QCM : Introduction au droit du travail (43 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle acception le travail est-il doté d’un statut juridique dans la société contemporaine ?

Comme une activité exercée sans cadre institutionnel déterminé
Comme le résultat matériel produit par une activité individuelle
Comme une activité entourée de garanties juridiquement reconnues
Comme une tâche accomplie pour satisfaire un besoin personnel

Comme une activité entourée de garanties juridiquement reconnues

Explication

Dans la société contemporaine, le travail peut être une activité entourée de garanties et dotée d’un statut juridique. Le résultat d’une activité constitue une autre acception du terme, mais ne correspond pas à cette dimension statutaire.

2. Quelle situation caractérise le travail subordonné par opposition au travail indépendant ?

L’activité est réalisée pour son propre compte sans encadrement hiérarchique
L’activité est accomplie bénévolement au profit d’une organisation privée
L’activité est exercée sous la direction et le contrôle d’une autre personne
L’activité est menée avec une liberté complète dans la fixation du résultat

L’activité est exercée sous la direction et le contrôle d’une autre personne

Explication

Le travail subordonné implique un pouvoir de direction et de contrôle exercé par une autre personne. Le travail indépendant se distingue précisément par l’absence de lien hiérarchique et l’exercice pour son propre compte.

3. Quelle distinction oppose le travail subordonné de droit public au travail subordonné de droit privé ?

Le premier est bénévole dans le secteur public, le second est rémunéré dans le secteur privé
Le premier est exercé par un fonctionnaire pour l’État, le second par un salarié d’un employeur privé
Le premier relève d’un employeur privé, le second d’une activité réalisée pour son propre compte
Le premier est exercé par un indépendant pour l’État, le second par un fonctionnaire territorial

Le premier est exercé par un fonctionnaire pour l’État, le second par un salarié d’un employeur privé

Explication

Le travail subordonné de droit public est exercé pour l’État par un fonctionnaire, tandis que le travail subordonné de droit privé est accompli comme salarié d’un employeur privé. Un fonctionnaire ne relève donc pas du statut de salarié de droit privé.

4. À quels travailleurs le droit du travail s’applique-t-il selon sa définition ?

À toute personne exerçant une activité professionnelle
Aux salariés comme aux personnes travaillant pour leur propre compte
Aux travailleurs subordonnés relevant du droit privé
Aux fonctionnaires et aux travailleurs indépendants

Aux travailleurs subordonnés relevant du droit privé

Explication

Le droit du travail regroupe les règles applicables aux travailleurs subordonnés de droit privé. Les fonctionnaires et les travailleurs indépendants relèvent d’autres régimes juridiques.

5. Lequel de ces travailleurs relève en principe du droit du travail ?

Le fonctionnaire placé sous un statut de droit public
Le travailleur indépendant exerçant pour son propre compte
Le salarié d’une entreprise privée soumis à un contrat de travail
Le personnel d’une entreprise publique soumis à un statut particulier

Le salarié d’une entreprise privée soumis à un contrat de travail

Explication

Le salarié de droit privé relève du droit du travail lorsqu’il est lié à un employeur privé par un contrat de travail. Les autres catégories mentionnées sont exclues en raison de leur statut public, indépendant ou particulier.

6. Quel élément détermine principalement l’application du droit du travail à une activité professionnelle ?

La durée pendant laquelle l’activité est exercée
L’existence d’une activité professionnelle rémunérée
L’appartenance à une organisation employant plusieurs personnes
La reconnaissance d’un contrat de travail

La reconnaissance d’un contrat de travail

Explication

L’application du droit du travail dépend de la reconnaissance d’un contrat de travail. Une activité professionnelle, même rémunérée, ne suffit pas à elle seule si les éléments du contrat ne sont pas réunis.

7. Quelle définition correspond au contrat de travail ?

Un engagement par lequel une personne accomplit une activité gratuite pour une organisation
Un accord par lequel un indépendant réalise une mission sans pouvoir de direction
Un contrat par lequel un salarié fournit un travail rémunéré sous la subordination d’un employeur
Un contrat par lequel un client commande un résultat sans contrôler son exécution

Un contrat par lequel un salarié fournit un travail rémunéré sous la subordination d’un employeur

Explication

Le contrat de travail associe une prestation rémunérée, réalisée pour le compte d’un employeur, et une relation de subordination. Une mission indépendante se caractérise au contraire par l’absence de subordination juridique.

