QCM : La personnalité juridique — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment le droit distingue-t-il un sujet de droit d’une chose ?

Le sujet de droit est toujours un être humain, contrairement à la chose
Le sujet de droit ne peut avoir que des obligations, contrairement à la chose
Le sujet de droit possède des droits et des devoirs, contrairement à la chose
Le sujet de droit est dépourvu de personnalité, contrairement à la chose

Le sujet de droit possède des droits et des devoirs, contrairement à la chose

Explication

Un sujet de droit est titulaire de droits et de devoirs parce qu’il possède la personnalité juridique, tandis qu’une chose en est dépourvue. L’idée qu’un sujet de droit soit nécessairement humain confond personne physique et personne morale.

2. Quelle entité est une personne physique au sens juridique ?

Une organisation dépourvue de corps biologique
Une association dotée d’une personnalité juridique propre
Un bien matériel pouvant faire l’objet d’un contrat
Un être humain ayant acquis la personnalité juridique

Un être humain ayant acquis la personnalité juridique

Explication

La personne physique est un être humain auquel le droit reconnaît la qualité de sujet de droit après l’acquisition de la personnalité juridique. Une association ou une organisation peut relever de la personne morale, tandis qu’un bien est une chose.

3. Quelle caractéristique définit une personne morale ?

Un être humain reconnu comme sujet de droit à sa naissance
Une entité sans corps biologique dotée de droits et d’obligations
Une personne dépourvue de personnalité juridique et de capacité juridique
Un bien matériel auquel le droit attribue une valeur économique

Une entité sans corps biologique dotée de droits et d’obligations

Explication

La personne morale est une entité dépourvue de corps physique ou biologique, mais à laquelle le droit attribue une personnalité propre. La qualité de personne morale ne suppose donc pas d’être un être humain, contrairement à la personne physique.

4. À quelles conditions un enfant acquiert-il la personnalité juridique ?

Dès la naissance, quelle que soit son aptitude à survivre
Dès sa conception, même s’il ne naît pas vivant
Lorsqu’il est né, vivant et viable
Après sa déclaration auprès de l’officier d’état civil

Lorsqu’il est né, vivant et viable

Explication

La personnalité juridique est acquise lorsque l’enfant est né, vivant et viable. La conception ou la déclaration à l’état civil ne suffit pas à elle seule à réunir ces conditions.

5. Que signifie la viabilité d’un enfant en droit ?

Son aptitude à naître après une grossesse d’au moins vingt semaines
Son aptitude à vivre grâce aux soins dispensés après la naissance
Son aptitude physiologique à survivre hors du corps maternel
La constatation médicale de sa naissance par l’état civil

Son aptitude physiologique à survivre hors du corps maternel

Explication

La viabilité désigne l’aptitude physiologique de l’enfant à survivre en dehors du corps de sa mère, appréciée notamment au regard de la durée de la grossesse ou du poids. Une naissance ayant atteint vingt semaines ou cinq cents grammes constitue un indice, mais la notion ne se réduit pas à une formalité administrative.

6. Quels actes sont établis pour un enfant né vivant et viable puis décédé ?

Aucun acte, car l’enfant est décédé après sa naissance
Un acte d’enfant sans vie et un acte de décès
Un acte de naissance et un acte d’enfant sans vie
Un acte de naissance et un acte de décès

Un acte de naissance et un acte de décès

Explication

Un enfant né vivant et viable acquiert la personnalité juridique, ce qui justifie l’établissement d’un acte de naissance puis d’un acte de décès. L’acte d’enfant sans vie concerne la situation distincte de l’enfant mort-né.

7. Dans quelle situation l’adage infans conceptus permet-il de reconnaître un droit à l’enfant conçu ?

S’il est conçu lors de l’avantage, que celui-ci sert son intérêt et qu’il naît vivant et viable
S’il est déclaré à l’état civil avant sa naissance et reçoit un patrimoine
S’il naît vivant, quelle que soit la date de sa conception ou l’intérêt de l’avantage
S’il est conçu avant l’avantage et qu’il naît, même sans être viable

S’il est conçu lors de l’avantage, que celui-ci sert son intérêt et qu’il naît vivant et viable

Explication

L’adage infans conceptus protège l’enfant conçu lorsque trois conditions sont réunies : conception au moment de l’avantage, intérêt de l’enfant et naissance ultérieure vivante et viable. La naissance vivante ne permet donc pas, à elle seule, de satisfaire cette règle.

