositif initial.

13. Quel résultat le référendum du 28 octobre 1962 a-t-il donné au projet d’élection présidentielle au suffrage universel direct ?

Le projet a été approuvé par 62,2 % des suffrages exprimés
Le projet a été approuvé par une majorité de 52,2 % des suffrages exprimés
Le projet a été rejeté par 62,2 % des suffrages exprimés
Le projet a été approuvé par 72,2 % des suffrages exprimés

Le projet a été approuvé par 62,2 % des suffrages exprimés

Explication

Le référendum du 28 octobre 1962 a approuvé le projet à 62,2 %. Le chiffre de 52,2 % correspond à une majorité plus faible que le résultat rapporté pour cette consultation.

14. Quelle différence entre les articles 89 et 11 caractérise la procédure de la réforme constitutionnelle de 1962 ?

L’article 89 prévoit un vote identique des deux assemblées, tandis que l’article 11 a servi à soumettre la réforme au référendum
L’article 89 organise le référendum sans intervention parlementaire, tandis que l’article 11 exige l’accord des deux assemblées
L’article 89 autorise le président à dissoudre l’Assemblée, tandis que l’article 11 organise l’élection présidentielle directe
L’article 11 prévoit un vote identique des deux assemblées, tandis que l’article 89 a servi à soumettre la réforme au référendum

L’article 89 prévoit un vote identique des deux assemblées, tandis que l’article 11 a servi à soumettre la réforme au référendum

Explication

L’article 89 prévoit que les deux assemblées examinent et votent le texte de révision en termes identiques, alors que De Gaulle a utilisé l’article 11 pour soumettre la réforme au référendum. Confondre les rôles des deux articles inverse précisément la procédure prévue et celle mobilisée en 1962.

15. En 1962, que désigne la bipolarisation politique entre partisans et adversaires de la réforme constitutionnelle ?

La fusion des partis de gouvernement en une organisation politique unique
La répartition des sièges parlementaires entre deux chambres de poids égal
Le regroupement des partis autour de deux pôles idéologiques concurrents
La fragmentation de la vie politique entre de nombreux partis aux alliances instables

Le regroupement des partis autour de deux pôles idéologiques concurrents

Explication

La bipolarisation correspond à une compétition structurée autour de deux pôles concurrents, illustrés en 1962 par les partisans et les adversaires de la réforme. La fragmentation entre de nombreux partis aux alliances instables décrit plutôt le multipartisme.

16. Quel effet les élections législatives des 18 et 25 novembre 1962 ont-elles eu sur la majorité à l’Assemblée nationale ?

L’UNR a obtenu 233 sièges, assurant pour la première fois une majorité stable
L’UNR a obtenu 200 sièges, tandis que plusieurs partis ont formé une majorité stable
L’UNR a obtenu 233 sièges, mais l’Assemblée est restée dépourvue de majorité stable
L’opposition a obtenu 233 sièges, installant une majorité hostile au président

L’UNR a obtenu 233 sièges, assurant pour la première fois une majorité stable

Explication

Avec 233 sièges, l’UNR a contribué à établir pour la première fois une majorité stable à l’Assemblée nationale. Le résultat ne correspond pas à une majorité hostile au président ni à une Assemblée sans majorité stable.

17. Que signifie le fait majoritaire dans le fonctionnement des institutions ?

L’accord temporaire de partis opposés pour adopter une seule réforme gouvernementale
La présence d’une majorité parlementaire stable et disciplinée sur laquelle le président peut compter
La coexistence de plusieurs groupes parlementaires sans soutien stable au président
La domination du Parlement sur un président dépourvu de soutien parlementaire durable

La présence d’une majorité parlementaire stable et disciplinée sur laquelle le président peut compter

Explication

Le fait majoritaire désigne une majorité parlementaire stable et disciplinée qui soutient le président pendant son mandat. Une entente ponctuelle entre partis ne suffit pas à caractériser cette relation durable de soutien.

18. Un président fait face à une majorité parlementaire qui lui est opposée : quelle situation politique cette opposition peut-elle entraîner ?

Une concordance des majorités, susceptible de conduire à une cohabitation
Une présidentialisation, qui désigne l’opposition entre le président et l’Assemblée
Un fait majoritaire, qui désigne une majorité parlementaire hostile au président
Une discordance des majorités, susceptible de conduire à une cohabitation

Une discordance des majorités, susceptible de conduire à une cohabitation

Explication

La discordance correspond à une majorité parlementaire opposée au président et peut entraîner une cohabitation. La concordance désigne au contraire une majorité parlementaire qui soutient le président.

19. Comment la légitimité acquise par l’élection présidentielle au suffrage universel direct favorise-t-elle la présidentialisation ?

Elle réduit le rôle concret du chef de l’État au profit des partis parlementaires
Elle transforme la majorité parlementaire en autorité chargée d’élire le président
Elle renforce la primauté du chef de l’État dans le fonctionnement concret des institutions
Elle transfère la primauté institutionnelle du chef de l’État au président de l’Assemblée nationale

Elle renforce la primauté du chef de l’État dans le fonctionnement concret des institutions

Explication

La présidentialisation est l’affirmation de la primauté du chef de l’État dans le fonctionnement concret des institutions, favorisée par sa légitimité issue du suffrage universel direct. Le transfert de cette primauté au président de l’Assemblée nationale ne correspond pas à cette définition.

20. Une personne de nationalité française, âgée de 19 ans et jouissant de ses droits civils et politiques, peut-elle être candidate si elle n’est pas en règle avec ses obligations du service national ?

Non, car les candidats doivent avoir au moins 21 ans et justifier d’un mandat électif
Non, car être en règle avec les obligations du service national est aussi une condition requise
Oui, car la nationalité et l’âge suffisent lorsque les droits civils et politiques sont reconnus
Oui, car les obligations du service national concernent le financement de la campagne

Non, car être en règle avec les obligations du service national est aussi une condition requise

Explication

La candidature exige notamment d’être en règle avec les obligations du service national, en plus de la nationalité française, de l’âge minimal de 18 ans et de la jouissance des droits civils et politiques. La nationalité et l’âge ne suffisent donc pas si cette obligation n’est pas remplie.

