QCM : Institutions administratives françaises (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Selon Maurice Hauriou, comment caractériser juridiquement une institution ?

Une décision administrative ponctuelle produisant des effets dans un milieu social
Une idée d’œuvre qui se réalise et dure grâce à des organes et à des règles communes
Un ensemble d’intérêts privés coordonnés par une autorité dépourvue d’organisation
Une personne humaine qui exerce une fonction publique pendant la durée de son mandat

Une idée d’œuvre qui se réalise et dure grâce à des organes et à des règles communes

Explication

Pour Maurice Hauriou, l’institution est une idée d’œuvre ou d’entreprise qui se réalise et perdure juridiquement dans un milieu social organisé. Elle repose notamment sur des organes et une adhésion collective encadrée par des règles communes. Les autres propositions réduisent l’institution à une personne, à des intérêts privés ou à une décision ponctuelle.

2. Quelle capacité définit la personnalité morale d’une institution ?

Représenter une personne humaine dans toutes ses relations civiles et administratives
Bénéficier d’une compétence professionnelle attachée à chaque membre de l’institution
Être titulaire de droits et d’obligations, posséder un patrimoine et agir en justice
Exercer une autorité politique en raison de la fonction personnelle de ses dirigeants

Être titulaire de droits et d’obligations, posséder un patrimoine et agir en justice

Explication

La personnalité morale permet à une entité d’être titulaire de droits et d’obligations, notamment de posséder un patrimoine, de conclure des contrats et d’agir en justice. Elle concerne l’entité juridique, contrairement à la personnalité physique qui se rapporte à une personne humaine.

3. Que devient une institution lorsque les personnes qui la dirigent sont remplacées ?

Elle disparaît, car ses compétences sont liées aux personnes qui l’ont dirigée
Elle doit être recréée par une nouvelle adhésion collective après chaque remplacement
Elle devient une personne physique représentant les nouveaux titulaires
Elle subsiste, car son existence ne dépend pas du maintien de ses titulaires

Elle subsiste, car son existence ne dépend pas du maintien de ses titulaires

Explication

Une institution possède une continuité propre et survit au renouvellement des personnes qui la composent ou la dirigent. L’idée inverse confond la permanence de l’institution avec le caractère renouvelable de ses titulaires.

4. Quelle distinction oppose correctement une institution à un organe ?

L’institution est une structure durable, tandis que l’organe exprime sa volonté et exerce ses compétences
L’institution exerce une compétence ponctuelle, tandis que l’organe constitue une organisation juridiquement permanente
L’institution correspond aux titulaires du pouvoir, tandis que l’organe représente leur environnement social
L’institution est une personne agissante, tandis que l’organe désigne l’ensemble des règles qui la font durer

L’institution est une structure durable, tandis que l’organe exprime sa volonté et exerce ses compétences

Explication

L’institution désigne la structure durable, alors que l’organe est la personne ou le collège chargé d’exprimer sa volonté et d’exercer ses compétences. Confondre l’institution avec ses titulaires revient à oublier que la structure subsiste lorsque les organes changent.

5. Quelle répartition des fonctions correspond aux institutions politiques, administratives et juridictionnelles ?

Les institutions politiques exécutent le droit, les administratives jugent et les juridictionnelles gèrent les services publics
Les institutions politiques orientent, les administratives exécutent le droit et les juridictionnelles disent le droit
Les institutions politiques jugent, les administratives orientent la politique nationale et les juridictionnelles exécutent le droit
Les institutions politiques administrent les territoires, les administratives légifèrent et les juridictionnelles dirigent le gouvernement

Les institutions politiques orientent, les administratives exécutent le droit et les juridictionnelles disent le droit

Explication

Les institutions politiques organisent la décision et l’orientation de la politique nationale, les institutions administratives mettent en œuvre le droit et les institutions juridictionnelles tranchent les contentieux en disant le droit. Les autres répartitions attribuent à chaque catégorie des fonctions qui relèvent d’une autre.

6. Comment définir les institutions administratives ?

Des autorités qui tranchent les contentieux entre personnes physiques ou morales selon le droit
Des structures qui gèrent les affaires publiques dans une finalité d’intérêt général et aménagent le pouvoir
Des organes qui déterminent les orientations politiques nationales et contrôlent les choix du gouvernement
Des groupements privés qui coordonnent des activités économiques en fonction d’intérêts particuliers

Des structures qui gèrent les affaires publiques dans une finalité d’intérêt général et aménagent le pouvoir

Explication

Les institutions administratives sont les structures chargées de gérer les affaires publiques en poursuivant l’intérêt général et en aménageant l’exercice du pouvoir. Les autorités juridictionnelles tranchent les litiges, tandis que les institutions politiques orientent la politique nationale.

