QCM : Organisations et principes internationaux — 50 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel énoncé définit le mieux les relations internationales ?

L’ensemble des règles internes appliquées par un État à sa population
L’ensemble des rapports mondiaux entre États et autres acteurs internationaux
L’ensemble des échanges commerciaux réalisés entre entreprises privées
L’ensemble des conflits armés opposant des puissances étrangères

L’ensemble des rapports mondiaux entre États et autres acteurs internationaux

Explication

Les relations internationales regroupent les rapports et activités menés à l’échelle mondiale par les États et les autres acteurs internationaux. Elles ne se réduisent donc ni aux règles internes, ni au commerce privé, ni aux conflits armés.

2. Que signifie la souveraineté d’un État dans l’ordre international ?

La possibilité de se soustraire à toute règle du droit international
L’autorité de gouverner une population sans disposer d’un territoire
Le pouvoir de fixer ses règles internes sans volonté extérieure imposée
Le droit de modifier les frontières des États voisins selon ses intérêts

Le pouvoir de fixer ses règles internes sans volonté extérieure imposée

Explication

La souveraineté désigne le pouvoir de l’État de décider des règles applicables sur son territoire et à sa population sans subir une volonté extérieure. Elle n’implique pas que l’État puisse modifier les frontières voisines ou ignorer tout encadrement juridique international.

3. Quel événement de 1648 est associé à l’organisation de la souveraineté des États européens ?

La conférence de Berlin
La convention de Montevideo
La Charte des Nations unies
Le traité de Westphalie

Le traité de Westphalie

Explication

Le traité de Westphalie de 1648 organise la souveraineté des États européens et contribue aux bases du droit international public contemporain. Les autres instruments appartiennent à des périodes ou à des fonctions différentes.

4. À quelle date la Charte des Nations unies a-t-elle été signée à San Francisco ?

Le 26 décembre 1933
Le 26 juin 1945
Le 30 avril 1803
Le 4 mars 1860

Le 26 juin 1945

Explication

La Charte des Nations unies a été signée à San Francisco le 26 juin 1945, après la Seconde Guerre mondiale. Les autres dates correspondent à des traités ou conventions portant sur d’autres questions internationales.

5. Quelle combinaison correspond aux conditions énoncées par la convention de Montevideo pour caractériser un État ?

Un gouvernement élu, une économie autonome, une constitution écrite et une représentation diplomatique
Une population nombreuse, une armée puissante, une monnaie nationale et une capitale reconnue
Une population permanente, un territoire déterminé, un gouvernement et la capacité d’entrer en relation avec d’autres États
Un territoire vaste, une frontière maritime, une langue officielle et une organisation religieuse

Une population permanente, un territoire déterminé, un gouvernement et la capacité d’entrer en relation avec d’autres États

Explication

L’article 1er de la convention de Montevideo retient quatre éléments : population permanente, territoire déterminé, gouvernement et capacité d’entrer en relation avec les autres États. Une armée, une monnaie ou une constitution écrite ne constituent pas les critères énumérés par cette disposition.

6. Quel est le seuil minimal de population exigé par la convention de Montevideo pour établir l’existence d’une population permanente ?

Un seuil de dix mille habitants est requis
Un seuil déterminé par chaque État voisin est requis
Aucun seuil numérique minimal n’est fixé
Un seuil correspondant à la majorité de la population régionale est requis

Aucun seuil numérique minimal n’est fixé

Explication

La convention de Montevideo exige une population permanente, mais elle ne fixe aucun nombre minimal d’habitants. L’existence de cette condition ne dépend donc ni d’un seuil chiffré, ni d’une décision des États voisins.

7. Comment la nationalité peut-elle être définie en droit international ?

Comme la situation collective d’un groupe minoritaire au sein d’une population nationale
Comme le lien juridique entre une personne et un État, créant des droits et des obligations
Comme l’appartenance culturelle d’une personne à une communauté partageant une même origine
Comme le statut administratif accordé à une personne résidant temporairement dans un pays

Comme le lien juridique entre une personne et un État, créant des droits et des obligations

Explication

La nationalité est un lien juridique qui rattache une personne à un État et lui confère des droits et des obligations. Elle se distingue d’une appartenance culturelle ou de la situation collective d’une minorité.