21. Quelle règle s’applique aux parrainages d’un candidat à l’élection présidentielle ?

Il lui faut au moins 500 élus parrains répartis dans au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer, avec une limite de 10 % par circonscription
Il lui faut au moins 500 élus parrains répartis dans au moins 20 départements ou collectivités d’outre-mer, avec une limite de 10 % par circonscription
Il lui faut au moins 500 élus parrains répartis dans au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer, avec une limite de 20 % par circonscription
Il lui faut au moins 300 élus parrains répartis dans au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer, avec une limite de 10 % par circonscription

Il lui faut au moins 500 élus parrains répartis dans au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer, avec une limite de 10 % par circonscription

Explication

Un candidat doit réunir au moins 500 parrainages issus d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer, sans que plus de 10 % proviennent d’une même circonscription; chaque élu ne peut parrainer qu’un seul candidat. Réduire le nombre minimal de territoires à 20 ne respecte pas la règle de répartition.

22. Un candidat obtient 4,8 % des suffrages : quelle règle combine correctement la durée de la campagne officielle et son taux de remboursement ?

La campagne officielle dure 15 jours et le remboursement est de 47,5 % sous le seuil de 5 % des suffrages
La campagne officielle dure 10 jours et le remboursement est de 4,75 % sous le seuil de 5 % des suffrages
La campagne officielle dure 15 jours et le remboursement est de 47,5 % au-dessus du seuil de 5 % des suffrages
La campagne officielle dure 15 jours et le remboursement est de 4,75 % sous le seuil de 5 % des suffrages

La campagne officielle dure 15 jours et le remboursement est de 4,75 % sous le seuil de 5 % des suffrages

Explication

La campagne officielle dure 15 jours et le taux de remboursement est de 4,75 % lorsque le candidat recueille moins de 5 % des suffrages. Le taux de 47,5 % s’applique au-delà de ce seuil, et non en dessous.

23. Au premier tour, aucun candidat n’obtient la majorité absolue : comment se poursuit l’élection présidentielle ?

Le candidat arrivé en tête est élu à la majorité relative sans second tour
Les trois candidats arrivés en tête participent à un second tour organisé 15 jours plus tard
Les deux candidats arrivés en tête participent à un second tour organisé une semaine plus tard
Les deux candidats arrivés en tête participent à un second tour organisé 15 jours plus tard

Les deux candidats arrivés en tête participent à un second tour organisé 15 jours plus tard

Explication

L’élection se déroule au scrutin uninominal majoritaire à deux tours : faute de majorité absolue au premier tour, les deux candidats arrivés en tête se présentent au second tour, organisé 15 jours plus tard. Un candidat ne peut pas être élu dès le premier tour à la seule majorité relative.

24. Quelle modification constitutionnelle a instauré le quinquennat et limité les mandats présidentiels successifs ?

La réforme de 2000 a fixé le mandat à six ans, et celle de 2008 a limité à trois les mandats successifs.
La réforme de 2000 a limité à deux les mandats successifs, et celle de 2008 a fixé le mandat à cinq ans.
La réforme de 2000 a fixé le mandat à cinq ans, et celle de 2008 a interdit toute réélection consécutive.
La réforme de 2000 a fixé le mandat à cinq ans, et celle de 2008 a limité à deux les mandats successifs.

La réforme de 2000 a fixé le mandat à cinq ans, et celle de 2008 a limité à deux les mandats successifs.

Explication

La réforme constitutionnelle du 2 octobre 2000 a ramené la durée du mandat de sept à cinq ans, puis celle du 23 juillet 2008 a limité à deux le nombre de mandats successifs. La confusion consiste à attribuer la limitation du nombre de mandats à la réforme du quinquennat.

25. Lorsqu’une vacance présidentielle survient, quelle restriction s’applique au président du Sénat pendant l’intérim ?

Il peut recourir au référendum, mais ne peut pas mettre fin aux fonctions du gouvernement.
Il peut réviser la Constitution, mais ne peut pas accepter la démission du gouvernement.
Il ne peut ni dissoudre l’Assemblée nationale ni recourir au référendum pendant l’intérim.
Il peut dissoudre l’Assemblée nationale après consultation des présidents des assemblées.

Il ne peut ni dissoudre l’Assemblée nationale ni recourir au référendum pendant l’intérim.

Explication

Le président du Sénat assure l’intérim pendant 20 à 40 jours et ne peut notamment dissoudre l’Assemblée nationale ni recourir au référendum. La consultation des présidents des assemblées ne lui confère pas le pouvoir de dissoudre durant cette période.

26. Quelle distinction caractérise l’irresponsabilité politique et l’irresponsabilité pénale du président ?

La première concerne les actes gouvernementaux, tandis que la seconde protège le président contre une mise en cause par le Parlement.
La première protège contre une mise en cause parlementaire, tandis que la seconde suspend les poursuites pendant le mandat sans supprimer la responsabilité ultérieure.
La première suspend les poursuites pénales après le mandat, tandis que la seconde permet au Parlement de mettre fin aux fonctions présidentielles.
La première protège contre les poursuites pénales pendant le mandat, tandis que la seconde empêche toute responsabilité après celui-ci.

La première protège contre une mise en cause parlementaire, tandis que la seconde suspend les poursuites pendant le mandat sans supprimer la responsabilité ultérieure.

Explication

L’irresponsabilité politique écarte la mise en cause du président par le Parlement, tandis que l’irresponsabilité pénale suspend pendant le mandat les poursuites relatives à sa personne. Contrairement à une immunité permanente, cette suspension ne supprime pas sa responsabilité après le mandat.

27. À quelle condition l’article 68 permet-il la destitution du président, et quelle majorité la Haute Cour doit-elle réunir ?

En cas de manquement aux devoirs, le Sénat prononce la destitution aux trois cinquièmes après consultation de l’Assemblée nationale.
En cas de désaccord avec le Parlement, la Haute Cour statue à la majorité simple après le vote favorable d’une seule chambre.
En cas d’infraction pénale pendant le mandat, le Conseil constitutionnel statue aux deux tiers sans vote préalable des chambres.
En cas de manquement aux devoirs manifestement incompatible avec le mandat, la Haute Cour statue aux deux tiers après le vote favorable des deux chambres.

En cas de manquement aux devoirs manifestement incompatible avec le mandat, la Haute Cour statue aux deux tiers après le vote favorable des deux chambres.

