QCM : Pouvoirs de police et libertés publiques (53 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le cadre de l’article 66 de la Constitution, que protège principalement la notion de liberté individuelle ?

Le droit d’exercer une activité professionnelle
Le droit de choisir librement son domicile
Le droit de manifester sans restriction administrative
Le droit de ne pas être détenu arbitrairement

Le droit de ne pas être détenu arbitrairement

Explication

L’article 66 confie à l’autorité judiciaire la protection de la liberté individuelle, comprise principalement comme la sûreté contre la détention arbitraire. Cette notion ne recouvre donc pas l’ensemble des libertés physiques, comme la liberté de circulation ou de manifestation.

2. Quelles obligations accompagnent la clause de conscience du médecin qui refuse de pratiquer une IVG ?

Obtenir l’autorisation d’une juridiction avant toute orientation médicale
Orienter immédiatement la patiente vers un médecin acceptant et transmettre son dossier
Conserver le dossier jusqu’à ce que la patiente choisisse un nouvel établissement
Informer la patiente de son refus sans communiquer d’autre information

Orienter immédiatement la patiente vers un médecin acceptant et transmettre son dossier

Explication

Le médecin peut invoquer la clause de conscience, mais il doit immédiatement orienter la patiente vers un praticien acceptant de pratiquer l’IVG et transmettre son dossier. La clause protège sa conscience sans supprimer la continuité de l’accès aux soins.

3. Quel changement le Conseil constitutionnel a-t-il opéré en 1971 concernant les droits et libertés ?

Il a retiré les droits de 1789 du contrôle de constitutionnalité
Il a limité le contrôle aux procédures parlementaires
Il a intégré les droits proclamés en 1789 au bloc de constitutionnalité
Il a confié le contrôle des libertés aux autorités administratives

Il a intégré les droits proclamés en 1789 au bloc de constitutionnalité

Explication

En 1971, le Conseil constitutionnel a intégré les droits et libertés de 1789 au bloc de constitutionnalité, ce qui a permis un contrôle substantiel. Il ne s’est donc plus limité à vérifier la régularité formelle de la procédure législative.

4. Que signifie l’expression « crépuscule de la loi » en matière de liberté de stationner ?

L’abrogation immédiate d’une loi par une nouvelle décision du Parlement
La perte d’effectivité d’une loi difficile à faire respecter ou devenue inapplicable
L’application renforcée d’une loi lorsque les infractions deviennent nombreuses
La limitation temporaire d’une loi pendant une période de troubles publics

La perte d’effectivité d’une loi difficile à faire respecter ou devenue inapplicable

Explication

Le crépuscule de la loi décrit une règle qui perd son effectivité parce qu’elle est difficile à faire respecter ou qu’elle devient inapplicable. Il ne s’agit pas nécessairement d’une abrogation formelle par le législateur.

5. Dans quelle situation la loi du 3 avril 1955 permet-elle de déclarer l’état d’urgence ?

En cas de litige administratif présentant une importance nationale
En cas de désaccord politique entre le Gouvernement et le Parlement
En cas de péril grave ou imminent menaçant l’ordre public ou résultant d’une calamité naturelle
En cas de difficulté économique affectant une collectivité territoriale

En cas de péril grave ou imminent menaçant l’ordre public ou résultant d’une calamité naturelle

Explication

L’état d’urgence peut être déclaré lorsqu’un péril grave ou imminent résulte de troubles à l’ordre public ou d’une calamité naturelle. Un conflit politique ou une difficulté économique ne suffit pas, à lui seul, à caractériser ce fondement.

6. Comment distinguer une sanction administrative d’une sanction disciplinaire ?

La première vise un tiers, la seconde un agent ou salarié soumis à une autorité
La première vise un agent, la seconde un tiers extérieur à l’administration
La première est prononcée par un juge, la seconde par une autorité privée
La première intervient avant les faits, la seconde après toute activité

La première vise un tiers, la seconde un agent ou salarié soumis à une autorité

Explication

La sanction administrative est prise par l’administration contre un tiers, tandis que la sanction disciplinaire concerne un agent public ou un salarié placé sous une autorité. La distinction repose donc sur la relation entre l’auteur de la sanction et la personne sanctionnée.

7. Quelle décision le Conseil constitutionnel a-t-il rendue en 2012 à propos du livret de circulation instauré par la loi du 3 janvier 1969 ?