8. Quelles conditions doivent être réunies cumulativement pour reconnaître un contrat de travail ?

Une prestation de travail, une rémunération et un lien de subordination juridique
Une prestation gratuite, un contrôle hiérarchique et un statut professionnel
Une activité professionnelle, une qualification et une durée minimale d’emploi
Une rémunération, une indépendance d’organisation et un résultat déterminé

Une prestation de travail, une rémunération et un lien de subordination juridique

Explication

La qualification de contrat de travail exige simultanément une prestation, une rémunération et un lien de subordination juridique. Une activité indépendante ne comporte pas ce dernier élément, même lorsqu’elle est rémunérée.

9. Quelle conséquence produit l’absence totale de rémunération dans une relation de travail ?

Elle entraîne une rémunération en nature présumée par le droit
Elle établit un contrat indépendant dès qu’une activité est réalisée
Elle exclut en principe le contrat de travail et caractérise le bénévolat
Elle transforme la relation en contrat de travail à rémunération différée

Elle exclut en principe le contrat de travail et caractérise le bénévolat

Explication

Une rémunération peut prendre plusieurs formes, mais son absence totale exclut en principe le contrat de travail et correspond au bénévolat. Une rémunération différée ou en nature ne peut pas être présumée du seul fait qu’une activité a été réalisée.

10. Quel arrêt a consacré la subordination juridique comme critère distinctif du contrat de travail ?

L’arrêt Société Générale du 13 novembre 1996
L’arrêt Take Eat Easy du 28 novembre 2018
L’arrêt Uber du 4 mars 2020
L’arrêt Bardou du 6 juillet 1931

L’arrêt Bardou du 6 juillet 1931

Explication

L’arrêt Bardou du 6 juillet 1931 a consacré la subordination juridique comme critère distinctif du contrat de travail. L’arrêt Société Générale de 1996 définit plutôt les éléments caractérisant ce lien de subordination.

11. Quelle situation caractérise juridiquement le lien de subordination entre un travailleur et un employeur ?

Le travailleur choisit ses missions selon ses préférences, même lorsque l’entreprise fixe les objectifs commerciaux.
Le travailleur exerce son activité avec une clientèle personnelle, des salariés recrutés par lui et une liberté tarifaire.
Le travail est exécuté sous une autorité pouvant donner des directives, contrôler leur application et sanctionner les manquements.
Le travailleur dépend principalement d’un client pour ses revenus, sans recevoir d’ordres ni faire l’objet de contrôles.

Le travail est exécuté sous une autorité pouvant donner des directives, contrôler leur application et sanctionner les manquements.

Explication

Le lien de subordination repose sur l’autorité de l’employeur, qui peut donner des ordres, contrôler leur exécution et sanctionner les manquements. La dépendance économique peut constituer un indice, mais elle ne suffit pas à établir une subordination juridique.

12. Quels pouvoirs doivent être réunis pour caractériser la subordination juridique ?

Le pouvoir de direction, le pouvoir de contrôle et le pouvoir de sanction.
Le pouvoir de négociation, le pouvoir d’organisation et le pouvoir de résiliation.
Le pouvoir de financement, le pouvoir de formation et le pouvoir de supervision.
Le pouvoir de recrutement, le pouvoir de rémunération et le pouvoir de représentation.

Le pouvoir de direction, le pouvoir de contrôle et le pouvoir de sanction.

Explication

La subordination juridique repose cumulativement sur les pouvoirs de direction, de contrôle et de sanction. La présence d’un seul pouvoir ou d’une combinaison différente ne correspond pas au critère défini.