Explication

L’article 68 prévoit la destitution pour un manquement aux devoirs manifestement incompatible avec l’exercice du mandat; après un vote favorable des deux chambres, la Haute Cour statue aux deux tiers. Une simple opposition politique ne constitue pas à elle seule le motif défini par cet article.

28. Qu’est-ce qui distingue un pouvoir propre du président d’un pouvoir partagé ?

L’acte relevant d’un pouvoir propre est adopté par le Parlement puis contresigné par le président.
L’acte relevant d’un pouvoir propre exige l’accord du gouvernement et engage la responsabilité collective des ministres.
L’acte relevant d’un pouvoir propre ne nécessite pas de contreseing ministériel et engage la responsabilité du chef de l’État.
L’acte relevant d’un pouvoir propre nécessite un contreseing du Premier ministre, mais pas celui des autres ministres.

L’acte relevant d’un pouvoir propre ne nécessite pas de contreseing ministériel et engage la responsabilité du chef de l’État.

Explication

Un pouvoir propre est une prérogative exercée sans contreseing ministériel et relève de la responsabilité du chef de l’État. La nécessité d’un accord gouvernemental caractérise plutôt un pouvoir partagé.

29. Dans quelles conditions le président met-il fin aux fonctions du Premier ministre ?

L’Assemblée nationale met fin aux fonctions du Premier ministre par un vote à la majorité simple.
Le président révoque le Premier ministre par décret, même si celui-ci refuse de démissionner.
Le Premier ministre présente la démission du gouvernement, car la Constitution ne donne pas au président le pouvoir juridique de le révoquer.
Le Conseil constitutionnel met fin aux fonctions du Premier ministre lorsque le président le lui demande.

Le Premier ministre présente la démission du gouvernement, car la Constitution ne donne pas au président le pouvoir juridique de le révoquer.

Explication

L’article 8 permet au président de nommer le Premier ministre, mais ne lui confère pas juridiquement le pouvoir de le révoquer. La fin des fonctions intervient lorsque le Premier ministre présente la démission du gouvernement.

30. Quel sujet peut relever d’un référendum législatif organisé au titre de l’article 11 ?

La nomination du Premier ministre et la composition du gouvernement.
Une réforme concernant les services publics ou l’autorisation de ratifier un traité international.
Une modification de la Constitution portant sur la durée du mandat présidentiel.
La destitution du président à la suite d’un manquement à ses devoirs.

Une réforme concernant les services publics ou l’autorisation de ratifier un traité international.

Explication

L’article 11 couvre notamment les services publics et l’autorisation de ratifier un traité international, ainsi que d’autres matières définies comme l’organisation des pouvoirs publics et certaines réformes. Une modification constitutionnelle relève d’une procédure distincte plutôt que du référendum législatif prévu par cet article.

31. Après une dissolution de l’Assemblée nationale, quel calendrier et quelle restriction s’appliquent aux élections et à une nouvelle dissolution ?

Les élections ont lieu dans les 20 à 40 jours, et une nouvelle dissolution est interdite dans l’année suivant ces élections.
Les élections ont lieu dans les 10 à 20 jours, et une nouvelle dissolution est interdite pendant six mois.
Les élections ont lieu dans les 20 à 40 jours, et une nouvelle dissolution est possible dès l’installation de l’Assemblée.
Les élections ont lieu dans les 40 à 60 jours, et une nouvelle dissolution est interdite pendant deux ans.

Les élections ont lieu dans les 20 à 40 jours, et une nouvelle dissolution est interdite dans l’année suivant ces élections.

Explication

L’article 12 prévoit de nouvelles élections dans les 20 à 40 jours suivant la dissolution et interdit une nouvelle dissolution dans l’année qui suit ces élections. Le délai concerne les élections; il ne permet pas une nouvelle dissolution dès que la nouvelle Assemblée est installée.

32. Quel a été l’effet politique de la dissolution décidée par Jacques Chirac le 21 avril 1997 ?

Le Rassemblement national a obtenu la majorité absolue, et Jacques Chirac a nommé un nouveau Premier ministre issu de ce parti.
Aucun camp n’a obtenu de majorité, et le gouvernement est resté dirigé par le même Premier ministre.
La gauche a obtenu la majorité absolue, et Lionel Jospin est devenu Premier ministre.
La majorité présidentielle a été renforcée, et Lionel Jospin est devenu président de l’Assemblée nationale.

La gauche a obtenu la majorité absolue, et Lionel Jospin est devenu Premier ministre.

Explication

Jacques Chirac a dissous l’Assemblée en 1997 pour tenter de renforcer sa majorité, mais la gauche a remporté la majorité absolue et Lionel Jospin est devenu Premier ministre. L’épisode montre que la dissolution n’a pas produit le renforcement de majorité recherché.

33. Quelle configuration a résulté de la dissolution de 2024 après la poussée du Rassemblement national aux élections européennes ?

Une Assemblée fragmentée, une baisse des sièges de la majorité présidentielle et une hausse des sièges du RN sans majorité absolue.
Une majorité absolue de la majorité présidentielle, une baisse des sièges du RN et une Assemblée fragmentée.
Une majorité absolue du RN, une hausse des sièges de la majorité présidentielle et une Assemblée politiquement homogène.
Une Assemblée fragmentée, une hausse des sièges de la majorité présidentielle et une baisse des sièges du RN.

Une Assemblée fragmentée, une baisse des sièges de la majorité présidentielle et une hausse des sièges du RN sans majorité absolue.

Explication

La dissolution de 2024 a conduit à une Assemblée fragmentée, avec une perte de sièges pour la majorité présidentielle et une progression du RN sans majorité absolue. La progression du RN ne s’est donc pas traduite par une majorité absolue.

34. Pourquoi la dissolution est-elle considérée comme une stratégie politique risquée sous la Ve République ?

Parce qu’elle suspend automatiquement les pouvoirs présidentiels jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement.
Parce qu’elle entraîne nécessairement une nouvelle dissolution si les électeurs ne tranchent pas clairement.
Parce qu’elle garantit une majorité parlementaire au camp qui contrôle la présidence.
Parce que son résultat peut renforcer ou fragiliser le président au lieu de résoudre une crise de façon prévisible.

Parce que son résultat peut renforcer ou fragiliser le président au lieu de résoudre une crise de façon prévisible.