Il a jugé que ce livret ne concernait que les ressortissants étrangers dépourvus de titre de séjour
Il a jugé que ce livret renforçait la liberté d’aller et venir en facilitant les déplacements
Il a jugé que ce livret relevait exclusivement du pouvoir réglementaire et non du législateur
Il a jugé que ce livret portait atteinte à la liberté d’aller et venir et aux droits garantis par la Constitution

Il a jugé que ce livret portait atteinte à la liberté d’aller et venir et aux droits garantis par la Constitution

Explication

En 2012, le Conseil constitutionnel a considéré que le livret de circulation méconnaissait la liberté d’aller et venir ainsi que les droits et libertés garantis par la Constitution. La décision ne l’a donc pas validé comme un simple instrument administratif.

8. Quelle est la procédure applicable à l’opposition à sortie de territoire d’un mineur ?

Le préfet la prend provisoirement, puis le juge aux affaires familiales est saisi dans les quinze jours
Le maire la décide provisoirement, puis le tribunal administratif est saisi dans les quinze jours
Le préfet la prononce définitivement, sans intervention ultérieure du juge aux affaires familiales
Le juge aux affaires familiales la prend provisoirement, puis le préfet est saisi dans les quinze jours

Le préfet la prend provisoirement, puis le juge aux affaires familiales est saisi dans les quinze jours

Explication

L’opposition préfectorale à la sortie du territoire est une mesure provisoire qui doit être suivie d’une saisine du juge aux affaires familiales dans les quinze jours. La décision judiciaire intervient donc après la mesure administrative initiale.

9. Quelle association décrit correctement deux pouvoirs distincts du Défenseur des droits ?

La médiation engage une poursuite judiciaire, tandis que la dénonciation organise une conciliation
La médiation recherche un accord amiable, tandis que la dénonciation peut saisir le parquet
La médiation contrôle la constitutionnalité, tandis que la dénonciation adopte un règlement général
La médiation prononce une sanction pénale, tandis que la dénonciation règle un différend amiable

La médiation recherche un accord amiable, tandis que la dénonciation peut saisir le parquet

Explication

La médiation vise à rechercher une solution amiable, alors que la dénonciation peut conduire à saisir le parquet lorsqu’une infraction est constituée. Ces pouvoirs se distinguent donc par leur finalité et par leurs suites possibles.

10. Pourquoi le régime répressif est-il considéré comme plus libéral que le régime préventif ?

Il remplace toute sanction par une mesure de police
Il soumet l’exercice de la liberté à une autorisation préalable
Il interdit l’activité jusqu’à la décision de l’administration
Il permet l’exercice de la liberté avant une éventuelle sanction

Il permet l’exercice de la liberté avant une éventuelle sanction

Explication

Le régime répressif intervient après l’activité et laisse donc la personne exercer sa liberté avant une éventuelle sanction. Le régime préventif intervient en amont, notamment par une autorisation ou une interdiction préalable.

11. Pourquoi la DDHC est-elle qualifiée de déclarative plutôt que de créative ?

Elle transforme des privilèges féodaux en droits réservés aux représentants
Elle subordonne l’existence des droits à leur reconnaissance par une autorité publique
Elle crée de nouveaux droits applicables après leur inscription dans le texte
Elle affirme l’existence de droits naturels et imprescriptibles qui n’ont pas disparu

Elle affirme l’existence de droits naturels et imprescriptibles qui n’ont pas disparu

Explication

La DDHC est déclarative parce qu’elle affirme des droits naturels et imprescriptibles déjà attachés à l’être humain. Elle ne les crée donc pas par leur seule inscription dans le texte.

12. Que permet l’article L224-1 du code de la sécurité intérieure, introduit par la loi de 2014 ?

Interdire à un Français de sortir du territoire s’il existe des raisons sérieuses de penser qu’il veut rejoindre des activités terroristes à l’étranger
Imposer à toute personne condamnée une interdiction de séjour dans la commune de son domicile
Transformer automatiquement une peine d’emprisonnement en obligation de quitter le territoire français
Interdire à un mineur de sortir du territoire lorsqu’un parent risque de ne pas le ramener en France

Interdire à un Français de sortir du territoire s’il existe des raisons sérieuses de penser qu’il veut rejoindre des activités terroristes à l’étranger

Explication

L’article L224-1 permet d’interdire la sortie du territoire d’un Français lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser qu’il projette un déplacement à l’étranger à des fins terroristes. La mesure concernant un mineur relève d’une autre logique, liée au risque de non-retour parental.

13. Quelle prérogative de puissance publique l’agrément des fédérations sportives leur confère-t-il notamment ?

Un pouvoir disciplinaire sur leurs membres
Un pouvoir de modifier les règles législatives
Un pouvoir de contrôler les juridictions civiles
Un pouvoir de prononcer des peines pénales

Un pouvoir disciplinaire sur leurs membres

Explication

L’agrément permet notamment aux fédérations sportives d’exercer un pouvoir disciplinaire relevant des prérogatives de puissance publique. Il ne leur attribue ni compétence législative, ni pouvoir pénal ou juridictionnel général.

