QCM : Sources et hiérarchie du droit — 62 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne le droit objectif ?

Les facultés individuelles protégées par une action en justice
Les convictions personnelles guidant la conduite des individus
L’ensemble des règles sociales sanctionnées par l’autorité publique
Les décisions rendues par les tribunaux dans un litige

L’ensemble des règles sociales sanctionnées par l’autorité publique

Explication

Le droit objectif regroupe les règles qui organisent les relations sociales et dont le respect peut être imposé par l’autorité publique. Les facultés individuelles relèvent des droits subjectifs, et non du droit objectif.

2. Une personne réclame le paiement d’une somme qui lui est due en vertu d’un contrat : de quelle notion s’agit-il ?

D’un droit subjectif permettant d’exiger une prestation
D’une coutume établissant une pratique professionnelle
D’une règle de droit dépourvue de titulaire individuel
Du droit objectif fixant les règles générales des contrats

D’un droit subjectif permettant d’exiger une prestation

Explication

La possibilité pour une personne d’exiger le paiement d’une créance constitue une prérogative individuelle protégée par le droit. Le droit objectif correspond, lui, au système général de règles qui encadre cette situation.

3. Quelle distinction caractérise correctement le droit objectif et les droits subjectifs ?

Le droit objectif protège des intérêts individuels, tandis que les droits subjectifs organisent les rapports sociaux
Le droit objectif fixe des règles communes, tandis que les droits subjectifs permettent d’agir ou d’exiger
Le droit objectif provient des contrats, tandis que les droits subjectifs proviennent des décisions judiciaires
Le droit objectif concerne les croyances, tandis que les droits subjectifs concernent les sanctions publiques

Le droit objectif fixe des règles communes, tandis que les droits subjectifs permettent d’agir ou d’exiger

Explication

Le droit objectif établit le cadre commun applicable aux relations sociales, tandis que les droits subjectifs donnent à leurs titulaires des facultés d’action ou de réclamation. Les intérêts individuels ne définissent donc pas le droit objectif.

4. Quelle différence oppose principalement le droit à la justice ?

Le droit apprécie ce qui est juste, tandis que la justice édicte les règles sociales
Le droit organise les rapports sociaux, tandis que la justice apprécie ce qui est juste
Le droit protège les croyances, tandis que la justice répartit les pratiques religieuses
Le droit concerne les échanges, tandis que la justice sanctionne les contrats privés

Le droit organise les rapports sociaux, tandis que la justice apprécie ce qui est juste

Explication

Le droit a pour fonction principale d’organiser les rapports entre les personnes au moyen de règles. La justice porte plutôt une appréciation sur le caractère juste ou injuste de ces rapports.

5. Comment un juge doit-il normalement trancher un litige lorsqu’une règle de droit applicable existe ?

En appliquant la règle de droit plutôt qu’en suivant son seul sentiment d’équité
En fondant sa décision sur la répartition habituelle des ressources disponibles
En écartant la règle de droit dès qu’une autre solution lui paraît plus généreuse
En choisissant la solution correspondant aux préférences des parties au procès

En appliquant la règle de droit plutôt qu’en suivant son seul sentiment d’équité

Explication

Le juge doit en principe statuer conformément aux règles de droit applicables et ne peut pas décider selon son seul sentiment d’équité. Une appréciation personnelle ne remplace donc pas la règle juridique.

6. Dans quelle situation la loi peut-elle permettre au juge d’adapter la solution aux circonstances ?

Lorsqu’elle autorise un délai de grâce ou une adaptation de la peine dans les limites prévues
Lorsqu’elle dispense le juge de motiver une mesure prise au cours du procès
Lorsqu’elle autorise une décision fondée sur les ressources économiques du tribunal
Lorsqu’elle permet au juge de remplacer toute règle par sa conception personnelle de la justice

Lorsqu’elle autorise un délai de grâce ou une adaptation de la peine dans les limites prévues

Explication

La loi peut prévoir une modulation encadrée, par exemple un délai de grâce pouvant atteindre deux ans ou une adaptation de la peine. Cette faculté reste limitée par les conditions et les bornes fixées par la loi.

7. Dans un État laïque, quelle relation existe entre le droit et la religion ?

La religion organise les contrats civils, tandis que le droit détermine les convictions personnelles
Le droit régit les rapports sociaux, tandis que la religion gouverne les consciences et les croyances
Le droit applique directement les préceptes religieux dès qu’une croyance est largement partagée
Le droit et la religion constituent deux systèmes identiques régissant les mêmes comportements

Le droit régit les rapports sociaux, tandis que la religion gouverne les consciences et les croyances

Explication

Dans un État laïque, le droit encadre les rapports sociaux indépendamment des préceptes religieux, tandis que la religion concerne les consciences et les croyances. Les règles religieuses ne régissent donc pas directement les rapports juridiques civils.