7. Quelle mission caractérise les institutions juridictionnelles ?

Gérer les affaires publiques en organisant des services répondant aux besoins collectifs
Définir les orientations de la politique nationale et organiser le pouvoir de décision
Instruire puis trancher des contentieux opposant des personnes physiques ou morales
Prévenir les troubles à la tranquillité, à la sécurité et à la salubrité publiques

Instruire puis trancher des contentieux opposant des personnes physiques ou morales

Explication

Les institutions juridictionnelles sont chargées d’instruire les affaires puis de prononcer des décisions relatives aux contentieux entre personnes physiques ou morales. La gestion administrative, l’orientation politique et la prévention des troubles relèvent d’autres fonctions institutionnelles.

8. Comment comprendre la notion d’intérêt général dans l’action administrative ?

Comme la protection d’un intérêt privé lorsqu’il est défendu par une autorité administrative
Comme la préférence accordée à l’intérêt d’un groupe majoritaire dans chaque décision publique
Comme la satisfaction simultanée des intérêts individuels de toutes les personnes concernées
Comme un intérêt collectif qui dépasse, en principe, la somme des intérêts particuliers

Comme un intérêt collectif qui dépasse, en principe, la somme des intérêts particuliers

Explication

L’intérêt général désigne un intérêt collectif qui transcende et dépasse en principe l’addition des intérêts particuliers. Il ne se réduit donc ni à l’intérêt d’un groupe majoritaire ni à la satisfaction mécanique de chaque intérêt individuel.

9. Quelles sont les trois grandes fonctions de l’administration publique ?

Conclure des contrats privés, administrer les patrimoines et défendre les intérêts particuliers
Légiférer, organiser les élections et sanctionner les infractions pénales
Définir la politique nationale, juger les litiges et représenter les personnes morales
Garantir l’ordre public, gérer des services publics et réguler les activités privées

Garantir l’ordre public, gérer des services publics et réguler les activités privées

Explication

L’administration publique garantit l’ordre public, crée et gère des services publics, puis encadre les activités privées par la régulation. La définition de la politique nationale et le jugement des litiges appartiennent à d’autres institutions, tandis que la législation relève du pouvoir normatif compétent.

10. Quel est l’objectif principal de la police administrative ?

Réguler les activités privées par des règlements et contrôler leur conformité au droit
Prévenir les atteintes à la tranquillité, à la sécurité et à la salubrité publiques
Rechercher les infractions commises et réunir les éléments nécessaires à leur répression
Organiser des services publics pour répondre aux besoins collectifs de la population

Prévenir les atteintes à la tranquillité, à la sécurité et à la salubrité publiques

Explication

La police administrative consiste à prendre des mesures préventives pour protéger la tranquillité, la sécurité et la salubrité publiques. La recherche et la répression des infractions relèvent de la police judiciaire, tandis que la régulation et les services publics répondent à d’autres fonctions administratives.

11. Quels éléments composent l’administration publique française ?

Les régions, les syndicats professionnels et les autorités européennes
L’État, les collectivités territoriales et les établissements publics
Les ministères, les entreprises privées et les associations reconnues
Les communes, les tribunaux judiciaires et les sociétés nationales

L’État, les collectivités territoriales et les établissements publics

Explication

L’administration publique regroupe l’État, les collectivités territoriales et les établissements publics. Les entreprises privées et les associations ne constituent pas, par nature, l’une de ces trois composantes administratives.

12. Laquelle de ces entités est reconnue comme collectivité territoriale par l’article 72 de la Constitution ?

Une autorité administrative indépendante sectorielle
Un service déconcentré placé auprès d’un préfet
Une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74
Un établissement public industriel et commercial national

Une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74

Explication

L’article 72 reconnaît notamment les collectivités d’outre-mer régies par l’article 74 comme collectivités territoriales. Un établissement public, une autorité administrative indépendante ou un service déconcentré relève d’une autre catégorie juridique.

13. Quelle caractéristique juridique distingue un établissement public d’un service déconcentré ?

Il reçoit des instructions directes d’un ministre compétent
Il représente localement l’État sans autonomie juridique
Il exerce une mission privée avec des financements commerciaux
Il possède une personnalité morale de droit public propre

Il possède une personnalité morale de droit public propre

Explication

L’établissement public est une personne morale de droit public dotée de moyens humains et financiers propres. Le service déconcentré appartient à l’organisation de l’État et ne possède pas de personnalité morale distincte.

