QCM : Politiques sociales et acteurs publics (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle période correspond à la Quatrième République française ?

De 1946 à 1958
De 1939 à 1946
De 1945 à 1952
De 1958 à 1968

De 1946 à 1958

Explication

La Quatrième République s’étend de 1946 à 1958 et porte une conception moderne des questions sociales. La période postérieure à 1958 relève de la Cinquième République, et non de la Quatrième.

2. Quelle évolution institutionnelle explique principalement le passage de la Quatrième à la Cinquième République ?

L’adoption d’une Constitution renforçant le gouvernement par le parlementarisme rationalisé
La suppression du pouvoir exécutif au profit d’un Parlement davantage centralisé
Le maintien d’un régime parlementaire marqué par une instabilité ministérielle accrue
La réduction du rôle de la Constitution dans le contrôle de l’action gouvernementale

L’adoption d’une Constitution renforçant le gouvernement par le parlementarisme rationalisé

Explication

Le passage à la Cinquième République répond à l’instabilité parlementaire et s’appuie sur une Constitution renforçant la place du gouvernement. Le maintien d’une forte instabilité caractérise plutôt la Quatrième République.

3. Quelles caractéristiques l’article 1 de la Constitution attribue-t-il à la République française ?

Fédérale, religieuse, représentative et libérale
Unitaire, confessionnelle, parlementaire et économique
Indivisible, laïque, démocratique et sociale
Décentralisée, neutre, élective et solidaire

Indivisible, laïque, démocratique et sociale

Explication

L’article 1 affirme que la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. L’indivisibilité ne signifie pas que la République possède une organisation fédérale ou confessionnelle.

4. À quoi sert le bloc de constitutionnalité dans le contrôle des lois ?

À regrouper les textes servant à vérifier la conformité d’une loi à la Constitution
À recenser les engagements internationaux régissant les relations entre les États
À compiler les décisions judiciaires déterminant la répartition des compétences locales
À réunir les règlements administratifs applicables aux politiques publiques

À regrouper les textes servant à vérifier la conformité d’une loi à la Constitution

Explication

Le bloc de constitutionnalité rassemble les textes de référence utilisés par le Conseil constitutionnel pour contrôler la conformité des lois. Il ne correspond ni à un recueil de règlements administratifs ni à une compilation générale de décisions judiciaires.

5. Quel texte fait partie du bloc de constitutionnalité français ?

Un rapport parlementaire dépourvu de valeur constitutionnelle
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789
Une circulaire ministérielle portant sur l’application d’une loi sociale
Un règlement administratif relatif à l’organisation des services publics

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789

Explication

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 possède une valeur constitutionnelle et appartient au bloc de constitutionnalité. Un règlement, une circulaire ou un rapport parlementaire ne constitue pas, par lui-même, un élément de ce bloc.

6. Quelle est la finalité première de l’insertion dans les politiques sociales ?

Attribuer une aide financière sans viser une participation à la vie collective
Favoriser l’intégration sociale, notamment grâce au travail comme moyen de réinsertion
Organiser la sélection des bénéficiaires selon leur capacité à retrouver un emploi
Conditionner l’accès aux droits sociaux à l’exercice régulier d’un emploi rémunéré

Favoriser l’intégration sociale, notamment grâce au travail comme moyen de réinsertion

Explication

L’insertion vise l’intégration dans la société, tandis que le travail constitue un moyen possible de réinsertion. La condition d’accès aux allocations relève plutôt de la logique du workfare, qui ne définit pas l’insertion.

7. Quelle distinction caractérise le workfare et l’allocation chômage française ?

Le workfare finance la réinsertion par l’impôt, tandis que l’assurance chômage constitue une aide sans lien avec les droits acquis
Le workfare repose sur une cotisation préalable, tandis que l’assurance chômage exige une activité professionnelle en cours
Le workfare lie l’allocation à une activité professionnelle, tandis que l’assurance chômage dépend d’une cotisation suffisante
Le workfare garantit une allocation indépendante du travail, tandis que l’assurance chômage dépend d’une décision administrative

Le workfare lie l’allocation à une activité professionnelle, tandis que l’assurance chômage dépend d’une cotisation suffisante

Explication

Le workfare conditionne l’accès aux allocations à une activité professionnelle, alors que l’allocation chômage française est liée à une cotisation suffisante. La confusion consiste à attribuer au chômage français une condition de travail en cours propre à la logique du workfare.

