QCM : Introduction au droit du travail (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue les droits sociaux constitutionnalisés par le Préambule de 1946 des libertés de première génération ?

Ils concernent principalement les libertés politiques exercées par les électeurs
Ils reposent principalement sur l’abstention de l’État face aux citoyens
Ils protègent surtout les échanges économiques entre employeurs et salariés
Ils supposent une intervention de l’État pour être effectivement garantis

Ils supposent une intervention de l’État pour être effectivement garantis

Explication

Les droits sociaux de 1946, comme le droit à la sécurité sociale ou au repos, nécessitent l’intervention de l’État pour être mis en œuvre. Les libertés de première génération exigent plutôt que l’État s’abstienne d’intervenir.

2. Quel est le principal objet du droit du travail étudié dans ce cours ?

Le statut général des agents publics
Les rapports entre artisans et corporations
Les droits des salariés dans l’emploi
Les règles applicables aux professions indépendantes

Les droits des salariés dans l’emploi

Explication

Le cours porte principalement sur les droits des salariés dans l’emploi, même si le droit du travail peut couvrir d’autres formes de travail. Les professions indépendantes et les fonctionnaires ne constituent donc pas son objet principal ici.

3. Lorsqu’un dispositif de recrutement collecte des données personnelles, quelle obligation s’impose à l’employeur ?

Informer les représentants du personnel, ce qui suffit pour collecter les données
Demander au candidat de fournir toutes les données utiles à l’entreprise
Recueillir l’accord du recruteur avant d’informer le candidat
Informer le candidat et recueillir son consentement à la collecte

Informer le candidat et recueillir son consentement à la collecte

Explication

Le candidat doit être informé des méthodes utilisées et son consentement doit être recueilli lorsqu’un dispositif collecte des données personnelles. L’information ou l’avis des représentants du personnel ne remplace pas ce consentement.

4. À partir de quelle période le salariat, entendu comme travail subordonné, se développe-t-il véritablement ?

À partir du Moyen Âge central
Après la Seconde Guerre mondiale
À partir du XIXe siècle
Dès la période de l’Antiquité

À partir du XIXe siècle

Explication

Le salariat moderne se développe véritablement à partir du XIXe siècle, malgré l’existence de formes de travail encadrées dès l’Antiquité. L’ancienneté du travail ne signifie donc pas que le salariat moderne existait déjà sous cette forme.

5. Quel changement la loi Travail de 2016 apporte-t-elle au principe de faveur ?

Elle réserve la fixation des majorations à une décision administrative nationale
Elle interdit aux accords d’entreprise de traiter des heures supplémentaires
Elle impose à chaque accord d’entreprise de reprendre la majoration prévue par la convention collective
Elle permet à un accord d’entreprise de prévoir une majoration inférieure à celle de la convention collective

Elle permet à un accord d’entreprise de prévoir une majoration inférieure à celle de la convention collective

Explication

La loi Travail met fin au caractère automatique du principe de faveur, ce qui permet notamment à un accord d’entreprise de fixer une majoration des heures supplémentaires inférieure à celle de la convention collective. Le principe ne disparaît donc pas sous la forme d’une interdiction de négocier au niveau de l’entreprise.

6. À quel niveau un accord collectif peut-il être négocié ?

Il peut être conclu par une administration nationale, mais pas par un groupe ou une organisation interprofessionnelle.
Il peut être conclu dans une entreprise, mais pas au niveau d’un établissement ou d’une branche professionnelle.
Il peut être conclu à l’échelle de l’établissement, de l’entreprise, du groupe, de la branche ou de l’interprofessionnel.
Il peut être conclu entre deux salariés, mais pas entre des organisations représentant plusieurs employeurs.

Il peut être conclu à l’échelle de l’établissement, de l’entreprise, du groupe, de la branche ou de l’interprofessionnel.

Explication

Les accords collectifs peuvent être négociés à plusieurs niveaux, de l’établissement jusqu’au niveau interprofessionnel, en passant par l’entreprise, le groupe et la branche. Leur champ de négociation n’est donc pas limité à l’entreprise prise dans son ensemble.

