QCM : Police administrative — 29 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la finalité principale de la police administrative ?

Prévenir les troubles susceptibles de porter atteinte à l’ordre public
Trancher les litiges opposant les particuliers à l’administration
Prononcer des sanctions pénales contre les responsables d’un trouble
Rechercher les auteurs d’infractions pénales déjà commises

Prévenir les troubles susceptibles de porter atteinte à l’ordre public

Explication

La police administrative est une activité de service public destinée à maintenir l’ordre public, notamment en prévenant les troubles. La recherche des auteurs d’infractions relève de la police judiciaire, et non de sa finalité principale.

2. Quel élément a été ajouté à l’ordre public par la décision Commune de Morsang-sur-Orge du 27 octobre 1995 ?

La protection de la propriété intellectuelle des entreprises
La garantie de la liberté contractuelle des particuliers
La préservation de l’équilibre financier des collectivités
Le respect de la dignité de la personne humaine

Le respect de la dignité de la personne humaine

Explication

La décision Commune de Morsang-sur-Orge a reconnu le respect de la dignité de la personne humaine comme une composante de l’ordre public. Les autres éléments proposés ne constituent pas l’ajout consacré par cette décision.

3. Une mesure de police administrative qui limite une liberté fondamentale est légalement admissible lorsqu’elle est comment conçue ?

Elle est proportionnelle et n’instaure pas une interdiction générale et absolue
Elle repose sur une convenance administrative et suspend toute liberté concernée
Elle interdit toute activité susceptible de créer une difficulté éventuelle
Elle s’applique de manière uniforme sans tenir compte de la gravité du risque

Elle est proportionnelle et n’instaure pas une interdiction générale et absolue

Explication

Une mesure de police peut restreindre une liberté fondamentale si cette restriction demeure proportionnelle et n’instaure pas une interdiction générale et absolue. Une simple convenance administrative ou une interdiction étendue à toute activité ne suffit pas à la rendre légale.

4. Quelle distinction caractérise le mieux la police administrative et la police judiciaire ?

La première juge les infractions, tandis que la seconde réglemente les rassemblements publics
La première sanctionne les auteurs, tandis que la seconde organise la circulation routière
La première rassemble les preuves, tandis que la seconde protège la tranquillité des habitants
La première prévient les troubles, tandis que la seconde recherche les infractions pénales

La première prévient les troubles, tandis que la seconde recherche les infractions pénales

Explication

La police administrative vise la prévention ou le rétablissement de l’ordre public, alors que la police judiciaire constate les infractions, en rassemble les preuves et en recherche les auteurs. Les autres formulations inversent ou attribuent à tort les missions de ces deux polices.

5. Un contrôle d’identité réalisé pour prévenir des troubles pendant une manifestation relève-t-il de la police administrative ou de la police judiciaire ?

De la police judiciaire, car tout contrôle d’identité concerne une infraction pénale
De la police judiciaire, car une manifestation constitue une enquête pénale
De la police administrative, car elle intervient après l’identification d’un délinquant
De la police administrative, car il vise à prévenir un trouble à l’ordre public

De la police administrative, car il vise à prévenir un trouble à l’ordre public

Explication

Le contrôle d’identité destiné à prévenir des troubles lors d’une manifestation relève de la police administrative. Un contrôle visant à rechercher un délinquant identifié relèverait, en revanche, de la police judiciaire.

6. Quelle situation correspond à une menace relevant de l’ordre public matériel ?

Une interprétation abstraite d’une activité jugée socialement inhabituelle
Un risque réel, concret, localisé et objectivement vérifiable de trouble
Une désapprobation morale générale dépourvue de risque concret identifiable
Une préférence personnelle concernant le comportement attendu des habitants

Un risque réel, concret, localisé et objectivement vérifiable de trouble

Explication

L’ordre public matériel repose sur une menace réelle, concrète, localisée et objectivement vérifiable. Une appréciation morale abstraite ne suffit pas à caractériser une atteinte matérielle à l’ordre public.