Explication

Une dissolution peut produire des résultats qui renforcent ou fragilisent le président; elle ne constitue donc pas un moyen prévisible de résoudre une crise. L’idée qu’elle garantit une majorité au camp présidentiel contredit précisément ce caractère incertain.

35. En situation d’application de l’article 16, quelle mesure le président ne peut-il pas prendre ?

Réviser la Constitution en exerçant le pouvoir constituant dérivé.
Prendre des mesures législatives destinées à rétablir le fonctionnement régulier des institutions.
Prendre des mesures dans le domaine judiciaire pour rétablir le fonctionnement régulier des institutions.
Prendre des mesures dans le domaine exécutif pour rétablir le fonctionnement régulier des institutions.

Réviser la Constitution en exerçant le pouvoir constituant dérivé.

Explication

L’article 16 autorise des mesures dans les domaines législatif, judiciaire et exécutif afin de rétablir le fonctionnement régulier des institutions, mais ne permet pas d’exercer le pouvoir constituant dérivé. La concentration temporaire des pouvoirs n’autorise donc pas la révision constitutionnelle.

36. Quelle distinction caractérise la position du Premier ministre par rapport aux autres ministres ?

Il n’est pas leur supérieur hiérarchique en droit, mais dispose d’une prééminence pratique liée à ses pouvoirs.
Il est leur supérieur hiérarchique en droit, mais ne peut coordonner leur action gouvernementale.
Il partage avec chaque ministre un pouvoir hiérarchique limité à l’organisation de son département.
Il a un rang protocolaire supérieur, sans pouvoir de nomination ni de coordination gouvernementale.

Il n’est pas leur supérieur hiérarchique en droit, mais dispose d’une prééminence pratique liée à ses pouvoirs.

Explication

Le Premier ministre n’est pas juridiquement le supérieur hiérarchique des ministres, mais ses pouvoirs de nomination, de coordination et de démission du Gouvernement lui donnent une prééminence pratique. Cette prééminence ne constitue donc pas une hiérarchie juridique, contrairement à ce que suggère l’idée d’un pouvoir hiérarchique formel.

37. Que désigne la collégialité gouvernementale ?

Un mode de décision collective du Gouvernement, notamment exprimé au Conseil des ministres présidé par le chef de l’État.
Une procédure par laquelle le Premier ministre adopte seul les décisions engageant le Gouvernement.
Un mécanisme de contrôle parlementaire individuel des décisions prises par chaque ministre.
Une répartition des décisions gouvernementales entre les ministres selon leurs départements.

Un mode de décision collective du Gouvernement, notamment exprimé au Conseil des ministres présidé par le chef de l’État.

Explication

La collégialité est un mode de décision collective fondé sur l’article 20 de la Constitution et illustré notamment par le Conseil des ministres. La répartition par départements décrit plutôt l’organisation ministérielle que la prise de décision collective.

38. Que se passe-t-il lorsque le Gouvernement perd la confiance du Parlement ?

Le Premier ministre démissionne, mais les ministres conservent leur mandat individuellement.
Le Parlement met fin aux fonctions des ministres après avoir engagé leur responsabilité individuelle.
L’ensemble du Gouvernement doit démissionner, car sa responsabilité est collective.
Le ministre directement concerné démissionne, tandis que les autres restent en fonction.

L’ensemble du Gouvernement doit démissionner, car sa responsabilité est collective.

Explication

La Constitution prévoit une responsabilité collective du Gouvernement devant le Parlement : le retrait ou le refus de confiance entraîne la démission de l’ensemble du Gouvernement. La responsabilité ministérielle individuelle devant le Parlement ne correspond pas à ce régime.

39. Comment se répartit la compétence juridictionnelle pour juger les actes commis par un ministre dans l’exercice de ses fonctions ?

Les juridictions de droit commun jugent ces crimes et délits, tandis que les autres actes relèvent de la Cour de justice de la République.
La Cour de justice de la République juge les actes de toute nature commis par un ministre, même hors de ses fonctions.
La Cour de justice de la République juge ces crimes et délits, tandis que les autres actes relèvent des juridictions de droit commun.
Le Conseil constitutionnel juge ces crimes et délits, tandis que les autres actes relèvent de la Cour de justice de la République.

La Cour de justice de la République juge ces crimes et délits, tandis que les autres actes relèvent des juridictions de droit commun.

Explication

Depuis 1993, la Cour de justice de la République est compétente pour les crimes et délits commis par les ministres dans l’exercice de leurs fonctions. Les actes commis hors de cet exercice relèvent des juridictions de droit commun, contrairement à l’idée d’une compétence générale de la Cour.

40. Quelles ressources l’article 20 met-il à la disposition du Gouvernement pour accomplir ses missions ?

Les assemblées parlementaires et les préfets, tandis qu’il exerce le pouvoir judiciaire.
Les juridictions et les collectivités territoriales, tandis qu’il fixe les orientations présidentielles.
L’administration et la force armée, tandis qu’il détermine et conduit la politique de la nation.
Le Parlement et le Conseil constitutionnel, tandis qu’il contrôle l’application des lois.

L’administration et la force armée, tandis qu’il détermine et conduit la politique de la nation.

Explication

L’article 20 prévoit que le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation et qu’il dispose de l’administration et de la force armée. Le Parlement et le Conseil constitutionnel ne sont pas les ressources que cet article place à sa disposition.

41. Pour assurer l’exécution d’une loi, quel pouvoir réglementaire le Premier ministre peut-il exercer ?

Un pouvoir réglementaire résiduel limité à l’organisation de ses propres services.
Un pouvoir réglementaire de droit commun permettant de prendre un décret d’application.
Un pouvoir réglementaire ministériel exercé sous l’autorité de chaque ministre.
Un pouvoir réglementaire autonome qui se substitue à la loi pour son exécution.

Un pouvoir réglementaire de droit commun permettant de prendre un décret d’application.

Explication

L’article 21 confie au Premier ministre un pouvoir réglementaire de droit commun pour assurer l’exécution des lois, notamment par des décrets d’application. Un décret simple relève plutôt de son pouvoir réglementaire autonome et ne désigne pas le mécanisme d’exécution d’une loi.