14. Comment distinguer un établissement public administratif d’un établissement public industriel et commercial ?

Le premier poursuit un intérêt commercial, le second assure un service administratif général
Le premier assure un service administratif, le second exerce une activité proche de l’entreprise
Le premier agit sans moyens propres, le second dispose d’une personnalité morale publique
Le premier dépend d’une collectivité, le second relève nécessairement d’une autorité indépendante

Le premier assure un service administratif, le second exerce une activité proche de l’entreprise

Explication

Un établissement public administratif assure principalement un service public administratif, tandis qu’un établissement public industriel et commercial exerce une activité proche de celle d’une entreprise dans un but d’intérêt général. La personnalité morale et les moyens propres peuvent caractériser les deux catégories.

15. Quelle opposition caractérise l’État gendarme et l’État providence ?

Le premier limite son intervention, le second l’étend à l’économie et au social
Le premier intervient dans l’économie, le second confie les services aux entreprises
Le premier organise la protection sociale, le second se limite aux fonctions régaliennes
Le premier délègue les fonctions régaliennes, le second réduit l’action administrative

Le premier limite son intervention, le second l’étend à l’économie et au social

Explication

L’État gendarme se concentre sur les fonctions régaliennes et laisse une large place à l’initiative privée. L’État providence intervient plus largement dans l’économie et dans le domaine social.

16. Une administration confie la gestion d’un service à une entreprise par contrat : quelle forme d’action met-elle en œuvre ?

Elle se retire du service en supprimant toute mission d’intérêt général
Elle régule une activité privée sans organiser sa prise en charge
Elle fait directement en mobilisant ses propres services administratifs
Elle fait faire en s’appuyant sur une délégation ou un contrat

Elle fait faire en s’appuyant sur une délégation ou un contrat

Explication

Faire faire signifie que l’administration fait réaliser l’activité par un tiers au moyen d’une délégation ou d’un contrat. Faire directement suppose au contraire une prise en charge par les services de l’administration.

17. Quel ordre de grandeur représente l’ensemble des trois fonctions publiques dans l’emploi total en France ?

Environ la moitié de l’emploi total
Environ un dixième de l’emploi total
Environ les trois quarts de l’emploi total
Environ un cinquième de l’emploi total

Environ un cinquième de l’emploi total

Explication

Les fonctions publiques de l’État, des collectivités territoriales et de l’hôpital public représentent ensemble environ un cinquième de l’emploi total. Elles ne constituent donc ni la moitié ni les trois quarts de l’emploi.

18. Que signifie le principe d’indivisibilité de la République sur le plan de la souveraineté ?

Les collectivités exercent une souveraineté propre dans chaque partie du territoire
L’État ne partage pas ses compétences souveraines avec un pouvoir concurrent
Les autorités locales disposent d’un pouvoir supérieur à celui de l’État
Le pouvoir fédéral répartit la souveraineté entre plusieurs niveaux autonomes

L’État ne partage pas ses compétences souveraines avec un pouvoir concurrent

Explication

L’indivisibilité signifie que l’État ne partage pas la souveraineté avec un pouvoir concurrent supérieur ou parallèle. Cette conception distingue l’État unitaire indivisible d’un État fédéral, où la souveraineté est répartie entre plusieurs niveaux.

19. Que décide le Conseil constitutionnel dans sa décision du 9 mai 1991 relative au statut de la Corse ?

Il valide une organisation fédérale fondée sur plusieurs peuples constituants
Il transfère aux institutions corses les compétences souveraines de l’État
Il reconnaît un peuple corse disposant d’une souveraineté constitutionnelle propre
Il censure la reconnaissance d’un peuple corse distinct du peuple français

Il censure la reconnaissance d’un peuple corse distinct du peuple français

Explication

Dans sa décision n° 91-290 DC du 9 mai 1991, le Conseil constitutionnel censure la reconnaissance d’un peuple corse distinct. Le principe retenu est celui de l’unicité du peuple français.

20. Quelle est la principale caractéristique de la centralisation administrative ?

Les compétences sont réparties entre plusieurs pouvoirs de même niveau territorial
Les décisions sont prises par des collectivités dotées d’une souveraineté distincte
Les décisions relèvent d’autorités compétentes pour l’ensemble du territoire
Les agents locaux disposent d’une autonomie générale dans leurs circonscriptions

Les décisions relèvent d’autorités compétentes pour l’ensemble du territoire

Explication

La centralisation attribue le pouvoir de décision à des autorités compétentes sur l’ensemble du territoire. Les agents locaux disposent alors de compétences limitées, contrairement à une organisation accordant une autonomie décisionnelle plus large aux collectivités.

