QCM : Introduction au droit et droit des personnes (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne le droit objectif dans une société donnée ?

Les décisions rendues par les juridictions dans les litiges individuels
L’ensemble des règles qui régissent les rapports entre les personnes
Les prérogatives reconnues à une personne dans ses relations avec autrui
Les analyses produites par les spécialistes des phénomènes juridiques

L’ensemble des règles qui régissent les rapports entre les personnes

Explication

Le droit objectif regroupe les règles de conduite applicables aux rapports sociaux entre les personnes. Les prérogatives reconnues à un individu relèvent des droits subjectifs, et non du droit objectif.

2. Une personne invoque une liberté ou une créance que les règles juridiques lui reconnaissent face à autrui : de quelle notion s’agit-il ?

D’un droit subjectif détenu par cette personne
Du droit objectif applicable à toute la société
D’une discipline consacrée à l’étude du droit
D’une règle de conduite imposée par une autorité

D’un droit subjectif détenu par cette personne

Explication

Un droit subjectif est une prérogative reconnue à un individu ou à un groupe, dont il peut se prévaloir dans ses relations avec les autres. Le droit objectif correspond plutôt à l’ensemble des règles qui reconnaissent ces prérogatives.

3. Quelle différence caractérise le droit naturel classique et le droit naturel moderne ?

Le premier dépend des lois en vigueur, le second des décisions judiciaires
Le premier renvoie à la nature ou au divin, le second à l’être humain
Le premier repose sur l’économie, le second sur les institutions politiques
Le premier concerne les individus, le second concerne les autorités publiques

Le premier renvoie à la nature ou au divin, le second à l’être humain

Explication

Le droit naturel classique fonde le droit sur la nature des choses ou sur des préceptes divins, tandis que le droit naturel moderne rattache les normes permanentes à l’être humain. Les lois en vigueur relèvent plutôt du droit positif.

4. Une règle adoptée par une autorité compétente et applicable dans une société à une date donnée relève-t-elle du droit positif ?

Oui, car le droit positif est posé par une autorité et actuellement en vigueur
Non, car toute règle juridique doit provenir d’un principe naturel supérieur
Non, car le droit positif correspond aux théories élaborées par les juristes
Oui, car le droit positif désigne les valeurs morales partagées par une société

Oui, car le droit positif est posé par une autorité et actuellement en vigueur

Explication

Le droit positif désigne le droit posé par une autorité et en vigueur à un moment donné dans une société. Un fondement supérieur aux lois humaines caractérise plutôt le droit naturel.

5. Quelle conception des droits subjectifs est associée au positivisme juridique ?

Ils proviennent principalement des traditions morales propres à chaque société
Ils résultent de valeurs supérieures auxquelles toute loi doit se conformer
Ils sont définis par les convictions personnelles des praticiens du droit
Ils découlent du droit positif et doivent être étudiés dans une démarche objective

Ils découlent du droit positif et doivent être étudiés dans une démarche objective

Explication

Pour le positivisme juridique, les droits subjectifs découlent du droit positif et l’étude des disciplines juridiques doit être objective et scientifique. Le rattachement des droits à des valeurs supérieures correspond davantage aux conceptions jusnaturalistes.

6. Dans quelle situation le débat contemporain sur le rapport entre droit et morale devient-il particulièrement important ?

Lorsque les tribunaux appliquent une règle sans difficulté particulière
Lorsque les juristes doivent classer les différentes branches du droit
Lorsque le droit positif semble contredire la démocratie ou l’égalité
Lorsque les praticiens choisissent une méthode de recherche juridique

Lorsque le droit positif semble contredire la démocratie ou l’égalité

Explication

Le débat porte notamment sur la possibilité de séparer le droit de la morale, de l’éthique et de la politique lorsque le droit positif contredit des valeurs fondamentales comme la démocratie ou l’égalité. Une application ordinaire d’une règle ne soulève pas nécessairement cette question de fond.

7. Que désigne la normativité d’une règle ?

Sa conformité aux usages sociaux établis
Son caractère constitutif d’une règle
Son appartenance formelle à un ordre juridique
Son origine dans une décision judiciaire

Son caractère constitutif d’une règle

Explication

La normativité désigne le fait qu’un énoncé constitue une règle, notamment parce qu’il prescrit une conduite. L’appartenance d’une règle au droit relève plutôt de sa juridicité, qui est une notion distincte.