8. Dans quelle situation une personne correspond-elle à la définition conventionnelle du réfugié de 1951 ?

Elle se trouve hors de son pays, craint une persécution et ne peut ou ne veut réclamer sa protection
Elle réside dans un autre État pour ses études sans invoquer de crainte liée à sa situation personnelle
Elle quitte son pays pour travailler à l’étranger et conserve la protection de ses autorités nationales
Elle appartient à une minorité culturelle mais demeure dans son pays sous la protection de son gouvernement

Elle se trouve hors de son pays, craint une persécution et ne peut ou ne veut réclamer sa protection

Explication

La convention de 1951 vise la personne qui se trouve hors de son pays, craint une persécution fondée notamment sur sa nationalité ou ses opinions politiques et ne peut ou ne veut en réclamer la protection. Un séjour professionnel ou universitaire sans cette crainte ne suffit pas à remplir la définition.

9. Que désigne le territoire étatique ?

L’espace sur lequel l’État exerce sa compétence souveraine
La région correspondant à l’aire culturelle principale de la population
La superficie minimale nécessaire pour qu’un État soit reconnu internationalement
L’ensemble des zones contrôlées temporairement par une armée nationale

L’espace sur lequel l’État exerce sa compétence souveraine

Explication

Le territoire étatique est l’espace dans lequel l’État exerce sa compétence souveraine. La convention de Montevideo n’exige pas de superficie minimale, et le territoire ne se confond ni avec une occupation militaire temporaire ni avec une aire culturelle.

10. Quelle conduite est interdite par l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations unies ?

Établir des relations diplomatiques avec un État dont le gouvernement a changé
Conclure un traité qui règle pacifiquement une contestation de frontière entre deux États
Adopter une loi nationale qui organise l’administration des collectivités territoriales
Recourir à la menace ou à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État

Recourir à la menace ou à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État

Explication

L’article 2, paragraphe 4, interdit la menace ou l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État. Les autres conduites relèvent de l’organisation interne ou de relations internationales qui peuvent être pacifiques.

11. Quelle caractéristique distingue principalement un État fédéral d’un État unitaire sur le plan de l’organisation des compétences ?

L’État fédéral confie les compétences publiques à des associations d’États indépendants.
L’État fédéral répartit les compétences entre un niveau fédéral et des États fédérés.
L’État fédéral concentre les compétences dans une autorité politique unique.
L’État fédéral réserve les compétences internationales à chaque État fédéré.

L’État fédéral répartit les compétences entre un niveau fédéral et des États fédérés.

Explication

L’État fédéral organise une répartition des compétences entre l’autorité fédérale et les États fédérés, contrairement à l’espace politique unifié de l’État unitaire. La concentration des compétences dans une seule autorité correspond plutôt à une logique unitaire centralisée.

12. Quel ensemble de mécanismes permet le fonctionnement équilibré d’un État fédéral ?

L’autonomie des États fédérés, leur participation fédérale et la subsidiarité.
L’indépendance internationale, la neutralité fédérale et la séparation diplomatique.
La fusion des institutions, l’uniformité juridique et la direction unifiée.
La centralisation des décisions, leur délégation administrative et la hiérarchie.

L’autonomie des États fédérés, leur participation fédérale et la subsidiarité.

Explication

Le fédéralisme repose sur l’autonomie des États fédérés, leur participation aux instances communes et la subsidiarité dans la répartition des compétences. La centralisation des décisions réduit précisément l’autonomie qui caractérise ce fonctionnement.

13. Quelle est la nature juridique d’une confédération ?

Une association d’États indépendants fondée sur un traité pour certaines fonctions communes.
Une organisation internationale chargée de représenter une population sans territoire.
Une collectivité fédérée dotée d’une autonomie interne dans un État commun.
Une administration décentralisée répartissant les compétences d’un État unitaire.

Une association d’États indépendants fondée sur un traité pour certaines fonctions communes.

Explication

La confédération associe des États qui demeurent indépendants et coopèrent sur la base d’un traité international pour certaines fonctions. Elle ne correspond donc ni à un État fédéré ni à une simple administration décentralisée.

14. À quoi correspond la personnalité juridique internationale d’un État ?

À la reconnaissance politique accordée par un autre État avant toute activité internationale.
À l’existence d’un gouvernement pouvant agir à l’intérieur de ses frontières sans engagement extérieur.
À la capacité d’une personne morale distincte d’exercer des droits et d’assumer des obligations internationales.
À la réunion matérielle d’un territoire, d’une population et d’un gouvernement sans capacité propre.