8. Dans quelle limite la liberté de croyance et de pratique religieuse est-elle protégée par le droit ?

Elle est protégée lorsque les pratiques sont approuvées par une autorité religieuse reconnue
Elle est protégée même lorsque les pratiques provoquent un trouble établi à l’ordre public
Elle est protégée tant que les pratiques ne portent pas atteinte à l’ordre public
Elle est protégée selon la fréquence avec laquelle la croyance est suivie dans la société

Elle est protégée tant que les pratiques ne portent pas atteinte à l’ordre public

Explication

Le droit protège la liberté de croire et de pratiquer une religion, mais cette liberté s’exerce sous réserve du respect de l’ordre public. Une pratique religieuse peut donc être limitée lorsqu’elle y porte atteinte.

9. Quelle notion désigne l’ensemble des règles effectivement en vigueur et applicables dans une société à une époque donnée ?

La morale juridique
Le droit positif
Le droit naturel
La jurisprudence constitutionnelle

Le droit positif

Explication

Le droit positif correspond aux règles effectivement applicables dans une société et à une période données. Le droit naturel renvoie plutôt à des principes supérieurs supposés universels, et non aux règles en vigueur.

10. Quelle caractéristique correspond au droit naturel ?

Il rassemble des principes non écrits, immuables et universels
Il désigne les décisions rendues par les juridictions nationales
Il regroupe les règlements adoptés par les autorités administratives
Il recense les règles applicables à une époque donnée

Il rassemble des principes non écrits, immuables et universels

Explication

Le droit naturel repose sur des principes non écrits, immuables et universels qui devraient guider les droits positifs. Les règles administratives, les décisions judiciaires et les normes en vigueur relèvent d’autres notions juridiques.

11. Quelle opposition distingue le jusnaturalisme du positivisme juridique ?

Le jusnaturalisme soumet le droit positif à des principes supérieurs, tandis que le positivisme l’étudie indépendamment de la morale
Le jusnaturalisme identifie le droit aux décisions publiques, tandis que le positivisme privilégie les principes moraux universels
Le jusnaturalisme refuse toute règle écrite, tandis que le positivisme réserve le droit aux normes constitutionnelles
Le jusnaturalisme sépare la justice et le droit, tandis que le positivisme impose une conformité à la morale

Le jusnaturalisme soumet le droit positif à des principes supérieurs, tandis que le positivisme l’étudie indépendamment de la morale

Explication

Le jusnaturalisme affirme que le droit positif doit respecter des principes supérieurs de droit naturel, alors que le positivisme juridique considère le droit positif comme constituant le droit. La distinction ne repose donc pas sur l’opposition entre règles écrites et normes constitutionnelles.

12. Que peut faire une règle de droit dans une situation déterminée ?

Ordonner, interdire ou permettre un comportement
Décrire une coutume sans guider les conduites
Désigner une personne chargée de juger un litige
Établir une préférence morale sans effet juridique

Ordonner, interdire ou permettre un comportement

Explication

La règle de droit est une règle de conduite humaine qui peut ordonner, interdire ou permettre un comportement. Une simple description, une désignation judiciaire ou une préférence morale ne définit pas sa fonction normative.

13. Que signifie le caractère obligatoire d’une règle de droit ?

Elle décrit une situation type sans s’appliquer à un cas concret
Elle impose une interdiction, une obligation ou la reconnaissance d’une faculté autorisée
Elle entraîne automatiquement une peine privative de liberté
Elle concerne toute personne sans tenir compte de la situation visée

Elle impose une interdiction, une obligation ou la reconnaissance d’une faculté autorisée

Explication

Le caractère obligatoire signifie que la règle impose une interdiction, une obligation ou reconnaît une faculté autorisée. Il ne signifie pas que toute violation entraîne une peine de prison, car les conséquences juridiques peuvent être diverses.

14. Une règle prévoit les mêmes conditions pour toute personne qui exerce une activité réglementée. Quel caractère illustre-t-elle ?

Le caractère général
Le caractère individuel
Le caractère exclusivement pénal
Le caractère concret

Le caractère général

Explication

Le caractère général signifie que la règle s’applique à toute personne placée dans la situation qu’elle vise. Une mesure individuelle, au contraire, désigne une personne déterminée.

15. Pourquoi une règle de droit est-elle dite abstraite ?

Elle dépend d’une décision rendue pour résoudre un conflit particulier
Elle produit une sanction pénale après chaque violation constatée
Elle s’adresse à une personne nommément désignée dans une affaire
Elle vise une situation type plutôt qu’un litige concret

Elle vise une situation type plutôt qu’un litige concret

Explication

Une règle de droit est abstraite parce qu’elle prévoit une situation type, sans se limiter à un litige particulier. Une décision de justice est concrète, car elle applique une règle à une situation déterminée.