13. Comment les juges appliquent-ils la méthode du faisceau d’indices pour qualifier une relation de travail ?

Ils comparent les indices de subordination et d’indépendance, puis retiennent la qualification correspondant à l’ensemble des faits.
Ils donnent priorité à l’intitulé du contrat, puis écartent les indices qui lui sont défavorables.
Ils examinent les déclarations des parties, puis choisissent la qualification la plus favorable au client.
Ils recherchent un indice unique de dépendance économique et lui attribuent une valeur décisive.

Ils comparent les indices de subordination et d’indépendance, puis retiennent la qualification correspondant à l’ensemble des faits.

Explication

La méthode du faisceau d’indices consiste à mettre en balance les indices de subordination et ceux d’indépendance afin de qualifier la relation selon les faits. L’intitulé contractuel ou un indice isolé ne suffit pas à déterminer cette qualification.

14. Lorsqu’une requalification est envisagée, quelle démarche les juges suivent-ils ?

Ils privilégient les déclarations des parties, puis déterminent la qualification à partir de leur intention commune.
Ils retiennent la qualification indiquée dans le contrat, puis vérifient si les faits peuvent lui être rattachés.
Ils commencent par rechercher une clause d’exclusion, puis écartent les conditions effectives d’exécution du travail.
Ils examinent d’abord la situation concrète, puis lui appliquent la qualification juridique correspondante sans être liés par le titre du contrat.

Ils examinent d’abord la situation concrète, puis lui appliquent la qualification juridique correspondante sans être liés par le titre du contrat.

Explication

En matière de requalification, le juge part des conditions factuelles d’exécution avant d’appliquer la qualification juridique appropriée. L’intitulé du contrat ne s’impose donc pas au juge lorsqu’il ne correspond pas à la réalité.

15. Que signifie le principe de réalisme dans l’appréciation d’une relation de travail ?

Le juge se fonde principalement sur la dénomination choisie par les parties pour identifier la nature de leur relation.
Le juge privilégie les conditions concrètes d’exécution du travail par rapport aux écrits et aux déclarations des parties.
Le juge accorde aux documents contractuels une valeur supérieure aux modalités pratiques de l’activité exercée.
Le juge prend en compte les faits matériels après avoir accepté la qualification annoncée dans le contrat.

Le juge privilégie les conditions concrètes d’exécution du travail par rapport aux écrits et aux déclarations des parties.

Explication

Le principe de réalisme impose d’apprécier la relation à partir de la manière dont le travail est effectivement exécuté. La dénomination contractuelle ne l’emporte pas lorsqu’elle contredit les conditions concrètes de l’activité.

16. Quel effet produit le principe d’indisponibilité du contrat de travail ?

Il impose au juge de respecter la qualification retenue par les parties lorsque leurs déclarations concordent.
Il autorise l’employeur et le travailleur à renoncer au droit du travail si cette renonciation est écrite et signée.
Il permet aux parties de choisir une qualification commerciale lorsque leur contrat contient une clause d’indépendance.
Il empêche les parties d’écarter le droit du travail par une fausse dénomination ou une clause excluant la subordination.

Il empêche les parties d’écarter le droit du travail par une fausse dénomination ou une clause excluant la subordination.

Explication

L’indisponibilité du contrat de travail signifie que les parties ne peuvent soustraire leur relation au droit du travail par une appellation artificielle ou une clause écartant la subordination. Une clause contractuelle ne peut donc neutraliser la qualification résultant des faits.

17. Comment définir le capitalisme de plateforme ?

Un modèle industriel fondé sur la production de biens dans des établissements appartenant à une entreprise centralisée.
Un modèle d’intermédiation numérique reliant, par une application, une offre de travail et une demande de service.
Un système commercial dans lequel des employeurs recrutent directement leurs salariés sans intermédiaire numérique.
Un réseau professionnel destiné à organiser des échanges entre travailleurs indépendants sans mise en relation avec des clients.

Un modèle d’intermédiation numérique reliant, par une application, une offre de travail et une demande de service.

Explication

Le capitalisme de plateforme repose sur une application qui met en relation une offre de travail et une demande de service. Il se distingue d’un modèle de production centralisé, car l’intermédiation numérique constitue son élément caractéristique.

18. Quelle règle s’applique aux travailleurs de plateformes immatriculés comme auto-entrepreneurs ou entrepreneurs individuels ?