8. Comment l’équité oriente-t-elle les dispositifs sociaux ?

Elle réserve les aides aux personnes ayant déjà atteint une situation sociale comparable
Elle accorde les mêmes prestations à chaque personne afin d’assurer une égalité strictement uniforme
Elle privilégie les bénéficiaires selon leur contribution économique plutôt que selon leurs besoins
Elle cible les personnes qui en ont le plus besoin pour les rapprocher d’une situation d’égalité

Elle cible les personnes qui en ont le plus besoin pour les rapprocher d’une situation d’égalité

Explication

L’équité consiste à adapter les dispositifs aux besoins les plus importants afin de réduire les écarts et de rapprocher les situations de l’égalité. Elle ne signifie donc pas distribuer exactement la même prestation à tous.

9. Comment la dignité est-elle reconnue dans les politiques sociales et le droit constitutionnel ?

Comme une valeur mobilisée par les politiques sociales et reconnue par le Conseil constitutionnel, sans constituer un principe autonome
Comme un principe constitutionnel autonome dont le contenu détaillé est fixé par chaque dispositif social
Comme une notion exclusivement morale, sans reconnaissance dans le raisonnement du Conseil constitutionnel
Comme une règle réservée aux politiques d’emploi, sans portée dans les autres domaines de l’action sociale

Comme une valeur mobilisée par les politiques sociales et reconnue par le Conseil constitutionnel, sans constituer un principe autonome

Explication

La dignité constitue une valeur importante des politiques sociales et elle est reconnue par le Conseil constitutionnel, sans être définie comme un principe constitutionnel autonome. La présenter comme un principe autonome ou comme une notion dépourvue de portée juridique déforme cette qualification.

10. Quelle est la composition du Conseil constitutionnel prévue par les règles de nomination mentionnées ?

Neuf membres élus pour six ans par les juridictions administratives
Des parlementaires en exercice et neuf magistrats nommés pour cinq ans
Des anciens présidents de la République et neuf membres nommés pour neuf ans
Des représentants des collectivités territoriales et douze membres désignés pour quatre ans

Des anciens présidents de la République et neuf membres nommés pour neuf ans

Explication

Le Conseil constitutionnel comprend les anciens présidents de la République, membres de droit, ainsi que neuf membres nommés pour neuf ans : trois par le président de la République, trois par le Sénat et trois par l’Assemblée nationale. Confondre les anciens présidents avec les membres nommés conduit à attribuer à tort leur statut à une procédure de désignation.

11. Dans quelle situation le Conseil constitutionnel exerce-t-il le contrôle décrit ici ?

Lorsqu’il contrôle les règlements transmis par les collectivités territoriales après leur adoption
Lorsqu’il vérifie la conformité d’une loi à la Constitution sans se saisir de sa propre initiative
Lorsqu’il vérifie la conformité de tout texte juridique sans qu’une contestation soit nécessaire
Lorsqu’il examine spontanément tout acte administratif susceptible de porter atteinte aux libertés

Lorsqu’il vérifie la conformité d’une loi à la Constitution sans se saisir de sa propre initiative

Explication

Le Conseil constitutionnel contrôle la conformité des lois à la Constitution, mais il ne s’autosaisit pas et n’examine pas les textes qui ne sont pas des lois dans ce cadre. L’examen spontané des actes administratifs relève donc d’une conception erronée de ses compétences.

12. Qu’est-ce qui caractérise principalement la déconcentration ?

La création de collectivités distinctes de l’État disposant d’une autonomie juridique et financière
La désignation d’élus locaux chargés d’exercer des compétences indépendantes du pouvoir central
La représentation de l’État par des autorités territoriales soumises à une hiérarchie centrale
Le transfert de compétences à des associations chargées de gérer des services publics locaux

La représentation de l’État par des autorités territoriales soumises à une hiérarchie centrale

Explication

La déconcentration repose sur la présence de l’État dans les territoires par l’intermédiaire d’autorités placées dans une relation hiérarchique avec le pouvoir central. La création de collectivités juridiquement distinctes et relativement autonomes correspond à la décentralisation.

13. Quelle situation illustre la décentralisation territoriale ?

Une administration centrale répartit ses agents entre plusieurs bureaux territoriaux
Un service local applique les instructions d’un ministère dans une relation hiérarchique directe
Un préfet représente le gouvernement et met en œuvre ses décisions dans un département
Une collectivité distincte de l’État dispose d’organes propres et exerce des compétences attribuées

Une collectivité distincte de l’État dispose d’organes propres et exerce des compétences attribuées

Explication

La décentralisation reconnaît des collectivités territoriales distinctes de l’État, dotées d’organes décisionnels et exécutifs propres ainsi que de compétences propres. L’application d’instructions ministérielles par un service local relève plutôt de la déconcentration.