14. Dans quelle situation le juge administratif peut-il utiliser le référé-liberté prévu par l’article L521-2 du code de justice administrative ?

Lorsqu’une autorité publique souhaite obtenir un avis avant de décider
Lorsqu’une liberté fondamentale subit une atteinte grave et manifestement illégale
Lorsqu’un particulier demande une indemnisation après un préjudice administratif
Lorsqu’un acte administratif soulève une simple difficulté d’interprétation

Lorsqu’une liberté fondamentale subit une atteinte grave et manifestement illégale

Explication

Le référé-liberté permet au juge administratif d’ordonner rapidement des mesures face à une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Une simple difficulté juridique ou une demande indemnitaire ne suffit pas à déclencher ce mécanisme.

15. Quelle règle l’arrêt Lamotte de 1950 a-t-il posée concernant le recours pour excès de pouvoir ?

Il suppose une atteinte préalable à une liberté fondamentale
Il est réservé aux litiges opposant deux personnes publiques
Il reste possible, sauf exclusion prévue par la loi
Il ne peut être exercé qu’après une décision judiciaire

Il reste possible, sauf exclusion prévue par la loi

Explication

L’arrêt Lamotte reconnaît un principe général selon lequel le recours pour excès de pouvoir demeure ouvert, sauf exclusion législative. Cette voie de recours n’est pas limitée aux litiges entre personnes publiques et ne dépend pas d’une décision judiciaire préalable.

16. Comment définir une coutume en droit ?

Une pratique occasionnelle dépourvue de toute valeur normative
Une décision individuelle rendue par un magistrat dans un litige
Une règle non écrite considérée comme obligatoire en raison de son usage
Une règle écrite adoptée par une assemblée et publiée officiellement

Une règle non écrite considérée comme obligatoire en raison de son usage

Explication

La coutume est une règle de droit non écrite dont le caractère obligatoire vient de son usage reconnu. Une loi écrite ou une pratique occasionnelle ne correspond donc pas à cette définition.

17. Quand une activité soumise à autorisation préalable peut-elle être exercée ?

Après la délivrance d’un acte favorable par l’administration
Dès que l’organisateur affirme respecter les règles d’ordre public
Dès l’envoi d’une information à l’administration compétente
Après l’expiration du délai laissé à l’administration pour répondre

Après la délivrance d’un acte favorable par l’administration

Explication

L’autorisation préalable empêche l’exercice de l’activité tant qu’un acte administratif favorable n’a pas été délivré. L’information seule ou l’absence de réponse ne remplace donc pas cette décision expresse.

18. Quelle différence oppose la citoyenneté à la non-citoyenneté dans la Rome antique ?

La citoyenneté concerne les étrangers, tandis que la non-citoyenneté concerne les habitants de Rome
La citoyenneté ouvre des droits politiques, tandis que la non-citoyenneté laisse des droits économiques
La citoyenneté garantit des droits religieux, tandis que la non-citoyenneté donne des droits électoraux
La citoyenneté accorde des droits économiques, tandis que la non-citoyenneté accorde des droits politiques

La citoyenneté ouvre des droits politiques, tandis que la non-citoyenneté laisse des droits économiques

Explication

À Rome, la citoyenneté donne accès à des droits politiques, alors que les personnes non citoyennes ne disposent que de droits économiques. Les autres réponses inversent ou déplacent cette distinction.

19. Comment les libertés sont-elles principalement conçues au Moyen Âge ?

Comme des droits politiques identiques accordés à tous les habitants du royaume
Comme des droits universels attribués à chaque individu indépendamment de son statut
Comme des facultés naturelles garanties par une constitution séparant les pouvoirs
Comme des libertés collectives et inégalitaires accordées par le monarque ou les communautés

Comme des libertés collectives et inégalitaires accordées par le monarque ou les communautés

Explication

Au Moyen Âge, les libertés sont principalement collectives, inégalitaires et accordées par le monarque ou les communautés. Elles ne sont pas encore reconnues comme des droits individuels universels.

20. Dans quelle condition un Français peut-il voir son droit de rejoindre le territoire national temporairement restreint ?

Lorsqu’une autorité estime qu’un contrôle préalable faciliterait la circulation
En raison d’une convenance administrative liée à la gestion des frontières
En présence d’une nécessité impérieuse destinée à prévenir un péril grave ou imminent
À la suite d’une décision générale fondée sur le confort des services publics

En présence d’une nécessité impérieuse destinée à prévenir un péril grave ou imminent

Explication

Le Conseil d’État a jugé en 2022 qu’une restriction temporaire visant le retour d’un Français exige une nécessité impérieuse destinée à prévenir un péril grave ou imminent. Une simple convenance administrative ne justifie pas une telle atteinte à cette liberté.