7. Quelle est la double finalité de la période d’essai au début du contrat de travail ?

Permettre aux deux parties de suspendre le contrat avant son exécution effective
Permettre à l’employeur de sanctionner les erreurs et au salarié de contester les conditions de travail
Permettre à l’employeur d’évaluer les compétences et au salarié de vérifier que les fonctions lui conviennent
Permettre au salarié de négocier sa rémunération et à l’employeur de modifier les fonctions prévues

Permettre à l’employeur d’évaluer les compétences et au salarié de vérifier que les fonctions lui conviennent

Explication

La période d’essai sert à évaluer l’aptitude professionnelle du salarié et l’adéquation du poste à ses attentes. La période probatoire constitue une notion différente, car elle intervient pendant l’exécution du contrat.

8. Quelle est la durée maximale légale de la période d’essai applicable à un cadre ?

Trois mois
Quatre mois
Deux mois
Six mois

Quatre mois

Explication

Pour les cadres, la durée maximale légale de la période d’essai est de quatre mois. Les ouvriers et employés relèvent d’un plafond de deux mois, tandis que les agents de maîtrise et techniciens relèvent de trois mois.

9. Quelle est la composition particulière du conseil de prud’hommes ?

Il rend une justice commerciale composée de dirigeants d’entreprise et de créanciers.
Il rend une justice paritaire avec des représentants des salariés et des employeurs.
Il rend une justice arbitrale réunissant des avocats et des représentants des consommateurs.
Il rend une justice administrative composée de magistrats et de fonctionnaires spécialisés.

Il rend une justice paritaire avec des représentants des salariés et des employeurs.

Explication

Le conseil de prud’hommes est la juridiction de première instance du droit du travail et sa composition est paritaire entre représentants des salariés et des employeurs. Il ne s’agit donc ni d’une juridiction administrative ni d’une juridiction commerciale.

10. À quelle question un candidat doit-il répondre de bonne foi ?

À une question sans lien professionnel posée pour comparer les candidats
À une question générale destinée à mesurer sa disponibilité sociale
À une question personnelle permettant de connaître ses habitudes familiales
À une question directement et nécessairement liée à l’emploi proposé

À une question directement et nécessairement liée à l’emploi proposé

Explication

Les informations demandées doivent servir à évaluer les capacités ou aptitudes et présenter un lien direct et nécessaire avec l’emploi. Une question personnelle sans rapport avec le poste n’appelle pas cette obligation de réponse.

11. Pourquoi la Révolution française supprime-t-elle les corporations ?

Pour réserver les métiers aux travailleurs déjà formés
Pour organiser une protection sociale destinée aux salariés
Pour libérer le travail et supprimer les corps intermédiaires
Pour renforcer le contrôle professionnel exercé par l’État

Pour libérer le travail et supprimer les corps intermédiaires

Explication

La suppression des corporations vise à libérer le travail et à éliminer les corps intermédiaires entre la nation et les citoyens. Elle ne cherche donc pas à renforcer l’organisation corporative des métiers.

12. Quelle sanction pénale peut viser la publication d’une offre d’emploi discriminatoire ?

Un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende
Cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende
Deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende
Trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende

Trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende

Explication

La publication d’une offre d’emploi discriminatoire constitue un délit puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. Les autres montants et durées ne correspondent pas à la sanction indiquée.

13. Quelles formalités sont nécessaires pour dénoncer valablement un usage d’entreprise ?

Publier une note interne et recueillir l’accord individuel des bénéficiaires
Informer les représentants, les salariés concernés et respecter un préavis suffisant
Prévenir les salariés bénéficiaires et modifier l’usage lors de la paie suivante
Consulter les seuls représentants et supprimer l’avantage dès leur information

Informer les représentants, les salariés concernés et respecter un préavis suffisant

Explication

La dénonciation valable suppose l’information des représentants du personnel, l’information individuelle des salariés concernés ou susceptibles de le devenir, ainsi qu’un délai de prévenance suffisant. La consultation des représentants ou une simple note interne ne remplace pas cet ensemble de formalités.