8. Pourquoi le décès de l’enfant à naître n’est-il pas qualifié d’homicide en droit pénal ?

Parce que le droit pénal assimile l’enfant à naître à un bien corporel
Parce que l’enfant à naître ne peut jamais bénéficier d’une protection juridique
Parce que l’homicide vise autrui, c’est-à-dire une personne juridique
Parce que l’homicide concerne les personnes morales plutôt que les êtres humains

Parce que l’homicide vise autrui, c’est-à-dire une personne juridique

Explication

L’homicide volontaire ou involontaire concerne autrui, notion interprétée comme visant une personne juridique, et l’interprétation stricte de la loi pénale empêche d’étendre cette qualification à l’enfant à naître. Cela ne signifie pas que l’enfant à naître soit dépourvu de toute protection juridique.

9. Quel événement entraîne la perte de la personnalité juridique d’une personne physique ?

Le décès réel de la personne
La privation de ses droits civils de son vivant
La constatation judiciaire de son absence
La disparition prolongée de la personne

Le décès réel de la personne

Explication

La personnalité juridique prend fin avec le décès réel, car la personne cesse alors d’exister juridiquement. La mort civile correspondait à une privation de droits visant une personne encore vivante et a été abolie en 1854.

10. Quelle succession d’étapes permet de constater juridiquement une mort certaine ?

Un constat médical suivi d’un acte de décès
Une présomption de vie suivie d’une décision administrative
Une enquête familiale suivie d’un jugement d’absence
Une déclaration de disparition suivie d’une expertise judiciaire

Un constat médical suivi d’un acte de décès

Explication

La mort certaine est établie par un certificat médical constatant une mort cérébrale irréversible et définitive ou l’arrêt des fonctions cardiaques, puis par l’acte de décès dressé par l’officier d’état civil. La procédure d’absence repose au contraire sur une présomption de vie.

11. Quelle distinction caractérise l’absence par rapport à la disparition ?

L’absence est constatée après un décès médical, tandis que la disparition concerne une personne retrouvée vivante
L’absence suppose un danger immédiat, tandis que la disparition résulte d’un départ sans nouvelles
L’absence concerne un cadavre non identifié, tandis que la disparition concerne une personne présumée décédée
L’absence repose sur une rupture de nouvelles, tandis que la disparition est liée à un danger mortel probable

L’absence repose sur une rupture de nouvelles, tandis que la disparition est liée à un danger mortel probable

Explication

L’absence vise la personne qui ne paraît plus à son domicile et ne donne plus de nouvelles, sans circonstance établissant sa mort. La disparition concerne une personne dont le décès devient très probable en raison de circonstances mettant sa vie en danger.

12. Après quelle durée sans nouvelles une déclaration d’absence peut-elle être demandée sans constatation préalable d’absence ?

Après dix ans sans nouvelles
Après quinze ans sans nouvelles
Après cinq ans sans nouvelles
Après vingt ans sans nouvelles

Après vingt ans sans nouvelles

Explication

Sans constatation préalable, la déclaration d’absence est possible après vingt ans sans nouvelles. Lorsqu’une constatation d’absence a déjà été prononcée, la procédure peut aboutir après dix ans à un jugement déclaratif d’absence.

13. Comment le droit qualifie-t-il le cadavre après la perte de la personnalité juridique ?

Un bien ordinaire pouvant être librement approprié
Une personne juridique conservant tous ses droits civils
Une chose juridiquement particulière, rattachée à l’humanité
Un objet sans protection en raison du décès

Une chose juridiquement particulière, rattachée à l’humanité

Explication

Le cadavre est juridiquement une chose, mais son rattachement à l’humanité lui confère une protection particulière. Il ne peut donc pas être assimilé à une chose ordinaire librement appropriable.