16. Quel ordre correspond à la hiérarchie des normes présentée ?

Lois, Constitution, décrets et arrêtés, traités et droit de l’Union européenne
Constitution, traités et droit de l’Union européenne, lois, décrets et arrêtés
Décrets et arrêtés, lois, Constitution, traités et droit de l’Union européenne
Traités et droit de l’Union européenne, lois, Constitution, arrêtés et décrets

Constitution, traités et droit de l’Union européenne, lois, décrets et arrêtés

Explication

La hiérarchie place la Constitution au sommet, suivie des traités internationaux et du droit de l’Union européenne, puis des lois et enfin des décrets et arrêtés. Les autres ordres inversent la position de plusieurs catégories de normes.

17. Que comprend le bloc de constitutionnalité ?

Les lois ordinaires et les règlements pris par l’administration
La Constitution de 1958 et les textes et principes auxquels elle renvoie
Les traités internationaux appliqués par les juridictions nationales
Le texte de 1958 considéré sans les textes auxquels il renvoie

La Constitution de 1958 et les textes et principes auxquels elle renvoie

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend la Constitution de 1958 ainsi que les textes et principes auxquels elle renvoie, comme la Déclaration de 1789 et le Préambule de 1946. Il dépasse donc le seul texte de 1958 et ne se confond pas avec les lois ordinaires.

18. Quel apport est associé à la décision « liberté d’association » du 16 juillet 1971 ?

La reconnaissance d’une valeur constitutionnelle au Préambule et aux textes auxquels il renvoie
La soumission des règlements administratifs aux seules conventions internationales
La création de la Constitution de 1958 par le Conseil constitutionnel
La suppression du contrôle exercé sur les lois par le Conseil constitutionnel

La reconnaissance d’une valeur constitutionnelle au Préambule et aux textes auxquels il renvoie

Explication

La décision du 16 juillet 1971 a reconnu une valeur constitutionnelle au Préambule et aux textes auxquels il renvoie. Elle n’a ni créé la Constitution de 1958 ni supprimé le contrôle de constitutionnalité.

19. Quelle caractéristique définit un traité ou un accord international ?

Un acte écrit adopté par plusieurs États et énonçant des règles acceptées par eux
Un acte juridictionnel rendu par une cour et imposé aux États concernés
Un acte administratif pris par un gouvernement pour organiser ses services
Un acte politique adopté par une assemblée et applicable dans un seul État

Un acte écrit adopté par plusieurs États et énonçant des règles acceptées par eux

Explication

Un traité ou un accord international est un acte juridique écrit conclu par plusieurs États, qui acceptent les règles qu’il énonce. Un acte rendu par une cour relève de la fonction juridictionnelle et ne correspond pas à cette définition.

20. Selon l’article 55 de la Constitution, à quelle condition un traité peut-il avoir une autorité supérieure à celle d’une loi ?

Lorsqu’il est régulièrement ratifié ou approuvé, publié et appliqué par l’autre partie
Lorsqu’il est adopté par le Parlement, même sans publication ni engagement réciproque
Lorsqu’il est approuvé par une juridiction et intégré dans un code national
Lorsqu’il est signé par le gouvernement et déclaré conforme par le Conseil constitutionnel

Lorsqu’il est régulièrement ratifié ou approuvé, publié et appliqué par l’autre partie

Explication

L’article 55 subordonne la supériorité du traité à sa ratification ou approbation régulière, à sa publication et à l’application par l’autre partie. La Constitution demeure toutefois supérieure au traité dans la hiérarchie présentée.

21. Quelle juridiction a reconnu la primauté des traités internationaux sur les lois internes dans l’arrêt Nicolo du 20 octobre 1989 ?

La Cour de cassation
Le Conseil d’État
La Cour européenne des droits de l’homme
Le Conseil constitutionnel

Le Conseil d’État

Explication

Dans l’arrêt Nicolo du 20 octobre 1989, le Conseil d’État a reconnu la primauté des traités sur les lois internes. La Cour de cassation est associée à cette reconnaissance dans l’arrêt Jacques Vabre de 1975.

22. Quel élément distingue un traité international d’une loi nationale ?

Le traité est adopté et accepté par plusieurs États, tandis que la loi relève d’un seul État
Le traité s’applique sans règles juridiques, tandis que la loi énonce des obligations
Le traité fixe des décisions individuelles, tandis que la loi organise les relations diplomatiques
Le traité est élaboré par un juge, tandis que la loi est négociée entre plusieurs États

Le traité est adopté et accepté par plusieurs États, tandis que la loi relève d’un seul État

Explication

Un traité international résulte de l’adoption et de l’acceptation de plusieurs États et énonce des droits et obligations. Une loi nationale est adoptée dans le cadre institutionnel d’un seul État.

23. Quelle décision de la Cour de cassation, rendue le 24 mai 1975, affirme la supériorité des traités sur les lois internes ?

L’arrêt Nicolo
L’arrêt Blanco
L’arrêt Jacques Vabre
L’arrêt Sarran

L’arrêt Jacques Vabre

Explication

L’arrêt Jacques Vabre, rendu par la Cour de cassation le 24 mai 1975, affirme la supériorité des traités internationaux sur les lois internes. L’arrêt Nicolo a ensuite consacré cette solution au Conseil d’État en 1989.

