QCM : Sources du droit romain et franc — 63 questions

Questions et réponses du QCM

1. À quelle date l’organisation de Rome en cité est-elle traditionnellement située ?

Vers 31 av. J.-C.
Vers 450 av. J.-C.
Vers 753 av. J.-C.
Vers 509 av. J.-C.

Vers 753 av. J.-C.

Explication

L’organisation de Rome en cité marque le début de l’époque romaine et est traditionnellement datée de 753 av. J.-C. Les autres dates correspondent notamment à la fin de la royauté, à la rédaction des Douze Tables et à la bataille d’Actium.

2. Quel événement est traditionnellement associé à la fin de la royauté romaine en 509 av. J.-C. ?

La victoire d’Octave à la bataille d’Actium
La fin du règne de Tarquin le Superbe
La rédaction de la loi des Douze Tables
La création du préteur pérégrin

La fin du règne de Tarquin le Superbe

Explication

La royauté romaine prend traditionnellement fin en 509 av. J.-C., à la fin du règne de Tarquin le Superbe. La bataille d’Actium et les Douze Tables appartiennent à des périodes ultérieures, tandis que le préteur pérégrin relève d’une autre institution juridique.

3. Quelle succession correspond aux trois régimes politiques romains ?

Royauté, République, Empire
Empire, République, royauté
Royauté, démocratie, Empire
République, royauté, démocratie

Royauté, République, Empire

Explication

L’histoire politique romaine distingue successivement la royauté, la République et l’Empire. La démocratie n’appartient pas à cette succession des régimes romains.

4. Quelle conséquence la bataille d’Actium, en 31 av. J.-C., a-t-elle eue sur le pouvoir à Rome ?

Les plébéiens ont obtenu l’accès au texte des Douze Tables.
Tarquin le Superbe a récupéré le pouvoir monarchique à Rome.
Les préteurs ont commencé à organiser la procédure formulaire.
Octave a vaincu ses rivaux et est resté seul au pouvoir.

Octave a vaincu ses rivaux et est resté seul au pouvoir.

Explication

La victoire d’Octave à Actium contre Marc Antoine et Cléopâtre VII lui permet de rester seul au pouvoir. Les autres événements appartiennent à la royauté, aux conflits sociaux de la République ou à l’évolution de la procédure juridique.

5. Quelle caractéristique définit le mieux la coutume dans l’ancien droit romain ?

Un texte juridique adopté par une autorité centrale
Une décision rendue par un juge dans un procès
Un édit publié par un magistrat chargé des affaires publiques
Un usage juridique transmis oralement par les populations

Un usage juridique transmis oralement par les populations

Explication

La coutume repose sur des usages et des précédents transmis oralement de génération en génération par les populations. Elle se distingue ainsi de la loi, qui constitue un droit produit par une autorité centrale.

6. Quels caractères les coutumes de l’ancien droit romain présentent-elles ?

Un caractère impérial, urbain et administratif
Un caractère religieux, rural et familial
Un caractère philosophique, démocratique et international
Un caractère commercial, maritime et militaire

Un caractère religieux, rural et familial

Explication

Les coutumes de l’ancien droit romain sont marquées par leurs dimensions religieuse, rurale et familiale. Les autres ensembles de caractéristiques ne correspondent pas aux traits attribués à ces coutumes.

7. À quelle période la première version de la loi des Douze Tables a-t-elle été rédigée ?

Vers 230 ap. J.-C., à la fin de l’époque classique
Vers 753 av. J.-C., au début de la cité romaine
Vers 31 av. J.-C., après la bataille d’Actium
Vers 450 av. J.-C., au milieu du Ve siècle av. J.-C.

Vers 450 av. J.-C., au milieu du Ve siècle av. J.-C.

Explication

La première version des Douze Tables est rédigée vers 450 av. J.-C., au milieu du Ve siècle avant notre ère. Les autres dates renvoient à la fondation traditionnelle de Rome, à Actium et à la fin du droit romain classique.

8. Quel objectif politique la loi des Douze Tables cherchait-elle principalement à atteindre ?

Organiser les relations entre Rome et les peuples étrangers de Méditerranée
Renforcer le monopole des patriciens sur les pouvoirs et les règles juridiques
Remplacer les magistrats romains par des prêtres dans les procès civils
Apaiser le conflit entre patriciens et plébéiens par une meilleure connaissance du droit

Apaiser le conflit entre patriciens et plébéiens par une meilleure connaissance du droit

Explication

Les Douze Tables visaient à réduire le conflit entre les patriciens, détenteurs des pouvoirs, et les plébéiens, notamment en rendant le droit plus accessible. Elles ne renforçaient donc pas le monopole patricien et ne constituaient pas une réglementation des relations internationales.

9. Quelle période correspond au droit romain classique ?

De 130 av. J.-C. à 230 ap. J.-C.
De 753 av. J.-C. à 509 av. J.-C.
De 509 av. J.-C. à 450 av. J.-C.
De 31 av. J.-C. à 14 ap. J.-C.

De 130 av. J.-C. à 230 ap. J.-C.

Explication

Le droit romain classique s’étend de 130 av. J.-C. à 230 ap. J.-C. Les autres périodes correspondent à la royauté, à une partie des débuts de la République ou au règne d’Auguste.

