QCM : Introduction au droit — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle notion désigne l’ensemble des règles qui structurent les rapports humains dans la société et confèrent des prérogatives aux personnes ?

La coutume
Le droit objectif
La jurisprudence
Les droits subjectifs

Le droit objectif

Explication

Le droit objectif regroupe les règles générales qui organisent la vie sociale et fondent les prérogatives individuelles. Les droits subjectifs correspondent, eux, aux prérogatives attribuées à une personne.

2. Le droit à la vie privée et le droit à l’intimité relèvent-ils du droit objectif ou des droits subjectifs ?

De la jurisprudence
Des règles coutumières
Des droits subjectifs
Du droit objectif

Des droits subjectifs

Explication

Le droit à la vie privée et le droit à l’intimité sont des prérogatives reconnues aux personnes : ce sont donc des droits subjectifs. Le droit objectif désigne plutôt l’ensemble des règles qui organisent ces prérogatives.

3. Qui détient l’initiative selon qu’il s’agit d’un projet de loi ou d’une proposition de loi ?

Le Parlement pour un projet et le gouvernement pour une proposition
Le Conseil constitutionnel pour un projet et le Sénat pour une proposition
Le président pour un projet et les tribunaux pour une proposition
Le gouvernement pour un projet et le Parlement pour une proposition

Le gouvernement pour un projet et le Parlement pour une proposition

Explication

Le gouvernement est à l’origine des projets de loi, tandis que les parlementaires déposent les propositions de loi. Inverser ces deux catégories constitue la confusion principale.

4. Quelle succession décrit correctement l’élaboration parlementaire d’une loi ?

Commission, rapporteur, amendements éventuels, première chambre, seconde chambre, vote après accord
Rapporteur, promulgation, commission, publication, amendements, vote présidentiel
Amendements, Conseil constitutionnel, commission, rapporteur, publication, navette
Première chambre, référendum, seconde chambre, commission, promulgation, publication

Commission, rapporteur, amendements éventuels, première chambre, seconde chambre, vote après accord

Explication

La procédure comprend l’examen en commission, la désignation d’un rapporteur, l’adoption possible d’amendements, puis l’examen successif par les deux chambres avant le vote. Un amendement modifie le texte, alors que la circulation entre les chambres correspond à la navette parlementaire.

5. Après le vote d’une loi, quelle compétence appartient au président de la République ?

La promulguer dans les 15 jours et saisir éventuellement le Conseil constitutionnel
La soumettre systématiquement à un référendum et en fixer les amendements
La modifier en commission et la transmettre directement au Journal officiel
La remplacer par un décret et demander l’accord préalable des tribunaux

La promulguer dans les 15 jours et saisir éventuellement le Conseil constitutionnel

Explication

Après le vote, le président de la République promulgue la loi dans un délai de 15 jours et peut saisir le Conseil constitutionnel. La commission intervient pendant l’élaboration parlementaire, avant cette étape présidentielle.

6. À partir de quel événement une loi entre-t-elle en vigueur et devient-elle opposable à tous ?

À partir de son dépôt par le gouvernement
À partir de son examen en commission
À partir de sa transmission au Conseil constitutionnel
À partir de sa publication au Journal officiel

À partir de sa publication au Journal officiel

Explication

La loi entre en vigueur après sa publication au Journal officiel, qui permet de la porter officiellement à la connaissance de tous. Son dépôt ou son examen parlementaire ne suffit pas à déclencher cette entrée en vigueur.

7. Quelle caractéristique définit la coutume comme source du droit ?

Une pratique sociale constante et répétée, fondée sur une tradition
Un texte adopté par l’autorité compétente selon une procédure législative
Une directive politique transmise par un ministre aux agents publics
Une décision rendue par une juridiction dans un litige donné

Une pratique sociale constante et répétée, fondée sur une tradition

Explication

La coutume naît d’une pratique sociale constante, répétée dans le temps et inscrite dans une tradition. Une loi, en revanche, résulte d’une adoption par l’autorité compétente.

8. Quelle association entre l’acte et son auteur ou sa fonction est correcte ?

Les décrets transmettent des directives politiques, les arrêtés sont judiciaires, les circulaires créent la coutume et les instructions votent la loi
Les décrets émanent de l’exécutif, les arrêtés d’une autorité, les circulaires informent les services et les instructions transmettent des directives politiques
Les décrets informent les services, les arrêtés émanent du Parlement, les circulaires jugent les litiges et les instructions promulguent les lois
Les décrets sont signés par une autorité de référence, les arrêtés émanent de l’exécutif, les circulaires légifèrent et les instructions sanctionnent

Les décrets émanent de l’exécutif, les arrêtés d’une autorité, les circulaires informent les services et les instructions transmettent des directives politiques

Explication

Les décrets relèvent du pouvoir exécutif, les arrêtés sont signés par une autorité de référence, les circulaires renseignent les services administratifs et les instructions ministérielles transmettent des directives politiques. Les autres associations attribuent à ces actes des fonctions législatives ou judiciaires qu’ils n’ont pas.