24. Quelle affirmation associe correctement l’arrêt Nicolo à sa date et à sa juridiction ?

Il est rendu par la Cour de cassation le 24 mai 1975
Il est rendu par le Conseil constitutionnel le 20 octobre 1989
Il est rendu par la Cour européenne le 24 mai 1975
Il est rendu par le Conseil d’État le 20 octobre 1989

Il est rendu par le Conseil d’État le 20 octobre 1989

Explication

L’arrêt Nicolo a été rendu par le Conseil d’État le 20 octobre 1989 et affirme la supériorité des traités sur les lois internes. La date de 1975 et la Cour de cassation renvoient à l’arrêt Jacques Vabre.

25. Que vérifie une juridiction lorsqu’elle exerce un contrôle de conventionalité ?

La conformité des textes internes aux traités internationaux
La conformité des lois étrangères aux constitutions nationales
La conformité des décisions judiciaires aux programmes gouvernementaux
La conformité des traités internationaux aux règlements administratifs

La conformité des textes internes aux traités internationaux

Explication

Le contrôle de conventionalité consiste à vérifier qu’un texte interne respecte les engagements internationaux applicables. Il ne consiste pas à examiner la conformité d’un traité à un règlement administratif.

26. Que désigne l’inflation législative ?

L’interprétation des textes législatifs par les juridictions selon les cas particuliers
La réorganisation méthodique des textes existants dans des codes cohérents
La diminution des lois afin de renforcer la place des règlements administratifs
L’augmentation excessive du nombre de lois, qui rend le droit dense et difficile à lire

L’augmentation excessive du nombre de lois, qui rend le droit dense et difficile à lire

Explication

L’inflation législative correspond à une multiplication excessive des lois, qui peut rendre le droit dense, peu lisible et contradictoire. La codification vise au contraire à organiser les textes existants.

27. Pourquoi la culture juridique française est-elle qualifiée de légicentriste ?

Parce qu’elle privilégie les usages professionnels sur les textes adoptés par le législateur
Parce qu’elle accorde une place centrale à la loi et tend à voir le juge comme son interprète
Parce qu’elle subordonne la loi aux solutions dégagées par les juridictions étrangères
Parce qu’elle confie principalement au juge la création des règles par les décisions rendues

Parce qu’elle accorde une place centrale à la loi et tend à voir le juge comme son interprète

Explication

La culture française est dite légicentriste parce qu’elle place la loi au centre du système juridique et tend à présenter le juge comme la bouche de la loi. La place créatrice plus centrale du juge caractérise davantage la common law.

28. Selon Portalis, comment la loi doit-elle organiser la répartition entre principes et détails ?

Elle doit confier les principes généraux au juge et les détails au législateur
Elle doit fixer les grands principes et laisser au décret et au juge le soin des détails
Elle doit renoncer aux principes pour privilégier des décisions adaptées à chaque affaire
Elle doit régler chaque détail afin de réduire l’intervention du décret et du juge

Elle doit fixer les grands principes et laisser au décret et au juge le soin des détails

Explication

Portalis estime que la loi doit établir les grands principes, tandis que le décret et le juge précisent les modalités et assurent l’application. Une loi qui réglerait chaque détail ne correspond pas à cette conception.

29. Quelle proposition définit une règle normative ?

Une décision judiciaire particulière qui règle un litige entre deux parties
Une déclaration morale générale dépourvue d’effet juridique obligatoire
Une règle juridique générale, impersonnelle et abstraite qui impose une solution
Une recommandation politique individuelle qui invite une personne à modifier son comportement

Une règle juridique générale, impersonnelle et abstraite qui impose une solution

Explication

Une règle normative est générale, impersonnelle et abstraite, et elle établit une solution juridique obligatoire. Une recommandation morale ou politique ne possède pas, par elle-même, ce caractère juridique contraignant.

30. Quel enchaînement correspond à l’élaboration d’une loi ordinaire ?

Publication, initiative, promulgation puis vote parlementaire
Promulgation, publication, initiative puis vote parlementaire
Vote parlementaire, initiative, publication puis promulgation
Initiative, vote parlementaire, promulgation puis publication

Initiative, vote parlementaire, promulgation puis publication

Explication

Une loi ordinaire est élaborée selon une succession comprenant l’initiative, le vote parlementaire, la promulgation présidentielle et la publication au Journal officiel. La publication intervient après la promulgation et non avant le vote ou l’initiative.

31. À qui l’article 39 de la Constitution attribue-t-il concurremment l’initiative des lois ?

Au Premier ministre et aux membres du Parlement
Au Sénat et aux collectivités territoriales
Au président de la République et au Conseil constitutionnel
Au Gouvernement et aux juridictions administratives

Au Premier ministre et aux membres du Parlement

Explication

L’article 39 reconnaît l’initiative des lois au Premier ministre et aux membres du Parlement. Le président de la République et le Conseil constitutionnel ne disposent pas de cette compétence dans les mêmes conditions.