42. Un ministre édicte des règles pour organiser le fonctionnement des services de son département : sur quel pouvoir peut-il s’appuyer ?

Sur le pouvoir réglementaire de droit commun confié à chaque chef de département.
Sur un pouvoir réglementaire général équivalent à celui du Premier ministre.
Sur son pouvoir réglementaire résiduel relatif à l’organisation et au fonctionnement de ses services.
Sur le pouvoir réglementaire autonome du Gouvernement applicable à tous les domaines.

Sur son pouvoir réglementaire résiduel relatif à l’organisation et au fonctionnement de ses services.

Explication

Le ministre dirige son département et peut réglementer l’organisation et le fonctionnement de ses services dans le cadre d’un pouvoir résiduel. Ce pouvoir ne lui confère pas le pouvoir réglementaire général de droit commun attribué au Premier ministre.

43. Quelle évolution a affaibli la séparation des rôles prévue par la théorie du domaine réservé ?

La réforme constitutionnelle de 1958 a confié au Premier ministre la politique étrangère et au président la politique intérieure.
La théorie formulée en 1959 a attribué au président la direction des politiques étrangère et intérieure.
La pratique de la cohabitation a donné au président une compétence générale sur l’action gouvernementale intérieure.
L’élection présidentielle au suffrage universel direct en 1962 a renforcé la légitimité et l’intervention du président dans tous les domaines.

L’élection présidentielle au suffrage universel direct en 1962 a renforcé la légitimité et l’intervention du président dans tous les domaines.

Explication

La théorie formulée par Jacques Chaban-Delmas en 1959 distinguait politique étrangère présidentielle et politique intérieure relevant du Premier ministre, mais l’élection directe de 1962 a renforcé l’intervention présidentielle dans tous les domaines. La cohabitation tend au contraire à renforcer le rôle du Premier ministre dans la direction du Gouvernement.

44. En période de concordance des majorités, pourquoi la relation entre le président et le Premier ministre est-elle qualifiée de dualiste dans les faits ?

Le Premier ministre met en œuvre les orientations présidentielles et répond politiquement à la fois devant le Parlement et, en pratique, devant le chef de l’État.
Le président et le Premier ministre répondent politiquement de manière égale devant le Conseil constitutionnel.
Le Premier ministre fixe seul les orientations et répond politiquement devant le Parlement, sans dépendre du président.
Le président met en œuvre les décisions du Premier ministre et répond politiquement devant le Parlement.

Le Premier ministre met en œuvre les orientations présidentielles et répond politiquement à la fois devant le Parlement et, en pratique, devant le chef de l’État.

Explication

Lorsque les majorités concordent, le président fixe les orientations politiques et le Premier ministre les met en œuvre tout en répondant devant le Parlement; en pratique, il dépend aussi du chef de l’État. Une relation moniste, plutôt que dualiste, correspondrait à un Premier ministre répondant politiquement uniquement devant le Parlement.

45. En période de cohabitation, quelle répartition des rôles s’établit entre le Premier ministre et le président ?

Le Premier ministre dirige le Gouvernement et répond devant le président, tandis que le président se replie sur les questions parlementaires.
Le Premier ministre, soutenu par la majorité parlementaire, dirige le Gouvernement; le président se concentre sur ses prérogatives constitutionnelles et les domaines militaire et diplomatique.
Le président dirige le Gouvernement avec l’appui de la majorité parlementaire; le Premier ministre se concentre sur les domaines militaire et diplomatique.
Le président et le Premier ministre partagent la direction du Gouvernement, tandis que les domaines militaire et diplomatique relèvent du Parlement.

Le Premier ministre, soutenu par la majorité parlementaire, dirige le Gouvernement; le président se concentre sur ses prérogatives constitutionnelles et les domaines militaire et diplomatique.

Explication

En cohabitation, le Premier ministre soutenu par la majorité parlementaire dirige le Gouvernement et ne répond que devant le Parlement, tandis que le président se replie sur ses prérogatives constitutionnelles et les domaines militaire et diplomatique. Le président ne dirige donc pas le Gouvernement avec le soutien de la majorité parlementaire dans cette configuration.

46. Quel enchaînement caractérise la crise gouvernementale française de 2024 après les élections législatives ?

Une majorité claire se dégage, Michel Barnier est nommé Premier ministre le 5 septembre, puis son gouvernement démissionne le 4 décembre après un vote de confiance.
Aucune majorité claire ne se dégage, Michel Barnier est nommé Premier ministre le 5 septembre, puis son gouvernement est renversé le 4 décembre par une motion soutenue par 331 voix au Parlement européen.
Une majorité claire se dégage, Michel Barnier est nommé Premier ministre le 4 décembre, puis son gouvernement est renversé le 5 septembre par une motion soutenue par 331 voix.
Aucune majorité claire ne se dégage, Michel Barnier est nommé Premier ministre le 5 septembre, puis son gouvernement est renversé le 4 décembre par une motion soutenue par 331 voix.

Aucune majorité claire ne se dégage, Michel Barnier est nommé Premier ministre le 5 septembre, puis son gouvernement est renversé le 4 décembre par une motion soutenue par 331 voix.

Explication

Après les élections législatives de 2024, aucune majorité ne se dégage; Michel Barnier est nommé le 5 septembre et son gouvernement est renversé le 4 décembre par une motion de censure soutenue par 331 voix. Le renversement résulte d’une motion de censure, et non d’un vote de confiance.

47. Quelle difficulté politique caractérise l’Assemblée nationale après les élections législatives de 2024 ?

Un bloc dispose d’une majorité stable qui garantit le soutien au gouvernement.
Aucun des trois ou quatre blocs ne détient la majorité parlementaire.
Les groupes parlementaires sont fusionnés en une coalition majoritaire unique.
Le Sénat détient la majorité parlementaire et dirige les négociations gouvernementales.

Aucun des trois ou quatre blocs ne détient la majorité parlementaire.

Explication

La fragmentation issue des élections de 2024 signifie qu’aucun des trois ou quatre blocs ne possède de majorité parlementaire. Une majorité stable faciliterait le soutien au gouvernement, contrairement à cette situation fragmentée.