À la capacité d’une personne morale distincte d’exercer des droits et d’assumer des obligations internationales.

Explication

La personnalité juridique internationale appartient à une personne morale distincte de ses éléments constitutifs, capable d’exercer des droits et de supporter des obligations internationales. La réunion des éléments matériels de l’État ne suffit pas, à elle seule, à définir cette capacité juridique.

15. Quels actes la personnalité juridique internationale permet-elle notamment à un État d’accomplir ?

Organiser des élections étrangères, nommer des diplomates et gérer leurs budgets.
Administrer des consulats, délivrer des visas et protéger des ressortissants.
Conclure des traités, ester en justice et bénéficier d’immunités.
Modifier les frontières d’autres États, imposer des sanctions et contrôler leurs tribunaux.

Conclure des traités, ester en justice et bénéficier d’immunités.

Explication

La personnalité internationale permet notamment à l’État de conclure des traités, d’ester en justice et de bénéficier d’immunités. Les visas et la protection des ressortissants relèvent principalement des fonctions consulaires, ce qui ne couvre pas l’ensemble des effets de cette personnalité.

16. Quelle opposition distingue la reconnaissance déclarative de la reconnaissance constitutive ?

La première concerne les gouvernements, tandis que la seconde concerne les organisations internationales.
La première repose sur des relations pratiques, tandis que la seconde exige une déclaration officielle.
La première constate une existence préalable, tandis que la seconde prétend contribuer à la créer.
La première crée une existence internationale, tandis que la seconde constate une situation déjà établie.

La première constate une existence préalable, tandis que la seconde prétend contribuer à la créer.

Explication

La reconnaissance déclarative considère que l’État existe avant l’acte de reconnaissance, tandis que la conception constitutive attribue à cette reconnaissance un rôle nécessaire dans son existence internationale. La distinction entre relations pratiques et déclaration officielle concerne plutôt les reconnaissances de facto et de jure.

17. Un État entretient des relations pratiques avec une entité sans publier d’acte officiel de reconnaissance : quelle qualification correspond à cette situation ?

Une reconnaissance de facto fondée sur des relations établies sans déclaration formelle.
Une reconnaissance déclarative constatant formellement une existence antérieure.
Une reconnaissance de jure résultant d’un acte unilatéral officiel.
Une reconnaissance constitutive créant juridiquement un nouvel État.

Une reconnaissance de facto fondée sur des relations établies sans déclaration formelle.

Explication

La reconnaissance de facto repose sur un comportement effectif et des relations établies sans déclaration formelle. La reconnaissance de jure suppose au contraire un acte unilatéral déclarant officiellement qu’un État en reconnaît un autre.

18. Quel instrument a codifié les règles coutumières relatives à l’établissement des relations diplomatiques entre les États ?

La convention de Vienne du 18 avril 1961.
La convention de Genève du 18 avril 1961.
La convention de Vienne du 24 avril 1963.
La convention de Téhéran du 4 décembre 1979.

La convention de Vienne du 18 avril 1961.

Explication

La convention de Vienne du 18 avril 1961 codifie les règles coutumières concernant l’établissement des relations diplomatiques. La convention du 24 avril 1963 concerne les relations consulaires, tandis que les autres dates proposées renvoient à d’autres événements ou intitulés.

19. Que protège principalement l’immunité diplomatique dans l’État hôte ?

L’exemption de toute règle juridique applicable aux activités privées du diplomate.
L’inviolabilité de la personne du diplomate et des locaux diplomatiques.
La protection des ressortissants étrangers dans toutes leurs démarches civiles.
La libre administration des services consulaires et des formalités administratives.

L’inviolabilité de la personne du diplomate et des locaux diplomatiques.

Explication

L’immunité diplomatique garantit notamment l’inviolabilité du diplomate et des locaux diplomatiques, auxquels l’État hôte ne peut porter atteinte librement. Elle ne transforme pas toutes les activités privées du diplomate en activités soustraites à toute règle juridique.

20. Une ambassade représente principalement un État auprès d’un autre État, tandis qu’un consulat se consacre notamment à quelles fonctions ?