14. Quel domaine relève principalement des compétences sociales et médico-sociales du département ?

La définition des programmes scolaires, le recrutement des enseignants et la recherche universitaire
La conduite de la politique monétaire, du commerce extérieur et de la diplomatie nationale
La délivrance des titres d’identité, l’organisation des élections et la police judiciaire
L’accompagnement des personnes âgées, du handicap, du RSA et de la protection maternelle et infantile

L’accompagnement des personnes âgées, du handicap, du RSA et de la protection maternelle et infantile

Explication

Le département exerce notamment des compétences sociales et médico-sociales concernant les personnes âgées, le handicap, le RSA et la protection maternelle et infantile. La politique monétaire et la diplomatie relèvent de l’État, tandis que les autres domaines cités ne constituent pas le cœur de la compétence départementale décrite.

15. Quelle double fonction le maire exerce-t-il dans la commune ?

Il représente l’État et dirige l’exécutif de la collectivité décentralisée
Il représente une association intercommunale et contrôle les juridictions administratives
Il dirige un service préfectoral et exerce une fonction judiciaire locale
Il représente le département et préside l’assemblée délibérante régionale

Il représente l’État et dirige l’exécutif de la collectivité décentralisée

Explication

Le maire possède deux casquettes : il agit comme représentant de l’État dans la commune et comme exécutif de la collectivité décentralisée. Il ne représente donc pas le département et n’exerce pas une fonction juridictionnelle.

16. Quelle logique budgétaire la LOLF introduit-elle pour le budget de l’État ?

Une gestion limitée au suivi comptable des sommes engagées par chaque administration
Une organisation interministérielle associant des objectifs à atteindre et leur évaluation
Une répartition des crédits fondée principalement sur la reconduction des dépenses antérieures
Une attribution des ressources déterminée par les résultats électoraux des collectivités

Une organisation interministérielle associant des objectifs à atteindre et leur évaluation

Explication

La LOLF organise le budget de l’État selon une logique interministérielle fondée sur des objectifs et leur évaluation. Un budget reconduit à partir des dépenses passées ne rend pas compte de cette association entre financement, objectifs et résultats.

17. Quelle obligation la loi 2002-2 a-t-elle intégrée dans le financement des établissements et services sociaux et médico-sociaux ?

La délégation de la gestion financière aux seules collectivités régionales
La fixation des financements selon un barème identique pour chaque établissement
La suppression de toute évaluation des prestations fournies aux usagers
L’évaluation de l’activité et des objectifs à atteindre

L’évaluation de l’activité et des objectifs à atteindre

Explication

La loi 2002-2 a intégré une obligation d’évaluation de l’activité et des objectifs à atteindre dans le financement des établissements et services sociaux et médico-sociaux. Elle n’a pas supprimé l’évaluation ni imposé un financement uniforme indépendant des objectifs.

18. Quelle proposition décrit correctement un CPOM ?

Un accord annuel de financement sans objectifs, instauré pour les établissements sociaux en 2002
Un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens valable cinq ans et obligatoire depuis 2009
Un dispositif de coopération entre associations permettant de mutualiser des services sur un territoire
Un document budgétaire de l’État consacré aux dépenses de sécurité sociale pour trois ans

Un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens valable cinq ans et obligatoire depuis 2009

Explication

Le CPOM est un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens d’une durée de cinq ans, rendu obligatoire en 2009. La mutualisation de services entre associations et établissements correspond plutôt au GCSMS, qui est un outil de coopération.

19. Quelle réforme adoptée en 2009 organise la coopération entre les secteurs sanitaire et médico-social ?

La loi DALO relative au logement opposable
La loi HPST, également appelée loi Bachelot
La loi portant création des rapports QUALISCORE
La loi instituant le droit à l’hébergement opposable

La loi HPST, également appelée loi Bachelot

Explication

La loi HPST, ou loi Bachelot, a été adoptée en 2009 pour rapprocher et coordonner les secteurs sanitaire et médico-social. La loi DALO concerne le logement opposable et ne porte pas sur cette coopération institutionnelle.

20. Quel rôle caractérise principalement l’ARS dans l’organisation des secteurs sanitaire et médico-social ?

Elle regroupe leur gestion autour d’une enveloppe commune et d’appels à projets.
Elle contrôle les recours judiciaires liés au logement et à l’hébergement.
Elle réserve les crédits médico-sociaux à des établissements sans enveloppe commune.
Elle publie les évaluations externes sous une échelle allant de A à D.

Elle regroupe leur gestion autour d’une enveloppe commune et d’appels à projets.

Explication

L’ARS coordonne la gestion des secteurs sanitaire et médico-social au moyen d’une enveloppe unique et d’appels à projets. Les recours liés au logement ou à l’hébergement relèvent du DALO et du DAHO, et non de sa fonction principale.

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Quelle période couvre la Quatrième République française ?

De 1946 à 1958.

Quelle vision la Quatrième République porte-t-elle ?

La vision moderne des questions sociales.

Quelle cause explique le passage à la Cinquième République ?

L’instabilité parlementaire de la Quatrième République.

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