21. Quelle caractéristique distingue principalement la déconcentration de la décentralisation ?

Elle confie une activité déterminée à un établissement public indépendant de l’État.
Elle s’effectue au sein d’une même personne morale, sous l’autorité hiérarchique de l’État.
Elle transfère une compétence à une collectivité dotée d’une personnalité morale autonome.
Elle permet à des élus locaux d’exercer leurs fonctions sans contrôle administratif.

Elle s’effectue au sein d’une même personne morale, sous l’autorité hiérarchique de l’État.

Explication

La déconcentration consiste à transférer des pouvoirs à des agents appartenant à la même personne morale et soumis à la hiérarchie de l’État. La décentralisation repose au contraire sur des personnes morales distinctes disposant d’une autonomie propre.

22. Lequel de ces éléments caractérise une autorité déconcentrée de l’État ?

Elle dispose d’une personnalité morale propre et d’un budget indépendant.
Elle agit au nom de l’État et reste soumise à son pouvoir hiérarchique.
Elle est élue par les habitants et administre librement une collectivité.
Elle exerce ses compétences au nom d’un établissement public autonome.

Elle agit au nom de l’État et reste soumise à son pouvoir hiérarchique.

Explication

Une autorité déconcentrée agit au nom de l’État, ses agents sont nommés par le pouvoir central et ils restent soumis à la hiérarchie administrative. Les élus locaux relèvent de la décentralisation et disposent d’une autonomie liée à leur collectivité.

23. Que sont les circonscriptions administratives dans l’organisation territoriale de l’État ?

Des établissements publics chargés d’une activité spécialisée sur une partie du territoire.
Des subdivisions territoriales dépourvues de personnalité morale où l’État organise son action.
Des associations de communes constituées pour gérer des compétences communes.
Des collectivités territoriales dotées d’un budget propre et dirigées par des conseils élus.

Des subdivisions territoriales dépourvues de personnalité morale où l’État organise son action.

Explication

Les circonscriptions administratives sont des subdivisions du territoire sans personnalité morale, notamment aux niveaux régional, départemental et de l’arrondissement. Elles servent à organiser l’action de l’État, contrairement aux collectivités territoriales qui possèdent une personnalité juridique.

24. Depuis 1982, que doit faire le préfet lorsqu’il estime qu’un acte d’une collectivité territoriale est contraire à la légalité ?

Demander au conseil municipal concerné de réexaminer l’acte avant toute procédure.
Saisir le juge administratif afin qu’il se prononce sur la légalité de l’acte.
Annuler lui-même l’acte en exerçant un pouvoir de tutelle sur la collectivité.
Transférer l’acte au conseil régional pour qu’il statue sur sa conformité juridique.

Saisir le juge administratif afin qu’il se prononce sur la légalité de l’acte.

Explication

Depuis 1982, le préfet ne peut plus se substituer aux collectivités territoriales et doit saisir le juge administratif lorsqu’il conteste la légalité d’un acte. L’annulation directe par le préfet correspondrait à l’ancienne logique de tutelle.

25. Quelle situation correspond à la décentralisation ?

Une direction centrale charge ses bureaux territoriaux d’appliquer ses décisions.
Un ministre confie une partie de ses pouvoirs à un agent placé sous son autorité hiérarchique.
Un préfet répartit les missions de l’État entre les services d’un département.
Une compétence est exercée par une personne morale autonome dont les actes restent contrôlés par l’État.

Une compétence est exercée par une personne morale autonome dont les actes restent contrôlés par l’État.

Explication

La décentralisation implique des personnes morales distinctes de l’État, qui disposent d’une autonomie tout en restant soumises au contrôle des autorités étatiques. Les autres situations décrivent une organisation interne de l’État relevant de la déconcentration.

26. Quelle différence oppose la décentralisation territoriale à la décentralisation fonctionnelle ?

La première confie une mission à un établissement public, tandis que la seconde administre une commune entière.
La première concerne une compétence spécialisée, tandis que la seconde organise l’ensemble d’un territoire.
La première concerne la gestion d’un territoire, tandis que la seconde porte sur une activité déterminée.
La première repose sur des agents nommés par l’État, tandis que la seconde repose sur des préfets régionaux.