Ils sont présumés salariés lorsque la plateforme fixe le tarif, même si aucun contrôle de l’activité n’est établi.
Ils ne relèvent d’aucune présomption légale et doivent établir eux-mêmes leur statut dans chaque relation.
Ils bénéficient d’une présomption légale de non-salariat, qui peut être renversée par l’analyse des conditions réelles de travail.
Ils bénéficient d’une présomption irréfragable de salariat dès lors qu’une application organise leurs missions.

Ils bénéficient d’une présomption légale de non-salariat, qui peut être renversée par l’analyse des conditions réelles de travail.

Explication

Les articles L. 8221-6 et L. 8221-6-1 du Code du travail prévoient une présomption légale de non-salariat pour ces travailleurs. Cette présomption est simple, de sorte que les conditions concrètes d’exécution peuvent conduire à une autre qualification.

19. Quels éléments peuvent révéler les pouvoirs de direction, de contrôle et de sanction d’une plateforme ?

La présentation de l’application, le choix du statut fiscal et la possibilité de consulter les conditions générales.
La publicité de la plateforme, le versement des revenus et l’existence d’un service d’assistance téléphonique.
La création du profil, l’accès aux demandes des clients et la réception de notifications commerciales.
La géolocalisation, la fixation algorithmique du tarif et du trajet, la notation et la déconnexion du compte.

La géolocalisation, la fixation algorithmique du tarif et du trajet, la notation et la déconnexion du compte.

Explication

La géolocalisation et la fixation algorithmique peuvent traduire un contrôle et une direction, tandis que la notation et la déconnexion peuvent constituer des mécanismes de sanction. Les autres éléments décrivent le fonctionnement commercial de l’application sans établir, à eux seuls, ces pouvoirs.

20. Quelle décision a reconnu un lien de subordination à partir des directives de trajet, de la géolocalisation et de la déconnexion du compte ?

L’arrêt Bardou du 6 juillet 1931
L’arrêt Take Eat Easy du 28 novembre 2018
L’arrêt Société Générale du 13 novembre 1996
L’arrêt Uber du 4 mars 2020

L’arrêt Take Eat Easy du 28 novembre 2018

Explication

L’arrêt Take Eat Easy du 28 novembre 2018 a retenu un lien de subordination en s’appuyant notamment sur les directives de trajet, la géolocalisation et la déconnexion du compte. L’arrêt Uber de 2020 repose sur l’intégration dans un service organisé et sur les pouvoirs exercés par l’application.

21. Quel texte constitue la source suprême du droit du travail national et reconnaît notamment le droit à l’emploi, le droit syndical et le droit de grève ?

La Constitution, notamment son Préambule de 1946
Les accords collectifs conclus par les employeurs
La jurisprudence des juridictions sociales
Le Code du travail, dans sa partie législative

La Constitution, notamment son Préambule de 1946

Explication

La Constitution est la source suprême du droit national, et le Préambule de 1946 reconnaît plusieurs droits sociaux fondamentaux. Le Code du travail rassemble des règles législatives, mais il se situe à un niveau inférieur dans la hiérarchie des normes.

22. Quelle caractéristique définit le conseil de prud’hommes ?

Une juridiction pénale chargée de sanctionner les infractions professionnelles
Une juridiction professionnelle et paritaire représentant salariés et employeurs
Une juridiction administrative composée de fonctionnaires spécialisés
Une juridiction civile composée exclusivement de magistrats professionnels

Une juridiction professionnelle et paritaire représentant salariés et employeurs

Explication

Le conseil de prud’hommes est une juridiction professionnelle et paritaire, composée de représentants des salariés et des employeurs. Il ne s’agit donc ni d’une juridiction administrative ni d’une formation composée exclusivement de magistrats professionnels.

