QCM : Les Fondements de la Justice — 12 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui sert de point de départ à la conception du juste lorsqu’une situation est vécue comme injuste ?

La recherche d’un avantage mutuel
Le calcul d’un intérêt personnel
L’indignation face à l’injustice
L’application stricte d’une règle écrite

L’indignation face à l’injustice

Explication

L’indignation naît devant ce qui est jugé injuste et fonde la précompréhension du juste. Les autres propositions renvoient à des attitudes ou à des procédures qui ne constituent pas ce point de départ.

2. Parmi les situations suivantes, laquelle alimente directement le sentiment du juste et de l’injuste ?

Une loi appliquée sans conflit
Une décision prise par un tiers neutre
Une promesse trahie
Une récompense parfaitement méritée

Une promesse trahie

Explication

Les promesses trahies font partie des expériences typiques qui suscitent l’indignation et orientent l’idée du juste. Les autres choix ne correspondent pas à ces situations d’injustice.

3. Pourquoi le fait d’être juge et parti compromet-il le jugement ?

Parce que la loi devient inutile
Parce que les intérêts personnels influencent la décision
Parce que l’arbitrage extérieur est interdit
Parce que le conflit disparaît automatiquement

Parce que les intérêts personnels influencent la décision

Explication

Lorsqu’on est impliqué comme auteur ou victime, le jugement est faussé par des intérêts personnels. C’est précisément pour cela qu’un tiers neutre est requis.

4. Quel est le rôle attendu du tiers neutre dans un conflit ?

Imposer une vengeance légitime
Défendre la partie la plus faible
Remplacer la loi par l’opinion
Arbitrer sans implication personnelle

Arbitrer sans implication personnelle

Explication

Le tiers neutre est extérieur au conflit et arbitre sans être personnellement impliqué. Il ne prend pas parti et ne juge pas selon ses propres intérêts.

5. Quelles sont les deux composantes de la justice comme vertu ?

La révolte contre l’injustice et la vengeance
L’observation de la loi et le respect de l’égalité
La préférence individuelle et le mérite seul
La compassion et l’absence de règles

L’observation de la loi et le respect de l’égalité

Explication

La justice comme vertu repose à la fois sur l’obéissance aux lois et sur l’exigence d’égalité. Réduire la justice à une seule de ces dimensions serait incomplet.

6. Comment l’égalité est-elle comprise dans la justice comme vertu chez Aristote ?

Comme une identité de traitement sans exception
Comme une répartition réglée par la mesure
Comme une suppression de toute hiérarchie sociale
Comme une égalité purement émotionnelle

Comme une répartition réglée par la mesure

Explication

La mesure guide la répartition juste : il faut donner ni trop ni trop peu. L’égalité n’est donc pas seulement identique, elle s’inscrit dans une exigence de juste proportion.

7. Quelle affirmation décrit le mieux l’égalité numérique dans l’application des peines ?

La peine disparaît si l’auteur est novice
La sanction dépend du rang social
Des délits identiques appellent une réponse identique
La peine varie selon la situation personnelle

Des délits identiques appellent une réponse identique

Explication

L’égalité numérique vise le même traitement pour des délits identiques. Elle s’oppose à l’idée d’une peine ajustée aux circonstances ou à la personne.

8. Dans l’application des peines, que privilégie l’égalité proportionnelle ?

Une réponse ajustée aux circonstances et à la personne
Une peine identique dans tous les cas
Un traitement fondé sur le hasard
L’absence totale de sanction

Une réponse ajustée aux circonstances et à la personne

Explication

L’égalité proportionnelle adapte la réponse selon les circonstances aggravantes ou atténuantes et selon le profil de la personne. Elle ne cherche pas à imposer la même peine en toute situation.

9. Que désigne la justice au sens institutionnel ?

L’ensemble des institutions qui arbitrent les conflits en appliquant les lois
Le sentiment moral d’équité
La sensibilité personnelle à l’injustice
La simple obéissance individuelle à une règle

L’ensemble des institutions qui arbitrent les conflits en appliquant les lois

Explication

La justice institutionnelle renvoie aux institutions chargées d’arbitrer les conflits grâce aux lois. Elle ne se réduit ni à un sentiment ni à une conduite privée.

10. Quel lien unit le droit et la justice institutionnelle ?

Les lois n’interviennent qu’après le conflit
Le droit fournit les lois que les institutions appliquent
Le droit remplace les institutions de jugement
La justice crée les droits sans cadre légal

Le droit fournit les lois que les institutions appliquent

Explication

Le droit est l’ensemble des lois qui permettent à la justice d’être rendue institutionnellement. Les institutions appliquent donc des règles préexistantes pour arbitrer.

11. Quelle distinction exprime le mieux le rapport entre droit subjectif et droit positif ?

Le droit subjectif désigne les tribunaux chargés d’appliquer les lois, tandis que le droit positif désigne les conflits privés à arbitrer
Le droit subjectif désigne les droits accordés aux citoyens, tandis que le droit positif est l’ensemble des lois en vigueur qui les rend effectifs
Le droit subjectif désigne les obligations morales, tandis que le droit positif désigne les règles de politesse d’une société
Le droit subjectif désigne les lois votées par l’État, tandis que le droit positif désigne les droits naturels antérieurs à toute loi

Le droit subjectif désigne les droits accordés aux citoyens, tandis que le droit positif est l’ensemble des lois en vigueur qui les rend effectifs

Explication

Le droit subjectif correspond aux droits reconnus aux citoyens, alors que le droit positif est le système de lois en vigueur qui leur donne une portée juridique. Les autres propositions inversent ces notions ou les confondent avec d’autres réalités.

12. Pourquoi les droits de la personne ne suffisent-ils pas à eux seuls à garantir une consistance juridique ?

Parce qu’ils remplacent les lois en vigueur dans un pays
Parce qu’ils doivent être garantis par le droit positif pour devenir juridiquement effectifs
Parce qu’ils dépendent uniquement de la bonne volonté des individus et non des lois
Parce qu’ils ne concernent que les relations familiales et non l’État

Parce qu’ils doivent être garantis par le droit positif pour devenir juridiquement effectifs

Explication

Les droits de la personne acquièrent une consistance en droit seulement s’ils sont appuyés par le droit positif. Sans cette garantie, ils restent des droits proclamés mais sans force juridique réelle.

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Mémorisez les réponses avec 12 flashcards sur Les Fondements de la Justice.

Indignation — définition ?

Emotion face à une injustice perçue.

Partages inégaux — rôle ?

Alimentent le sentiment d’injustice.

Promesses trahies — exemple ?

Engagements non respectés.

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