7. Que protège principalement la sécurité publique ?

La dignité humaine dans les situations portant atteinte à la morale collective
La sécurité physique des personnes et l’intégrité matérielle des biens
La santé publique face aux épidémies et à la contamination des aliments
Les conditions normales de vie contre les disputes et les attroupements

La sécurité physique des personnes et l’intégrité matérielle des biens

Explication

La sécurité publique protège les personnes contre les atteintes physiques et les biens contre les dommages matériels. La lutte contre les épidémies et les risques alimentaires relève plutôt de la salubrité publique.

8. Quel exemple relève principalement de la tranquillité publique ?

Le contrôle de la qualité sanitaire des denrées vendues au public
La prévention de disputes, de rixes et d’attroupements perturbant la vie normale
La protection des passants contre l’effondrement d’un bâtiment fragilisé
La lutte contre une épidémie touchant plusieurs quartiers de la commune

La prévention de disputes, de rixes et d’attroupements perturbant la vie normale

Explication

La tranquillité publique concerne les troubles qui affectent les conditions normales de vie, notamment les disputes, les rixes et les attroupements. L’effondrement d’un bâtiment concerne plutôt la sécurité, tandis que les épidémies et les denrées relèvent de la salubrité.

9. Quelle mesure vise directement la salubrité publique ?

Prévenir une rixe susceptible de perturber la vie quotidienne des riverains
Écarter un attroupement risquant de bloquer une voie publique
Sécuriser un immeuble menaçant de s’effondrer sur les passants
Organiser la lutte contre une épidémie ou une pollution dangereuse

Organiser la lutte contre une épidémie ou une pollution dangereuse

Explication

La salubrité publique protège la santé publique, notamment contre les épidémies et les pollutions. Les rixes, les immeubles dangereux et les attroupements correspondent respectivement à des enjeux de tranquillité ou de sécurité publiques.

10. Dans quelle situation l’ordre public immatériel peut-il justifier une restriction à une liberté ?

Lorsqu’un trouble matériel est constaté et compromet directement la circulation des personnes
Lorsqu’une considération morale ou liée à la dignité humaine le justifie, même sans trouble matériel immédiat
Lorsqu’une mesure de police vise à organiser le fonctionnement interne d’un service public
Lorsqu’une autorité administrative souhaite appliquer une sanction prévue par le droit pénal

Lorsqu’une considération morale ou liée à la dignité humaine le justifie, même sans trouble matériel immédiat

Explication

L’ordre public immatériel autorise certaines restrictions fondées sur la morale ou la dignité humaine, même en l’absence de désordre matériel immédiat. La présence d’un trouble matériel correspond plutôt à la conception classique de l’ordre public matériel.

11. À quelle condition un maire peut-il interdire localement un film autorisé au niveau national, selon l’arrêt Société Films Lutetia du 18 novembre 1959 ?

Lorsque le préfet lui ordonne de suspendre toute projection du film
Lorsque des circonstances locales particulières rendent l’interdiction nécessaire
Lorsque le film a été refusé par l’autorité nationale chargée de son contrôle
Lorsque le conseil municipal estime que le film présente un risque culturel

Lorsque des circonstances locales particulières rendent l’interdiction nécessaire

Explication

L’arrêt Société Films Lutetia admet l’intervention du maire lorsqu’un film immoral, pourtant autorisé nationalement, présente un risque particulier au regard de circonstances locales. Une autorisation nationale ne suffit donc pas à écarter toute compétence municipale, mais le maire doit établir un contexte local pertinent.

12. Quelle solution l’arrêt Commune de Morsang-sur-Orge du 27 octobre 1995 a-t-il consacrée concernant le lancer de nain ?