8. Selon quelles dimensions la normativité d’une règle peut-elle être étudiée ?

Son émission, son contenu prescriptif et sa réception
Son origine politique, sa sanction et sa durée d’application
Son adoption parlementaire, son contrôle et son abrogation
Sa rédaction, sa publication et son interprétation judiciaire

Son émission, son contenu prescriptif et sa réception

Explication

L’étude de la normativité porte sur l’auteur qui émet la règle, sur ce que celle-ci prescrit et sur la manière dont ses destinataires la reçoivent. Les autres réponses décrivent des étapes ou aspects possibles de la vie juridique, mais pas les trois dimensions indiquées.

9. Quelle distinction oppose correctement une loi scientifique à une règle juridique ?

La loi scientifique décrit et peut être vraie ou fausse, tandis que la règle juridique prescrit et peut être valide ou non valide
La loi scientifique prescrit un comportement, tandis que la règle juridique décrit un phénomène vrai ou faux
La loi scientifique commande une conduite sociale, tandis que la règle juridique explique la réalité observable
La loi scientifique est valide ou non valide, tandis que la règle juridique est vraie ou fausse

La loi scientifique décrit et peut être vraie ou fausse, tandis que la règle juridique prescrit et peut être valide ou non valide

Explication

Une loi scientifique vise à décrire la réalité et se juge selon sa vérité ou sa fausseté, alors qu’une règle juridique impose une conduite et se juge selon sa validité. Les autres réponses inversent ces critères ou attribuent à chaque énoncé une fonction qui ne lui correspond pas.

10. Quelle définition caractérise le mieux la règle de droit ?

Une pratique sociale particulière, dépourvue de sanction organisée par l’État
Une décision ponctuelle et facultative, appliquée par les parties à un rapport privé
Une règle de conduite générale, abstraite et obligatoire, garantie par la puissance publique
Une recommandation individuelle et concrète, dont l’exécution dépend de la conscience personnelle

Une règle de conduite générale, abstraite et obligatoire, garantie par la puissance publique

Explication

La règle de droit organise les rapports sociaux de manière générale, abstraite et obligatoire, avec une sanction assurée par la puissance publique. Une recommandation morale ou une pratique sociale ne possède pas nécessairement cette combinaison de portée et de garantie publique.

11. Quelle différence oppose une règle d’ordre public à une règle supplétive ?

La règle d’ordre public dépend d’un accord, tandis que la règle supplétive s’impose contre la volonté des parties
La règle d’ordre public s’impose aux personnes, tandis que la règle supplétive intervient à défaut de convention particulière
La règle d’ordre public concerne les contrats, tandis que la règle supplétive concerne les sanctions pénales
La règle d’ordre public est facultative, tandis que la règle supplétive produit une obligation générale

La règle d’ordre public s’impose aux personnes, tandis que la règle supplétive intervient à défaut de convention particulière

Explication

Une règle d’ordre public ne peut pas être écartée par la volonté des parties, alors qu’une règle supplétive s’applique lorsque les intéressés n’ont pas prévu une solution différente. La réponse qui inverse ces effets correspond précisément à la confusion classique entre les deux catégories.

12. Que signifie la justiciabilité d’une règle de droit ?

La possibilité de l’invoquer et de la mobiliser devant la justice
La possibilité de la sanctionner par une autorité administrative
La possibilité de la modifier par une convention entre particuliers
La possibilité de la rendre applicable sans intervention d’un juge

La possibilité de l’invoquer et de la mobiliser devant la justice

Explication

La justiciabilité est le caractère d’une règle qui peut être invoquée et utilisée dans le cadre d’une procédure judiciaire. Elle ne désigne ni la modification conventionnelle de la règle ni le mode particulier de sa sanction.

13. Que signifie la jurisdictio dans les pouvoirs du juge ?

Le pouvoir de concilier les parties sans trancher leur différend
Le pouvoir de proposer une règle générale applicable à tous les litiges
Le pouvoir de dire le droit dans une situation particulière
Le pouvoir de commander l’exécution matérielle d’une décision

Le pouvoir de dire le droit dans une situation particulière

Explication

La jurisdictio est la fonction juridictionnelle par laquelle le juge détermine le droit applicable à une situation donnée. Le pouvoir de commander et de trancher avec autorité relève de l’imperium, notion distincte.

