QCM : L’entreprise en difficulté — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel fait constitue un fait compromettant pour la continuité de l’exploitation d’une société ?

Un retard administratif sans incidence sur la situation économique de la société
Un fait susceptible de compromettre la continuité de l’exploitation et de mettre la société en péril
Une décision commerciale destinée à développer une nouvelle activité de la société
Une modification interne qui améliore la gestion courante de la société

Un fait susceptible de compromettre la continuité de l’exploitation et de mettre la société en péril

Explication

Un fait compromettant est un événement susceptible de menacer la continuité de l’exploitation et de mettre en péril la société. Une simple modification administrative ou commerciale ne relève pas de cette définition lorsqu’elle ne présente pas ce risque.

2. Dans une société anonyme, quelle démarche le commissaire aux comptes entreprend-il après une réponse absente ou insatisfaisante du président du conseil d’administration ?

Il clôt la procédure après avoir adressé une nouvelle lettre aux créanciers
Il prononce directement une mesure de traitement des difficultés de l’entreprise
Il saisit le président du tribunal et demande la réunion de l’organe social compétent
Il impose au dirigeant un plan de restructuration financière immédiat

Il saisit le président du tribunal et demande la réunion de l’organe social compétent

Explication

Après une lettre recommandée et un délai de quinze jours, le commissaire aux comptes peut saisir le président du tribunal et demander la réunion du conseil d’administration ou de l’assemblée générale. La procédure d’alerte provoque une réaction, mais elle ne constitue pas elle-même une mesure de traitement des difficultés.

3. Qui demande l’ouverture d’un mandat ad hoc ou d’une conciliation, et qui désigne l’intervenant chargé de négocier avec les créanciers ?

Le ministère public demande la procédure et l’assemblée générale désigne l’intervenant
Le commissaire aux comptes demande la procédure et le dirigeant désigne l’intervenant
Le chef d’entreprise demande la procédure et le président du tribunal désigne l’intervenant
Un créancier demande la procédure et le ministère public désigne l’intervenant

Le chef d’entreprise demande la procédure et le président du tribunal désigne l’intervenant

Explication

Le chef d’entreprise sollicite le mandat ad hoc ou la conciliation auprès du président du tribunal, qui nomme ensuite le mandataire ou le conciliateur. Cette initiative distingue les procédures amiables des procédures collectives, qui peuvent aussi être demandées par un créancier ou le ministère public.

4. Quelle conséquence découle du caractère confidentiel et purement amiable des procédures amiables ?

Le président du tribunal peut modifier directement les créances contestées
Le conciliateur peut imposer une réduction identique à tous les créanciers
Un créancier conserve la possibilité de refuser toute réduction de sa créance
Le débiteur peut suspendre les paiements sans accord des créanciers

Un créancier conserve la possibilité de refuser toute réduction de sa créance

Explication

Une procédure amiable repose sur l’accord des créanciers et ne permet donc pas d’imposer une baisse de créance à celui qui la refuse. Le conciliateur négocie une solution, mais il ne dispose pas du pouvoir de l’imposer.

5. Dans quelle situation une procédure amiable peut-elle être demandée au regard de la cessation des paiements ?

Lorsque l’entreprise a déjà fait l’objet d’une liquidation et recherche un nouvel accord financier
Lorsque l’entreprise est en cessation des paiements depuis une durée supérieure à quarante-cinq jours
Lorsque l’entreprise connaît une difficulté avérée ou prévisible sans dépasser quarante-cinq jours de cessation des paiements
Lorsque l’entreprise ne rencontre aucune difficulté mais souhaite modifier ses contrats commerciaux

Lorsque l’entreprise connaît une difficulté avérée ou prévisible sans dépasser quarante-cinq jours de cessation des paiements

Explication

Le mandat ad hoc ou la conciliation peut être demandé en présence d’une difficulté économique, juridique ou financière avérée ou prévisible, tant que la cessation des paiements ne dépasse pas quarante-cinq jours. Une cessation des paiements prolongée au-delà de ce délai fait obstacle à la procédure amiable.