La représentation judiciaire des gouvernements devant les tribunaux étrangers.
L’adoption des lois internes et la direction des administrations territoriales.
La protection des ressortissants et les démarches administratives à l’étranger.
La négociation de la politique étrangère générale et des alliances militaires.

La protection des ressortissants et les démarches administratives à l’étranger.

Explication

Les relations consulaires concernent notamment la protection des ressortissants ainsi que les passeports, les visas et d’autres démarches administratives. La représentation politique de l’État auprès d’un autre État relève principalement des relations diplomatiques.

21. Quelle caractéristique définit une organisation internationale au sens du droit international public ?

Elle est constituée par une entreprise et dispose d’une personnalité juridique économique
Elle est fondée par une association privée et relève du droit commercial national
Elle est créée par traité et possède une personnalité juridique internationale fonctionnelle
Elle est créée par une décision judiciaire et dépend du droit interne des États membres

Elle est créée par traité et possède une personnalité juridique internationale fonctionnelle

Explication

Une organisation internationale est une personne morale créée par traité, composée d’États et dotée d’une personnalité juridique internationale fonctionnelle. La FIFA constitue un contre-exemple à la création par traité, car elle relève d’une structure associative privée.

22. À quelle date la Charte de San Francisco, fondatrice de l’ONU, a-t-elle été signée ?

Le 8 mai 1945
Le 26 juin 1945
Le 24 octobre 1945
Le 2 septembre 1945

Le 26 juin 1945

Explication

La Charte de San Francisco a été signée le 26 juin 1945. Cette signature est intervenue avant la fin complète de la Seconde Guerre mondiale dans le Pacifique, contrairement à la date d’entrée en vigueur de la Charte.

23. Quelle distinction entre le dispositif et le préambule d’un traité est juridiquement correcte ?

Le dispositif contient les obligations normatives, tandis que le préambule aide à interpréter le traité
Le préambule contient les obligations normatives, tandis que le dispositif expose les objectifs politiques
Les deux parties ont une force obligatoire identique pour les États signataires
Le dispositif présente des intentions générales, tandis que le préambule impose les sanctions prévues

Le dispositif contient les obligations normatives, tandis que le préambule aide à interpréter le traité

Explication

Le dispositif regroupe les articles normatifs obligatoires du traité, alors que le préambule n’a pas de force obligatoire mais contribue à comprendre le dispositif. Confondre leurs fonctions revient donc à attribuer au préambule une portée normative qu’il ne possède pas.

24. Selon quelle règle les décisions importantes de l’Assemblée générale de l’ONU sont-elles adoptées ?

À la majorité absolue de tous les États membres de l’Organisation
À l’unanimité des membres permanents du Conseil de sécurité
À la majorité des deux tiers des membres présents et votants
À la majorité simple des membres présents, quelle que soit la question

À la majorité des deux tiers des membres présents et votants

Explication

Les décisions importantes exigent la majorité des deux tiers des membres présents et votants, tandis que les autres décisions relèvent de la majorité simple. La majorité simple ne constitue donc pas la règle applicable aux questions importantes.

25. Quel objectif caractérise principalement l’Union européenne par rapport au Conseil de l’Europe ?

Elle organise une coopération culturelle fondée sur un traité de 1949
Elle coordonne principalement la protection des droits humains entre ses membres
Elle cherche à intégrer les ordres juridiques de ses États membres
Elle permet aux ressortissants européens de saisir une juridiction internationale

Elle cherche à intégrer les ordres juridiques de ses États membres

Explication

L’Union européenne est une organisation d’intégration qui tend à harmoniser les droits de ses États membres. La protection de l’État de droit et des droits humains constitue plutôt la vocation principale du Conseil de l’Europe.

26. Quelle évolution institutionnelle suit le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne ?

Le nombre de membres passe de 27 à 25 après la création de la Cour européenne
Le nombre de membres passe de 27 à 28 après le référendum de juin 2016
Le nombre de membres passe de 28 à 27 en janvier 2020
Le nombre de membres passe de 28 à 26 lors de l’entrée en vigueur du traité de Maastricht

Le nombre de membres passe de 28 à 27 en janvier 2020

Explication

Le Royaume-Uni quitte effectivement l’Union européenne en janvier 2020, faisant passer le nombre de membres de 28 à 27. Le référendum du 30 juin 2016 a précédé cette sortie et ne correspond pas à sa date effective.