10. Qu’est-ce que le droit prétorien ?

Le droit produit par l’activité des préteurs dans l’organisation des procès
Le droit coutumier transmis oralement par les familles romaines
Le droit religieux révélé par les pontifes dans les cérémonies publiques
Le droit formulé par les juges après l’examen des preuves du procès

Le droit produit par l’activité des préteurs dans l’organisation des procès

Explication

Le droit prétorien résulte de l’activité des préteurs, qui organisent les procès et déterminent les actions procédurales disponibles. Le juge rend ensuite la décision dans le cadre de la formule délivrée par le préteur, sans être l’auteur du droit prétorien.

11. Quel magistrat est compétent pour un procès opposant deux citoyens romains ?

Le préteur urbain
Le pontife chargé de révéler le droit
Le préteur pérégrin
Le juge désigné après la formule

Le préteur urbain

Explication

Le préteur urbain connaît des procès entre citoyens romains. Le préteur pérégrin intervient lorsqu’au moins un pérégrin est partie au litige, tandis que le juge statue dans le cadre procédural établi.

12. Dans la procédure formulaire, quelle séquence décrit correctement le rôle du préteur ?

Il révèle le droit religieux, convoque les parties et remplace le juge au procès.
Il examine l’affaire, vérifie son édit, nomme un juge et délivre une formule.
Il reçoit l’appel, abroge la loi applicable et transmet l’affaire à l’empereur.
Il rend le jugement, recueille les témoignages, puis rédige une coutume applicable.

Il examine l’affaire, vérifie son édit, nomme un juge et délivre une formule.

Explication

Dans la procédure formulaire, le préteur examine l’affaire, la confronte à son édit, nomme un juge et lui remet une formule contenant la solution juridique. Le juge rend ensuite la décision dans le cadre de cette formule ; le préteur ne se substitue donc pas à lui.

13. Quelle période correspond au droit romain tardif ?

De 313 ap. J.-C. au IXe siècle
De 230 ap. J.-C. au VIe siècle
De 476 ap. J.-C. au XIe siècle
De 1453 ap. J.-C. au XVIIe siècle

De 230 ap. J.-C. au VIe siècle

Explication

Le droit romain tardif s’étend de 230 ap. J.-C. au VIe siècle. La date de 476 correspond à la déposition de l’empereur romain d’Occident, et non au début de toute cette période juridique.

14. Quelle organisation politique caractérise la tétrarchie instaurée par Dioclétien ?

Un empereur unique partage son autorité avec le Sénat
Deux empereurs se partagent l’Orient et l’Occident
Deux Augustes et deux Césars règnent simultanément
Un Auguste gouverne avec quatre chefs militaires régionaux

Deux Augustes et deux Césars règnent simultanément

Explication

La tétrarchie répartit le pouvoir entre quatre empereurs, soit deux Augustes et deux Césars. Elle se distingue ainsi du rétablissement progressif d’un pouvoir impérial unique sous Constantin.

15. Quel effet l’édit de Milan de 313 produit-il sur les communautés chrétiennes ?

Il interdit les cultes traditionnels dans les provinces romaines
Il impose le christianisme comme religion officielle de l’Empire
Il met fin aux persécutions et restitue leurs biens confisqués
Il rétablit l’autorité politique des évêques sur les cités

Il met fin aux persécutions et restitue leurs biens confisqués

Explication

L’édit de Milan met fin aux persécutions contre les chrétiens et permet aux communautés de récupérer leurs biens confisqués. Il ne transforme pas encore le christianisme en religion officielle de l’Empire.

16. Quand le code Théodosien, premier code public officiel de Rome, est-il publié ?

En 476
En 438
En 529
En 313

En 438

Explication

Le code Théodosien est publié en 438 et constitue le premier code public officiel de Rome. L’année 313 renvoie à l’édit de Milan, tandis que 476 marque la déposition de Romulus Augustulus.

17. Quelles bornes chronologiques correspondent à l’époque franque, à l’époque mérovingienne et à l’époque carolingienne ?

476–987, 481–751 et 751–987
500–987, 481–800 et 800–987
481–987, 476–751 et 751–800
476–751, 481–987 et 800–987

476–987, 481–751 et 751–987

Explication

L’époque franque va de 476 à 987, l’époque mérovingienne de 481 à 751 et l’époque carolingienne de 751 à 987. Les autres propositions déplacent ou inversent les limites des deux dynasties.

18. Par quels moyens Clovis impose-t-il l’autorité franque au début de son règne ?

Par une succession impériale et une révolte sénatoriale
Par des alliances commerciales et une réforme administrative
Par la conquête militaire et la conversion religieuse
Par une colonisation maritime et une adoption culturelle

Par la conquête militaire et la conversion religieuse

Explication

Clovis impose son autorité par la conquête militaire et la conversion religieuse. Son action ne repose pas principalement sur des alliances commerciales ou sur une succession impériale romaine.

19. Quelle datation du baptême de Clovis est aujourd’hui généralement retenue ?

496, à Paris
505, à Reims
511, à Rome
481, à Tours

505, à Reims

Explication

La datation aujourd’hui généralement retenue situe le baptême de Clovis en 505, à Reims. La date de 496 est la datation traditionnelle, mais elle n’est plus celle qui est généralement privilégiée.