14. Quel élément caractérise un engagement unilatéral de l’employeur ?

Une pratique ancienne répétée selon des modalités constantes dans l’entreprise
Une habitude collective dont les conditions restent variables selon les années
Une volonté expresse d’accorder un avantage sur un support suffisamment précis
Une faveur orale accordée ponctuellement par un supérieur hiérarchique

Une volonté expresse d’accorder un avantage sur un support suffisamment précis

Explication

L’engagement unilatéral résulte d’une manifestation expresse de la volonté de l’employeur, formulée sur un support suffisamment précis pour accorder un avantage. Une pratique ancienne et répétée relève plutôt de la notion d’usage d’entreprise.

15. Dans quel contexte l’Organisation internationale du travail a-t-elle été créée ?

Elle a été créée en 1945 par la Charte des Nations unies pour organiser la sécurité sociale mondiale.
Elle a été créée en 1919 par le traité de Versailles pour élaborer des normes internationales du travail.
Elle a été créée en 1957 par le traité de Rome pour harmoniser les législations européennes du travail.
Elle a été créée en 1948 par la Déclaration universelle des droits de l’homme pour protéger les syndicats.

Elle a été créée en 1919 par le traité de Versailles pour élaborer des normes internationales du travail.

Explication

L’Organisation internationale du travail a été instituée en 1919 par le traité de Versailles afin de produire des normes internationales du travail. Sa création s’inscrit dans l’idée que la justice sociale contribue à la paix, et non dans la fondation de l’Union européenne ou de l’ONU.

16. Quelle caractéristique permet de distinguer un usage d’entreprise opposable d’une pratique ponctuelle de l’employeur ?

Une faveur individuelle, accordée sans conditions préalablement déterminables
Une pratique ancienne, constante, fixe et générale accordant un avantage
Une initiative occasionnelle, renouvelée selon les besoins du service
Une décision récente, variable et limitée à quelques salariés désignés

Une pratique ancienne, constante, fixe et générale accordant un avantage

Explication

Un usage d’entreprise repose sur une pratique ancienne, constante, fixe et générale qui devient une source opposable du droit du travail. Une pratique ponctuelle ou variable ne présente pas les caractéristiques requises pour être opposable.

17. Que réserve l’article 34 de la Constitution au législateur en matière sociale ?

La négociation des conventions collectives applicables dans chaque secteur professionnel.
La gestion des juridictions prud’homales et la désignation de leurs représentants.
La fixation de toutes les modalités pratiques de chaque relation individuelle de travail.
La détermination des grands principes du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale.

La détermination des grands principes du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale.

Explication

L’article 34 confie à la loi la détermination des grands principes du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale. Les modalités d’application peuvent ensuite être précisées par des normes réglementaires, ce qui exclut de réserver tout le détail au législateur.

18. Quelle exigence contribue à la validité d’une clause de non-concurrence ?

Une limitation géographique sans contrepartie lorsque l’activité est concurrente
Une interdiction générale sans durée, dès lors qu’elle protège l’employeur
Une acceptation implicite lorsque la clause figure dans un document remis au salarié
Une limitation dans le temps et l’espace avec une contrepartie pécuniaire non dérisoire

Une limitation dans le temps et l’espace avec une contrepartie pécuniaire non dérisoire

Explication

La clause doit notamment être écrite, expressément acceptée, justifiée par un intérêt légitime, limitée dans le temps et l’espace, et assortie d’une contrepartie pécuniaire non dérisoire. Une interdiction générale ou une acceptation implicite ne satisfait pas ces conditions.

19. Quel effet la loi Ollivier produit-elle sur les coalitions et la grève ?

Elle légalise la grève sans modifier les conséquences civiles du contrat
Elle interdit les syndicats mais autorise la grève dans les entreprises privées
Elle rend les syndicats licites et dépénalise la grève, qui reste une faute civile
Elle rétablit le délit de coalition tout en protégeant les contrats collectifs

Elle rend les syndicats licites et dépénalise la grève, qui reste une faute civile

Explication

La loi Ollivier abolit le délit de coalition, rend les syndicats licites et dépénalise la grève. Celle-ci demeure toutefois une faute civile pouvant permettre à l’employeur de rompre le contrat.