6. Quelle différence distingue principalement le redressement judiciaire de la sauvegarde ?

Le redressement concerne une entreprise sans difficulté, tandis que la sauvegarde suppose une cessation des paiements
Le redressement est demandé par un créancier, tandis que la sauvegarde est décidée par le commissaire aux comptes
Le redressement suppose la cessation des paiements, tandis que la sauvegarde concerne une entreprise qui ne l’est pas
Le redressement vise les personnes physiques, tandis que la sauvegarde concerne les sociétés commerciales

Le redressement suppose la cessation des paiements, tandis que la sauvegarde concerne une entreprise qui ne l’est pas

Explication

Le redressement judiciaire s’adresse à l’entreprise qui ne peut plus faire face à son passif exigible avec son actif disponible. La sauvegarde intervient avant la cessation des paiements, lorsque l’entreprise connaît des difficultés qu’elle ne peut pas surmonter.

7. Comment se définit la cessation des paiements ?

L’existence de dettes futures supérieures à la valeur totale du patrimoine
L’impossibilité de régler le passif exigible au moyen de l’actif disponible
La diminution temporaire de la trésorerie malgré des liquidités immédiatement mobilisables
Le refus d’un créancier d’accepter un échéancier proposé par le débiteur

L’impossibilité de régler le passif exigible au moyen de l’actif disponible

Explication

La cessation des paiements correspond à l’impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible. Une baisse temporaire de trésorerie ne suffit pas si l’entreprise dispose encore de ressources immédiatement mobilisables.

8. Quel élément peut être intégré à l’actif disponible pour apprécier la cessation des paiements ?

Une créance contestée dont le paiement n’est pas exigible
Un bien immédiatement convertible en argent et facilement réalisable
Une dette arrivée à échéance mais non réglée par le débiteur
Un immeuble difficile à vendre dans les conditions du marché

Un bien immédiatement convertible en argent et facilement réalisable

Explication

L’actif disponible comprend les biens qui peuvent être immédiatement convertis en argent, tandis que les immeubles difficilement réalisables en sont notamment exclus. Une dette échue appartient au passif exigible et non à l’actif disponible.

9. Dans quel délai le débiteur doit-il demander l’ouverture du redressement judiciaire après la cessation des paiements, sauf demande de conciliation ?

Dans les quinze jours suivant la première relance d’un créancier
Dans les quatre mois suivant la publication des difficultés financières
Dans l’année suivant l’établissement des comptes annuels
Dans les quarante-cinq jours suivant la cessation des paiements

Dans les quarante-cinq jours suivant la cessation des paiements

Explication

Le débiteur doit demander l’ouverture du redressement judiciaire dans les quarante-cinq jours qui suivent la cessation des paiements. Une demande de conciliation présentée pendant ce délai constitue l’exception prévue par la règle.

10. Quel organe ouvre et clôture une procédure collective et peut intervenir pendant son déroulement ?

Le mandataire judiciaire
L’administrateur judiciaire
Le juge-commissaire
Le tribunal

Le tribunal

Explication

Le tribunal est compétent pour ouvrir et clôturer la procédure collective et peut intervenir au cours de celle-ci. Le juge-commissaire assure plutôt le suivi et la coordination de la procédure.

11. Quelle est la mission principale du juge-commissaire dans une procédure collective ?

Suivre et coordonner le déroulement de la procédure
Rechercher les causes des difficultés de l’entreprise
Représenter les créanciers et vérifier leurs créances
Prendre les décisions juridictionnelles principales de la procédure

Suivre et coordonner le déroulement de la procédure

Explication

Le juge-commissaire suit de près la procédure collective et en coordonne le déroulement. Les décisions juridictionnelles principales relèvent du tribunal, tandis que la représentation des créanciers appartient au mandataire judiciaire.