20. Comment évolue le rapport de pouvoir entre les rois mérovingiens et les maires du palais ?

Les rois mérovingiens renforcent leur pouvoir tandis que les maires administrent les finances
Les maires du palais remplacent immédiatement les rois et suppriment la fonction royale
Les maires du palais exercent progressivement le pouvoir effectif tandis que les rois conservent le titre
Les rois mérovingiens délèguent l’armée aux évêques tandis que les maires perdent leur influence

Les maires du palais exercent progressivement le pouvoir effectif tandis que les rois conservent le titre

Explication

Les maires du palais, notamment les Pépinides, concentrent progressivement la réalité du pouvoir alors que l’autorité royale décline. Le roi mérovingien conserve toutefois le titre royal, ce qui exclut l’idée d’une suppression immédiate de la fonction.

21. Quel événement se produit en 751 avec l’appui du pape ?

Pépin le Bref partage l’Empire entre les principaux royaumes francs
Pépin le Bref dépose Childéric III et inaugure la dynastie carolingienne
Childéric III renverse Pépin le Bref et restaure la puissance mérovingienne
Charlemagne reçoit la couronne impériale et fonde l’Empire carolingien

Pépin le Bref dépose Childéric III et inaugure la dynastie carolingienne

Explication

En 751, Pépin le Bref dépose Childéric III avec le soutien du pape et inaugure la dynastie carolingienne. Le couronnement impérial de Charlemagne intervient plus tard, à Rome, à la Noël de l’an 800.

22. Quelle conséquence le traité de Verdun de 843 entraîne-t-il pour l’Empire carolingien ?

Il réunit les royaumes francs sous l’autorité directe de Charlemagne
Il le partage entre Louis le Germanique, Charles le Chauve et Lothaire
Il dépose Lothaire et attribue le titre impérial à Charles le Chauve
Il transfère l’Empire occidental à Pépin le Bref et au pape

Il le partage entre Louis le Germanique, Charles le Chauve et Lothaire

Explication

Le traité de Verdun partage l’Empire carolingien entre Louis le Germanique, Charles le Chauve et Lothaire, qui conserve le titre impérial. Il ne réalise donc pas une réunification politique sous un seul souverain.

23. Quels sont les deux ensembles qui fondent principalement les sources du droit à l’époque mérovingienne ?

Les lois barbares germaniques et le droit romain des populations gallo-romaines
Les capitulaires carolingiens et les ordonnances des comtes francs
Les coutumes ecclésiastiques et les décisions des tribunaux royaux
Les édits mérovingiens et les commentaires des juristes romains

Les lois barbares germaniques et le droit romain des populations gallo-romaines

Explication

Le droit mérovingien repose sur la coexistence des lois barbares d’origine germanique et du droit romain appliqué aux populations gallo-romaines. Les lois barbares ont subi des influences romaines, mais elles ne se confondent pas avec ce droit romain.

24. Quelle est la fonction essentielle de la loi salique dans le royaume franc ?

Organiser les tribunaux ecclésiastiques chargés de juger les infractions religieuses
Imposer une législation royale uniforme aux populations franques et gallo-romaines
Réunir les règles du droit romain applicables dans les territoires conquis par Clovis
Mettre par écrit des coutumes franques pour régler les conflits et limiter la vengeance familiale

Mettre par écrit des coutumes franques pour régler les conflits et limiter la vengeance familiale

Explication

La loi salique met par écrit des coutumes franques afin de régler les conflits et de réduire les vengeances entre familles. Elle n’est pas une loi imposée unilatéralement par le roi, car elle a été discutée par des assemblées puis confirmée par l’autorité royale.

25. Comment la loi salique cherche-t-elle à prévenir l’escalade des vengeances entre familles ?

En prévoyant des peines corporelles identiques pour toutes les infractions commises
En confiant chaque conflit à un tribunal royal chargé d’imposer une sanction publique
En fixant des tarifs de composition pécuniaire adaptés aux infractions et aux dommages
En remplaçant les témoignages par des épreuves religieuses organisées par le clergé

En fixant des tarifs de composition pécuniaire adaptés aux infractions et aux dommages

Explication

La loi salique prévoit des sommes à verser selon la nature de l’infraction ou du dommage, ce qui permet de substituer une réparation tarifée à la vengeance. Les peines corporelles uniformes ne correspondent pas à ce mécanisme de composition.

26. À quelle population et dans quel contexte le Bréviaire d’Alaric était-il principalement destiné ?

Aux populations gallo-romaines du royaume wisigothique, avant son application sous Clovis aux populations conquises
Aux évêques carolingiens, afin de rassembler les capitulaires relatifs aux affaires ecclésiastiques
Aux juges des comtés francs, pour codifier les coutumes germaniques appliquées aux hommes libres
Aux guerriers francs du royaume mérovingien, pour organiser leurs obligations militaires et judiciaires

Aux populations gallo-romaines du royaume wisigothique, avant son application sous Clovis aux populations conquises

Explication

Le Bréviaire d’Alaric est un recueil de droit romain promulgué à Toulouse vers 506-507 pour les populations gallo-romaines du royaume wisigothique, puis utilisé par Clovis dans les territoires conquis. Il ne constitue donc pas un code de coutumes franques ni un recueil carolingien.