20. Quelle démarche fait partie de l’élaboration régulière du règlement intérieur ?

Faire approuver le document par chaque salarié avant son affichage
Consulter le CSE puis transmettre le document à l’inspection du travail
Transmettre le document au tribunal judiciaire avant toute consultation
Faire valider le document par le conseil de prud’hommes uniquement

Consulter le CSE puis transmettre le document à l’inspection du travail

Explication

L’employeur doit consulter le CSE, transmettre deux exemplaires à l’inspection du travail, adresser une copie au conseil de prud’hommes et afficher le règlement. La consultation des salariés ou la validation judiciaire ne constitue pas la procédure prévue.

21. Dans quelle situation une entreprise peut-elle relever de plusieurs conventions collectives ?

Lorsqu’elle signe plusieurs accords d’entreprise portant sur des thèmes différents de rémunération.
Lorsqu’elle possède plusieurs établissements, même si tous exercent la même activité professionnelle.
Lorsqu’elle exerce des activités nettement différenciées justifiant l’application de conventions distinctes.
Lorsqu’elle change régulièrement de salariés, sans modifier la nature de ses activités principales.

Lorsqu’elle exerce des activités nettement différenciées justifiant l’application de conventions distinctes.

Explication

Une entreprise relève en principe d’une seule convention collective, mais des activités nettement différenciées peuvent justifier l’application de plusieurs conventions. La pluralité d’établissements ou d’accords internes ne suffit pas, à elle seule, à créer cette exception.

22. Que devient un engagement unilatéral de durée déterminée lorsque son terme expressément prévu arrive ?

Il doit être remplacé par un accord collectif pour perdre son effet
Il se transforme en usage après plusieurs renouvellements de l’avantage
Il prend fin automatiquement à l’expiration de la durée prévue
Il reste opposable jusqu’à une dénonciation accomplissant la procédure applicable

Il prend fin automatiquement à l’expiration de la durée prévue

Explication

Lorsqu’une durée déterminée a été expressément prévue, l’engagement unilatéral cesse automatiquement à son terme. La procédure de dénonciation concerne l’engagement maintenu sans terme arrivé à échéance.

23. Dans quelles conditions un accord collectif s’impose-t-il à l’employeur ?

Lorsqu’il est signé par un employeur, même si son champ professionnel ne correspond pas à l’activité.
Lorsqu’il est favorable aux salariés, même si son champ géographique ne couvre pas l’entreprise.
Lorsqu’il concerne une branche, même si les salariés visés ne relèvent pas de son champ personnel.
Lorsque ses champs géographique, professionnel et personnel sont tous remplis.

Lorsque ses champs géographique, professionnel et personnel sont tous remplis.

Explication

L’accord collectif devient opposable à l’employeur lorsque les champs géographique, professionnel et personnel correspondent tous à la situation concernée. La seule signature ou le caractère favorable de l’accord ne suffit pas à établir cette application.

24. Quelle règle la loi Le Chapelier de juin 1791 établit-elle ?

Elle interdit les groupements professionnels et pénalise la coalition
Elle impose un contrat collectif à chaque employeur
Elle rétablit les corporations sous contrôle administratif
Elle autorise les syndicats et protège légalement la grève

Elle interdit les groupements professionnels et pénalise la coalition

Explication

La loi Le Chapelier interdit la reconstitution des corporations et les groupements professionnels, tout en transformant la coalition en infraction pénale. La reconnaissance des syndicats et la dépénalisation de la grève sont intervenues plus tard.

25. Dans quelle situation le caractère général d’un usage d’entreprise peut-il être reconnu ?

Lorsque l’avantage est accordé à des salariés choisis individuellement
Lorsque l’avantage dépend d’une décision différente chaque année
Lorsque l’avantage bénéficie à une catégorie homogène de salariés
Lorsque l’avantage est réservé aux salariés les plus récemment recrutés

Lorsque l’avantage bénéficie à une catégorie homogène de salariés

Explication

Le caractère général peut être établi lorsque l’avantage concerne une catégorie homogène de salariés, sans exiger qu’il soit accordé à tout le personnel. Une attribution à des personnes choisies individuellement ne satisfait pas cette exigence.