27. Quelle règle s’applique lorsqu’une norme nationale entre en conflit avec une norme européenne ?

La norme européenne s’applique après une autorisation particulière du Conseil de l’Europe
La norme européenne l’emporte en vertu du principe de primauté du droit européen
Les deux normes s’appliquent simultanément selon la décision de chaque administration
La norme nationale l’emporte parce que chaque État conserve une compétence juridique supérieure

La norme européenne l’emporte en vertu du principe de primauté du droit européen

Explication

La primauté signifie qu’en cas de conflit, la règle européenne prévaut sur la règle nationale, conformément au principe énoncé par la Cour de justice dans l’arrêt Costa-Enel. Le Conseil de l’Europe n’est pas l’institution qui autorise cette primauté.

28. Quel traité a officiellement créé l’Union européenne ?

Le traité instituant le Conseil de l’Europe, signé en 1949
Le traité de Rome, signé le 25 mars 1957
Le traité de Lisbonne, signé le 13 décembre 2007
Le traité de Maastricht, signé le 7 février 1992

Le traité de Maastricht, signé le 7 février 1992

Explication

Le traité de Maastricht du 7 février 1992 crée officiellement l’Union européenne. Les autres traités ont contribué à la construction européenne ou concernent une organisation distincte, mais ne correspondent pas à cette création officielle.

29. Que mesure principalement la capitalisation boursière d’une entreprise transnationale par rapport au PIB d’un État ?

La valeur financière de l’entreprise, tandis que le PIB mesure la production de l’État
Le volume des échanges de l’entreprise, tandis que le PIB mesure ses actifs financiers
La production annuelle de l’entreprise, tandis que le PIB mesure sa valeur financière
Le montant des impôts de l’entreprise, tandis que le PIB mesure ses bénéfices nets

La valeur financière de l’entreprise, tandis que le PIB mesure la production de l’État

Explication

La capitalisation boursière mesure la valeur financière attribuée à une entreprise sur le marché, alors que le PIB mesure la production réalisée par un État. Ces indicateurs peuvent donc être comparés sans mesurer la même réalité économique.

30. Quelle entreprise possède, parmi les montants indiqués, la capitalisation boursière la plus élevée ?

Google, avec environ 1 200 milliards de dollars
Microsoft, avec environ 1 700 milliards de dollars
Facebook, avec environ 800 milliards de dollars
Apple, avec environ 2 300 milliards de dollars

Apple, avec environ 2 300 milliards de dollars

Explication

Apple est présentée avec une capitalisation boursière d’environ 2 300 milliards de dollars, supérieure aux montants attribués à Microsoft, Google et Facebook. Amazon et Microsoft sont quant à elles données à égalité avec environ 1 700 milliards de dollars.

31. Pourquoi LafargeHolcim a-t-elle été poursuivie dans le contexte de ses activités en Syrie ?

Pour refus d’une protection diplomatique accordée à ses actionnaires étrangers
Pour violation du principe de primauté du droit européen dans un litige fiscal
Pour adoption d’un code d’investissement destiné à exonérer ses activités commerciales
Pour complicité de crimes contre l’humanité liée à ses accords avec des groupes armés

Pour complicité de crimes contre l’humanité liée à ses accords avec des groupes armés

Explication

LafargeHolcim a été poursuivie pour complicité de crimes contre l’humanité en raison de ses activités en Syrie jusqu’en 2014 et de ses accords avec des groupes armés rebelles. Cette affaire concerne donc la responsabilité liée aux activités de l’entreprise dans un contexte de conflit.

32. Que permet la protection diplomatique lorsqu’un investissement privé est menacé par l’État d’accueil ?

Elle oblige l’État d’accueil à indemniser les actionnaires sans procédure internationale
Elle permet à un État de soulever le différend au niveau international
Elle transforme automatiquement l’entreprise en ressortissante de l’État protecteur
Elle permet à l’entreprise de saisir directement la Cour internationale de Justice

Elle permet à un État de soulever le différend au niveau international

Explication

La protection diplomatique permet à un État de soulever au niveau international le problème concernant un investissement privé menacé par l’État d’accueil. Elle ne donne pas à l’entreprise un accès direct à la Cour internationale de Justice et ne transforme pas sa nationalité.

