QCM : La juridiction administrative (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la juridiction administrative en droit français ?

Le seul Conseil d’État chargé de régler les litiges administratifs
L’ensemble des juridictions chargées de connaître des litiges administratifs
Les autorités administratives qui prennent les décisions contestées
L’ensemble des tribunaux judiciaires compétents contre l’administration

L’ensemble des juridictions chargées de connaître des litiges administratifs

Explication

La juridiction administrative regroupe les juridictions administratives générales et spéciales compétentes pour les litiges administratifs. La réduire au Conseil d’État constitue une conception trop restrictive, car d’autres juridictions administratives existent.

2. Quelles juridictions composent les juridictions administratives générales ?

Les cours administratives d’appel, les tribunaux judiciaires et les cours d’appel
Les conseils de préfecture, les tribunaux judiciaires et le Conseil d’État
Les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État
Les tribunaux administratifs, les juridictions spécialisées et la Cour de cassation

Les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État

Explication

Les juridictions administratives générales comprennent les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État. Les juridictions spéciales ont, quant à elles, une compétence limitée à certaines catégories de litiges.

3. Quelle caractéristique distingue les juridictions administratives spéciales des juridictions administratives générales ?

Elles conseillent l’administration et leurs avis sont soumis à l’approbation du pouvoir exécutif
Elles statuent sur les infractions pénales et leurs décisions sont contrôlées en cassation par la Cour de cassation
Elles connaissent de catégories déterminées de litiges et leurs décisions peuvent être contrôlées en cassation par le Conseil d’État
Elles examinent tout litige administratif et leurs décisions sont contrôlées en appel par les tribunaux administratifs

Elles connaissent de catégories déterminées de litiges et leurs décisions peuvent être contrôlées en cassation par le Conseil d’État

Explication

Les juridictions administratives spéciales ont une compétence limitée à des catégories précises de litiges, et le Conseil d’État exerce sur leurs décisions un contrôle de cassation. Elles ne disposent donc pas d’une compétence générale comparable à celle des juridictions administratives générales.

4. Quel effet la loi des 16 et 24 août 1790 produit-elle sur les rapports entre justice et administration ?

Elle autorise les juges judiciaires à suspendre les opérations administratives qu’ils estiment illégales
Elle confie aux tribunaux judiciaires le règlement général des litiges opposant les citoyens à l’administration
Elle sépare les fonctions judiciaires et administratives et interdit aux juges de troubler l’action administrative
Elle crée les tribunaux administratifs chargés de juger les actes pris par les autorités administratives

Elle sépare les fonctions judiciaires et administratives et interdit aux juges de troubler l’action administrative

Explication

La loi des 16 et 24 août 1790 sépare les fonctions judiciaires et administratives et interdit aux juges d’intervenir dans les opérations des corps administratifs. Elle ne donne donc pas aux tribunaux judiciaires une compétence générale sur l’administration.

5. Que prévoit le décret du 16 fructidor an III concernant les actes d’administration ?

Il attribue aux tribunaux judiciaires le pouvoir de contrôler les actes administratifs les plus importants
Il interdit aux tribunaux judiciaires de connaître des actes d’administration, quelle qu’en soit la nature
Il autorise les autorités administratives à réviser les décisions rendues par les tribunaux judiciaires
Il confie au Conseil d’État le jugement de tous les litiges administratifs en première instance

Il interdit aux tribunaux judiciaires de connaître des actes d’administration, quelle qu’en soit la nature

Explication

Le décret du 16 fructidor an III interdit aux tribunaux de connaître des actes d’administration, quelle que soit leur nature. Il confirme ainsi la séparation entre autorités judiciaires et administratives, plutôt qu’une compétence générale des tribunaux judiciaires.

6. En quoi consiste le système de l’administrateur-juge ?

Les tribunaux judiciaires examinent les actes administratifs selon les règles ordinaires du procès civil
Les juridictions spécialisées statuent sur des litiges déterminés sous le contrôle de la Cour de cassation
L’administration exerce elle-même le pouvoir d’agir et de juger les contentieux qui la concernent
Le Conseil d’État tranche les litiges administratifs au nom du peuple français avec une pleine autonomie

L’administration exerce elle-même le pouvoir d’agir et de juger les contentieux qui la concernent

Explication

Dans le système de l’administrateur-juge, l’administration cumule le pouvoir d’agir et celui de juger ses propres contentieux. Ce système se distingue d’une justice confiée à une juridiction indépendante de l’administration.