12. Quelle distinction décrit correctement les missions de l’administrateur judiciaire et du mandataire judiciaire ?

L’administrateur prononce la clôture, tandis que le mandataire ouvre la procédure
L’administrateur recherche les remèdes, tandis que le mandataire représente les créanciers
L’administrateur vérifie les contrats, tandis que le mandataire dirige l’entreprise
L’administrateur représente les créanciers, tandis que le mandataire recherche les remèdes

L’administrateur recherche les remèdes, tandis que le mandataire représente les créanciers

Explication

L’administrateur judiciaire analyse les causes des difficultés et recherche des solutions, alors que le mandataire judiciaire représente principalement les créanciers. Le mandataire n’a pas pour mission principale de diriger l’entreprise.

13. Quelle est la durée maximale pouvant être atteinte par la période d’observation en redressement judiciaire, lorsque les prolongations prévues sont accordées ?

Dix-huit mois, à la demande de l’administrateur
Douze mois, à la demande du débiteur
Dix-huit mois, à la demande du procureur
Vingt-quatre mois, à la demande du tribunal

Dix-huit mois, à la demande du procureur

Explication

La période d’observation dure d’abord six mois et peut être prolongée jusqu’à douze mois, puis jusqu’à dix-huit mois en redressement judiciaire à la demande du procureur. La prolongation jusqu’à dix-huit mois est donc liée à cette procédure et à cette demande.

14. Lorsqu’un contrat en cours est poursuivi pendant la période d’observation, quelle obligation incombe à l’administrateur judiciaire ?

Vérifier que l’entreprise pourra payer les échéances futures
Obtenir le paiement immédiat de toutes les dettes antérieures
Résilier le contrat dès l’ouverture de la procédure
Faire supporter les échéances futures aux créanciers antérieurs

Vérifier que l’entreprise pourra payer les échéances futures

Explication

L’administrateur peut décider la poursuite du contrat après avoir vérifié que l’entreprise sera capable de payer les échéances futures. Les dettes antérieures restent gelées, mais les échéances nées de la continuation doivent être réglées.

15. Quelle différence caractérise la gestion de l’entreprise en sauvegarde et en redressement judiciaire ?

En sauvegarde, le dirigeant gère sous surveillance ou assistance, tandis qu’en redressement l’administrateur peut aussi le représenter
En sauvegarde, l’administrateur représente le dirigeant, tandis qu’en redressement celui-ci gère sans intervention
En sauvegarde, le dirigeant cesse toute gestion, tandis qu’en redressement il conserve une autonomie complète
En sauvegarde, le tribunal dirige l’entreprise, tandis qu’en redressement le mandataire en assure la gestion

En sauvegarde, le dirigeant gère sous surveillance ou assistance, tandis qu’en redressement l’administrateur peut aussi le représenter

Explication

En sauvegarde, le chef d’entreprise conserve la gestion des affaires courantes sous surveillance ou avec l’assistance de l’administrateur. En redressement, l’administrateur peut également représenter le dirigeant dans la gestion.

16. Dans quel délai un créancier antérieur doit-il en principe déclarer sa créance ?

Dans les deux mois suivant la publication du jugement au BODACC
Dans les trois mois suivant l’avertissement adressé par le mandataire
Dans le mois suivant l’ouverture prononcée par le tribunal
Dans les deux mois suivant la réception d’une décision du juge-commissaire

Dans les deux mois suivant la publication du jugement au BODACC

Explication

Le délai de déclaration est en principe de deux mois à compter de la publication du jugement d’ouverture au BODACC. Certains créanciers titulaires d’une sûreté peuvent toutefois être soumis à un délai courant à partir de leur avertissement personnel.

17. Quelle est la conséquence de l’absence de déclaration d’une créance dans le délai applicable ?

La créance est frappée de forclusion et ne peut pas être payée dans la procédure
La créance est automatiquement admise par le juge-commissaire
La créance est transférée au représentant des créanciers pour paiement
La créance devient une créance postérieure bénéficiant d’un privilège

La créance est frappée de forclusion et ne peut pas être payée dans la procédure

Explication

La déclaration tardive entraîne la forclusion, ce qui empêche en principe le créancier d’être payé dans la procédure. Un relevé de forclusion peut toutefois exceptionnellement rétablir son droit.