26. Quelle caractéristique définit le tripartisme de l’Organisation internationale du travail ?

Elle réunit des représentants des syndicats, des partis politiques et des juridictions nationales.
Elle réunit des représentants des États, des travailleurs et des employeurs.
Elle réunit des représentants des États, des tribunaux et des organisations humanitaires.
Elle réunit des représentants des employeurs, des consommateurs et des collectivités locales.

Elle réunit des représentants des États, des travailleurs et des employeurs.

Explication

Le tripartisme de l’OIT repose sur la participation conjointe des États, des travailleurs et des employeurs. Une organisation composée d’une seule catégorie de représentants ne correspondrait pas à cette structure.

27. Comment le droit de grève est-il protégé par le Préambule de la Constitution de 1946 ?

Il est constitutionnellement garanti, mais son exercice s’inscrit dans le cadre fixé par les lois.
Il est reconnu comme une liberté sans encadrement possible par les règles législatives.
Il est consacré par les conventions collectives plutôt que par les normes constitutionnelles.
Il est protégé uniquement lorsqu’il est exercé par les salariés des services publics.

Il est constitutionnellement garanti, mais son exercice s’inscrit dans le cadre fixé par les lois.

Explication

Le Préambule de 1946 garantit le droit de grève, tout en prévoyant que son exercice doit respecter les lois qui l’encadrent. Cette protection constitutionnelle ne transforme donc pas la grève en liberté dépourvue de toute réglementation.

28. Une maladie professionnelle est reconnue sans faute prouvée de l’employeur. Quel mécanisme correspond à la loi de 1888 sur les accidents du travail ?

Une réparation fondée sur la responsabilité civile dès qu’un contrat de travail existe
Une réparation intégrale subordonnée à la preuve d’une faute personnelle de l’employeur
Une réparation négociée après une expertise établissant la gravité du dommage
Une réparation automatique mais forfaitaire si le dommage et le lien professionnel sont établis

Une réparation automatique mais forfaitaire si le dommage et le lien professionnel sont établis

Explication

Le régime prévoit une réparation automatique mais forfaitaire lorsque le dommage et son lien avec le travail sont établis, sans preuve de faute de l’employeur. La responsabilité civile classique se distingue par l’exigence d’une faute et la réparation intégrale du préjudice.

29. À quel moment le principe de non-discrimination s’applique-t-il dans la relation de travail ?

Lorsqu’un salarié demande une promotion
Après la signature du contrat de travail
À partir de la fin de la période d’essai
Dès la procédure de recrutement

Dès la procédure de recrutement

Explication

Le principe de non-discrimination s’applique dès la procédure de recrutement et interdit notamment les exclusions fondées sur l’origine, le sexe, l’âge, la grossesse, les convictions religieuses, l’état de santé ou le handicap. Il ne commence donc pas avec la signature du contrat.

30. Dans quelle condition une période d’essai peut-elle être valablement imposée au salarié ?

Lorsqu’elle résulte d’une pratique habituelle dans l’entreprise ou le secteur professionnel
Lorsqu’elle est annoncée oralement par l’employeur lors de la prise de poste
Lorsqu’elle est expressément prévue par écrit dans le contrat ou dans un document annexé
Lorsqu’elle est ajoutée après l’embauche avec l’accord implicite du salarié

Lorsqu’elle est expressément prévue par écrit dans le contrat ou dans un document annexé

Explication

La période d’essai doit figurer expressément par écrit dans le contrat de travail ou dans un document annexé. Une clause absente du contrat ne peut pas être imposée ultérieurement sur la base d’une simple annonce ou d’une pratique.