7. Que signifie la justice retenue appliquée au Conseil d’État ?

Le ministre compétent juge les litiges administratifs avant tout recours devant le Conseil d’État
Le Conseil d’État statue souverainement au nom du peuple français sans intervention de l’exécutif
Les décisions contentieuses du Conseil d’État doivent être approuvées par le chef de l’exécutif
Les tribunaux administratifs rendent les décisions que le Conseil d’État confirme en appel

Les décisions contentieuses du Conseil d’État doivent être approuvées par le chef de l’exécutif

Explication

La justice retenue signifie que les décisions contentieuses du Conseil d’État sont soumises à l’approbation du chef de l’exécutif. Le Conseil d’État ne dispose donc pas encore du pouvoir de décider souverainement, qui caractérise la justice déléguée.

8. Quelle évolution la loi du 24 mai 1872 introduit-elle pour le Conseil d’État ?

Elle transforme les conseils de préfecture en tribunaux administratifs juges de droit commun
Elle rétablit le Conseil d’État après une période de suppression des institutions administratives
Elle met fin au système du ministre-juge en attribuant au Conseil d’État un litige particulier
Elle lui accorde la justice déléguée, lui permettant de statuer souverainement au nom du peuple français

Elle lui accorde la justice déléguée, lui permettant de statuer souverainement au nom du peuple français

Explication

La loi du 24 mai 1872 accorde la justice déléguée au Conseil d’État, qui peut alors statuer souverainement au nom du peuple français. La transformation des conseils de préfecture intervient en 1953, tandis que l’arrêt Cadot met fin au ministre-juge en 1889.

9. Quelle portée l’arrêt Cadot du 13 décembre 1889 a-t-il pour la juridiction administrative ?

Le Conseil d’État est rétabli comme institution consultative chargée d’assister le pouvoir exécutif
Le Conseil d’État reconnaît sa compétence pour connaître directement du litige entre Cadot et la ville de Marseille
Le Conseil d’État reçoit pour la première fois la justice déléguée et peut statuer au nom du peuple français
Les conseils de préfecture deviennent les juridictions de droit commun du contentieux administratif

Le Conseil d’État reconnaît sa compétence pour connaître directement du litige entre Cadot et la ville de Marseille

Explication

Par l’arrêt Cadot, le Conseil d’État reconnaît qu’il lui appartient de connaître du litige opposant Cadot à la ville de Marseille, ce qui met fin au système du ministre-juge. La justice déléguée avait déjà été accordée par la loi du 24 mai 1872.

10. Quelle transformation le décret-loi du 30 septembre 1953 apporte-t-il à l’organisation de la justice administrative ?

Il accorde au Conseil d’État la justice déléguée et supprime l’approbation de l’exécutif
Il transforme les conseils de préfecture en tribunaux administratifs, juges de droit commun en premier ressort
Il crée les conseils de préfecture comme ancêtres des tribunaux administratifs départementaux
Il reconnaît au Conseil d’État une compétence directe dans le litige opposant Cadot à Marseille

Il transforme les conseils de préfecture en tribunaux administratifs, juges de droit commun en premier ressort

Explication

Le décret-loi du 30 septembre 1953 transforme les conseils de préfecture en tribunaux administratifs, qui deviennent les juges de droit commun du contentieux administratif en premier ressort. Les autres évolutions évoquées relèvent respectivement de 1872, de l’an VIII et de 1889.

11. Quelle condition d’expérience professionnelle est requise pour qu’un administrateur ou membre d’un corps puisse être nommé auditeur ?

Avoir exercé au moins trois ans dans une entreprise privée agréée
Justifier d’au moins deux ans de services publics effectifs dans cette qualité
Être titulaire d’un diplôme juridique obtenu depuis deux années
Avoir occupé une fonction élective pendant deux mandats complets

Justifier d’au moins deux ans de services publics effectifs dans cette qualité

Explication

La nomination exige au moins deux ans de services publics effectifs en tant qu’administrateur ou membre d’un corps ou cadre d’emplois concerné. L’ancienneté dans le secteur privé ou la détention d’un diplôme juridique ne correspond pas à cette condition.

12. Quelle pratique l’arrêt Barel du 28 mai 1954 a-t-il censurée ?

La suppression d’un concours au profit d’une nomination discrétionnaire
L’exclusion de candidats d’un concours en raison de leurs opinions politiques
Le refus d’un concours fondé sur l’insuffisance de l’expérience professionnelle
La limitation d’un concours aux candidats issus d’une grande école publique

L’exclusion de candidats d’un concours en raison de leurs opinions politiques

Explication

L’arrêt Barel a annulé l’exclusion de candidats fondée exclusivement sur leurs opinions politiques, au nom de l’égal accès aux emplois publics. Il ne portait pas sur la suppression générale des concours ni sur une condition d’expérience professionnelle.