32. En cas de désaccord persistant entre l’Assemblée nationale et le Sénat sur un texte, quelle institution peut avoir le dernier mot ?

Le Sénat, en raison de sa représentation des collectivités territoriales
Le Gouvernement, en remplaçant le vote par une décision réglementaire
L’Assemblée nationale, dans les conditions prévues par la procédure parlementaire
Le Conseil constitutionnel, en adoptant lui-même le texte discuté

L’Assemblée nationale, dans les conditions prévues par la procédure parlementaire

Explication

Dans certaines conditions, l’Assemblée nationale peut avoir le dernier mot lorsqu’un désaccord persiste avec le Sénat. Le Sénat ne dispose pas de cette prééminence dans la procédure législative.

33. Quand une loi entre-t-elle en principe en vigueur selon l’article 1 du Code civil ?

Le jour de sa promulgation par le président de la République
Le jour de son adoption définitive par le Parlement
Le lendemain de sa publication au Journal officiel
À la date fixée par le premier décret d’application

Le lendemain de sa publication au Journal officiel

Explication

En principe, la loi entre en vigueur le lendemain de sa publication au Journal officiel. La promulgation constate l’existence de la loi, mais c’est la publication qui permet en principe son entrée en vigueur.

34. Qu’est-ce qu’une ordonnance prise sur le fondement de l’article 38 de la Constitution ?

Une décision juridictionnelle précisant la portée d’une disposition constitutionnelle
Une loi votée directement par le Parlement puis publiée au Journal officiel
Un acte du Gouvernement adopté après habilitation du Parlement dans le domaine de la loi
Un règlement autonome pris par une autorité administrative dans le domaine réglementaire

Un acte du Gouvernement adopté après habilitation du Parlement dans le domaine de la loi

Explication

L’ordonnance de l’article 38 permet au Gouvernement, après habilitation parlementaire, d’adopter des mesures relevant normalement du domaine de la loi. Elle ne constitue donc ni un règlement autonome ni une loi directement votée par le Parlement.

35. Quel ordre décrit le régime constitutionnel d’une ordonnance de l’article 38 ?

Ratification parlementaire, loi d’habilitation, puis édiction gouvernementale
Édiction gouvernementale, publication, puis habilitation parlementaire
Habilitation présidentielle, vote parlementaire, puis contrôle juridictionnel
Loi d’habilitation, édiction par le Gouvernement, puis ratification parlementaire

Loi d’habilitation, édiction par le Gouvernement, puis ratification parlementaire

Explication

Le régime comprend d’abord une loi d’habilitation, puis l’édiction de l’ordonnance par le Gouvernement et enfin sa ratification par le Parlement. La ratification ne précède donc pas l’intervention du Gouvernement.

36. Dans quelle matière un règlement autonome peut-il intervenir ?

Dans une matière qui ne relève pas du domaine de la loi
Dans une matière réservée aux garanties fondamentales des libertés publiques
Dans une matière déjà réglée par une loi dont il précise l’exécution
Dans une matière nécessitant une ratification préalable du Parlement

Dans une matière qui ne relève pas du domaine de la loi

Explication

Le règlement autonome intervient dans les matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi, conformément à l’article 37 de la Constitution. Un règlement qui précise les modalités d’exécution d’une loi est, quant à lui, un règlement d’application.

37. Quel est l’objet principal d’un règlement d’application ?

Intervenir dans une matière située hors du domaine législatif
Autoriser le Gouvernement à légiférer sans habilitation parlementaire
Remplacer une loi devenue incompatible avec la Constitution
Préciser les modalités nécessaires à l’exécution d’une loi existante

Préciser les modalités nécessaires à l’exécution d’une loi existante

Explication

Le règlement d’application complète une loi existante en précisant les modalités nécessaires à son exécution. Le règlement autonome se distingue de lui parce qu’il intervient dans les matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi.

38. Que signifie le principe de légalité des actes administratifs ?

Les actes administratifs peuvent écarter une loi contraire à leurs objectifs
Les actes administratifs doivent respecter la Constitution, les traités et les lois
Les décisions administratives sont soumises au contrôle du Parlement avant leur entrée en vigueur
Les lois doivent respecter les décrets et arrêtés pris par l’administration

Les actes administratifs doivent respecter la Constitution, les traités et les lois

Explication

Le principe de légalité impose aux décrets, arrêtés et autres actes administratifs de respecter les normes supérieures, notamment la Constitution, les traités internationaux et les lois. Une loi n’est pas un acte administratif soumis à cette obligation de la même manière.

39. Quel est l’objet d’un recours pour excès de pouvoir ?

Écarter l’application d’un acte dans un litige sans demander son annulation
Demander au Gouvernement de retirer un acte avant tout contrôle juridictionnel
Obtenir du juge administratif l’annulation d’un acte administratif illégal
Faire adopter par le Parlement une loi corrigeant une décision administrative

Obtenir du juge administratif l’annulation d’un acte administratif illégal

Explication

Le recours pour excès de pouvoir est une action devant le juge administratif qui tend à l’annulation d’un acte administratif illégal. L’exception d’illégalité permet plutôt d’écarter l’application de l’acte dans un litige donné.