21. Pourquoi la liberté d’aller et venir ne peut-elle pas être soumise à un régime de contrôle préalable ?

Parce qu’il concerne uniquement les déplacements effectués à l’étranger
Parce qu’il intervient après la constatation d’une infraction de déplacement
Parce qu’un tel régime porte davantage atteinte aux libertés qu’un régime répressif
Parce qu’il supprime toute possibilité de sanctionner un déplacement interdit

Parce qu’un tel régime porte davantage atteinte aux libertés qu’un régime répressif

Explication

Le contrôle préalable intervient avant le déplacement et restreint davantage la liberté que la répression d’une infraction déjà commise. Le régime répressif se distingue précisément par son intervention postérieure au déplacement fautif.

22. Qu’est-ce qui caractérise une liberté publique ?

Une faculté privée exercée sans considération pour les libertés d’autrui
Une donnée factuelle propre à chaque personne, indépendante de toute institution
Un droit reconnu à une personne d’agir en société, encadré par l’État
Une capacité naturelle dont l’État doit éviter toute forme de réglementation

Un droit reconnu à une personne d’agir en société, encadré par l’État

Explication

La liberté publique est un droit reconnu à l’individu pour agir en société, et l’État doit en garantir l’exercice tout en protégeant les libertés des autres. Elle se distingue ainsi de la liberté naturelle, qui constitue une donnée factuelle.

23. Quelle limite l’arrêt Benjamin de 1933 impose-t-il à une interdiction administrative de réunion ou d’activité ?

Elle doit être limitée dans le temps et dans l’espace
Elle doit être décidée par une autorité judiciaire
Elle doit concerner toutes les activités similaires
Elle doit produire des effets sans contrôle juridictionnel

Elle doit être limitée dans le temps et dans l’espace

Explication

L’arrêt Benjamin exige qu’une interdiction administrative soit proportionnée et limitée dans le temps et dans l’espace. Une interdiction générale et absolue méconnaît cette exigence, sous le contrôle du juge administratif.

24. Quelle caractéristique associe correctement la DDHC à la limitation des libertés ?

Elle protège l’individu par la loi et admet des limites liées à l’ordre public et au respect d’autrui
Elle fonde les libertés sur des privilèges particuliers que l’autorité peut distribuer
Elle privilégie les communautés et réserve les droits à des groupes sociaux déterminés
Elle protège l’individu contre la loi et écarte toute intervention de l’État dans les libertés

Elle protège l’individu par la loi et admet des limites liées à l’ordre public et au respect d’autrui

Explication

La DDHC est marquée par l’individualisme et le légicentrisme, tandis que l’ordre public et l’interdiction de nuire à autrui encadrent les droits. Elle ne conçoit donc pas les libertés comme soustraites à toute intervention de la loi.

25. Quel principe le Conseil d’État a-t-il notamment dégagé après la Seconde Guerre mondiale au titre des principes généraux du droit ?

La primauté du traité sur la loi interne
Le respect des droits de la défense
La liberté d’association à valeur constitutionnelle
Le pouvoir réglementaire autonome de l’exécutif

Le respect des droits de la défense

Explication

Le Conseil d’État a notamment consacré le respect des droits de la défense et le principe du contradictoire comme principes généraux du droit. La primauté du traité est liée à l’arrêt Nicolo, tandis que les deux autres notions relèvent d’autres fondements.

26. Quelle portée juridique faut-il attribuer à la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 concernant la liberté de circulation ?

Elle ne reconnaît aucune liberté liée aux déplacements internationaux
Elle constitue un traité international directement obligatoire pour les États
Elle proclame ces droits, mais n’a pas la valeur normative d’un traité
Elle concerne la résidence, mais exclut le droit de quitter son pays

Elle proclame ces droits, mais n’a pas la valeur normative d’un traité

Explication

La Déclaration universelle proclame la liberté de circuler, le choix de la résidence ainsi que le droit de quitter son pays et d’y revenir. Elle se distingue toutefois des pactes internationaux de 1966, qui sont des traités, car elle n’a pas la même valeur normative.

27. Que caractérise une déclaration préalable ?

Demander au juge d’autoriser l’activité avant sa mise en œuvre
Transmettre un bilan à l’administration après l’achèvement de l’activité
Obtenir une décision favorable de l’administration avant toute activité
Informer l’administration avant l’activité sans attendre une autorisation expresse

Informer l’administration avant l’activité sans attendre une autorisation expresse

Explication

La déclaration préalable impose une information préalable de l’administration, sans subordonner l’activité à une décision favorable. Cette dernière exigence caractérise l’autorisation préalable et non la déclaration.