27. Quelle caractéristique décrit le mieux la justice franque ?

Elle est principalement écrite, inquisitoire et fondée sur une distinction nette des matières civiles et pénales
Elle est confiée à des juristes professionnels qui instruisent les affaires sans intervention des parties
Elle repose sur des enquêtes administratives conduites par le juge avant toute accusation privée
Elle est orale, accusatoire et formaliste, avec une séparation limitée entre affaires civiles et pénales

Elle est orale, accusatoire et formaliste, avec une séparation limitée entre affaires civiles et pénales

Explication

La justice franque est orale, accusatoire et formaliste, et sa coloration pénale empêche une séparation nette entre les affaires civiles et pénales. Dans un système accusatoire, le juge arbitre entre les parties au lieu de se saisir lui-même comme dans le système inquisitoire.

28. Quelle affaire relève principalement du tribunal du roi plutôt que du tribunal des hommes libres ?

Une affaire politiquement sensible mettant en jeu les intérêts du pouvoir royal
Un conflit local entre habitants soumis à la compétence ordinaire du comte
Un litige mineur examiné dans le ressort du vicaire territorial
Une contestation coutumière nécessitant l’avis de plusieurs anciens du pays

Une affaire politiquement sensible mettant en jeu les intérêts du pouvoir royal

Explication

Le tribunal du roi connaît les affaires politiquement sensibles, tandis que le tribunal des hommes libres, présidé par le comte avec l’aide des rachimbourgs, traite les affaires locales. Le tribunal royal n’est pas une juridiction d’appel chargée de réexaminer les décisions inférieures.

29. Quelle autorité juge les causes majeures comme l’homicide, l’incendie volontaire, le rapt et le vol criminalisé ?

Le vicaire, qui traite les affaires importantes déléguées par le tribunal royal
Le tribunal du roi, qui examine directement toute infraction passible d’une peine pénale
Le comte, qui connaît les affaires les plus graves dans son ressort
Les rachimbourgs, qui rendent seuls les décisions concernant les crimes majeurs

Le comte, qui connaît les affaires les plus graves dans son ressort

Explication

Les causes majeures sont jugées par le comte, alors que les causes mineures relèvent du vicaire. Les rachimbourgs assistent le tribunal des hommes libres, mais ils ne constituent pas l’autorité qui juge seuls ces crimes.

30. Quelle combinaison présente correctement les principaux modes de preuve de la justice franque ?

Le témoignage simple, l’expertise médicale, la confession, l’écrit et la confrontation
La preuve scientifique, l’interrogatoire judiciaire, le serment, l’aveu et l’arbitrage
L’écrit, le témoignage renforcé, l’aveu, le serment et les ordalies
L’expertise technique, l’enquête policière, l’aveu, la présomption et l’appel

L’écrit, le témoignage renforcé, l’aveu, le serment et les ordalies

Explication

Les preuves franques comprennent l’écrit, le témoignage soumis à un double témoignage, l’aveu, le serment et les ordalies, tandis que les preuves rationnelles restent rares. Les méthodes d’expertise technique ou scientifique appartiennent à des conceptions judiciaires plus tardives.

31. Comment définir la coutume dans le droit médiéval ?

Une décision rendue par un juge et applicable aux territoires relevant de son tribunal
Un usage ou un précédent élaboré par une population et répété de génération en génération
Une règle écrite adoptée par le roi après délibération dans une assemblée judiciaire
Un enseignement de droit romain transmis en latin par les maîtres des universités

Un usage ou un précédent élaboré par une population et répété de génération en génération

Explication

La coutume est un usage ou un précédent élaboré par une population puis transmis par la répétition entre générations. Une coutume contestée doit être prouvée, contrairement à une coutume notoire et éprouvée connue de tous.

32. Dans quelle situation l’enquête par turbe est-elle utilisée ?

Lorsque le juge doit établir l’existence et le contenu d’une coutume contestée
Lorsque le tribunal souhaite vérifier une coutume notoire déjà connue de toute la population
Lorsque les autorités ecclésiastiques réunissent des règles canoniques dans une nouvelle synthèse
Lorsque les étudiants copient un texte de droit romain avant d’en commenter les passages

Lorsque le juge doit établir l’existence et le contenu d’une coutume contestée

Explication

À partir de la fin du règne de Louis IX, l’enquête par turbe permet de réunir de nombreux anciens pour établir une coutume contestée. Une coutume notoire et éprouvée ne nécessite pas cette procédure probatoire.

33. Quels sont les deux droits savants enseignés en latin dans les universités médiévales ?

Le droit coutumier et le droit royal
Le droit franc et le droit seigneurial
Le droit féodal et le droit municipal
Le droit romain et le droit canonique

Le droit romain et le droit canonique

Explication

Les droits savants médiévaux sont le droit romain et le droit canonique, étudiés en latin dans les universités. Le droit coutumier et le droit seigneurial relèvent plutôt des pratiques et des règles propres aux communautés ou aux pouvoirs locaux.

34. Comment les glossateurs enseignent-ils le droit romain ?

Ils réunissent les décisions des tribunaux afin de produire une synthèse indépendante des textes romains
Ils présentent des cas pratiques sans revenir au texte juridique ni en expliquer les termes
Ils remplacent les textes romains par des coutumes locales recueillies auprès des anciens
Ils font lire et copier le texte par les étudiants, puis le commentent mot à mot par des gloses

Ils font lire et copier le texte par les étudiants, puis le commentent mot à mot par des gloses

Explication

L’enseignement des glossateurs consiste à partir d’un texte de droit romain, à le faire copier par les étudiants, puis à l’expliquer mot à mot au moyen de gloses. Cette méthode reste donc centrée sur le commentaire précis du texte juridique.