40. Quelle décision a affirmé, le 17 février 1950, que le recours pour excès de pouvoir est ouvert même sans texte contre tout acte administratif ?

L’arrêt Cadot du Conseil d’État
L’arrêt Dame Lamotte du Conseil d’État
L’arrêt Blanco du Tribunal des conflits
L’arrêt Nicolo du Conseil d’État

L’arrêt Dame Lamotte du Conseil d’État

Explication

L’arrêt Dame Lamotte, rendu par le Conseil d’État le 17 février 1950, affirme l’ouverture du recours pour excès de pouvoir même sans texte contre tout acte administratif. Les autres décisions citées concernent d’autres constructions du droit administratif.

41. Dans quel délai faut-il en principe exercer un recours pour excès de pouvoir contre un décret à compter de sa publication ?

Dans les deux mois suivant sa publication
Dans les six mois suivant sa publication
Dans les quinze jours suivant sa publication
Dans l’année suivant sa publication

Dans les deux mois suivant sa publication

Explication

Le recours pour excès de pouvoir contre un décret doit en principe être exercé dans les deux mois suivant sa publication afin d’en obtenir l’annulation. Les autres délais proposés ne correspondent pas au délai indiqué pour ce recours.

42. Quelle distinction caractérise la codification-réforme par rapport à la codification à droit constant ?

Elle supprime les textes anciens en les remplaçant par des usages professionnels
Elle reproduit des décisions judiciaires afin de guider les juridictions futures
Elle rassemble des textes existants sans changer les règles qu’ils contiennent
Elle réorganise et modifie la matière juridique dans une présentation structurée

Elle réorganise et modifie la matière juridique dans une présentation structurée

Explication

La codification-réforme unifie et réforme une matière, alors que la codification à droit constant se limite à compiler des textes existants. La compilation sans modification décrit donc l’autre procédé de codification.

43. Quelle qualification correspond au Code civil adopté en 1804 ?

Une codification à droit constant compilant des textes administratifs
Une codification-réforme unifiant et réorganisant le droit civil
Une compilation jurisprudentielle regroupant les décisions des tribunaux
Une codification professionnelle consacrée aux échanges commerciaux

Une codification-réforme unifiant et réorganisant le droit civil

Explication

Le Code civil de 1804 a unifié et réorganisé le droit civil selon une structure thématique, ce qui en fait une codification-réforme. Une simple compilation de textes existants ne rend pas compte de cette réorganisation du droit civil.

44. Quel effet l’insertion d’une disposition dans un code produit-elle sur sa valeur juridique ?

Elle lui donne une portée jurisprudentielle dépendant des décisions ultérieures
Elle transforme la disposition en règle réglementaire applicable par décret
Elle ne modifie pas sa valeur juridique, qui peut rester législative
Elle lui confère une autorité supérieure à celle des lois non codifiées

Elle ne modifie pas sa valeur juridique, qui peut rester législative

Explication

La codification n’altère pas la valeur juridique du texte inséré : une loi codifiée et une loi non codifiée peuvent avoir la même valeur législative. L’appartenance à un code ne crée donc pas une hiérarchie supérieure.

45. Quel principe découle de l’article 2 du Code civil concernant l’application temporelle de la loi ?

La loi nouvelle s’applique aux situations passées dès sa promulgation
La loi nouvelle s’applique aux faits passés lorsqu’elle est plus détaillée
La loi nouvelle régit l’avenir et ne produit pas d’effet rétroactif
La loi ancienne conserve ses effets pour les situations futures

La loi nouvelle régit l’avenir et ne produit pas d’effet rétroactif

Explication

L’article 2 pose que la loi ne dispose que pour l’avenir et qu’elle n’a pas d’effet rétroactif. L’application aux situations antérieures correspondrait à une rétroactivité contraire à ce principe général.

46. Que désigne la jurisprudence dans l’ordre juridique ?

Les textes votés par le Parlement pour organiser les rapports sociaux
Les analyses des universitaires destinées à commenter et interpréter le droit
Les pratiques professionnelles suivies par une collectivité dans ses échanges
Les solutions adoptées habituellement par les tribunaux pour compléter la loi

Les solutions adoptées habituellement par les tribunaux pour compléter la loi

Explication

La jurisprudence désigne la manière habituelle de juger et les solutions juridiques retenues par les tribunaux, notamment lorsque la loi doit être complétée. Les analyses universitaires relèvent de la doctrine, qui interprète le droit sans se confondre avec les décisions judiciaires.

47. Que doit faire un juge lorsque la loi est silencieuse, obscure ou insuffisante ?

Trancher le litige afin d’éviter un déni de justice
S’abstenir jusqu’à l’adoption d’une loi plus précise
Renvoyer systématiquement l’affaire à une autorité administrative
Édicter une règle générale applicable à toutes les affaires futures

Trancher le litige afin d’éviter un déni de justice

Explication

L’article 4 du Code civil oblige le juge à statuer même lorsque la loi présente une lacune ou une difficulté d’interprétation. En revanche, le juge ne peut pas transformer cette obligation de juger en pouvoir général de légiférer.