23. Quelle différence distingue les directives des règlements de l’Union européenne en droit du travail ?

Les deux types d’actes doivent être transposés avant toute application nationale
Les deux types d’actes sont directement invocables sans intervention du droit national
Les directives doivent être transposées, tandis que les règlements sont directement invocables
Les directives sont directement invocables, tandis que les règlements doivent être transposés

Les directives doivent être transposées, tandis que les règlements sont directement invocables

Explication

Une directive fixe un objectif qui doit être transposé en droit national, alors qu’un règlement européen est directement invocable. Confondre ces deux régimes revient à appliquer aux directives le mécanisme propre aux règlements.

24. Quel est l’objet principal d’un accord collectif conclu entre des syndicats et un ou plusieurs employeurs ?

Organiser les décisions de justice rendues par les juridictions sociales
Déterminer la composition des juridictions chargées des litiges individuels
Remplacer les dispositions constitutionnelles relatives aux droits sociaux
Fixer des conditions d’exécution du travail, comme le salaire et le temps de travail

Fixer des conditions d’exécution du travail, comme le salaire et le temps de travail

Explication

Les accords collectifs sont conclus entre des syndicats et un ou plusieurs employeurs afin de régler notamment les conditions d’exécution du travail. Ils ne déterminent ni l’organisation des juridictions ni le contenu de la Constitution.

25. Dans quelle situation le principe de faveur permet-il d’écarter la hiérarchie habituelle des normes ?

Lorsqu’une norme inférieure offre au salarié une protection plus favorable
Lorsqu’un accord collectif contredit toute règle légale en vigueur
Lorsqu’une norme inférieure réduit les droits prévus par une norme supérieure
Lorsqu’un employeur préfère appliquer une règle moins contraignante

Lorsqu’une norme inférieure offre au salarié une protection plus favorable

Explication

Le principe de faveur autorise l’application d’une norme inférieure lorsqu’elle est plus favorable au salarié que la norme supérieure. Une règle moins protectrice ne peut pas bénéficier de ce principe, même si elle figure dans un accord collectif.

26. Une entreprise souhaite rémunérer un salarié en dessous du SMIC en invoquant un accord collectif : quelle règle s’applique ?

La rémunération inférieure est admise si l’accord collectif a été régulièrement conclu
La rémunération inférieure est interdite, mais une rémunération supérieure reste possible
La rémunération inférieure est possible lorsque le salarié y consent par écrit
La rémunération doit correspondre au SMIC, sans possibilité de le dépasser

La rémunération inférieure est interdite, mais une rémunération supérieure reste possible

Explication

Le SMIC relève de l’ordre public absolu : il est impossible d’y déroger à la baisse. En revanche, l’employeur peut prévoir une rémunération supérieure au SMIC, ce qui distingue le minimum légal d’un montant maximal.

27. Laquelle de ces propositions décrit le mieux les fonctions du droit du travail ?

Il protège les salariés, limite le dumping social et encadre le pouvoir patronal
Il protège les employeurs tout en excluant les objectifs de performance économique
Il vise principalement à réduire les coûts salariaux et la protection sociale
Il organise les entreprises sans intervenir dans les rapports de pouvoir

Il protège les salariés, limite le dumping social et encadre le pouvoir patronal

Explication

Le droit du travail garantit un niveau de vie, lutte contre le dumping social, contribue à la performance des entreprises et encadre tout en légitimant le pouvoir patronal. Il ne se réduit donc ni à la protection des employeurs ni à la diminution des coûts.

28. Comment l’article L. 1221-2 du Code du travail qualifie-t-il le contrat à durée indéterminée ?

Une formule destinée à remplacer les contrats à durée déterminée
Un contrat exceptionnel soumis à une autorisation administrative
Une forme dérogatoire réservée aux emplois temporaires
La forme normale et générale de la relation de travail

La forme normale et générale de la relation de travail

Explication

L’article L. 1221-2 fait du CDI la forme normale et générale de la relation de travail. Le CDD constitue au contraire une forme dérogatoire, utilisée dans les situations prévues par le droit.