31. Quelle était la portée de l’interdiction du travail des enfants de moins de huit ans sous Louis-Philippe ?

Elle concernait les champs, tandis que les manufactures restaient concernées par l’autorisation
Elle concernait les ateliers urbains, tandis que les manufactures restaient concernées par l’autorisation
Elle concernait les manufactures, tandis que les champs restaient concernés par l’autorisation
Elle concernait les manufactures et les champs selon l’âge des enfants

Elle concernait les manufactures, tandis que les champs restaient concernés par l’autorisation

Explication

L’interdiction visait le travail des enfants de moins de huit ans dans les manufactures, alors que le travail agricole restait autorisé. La mesure ne constituait donc pas une interdiction générale de toute activité enfantine.

32. Quelle condition doit respecter une clause de neutralité inscrite dans le règlement intérieur ?

Viser les convictions religieuses et s’appliquer selon la préférence du manager
Viser toutes les convictions et rester proportionnée au but recherché
Interdire toute manifestation personnelle sans justification liée à l’entreprise
S’appliquer aux salariés concernés sans considération des droits d’autrui

Viser toutes les convictions et rester proportionnée au but recherché

Explication

Une clause de neutralité doit viser toutes les convictions, être justifiée par les droits et libertés d’autrui ou le bon fonctionnement de l’entreprise, et rester proportionnée. Une clause visant uniquement la religion ne respecte pas cette exigence générale.

33. Qu’est-ce qui distingue une directive européenne d’un règlement européen ?

La directive s’applique directement sans adaptation dans tous les ordres juridiques nationaux.
La directive énonce une recommandation facultative qui ne nécessite aucune mesure nationale.
La directive fixe un objectif obligatoire qui doit être transposé dans le droit national.
La directive règle un litige individuel tandis que le règlement définit une politique générale.

La directive fixe un objectif obligatoire qui doit être transposé dans le droit national.

Explication

Une directive impose des objectifs à ses destinataires, mais leur réalisation nécessite une transposition nationale. L’application directe sans adaptation correspond davantage à la logique du règlement, tandis qu’une recommandation n’a pas la même force obligatoire.

34. Dans quelle situation le contrat de travail peut-il être conclu verbalement ?

Pour un CDD à temps plein
Pour un CDI à temps plein
Pour un CDI à temps partiel
Pour tout contrat conclu avec l’accord du salarié

Pour un CDI à temps plein

Explication

Un CDI à temps plein peut être verbal. En revanche, un CDD et un CDI à temps partiel doivent être établis par écrit, même lorsque les parties sont d’accord.

35. Quelles conditions générales sont nécessaires à la validité d’un contrat de travail ?

Une ancienneté professionnelle, une rémunération fixe et une période d’essai
Une autorisation administrative, une convention collective et deux témoins
Un consentement, la capacité des parties et un objet certain et licite
Une promesse écrite, une garantie financière et un accord syndical

Un consentement, la capacité des parties et un objet certain et licite

Explication

La validité du contrat exige le consentement, la capacité des parties ainsi qu’un objet certain et licite. Les autres éléments peuvent concerner certaines situations, mais ne constituent pas les conditions générales énoncées.

36. Quelle opposition permet de distinguer l’ordre public absolu de l’ordre public relatif en droit du travail ?

L’ordre public absolu relève des tribunaux, tandis que l’ordre public relatif relève des organisations syndicales.
L’ordre public absolu concerne les contrats individuels, tandis que l’ordre public relatif concerne les conventions collectives.
L’ordre public absolu fixe des recommandations, tandis que l’ordre public relatif établit des obligations pénales.
L’ordre public absolu s’impose à toutes les parties, tandis que l’ordre public relatif admet des dérogations encadrées.

L’ordre public absolu s’impose à toutes les parties, tandis que l’ordre public relatif admet des dérogations encadrées.

Explication

L’ordre public absolu impose une règle à toutes les parties, alors que l’ordre public relatif permet généralement certaines dérogations prévues par le droit du travail. La distinction porte donc sur la possibilité d’aménager la règle, et non sur le type de contrat ou l’autorité qui l’énonce.