48. Quel événement a eu lieu le 4 décembre 2024 après un vote de 331 voix ?

Le Parlement a adopté une motion de confiance au gouvernement de Michel Barnier.
Le Sénat a rejeté le budget présenté par le gouvernement de Michel Barnier.
Le gouvernement de Michel Barnier a été remanié après un vote parlementaire.
Le gouvernement de Michel Barnier a été renversé par une motion de censure.

Le gouvernement de Michel Barnier a été renversé par une motion de censure.

Explication

Le 4 décembre 2024, une motion de censure adoptée par 331 voix a renversé le gouvernement de Michel Barnier, pour la première fois depuis 1962. Un vote de confiance aurait exprimé un soutien au gouvernement, et non son renversement.

49. Dans une Assemblée sans majorité claire, quelle démarche relève du rôle du Premier ministre ?

Rechercher le dialogue et des compromis avec les groupes parlementaires.
Confier au Sénat la négociation des accords entre l’exécutif et l’Assemblée.
Nommer le Premier ministre afin de coordonner les groupes parlementaires.
Dissoudre les groupes parlementaires pour former une majorité de gouvernement.

Rechercher le dialogue et des compromis avec les groupes parlementaires.

Explication

Face à une Assemblée sans majorité claire, le Premier ministre sert d’intermédiaire entre l’exécutif et le Parlement en dialoguant avec les groupes parlementaires. La nomination du Premier ministre relève du président de la République, ce qui ne correspond pas à cette fonction de négociation.

50. Quelle distinction décrit les rôles représentatifs de l’Assemblée nationale et du Sénat ?

L’Assemblée représente les collectivités territoriales, et le Sénat les tendances politiques du peuple.
Les deux assemblées représentent les tendances politiques du peuple, mais à des échelles différentes.
L’Assemblée représente les tendances politiques du peuple, et le Sénat les collectivités territoriales.
Les deux assemblées représentent les collectivités territoriales, mais par des élections différentes.

L’Assemblée représente les tendances politiques du peuple, et le Sénat les collectivités territoriales.

Explication

L’Assemblée nationale représente les tendances politiques du peuple français, tandis que le Sénat représente les collectivités territoriales définies à l’article 72. Inverser ces deux fonctions représentatives confond la vocation des deux chambres.

51. Comment les 577 députés de l’Assemblée nationale sont-ils élus ?

Pour cinq ans, au suffrage universel direct, par scrutin de liste à un seul tour.
Pour six ans, au suffrage universel direct, par scrutin proportionnel à deux tours.
Pour six ans, au suffrage universel indirect, par scrutin uninominal majoritaire à deux tours.
Pour cinq ans, au suffrage universel direct, par scrutin uninominal majoritaire à deux tours.

Pour cinq ans, au suffrage universel direct, par scrutin uninominal majoritaire à deux tours.

Explication

Les 577 députés sont élus pour cinq ans au suffrage universel direct selon un scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Le suffrage indirect et le mandat de six ans caractérisent plutôt l’élection des sénateurs.

52. Quel mode d’élection s’applique aux membres du Sénat ?

Ils sont élus au suffrage universel direct par un collège de grands électeurs dans chaque département.
Ils sont élus au suffrage universel direct par l’ensemble des électeurs de chaque département.
Ils sont élus au suffrage universel indirect par un collège de grands électeurs dans chaque département.
Ils sont élus au suffrage universel indirect par les seuls députés de chaque département.

Ils sont élus au suffrage universel indirect par un collège de grands électeurs dans chaque département.

Explication

Les 348 sénateurs sont élus au suffrage universel indirect par un collège de grands électeurs constitué dans chaque département. Le suffrage direct concerne les députés, et non les sénateurs.

53. Depuis 2017, un parlementaire également conseiller municipal respecte-t-il la règle sur le cumul des mandats ?

Non, car tout mandat local est incompatible avec un mandat parlementaire.
Oui, car un mandat de conseiller municipal peut être associé au mandat parlementaire.
Non, car le mandat parlementaire ne peut être associé qu’à une fonction nationale.
Oui, mais seulement si le parlementaire exerce aussi une fonction exécutive locale.

Oui, car un mandat de conseiller municipal peut être associé au mandat parlementaire.

Explication

Depuis 2017, un parlementaire peut cumuler son mandat avec celui de conseiller municipal, régional ou départemental. En revanche, le cumul avec une fonction exécutive locale est interdit.

54. Un parlementaire est poursuivi pour un vote émis dans l’exercice de ses fonctions : quelle protection est en jeu ?

L’inviolabilité, qui protège les opinions et votes liés à l’exercice de ses fonctions.
L’irresponsabilité, qui protège les opinions et votes liés à l’exercice de ses fonctions.
L’inviolabilité, qui encadre la responsabilité politique devant les électeurs.
L’irresponsabilité, qui encadre les mesures privatives ou restrictives de liberté.

L’irresponsabilité, qui protège les opinions et votes liés à l’exercice de ses fonctions.

Explication

L’irresponsabilité protège les parlementaires contre les poursuites liées à leurs opinions et votes émis dans l’exercice de leurs fonctions. L’inviolabilité concerne plutôt les mesures privatives ou restrictives de liberté susceptibles d’entraver leur mandat.

55. Quels sont les trois organes d’impulsion et de direction des assemblées parlementaires ?

Les présidents, les commissions permanentes et les groupes parlementaires.
Les présidents, le Bureau et la Conférence des présidents.
Le Bureau, les commissions spéciales et les groupes parlementaires.
La Conférence des présidents, les commissions permanentes et les commissions spéciales.

Les présidents, le Bureau et la Conférence des présidents.

Explication

Les présidents, le Bureau et la Conférence des présidents constituent les trois organes d’impulsion et de direction des assemblées. Les commissions et les groupes parlementaires ont d’autres fonctions dans l’organisation du travail parlementaire.

56. Quel rôle la Conférence des présidents exerce-t-elle dans l’organisation des travaux parlementaires ?

Elle planifie les travaux, organise les questions au gouvernement et fixe l’ordre du jour deux semaines sur quatre.
Elle planifie les travaux, nomme les rapporteurs et fixe l’ordre du jour quatre semaines sur quatre.
Elle rédige les projets de loi, organise les votes et fixe l’ordre du jour chaque semaine.
Elle examine les textes en commission, organise les débats et fixe l’ordre du jour deux semaines sur quatre.

Elle planifie les travaux, organise les questions au gouvernement et fixe l’ordre du jour deux semaines sur quatre.