29. Quelle comparaison entre le stock des contrats et le flux des nouveaux contrats est exacte ?

Le stock et les nouveaux contrats comptent chacun majoritairement des CDD
Le stock et les nouveaux contrats comptent chacun majoritairement des CDI
Le stock compte majoritairement des CDI, tandis que les nouveaux contrats sont majoritairement des CDD
Le stock compte majoritairement des CDD, tandis que les nouveaux contrats sont majoritairement des CDI

Le stock compte majoritairement des CDI, tandis que les nouveaux contrats sont majoritairement des CDD

Explication

Dans le stock, les CDI représentent 80 % des contrats et les CDD 20 %, tandis que le flux des nouveaux contrats inverse cette répartition. Cette différence s’explique par la forte proportion de CDD parmi les contrats nouvellement conclus.

30. Quelle caractéristique distingue principalement le contrat à durée déterminée du contrat à durée indéterminée ?

Il prévoit une période d’essai réduite, tandis que le CDI en est dépourvu.
Il répond à un besoin temporaire, tandis que le CDI couvre l’activité normale et permanente.
Il concerne une activité saisonnière, tandis que le CDI concerne une mission de remplacement.
Il répond à l’activité permanente, tandis que le CDI couvre un besoin ponctuel.

Il répond à un besoin temporaire, tandis que le CDI couvre l’activité normale et permanente.

Explication

Le CDD est un contrat dérogatoire et temporaire destiné à répondre à un besoin limité dans le temps, contrairement au CDI lié à l’activité normale et permanente. L’activité saisonnière constitue un motif particulier de CDD, mais ne définit pas tous les CDD.

31. Dans quelle situation la conclusion d’un CDD est-elle interdite par l’article L. 1242-1 du Code du travail ?

Pour remplacer un salarié absent pendant une période déterminée.
Pour faire face à une hausse temporaire de l’activité de l’entreprise.
Pour pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise.
Pour effectuer des tâches saisonnières qui se répètent chaque année.

Pour pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise.

Explication

L’article L. 1242-1 interdit d’utiliser un CDD pour occuper durablement un emploi relevant de l’activité normale et permanente de l’entreprise. Le remplacement, l’accroissement temporaire et le travail saisonnier peuvent constituer des motifs admis lorsqu’ils correspondent à leur définition.

32. Une entreprise connaît une hausse de commandes pendant plusieurs mois, sans que cette hausse soit exceptionnelle. À quelle condition ce motif peut-il justifier un CDD ?

La hausse doit rester temporaire et se distinguer de l’activité normale et permanente.
La hausse doit se produire chaque année selon un calendrier saisonnier fixe.
La hausse doit résulter de l’absence temporaire d’un salarié identifié.
La hausse doit être exceptionnelle et concerner une activité étrangère à l’entreprise.

La hausse doit rester temporaire et se distinguer de l’activité normale et permanente.

Explication

Un accroissement temporaire d’activité peut justifier un CDD même s’il n’est pas exceptionnel, à condition de rester temporaire et de ne pas se confondre avec l’activité normale et permanente. Le caractère saisonnier et le remplacement d’un salarié correspondent à d’autres motifs de recours.

33. Quelles mentions et formalités sont requises pour la validité formelle d’un CDD ?

Un écrit indiquant la période d’essai, signé par le salarié dans le mois.
Un écrit indiquant la fonction, transmis au salarié avant la première paie.
Un écrit indiquant le motif et le terme, transmis au salarié dans les 48 heures.
Un accord oral précisant la rémunération, confirmé par l’employeur dans les 15 jours.

Un écrit indiquant le motif et le terme, transmis au salarié dans les 48 heures.

Explication

Le CDD doit être écrit, préciser son motif et sa date de terme, puis être transmis au salarié dans un délai maximal de 48 heures. Le dépassement de ce délai n’entraîne toutefois plus automatiquement une requalification en CDI, contrairement à l’absence de mentions essentielles.

34. Quelle est la durée totale maximale de principe d’un CDD, renouvellements compris ?

24 mois, avec une possibilité d’atteindre 36 mois dans certains cas.
6 mois, avec une possibilité d’atteindre 12 mois dans certains cas.
18 mois, avec une possibilité d’atteindre 24 mois dans certains cas.
12 mois, avec une possibilité d’atteindre 18 mois dans certains cas.

18 mois, avec une possibilité d’atteindre 24 mois dans certains cas.