L’interdiction pouvait être prononcée au nom de la dignité humaine, même sans circonstances locales particulières
L’activité pouvait être encadrée par une autorisation nationale sans intervention du maire
L’activité relevait d’une atteinte matérielle à l’ordre public nécessitant un désordre constaté
L’interdiction dépendait nécessairement de circonstances locales propres à la commune concernée

L’interdiction pouvait être prononcée au nom de la dignité humaine, même sans circonstances locales particulières

Explication

Dans l’arrêt Commune de Morsang-sur-Orge, le Conseil d’État reconnaît la dignité de la personne humaine comme composante de l’ordre public et admet l’interdiction du lancer de nain sans circonstances locales particulières. La solution ne repose donc pas sur la constatation préalable d’un trouble matériel local.

13. Quelle distinction caractérise principalement la police administrative générale et la police administrative spéciale ?

La police générale appartient au conseil municipal, tandis que la police spéciale relève des juridictions judiciaires
La police générale s’applique à un bâtiment précis, tandis que la police spéciale concerne l’ensemble des troubles publics
La police générale concerne une activité déterminée, tandis que la police spéciale protège l’ordre public sans habilitation particulière
La police générale protège l’ordre public général, tandis que la police spéciale repose sur un texte définissant son objet et son titulaire

La police générale protège l’ordre public général, tandis que la police spéciale repose sur un texte définissant son objet et son titulaire

Explication

La police administrative générale repose sur une compétence générale de protection de l’ordre public, alors que la police spéciale doit être instituée par un texte précis. Ce texte peut notamment déterminer l’objet de la police, son titulaire et sa procédure.

14. Que doit faire l’autorité chargée d’une police administrative spéciale lorsqu’elle intervient dans ce domaine ?

Appliquer les règles de la police générale lorsque le texte spécial paraît difficile à mettre en œuvre
Étendre son intervention à toute situation présentant un risque général pour l’ordre public
Déléguer sa compétence au conseil municipal dès qu’une mesure concerne la population locale
Respecter strictement le domaine, la compétence et la procédure prévus par le texte instituant cette police

Respecter strictement le domaine, la compétence et la procédure prévus par le texte instituant cette police

Explication

Une police spéciale est encadrée par le texte qui l’a instituée, notamment quant à son domaine, à son titulaire et à la procédure applicable. L’autorité ne peut donc pas élargir librement sa compétence en invoquant un risque général pour l’ordre public.

15. Quelle autorité détient traditionnellement le pouvoir de police administrative générale au niveau national ?

Le conseil municipal, en vertu de sa compétence générale sur les affaires locales
Le Premier ministre, en vertu de son pouvoir réglementaire général
Le maire de la commune où le trouble national prend principalement naissance
Le président du conseil départemental, en vertu de ses compétences territoriales

Le Premier ministre, en vertu de son pouvoir réglementaire général

Explication

Au niveau national, le Premier ministre détient traditionnellement le pouvoir de police administrative générale en s’appuyant sur son pouvoir réglementaire général. Le maire exerce quant à lui cette police à l’échelle de sa commune.

16. Qui est compétent pour prendre les arrêtés de police administrative générale dans une commune ?

Le préfet, qui prend directement tous les arrêtés de police municipale
Le maire, qui exerce ce pouvoir propre sous le contrôle administratif du préfet
Le directeur général des services, qui agit en qualité d’autorité de police locale
Le conseil municipal, qui adopte les arrêtés au nom de la commune

Le maire, qui exerce ce pouvoir propre sous le contrôle administratif du préfet

Explication

Le maire dispose d’un pouvoir propre de police administrative générale dans sa commune, sous le contrôle administratif du préfet. Le conseil municipal n’est pas compétent pour prendre les arrêtés de police du maire.