48. Quelle pratique l’article 5 du Code civil interdit-il aux juges ?

Prononcer des dispositions générales et réglementaires pour les affaires soumises
Interpréter une règle juridique afin de résoudre le litige dont ils sont saisis
Motiver leur décision en s’appuyant sur des solutions judiciaires antérieures
Appliquer une règle législative aux faits établis au cours de la procédure

Prononcer des dispositions générales et réglementaires pour les affaires soumises

Explication

L’article 5 interdit les arrêts de règlement, c’est-à-dire les dispositions générales et réglementaires formulées à l’occasion d’une affaire. Cette interdiction ne prive pas le juge de son pouvoir d’interpréter et d’appliquer la loi au litige.

49. Dans un syllogisme juridique, que représente la mineure ?

L’application de la règle de droit aux faits de l’affaire
La règle générale qui sert de fondement au raisonnement juridique
La conclusion obtenue après la confrontation de la règle et des faits
La décision antérieure qui impose une solution au tribunal saisi

L’application de la règle de droit aux faits de l’affaire

Explication

La mineure correspond à l’application de la règle de droit aux faits particuliers de l’affaire. La règle générale constitue la majeure, tandis que la conclusion résulte de leur confrontation.

50. Quelle différence distingue la coutume de l’usage ?

La coutume est une pratique récente, tandis que l’usage exige une répétition ancienne et générale
La coutume est tenue pour obligatoire, tandis que l’usage est une pratique qui ne possède pas encore cette force
La coutume concerne les relations commerciales, tandis que l’usage s’applique aux rapports entre administration et administrés
La coutume repose sur une décision judiciaire, tandis que l’usage résulte d’une règle votée par le Parlement

La coutume est tenue pour obligatoire, tandis que l’usage est une pratique qui ne possède pas encore cette force

Explication

La coutume suppose que la collectivité ressente la pratique comme obligatoire, alors que l’usage désigne une pratique qui n’a pas encore cette force obligatoire. Une pratique répétée ne devient donc coutume qu’avec l’apparition de cette conviction collective.

51. Quel élément constitue l’élément matériel de la coutume ?

Une règle écrite adoptée par une autorité législative
Une pratique constante, générale et répétée
Une décision judiciaire rendue dans une affaire particulière
Une conviction personnelle limitée à quelques sujets de droit

Une pratique constante, générale et répétée

Explication

L’élément matériel de la coutume réside dans une pratique constante, générale et répétée. Une conviction individuelle relève plutôt de l’élément psychologique et ne suffit pas à établir la pratique coutumière.

52. Que recouvre l’élément psychologique de la coutume ?

La possibilité pour un juge de créer une règle générale par son arrêt
La répétition matérielle d’un comportement dans un secteur déterminé
La croyance collective dans le caractère obligatoire de la pratique suivie
La publication officielle d’une règle par une autorité compétente

La croyance collective dans le caractère obligatoire de la pratique suivie

Explication

L’élément psychologique consiste dans la conviction des sujets de droit que la pratique est obligatoire, conviction qui explique leur conformité spontanée. La répétition du comportement relève de l’élément matériel et ne suffit pas, à elle seule, à constituer une coutume.

53. Depuis la promulgation du Code civil en 1804, quelle place la coutume occupe-t-elle principalement dans le droit français ?

Une source secondaire et complémentaire du droit
Une norme supérieure applicable avant la loi
Une pratique dépourvue de toute portée juridique
Une source principale qui domine la loi

Une source secondaire et complémentaire du droit

Explication

Depuis 1804, la loi est devenue la source principale du droit français et la coutume joue principalement un rôle complémentaire. L’idée qu’elle dominerait la loi correspond davantage à sa place sous l’Ancien Régime.

54. Pourquoi la coutume est-elle extérieure à la hiérarchie classique des normes ?

Parce qu’elle ne produit aucun effet juridique
Parce qu’elle est créée par les juridictions
Parce qu’elle ne prend pas la forme d’un texte
Parce qu’elle est toujours contraire à la loi

Parce qu’elle ne prend pas la forme d’un texte

Explication

La coutume ne se présente pas comme un texte normatif intégré à la hiérarchie classique des normes. Elle peut toutefois être conforme à la loi, combler son silence ou lui être contraire.

55. Une loi renvoie expressément à une pratique professionnelle pour préciser l’application d’une règle : de quel type de coutume s’agit-il ?

D’une coutume contra legem
D’une coutume abrogative de la loi
D’une coutume praeter legem
D’une coutume secundum legem

D’une coutume secundum legem

Explication

La coutume secundum legem est une pratique à laquelle la loi renvoie expressément afin de compléter ses règles. Une coutume praeter legem intervient plutôt lorsque la loi reste silencieuse.