28. Lequel de ces ensembles correspond aux quatre droits naturels de l’homme ?

La sûreté, la nationalité, la dignité et la protection sociale
La liberté, le travail, l’éducation et la participation politique
L’égalité, la fraternité, la citoyenneté et la séparation des pouvoirs
La liberté, la sûreté, la propriété et la résistance à l’oppression

La liberté, la sûreté, la propriété et la résistance à l’oppression

Explication

Les quatre droits naturels mentionnés sont la liberté, la sûreté, la propriété et la résistance à l’oppression. Les autres ensembles associent des notions politiques ou sociales qui ne constituent pas cette liste.

29. Dans quel cas un agrément administratif peut-il limiter légalement la liberté du commerce et de l’industrie ?

Lorsqu’il est prévu par une circulaire ministérielle
Lorsqu’il repose sur une pratique professionnelle constante
Lorsqu’il résulte d’une simple décision préfectorale
Lorsqu’il est fondé sur une disposition législative

Lorsqu’il est fondé sur une disposition législative

Explication

Un agrément qui limite la liberté du commerce et de l’industrie doit être fondé sur une loi. Une simple formalité administrative ou un acte inférieur à la loi ne fournit pas cette base légale suffisante.

30. Lequel de ces droits relève des droits économiques et sociaux ?

Le droit à l’instruction
Le droit au respect de la vie privée
La liberté de conscience
La liberté d’aller et venir

Le droit à l’instruction

Explication

Le droit à l’instruction figure parmi les droits économiques et sociaux, qui supposent généralement une intervention des pouvoirs publics. Les autres propositions correspondent à des libertés pouvant être exercées sans la mise en place d’un service public spécifique.

31. Comment distinguer le régime préventif du régime répressif en matière de libertés ?

Le régime préventif intervient après une infraction, tandis que le régime répressif exige une autorisation avant toute activité.
Le régime préventif concerne les sanctions pénales, tandis que le régime répressif organise l’information préalable de l’administration.
Le régime préventif laisse l’administration inactive, tandis que le régime répressif interdit toute liberté susceptible de troubler l’ordre public.
Le régime préventif intervient avant l’exercice de la liberté, tandis que le régime répressif prévoit une sanction après une atteinte à l’ordre public.

Le régime préventif intervient avant l’exercice de la liberté, tandis que le régime répressif prévoit une sanction après une atteinte à l’ordre public.

Explication

Le régime préventif encadre une liberté avant son exercice, alors que le régime répressif permet son exercice sous réserve d’une sanction ultérieure. Les autres propositions confondent le moment de l’intervention administrative ou attribuent à ces régimes des effets qu’ils n’ont pas.

32. Quelle opposition distingue le droit naturel du droit positif ?

Le droit naturel dépend d’une procédure étatique, tandis que le droit positif repose sur des droits antérieurs à l’État
Le droit naturel concerne les sanctions, tandis que le droit positif concerne les libertés individuelles
Le droit naturel repose sur des droits antérieurs à l’État, tandis que le droit positif dépend d’une production conforme aux normes et procédures
Le droit naturel est fixé par les juridictions, tandis que le droit positif est établi par les associations

Le droit naturel repose sur des droits antérieurs à l’État, tandis que le droit positif dépend d’une production conforme aux normes et procédures

Explication

Le droit naturel affirme l’existence de droits antérieurs et opposables à l’État. Le droit positif apprécie la validité d’une règle au regard de sa conformité aux normes supérieures et aux procédures de production.

33. Quelle différence caractérise le droit d’entrée en France entre un étranger sans statut particulier et un réfugié ou un apatride ?

Le premier ne dispose pas d’un droit général d’entrée, tandis que les seconds bénéficient d’une protection particulière
Le premier et les seconds disposent d’un droit identique fondé sur la liberté de circulation
Le premier bénéficie d’un droit constitutionnel général, tandis que les seconds relèvent des règles ordinaires
Le premier peut entrer sans condition, tandis que les seconds doivent obtenir une autorisation spéciale

Le premier ne dispose pas d’un droit général d’entrée, tandis que les seconds bénéficient d’une protection particulière

Explication

Un étranger sans statut particulier ne peut pas revendiquer un droit général d’entrée en France. Les réfugiés et les apatrides bénéficient en revanche d’une protection particulière fondée sur le droit international, ce qui justifie leur traitement distinct.

34. Quelle rupture la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 introduit-elle ?

Elle fait de l’individu un titulaire de droits en rompant avec l’Ancien Régime
Elle réserve les droits politiques aux lords en maintenant les privilèges féodaux
Elle concentre les droits entre les mains du monarque afin de préserver l’ordre ancien
Elle remplace les droits naturels par des privilèges accordés selon la naissance

Elle fait de l’individu un titulaire de droits en rompant avec l’Ancien Régime

Explication

La Déclaration de 1789 rompt avec l’Ancien Régime en affirmant que l’individu est titulaire de droits. Les autres réponses décrivent le maintien ou le renforcement de logiques propres à l’ordre ancien.