17. Dans quelle situation le préfet peut-il se substituer au maire pour exercer la police administrative générale ?

Lorsque le préfet souhaite remplacer le maire pour harmoniser les politiques locales de tranquillité publique
Lorsque le conseil municipal refuse d’examiner une question relevant de la gestion ordinaire de la commune
Lorsque plusieurs communes ou tout le département sont concernés, ou lorsque le maire reste carent après une mise en demeure sans effet
Lorsque le maire adopte une mesure de police qui concerne une seule rue sans incidence départementale

Lorsque plusieurs communes ou tout le département sont concernés, ou lorsque le maire reste carent après une mise en demeure sans effet

Explication

Le préfet peut intervenir pour plusieurs communes ou pour l’ensemble du département et peut se substituer au maire en cas de carence après une mise en demeure restée sans effet. Une simple volonté d’harmonisation ou un désaccord politique ne suffit pas à justifier cette substitution.

18. Dans quelle situation l’autorité de police inférieure peut-elle légalement adopter une mesure plus sévère que l’autorité supérieure ?

Lorsque des circonstances locales particulières de temps et de lieu le justifient
Lorsque l’autorité supérieure n’a pas encore exercé sa compétence
Lorsque la mesure inférieure poursuit un objectif économique distinct
Lorsque la mesure supérieure concerne plusieurs communes voisines

Lorsque des circonstances locales particulières de temps et de lieu le justifient

Explication

L’arrêt Commune de Néris-les-Bains admet une mesure locale plus sévère lorsque des circonstances particulières de temps et de lieu la rendent nécessaire. L’absence d’intervention préalable de l’autorité supérieure ne suffit pas, à elle seule, à justifier cette aggravation.

19. Dans quel cas une police administrative générale peut-elle intervenir alors qu’une police administrative spéciale est déjà exercée ?

Lorsque la police spéciale a été confiée à une autorité nationale, quelle que soit la situation locale
Lorsque la police générale poursuit une finalité différente, même sans circonstance particulière
Lorsqu’aucune compétence exclusive ne s’y oppose et que des circonstances locales justifient une mesure plus sévère
Lorsque la police spéciale prévoit déjà une mesure applicable sur l’ensemble du territoire

Lorsqu’aucune compétence exclusive ne s’y oppose et que des circonstances locales justifient une mesure plus sévère

Explication

La police générale peut compléter une police spéciale si le texte ne réserve pas une compétence exclusive et si des circonstances locales justifient une mesure plus rigoureuse. La seule différence de finalité ou l’étendue territoriale de la police spéciale ne suffit pas à autoriser cette intervention.

20. Selon l’article 36 de la Constitution, comment l’état de siège est-il décrété et prolongé ?

Il est décrété par le Parlement, puis sa prolongation au-delà de douze jours relève du Président de la République
Il est décrété en conseil des ministres, puis sa prolongation au-delà de douze jours est autorisée par le Parlement
Il est décrété par l’autorité militaire, puis sa prolongation au-delà de douze jours est décidée par le Gouvernement
Il est décrété par le Président de la République, puis sa prolongation au-delà de douze jours relève du Conseil constitutionnel

Il est décrété en conseil des ministres, puis sa prolongation au-delà de douze jours est autorisée par le Parlement

Explication

L’article 36 prévoit une déclaration en conseil des ministres et une autorisation parlementaire pour toute prolongation dépassant douze jours. Le Parlement n’est donc pas l’autorité qui déclare initialement l’état de siège.

21. Quelle situation permet de déclarer l’état de siège et quel effet principal produit-il sur les pouvoirs de police ?

Une atteinte grave à l’ordre public autorise les autorités civiles à accroître leurs pouvoirs de police administrative
Une interruption du fonctionnement des pouvoirs publics permet au Président d’exercer les pouvoirs exceptionnels de l’article 16
Un péril imminent dû à une guerre étrangère ou à une insurrection armée entraîne le transfert des pouvoirs de police à l’autorité militaire
Une menace sanitaire de grande ampleur confie au Premier ministre le pouvoir de réglementer les activités économiques

Un péril imminent dû à une guerre étrangère ou à une insurrection armée entraîne le transfert des pouvoirs de police à l’autorité militaire

Explication

L’état de siège répond à un péril imminent résultant d’une guerre étrangère ou d’une insurrection armée et transfère alors les pouvoirs de police des autorités civiles à l’autorité militaire. Les autres situations renvoient à l’article 16 ou aux régimes d’urgence administratifs.