14. Quel principe s’applique au corps humain et à ses restes après la mort ?

Ils perdent toute protection dès l’établissement de l’acte de décès
Ils doivent être traités avec respect, dignité et décence
Ils peuvent être utilisés selon la volonté des héritiers
Ils sont soumis aux règles ordinaires applicables aux biens meubles

Ils doivent être traités avec respect, dignité et décence

Explication

L’article 16-1-1 du Code civil prévoit que le respect du corps humain ne cesse pas avec la mort et impose le respect, la dignité et la décence pour les restes, y compris les cendres. La mort ne transforme donc pas ces restes en biens ordinaires.

15. Quelle opposition distingue la théorie de la fiction de la théorie de la réalité concernant les personnes morales ?

La fiction repose sur un groupement existant, tandis que la réalité dépend d’une décision légale
La fiction dépend d’une création légale, tandis que la réalité reconnaît un groupement préexistant
La fiction attribue des droits naturels, tandis que la réalité supprime toute reconnaissance juridique
La fiction concerne les personnes publiques, tandis que la réalité concerne les personnes privées

La fiction dépend d’une création légale, tandis que la réalité reconnaît un groupement préexistant

Explication

La théorie de la fiction considère que la personne morale est créée par la loi. La théorie de la réalité part de l’existence concrète d’un groupement avant sa reconnaissance par le droit.

16. Quelle autorité est compétente pour attribuer aujourd’hui la personnalité juridique et fixer l’étendue des droits des personnes morales ?

L’autorité administrative locale
La jurisprudence
Les statuts du groupement
La loi

La loi

Explication

Aujourd’hui, la loi est compétente pour attribuer la personnalité juridique aux personnes morales et déterminer l’étendue de leurs droits. La jurisprudence peut interpréter les règles ou reconnaître certains groupements dans les conditions prévues, mais elle ne remplace pas cette compétence légale générale.

17. Dans quelles catégories les personnes morales sont-elles réparties ?

En personnes morales nationales, étrangères et internationales
En personnes morales de droit public, privé et mixte
En personnes morales civiles, pénales et commerciales
En personnes morales individuelles, collectives et patrimoniales

En personnes morales de droit public, privé et mixte

Explication

Les personnes morales sont réparties en trois catégories selon leur rattachement juridique : droit public, droit privé et droit mixte. Les autres classifications proposées ne correspondent pas à cette distinction fondamentale.

18. Quelle combinaison est nécessaire à la création d’une personne morale ?

Une intention commune exprimée oralement entre les futurs membres
Une volonté fondatrice accompagnée de statuts, d’une déclaration et de mesures de publicité
Une activité économique commencée avant toute déclaration officielle
Une décision administrative prise sans formalité par les futurs dirigeants

Une volonté fondatrice accompagnée de statuts, d’une déclaration et de mesures de publicité

Explication

La création d’une personne morale exige une volonté fondatrice complétée par des formalités constitutives et publicitaires. Une simple intention, même commune, ne produit pas à elle seule cet effet juridique.

19. Une association créée pour promouvoir la lecture souhaite acquérir un immeuble destiné à sa bibliothèque : dans quelle mesure cet acte respecte-t-il le principe de spécialité ?

Il est admissible s’il contribue à la réalisation de l’objet de l’association
Il est valable dès lors qu’il est approuvé par la majorité des adhérents
Il est interdit car une association ne peut pas détenir de patrimoine immobilier
Il est permis parce qu’une personne morale possède une capacité juridique générale

Il est admissible s’il contribue à la réalisation de l’objet de l’association

Explication

Le principe de spécialité autorise la personne morale à accomplir les actes juridiques nécessaires à la réalisation de son objet, comme l’acquisition d’un immeuble pour une bibliothèque. L’approbation des adhérents ne suffit pas si l’acte demeure étranger à cet objet.

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Quelles sont les deux catégories du sujet de droit ?

Une entité avec personnalité juridique ou une entité sans personnalité juridique.

Que devient une entité dépourvue de personnalité juridique ?

Elle est juridiquement considérée comme une chose.

Qu'est-ce qu'une personne physique ?

Un être humain ayant acquis la personnalité juridique reconnu comme sujet de droit.

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