La première concerne la gestion d’un territoire, tandis que la seconde porte sur une activité déterminée.

Explication

La décentralisation territoriale confie la gestion d’un territoire à une collectivité dirigée par des élus. La décentralisation fonctionnelle attribue une activité précise à une structure spécialisée, souvent un établissement public.

27. Quelle combinaison décrit les caractéristiques des collectivités territoriales ?

Une personnalité juridique, un budget et un personnel propres, ainsi que des conseils élus.
Une mission spécialisée, une convention constitutive et une autonomie administrative limitée.
Une absence de personnalité morale, des agents nommés et un contrôle hiérarchique direct.
Un budget fixé par le préfet, des services étatiques et une direction ministérielle.

Une personnalité juridique, un budget et un personnel propres, ainsi que des conseils élus.

Explication

Les collectivités territoriales disposent d’une personnalité juridique, d’un budget et d’un personnel propres et s’administrent librement par des conseils élus dans le cadre de la loi. L’absence de personnalité morale et la soumission hiérarchique caractérisent plutôt la déconcentration.

28. Quelle évolution résulte de la loi NOTRe du 7 août 2015 ?

Elle a supprimé la clause de compétence générale pour les communes et les régions.
Elle a renforcé les compétences régionales et développé les intercommunalités.
Elle a transféré l’exécutif local des élus vers les préfets départementaux.
Elle a créé la région comme collectivité territoriale à part entière.

Elle a renforcé les compétences régionales et développé les intercommunalités.

Explication

La loi NOTRe a renforcé les compétences des régions, développé les intercommunalités et supprimé la clause de compétence générale pour les régions et les départements. Elle a toutefois conservé cette clause pour les communes, tandis que les autres évolutions citées relèvent notamment des lois Defferre.

29. Quelle distinction caractérise la coopération par rapport à la consultation ?

La coopération associe les acteurs à la décision et implique une responsabilité partagée.
La coopération permet de recueillir un avis sans associer les acteurs à l’élaboration de la décision.
La coopération consiste à solliciter une opinion lorsque la loi rend cette démarche obligatoire.
La coopération impose à l’administration de suivre un avis rendu par une instance consultée.

La coopération associe les acteurs à la décision et implique une responsabilité partagée.

Explication

La coopération associe les acteurs à l’élaboration et à la prise de décision, avec une responsabilité partagée. La consultation se limite à recueillir un avis, qui ne signifie pas une participation directe à la décision.

30. Dans quel cas l’administration est-elle liée par l’avis rendu lors d’une consultation ?

Lorsqu’il s’agit d’une consultation obligatoire ordinaire.
Lorsqu’il s’agit d’une consultation conforme.
Lorsqu’il s’agit d’une consultation informelle entre services.
Lorsqu’il s’agit d’une consultation facultative.

Lorsqu’il s’agit d’une consultation conforme.

Explication

La consultation conforme oblige l’administration à respecter l’avis rendu. Une consultation obligatoire doit bien être sollicitée, mais l’administration peut écarter l’avis, contrairement à ce régime.

31. Quelle affirmation décrit correctement la modernisation des relations électroniques avec l’administration ?

La saisine électronique concerne les collectivités mais pas l’administration, et les usagers doivent fournir chaque justificatif à nouveau.
La saisine électronique est consacrée par le code, et le principe « dites-le-nous une fois » évite de redemander des informations déjà détenues.
La saisine électronique reste dépourvue de fondement juridique, et chaque démarche exige la répétition des mêmes informations.
La saisine électronique remplace les procédures classiques, et le principe impose de transmettre les données à plusieurs services.

La saisine électronique est consacrée par le code, et le principe « dites-le-nous une fois » évite de redemander des informations déjà détenues.

Explication

Les articles L112-8 et suivants du code des relations entre le public et l’administration consacrent le droit de saisine électronique. Le principe « dites-le-nous une fois » évite aux usagers de fournir des informations que l’administration détient déjà.

32. Qu’autorise le principe de mutabilité du service public lorsqu’un service devient obsolète ?

L’administration doit le conserver sous sa forme initiale tant que les usagers demandent son maintien.
L’administration doit obtenir l’accord individuel des usagers avant toute modification du service.
L’administration peut le supprimer et le remplacer par un service plus moderne, sans droit acquis à son maintien en principe.
L’administration peut modifier le service, mais elle doit maintenir l’ancien dispositif en parallèle.