18. Quel enchaînement correspond à la vérification des créances ?

Le tribunal vérifie, puis l’administrateur prononce l’admission définitive
Le créancier admet, puis le mandataire clôture la vérification
Le juge-commissaire conteste, puis le tribunal règle directement la créance
Le représentant conteste, puis le juge-commissaire admet ou rejette la créance

Le représentant conteste, puis le juge-commissaire admet ou rejette la créance

Explication

Le représentant des créanciers examine les déclarations et peut contester une créance, puis le juge-commissaire décide son admission totale, son admission partielle ou son rejet. Le tribunal n’effectue pas cette vérification ordinaire à la place du juge-commissaire.

19. Quel régime s’applique aux créances postérieures nées régulièrement pour les besoins de la procédure ou d’une prestation fournie pendant la période d’observation ?

Elles sont payées à échéance et bénéficient d’un privilège en cas de défaut de paiement
Elles sont automatiquement écartées parce qu’elles sont nées après le jugement
Elles sont reportées après toutes les créances antérieures sans garantie particulière
Elles sont soumises au délai de déclaration applicable aux créances antérieures

Elles sont payées à échéance et bénéficient d’un privilège en cas de défaut de paiement

Explication

Ces créances postérieures bénéficient d’un traitement prioritaire : elles doivent être payées à leur échéance et disposent d’un privilège si ce paiement n’est pas effectué. Elles ne sont donc pas assimilées aux créances antérieures soumises à la déclaration.

20. Dans quelle situation la constitution de classes de parties affectées devient-elle obligatoire ?

L’entreprise compte au moins 100 salariés et réalise 10 millions d’euros, ou réalise 20 millions d’euros
L’entreprise compte au moins 250 salariés et réalise 20 millions d’euros, ou réalise 40 millions d’euros
L’entreprise compte au moins 500 salariés et réalise 40 millions d’euros, sans autre seuil applicable
L’entreprise réalise 20 millions d’euros et emploie au moins 50 salariés, quelle que soit sa taille

L’entreprise compte au moins 250 salariés et réalise 20 millions d’euros, ou réalise 40 millions d’euros

Explication

Les classes sont obligatoires lorsque l’entreprise atteint simultanément les seuils de 250 salariés et 20 millions d’euros, ou lorsqu’elle réalise 40 millions d’euros. Les autres combinaisons proposées ne correspondent pas aux seuils prévus.

21. À quelle majorité les propositions du plan sont-elles adoptées au sein d’une classe de parties affectées ?

À la majorité simple des créanciers présents ou représentés lors du vote
À la majorité des deux tiers des votants ou des montants de créances selon les règles applicables
À la majorité des trois quarts des créanciers, sans prise en compte des créances
À l’unanimité des créanciers composant la classe concernée

À la majorité des deux tiers des votants ou des montants de créances selon les règles applicables

Explication

Chaque classe vote sur le plan, qui est adopté à la majorité des deux tiers selon le nombre de votants ou le montant des créances applicable. La majorité simple et l’unanimité ne constituent pas la règle générale indiquée.

22. Quelle mesure le tribunal peut-il prendre dans un plan de sauvegarde ou de redressement ?

Réduire toute créance selon son appréciation, même hors du mécanisme des classes
Écarter le vote des classes lorsque le débiteur demande un rééchelonnement
Imposer des délais de paiement dans un plan d’une durée maximale de dix ans
Fixer un plan d’une durée illimitée afin d’adapter les paiements aux ressources

Imposer des délais de paiement dans un plan d’une durée maximale de dix ans

Explication

Le tribunal peut fixer un plan allant jusqu’à dix ans et imposer des délais de paiement. Il ne peut pas réduire une créance en dehors du mécanisme applicable aux classes de parties affectées.

23. À quel moment une liquidation judiciaire peut-elle être prononcée lorsque le redressement est manifestement impossible ?