Explication

La Conférence des présidents planifie les travaux, organise les séances de questions au gouvernement et fixe l’ordre du jour deux semaines sur quatre. L’examen des textes en commission relève des commissions, et non de cette conférence.

57. Quelle différence distingue les commissions permanentes des commissions spéciales ?

Les permanentes organisent les séances plénières, tandis que les spéciales fixent l’ordre du jour général.
Les permanentes représentent les groupes parlementaires, tandis que les spéciales représentent les collectivités territoriales.
Les permanentes examinent temporairement un texte particulier, tandis que les spéciales ont une compétence thématique.
Les permanentes ont une compétence thématique, tandis que les spéciales examinent temporairement un texte particulier.

Les permanentes ont une compétence thématique, tandis que les spéciales examinent temporairement un texte particulier.

Explication

Les commissions permanentes sont organisées autour d’une compétence thématique, alors que les commissions spéciales sont créées temporairement pour examiner un texte particulier. L’examen d’un texte déterminé ne définit donc pas les commissions permanentes.

58. Comment distinguer les sessions ordinaires, extraordinaires et exceptionnelles du Parlement ?

Les ordinaires vont d’octobre à juin, les extraordinaires répondent à un ordre du jour déterminé et les exceptionnelles relèvent des cas prévus par la Constitution.
Les ordinaires relèvent des cas prévus par la Constitution, les extraordinaires répondent à un ordre du jour déterminé et les exceptionnelles vont d’octobre à juin.
Les ordinaires sont convoquées pour un ordre du jour déterminé, les extraordinaires vont d’octobre à juin et les exceptionnelles relèvent des cas prévus par la Constitution.
Les ordinaires vont d’octobre à juin, les extraordinaires relèvent des cas prévus par la Constitution et les exceptionnelles répondent à un ordre du jour déterminé.

Les ordinaires vont d’octobre à juin, les extraordinaires répondent à un ordre du jour déterminé et les exceptionnelles relèvent des cas prévus par la Constitution.

Explication

La session ordinaire se déroule du premier jour ouvrable d’octobre au dernier jour ouvrable de juin ; la session extraordinaire est convoquée pour un ordre du jour déterminé, tandis que la session exceptionnelle intervient dans les cas prévus par la Constitution. Une session convoquée autour d’un ordre du jour déterminé est donc extraordinaire, et non ordinaire.

59. Quelles missions l’article 24 de la Constitution attribue-t-il au Parlement ?

Élaborer les règlements et diriger l’administration
Juger les ministres et garantir l’exécution des lois
Voter la loi et contrôler l’action du gouvernement
Nommer le Premier ministre et conduire la politique étrangère

Voter la loi et contrôler l’action du gouvernement

Explication

L’article 24 confie au Parlement le vote de la loi et le contrôle de l’action gouvernementale. La direction de l’administration relève du pouvoir exécutif, et non des missions ainsi attribuées au Parlement.

60. Quelle distinction les articles 34 et 37 établissent-ils entre les domaines législatif et réglementaire ?

L’article 34 énumère les matières de la loi, tandis que l’article 37 concerne les matières qui ne sont pas confiées au législateur
L’article 34 concerne les lois financières, tandis que l’article 37 porte sur les lois relatives aux libertés
L’article 34 définit les matières réglementaires, tandis que l’article 37 énumère celles réservées à la loi
L’article 34 répartit les compétences entre les assemblées, tandis que l’article 37 règle leur ordre du jour

L’article 34 énumère les matières de la loi, tandis que l’article 37 concerne les matières qui ne sont pas confiées au législateur

Explication

L’article 34 délimite les matières relevant du domaine de la loi, et l’article 37 attribue au domaine réglementaire celles qui ne sont pas confiées au législateur. La confusion fréquente consiste à inverser ces rôles.

61. Après une habilitation parlementaire accordée pour une durée déterminée, que permet l’article 38 au gouvernement ?

Prendre par ordonnances des mesures qui relèvent normalement du domaine de la loi
Modifier par décret les lois sans autorisation des assemblées
Adopter des règlements dans les matières relevant du domaine législatif
Prolonger la session parlementaire afin de faire examiner ses projets

Prendre par ordonnances des mesures qui relèvent normalement du domaine de la loi

Explication

L’article 38 permet au gouvernement, après habilitation du Parlement et pour une durée déterminée, de prendre par ordonnances des mesures relevant normalement de la loi. Il ne s’agit pas d’un pouvoir général de modifier les lois par décret sans habilitation.

62. Qui peut prendre l’initiative d’une loi ordinaire et sous quelle forme ?

Les parlementaires par un projet de loi, et le Premier ministre par une proposition de loi
Le président de la République par un projet de loi, et les ministres par une proposition de loi
Le Premier ministre par un projet de loi, et les parlementaires par une proposition de loi
Le gouvernement par une proposition de loi, et les assemblées par un projet de loi

Le Premier ministre par un projet de loi, et les parlementaires par une proposition de loi

Explication

L’initiative des lois ordinaires appartient concurremment au Premier ministre, qui présente des projets, et aux parlementaires, qui déposent des propositions. La confusion porte souvent sur les appellations : les parlementaires déposent des propositions, et non des projets.

63. À qui l’article 39 attribue-t-il l’initiative des lois ordinaires ?

Au gouvernement pour les propositions de loi et aux assemblées pour les projets de loi
Au président de la République pour les projets de loi et aux ministres pour les propositions de loi
Au Premier ministre pour les projets de loi et aux parlementaires pour les propositions de loi
Aux parlementaires pour les projets de loi et au Premier ministre pour les propositions de loi

Au Premier ministre pour les projets de loi et aux parlementaires pour les propositions de loi

Explication

L’article 39 attribue concurremment l’initiative au Premier ministre, pour les projets, et aux parlementaires, pour les propositions. Inverser ces deux formes revient à confondre les catégories d’initiative.

64. Une proposition parlementaire crée une charge supplémentaire pour l’État, tandis qu’un amendement porte sur une matière réglementaire : quelle règle distingue les deux cas ?