L’administration peut le supprimer et le remplacer par un service plus moderne, sans droit acquis à son maintien en principe.

Explication

Le principe de mutabilité permet d’adapter le service public à l’évolution des besoins et de remplacer un service obsolète par un dispositif plus moderne. Les usagers ne disposent en principe d’aucun droit acquis au maintien du service sous sa forme ancienne.

33. Une commune remplace un service public devenu obsolète par une prestation mieux adaptée aux besoins actuels. Quel principe juridique justifie cette évolution ?

Le principe de mutabilité du service public
Le principe de neutralité du service public
Le principe d’égalité devant le service public
Le principe de continuité du service public

Le principe de mutabilité du service public

Explication

Le principe de mutabilité permet d’adapter un service public et, si nécessaire, de supprimer un service obsolète pour le remplacer. Le principe de continuité concerne la régularité du fonctionnement, et non l’adaptation du contenu du service.

34. Quel dispositif regroupe plusieurs administrations sur un même site afin de faciliter les démarches des personnes touchées par la fracture numérique ?

Les établissements publics spécialisés
Les espaces France services
Les circonscriptions administratives
Les services centraux ministériels

Les espaces France services

Explication

Les espaces France services réunissent plusieurs administrations dans un même lieu pour faciliter l’accès aux démarches, notamment des personnes âgées et des moins diplômées. Ils se distinguent ainsi d’un guichet consacré à une seule administration spécialisée.

35. Quelle distinction décrit correctement l’administration centrale et l’administration territoriale de l’État ?

La première relève des collectivités territoriales, tandis que la seconde dépend des établissements publics nationaux.
La première exerce ses compétences dans une circonscription, tandis que la seconde agit depuis les administrations parlementaires.
La première conçoit et coordonne l’action de l’État, tandis que la seconde met en œuvre les services publics au plus près des citoyens.
La première met en œuvre les services publics locaux, tandis que la seconde conçoit et coordonne l’action nationale.

La première conçoit et coordonne l’action de l’État, tandis que la seconde met en œuvre les services publics au plus près des citoyens.

Explication

L’administration centrale conçoit, impulse et coordonne l’action de l’État, tandis que l’administration déconcentrée l’applique au plus près des citoyens. La déconcentration ne transforme pas les services de l’État en collectivités territoriales.

36. Qu’est-ce qu’une circonscription administrative dans l’organisation de l’État ?

Une juridiction compétente pour contrôler les actes administratifs
Un service ministériel chargé de coordonner les politiques nationales
Une portion du territoire où des autorités déconcentrées exercent leurs compétences
Une personne morale locale disposant d’élus et d’un patrimoine propres

Une portion du territoire où des autorités déconcentrées exercent leurs compétences

Explication

Une circonscription administrative est une portion du territoire attribuée à l’exercice des compétences d’autorités déconcentrées, comme un département ou une région. Elle ne constitue pas, par elle-même, une collectivité territoriale décentralisée dotée d’une personnalité propre.

37. Quelle différence caractérise les pouvoirs propres et les pouvoirs partagés du Président de la République ?

Les pouvoirs propres exigent un vote parlementaire, tandis que les pouvoirs partagés sont exercés sans intervention gouvernementale.
Les pouvoirs propres relèvent du Premier ministre, tandis que les pouvoirs partagés sont réservés au Conseil constitutionnel.
Les pouvoirs propres sont exercés sans contreseing, tandis que les pouvoirs partagés exigent celui du Premier ministre.
Les pouvoirs propres concernent les collectivités territoriales, tandis que les pouvoirs partagés concernent les juridictions administratives.

Les pouvoirs propres sont exercés sans contreseing, tandis que les pouvoirs partagés exigent celui du Premier ministre.

Explication

Les pouvoirs propres sont exercés par le Président sans contreseing, alors que les pouvoirs partagés nécessitent le contreseing du Premier ministre. Le contreseing constitue donc le critère central de cette distinction.

38. En période normale, qui détient en principe le pouvoir réglementaire, et dans quel cas le Président signe-t-il certains textes réglementaires ?

Le Président le détient en principe, tandis que le Premier ministre signe les décrets délibérés en conseil des ministres.
Le Premier ministre le détient en principe, tandis que le Président signe les ordonnances et les décrets délibérés en conseil des ministres.
Le Conseil constitutionnel le détient en principe, tandis que le Premier ministre signe les ordonnances présidentielles.
Le Parlement le détient en principe, tandis que le Président signe les règlements pris par les collectivités territoriales.