37. Quel est l’effet principal du barème instauré par les ordonnances Macron de 2017 ?

Il fixe une indemnité identique pour toute rupture du contrat de travail
Il supprime toute indemnité lorsqu’un licenciement est contesté
Il garantit une indemnisation intégrale adaptée à chaque préjudice subi
Il plafonne les indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse

Il plafonne les indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse

Explication

Le barème plafonne les indemnités accordées en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, ce qui peut empêcher une réparation intégrale du préjudice. Il ne supprime pas toute indemnité et ne concerne pas uniformément toutes les ruptures du contrat.

38. Quelle différence distingue le règlement intérieur d’une instruction ponctuelle ?

Le règlement intérieur fixe des règles générales et permanentes
Le règlement intérieur organise les objectifs commerciaux de chaque service
Le règlement intérieur formule des consignes adaptées à chaque incident
Le règlement intérieur remplace les dispositions individuelles du contrat

Le règlement intérieur fixe des règles générales et permanentes

Explication

Le règlement intérieur contient notamment les règles générales et permanentes de discipline ainsi que les mesures d’hygiène et de sécurité. Une instruction ponctuelle ne constitue pas, par elle-même, son contenu obligatoire.

39. Quel est l’effet d’une vente, d’une fusion ou d’une transformation de l’entreprise sur un usage non régulièrement dénoncé ?

L’usage reste en vigueur et demeure opposable au nouvel employeur
L’usage cesse dès l’opération, sauf accord individuel de chaque salarié
L’usage est suspendu pendant la période de restructuration de l’entreprise
L’usage devient facultatif jusqu’à la conclusion d’un nouvel accord collectif

L’usage reste en vigueur et demeure opposable au nouvel employeur

Explication

Un usage régulièrement maintenu conserve sa force obligatoire et son opposabilité malgré une vente, une fusion, une transformation ou une succession. Une opération affectant l’entreprise ne suffit donc pas, à elle seule, à mettre fin à l’usage.

40. Que permet la loi de 1884 concernant les syndicats ?

Elle limite leur constitution aux professions reconnues par les corporations
Elle soumet leur constitution à une autorisation renouvelable de l’État
Elle réserve leur constitution aux salariés des établissements industriels
Elle autorise leur constitution libre sans autorisation préalable de l’État

Elle autorise leur constitution libre sans autorisation préalable de l’État

Explication

La loi de 1884 autorise la constitution libre des syndicats, alors qu’une autorisation étatique était auparavant requise. Elle marque donc une libéralisation de la création des organisations syndicales.

41. Quelle différence caractérise les conventions fondamentales de l’OIT par rapport aux autres conventions ?

Les conventions fondamentales sont adoptées par les tribunaux, tandis que les autres sont rédigées par les syndicats.
Les conventions fondamentales s’appliquent aux salariés européens, tandis que les autres visent les salariés des pays tiers.
Les conventions fondamentales doivent être respectées par les États membres, tandis que les autres dépendent d’une ratification.
Les conventions fondamentales concernent les entreprises privées, tandis que les autres concernent les administrations publiques.

Les conventions fondamentales doivent être respectées par les États membres, tandis que les autres dépendent d’une ratification.

Explication

Les conventions fondamentales de l’OIT ont une portée obligatoire pour les États membres, alors que les autres conventions deviennent applicables selon la ratification de chaque État. La distinction ne repose donc ni sur le secteur d’activité ni sur la région concernée.

42. Comment définir un accord collectif en droit du travail ?

C’est un règlement administratif élaboré par le ministère du Travail pour une profession.
C’est une décision prise par l’employeur pour organiser le travail sans négociation avec les salariés.
C’est un ensemble de règles négociées entre un employeur ou ses représentants et des syndicats de salariés.
C’est un jugement rendu par une juridiction pour régler les relations entre plusieurs entreprises.

C’est un ensemble de règles négociées entre un employeur ou ses représentants et des syndicats de salariés.

Explication

Un accord collectif résulte d’une négociation entre l’employeur ou les représentants des employeurs et un ou plusieurs syndicats de salariés. Une règle imposée unilatéralement par l’employeur ne possède donc pas cette caractéristique négociée.