33. Quelle caractéristique distingue une organisation non gouvernementale d’une entreprise transnationale ?

Elle représente officiellement les États dans les négociations intergouvernementales.
Elle dépend d’un gouvernement pour exercer une compétence diplomatique internationale.
Elle poursuit une activité sans but lucratif au-delà des frontières de son État d’origine.
Elle recherche un profit commercial dans plusieurs marchés étrangers.

Elle poursuit une activité sans but lucratif au-delà des frontières de son État d’origine.

Explication

Une ONG est une association sans but lucratif dont l’activité dépasse les frontières de l’État où elle a été créée. Une entreprise transnationale se distingue par la recherche d’un profit dans plusieurs pays.

34. Quel acteur a créé le Comité international de la Croix-Rouge en 1863 ?

Henri Dunant
Gustave Moynier
Dag Hammarskjöld
Woodrow Wilson

Henri Dunant

Explication

Henri Dunant est à l’origine de la création du CICR en 1863. Woodrow Wilson est associé à la Société des Nations, tandis que les deux autres figures ne correspondent pas à cette fondation.

35. Quel rôle le Comité international de la Croix-Rouge joue-t-il principalement dans les conflits armés ?

Il coordonne les activités internationales de la Croix-Rouge depuis Genève.
Il dirige les tribunaux chargés de juger les responsables des conflits.
Il impose aux États les décisions militaires prises par les Nations unies.
Il organise les élections nationales dans les territoires touchés par la guerre.

Il coordonne les activités internationales de la Croix-Rouge depuis Genève.

Explication

Le CICR coordonne les activités internationales de la Croix-Rouge dans les conflits armés et siège à Genève. Il n’exerce ni commandement militaire ni fonction générale d’organisation électorale ou judiciaire.

36. Quel est l’un des principaux effets de la liberté d’expression sur les relations internationales ?

Elle réserve aux organisations internationales le contrôle des débats politiques.
Elle permet à l’opinion publique d’influencer les relations entre les États.
Elle transfère aux médias la compétence juridique des gouvernements nationaux.
Elle empêche les États de limiter le harcèlement et la diffamation publiques.

Elle permet à l’opinion publique d’influencer les relations entre les États.

Explication

La liberté d’expression permet à l’opinion publique de jouer un rôle dans les relations internationales. Elle n’empêche pas les États d’encadrer certaines dérives, comme le harcèlement ou la diffamation.

37. Quel objectif définit le mieux le maintien de la paix ?

Supprimer toute menace potentielle grâce à la fermeture des frontières nationales.
Garantir que les conflits soient réglés par des opérations militaires internationales.
Préserver une situation où les sociétés ne craignent pas constamment la violence.
Établir une supériorité militaire durable d’un État sur ses rivaux régionaux.

Préserver une situation où les sociétés ne craignent pas constamment la violence.

Explication

Le maintien de la paix vise à préserver une situation dans laquelle les sociétés ne redoutent pas constamment la violence, même lorsque des menaces subsistent. Il ne se réduit ni à la domination militaire ni à la suppression de toute menace.

38. Quelle période correspond à la guerre de Trente Ans et à son issue ?

De 1914 à 1918, avec l’armistice du 11 novembre.
De 1648 à 1688, avec les accords de Münster.
De 1618 à 1648, avec les traités de Westphalie.
De 1919 à 1939, avec la création de la Société des Nations.

De 1618 à 1648, avec les traités de Westphalie.

Explication

La guerre de Trente Ans se déroule de 1618 à 1648 et s’achève avec les traités de Westphalie. L’année 1918 correspond à l’armistice de la Première Guerre mondiale, et 1919 à la mise en place du cadre de la Société des Nations.

39. Quel principe appartient au système westphalien ?

La subordination des États à une autorité politique mondiale dotée d’un pouvoir supérieur.
La libre intervention des puissances étrangères dans les affaires intérieures d’un État.
La disparition des frontières nationales au profit d’une administration internationale commune.
La reconnaissance de la souveraineté extérieure et de la compétence étatique sur le territoire national.

La reconnaissance de la souveraineté extérieure et de la compétence étatique sur le territoire national.

Explication

Le système westphalien reconnaît la souveraineté extérieure des États, leur compétence exclusive sur leur territoire et l’équilibre des puissances. Il ne repose pas sur une autorité mondiale supérieure ni sur l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures.