Explication

La durée totale d’un CDD ne peut en principe dépasser 18 mois, renouvellements inclus, mais certaines situations permettent d’atteindre 24 mois, notamment lorsque le contrat est exécuté à l’étranger. La durée de 24 mois n’est donc pas la limite générale.

35. Quelle différence caractérise un terme précis et un terme imprécis dans un CDD ?

Le terme précis concerne un remplacement, tandis que le terme imprécis concerne une activité saisonnière.
Le terme précis fixe une date certaine, tandis que le terme imprécis dépend d’un événement certain et comporte une durée minimale.
Le terme précis permet un renouvellement libre, tandis que le terme imprécis interdit tout renouvellement.
Le terme précis dépend d’un événement incertain, tandis que le terme imprécis fixe une date exacte sans durée minimale.

Le terme précis fixe une date certaine, tandis que le terme imprécis dépend d’un événement certain et comporte une durée minimale.

Explication

Un terme précis indique directement la date de fin du contrat, alors qu’un terme imprécis renvoie à un événement certain dont la date reste inconnue et impose une durée minimale. La distinction porte donc sur la détermination de la date et non sur le motif du contrat.

36. Quelle conséquence principale résulte de la violation des conditions de validité d’un CDD ?

Le contrat est requalifié en CDI à la demande du salarié, avec une indemnité minimale d’un mois de salaire.
Le contrat prend fin immédiatement, avec une indemnité calculée sur la durée restante.
Le contrat reste valable, mais l’employeur reçoit une sanction administrative forfaitaire.
Le contrat est renouvelé automatiquement, avec une indemnité minimale de deux mois de salaire.

Le contrat est requalifié en CDI à la demande du salarié, avec une indemnité minimale d’un mois de salaire.

Explication

La violation des conditions de validité entraîne la requalification du CDD en CDI, que seul le salarié peut demander, ainsi que le versement d’une indemnité minimale d’un mois de salaire. Une fin immédiate du contrat ne constitue pas la conséquence prévue par cette règle.

37. Quelles indemnités sont en principe dues au salarié à la fin d’un CDD ?

Une indemnité de licenciement et une prime d’ancienneté égale à 10 % du salaire net total.
Une indemnité de congés payés et une indemnité de rupture égale à 20 % de la rémunération brute totale.
Une indemnité de préavis et une prime de précarité calculée sur le salaire net mensuel.
Une indemnité compensatrice de congés payés et une indemnité de précarité égale à 10 % de la rémunération brute totale.

Une indemnité compensatrice de congés payés et une indemnité de précarité égale à 10 % de la rémunération brute totale.

Explication

À la fin du CDD, le salarié reçoit une indemnité compensatrice de congés payés et, en principe, une indemnité de précarité correspondant à 10 % de la rémunération brute totale. L’indemnité de licenciement et le calcul sur le salaire net ne correspondent pas à cette règle.

38. Dans quel cas un CDD peut-il être rompu avant son terme ?

En cas d’accord des parties, de force majeure, de faute grave, d’inaptitude ou d’embauche en CDI par une autre société.
En cas de démission ordinaire, de convenance personnelle, de congé sans solde ou de nouvelle formation.
En cas de période d’essai achevée, de retard de salaire, de changement d’équipe ou de déménagement.
En cas de désaccord sur les horaires, de baisse d’activité, de mutation ou de changement de poste.

En cas d’accord des parties, de force majeure, de faute grave, d’inaptitude ou d’embauche en CDI par une autre société.

Explication

La rupture anticipée du CDD est admise dans cinq situations prévues : accord des parties, force majeure, faute grave, inaptitude du salarié ou embauche en CDI par une autre société. Une rupture libre fondée sur une convenance personnelle n’est donc pas assimilée à ces cas.

39. Quelles conséquences s’appliquent lorsque l’employeur ou le salarié rompt fautivement un CDD ?

L’employeur doit rembourser les cotisations, tandis que le salarié verse systématiquement les salaires restant dus jusqu’au terme.
L’employeur doit verser les salaires restant dus jusqu’au terme, tandis que le salarié doit réparer le préjudice prouvé par l’employeur.
L’employeur doit verser une indemnité forfaitaire, tandis que le salarié perd automatiquement ses congés payés acquis.
L’employeur doit proposer un nouveau contrat, tandis que le salarié doit payer une indemnité fixée par convention.