14. Quelle conséquence découle du principe dispositif dans un procès civil ?

Les juges doivent rechercher une solution générale dépassant les prétentions des parties
Les juges peuvent refuser de statuer si les parties présentent des demandes imprécises
Les juges ne se saisissent pas eux-mêmes et statuent sur les demandes qui leur sont soumises
Les juges peuvent introduire une demande nouvelle lorsqu’ils estiment le litige incomplet

Les juges ne se saisissent pas eux-mêmes et statuent sur les demandes qui leur sont soumises

Explication

Le principe dispositif signifie que l’initiative du procès appartient aux parties et que le juge doit répondre aux demandes dont il est saisi. Il n’autorise donc pas le juge à étendre spontanément l’objet du litige ni à se dispenser de statuer.

15. Que doit faire un juge lorsque la loi est silencieuse, obscure ou insuffisante ?

Transférer automatiquement l’affaire à une autorité administrative
Créer une disposition générale qui réglera les litiges analogues
Statuer malgré cette difficulté afin de ne pas commettre un déni de justice
Suspendre l’affaire jusqu’à l’adoption d’une nouvelle loi applicable

Statuer malgré cette difficulté afin de ne pas commettre un déni de justice

Explication

L’article 4 du Code civil impose au juge de statuer même lorsque le texte légal ne fournit pas une réponse claire ou complète. Attendre une nouvelle loi ou édicter une règle générale méconnaîtrait respectivement l’obligation de juger et l’interdiction faite au juge de légiférer.

16. Quelle limite l’article 5 du Code civil impose-t-il au juge ?

Il lui interdit de prononcer des dispositions générales et réglementaires pour les causes soumises
Il lui interdit de rendre une décision ayant autorité dans le litige jugé
Il lui interdit de motiver une décision fondée sur l’interprétation d’une règle
Il lui interdit de statuer lorsqu’aucun texte ne prévoit précisément la solution

Il lui interdit de prononcer des dispositions générales et réglementaires pour les causes soumises

Explication

L’article 5 interdit au juge de transformer sa décision dans une affaire particulière en règle générale et réglementaire pour les affaires futures. Cette interdiction ne supprime ni son obligation de statuer ni son pouvoir d’interpréter les règles applicables.

17. Que désigne l’expression « sources du droit » ?

Les institutions chargées d’appliquer les règles de droit
Les modes de formation des règles du droit objectif
Les catégories de règles classées par matière juridique
Les procédures utilisées pour résoudre les litiges judiciaires

Les modes de formation des règles du droit objectif

Explication

Les sources du droit correspondent aux modes de formation des règles qui composent le droit objectif. Les branches du droit, en revanche, regroupent ces règles selon leur matière, ce qui constitue la confusion la plus fréquente.

18. Quel ensemble comprend notamment la Constitution du 4 octobre 1958, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004 ?

Le domaine réglementaire de l’État
Le recueil des lois organiques françaises
Le corpus des conventions internationales
Le bloc de constitutionnalité

Le bloc de constitutionnalité

Explication

Le bloc de constitutionnalité rassemble ces textes et principes de valeur constitutionnelle. Les conventions internationales appartiennent à un autre ensemble normatif et ne constituent pas, par elles-mêmes, le bloc de constitutionnalité.

19. Quelle distinction décrit correctement la loi et le règlement ?

La loi est adoptée par le Parlement, tandis que le règlement est pris par les autorités administratives et l’exécutif.
La loi est prise par le Gouvernement, tandis que le règlement est adopté par le Parlement.
La loi est élaborée par les juridictions, tandis que le règlement est voté par les électeurs.
La loi est négociée par les organisations internationales, tandis que le règlement est adopté par le Parlement.

La loi est adoptée par le Parlement, tandis que le règlement est pris par les autorités administratives et l’exécutif.

Explication

La loi est l’œuvre du Parlement, alors que le règlement regroupe les actes pris par les autorités administratives et l’exécutif. Attribuer le règlement au Parlement inverse précisément la distinction entre ces deux sources internes.

20. Quelle conséquence découle de la hiérarchie des normes lorsqu’une norme inférieure contredit une norme supérieure ?

La norme supérieure cesse de produire ses effets dans le litige concerné.
Les deux normes s’appliquent ensemble selon la préférence du juge.
La norme inférieure ne doit pas être appliquée dans la mesure de sa contrariété.
La norme inférieure devient supérieure en raison de son application pratique.

La norme inférieure ne doit pas être appliquée dans la mesure de sa contrariété.

Explication

La hiérarchie des normes impose qu’une norme inférieure respecte la norme supérieure qui lui est opposable. Lorsqu’elle lui est contraire, elle ne doit pas être appliquée, contrairement à une norme conforme.