35. Comment évolue approximativement la production législative royale entre les règnes de Philippe II et de Philippe IV ?

Elle passe d’environ 20 ou 25 textes à environ 250
Elle reste stable autour d’une cinquantaine de textes
Elle diminue progressivement jusqu’à une dizaine de textes
Elle passe d’environ 250 textes à environ 20 ou 25

Elle passe d’environ 20 ou 25 textes à environ 250

Explication

La production législative royale augmente fortement, passant d’environ 20 ou 25 textes à environ 250. Cette multiplication des ordonnances sous Philippe IV traduit un renforcement de l’autorité royale, et non une dispersion accrue du pouvoir féodal.

36. Quel pouvoir permet à un seigneur d’édicter des règles locales sur les vendanges et les taxes, dont la violation relève de sa justice ?

Le droit d’appel
Le droit de ban
Le privilège d’officialité
Le contrat de fief

Le droit de ban

Explication

Le droit de ban est le pouvoir réglementaire du seigneur sur son territoire, notamment pour les vendanges et les taxes. Le contrat de fief concerne plutôt les obligations réciproques entre un seigneur et son vassal.

37. Quelle relation juridique caractérise le contrat de fief entre le seigneur et le vassal ?

Une relation administrative fondée sur des taxes urbaines communes
Une relation religieuse fondée sur la pénitence et la confession
Une relation synallagmatique fondée sur une terre concédée contre des services
Une relation judiciaire fondée sur un appel adressé au parlement

Une relation synallagmatique fondée sur une terre concédée contre des services

Explication

Le contrat de fief est synallagmatique : le seigneur concède une terre et le vassal fournit en échange des services, notamment militaires et judiciaires. Il ne s’agit donc pas d’un simple pouvoir réglementaire local comme le droit de ban.

38. Quelle distinction oppose le for interne au for externe dans la justice ecclésiastique médiévale ?

Le for interne juge les contrats, tandis que le for externe organise les chartes urbaines
Le for interne concerne les taxes, tandis que le for externe règle les obligations féodales
Le for interne concerne la pénitence, tandis que le for externe relève territorialement de l’évêque
Le for interne relève du prévôt, tandis que le for externe appartient au parlement

Le for interne concerne la pénitence, tandis que le for externe relève territorialement de l’évêque

Explication

Le for interne est lié à la conscience, à la pénitence et à la confession, tandis que le for externe est exercé territorialement par l’évêque dans son diocèse. Les taxes et les obligations féodales relèvent d’autres cadres juridiques.

39. Quelles sont les trois composantes de la justice ecclésiastique médiévale ?

La justice prévôtale, le bailliage et le parlement
La justice pénitentielle, la justice commerciale et la justice militaire
La justice temporelle de l’évêque seigneur, le for interne et le for externe
La justice féodale, la justice urbaine et la justice royale

La justice temporelle de l’évêque seigneur, le for interne et le for externe

Explication

La justice ecclésiastique comprend la justice temporelle exercée par l’évêque seigneur, le for interne lié à la pénitence et le for externe exercé par les officialités diocésaines. Le bailliage et le parlement appartiennent à l’organisation de la justice royale.

40. Quel ensemble d’affaires relève notamment de la compétence matérielle des officialités ?

Le mariage, les vœux monastiques, les revenus ecclésiastiques et certains testaments
Les chartes urbaines, les élections municipales et les conflits entre marchands
Les crimes militaires, les expéditions commerciales et les litiges entre vassaux
Les hommages féodaux, les vendanges, les taxes seigneuriales et les appels royaux

Le mariage, les vœux monastiques, les revenus ecclésiastiques et certains testaments

Explication

Les officialités connaissent notamment des affaires relatives au mariage, aux vœux monastiques, aux revenus ecclésiastiques, au sacrilège et à certains testaments. Les taxes seigneuriales et les appels royaux relèvent d’autres juridictions.

41. Quelle caractéristique distingue la procédure romano-canonique de la procédure judiciaire féodale ?

Elle confie les preuves aux seigneurs locaux et réserve l’enquête aux vassaux
Elle repose sur le duel judiciaire et limite l’intervention du juge dans l’instruction
Elle est principalement orale, fondée sur les ordalies et guidée par les parties
Elle est écrite, privilégie l’enquête et les preuves rationnelles, et rend le juge plus actif

Elle est écrite, privilégie l’enquête et les preuves rationnelles, et rend le juge plus actif

Explication

La procédure romano-canonique est écrite, recourt à l’enquête et aux preuves rationnelles, et donne au juge un rôle moteur. Elle se distingue ainsi de la procédure féodale, davantage marquée par les formes judiciaires traditionnelles et l’initiative des parties.