22. Quelles conditions cumulatives permettent au Président de la République de recourir à l’article 16 de la Constitution ?

Une guerre étrangère ou une insurrection armée accompagnée d’un transfert des pouvoirs de police aux autorités militaires
Une crise politique durable et une autorisation préalable du Parlement adoptée à la majorité absolue
Une menace grave et immédiate visant les institutions ou certains intérêts fondamentaux, ainsi qu’une interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics
Une calamité publique affectant l’ordre public et une déclaration de l’état d’urgence par décret en conseil des ministres

Une menace grave et immédiate visant les institutions ou certains intérêts fondamentaux, ainsi qu’une interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics

Explication

L’article 16 exige une menace grave et immédiate pesant notamment sur les institutions, l’indépendance nationale ou l’intégrité du territoire, ainsi qu’une interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Une guerre ou une insurrection armée relève plutôt de l’état de siège prévu par l’article 36.

23. Quelle caractéristique distingue principalement l’état d’urgence sécuritaire de l’état de siège ?

Il renforce les pouvoirs des autorités civiles pour prévenir ou faire cesser une atteinte grave à l’ordre public
Il permet au Président d’exercer des pouvoirs exceptionnels lorsque les institutions sont interrompues
Il transfère les pouvoirs de police des autorités civiles à l’autorité militaire en cas de péril imminent
Il confie au Premier ministre la gestion d’une menace sanitaire de grande ampleur

Il renforce les pouvoirs des autorités civiles pour prévenir ou faire cesser une atteinte grave à l’ordre public

Explication

L’état d’urgence sécuritaire est un régime civil qui accroît les pouvoirs des autorités administratives face à une atteinte grave à l’ordre public ou à une calamité publique. Le transfert des pouvoirs à l’autorité militaire caractérise l’état de siège.

24. Comment sont organisées la déclaration et la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire ?

La déclaration intervient par décret en conseil des ministres et toute prorogation au-delà de douze jours doit être autorisée par la loi
La déclaration intervient par décision administrative locale et toute prorogation au-delà de douze jours relève de l’autorité militaire
La déclaration intervient par une loi et toute prorogation au-delà de douze jours est décidée par décret en conseil des ministres
La déclaration intervient par décret présidentiel et toute prorogation au-delà de douze jours est autorisée par le Parlement réuni en congrès

La déclaration intervient par décret en conseil des ministres et toute prorogation au-delà de douze jours doit être autorisée par la loi

Explication

Le régime est déclaré par décret en conseil des ministres, tandis qu’une loi est nécessaire pour le prolonger au-delà de douze jours. La déclaration et la prorogation obéissent donc à deux procédures distinctes.

25. Quelle est la finalité juridique de l’état d’urgence sanitaire créé par la loi du 23 mars 2020 ?

Conférer des pouvoirs de police administrative exceptionnels afin de protéger la santé publique face à une menace sanitaire de grande ampleur
Accroître les pouvoirs des autorités administratives pour répondre à toute atteinte grave à l’ordre public
Permettre au Président de la République d’exercer des pouvoirs exceptionnels lorsque les institutions sont interrompues
Transférer les pouvoirs de police des autorités civiles à l’autorité militaire face à une insurrection armée

Conférer des pouvoirs de police administrative exceptionnels afin de protéger la santé publique face à une menace sanitaire de grande ampleur

Explication

L’état d’urgence sanitaire a été créé pour donner des pouvoirs de police administrative exceptionnels destinés à protéger la santé publique contre une menace sanitaire de grande ampleur. La prévention d’une atteinte générale à l’ordre public correspond à l’état d’urgence sécuritaire.