35. Quelle distinction correspond aux mesures associées à la loi du 18 mars 2003, appelée OBSI dans le cours ?

Le racolage passif visait les prostituées, tandis que le stationnement gênant concernait l’occupation des halls d’immeuble
Le racolage passif concernait les conducteurs, tandis que le stationnement gênant visait les rassemblements sur la voie publique
Le racolage passif concernait l’occupation des halls, tandis que le stationnement gênant visait les prostituées
Le racolage passif concernait les personnes sans domicile, tandis que le stationnement gênant visait les voyageurs non sédentaires

Le racolage passif visait les prostituées, tandis que le stationnement gênant concernait l’occupation des halls d’immeuble

Explication

La loi du 18 mars 2003 a notamment sanctionné le racolage passif des prostituées et le stationnement gênant dans les halls d’immeuble. Ces deux mesures concernaient donc des comportements et des espaces différents.

36. Quelle compétence l’article 34 de la Constitution de 1958 attribue-t-il à la loi ?

Définir les principes généraux du droit applicables par le juge administratif
Exercer le pouvoir réglementaire autonome dans les matières étrangères à la loi
Fixer les règles relatives aux droits civiques et aux garanties fondamentales des libertés publiques
Contrôler la conformité des traités aux normes constitutionnelles françaises

Fixer les règles relatives aux droits civiques et aux garanties fondamentales des libertés publiques

Explication

L’article 34 confie à la loi la fixation des règles concernant les droits civiques et les garanties fondamentales des libertés publiques. Le pouvoir réglementaire autonome relève de l’article 37, tandis que les autres fonctions appartiennent à d’autres institutions ou mécanismes.

37. Quelle évolution institutionnelle relie le médiateur de la République au Défenseur des droits ?

Le médiateur créé en 2008 a été constitutionnalisé par une révision adoptée en 1973
Le médiateur créé en 1973 est devenu le Défenseur des droits après la révision de 2008
Le Défenseur des droits créé en 1973 a ensuite pris le nom de médiateur de la République
Le médiateur créé en 1973 a été remplacé par une autorité judiciaire après la révision de 2008

Le médiateur créé en 1973 est devenu le Défenseur des droits après la révision de 2008

Explication

La loi de 1973 a institué le médiateur de la République, puis la révision constitutionnelle de 2008 a conduit à la création du Défenseur des droits. Les deux intitulés correspondent donc à deux étapes successives de la même évolution institutionnelle.

38. Quels droits caractérisent le statut du citoyen à Athènes ?

Des droits religieux et commerciaux, sans possibilité d’être élu
Des droits politiques et civils, notamment le vote et l’éligibilité
Des droits économiques et militaires, sans participation aux décisions publiques
Des droits civils, tandis que le vote appartient aux étrangers installés

Des droits politiques et civils, notamment le vote et l’éligibilité

Explication

À Athènes, le citoyen dispose de droits civils et de droits politiques, notamment le vote et l’éligibilité. Le non-citoyen ne bénéficie pas de cette participation politique et possède seulement des droits civils.

39. De quelles dispositions de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen découle la liberté d’aller et de venir selon le Conseil constitutionnel ?

Des articles 2 et 4, comme l’a reconnu la décision Pont à péage de 1977
Des articles 6 et 16, comme l’a reconnu la décision Lamotte de 1950
Des articles 12 et 17, comme l’a reconnu la décision Bolat de 2006
Des articles 8 et 11, comme l’a reconnu la décision Carrier de 1927

Des articles 2 et 4, comme l’a reconnu la décision Pont à péage de 1977

Explication

Le Conseil constitutionnel rattache la liberté d’aller et de venir aux articles 2 et 4 de la Déclaration de 1789, notamment dans la décision Pont à péage de 1977. Les autres références proposées associent des dispositions et des décisions qui ne correspondent pas à cette reconnaissance.

40. Quelle règle l’arrêt Nicolo consacre-t-il ?

La soumission des actes administratifs aux principes généraux du droit
La supériorité de toute loi interne sur un traité antérieur
La primauté d’un traité international sur une loi interne
La compétence exclusive du Conseil constitutionnel pour contrôler les traités

La primauté d’un traité international sur une loi interne

Explication

L’arrêt Nicolo reconnaît la primauté du traité sur la loi interne, y compris lorsque la loi est postérieure au traité. Il ne confie pas ce contrôle exclusivement au Conseil constitutionnel et ne porte pas principalement sur les principes généraux du droit.

41. Lequel des pouvoirs suivants peut être exercé par une autorité administrative indépendante dans les limites prévues par le droit ?