42. Quels sont les trois niveaux de l’organisation de la justice royale médiévale ?

Le prévôt au niveau local, le bailliage ou la sénéchaussée au niveau intermédiaire, et le parlement au sommet
Le seigneur au niveau local, le vassal au niveau intermédiaire, et le prévôt au sommet
Le parlement au niveau local, le prévôt au niveau intermédiaire, et le bailliage au sommet
L’évêque au niveau local, l’officialité au niveau intermédiaire, et le parlement au sommet

Le prévôt au niveau local, le bailliage ou la sénéchaussée au niveau intermédiaire, et le parlement au sommet

Explication

La justice royale est structurée autour du prévôt, juge local, du bailliage ou de la sénéchaussée, juridiction intermédiaire, et du parlement, cour supérieure. Le parlement n’est donc pas une juridiction locale, mais le sommet de cette hiérarchie.

43. Quelle fonction le parlement exerce-t-il dans l’organisation de la justice royale à partir de Louis IX ?

Il devient une juridiction ecclésiastique chargée des affaires de pénitence
Il devient une juridiction locale chargée de juger les affaires de première instance
Il remplace les prévôts dans l’administration quotidienne des territoires ruraux
Il est installé définitivement à Paris et forme le niveau le plus élevé de la justice royale

Il est installé définitivement à Paris et forme le niveau le plus élevé de la justice royale

Explication

À partir de Louis IX, le parlement est installé définitivement à Paris et constitue le niveau supérieur de la justice royale médiévale. Les prévôts demeurent les juges locaux, tandis que les affaires de pénitence relèvent du for interne ecclésiastique.

44. Quelle mesure l’ordonnance de Montils-les-Tours de 1454, notamment dans son article 125, demande-t-elle afin d’améliorer la justice ?

La rédaction officielle des coutumes
La traduction des coutumes en latin
La création d’un code civil royal
La suppression des juridictions locales

La rédaction officielle des coutumes

Explication

L’ordonnance de Montils-les-Tours demande la rédaction officielle des coutumes pour rendre la justice plus claire et plus cohérente. La traduction en latin ne constitue pas la mesure visée par cet article.

45. Dans quelle succession d’étapes la rédaction officielle d’une coutume est-elle organisée ?

Débat judiciaire, rédaction notariale, puis approbation des familles
Avant-projet local, assemblées locales, puis enregistrement parlementaire
Avant-projet royal, validation ecclésiastique, puis publication municipale
Projet parlementaire, consultation royale, puis vote des praticiens

Avant-projet local, assemblées locales, puis enregistrement parlementaire

Explication

La procédure commence par un avant-projet préparé par des praticiens locaux sous l’autorité de commissaires royaux, avant son examen local et son enregistrement par le parlement compétent. Le parlement n’élabore donc pas seul le texte dès son origine.

46. Pourquoi la coutume de Paris occupe-t-elle une place particulière dans l’histoire du droit français ?

Elle est appliquée par les tribunaux ecclésiastiques de toute la France
Elle constitue le premier texte de procédure criminelle royale
Elle devient une coutume de référence et une source du Code civil
Elle remplace toutes les coutumes dès sa première rédaction

Elle devient une coutume de référence et une source du Code civil

Explication

Rédigée en 1510 puis réformée en 1580, la coutume de Paris devient une référence appliquée par le parlement de Paris et contribue à la formation du Code civil. Elle ne supprime pas pour autant les autres coutumes dès sa première rédaction.

47. Quel est l’objectif principal de la deuxième renaissance du droit romain ?

Adapter les coutumes françaises aux décisions pontificales
Reconstituer le droit romain antique dans sa pureté
Unifier les juridictions royales autour d’une procédure pénale
Remplacer l’étude historique par une interprétation théologique

Reconstituer le droit romain antique dans sa pureté

Explication

La deuxième renaissance cherche à retrouver le droit romain antique dans sa pureté grâce à la philologie et à l’histoire. Elle ne vise pas principalement l’adaptation des coutumes françaises aux décisions pontificales.

48. Quelle définition correspond au gallicanisme ?

Une politique soumettant le roi de France aux décisions des évêques
Une doctrine renforçant l’autonomie royale sans rompre avec la papauté
Une réforme transformant les coutumes locales en droit romain
Une doctrine séparant l’Église de France de toute autorité pontificale

Une doctrine renforçant l’autonomie royale sans rompre avec la papauté

Explication

Le gallicanisme organise les rapports entre le roi, l’Église de France et la papauté en affirmant une autonomie accrue du pouvoir royal. Il ne rompt donc pas avec la papauté et ne correspond pas à une séparation complète.

49. Comment caractériser l’absolutisme français sans le confondre avec un pouvoir royal sans limites ?

Un pouvoir royal militaire, détaché de toute justification religieuse
Un pouvoir royal fondé sur la souveraineté populaire et le rejet du sacre
Un pouvoir royal fort, encadré par le bien commun chrétien et les corps intermédiaires
Un pouvoir royal faible, soumis aux décisions des assemblées provinciales

Un pouvoir royal fort, encadré par le bien commun chrétien et les corps intermédiaires

Explication

L’absolutisme français renforce le pouvoir du roi, légitimé par le droit divin et le sacre, tout en le situant dans des limites chrétiennes et institutionnelles. Il ne signifie donc pas que le roi puisse ignorer les corps intermédiaires ou toute contrainte religieuse.

50. Laquelle de ces activités appartient aux prérogatives régaliennes du roi ?

La fixation des règles liturgiques locales
La gestion des ateliers artisanaux
La levée des impôts
La rédaction des contrats privés

La levée des impôts

Explication

La levée des impôts fait partie des prérogatives régaliennes, au même titre que la justice, l’armée, la diplomatie ou la monnaie. La rédaction des contrats privés relève plutôt des relations entre particuliers.