21. Dans la conception interne présentée, quel ordre exprime correctement la hiérarchie des normes ?

Les règlements, les lois, puis la Constitution
La Constitution, les règlements, puis les lois
La Constitution, les lois, puis les règlements
Les lois, la Constitution, puis les règlements

La Constitution, les lois, puis les règlements

Explication

La conception interne présentée place la Constitution au-dessus des lois, elles-mêmes supérieures aux règlements. L’ordre inversant les lois et les règlements méconnaît donc leur rang respectif.

22. Au cours d’un procès, par quel mécanisme un justiciable peut-il déclencher un contrôle a posteriori de constitutionnalité ?

En invoquant une directive européenne non transposée
En demandant directement au Parlement d’annuler la loi
En déposant une plainte auprès d’une autorité administrative
En soulevant une question prioritaire de constitutionnalité

En soulevant une question prioritaire de constitutionnalité

Explication

Une question prioritaire de constitutionnalité permet à un justiciable de contester, au cours d’un procès, la conformité d’une disposition législative aux droits et libertés garantis par la Constitution. Une plainte administrative ne constitue pas ce mécanisme de contrôle constitutionnel.

23. Quelle conception reconnaît que plusieurs ordres juridiques peuvent interférer, se chevaucher et se compléter ?

Le monisme juridique
Le légalisme parlementaire
Le centralisme juridictionnel
Le pluralisme juridique

Le pluralisme juridique

Explication

Le pluralisme juridique reconnaît la coexistence de plusieurs ordres juridiques susceptibles d’interagir. Le monisme rattache principalement le droit à un ordre juridique unique, ce qui correspond à une conception différente.

24. À quelle condition les traités et accords internationaux régulièrement ratifiés ou approuvés ont-ils une autorité supérieure à celle des lois ?

Dès leur signature, même avant toute approbation parlementaire
Dès leur négociation, lorsque leur contenu concerne une liberté publique
Après leur publication, sous réserve de leur application par l’autre partie
Après leur adoption par une juridiction nationale, sans autre condition

Après leur publication, sous réserve de leur application par l’autre partie

Explication

Les traités et accords régulièrement ratifiés ou approuvés acquièrent, dès leur publication, une autorité supérieure aux lois sous réserve de réciprocité. Leur simple signature ou négociation ne suffit donc pas à produire cet effet.

25. Quelle distinction caractérise correctement les règlements et les directives de l’Union européenne ?

Le règlement s’adresse aux juridictions, tandis que la directive concerne les autorités administratives.
Le règlement fixe des objectifs nationaux, tandis que la directive crée des règles identiques immédiates.
Le règlement nécessite une transposition, tandis que la directive est directement applicable.
Le règlement est directement applicable, tandis que la directive nécessite une transposition.

Le règlement est directement applicable, tandis que la directive nécessite une transposition.

Explication

Le règlement européen s’applique directement sur le territoire de l’Union, alors que la directive doit être transposée selon les modalités prévues. Confondre ces effets revient à inverser leur régime juridique respectif.

26. Que peut faire un juge judiciaire ou administratif lorsqu’une loi est contraire à une convention internationale ?

Écarter la loi dans le litige sans pouvoir l’abroger
Abroger la loi et la remplacer par une nouvelle convention
Modifier la loi pour la rendre conforme à la convention
Annuler la convention afin de préserver la loi nationale

Écarter la loi dans le litige sans pouvoir l’abroger

Explication

Dans le cadre du contrôle de conventionnalité, le juge peut écarter l’application de la loi contraire à une convention internationale. Il ne dispose toutefois pas du pouvoir de l’abroger, qui relève du législateur ou des mécanismes compétents.

27. Dans quel sens le terme « jurisprudence » peut-il être employé en droit ?

Pour désigner les lois adoptées par le Parlement et leur procédure d’entrée en vigueur
Pour désigner les sanctions prononcées par l’administration contre les particuliers
Pour désigner les décisions de justice et la pratique d’interprétation des juridictions
Pour désigner les usages professionnels reconnus par les parties à un contrat

Pour désigner les décisions de justice et la pratique d’interprétation des juridictions

Explication

La jurisprudence peut désigner l’ensemble des décisions judiciaires, la pratique interprétative des tribunaux ou encore la régulation de cette interprétation par les juridictions suprêmes. Les lois parlementaires relèvent de la législation et ne correspondent pas à cette notion.

28. Quelle est la fonction principale de la Cour de cassation et du Conseil d’État dans l’ordre juridictionnel français ?