Un pouvoir de nomination générale des membres du Gouvernement
Un pouvoir de juger tous les litiges entre personnes privées
Un pouvoir de révision constitutionnelle exercé sans contrôle juridictionnel
Un pouvoir de sanction pécuniaire encadré par ses compétences

Un pouvoir de sanction pécuniaire encadré par ses compétences

Explication

Les autorités administratives indépendantes peuvent notamment disposer d’un pouvoir de sanction pécuniaire, ainsi que de pouvoirs réglementaire et consultatif encadrés. Elles ne possèdent pas pour autant un pouvoir général de révision constitutionnelle, de nomination gouvernementale ou de jugement.

42. Quelle distinction oppose les autorités administratives indépendantes aux autorités publiques indépendantes ?

Les premières disposent d’un patrimoine propre, tandis que les secondes agissent au nom de l’État
Les premières sont des juridictions, tandis que les secondes sont des services ministériels
Les premières n’ont pas la personnalité juridique, tandis que les secondes en disposent
Les premières sont élues par les citoyens, tandis que les secondes sont nommées par les tribunaux

Les premières n’ont pas la personnalité juridique, tandis que les secondes en disposent

Explication

Les autorités administratives indépendantes ne disposent pas de la personnalité juridique, contrairement aux autorités publiques indépendantes. Ces dernières peuvent donc répondre elles-mêmes des actes illégaux qu’elles prennent, ce qui les distingue sur le plan juridique.

43. Quelle succession décrit correctement la théorie des générations des droits ?

Droits civils et politiques, droits liés aux générations futures, droits économiques et sociaux
Droits économiques et sociaux, droits civils et politiques, droits liés aux générations futures
Droits liés aux générations futures, droits civils et politiques, droits économiques et sociaux
Droits civils et politiques, droits économiques et sociaux, droits liés aux générations futures

Droits civils et politiques, droits économiques et sociaux, droits liés aux générations futures

Explication

La théorie distingue d’abord les droits civils et politiques, puis les droits économiques et sociaux, avant les droits liés aux générations futures. Les autres successions inversent l’ordre chronologique et conceptuel de ces catégories.

44. Dans quelle situation la dignité peut-elle justifier une interdiction ?

Lorsqu’une activité réduit la participation politique des citoyens
Lorsqu’une activité est contraire à une coutume ancienne
Lorsqu’une activité limite l’accès à la propriété privée
Lorsqu’une activité porte atteinte à la personne humaine

Lorsqu’une activité porte atteinte à la personne humaine

Explication

La dignité est un droit fondamental qui peut fonder l’interdiction d’une activité portant atteinte à la personne humaine. Les autres situations relèvent d’autres considérations et ne définissent pas directement cette fonction de la dignité.

45. Quel rôle l’article 16 de la DDHC attribue-t-il à la Constitution et à la séparation des pouvoirs ?

Elles organisent la transmission héréditaire des privilèges politiques
Elles remplacent les droits naturels par des devoirs envers l’État
Elles constituent des instruments nécessaires à la garantie des droits
Elles permettent au pouvoir exécutif de suspendre les libertés publiques

Elles constituent des instruments nécessaires à la garantie des droits

Explication

L’article 16 fait de la Constitution et de la séparation des pouvoirs des instruments de garantie des droits. Elles ne servent donc pas à rétablir des privilèges ni à substituer des devoirs aux droits naturels.

46. Quelle distinction caractérise les droits « de » et les droits « à » ?

Les droits « de » sont réservés aux nationaux, tandis que les droits « à » bénéficient aux étrangers.
Les droits « de » exigent une prestation publique, tandis que les droits « à » s’exercent dès leur proclamation.
Les droits « de » relèvent du droit international, tandis que les droits « à » relèvent du droit interne.
Les droits « de » s’exercent dès leur proclamation, tandis que les droits « à » requièrent l’intervention de l’État.

Les droits « de » s’exercent dès leur proclamation, tandis que les droits « à » requièrent l’intervention de l’État.

Explication

Les droits « de » correspondent à des libertés directement exercées, alors que les droits « à » sont des droits-créances nécessitant une action étatique. La distinction ne repose ni sur la nationalité des titulaires ni sur la source juridique du droit.

47. Depuis 1971, sur quel fondement le Conseil constitutionnel protège-t-il les libertés lors du contrôle a priori des lois ?

En vérifiant sa conformité aux seules lois organiques
En appliquant directement les règlements des autorités administratives
En contrôlant la loi au regard du bloc de constitutionnalité
En appréciant principalement son opportunité politique et économique

En contrôlant la loi au regard du bloc de constitutionnalité

Explication

Depuis 1971, le Conseil constitutionnel contrôle les lois au regard des principes du bloc de constitutionnalité, ce qui a renforcé la protection constitutionnelle des libertés. Son contrôle ne consiste pas à apprécier l’opportunité politique de la loi ni à appliquer de simples règlements administratifs.