51. Quelle distinction entre ordonnances, édits et déclarations royales est correcte ?

Les ordonnances portent sur plusieurs matières, les édits sur une matière et les déclarations interprètent un texte antérieur
Les ordonnances et les édits portent sur plusieurs matières, tandis que les déclarations créent des juridictions
Les ordonnances interprètent un texte antérieur, les édits portent sur plusieurs matières et les déclarations traitent une matière
Les ordonnances concernent une matière, les édits interprètent un texte antérieur et les déclarations portent sur plusieurs matières

Les ordonnances portent sur plusieurs matières, les édits sur une matière et les déclarations interprètent un texte antérieur

Explication

Les ordonnances sont des textes étendus, les édits se concentrent sur une matière et les déclarations précisent le sens d’une législation antérieure. Confondre l’ordonnance avec la déclaration inverse donc leur fonction respective.

52. Quelles matières les ordonnances civiles de 1667 et criminelle de 1670 codifient-elles respectivement ?

Le droit administratif, puis le droit militaire
Le droit commercial, puis le droit matrimonial
La procédure civile, puis la procédure criminelle
La procédure criminelle, puis la procédure civile

La procédure civile, puis la procédure criminelle

Explication

L’ordonnance civile de 1667 codifie la procédure civile, tandis que l’ordonnance criminelle de 1670 codifie la procédure criminelle jusqu’en 1808. Elles ne portent donc pas sur le droit commercial ou administratif.

53. Quelle fonction les présidiaux, créés en 1551, remplissent-ils dans l’organisation judiciaire royale ?

Ils exercent une justice extraordinaire réservée aux commissaires nommés par le roi
Ils remplacent les parlements en jugeant les affaires civiles dépassant 250 livres en dernier ressort
Ils examinent les recours religieux avant de les transmettre aux officialités diocésaines
Ils désengorgent les parlements en jugeant certaines affaires civiles en dernier ressort jusqu’à 250 livres

Ils désengorgent les parlements en jugeant certaines affaires civiles en dernier ressort jusqu’à 250 livres

Explication

Les présidiaux ont été créés pour réduire l’encombrement des parlements et peuvent juger en dernier ressort certaines affaires civiles jusqu’à 250 livres. Les affaires plus importantes continuent de relever des parlements, et non d’une compétence générale des présidiaux.

54. Quelle distinction caractérise le statut des officiers et celui des commissaires royaux ?

L’officier exerce une fonction ordinaire protégée, tandis que le commissaire reçoit une mission extraordinaire
L’officier juge les affaires civiles, tandis que le commissaire intervient dans les affaires religieuses
L’officier dépend d’une officialité religieuse, tandis que le commissaire relève d’un parlement
L’officier reçoit une mission extraordinaire, tandis que le commissaire exerce une fonction ordinaire protégée

L’officier exerce une fonction ordinaire protégée, tandis que le commissaire reçoit une mission extraordinaire

Explication

L’officier occupe une fonction publique ordinaire dont le statut devient progressivement protecteur, alors que le commissaire exerce une fonction publique extraordinaire. La distinction repose donc sur la nature et la stabilité de la fonction, non sur le type d’affaire traité.

55. Que signifie la distinction entre justice retenue et justice déléguée sous la monarchie royale ?

La justice retenue est confiée aux commissaires, tandis que la justice déléguée appartient aux officialités
La justice retenue appartient aux parlements, tandis que la justice déléguée est exercée directement par le roi
La justice retenue concerne les affaires religieuses, tandis que la justice déléguée concerne les affaires civiles
La justice retenue permet au roi d’intervenir directement, tandis que la justice déléguée est exercée par ses juges

La justice retenue permet au roi d’intervenir directement, tandis que la justice déléguée est exercée par ses juges

Explication

Dans la justice retenue, le roi intervient lui-même dans le fonctionnement de la justice ; dans la justice déléguée, il confie son pouvoir de juger à des magistrats. Les autres réponses inversent les titulaires ou inventent une répartition fondée sur la matière des affaires.

56. Dans quel ordre se succèdent les trois étapes de construction du statut des officiers royaux ?

Inamovibilité, vénalité, puis hérédité de l’office
Hérédité de l’office, inamovibilité, puis vénalité
Inamovibilité, hérédité de l’office, puis vénalité
Vénalité, hérédité de l’office, puis inamovibilité

Inamovibilité, vénalité, puis hérédité de l’office

Explication

Le statut des officiers royaux se construit successivement par l’inamovibilité, la vénalité et l’hérédité de l’office. Les autres séquences reprennent les mêmes éléments, mais dans un ordre historique incorrect.

57. Quelles bornes chronologiques définissent la décennie révolutionnaire française ?

De la Constitution de 1791 à l’instauration du Directoire en 1795
De la prise de la Bastille en 1789 à la chute de Robespierre en juillet 1794
De la réunion des états généraux en 1789 au coup d’État des 9 et 10 novembre 1799
De la Déclaration de 1789 au début du Consulat en décembre 1799

De la réunion des états généraux en 1789 au coup d’État des 9 et 10 novembre 1799

Explication

La décennie révolutionnaire est généralement délimitée par la réunion des états généraux en 1789 et le coup d’État de Napoléon Bonaparte des 9 et 10 novembre 1799. Les autres bornes correspondent à des épisodes ou à des changements de régime situés à l’intérieur de cette période.