L’article 40 vise l’irrecevabilité financière, tandis que l’article 41 protège le domaine réglementaire
L’article 40 protège le domaine réglementaire, tandis que l’article 41 vise l’irrecevabilité financière
L’article 40 règle l’ordre du jour, tandis que l’article 41 encadre le vote des articles
L’article 40 concerne les ordonnances, tandis que l’article 41 définit l’initiative parlementaire

L’article 40 vise l’irrecevabilité financière, tandis que l’article 41 protège le domaine réglementaire

Explication

L’article 40 rend irrecevable une proposition parlementaire qui aggrave le budget de l’État ou crée une charge, alors que l’article 41 permet de protéger le domaine réglementaire. Les confondre revient à prendre une irrecevabilité financière pour une contestation de compétence réglementaire.

65. Comment l’article 48 répartit-il l’ordre du jour des assemblées ?

Deux semaines sur quatre sont réservées aux assemblées et deux au gouvernement, sans journée mensuelle dédiée aux groupes minoritaires
Deux semaines sur quatre sont réservées aux priorités gouvernementales et deux aux assemblées, avec un jour mensuel pour l’opposition ou les groupes minoritaires
Trois semaines sur quatre sont réservées aux priorités gouvernementales et une aux assemblées, avec un jour mensuel pour l’opposition
Une semaine sur quatre est réservée aux priorités gouvernementales et trois aux assemblées, avec deux jours mensuels pour l’opposition

Deux semaines sur quatre sont réservées aux priorités gouvernementales et deux aux assemblées, avec un jour mensuel pour l’opposition ou les groupes minoritaires

Explication

L’article 48 partage l’ordre du jour à parts égales entre deux semaines de priorités gouvernementales et deux semaines fixées par chaque assemblée, avec un jour mensuel réservé à l’initiative des groupes d’opposition ou minoritaires. La répartition n’accorde pas trois semaines au gouvernement.

66. Dans quel ordre se déroule la discussion publique d’un texte avant son adoption ?

Discussion générale, examen des articles et des amendements, puis vote de chaque article et du texte entier
Discussion générale, vote du texte entier, examen des articles, puis vote des amendements
Vote de chaque article, discussion générale, examen des amendements, puis vote du texte entier
Examen des amendements, vote du texte entier, discussion générale, puis vote de chaque article

Discussion générale, examen des articles et des amendements, puis vote de chaque article et du texte entier

Explication

La discussion commence par une présentation générale des motifs et de l’économie du texte, puis passe aux articles et aux amendements, avant les votes sur chaque article et sur l’ensemble. Le vote du texte entier n’intervient donc pas avant l’examen détaillé.

67. Quelle place l’article 48 réserve-t-il prioritairement au contrôle du gouvernement et à l’évaluation des politiques publiques ?

Deux semaines de séance sur quatre
Une semaine de séance sur quatre
Un jour de séance par mois
Une semaine de séance sur deux

Une semaine de séance sur quatre

Explication

L’article 24, complété par l’article 48, fait du contrôle gouvernemental et de l’évaluation des politiques publiques des missions du Parlement, auxquelles une semaine de séance sur quatre est réservée par priorité. La répartition de deux semaines sur quatre concerne les priorités gouvernementales dans le partage de l’ordre du jour.

68. Quelle caractéristique distingue les questions d’actualité des questions écrites ?

Les questions d’actualité sont spontanées et inscrites automatiquement à l’ordre du jour, tandis que les questions écrites appellent une réponse ministérielle sous un mois
Les questions d’actualité sont soumises par écrit aux commissions, tandis que les questions écrites sont posées oralement en séance
Les questions d’actualité ouvrent un débat à la discrétion du ministre, tandis que les questions écrites sont inscrites automatiquement à l’ordre du jour
Les questions d’actualité sont déposées individuellement et reçoivent une réponse sous un mois, tandis que les questions écrites sont spontanées

Les questions d’actualité sont spontanées et inscrites automatiquement à l’ordre du jour, tandis que les questions écrites appellent une réponse ministérielle sous un mois

Explication

Les questions d’actualité sont spontanées et inscrites automatiquement à l’ordre du jour, alors que les questions écrites déposées individuellement appellent une réponse ministérielle dans un délai d’un mois. Leur attribuer la spontanéité et l’inscription automatique aux questions écrites inverse leurs caractéristiques.

69. Comment une commission d’enquête est-elle créée et dans quel délai doit-elle achever ses travaux ?

Par l’adoption à la majorité d’une proposition de résolution précisant l’objet de l’enquête, dans un délai maximal de six mois
Par une décision du gouvernement précisant l’objet de l’enquête, dans un délai maximal de six mois
Par un vote à la majorité absolue des députés, sans délai fixé pour la fin des travaux
Par l’adoption à la majorité d’une proposition de résolution, dans un délai maximal d’un an

Par l’adoption à la majorité d’une proposition de résolution précisant l’objet de l’enquête, dans un délai maximal de six mois

Explication

La création repose sur l’adoption à la majorité d’une proposition de résolution qui précise les faits ou la gestion à examiner, et les travaux doivent s’achever au plus tard dans les six mois. Une mission d’information peut ne pas être soumise à cette limite, mais il ne faut pas confondre les deux dispositifs.

70. Quel ensemble de conditions doit être satisfait pour qu’une motion de censure soit adoptée ?

Elle est signée par au moins un dixième des députés, votée sous 48 heures et recueille la majorité des suffrages exprimés
Elle est signée par au moins un dixième des députés, votée au moins 48 heures après son dépôt et recueille au moins 289 voix
Elle est signée par au moins un tiers des députés, votée après sept jours et recueille la majorité absolue des membres du gouvernement
Elle est signée par au moins la moitié des députés, votée le jour du dépôt et recueille au moins 289 voix

Elle est signée par au moins un dixième des députés, votée au moins 48 heures après son dépôt et recueille au moins 289 voix

Explication

Une motion de censure exige la signature d’au moins un dixième des députés, ne peut être votée que 48 heures après son dépôt et doit obtenir au moins 289 voix. La majorité des suffrages exprimés ne remplace pas le seuil de majorité absolue fixé pour l’Assemblée nationale.

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Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Institutions de la Ve République.

En quelle année la IVe République est-elle instaurée ?

En 1946.

Combien de gouvernements la IVe République connaît-elle en douze ans ?

Près de vingt.

Qui l’Assemblée nationale investit-elle président du Conseil le 1er juin 1958 ?

Charles de Gaulle.

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