40. Quel événement est associé au traité de Westphalie et à la paix de Münster du 30 janvier 1648 ?

La création de la Société des Nations après la Première Guerre mondiale.
La fin de la guerre de Trente Ans et la paix entre l’Espagne et les Provinces-Unies.
La fin des combats sur le front occidental le 11 novembre 1918.
La conclusion des accords de Munich pendant la crise des Sudètes.

La fin de la guerre de Trente Ans et la paix entre l’Espagne et les Provinces-Unies.

Explication

Le traité de Westphalie met fin à la guerre de Trente Ans, et la paix de Münster est signée en 1648 entre l’Espagne et les Provinces-Unies. Les autres événements se situent respectivement en 1919, en 1918 et en 1938.

41. Que signifie la souveraineté extérieure dans les relations entre États ?

Aucune autorité supérieure ne domine les États, qui reconnaissent leurs souverainetés respectives.
Une organisation internationale dirige les politiques nationales au nom de la sécurité collective.
Un État exerce une compétence exclusive sur son territoire et administre ses affaires intérieures.
Un gouvernement autorise les puissances étrangères à intervenir dans ses affaires intérieures.

Aucune autorité supérieure ne domine les États, qui reconnaissent leurs souverainetés respectives.

Explication

La souveraineté extérieure signifie qu’aucune autorité n’est supérieure aux États et que chacun reconnaît la souveraineté des autres sur leur territoire. La compétence exclusive sur le territoire relève de la souveraineté intérieure.

42. Quelle règle découle de la souveraineté intérieure d’un État ?

Une autorité internationale dispose d’une compétence supérieure sur ses décisions nationales.
Les autres États ne doivent pas se mêler de ses affaires intérieures.
Les États voisins peuvent modifier ses lois lorsqu’une crise régionale apparaît.
Les autres États peuvent administrer son territoire avec son accord diplomatique.

Les autres États ne doivent pas se mêler de ses affaires intérieures.

Explication

La souveraineté intérieure accorde à l’État une compétence exclusive sur son territoire et interdit l’ingérence des autres États dans ses affaires intérieures. Elle ne prévoit donc ni administration étrangère ni autorité internationale supérieure sur les décisions nationales.

43. Que prohibe l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations Unies ?

La contestation d’une frontière issue d’un accord de décolonisation
L’imposition de sanctions économiques par une organisation régionale
La menace ou l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un État
La suspension des relations diplomatiques avec un État impliqué dans un différend

La menace ou l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un État

Explication

Cette disposition impose aux États de s’abstenir de menacer ou d’employer la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État. La suspension des relations diplomatiques n’est pas l’objet de cette interdiction fondamentale.

44. Lorsqu’un différend risque de menacer la paix, quelle démarche l’article 33 de la Charte des Nations Unies impose-t-il aux parties ?

Proclamer une nouvelle frontière jusqu’à la résolution définitive du différend
Adopter des mesures coercitives afin de contraindre l’adversaire à céder
Saisir directement le Conseil de sécurité pour obtenir une intervention militaire
Rechercher une solution par des moyens pacifiques comme la négociation ou la médiation

Rechercher une solution par des moyens pacifiques comme la négociation ou la médiation

Explication

L’article 33 privilégie la recherche d’une solution pacifique, notamment par la négociation, la médiation, l’arbitrage ou le règlement judiciaire. Les mesures coercitives relèvent plutôt de la logique du chapitre 7 que du règlement pacifique associé au chapitre 6.

45. Quelle fonction l’article 39 de la Charte des Nations Unies attribue-t-il au Conseil de sécurité ?

Constater une menace contre la paix, une rupture de la paix ou un acte d’agression, puis déterminer les mesures nécessaires
Organiser la médiation entre les parties avant toute qualification juridique du différend
Garantir l’intangibilité de toutes les frontières issues de la décolonisation
Autoriser chaque État à employer la force dès qu’il estime sa sécurité nationale menacée

Constater une menace contre la paix, une rupture de la paix ou un acte d’agression, puis déterminer les mesures nécessaires

Explication

L’article 39 confie au Conseil de sécurité la constatation d’une menace contre la paix, d’une rupture de la paix ou d’un acte d’agression, avant l’adoption ou la recommandation de mesures adaptées. La légitime défense individuelle relève plutôt de l’article 51.

