QCM : Pratiques restrictives et anticoncurrentielles (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal de l’UE de Gestion juridique, fiscale et sociale ?

Évaluer les relations professionnelles à partir des indicateurs sociaux de l’entreprise
Préparer les décisions de gestion en fonction des objectifs économiques de l’entreprise
Étudier la comptabilité de l’entreprise selon ses résultats financiers et commerciaux
Analyser les événements de l’entreprise sous leurs aspects juridiques, fiscaux et sociaux

Analyser les événements de l’entreprise sous leurs aspects juridiques, fiscaux et sociaux

Explication

Cette UE examine les événements auxquels l’entreprise est confrontée en tenant compte de leurs composantes juridiques, fiscales et sociales. L’étude des seuls résultats comptables ou indicateurs sociaux ne couvre donc pas son champ complet.

2. Quelle forme prend l’épreuve de l’UE de Gestion juridique, fiscale et sociale ?

Une épreuve écrite de trois heures composée principalement de questions de cours
Une épreuve pratique de quatre heures fondée sur la résolution d’exercices comptables
Une épreuve écrite de quatre heures portant sur un cas ou des situations pratiques
Une épreuve orale de deux heures consacrée à la présentation d’un dossier professionnel

Une épreuve écrite de quatre heures portant sur un cas ou des situations pratiques

Explication

L’épreuve est écrite, dure quatre heures et porte sur l’étude d’un cas ou de situations pratiques, avec parfois des documents à commenter et des questions. Elle ne se réduit donc ni à un oral ni à une série d’exercices comptables.

3. Selon quelle structure l’UE de Gestion juridique, fiscale et sociale est-elle organisée ?

Deux blocs consacrés à l’environnement juridique du client et aux opérations de l’entreprise
Trois blocs consacrés à la comptabilité, à la fiscalité et à la gestion des ressources humaines
Trois blocs consacrés à l’accompagnement juridique, au développement et à la continuité de l’activité
Quatre blocs consacrés à la création, au financement, au contrôle et à la liquidation de l’entreprise

Trois blocs consacrés à l’accompagnement juridique, au développement et à la continuité de l’activité

Explication

L’UE est structurée autour de trois formes d’accompagnement : l’environnement juridique du client, le développement de l’activité et sa continuité selon le contexte. Les autres structures proposées regroupent des matières ou des étapes qui ne correspondent pas à cette organisation.

4. Dans quel ordre faut-il résoudre un cas juridique ?

Analyser la jurisprudence, présenter les faits, formuler la conclusion, puis qualifier la règle
Qualifier les faits, formuler le problème, présenter la règle, puis l’appliquer
Formuler le problème, appliquer la règle, qualifier les faits, puis présenter la jurisprudence
Présenter la règle, qualifier les faits, appliquer la solution, puis formuler le problème

Qualifier les faits, formuler le problème, présenter la règle, puis l’appliquer

Explication

La méthode suit une progression en quatre étapes : qualification juridique des faits, identification du problème, présentation de la règle et application aux faits. L’application de la règle ne peut donc pas précéder l’identification du problème juridique.

5. Quelle démarche permet de commencer efficacement l’analyse d’un sujet juridique ?

Mémoriser les règles applicables, puis reprendre l’énoncé pour sélectionner les faits correspondants
Commencer par rédiger la conclusion, puis rechercher les faits qui peuvent la justifier
Lire l’énoncé, écarter les faits inutiles, analyser les faits essentiels et bâtir un plan sommaire
Relever chaque détail de l’énoncé, puis organiser les faits selon leur ordre d’apparition

Lire l’énoncé, écarter les faits inutiles, analyser les faits essentiels et bâtir un plan sommaire

Explication

L’analyse commence par la lecture de l’énoncé, le tri entre faits inutiles et essentiels, puis le regroupement des idées dans un plan sommaire. Relever tous les détails sans les sélectionner empêche précisément de dégager la structure utile du cas.

6. Quelle démarche favorise réellement l’apprentissage de la méthodologie juridique ?

Lire plusieurs fois une méthode, puis comparer ses réponses à celles des corrigés disponibles
Étudier les règles de droit, puis attendre la correction pour comprendre la démarche attendue
Répéter la méthode, pratiquer personnellement les exercices et maîtriser les règles de droit
Mémoriser les plans de correction, puis appliquer leurs formulations aux exercices proposés

Répéter la méthode, pratiquer personnellement les exercices et maîtriser les règles de droit

Explication

La méthodologie s’acquiert par la répétition, la pratique personnelle et la maîtrise préalable des règles de droit. La simple lecture d’une méthode ou de corrigés ne permet pas à elle seule de développer cette compétence.