26. Quelle mesure relève des pouvoirs du Premier ministre dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ?

Dissoudre une association en raison d’une atteinte grave à l’ordre public
Imposer une quarantaine ou un isolement afin de limiter la propagation d’une menace sanitaire
Transférer les pouvoirs de police aux autorités militaires lors d’une insurrection armée
Permettre au Président d’exercer des pouvoirs exceptionnels lorsque les institutions sont menacées

Imposer une quarantaine ou un isolement afin de limiter la propagation d’une menace sanitaire

Explication

Dans l’état d’urgence sanitaire, le Premier ministre peut notamment imposer des quarantaines ou des isolements, ainsi que réglementer la circulation et les rassemblements. La dissolution d’une association relève plutôt des mesures prévues dans le cadre de l’état d’urgence sécuritaire.

27. Depuis l’arrêt Benjamin du 19 mai 1933, quels critères le juge administratif applique-t-il à une mesure de police ?

Il vérifie qu’elle est générale, durable et conforme à la compétence de l’autorité de police.
Il vérifie qu’elle est nécessaire, adaptée aux circonstances et proportionnée à l’objectif d’ordre public.
Il vérifie qu’elle est automatiquement justifiée dès qu’un risque pour l’ordre public est invoqué.
Il vérifie qu’elle est dissuasive, uniforme et plus restrictive que les comportements visés.

Il vérifie qu’elle est nécessaire, adaptée aux circonstances et proportionnée à l’objectif d’ordre public.

Explication

L’arrêt Benjamin impose un contrôle de la nécessité, de l’adaptation aux circonstances et de la proportionnalité de la mesure. L’invocation d’un risque pour l’ordre public ne suffit donc pas, à elle seule, à justifier automatiquement la mesure.

28. Quelle mesure de police est conforme à la distinction établie par l’arrêt Daudignac de 1951 ?

Une interdiction ciblée et proportionnée visant un risque précis pour l’ordre public.
Une interdiction générale et absolue applicable à toute activité comparable.
Une autorisation préalable imposée sans rapport établi avec un risque concret.
Une restriction uniforme décidée sans tenir compte des circonstances locales.

Une interdiction ciblée et proportionnée visant un risque précis pour l’ordre public.

Explication

L’arrêt Daudignac condamne les interdictions générales et absolues, tandis qu’une interdiction ciblée et proportionnée peut être légale. Une restriction uniforme qui ignore les circonstances risque donc de méconnaître cette exigence.

29. Lors du contrôle juridictionnel d’une mesure de police, quelle distinction entre nécessité et proportionnalité est correcte ?

La nécessité porte sur la conformité constitutionnelle, tandis que la proportionnalité porte sur la publicité de la décision.
La nécessité porte sur la durée de la mesure, tandis que la proportionnalité porte sur la compétence de l’autorité.
La nécessité porte sur l’utilité de la mesure, tandis que la proportionnalité met en balance l’ordre public et les libertés.
La nécessité porte sur le caractère général de la mesure, tandis que la proportionnalité porte sur son lieu d’application.

La nécessité porte sur l’utilité de la mesure, tandis que la proportionnalité met en balance l’ordre public et les libertés.

Explication

La nécessité examine l’utilité de la mesure, alors que la proportionnalité apprécie l’équilibre entre la protection de l’ordre public et l’atteinte aux libertés. Le contrôle porte aussi sur le caractère non général et non absolu ainsi que sur l’adaptation aux circonstances de temps et de lieu.

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Qu'est-ce que la police administrative selon René Chapus ?

Une activité de service public destinée à maintenir l’ordre public.

Quels éléments traditionnels composent l’ordre public ?

Le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques.

Quelle décision a ajouté le respect de la dignité humaine à l’ordre public ?

La décision Commune de Morsang-sur-Orge du 27 octobre 1995.

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