13. Sur quel principe repose l’avancement des membres du Conseil d’État et quelle garantie leur est associée ?

L’ancienneté fonde l’avancement et l’inamovibilité protège les membres des juridictions administratives
Le mérite électoral fonde l’avancement et la révocabilité protège les membres des juridictions administratives
La rotation annuelle fonde l’avancement et la suspension discrétionnaire protège les membres des juridictions administratives
La nomination politique fonde l’avancement et la mobilité obligatoire protège les membres des juridictions administratives

L’ancienneté fonde l’avancement et l’inamovibilité protège les membres des juridictions administratives

Explication

Au Conseil d’État, l’avancement repose sur l’ancienneté, tandis que les membres des juridictions administratives bénéficient de garanties d’inamovibilité. La nomination politique et la révocabilité seraient contraires à cette logique de protection statutaire.

14. Quelle reconnaissance la décision du Conseil constitutionnel du 22 juillet 1980 a-t-elle apportée ?

Elle a supprimé la distinction entre juridictions administratives et juridictions judiciaires
Elle a attribué au juge judiciaire le contrôle général des décisions administratives
Elle a reconnu l’indépendance de la juridiction administrative comme principe fondamental reconnu par les lois de la République
Elle a consacré la compétence du Conseil d’État pour contrôler les lois constitutionnelles

Elle a reconnu l’indépendance de la juridiction administrative comme principe fondamental reconnu par les lois de la République

Explication

La décision de 1980 a constitutionnalisé l’indépendance de la juridiction administrative en la reconnaissant comme principe fondamental reconnu par les lois de la République. Elle n’a ni supprimé la dualité des ordres de juridiction ni transféré le contentieux administratif au juge judiciaire.

15. Quelle compétence du juge administratif le Conseil constitutionnel a-t-il reconnue comme principe fondamental le 23 janvier 1987 ?

Juger les infractions pénales commises par les agents des administrations publiques
Contrôler la conformité des lois constitutionnelles aux traités internationaux
Réformer ou annuler les décisions administratives prises dans l’exercice de prérogatives de puissance publique
Réexaminer les décisions judiciaires définitives concernant les autorités administratives

Réformer ou annuler les décisions administratives prises dans l’exercice de prérogatives de puissance publique

Explication

La décision de 1987 reconnaît la compétence du juge administratif pour réformer ou annuler les décisions prises par l’administration dans l’exercice de prérogatives de puissance publique. Cette compétence ne concerne ni le contrôle des lois constitutionnelles ni la révision des décisions judiciaires définitives.

16. Quel rôle les tribunaux administratifs exercent-ils depuis 1953 ?

Ils examinent principalement en appel les jugements rendus par les juridictions administratives
Ils tranchent les conflits de compétence entre les deux ordres de juridiction
Ils sont les juges administratifs de droit commun en premier ressort des litiges administratifs
Ils contrôlent directement la constitutionnalité des lois adoptées par le Parlement

Ils sont les juges administratifs de droit commun en premier ressort des litiges administratifs

Explication

Depuis 1953, les tribunaux administratifs sont les juges administratifs de droit commun en premier ressort et ils sont au nombre de 42. Les appels relèvent principalement des cours administratives d’appel, tandis que le contrôle direct de la constitutionnalité des lois appartient au Conseil constitutionnel.

17. Quel critère détermine en principe le tribunal administratif territorialement compétent pour contester une décision administrative ?

Le siège de l’autorité qui a pris la décision contestée
Le lieu où la décision administrative a été publiée officiellement
Le domicile personnel du requérant au jour du recours
Le lieu de résidence de l’avocat représentant le requérant

Le siège de l’autorité qui a pris la décision contestée

Explication

En principe, le tribunal compétent est celui situé dans la zone géographique où siège l’autorité décisionnaire. Le domicile du requérant peut sembler intuitivement pertinent, mais il ne constitue pas le critère général indiqué pour cette compétence.