Le Premier ministre le détient en principe, tandis que le Président signe les ordonnances et les décrets délibérés en conseil des ministres.

Explication

En période normale, le Premier ministre exerce le pouvoir réglementaire de principe, tandis que l’article 13 permet au Président de signer les ordonnances et les décrets délibérés en conseil des ministres. Cette signature présidentielle ne supprime pas la compétence réglementaire générale du Premier ministre.

39. Quelle conséquence résulte de la jurisprudence du Conseil d’État dans l’arrêt Meyet du 10 septembre 1992 ?

Un décret délibéré en conseil des ministres doit être signé par le Président et ne peut être modifié que selon la même procédure.
Un décret délibéré en conseil des ministres peut être signé par le Premier ministre et modifié par un décret simple.
Un décret délibéré en conseil des ministres devient irrégulier lorsque cette délibération n’était pas constitutionnellement obligatoire.
Un décret signé par le Président peut être modifié par une décision administrative prise par une autorité déconcentrée.

Un décret délibéré en conseil des ministres doit être signé par le Président et ne peut être modifié que selon la même procédure.

Explication

L’arrêt Meyet impose la signature présidentielle pour tout décret délibéré en conseil des ministres, même lorsque cette délibération n’était pas obligatoire, et exige ensuite la même procédure pour sa modification. La délibération volontaire en conseil des ministres produit donc des effets juridiques durables.

40. Dans quelles circonstances l’article 16 de la Constitution permet-il au Président de concentrer les pouvoirs législatifs et réglementaires ?

Lorsqu’une crise administrative locale perturbe les services publics d’une circonscription
Lorsqu’un désaccord politique oppose le Président à la majorité de l’Assemblée nationale
Lorsqu’une difficulté économique durable empêche le Gouvernement de faire adopter son budget annuel
Lorsqu’une menace grave et immédiate interrompt effectivement le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels

Lorsqu’une menace grave et immédiate interrompt effectivement le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels

Explication

L’article 16 exige à la fois une menace grave et immédiate et une interruption effective du fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels. Une difficulté politique ou administrative qui ne remplit pas ces conditions ne suffit pas à déclencher ce régime.

41. Quels sont les trois éléments qui composent les services de la présidence de la République ?

Le secrétariat général, le Gouvernement et le Conseil d’État
L’état-major particulier, le Parlement et le secrétariat général
Le cabinet du Président, le Conseil constitutionnel et l’état-major particulier
Le cabinet du Président, le secrétariat général et l’état-major particulier

Le cabinet du Président, le secrétariat général et l’état-major particulier

Explication

Les services de la présidence comprennent le cabinet du Président, le secrétariat général de la présidence et l’état-major particulier. Le Conseil constitutionnel, le Gouvernement et le Parlement ne constituent pas des services de la présidence.

42. Quelle mission caractérise principalement l’état-major particulier du Président de la République ?

Conseiller le Président en matière militaire et assurer la permanence opérationnelle nucléaire
Gérer les relations quotidiennes du Président avec les administrations civiles
Coordonner les politiques publiques et préparer les arbitrages gouvernementaux
Rédiger les projets de loi et organiser leur examen par le Parlement

Conseiller le Président en matière militaire et assurer la permanence opérationnelle nucléaire

Explication

L’état-major particulier exerce une fonction militaire auprès du Président, chef des armées, notamment pour la permanence opérationnelle des forces nucléaires et la transmission de l’ordre de tir. La coordination des politiques publiques relève du secrétariat général, tandis que la gestion quotidienne relève du cabinet.

43. Quelle est la compétence de principe du Premier ministre en matière de pouvoir réglementaire selon l’article 21 de la Constitution ?

Il exerce le pouvoir réglementaire, sous réserve des compétences présidentielles prévues par l’article 13
Il intervient en matière réglementaire après autorisation préalable du Conseil constitutionnel
Il exerce le pouvoir réglementaire dans les domaines réservés au Président par l’article 13
Il partage systématiquement le pouvoir réglementaire avec chaque ministre compétent

Il exerce le pouvoir réglementaire, sous réserve des compétences présidentielles prévues par l’article 13

Explication

L’article 21 fait du Premier ministre le titulaire de droit commun du pouvoir réglementaire, sous réserve des compétences attribuées au Président par l’article 13. Les domaines présidentiels constituent donc une réserve à cette compétence générale, et non la compétence principale du Premier ministre.

44. Quelle relation hiérarchique le Premier ministre entretient-il avec les ministres selon la jurisprudence Compagnie marchande de Tunisie ?