L’employeur doit verser les salaires restant dus jusqu’au terme, tandis que le salarié doit réparer le préjudice prouvé par l’employeur.

Explication

La rupture fautive par l’employeur ouvre droit au versement des salaires qui auraient été dus jusqu’au terme du CDD. Lorsque le salarié rompt fautivement le contrat, l’employeur doit établir l’existence de son préjudice pour obtenir des dommages et intérêts, ce qui exclut une somme automatiquement fixée.

40. Quel principe encadre le recrutement tout en laissant à l’employeur le choix de recruter et au candidat la liberté de travailler ?

La priorité donnée aux candidats déjà employés dans l’entreprise
La sélection fondée sur les convictions personnelles du candidat
La liberté d’entreprise de l’employeur et la liberté du travail du candidat
La décision exclusive de l’employeur sans protection du candidat

La liberté d’entreprise de l’employeur et la liberté du travail du candidat

Explication

Le recrutement repose sur la liberté d’entreprise de l’employeur et la liberté du travail du candidat, sous réserve de méthodes et de questions encadrées. La sélection fondée sur les convictions personnelles méconnaît précisément les limites imposées au recrutement.

41. Laquelle de ces questions d’entretien respecte le critère du lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé ?

Envisagez-vous une grossesse au cours des prochaines années ?
Pour quelle raison votre conjoint exerce-t-il cette profession ?
Quelles sont vos convictions religieuses concernant le travail ?
Quelle expérience avez-vous de la gestion d’un budget similaire ?

Quelle expérience avez-vous de la gestion d’un budget similaire ?

Explication

Une question sur la gestion d’un budget similaire permet d’apprécier une aptitude professionnelle directement liée au poste. Les autres questions portent sur la vie privée ou les convictions et ne mesurent pas l’aptitude professionnelle requise.

42. Quelle distinction caractérise l’offre de contrat de travail et la promesse unilatérale depuis les arrêts du 21 septembre 2017 ?

L’offre et la promesse produisent les mêmes effets dès leur envoi au candidat
L’offre confère un droit d’option, tandis que la promesse peut être rétractée avant acceptation
L’offre engage définitivement l’employeur, tandis que la promesse dépend d’une nouvelle négociation
L’offre peut être rétractée avant acceptation, tandis que la promesse confère un droit d’option au candidat

L’offre peut être rétractée avant acceptation, tandis que la promesse confère un droit d’option au candidat

Explication

L’offre peut être rétractée avant son acceptation, alors que la promesse unilatérale donne au candidat un droit d’option que l’employeur ne peut pas retirer librement. Conférer ce droit à l’offre inverserait la distinction juridique entre les deux actes.

43. Que se passe-t-il lorsque l’employeur rétracte une promesse unilatérale après que le candidat l’a acceptée ?

Le contrat de travail est formé et la rupture produit les effets d’un licenciement
La rupture est traitée comme une simple erreur sans effet sur la relation de travail
Le contrat disparaît et le candidat peut réclamer une nouvelle proposition d’embauche
La rétractation suspend la formation du contrat jusqu’à une décision du juge

Le contrat de travail est formé et la rupture produit les effets d’un licenciement

Explication

Après l’acceptation du candidat, la promesse unilatérale a formé le contrat de travail ; sa rupture produit donc les effets d’un licenciement. La rétractation ne fait pas disparaître le contrat déjà formé.

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Mémorisez les réponses avec 78 flashcards sur Introduction au droit du travail.

Quelles sont les trois acceptions du terme travail ?

Le travail désigne le résultat d’une activité, l’activité elle-même, ou une activité avec garanties juridiques.

Qu'est-ce qui caractérise le travail indépendant ?

Il est exercé pour son propre compte sans lien hiérarchique.

Qu'est-ce qui caractérise le travail subordonné ?

Il est exercé sous le pouvoir de direction et de contrôle d’une autre personne.

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