18. Quand les cours administratives d’appel ont-elles été créées et combien en compte-t-on désormais ?

Créées par la loi du 31 décembre 1987, elles sont entrées en vigueur en 1989 et sont au nombre de neuf
Créées par une loi de 1980, elles sont entrées en vigueur en 1981 et sont au nombre de douze
Créées par une loi de 2008, elles sont entrées en vigueur en 2009 et sont au nombre de cinq
Créées par une loi de 1953, elles sont entrées en vigueur en 1954 et sont au nombre de six

Créées par la loi du 31 décembre 1987, elles sont entrées en vigueur en 1989 et sont au nombre de neuf

Explication

Les cours administratives d’appel ont été créées par la loi du 31 décembre 1987, entrée en vigueur le 1er janvier 1989, et elles sont désormais neuf. Elles ne datent donc ni de la réforme de 1953 ni de la révision constitutionnelle de 2008.

19. Quelle distinction décrit correctement les deux missions principales du Conseil d’État ?

Il contrôle les finances publiques et juge les infractions pénales
Il conseille le Gouvernement et tranche les litiges administratifs
Il représente les collectivités et supervise les juridictions judiciaires
Il rédige les lois et arbitre les conflits entre particuliers

Il conseille le Gouvernement et tranche les litiges administratifs

Explication

Le Conseil d’État exerce une fonction consultative auprès du Gouvernement et une fonction contentieuse comme juridiction suprême de l’ordre administratif. Confondre ces missions avec le contrôle financier ou le jugement pénal attribue au Conseil d’État des compétences qui ne relèvent pas de lui.

20. Dans quel cas la consultation du Conseil d’État est-elle obligatoire ?

Pour chaque jugement rendu par un tribunal administratif
Pour toute délibération adoptée par une région
Pour toute décision individuelle prise par un maire
Pour un projet de loi ou un projet d’ordonnance

Pour un projet de loi ou un projet d’ordonnance

Explication

La consultation du Conseil d’État est obligatoire pour les projets de loi, les projets d’ordonnance et certains projets de décret. Elle ne concerne donc pas automatiquement les décisions individuelles des maires ni les jugements des tribunaux administratifs.

21. Quel rôle le Conseil d’État exerce-t-il à l’égard des cours administratives d’appel ?

Il intervient comme autorité administrative de tutelle
Il participe à la rédaction des décisions d’appel
Il statue comme juge de cassation
Il examine chaque affaire comme juge de premier ressort

Il statue comme juge de cassation

Explication

Le Conseil d’État est juge de cassation des cours administratives d’appel et de certaines juridictions administratives spécialisées. Il ne dirige pas administrativement ces cours et ne rejoue pas systématiquement les affaires comme une juridiction de premier ressort.

22. Comment le juge administratif est-il normalement saisi d’un litige ?

Par une enquête déclenchée par le tribunal lui-même
Par une transmission automatique de l’administration concernée
Par une décision préalable du rapporteur public
Par une requête déposée par une personne intéressée

Par une requête déposée par une personne intéressée

Explication

Le juge administratif est saisi par une requête et ne s’autosaisit pas. Le tribunal ne peut donc pas engager de sa propre initiative une instance simplement parce qu’un litige potentiel existe.

23. Quelle condition caractérise l’intérêt à agir requis pour qu’une requête administrative soit recevable ?

Il repose sur une simple désapprobation de l’action administrative
Il doit être personnel, direct et actuel
Il peut être hypothétique, général et dépourvu d’effet concret
Il doit concerner une décision future sans lien avec le requérant

Il doit être personnel, direct et actuel

Explication

L’intérêt à agir doit être personnel ou collectif, direct et actuel, et la requête doit viser une décision administrative implicite ou explicite. Un intérêt hypothétique ou une simple désapprobation générale ne suffit pas à établir la recevabilité.

24. Quel est en principe le délai pour former un recours administratif à compter de la notification ou de la publication de la décision ?

Un an, sauf opposition expresse de l’administration
Deux mois, sous peine de forclusion
Six mois, sans conséquence procédurale en cas de dépassement
Quinze jours, avec prolongation automatique en cas de difficulté

Deux mois, sous peine de forclusion

Explication

Le recours doit en principe être exercé dans les deux mois suivant la notification ou la publication de la décision, faute de quoi il est frappé de forclusion. Les délais plus longs ou l’absence de conséquence procédurale ne correspondent pas à la règle générale.

25. Quelle étape intervient après l’enregistrement d’une requête administrative dans son cheminement normal ?

La publication automatique de la décision contestée
Le prononcé immédiat du délibéré
La désignation d’un rapporteur
La clôture de l’instruction sans examen de la recevabilité

La désignation d’un rapporteur

Explication

Après son enregistrement au greffe, la requête suit notamment une étape de désignation d’un rapporteur, avant l’examen de la recevabilité et l’instruction. Le délibéré intervient à la fin du processus, après l’audience et les conclusions du rapporteur public.