58. Quel régime politique la Constitution de 1791 établit-elle ?

Une république sans roi fondée sur une constitution élaborée en temps de guerre
Un Directoire reposant sur deux assemblées après la chute de Robespierre
Une monarchie absolue encadrée par les parlements et les officialités
Une monarchie constitutionnelle complétée par la Déclaration des droits de 1789

Une monarchie constitutionnelle complétée par la Déclaration des droits de 1789

Explication

La Constitution de 1791 maintient le roi dans une monarchie constitutionnelle et s’inscrit avec la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789. La constitution sans roi appartient au projet de 1793, tandis que le Directoire est fondé par celle de 1795.

59. Quelle relation entre les Constitutions de 1793 et de 1795 est historiquement exacte ?

Celle de 1793, élaborée pendant la guerre, reste inappliquée, tandis que celle de 1795 fonde le Directoire
Celle de 1793 fonde le Directoire, tandis que celle de 1795 reste inappliquée à cause de la guerre
Celle de 1793 organise deux assemblées, tandis que celle de 1795 supprime toute représentation nationale
Celle de 1793 maintient la monarchie, tandis que celle de 1795 rétablit une monarchie constitutionnelle

Celle de 1793, élaborée pendant la guerre, reste inappliquée, tandis que celle de 1795 fonde le Directoire

Explication

La Constitution de 1793 est élaborée dans un contexte de guerre mais n’entre pas en vigueur, tandis que la Constitution de 1795 instaure le régime du Directoire avec deux assemblées. Les autres réponses attribuent à chaque texte les caractéristiques de l’autre ou leur prêtent un contenu absent.

60. Quelle caractéristique institutionnelle distingue l’Assemblée nationale révolutionnaire ?

Elle est unique, représente l’ensemble de la population et détient le pouvoir constituant
Elle est nommée par le roi, représente les provinces et détient un pouvoir réglementaire
Elle est composée de deux chambres, représente les ordres et exerce un pouvoir judiciaire
Elle est réservée aux magistrats, représente les tribunaux et exerce un pouvoir administratif

Elle est unique, représente l’ensemble de la population et détient le pouvoir constituant

Explication

L’Assemblée nationale révolutionnaire est une assemblée unique représentant l’ensemble de la population et disposant du pouvoir constituant. Les autres descriptions lui attribuent une structure bicamérale, une représentation par ordres ou une composition professionnelle qui ne correspondent pas à cette institution.

61. Pourquoi la Constitution de 1793 n’est-elle jamais entrée en application ?

Elle devait être appliquée par deux assemblées, alors que le Directoire avait déjà été instauré
Elle devait entrer en vigueur en période de paix, alors qu’elle avait été élaborée pendant la guerre
Elle devait entrer en vigueur après le retour du roi, alors que la monarchie constitutionnelle subsistait
Elle devait remplacer la Déclaration de 1789, alors que celle-ci avait été abrogée par la Convention

Elle devait entrer en vigueur en période de paix, alors qu’elle avait été élaborée pendant la guerre

Explication

La Constitution de 1793 est conçue sans roi dans un contexte de guerre, mais son application est prévue pour une période de paix, qui ne se présente pas dans les conditions requises. Les autres réponses confondent ce texte avec la monarchie constitutionnelle de 1791 ou avec le Directoire de 1795.

62. Quelle définition de la loi l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen reprend-il du Contrat social ?

La loi est l’expression de la volonté générale
La loi est la décision personnelle du pouvoir exécutif
La loi est la coutume consacrée par les tribunaux
La loi est la règle produite par les autorités religieuses

La loi est l’expression de la volonté générale

Explication

L’article 6 définit la loi comme l’expression de la volonté générale, conception reprise du Contrat social de Jean-Jacques Rousseau. Les autres réponses la rattachent à l’exécutif, à la coutume ou à l’autorité religieuse, ce qui ne correspond pas à cette définition révolutionnaire.

63. Quelle transformation de l’ordre juridique la Révolution française opère-t-elle principalement ?

Elle fait du droit romain la source principale du droit, en supprimant les coutumes locales
Elle fait de la loi la source principale du droit, sans faire disparaître complètement les autres traditions juridiques
Elle fait du droit canonique la source principale du droit, en renforçant le rôle des officialités
Elle fait de la jurisprudence la source principale du droit, en marginalisant les textes législatifs

Elle fait de la loi la source principale du droit, sans faire disparaître complètement les autres traditions juridiques

Explication

La Révolution place la loi au premier rang des sources du droit, tout en laissant subsister le droit romain, les coutumes, le droit canonique, la jurisprudence et l’enseignement doctrinal. Les autres réponses inversent cette hiérarchie ou prétendent à la disparition de traditions qui continuent d’exister.

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Quand débute l'époque romaine avec l'organisation de Rome ?

Au milieu du VIIIe siècle avant J.-C.

En quelle année la royauté romaine prend-elle fin ?

En 509 avant J.-C.

Quel événement marque la fin du règne de Tarquin le Superbe ?

La fin de la royauté romaine en 509 av. J.-C.

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