Après la clôture de la liquidation, lorsque les actifs restants sont insuffisants
Dès le jugement d’ouverture, pendant l’observation, à sa fin ou après l’échec d’un plan
Après la fin de la période d’observation, sans possibilité de décision antérieure
Après l’adoption d’un plan, même lorsque son exécution se déroule normalement

Dès le jugement d’ouverture, pendant l’observation, à sa fin ou après l’échec d’un plan

Explication

La liquidation peut intervenir à plusieurs étapes, y compris dès le jugement d’ouverture ou pendant la période d’observation, si le redressement est manifestement impossible. Elle ne suppose donc pas nécessairement l’achèvement de l’observation.

24. Quel est l’effet du dessaisissement du débiteur en liquidation judiciaire ?

La gestion de son patrimoine est transférée au liquidateur nommé par le tribunal
Le débiteur conserve ses pouvoirs, tandis que le liquidateur vérifie les déclarations de créances
Le dirigeant conserve la gestion de son patrimoine sous le contrôle du juge-commissaire
La gestion est confiée aux créanciers qui ont déclaré les créances les plus importantes

La gestion de son patrimoine est transférée au liquidateur nommé par le tribunal

Explication

Le dessaisissement prive le débiteur du droit de gérer son patrimoine et transfère cette gestion au liquidateur. La conservation de la gestion par le dirigeant correspond plutôt à la situation de la période d’observation.

25. Quelle distinction caractérise la cession de l’entreprise par rapport à la vente dispersée en liquidation judiciaire ?

La cession intervient après la clôture, tandis que la vente dispersée précède nécessairement le jugement
La cession transfère une activité à un repreneur, tandis que la vente dispersée vend séparément les biens
La cession vend séparément chaque bien, tandis que la vente dispersée transfère l’activité à un repreneur
La cession transfère les dettes au repreneur, tandis que la vente dispersée les maintient auprès du débiteur

La cession transfère une activité à un repreneur, tandis que la vente dispersée vend séparément les biens

Explication

La cession porte sur tout ou partie de l’activité au profit d’un repreneur qui ne reprend pas les dettes au-delà du prix payé. La vente dispersée consiste, elle, à vendre séparément les biens lorsque la reprise globale échoue.

26. Dans quelle condition la responsabilité pour insuffisance d’actif peut-elle être engagée contre un dirigeant ?

Une faute de gestion ayant causé l’insuffisance d’actif révélée par la liquidation judiciaire
Une simple négligence du dirigeant constatée pendant la période d’observation
Une insuffisance d’actif indépendante de toute faute imputable au dirigeant
Une erreur comptable mineure n’ayant aucun lien avec le montant du passif

Une faute de gestion ayant causé l’insuffisance d’actif révélée par la liquidation judiciaire

Explication

Cette responsabilité suppose une insuffisance d’actif révélée par la liquidation et causée par une faute de gestion. Une simple négligence, à elle seule, ne suffit pas à engager cette responsabilité.

27. Quel est l’effet principal de la faillite personnelle ?

Elle impose le paiement personnel de toutes les dettes sociales pendant une durée de dix ans
Elle interdit pendant une durée pouvant atteindre quinze ans de diriger ou contrôler une entreprise
Elle interdit d’exercer une activité commerciale pendant une durée maximale de trois ans
Elle suspend l’activité de la société concernée jusqu’à la clôture de la liquidation

Elle interdit pendant une durée pouvant atteindre quinze ans de diriger ou contrôler une entreprise

Explication

La faillite personnelle interdit de diriger, gérer, administrer ou contrôler diverses formes d’entreprises pendant une durée pouvant aller jusqu’à quinze ans. Elle ne se limite donc pas à la suspension de la société concernée.

28. Quelle distinction entre banqueroute et abus de biens sociaux est correcte ?

La banqueroute relève d’une responsabilité civile, tandis que l’abus de biens sociaux constitue une sanction administrative
La banqueroute peut viser tout dirigeant, tandis que l’abus de biens sociaux vise certains dirigeants de sociétés
La banqueroute concerne les sociétés par actions, tandis que l’abus de biens sociaux vise tout dirigeant d’entreprise
La banqueroute suppose une liquidation, tandis que l’abus de biens sociaux concerne les entreprises sans procédure collective

La banqueroute peut viser tout dirigeant, tandis que l’abus de biens sociaux vise certains dirigeants de sociétés

Explication

La banqueroute peut concerner tout dirigeant d’entreprise, alors que l’abus de biens sociaux vise les dirigeants de SARL, SAS ou SA. Les deux infractions ne se distinguent donc pas par une opposition entre responsabilité civile et sanction administrative.