48. Quel texte constitutionnel français a consacré pour la première fois les droits économiques et sociaux ?

Le Préambule de la Constitution de 1946
La Déclaration des droits de l’homme de 1789
La Constitution française de 1958
Le Préambule de la Constitution de 1875

Le Préambule de la Constitution de 1946

Explication

Le Préambule de 1946 a introduit pour la première fois les droits économiques et sociaux dans une Constitution française. La Constitution de 1958 leur reconnaît une valeur constitutionnelle par référence, mais elle n’en constitue pas la première consécration.

49. Comment le droit peut-il se rapporter à la désobéissance civile ?

Il interdit aux autorités de distinguer ses motifs et ses conséquences
Il la prive de toute portée juridique dès qu’elle est motivée politiquement
Il peut la prendre en compte, la sanctionner ou imposer de désobéir à une autre obligation
Il la transforme systématiquement en liberté protégée contre toute sanction

Il peut la prendre en compte, la sanctionner ou imposer de désobéir à une autre obligation

Explication

La désobéissance civile consiste à refuser une règle de droit, mais le droit peut lui-même en tenir compte, la sanctionner ou imposer la violation d’une autre obligation. Elle n’est donc pas automatiquement protégée ni automatiquement dépourvue de portée juridique.

50. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre la liberté et le droit ?

La liberté résulte d’une règle juridique, tandis que le droit supprime toute contrainte
La liberté dépend de l’État, tandis que le droit exprime une donnée naturelle
La liberté affranchit de toute contrainte, tandis que le droit organise son exercice
La liberté désigne une obligation sociale, tandis que le droit exclut le déterminisme

La liberté affranchit de toute contrainte, tandis que le droit organise son exercice

Explication

La liberté est ce qui affranchit une personne de toute contrainte et s’oppose au déterminisme. Le droit ne se confond pas avec la liberté : il en organise juridiquement l’exercice.

51. Quelle condition encadre le pouvoir réglementaire reconnu aux autorités administratives indépendantes depuis l’arrêt Cob de 1989 ?

Ce pouvoir doit porter sur les matières pénales
Ce pouvoir doit être exercé par une juridiction
Ce pouvoir doit être approuvé par chaque personne concernée
Ce pouvoir doit leur être attribué par la loi

Ce pouvoir doit leur être attribué par la loi

Explication

Depuis l’arrêt Cob de 1989, une autorité administrative indépendante peut disposer d’un pouvoir réglementaire et d’un pouvoir de sanction financière, à condition que le premier lui soit attribué par la loi. Cette compétence ne découle donc pas automatiquement de son indépendance.

52. Dans quelle situation une interdiction de sortie du territoire peut-elle être prononcée à l’égard d’un enfant ?

Lorsqu’un enfant majeur projette de rejoindre une organisation politique étrangère
Lorsqu’un parent souhaite empêcher l’enfant de rencontrer l’autre parent en France
Lorsqu’il existe un risque que l’enfant commette une infraction lors d’un déplacement intérieur
Lorsqu’il existe un risque que ses parents l’emmènent à l’étranger sans le ramener

Lorsqu’il existe un risque que ses parents l’emmènent à l’étranger sans le ramener

Explication

L’interdiction visant un enfant vise à prévenir un départ parental à l’étranger suivi d’un non-retour. Elle ne correspond pas au dispositif destiné à empêcher le déplacement terroriste d’un Français.

53. Quelle décision de 1971 a donné une valeur constitutionnelle à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ?

La décision du Conseil constitutionnel contrôlant une loi restreignant la liberté d’association
L’arrêt du Conseil d’État reconnaissant le pouvoir réglementaire autonome
La décision administrative validant une restriction à la liberté de manifestation
L’arrêt de la Cour de cassation affirmant la primauté des traités

La décision du Conseil constitutionnel contrôlant une loi restreignant la liberté d’association

Explication

En 1971, le Conseil constitutionnel a reconnu une valeur constitutionnelle à la Déclaration en censurant une loi portant atteinte à la liberté d’association. Les autres propositions renvoient à des mécanismes ou à des juridictions différents.

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Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Pouvoirs de police et libertés publiques.

Qu'est-ce que la liberté selon la définition donnée ?

Ce qui affranchit une personne de toute contrainte et s’oppose au déterminisme.

Qu'est-ce que la liberté publique ?

Le droit reconnu à un individu d’agir en société avec intervention de l’État garantissant les libertés des autres.

Quels sont les quatre droits naturels de l’homme ?

La liberté, la sûreté, la propriété et la résistance à l’oppression.

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