Il est leur supérieur hiérarchique et peut réformer toute décision ministérielle
Il n’est pas leur supérieur hiérarchique et ne peut annuler leurs décisions ni se substituer à eux
Il contrôle leurs décisions par un pouvoir général d’annulation administrative
Il coordonne leurs services mais peut exercer leurs compétences en cas de désaccord

Il n’est pas leur supérieur hiérarchique et ne peut annuler leurs décisions ni se substituer à eux

Explication

La jurisprudence Compagnie marchande de Tunisie précise que le Premier ministre n’est pas le supérieur hiérarchique des ministres et ne peut ni annuler leurs décisions ni se substituer à eux. Son rôle de direction du Gouvernement ne lui confère donc pas un pouvoir hiérarchique général sur chaque ministre.

45. Dans quelle situation le Premier ministre exerce-t-il son pouvoir réglementaire autonome ?

Lorsqu’il édicte des normes générales dans une matière étrangère au domaine de la loi
Lorsqu’il adopte une mesure individuelle après une habilitation parlementaire spécifique
Lorsqu’il précise les modalités d’application d’une loi dans le cadre prévu par celle-ci
Lorsqu’il modifie une disposition relevant du domaine de la loi défini par l’article 34

Lorsqu’il édicte des normes générales dans une matière étrangère au domaine de la loi

Explication

Le pouvoir réglementaire autonome permet au Premier ministre d’adopter des normes générales dans les matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi de l’article 34. La précision des modalités d’application d’une loi correspond au pouvoir réglementaire d’application, qui est une notion distincte.

46. Quelle fonction appartient au secrétariat général du gouvernement ?

Exercer le pouvoir réglementaire autonome dans toutes les matières administratives
Conseiller le Président sur les opérations militaires et la dissuasion nucléaire
Assurer la gestion quotidienne du Président et préparer ses déplacements officiels
Organiser le travail gouvernemental, conseiller juridiquement le Gouvernement et accompagner les transitions

Organiser le travail gouvernemental, conseiller juridiquement le Gouvernement et accompagner les transitions

Explication

Créé en 1935, le secrétariat général du gouvernement organise le travail gouvernemental, fournit un conseil juridique, accompagne les transitions et supervise certains services rattachés au Premier ministre. La gestion présidentielle et le conseil militaire relèvent de services de la présidence, tandis que le pouvoir réglementaire appartient au Premier ministre.

47. Comment caractériser la position juridique des ministères malgré les préséances protocolaires ?

Ils exercent une fonction administrative, alors que la fonction politique appartient au Premier ministre
Ils sont juridiquement placés sur un pied d’égalité, tandis que les ministres ont une fonction politique et administrative
Ils sont classés selon une hiérarchie juridique correspondant à l’ordre des préséances
Ils disposent d’une compétence politique commune, mais leurs fonctions administratives sont inégales

Ils sont juridiquement placés sur un pied d’égalité, tandis que les ministres ont une fonction politique et administrative

Explication

Les ministres exercent à la fois une fonction politique et une fonction administrative, et les ministères sont juridiquement égaux. Les préséances protocolaires organisent le rang ou la représentation, mais ne créent pas une hiérarchie juridique entre ministères.

48. Qui détermine la composition du gouvernement et l’intitulé des ministères ?

La Constitution, qui fixe la liste et l’ordre permanent des ministères
Le Conseil constitutionnel, qui définit les ministères avant chaque nomination
Le Parlement, qui arrête la composition du Gouvernement par une loi organique
Le pouvoir réglementaire, dont les choix reflètent les orientations politiques du moment

Le pouvoir réglementaire, dont les choix reflètent les orientations politiques du moment

Explication

La Constitution ne fixe pas la composition du Gouvernement : cette question relève du pouvoir réglementaire, et les intitulés ministériels traduisent les choix politiques du moment. Le Parlement et le Conseil constitutionnel n’établissent donc pas une liste constitutionnelle permanente des ministères.

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Mémorisez les réponses avec 82 flashcards sur Institutions administratives françaises.

Qu'est-ce qu'une institution selon Maurice HAURIOU en 1925 ?

Une idée d’œuvre ou d’entreprise qui se réalise et dure juridiquement dans un milieu social.

Quels éléments permettent la réalisation juridique d'une institution ?

Des organes organisés et une adhésion collective encadrée par des règles communes.

Dans quelle œuvre Maurice HAURIOU a-t-il défini la notion d'institution ?

La théorie de l’institution et de la fondation, 1925.

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