29. Quelle peine peut sanctionner une banqueroute résultant notamment d’un détournement d’actif ou d’une comptabilité fictive ?

Cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende
Trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende
Dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende
Un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende

Cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende

Explication

La banqueroute résultant notamment d’un détournement d’actif, d’une augmentation frauduleuse du passif ou d’une comptabilité irrégulière est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. L’insuffisance d’actif, en revanche, relève d’une responsabilité civile et ne correspond pas à cette infraction pénale caractérisée.

30. Dans quelle situation un licenciement peut-il être autorisé pendant la période d’observation ?

Lorsqu’il est inscrit dans le plan de continuation, avant toute appréciation des circonstances immédiates
Lorsqu’il est prévu par une décision interne de l’employeur, sans intervention judiciaire particulière
Lorsqu’il résulte d’une baisse d’activité constatée, après consultation des représentants du personnel
Lorsqu’il répond à une urgence et qu’aucune solution alternative n’est possible, avec l’accord du juge-commissaire

Lorsqu’il répond à une urgence et qu’aucune solution alternative n’est possible, avec l’accord du juge-commissaire

Explication

Pendant la période d’observation, le licenciement demeure exceptionnel et suppose une urgence, une nécessité, l’impossibilité de l’éviter ainsi que l’autorisation du juge-commissaire. Le fait qu’un plan puisse prévoir des licenciements ne suffit pas à autoriser un licenciement durant cette période.

31. Comment les créances salariales sont-elles prises en compte dans la procédure collective ?

Chaque salarié adresse sa déclaration de créance au tribunal dans le délai applicable aux créanciers
L’employeur établit la liste des salaires dus après validation par l’ensemble des créanciers
Le représentant des créanciers établit leur relevé avec l’aide du représentant des salariés
Le juge-commissaire recense les créances salariales à partir des seules déclarations individuelles

Le représentant des créanciers établit leur relevé avec l’aide du représentant des salariés

Explication

Les salariés bénéficient d’un mécanisme particulier : le représentant des créanciers établit le relevé des créances salariales avec l’aide du représentant des salariés. Ils n’ont donc pas à effectuer eux-mêmes une déclaration, contrairement aux créanciers soumis à cette obligation.

32. Quelle distinction caractérise le superprivilège des salariés par rapport au privilège salarial ?

Le superprivilège couvre six mois et intervient parmi les créanciers antérieurs, tandis que le privilège salarial porte sur soixante jours
Le superprivilège concerne les indemnités futures, tandis que le privilège salarial garantit les rémunérations versées après le jugement d’ouverture
Le superprivilège couvre les soixante derniers jours et permet un paiement immédiat, tandis que le privilège salarial couvre six mois parmi les créanciers antérieurs
Le superprivilège et le privilège salarial couvrent la même période, mais leur ordre de paiement dépend du contrat de travail

Le superprivilège couvre les soixante derniers jours et permet un paiement immédiat, tandis que le privilège salarial couvre six mois parmi les créanciers antérieurs

Explication

Le superprivilège porte sur les soixante derniers jours de travail avant le jugement d’ouverture et autorise un paiement immédiat. Le privilège salarial couvre les six derniers mois et s’exerce parmi les créanciers antérieurs, ce qui le distingue par sa période et son rang d’intervention.

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Mémorisez les réponses avec 73 flashcards sur L’entreprise en difficulté.

Qu'est-ce qu'un fait compromettant en entreprise ?

Un fait mettant en péril la continuité de l'exploitation et la société.

Comment le commissaire aux comptes alerte-t-il le président du conseil dans une société anonyme ?

Par lettre recommandée avec accusé de réception.

Que fait le commissaire aux comptes si la réponse du président du conseil est insatisfaisante en société anonyme ?

Il saisit le président du tribunal et demande la réunion du conseil ou de l'assemblée générale.

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