56. Dans quelle situation une coutume contra legem peut-elle être tolérée ?

Lorsque la coutume a été consacrée par un décret impératif
Lorsque le juge décide d’abroger la règle légale
Lorsque la loi est devenue supérieure à la Constitution
Lorsque la règle légale est supplétive et écartable par les parties

Lorsque la règle légale est supplétive et écartable par les parties

Explication

Une coutume contra legem contredit la loi, mais elle peut être tolérée si la règle légale est supplétive et peut être écartée par la volonté des parties. Elle ne permet pas au juge d’abroger lui-même une règle légale.

57. Quelle caractéristique distingue principalement le droit souple du droit dur ?

Il impose des obligations assorties d’une sanction juridictionnelle
Il établit des règles légales votées par le Parlement
Il rassemble des décisions judiciaires ayant force obligatoire
Il influence les comportements sans imposer directement une conduite sanctionnée

Il influence les comportements sans imposer directement une conduite sanctionnée

Explication

Le droit souple comprend notamment des avis et des recommandations qui orientent les comportements sans être directement obligatoires ni sanctionnés. Le droit dur se caractérise au contraire par son caractère obligatoire et sanctionné.

58. Pourquoi les recommandations des autorités administratives indépendantes peuvent-elles être suivies malgré leur absence de force obligatoire directe ?

Parce qu’elles sont toujours assorties d’une peine pénale
Parce qu’elles remplacent les décisions rendues par les tribunaux
Parce que leur autorité morale incite les destinataires à les respecter
Parce qu’elles deviennent automatiquement des lois après publication

Parce que leur autorité morale incite les destinataires à les respecter

Explication

Les autorités administratives indépendantes influencent les comportements grâce à l’autorité morale attachée à leur expertise et à leur position institutionnelle. Leurs recommandations ne deviennent pas pour autant automatiquement des lois ou des décisions judiciaires.

59. Quelle évolution l’assemblée du Conseil d’État a-t-elle admise le 21 mars 2016 dans les affaires Numericable et Fairvesta ?

L’interdiction pour les autorités indépendantes de publier des recommandations
La suppression du contrôle juridictionnel des actes administratifs individuels
La transformation de toute recommandation administrative en règle légalement obligatoire
La possibilité de contester certains actes de droit souple par un recours pour excès de pouvoir

La possibilité de contester certains actes de droit souple par un recours pour excès de pouvoir

Explication

Le Conseil d’État a admis qu’un recours pour excès de pouvoir puisse viser certains actes de droit souple dans les décisions Numericable et Fairvesta. Cette solution n’a pas transformé toutes les recommandations en règles obligatoires.

60. Que désigne la doctrine juridique ?

Les pratiques professionnelles suivies par les entreprises
L’ensemble des opinions de spécialistes sur le droit
Les décisions rendues par les juridictions administratives
L’ensemble des lois adoptées par les assemblées parlementaires

L’ensemble des opinions de spécialistes sur le droit

Explication

La doctrine juridique regroupe les opinions émises sur le droit par des spécialistes, notamment les universitaires et les professionnels du droit. Elle interprète et commente les règles sans se confondre avec la loi qui les édicte.

61. Quelles sont les deux missions principales de la doctrine juridique ?

Présenter le droit existant puis proposer des critiques et des évolutions
Voter les lois puis prononcer les sanctions correspondantes
Rendre les jugements puis exécuter les décisions judiciaires
Créer les coutumes puis contrôler leur conformité constitutionnelle

Présenter le droit existant puis proposer des critiques et des évolutions

Explication

La doctrine organise et expose d’abord l’état du droit, puis elle peut le critiquer et formuler des propositions d’évolution. Elle ne détient cependant ni le pouvoir législatif ni le pouvoir de juger.

62. Pourquoi la doctrine juridique n’est-elle pas une source directe du droit ?

Parce qu’elle est rédigée par des autorités administratives indépendantes
Parce que le juge n’est pas obligé de suivre l’opinion d’un spécialiste
Parce qu’elle ne peut contenir aucune interprétation des règles
Parce qu’elle ne peut être publiée dans des revues juridiques

Parce que le juge n’est pas obligé de suivre l’opinion d’un spécialiste

Explication

La doctrine constitue une autorité morale et peut inspirer l’évolution des sources du droit, mais le juge n’est pas juridiquement tenu de suivre l’analyse d’un spécialiste. Elle influence donc le droit sans créer directement une règle obligatoire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 75 flashcards sur Sources et hiérarchie du droit.

Qu'est-ce que le droit objectif ?

L'ensemble des règles régissant les relations sociales avec contrainte publique.

Que sont les droits subjectifs ?

Les facultés individuelles reconnues et protégées par le droit objectif.

Quelle différence principale existe entre droit objectif et droits subjectifs ?

Le droit objectif fixe les règles communes, les droits subjectifs permettent d'exiger quelque chose.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Sources et hiérarchie du droit.

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