43. Quelles conditions doivent être réunies pour renouveler une période d’essai ?

Une autorisation administrative, une nouvelle embauche et une durée pouvant dépasser la période initiale selon la qualification
Une décision unilatérale de l’employeur, une information orale du salarié et une durée librement fixée selon les besoins du poste
Une convention collective de branche étendue, une clause expresse du contrat et le consentement manifeste du salarié, sans dépasser le double de la durée initiale
Un accord entre collègues, une clause du règlement intérieur et une prolongation limitée à la durée des absences

Une convention collective de branche étendue, une clause expresse du contrat et le consentement manifeste du salarié, sans dépasser le double de la durée initiale

Explication

Le renouvellement exige cumulativement un fondement conventionnel, une stipulation expresse du contrat et un consentement manifeste du salarié, avec une durée totale plafonnée au double de la période initiale. Une décision unilatérale de l’employeur ne suffit donc pas à prolonger valablement l’essai.

44. À quelle durée légale du travail la loi Aubry abaisse-t-elle la durée de référence ?

À 37 heures
À 32 heures
À 35 heures
À 39 heures

À 35 heures

Explication

La loi Aubry abaisse la durée légale du travail à 35 heures. Les durées supérieures correspondent à des réformes antérieures ou à d’autres repères, et non à la durée fixée par cette loi.

45. Quel effet produit la révocation d’une promesse unilatérale pendant le délai d’option ?

Elle empêche la formation du contrat et engage la responsabilité extracontractuelle
Elle transforme automatiquement la promesse en simple invitation à négocier
Elle suspend la formation du contrat sans entraîner de responsabilité
Elle n’empêche pas la formation du contrat et engage la responsabilité contractuelle

Elle n’empêche pas la formation du contrat et engage la responsabilité contractuelle

Explication

La révocation d’une promesse unilatérale pendant le délai d’option n’empêche pas la formation du contrat et engage la responsabilité contractuelle. Cette situation se distingue de la rétractation d’une offre, qui empêche la formation du contrat et relève de la responsabilité extracontractuelle.

46. Quelle combinaison décrit correctement les caractères constant, général et fixe d’un usage d’entreprise ?

Décision annuelle, ensemble du personnel, montant librement choisi
Répétition dans le temps, catégorie homogène, attribution déterminable
Renouvellement irrégulier, groupe variable, avantage fixé après attribution
Application occasionnelle, salariés désignés, conditions modifiées à chaque versement

Répétition dans le temps, catégorie homogène, attribution déterminable

Explication

Le caractère constant correspond à une répétition durable, le caractère général peut viser une catégorie homogène et le caractère fixe exige des conditions d’attribution déterminables. Le bénéfice n’a donc pas besoin d’être accordé à tous les salariés pour être général.

47. Qu’est-ce qui rend un usage d’entreprise opposable à l’employeur ?

Une faveur individuelle, attribuée à certains salariés sans règle définie
Une pratique ancienne, constante, fixe et générale accordant un avantage
Une mesure ponctuelle, décidée selon les circonstances économiques
Une promesse informelle, renouvelée de manière irrégulière par le responsable

Une pratique ancienne, constante, fixe et générale accordant un avantage

Explication

L’usage d’entreprise devient opposable lorsqu’une pratique ancienne, constante, fixe et générale accorde un avantage aux salariés. Une pratique ponctuelle ne possède pas la stabilité nécessaire pour produire cet effet juridique.

48. Dans quelle entreprise le règlement intérieur devient-il obligatoire ?

Dans toute entreprise dès le premier salarié
Dans une entreprise employant au moins veinte salariés
Dans une entreprise employant au moins 50 salariés
Dans une entreprise employant plus de 100 salariés

Dans une entreprise employant au moins 50 salariés

Explication

Le règlement intérieur est obligatoire dans les entreprises ou établissements employant au moins 50 salariés. En cas d’absence après trois mois, l’employeur peut être empêché de prononcer une sanction disciplinaire.

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Quelles relations le droit du travail encadre-t-il principalement ?

Les relations de travail des salariés dans l’emploi.

À partir de quel siècle le salariat se développe-t-il vraiment ?

À partir du XIXe siècle.

Que supprime la Révolution française pour libérer le travail ?

Les corporations.

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