9. Que désigne la jurisprudence en droit ?

L’ensemble des traditions répétées au sein d’un groupe social
L’ensemble des décisions rendues par la justice dans des situations juridiques données
L’ensemble des directives politiques transmises par les ministres
L’ensemble des règles votées par les deux chambres du Parlement

L’ensemble des décisions rendues par la justice dans des situations juridiques données

Explication

La jurisprudence correspond à l’ensemble des décisions judiciaires rendues dans des situations juridiques données. Les traditions sociales relèvent de la coutume, tandis que les règles votées relèvent de la loi.

10. Quelle caractéristique distingue la règle de droit des autres règles sociales ?

Elle est particulière, abstraite, permanente et facultative, sans intervention publique
Elle est générale, morale, variable et volontaire, avec une approbation sociale
Elle est générale, abstraite, permanente et obligatoire, avec une sanction publique
Elle est personnelle, concrète, temporaire et facultative, avec une sanction privée

Elle est générale, abstraite, permanente et obligatoire, avec une sanction publique

Explication

La règle de droit s’adresse de manière générale et abstraite aux personnes, possède une vocation permanente et s’impose grâce à la sanction de la puissance publique. Une règle morale ou sociale peut être suivie volontairement sans bénéficier de ce même mécanisme de contrainte publique.

11. Un contrat contient une clause que les parties peuvent modifier par leur accord, sans méconnaître une exigence d’ordre public. De quelle catégorie relève cette règle ?

D’une règle pénale qui sanctionne toute modification contractuelle
D’une règle supplétive pouvant être écartée par la volonté des parties
D’une règle constitutionnelle qui dépend de la décision du juge
D’une règle impérative qui s’impose malgré l’accord des parties

D’une règle supplétive pouvant être écartée par la volonté des parties

Explication

Une règle supplétive s’applique lorsque les parties n’ont pas prévu une solution différente et peut donc être écartée par leur volonté. La règle impérative d’ordre public, au contraire, ne peut pas être écartée par un accord privé.

12. Selon l’article 2 du Code civil, comment une loi nouvelle s’applique-t-elle dans le temps ?

Elle remplace les règles antérieures pour toutes les situations nées
Elle régit les faits passés et futurs avec le même effet
Elle régit l’avenir et ne produit pas d’effet rétroactif
Elle s’applique aux litiges en cours dès sa promulgation

Elle régit l’avenir et ne produit pas d’effet rétroactif

Explication

L’article 2 du Code civil pose le principe selon lequel la loi ne dispose que pour l’avenir et n’est pas rétroactive. Cette règle ne signifie pas qu’un jugement applique automatiquement la loi nouvelle aux faits déjà accomplis.

13. Quel ensemble appartient au bloc de constitutionnalité ?

Les traités internationaux, les ordonnances et les circulaires administratives
La Constitution de 1958, le Préambule de 1946 et la Déclaration de 1789
Les lois ordinaires, les décrets et les arrêtés ministériels
Les décisions judiciaires, les contrats privés et les usages professionnels

La Constitution de 1958, le Préambule de 1946 et la Déclaration de 1789

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Constitution du 4 octobre 1958, le Préambule de 1946 et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, ainsi que les PFRLR et la Charte de l’environnement. Les autres ensembles relèvent de catégories législatives, réglementaires, conventionnelles ou privées.

14. Quelle propriété caractérise un droit patrimonial ?

Il organise une relation familiale indépendante de toute évaluation financière
Il est évaluable en argent et porte notamment sur un bien ou une créance
Il protège l’honneur d’une personne sans entrer dans son patrimoine
Il est attaché à la personne et demeure dépourvu de valeur monétaire

Il est évaluable en argent et porte notamment sur un bien ou une créance

Explication

Un droit patrimonial possède une valeur économique appréciable en argent et peut porter sur un bien ou une créance. Les droits attachés à la personne sans valeur monétaire relèvent des droits extra-patrimoniaux.

15. Quelle distinction oppose correctement un droit réel et un droit personnel ?

Le droit réel repose sur un contrat, tandis que le droit personnel concerne une règle constitutionnelle
Le droit réel s’exerce contre une personne, tandis que le droit personnel porte directement sur une chose
Le droit réel porte directement sur une chose, tandis que le droit personnel s’exerce contre une personne
Le droit réel protège la personnalité, tandis que le droit personnel concerne une liberté publique

Le droit réel porte directement sur une chose, tandis que le droit personnel s’exerce contre une personne

Explication

Le droit réel confère un pouvoir direct sur une chose, comme le droit de propriété, tandis que le droit personnel permet d’exiger une prestation d’un débiteur. Confondre la chose et la personne conduit à inverser ces deux catégories.