46. Dans quelle situation l’article 51 de la Charte reconnaît-il une exception à l’interdiction du recours à la force ?

Lorsqu’un État souhaite modifier une frontière héritée de la décolonisation par une action militaire
Lorsqu’une organisation régionale décide de remplacer les procédures de règlement pacifique
Lorsqu’un État invoque une menace politique sans subir d’attaque ni démontrer de nécessité
Lorsqu’un État exerce son droit de légitime défense en respectant le principe de proportionnalité

Lorsqu’un État exerce son droit de légitime défense en respectant le principe de proportionnalité

Explication

L’article 51 reconnaît la légitime défense comme une exception à l’interdiction du recours à la force, sous réserve notamment de la proportionnalité. Une simple volonté de modifier une frontière ou une menace politique non établie ne suffit pas à fonder cette exception.

47. Comment les douze missions de maintien de la paix de l’ONU se répartissent-elles géographiquement ?

Quatre en Afrique, six au Proche-Orient, une au Kosovo et une entre l’Inde et le Pakistan
Six en Afrique, quatre au Proche-Orient, une au Kosovo et une entre l’Inde et le Pakistan
Trois en Afrique, quatre au Proche-Orient, trois au Kosovo et deux entre l’Inde et le Pakistan
Six en Afrique, deux au Proche-Orient, deux au Kosovo et deux entre l’Inde et le Pakistan

Six en Afrique, quatre au Proche-Orient, une au Kosovo et une entre l’Inde et le Pakistan

Explication

La répartition indiquée comprend six missions en Afrique, quatre au Proche-Orient, une au Kosovo et une entre l’Inde et le Pakistan. Elle met donc en évidence une forte concentration en Afrique et au Proche-Orient, plutôt qu’une présence répartie uniformément.

48. Quand et selon quelle logique l’OTAN a-t-elle été créée ?

En 1955, par le Pacte de Varsovie, comme organisation militaire destinée à remplacer les Nations Unies
Le 4 avril 1949, par le traité de l’Atlantique Nord, comme alliance militaire défensive fondée sur la défense collective
En 1991, par un accord européen, comme alliance créée après la dissolution du Pacte de Varsovie
Le 4 avril 1968, par un traité de désarmement, comme mécanisme de contrôle des armes nucléaires

Le 4 avril 1949, par le traité de l’Atlantique Nord, comme alliance militaire défensive fondée sur la défense collective

Explication

L’OTAN est créée le 4 avril 1949 par le traité de l’Atlantique Nord comme une alliance militaire défensive reposant sur la défense collective. Le Pacte de Varsovie constituait l’alliance opposée et a été dissous en 1991.

49. Que signifie le principe de défense collective de l’OTAN ?

Une attaque contre un État extérieur à l’Alliance est automatiquement considérée comme une attaque contre tous ses membres
Une agression contre un membre est assimilée à une agression contre l’ensemble de l’Alliance
Les États membres renoncent à leurs forces nationales au profit d’une armée unique placée sous commandement permanent
Chaque membre doit engager une opération militaire dès qu’un autre membre connaît une crise politique interne

Une agression contre un membre est assimilée à une agression contre l’ensemble de l’Alliance

Explication

La défense collective assimile l’agression contre un membre à une agression contre l’ensemble de l’Alliance. Elle ne signifie pas que toute crise interne déclenche automatiquement une opération militaire ni que les États abandonnent leurs forces nationales.

50. Quelle affirmation décrit correctement le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires ?

Ouvert à la signature en 1949, il compte 191 États parties, à l’exception notamment de la France, de l’Allemagne, du Japon et du Canada
Ouvert à la signature en 1968, il compte 191 États parties, à l’exception notamment de l’Inde, d’Israël, du Pakistan et du Soudan du Sud
Ouvert à la signature en 1991, il compte 191 États parties, à l’exception notamment de l’Iran, de la Corée du Sud, de l’Égypte et du Mexique
Ouvert à la signature en 1968, il compte 150 États parties, à l’exception notamment de la Chine, de la Russie, de l’Inde et du Brésil

Ouvert à la signature en 1968, il compte 191 États parties, à l’exception notamment de l’Inde, d’Israël, du Pakistan et du Soudan du Sud

Explication

Le traité est ouvert à la signature en 1968 et compte 191 États parties ; l’Inde, Israël, le Pakistan et le Soudan du Sud n’en font pas partie. Les autres propositions modifient soit la date, soit le nombre d’États, soit la liste des États non parties.

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