26. Pourquoi la procédure administrative contentieuse est-elle qualifiée d’inquisitoire ?

Parce que chaque partie mène seule l’enquête sans intervention du juge
Parce que le juge se limite aux arguments présentés oralement à l’audience
Parce que l’administration décide du contenu des mémoires échangés
Parce que le juge dirige l’instruction et organise les échanges

Parce que le juge dirige l’instruction et organise les échanges

Explication

La procédure est inquisitoire parce que le juge dirige l’instruction et arbitre les échanges de mémoires entre les parties. Elle ne repose donc pas sur une conduite entièrement laissée aux parties ni sur une direction de l’administration.

27. Quelle formulation décrit le mieux le caractère écrit de la procédure administrative contentieuse ?

La procédure est entièrement orale, y compris devant les formations ordinaires
La procédure devient écrite uniquement lorsque les parties renoncent à comparaître
La procédure repose sur des échanges verbaux, les mémoires ayant un rôle secondaire
La procédure est principalement écrite, avec une place accrue de l’oralité en urgence

La procédure est principalement écrite, avec une place accrue de l’oralité en urgence

Explication

La procédure administrative contentieuse est principalement écrite, même si l’oralité s’est développée notamment dans les procédures d’urgence. Elle ne doit donc pas être assimilée à une procédure entièrement orale.

28. Quelle exigence découle du caractère contradictoire de la procédure administrative contentieuse ?

Une seule partie peut connaître les mémoires produits pendant l’instruction
Chaque élément du dossier doit pouvoir être discuté par l’autre partie
Le juge peut fonder sa décision sur des éléments non communiqués
Les pièces peuvent être conservées secrètes lorsque le juge les estime utiles

Chaque élément du dossier doit pouvoir être discuté par l’autre partie

Explication

Le contradictoire exige que chaque élément du dossier puisse être discuté par l’autre partie. Une pièce tenue secrète ou un élément non communiqué ne permet pas un débat équitable entre les parties.

29. Quel rôle les juridictions administratives spécialisées exercent-elles dans l’organisation du contentieux administratif ?

Elles jugent des litiges déterminés en première instance et en appel, avec un éventuel pourvoi devant le Conseil d’État
Elles examinent les litiges administratifs généraux avant tout recours devant les juridictions judiciaires
Elles contrôlent les actes administratifs sans pouvoir connaître des recours formés par les administrés
Elles interviennent après le Conseil d’État pour réexaminer les décisions rendues par celui-ci

Elles jugent des litiges déterminés en première instance et en appel, avec un éventuel pourvoi devant le Conseil d’État

Explication

Ces juridictions traitent des contentieux spécifiques en première instance puis en appel, avant un éventuel pourvoi en cassation devant le Conseil d’État. La compétence générale appartient aux juridictions administratives générales, et non aux juridictions spécialisées.

30. Laquelle de ces institutions appartient aux juridictions administratives spécialisées ?

La Cour de cassation chargée du contrôle judiciaire
La cour d’appel judiciaire compétente en matière civile
La Cour nationale du droit d’asile
Le tribunal administratif territorialement compétent

La Cour nationale du droit d’asile

Explication

La Cour nationale du droit d’asile fait partie des juridictions administratives spécialisées. Les autres institutions citées relèvent de la justice administrative générale ou de l’ordre judiciaire.

31. Quelle activité peut relever d’une juridiction administrative spécialisée en dehors du jugement d’un recours contentieux ?

La promulgation des lois après leur adoption par le Parlement
La délivrance des titres de séjour par les services préfectoraux
La conduite des enquêtes pénales par les services de police
L’apurement des comptes des comptables publics par la Cour des comptes

L’apurement des comptes des comptables publics par la Cour des comptes

Explication

La Cour des comptes peut apurer les comptes des comptables publics, ce qui constitue une intervention en dehors d’un procès classique. La promulgation des lois, la délivrance des titres de séjour et les enquêtes pénales relèvent d’autres autorités.

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Qu'est-ce que désigne la juridiction administrative ?

L'ensemble des juridictions administratives générales et spéciales connaissant des litiges administratifs.

Quelles juridictions comprennent les juridictions administratives générales ?

Les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État.

Quelles sont les caractéristiques des juridictions administratives spéciales ?

Elles ont une compétence limitée à certaines catégories de litiges et leurs décisions sont contrôlées en cassation par le Conseil d’État.

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