Trancher principalement les litiges particuliers comme les juridictions de première instance
Réguler l’interprétation des règles de droit au sommet de leur ordre juridictionnel
Déterminer les faits matériels sans contrôler l’application des règles de droit
Adopter les lois nécessaires à l’organisation des juridictions civiles et administratives

Réguler l’interprétation des règles de droit au sommet de leur ordre juridictionnel

Explication

La Cour de cassation et le Conseil d’État régulent l’interprétation des règles de droit au sommet des ordres judiciaire et administratif. Les juridictions de fond ont principalement pour rôle de trancher les litiges particuliers en examinant les faits et le droit applicable.

29. Lorsqu’une norme inférieure est contraire à une norme supérieure dans une hiérarchie des normes, quelle solution doit en principe être retenue ?

Appliquer la norme inférieure parce qu’elle est plus proche de la situation concrète
Maintenir les deux normes en vigueur en laissant les parties décider de leur portée
Écarter l’application de la norme inférieure incompatible avec la norme supérieure
Choisir la norme adoptée en dernier sans tenir compte de son niveau hiérarchique

Écarter l’application de la norme inférieure incompatible avec la norme supérieure

Explication

Dans une hiérarchie des normes, la norme supérieure prime en principe et la norme inférieure contraire doit être écartée. La date d’adoption ou la préférence des parties ne permet pas de renverser cette hiérarchie.

30. Quel principe résulte de l’article 2 du Code civil concernant l’application de la loi dans le temps ?

La loi nouvelle régit les faits anciens dès sa publication officielle
La loi s’applique aux situations passées lorsque son contenu paraît plus favorable
La loi reste sans effet jusqu’à ce qu’une juridiction précise sa portée
La loi vaut pour l’avenir et ne produit pas d’effet rétroactif

La loi vaut pour l’avenir et ne produit pas d’effet rétroactif

Explication

L’article 2 du Code civil pose le principe selon lequel la loi ne vaut que pour l’avenir et n’a pas d’effet rétroactif. Une loi nouvelle ne régit donc pas, en principe, les situations définitivement réalisées avant son entrée en vigueur.

31. Quel acte du président de la République rend une loi exécutoire après son adoption par le Parlement ?

La ratification
La codification
La promulgation
La publication

La promulgation

Explication

La promulgation est l’acte présidentiel nécessaire pour rendre une loi exécutoire après son adoption par le Parlement. La publication assure sa connaissance officielle, mais ne constitue pas l’acte présidentiel visé par cette définition.

32. Quelle distinction permet de différencier un droit acquis d’une simple expectative ?

Le droit acquis concerne une situation internationale, tandis que l’expectative concerne une situation territoriale
Le droit acquis est définitivement réalisé, tandis que l’expectative ne constitue pas encore un droit constitué
Le droit acquis dépend d’un événement futur, tandis que l’expectative produit déjà tous ses effets juridiques
Le droit acquis résulte d’une loi nouvelle, tandis que l’expectative résulte d’une décision définitivement jugée

Le droit acquis est définitivement réalisé, tandis que l’expectative ne constitue pas encore un droit constitué

Explication

Un droit acquis est définitivement réalisé sous l’empire de la loi ancienne, alors qu’une simple expectative ne constitue pas encore un droit définitivement établi. Le caractère futur et incertain de l’expectative empêche de la traiter comme un droit déjà constitué.

33. Comment une loi nouvelle s’applique-t-elle à une situation juridique commencée avant son entrée en vigueur ?

Elle régit tous les effets passés et futurs afin d’unifier le régime juridique de la situation
Elle s’applique aux effets futurs seulement après une décision judiciaire confirmant son entrée en vigueur
Elle régit les effets futurs, tandis que les effets déjà définitivement réalisés restent soumis à la loi ancienne
Elle laisse la loi ancienne régir les effets futurs jusqu’à la clôture complète de la situation

Elle régit les effets futurs, tandis que les effets déjà définitivement réalisés restent soumis à la loi ancienne

Explication

La loi nouvelle s’applique immédiatement aux effets futurs des situations juridiques en cours, tandis que les effets déjà définitivement réalisés restent soumis à la loi ancienne. Cette distinction protège les situations déjà constituées tout en permettant à la loi nouvelle de régir la suite de leurs effets.

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Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Introduction au droit et droit des personnes.

Qu'est-ce que le droit objectif selon F.Terré ?

L'ensemble des règles de conduite régissant les rapports entre personnes dans une société.

Que sont les droits subjectifs d'après F.Terré ?

Les prérogatives reconnues à un individu ou groupe par le droit objectif.

Sur quoi fonde le droit naturel classique ?

Sur la nature des choses ou des préceptes divins.

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