16. Quel droit relève de la catégorie des droits extra-patrimoniaux ?

Une créance salariale détenue par un salarié envers son employeur
Une créance de remboursement née d’un prêt entre deux personnes
Un droit attaché à la personne et dépourvu de valeur monétaire
Un droit de propriété portant sur un immeuble donné en location

Un droit attaché à la personne et dépourvu de valeur monétaire

Explication

Les droits extra-patrimoniaux sont attachés à la personne et ne relèvent pas du patrimoine, car ils n’ont pas de valeur monétaire. Une créance ou un droit de propriété possède au contraire une dimension économique et relève des droits patrimoniaux.

17. Quelle différence distingue une personne physique d’une personne morale ?

La personne physique est créée par un contrat, tandis que la personne morale naît sans reconnaissance juridique
La personne physique possède des obligations, tandis que la personne morale ne peut avoir de droits
La personne physique est une société, tandis que la personne morale est un être vivant
La personne physique est un être vivant, tandis que la personne morale est une entité juridique

La personne physique est un être vivant, tandis que la personne morale est une entité juridique

Explication

Une personne physique est un être humain titulaire de droits et d’obligations, tandis qu’une personne morale est une entité juridique telle qu’une société ou une association. Une personne morale peut également être titulaire de droits et d’obligations dans son propre patrimoine.

18. Que permet l’action en justice à la personne qui l’exerce ?

Obtenir automatiquement gain de cause dès que le juge est saisi de l’affaire
Remplacer la décision du juge par une négociation obligatoire entre les parties
Éviter toute condition de délai lorsque la prétention paraît juridiquement fondée
Être entendue sur le fond afin que le juge se prononce sur le bien-fondé de sa prétention

Être entendue sur le fond afin que le juge se prononce sur le bien-fondé de sa prétention

Explication

L’action en justice est le droit d’être entendu sur le fond d’une affaire afin qu’un juge examine le bien-fondé de la prétention. La saisine du juge ne garantit pas la victoire et reste soumise aux conditions de recevabilité, notamment au délai.

19. Que produit l’expiration du délai dans lequel une action en justice doit être exercée ?

Elle transforme automatiquement la prétention en décision judiciaire définitive
Elle dispense le demandeur de démontrer son intérêt à agir
Elle constitue la prescription et peut empêcher l’exercice de l’action
Elle rend la règle applicable aux faits antérieurs à son entrée en vigueur

Elle constitue la prescription et peut empêcher l’exercice de l’action

Explication

L’action en justice doit être exercée dans un certain délai, dont l’expiration constitue la prescription et limite l’exercice de l’action. La prescription ne rend pas automatiquement la prétention fondée et ne remplace pas l’examen des autres conditions d’action.

20. Une personne souhaite engager une action réservée par la loi à une catégorie déterminée de personnes. Quelles conditions doit-elle réunir ?

Une décision déjà rendue et une dispense de toute justification personnelle
Une créance certaine et une autorisation générale de l’ensemble des parties
Un intérêt à agir et, lorsque l’action est réservée, la qualité pour agir
Un intérêt exclusivement passé et une représentation obligatoire par le juge

Un intérêt à agir et, lorsque l’action est réservée, la qualité pour agir

Explication

L’intérêt à agir justifie l’exercice de l’action et peut être passé, présent ou futur, tandis que la qualité pour agir désigne la personne autorisée à exercer une action réservée. Ces deux notions ne se confondent donc pas : l’une concerne l’utilité de l’action, l’autre l’habilitation à l’exercer.

21. Quel élément appartient au bloc conventionnel dans la hiérarchie des normes ?

Les lois organiques et les lois ordinaires
Les principes généraux du droit dégagés par le juge
Les traités et conventions internationales
Les décrets, arrêtés et circulaires

Les traités et conventions internationales

Explication

Le bloc conventionnel regroupe les traités et conventions internationales. Les lois appartiennent au bloc législatif, les décrets et arrêtés au bloc réglementaire, tandis que les principes généraux du droit constituent une autre catégorie de normes.

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Qu'est-ce que le droit objectif ?

L'ensemble des règles structurant les rapports humains en société.

Que confère le droit objectif aux individus ?

Des droits subjectifs.

Quels sont des exemples de droits subjectifs ?

Le droit à la vie privée et le droit à l’intimité.

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