7. Dans quel ordre faut-il organiser l’apprentissage du programme juridique ?

Mémoriser un plan détaillé, établir un plan sommaire, puis approfondir chaque thème du programme
Approfondir les thèmes difficiles, établir un plan sommaire, puis mémoriser la structure générale
Lire les thèmes du programme, apprendre les règles principales, puis construire progressivement les deux plans
Établir un plan sommaire, mémoriser un plan détaillé, puis approfondir les thèmes importants ou difficiles

Établir un plan sommaire, mémoriser un plan détaillé, puis approfondir les thèmes importants ou difficiles

Explication

Le plan sommaire donne d’abord une vision globale, le plan détaillé permet ensuite de mémoriser la structure, et les thèmes importants ou difficiles sont approfondis à la fin. Inverser ces étapes risque de faire travailler les détails sans représentation générale du programme.

8. Quelle obligation caractérise principalement le contrat de vente ?

Le vendeur livre la chose et l’acheteur en paie le prix
Le vendeur conserve la chose et l’acheteur renonce à tout paiement
Le vendeur reçoit le prix et l’acheteur garantit la livraison
Le vendeur donne la chose et l’acheteur fournit un service

Le vendeur livre la chose et l’acheteur en paie le prix

Explication

La vente crée des obligations réciproques : le vendeur doit livrer la chose et l’acheteur doit en payer le prix. Elle se distingue ainsi de la donation, qui ne repose pas sur un échange obligatoire entre les parties.

9. Quelle qualification décrit correctement le contrat de vente ?

Il est réel et fondé sur le hasard
Il est synallagmatique et commutatif
Il est intuitu personae et gratuit
Il est unilatéral et aléatoire

Il est synallagmatique et commutatif

Explication

La vente est synallagmatique parce qu’elle fait naître des obligations réciproques, et commutative parce que ses prestations ne dépendent pas du hasard. Un contrat unilatéral ne mettrait des obligations qu’à la charge d’une seule partie.

10. À quel moment une vente est-elle en principe parfaite entre les parties ?

Après la livraison matérielle de la chose à l’acheteur
Après l’établissement d’un écrit signé par les deux parties
Après le paiement complet du prix par l’acheteur
Dès leur accord sur la chose et sur le prix

Dès leur accord sur la chose et sur le prix

Explication

La vente est en principe parfaite dès que les parties se sont accordées sur la chose et le prix. La livraison, le paiement ou un écrit ne sont requis pour la formation que lorsqu’une règle particulière l’impose.

11. Quelle différence distingue la promesse unilatérale de vente de la promesse synallagmatique ?

La première transfère la propriété, tandis que la seconde exclut toute obligation
La première dépend du hasard, tandis que la seconde repose sur une donation
La première engage le promettant, tandis que la seconde engage réciproquement les parties
La première engage l’acheteur, tandis que la seconde laisse les deux parties libres

La première engage le promettant, tandis que la seconde engage réciproquement les parties

Explication

Dans la promesse unilatérale, le promettant est engagé et le bénéficiaire dispose d’une option. La promesse synallagmatique engage, quant à elle, les deux parties sur la réalisation de la vente.

12. Dans quel cas le transfert de propriété d’une chose de genre est-il retardé ?

Jusqu’à la conclusion d’un contrat distinct de livraison
Jusqu’à la réception d’une autorisation administrative générale
Jusqu’à la revente de la chose par l’acheteur
Jusqu’à l’individualisation de la chose vendue

Jusqu’à l’individualisation de la chose vendue

Explication

Pour une chose de genre, le transfert de propriété intervient lors de son individualisation, car le bien vendu doit alors être identifié. Une clause de réserve de propriété peut également retarder ce transfert jusqu’au paiement intégral.

13. Quel effet produit en principe le transfert de propriété sur les risques de la chose vendue ?

Il entraîne également le transfert des risques
Il maintient les risques à la charge du vendeur jusqu’au paiement
Il répartit les risques entre les parties selon leur niveau de responsabilité
Il transfère les risques au transporteur dès la conclusion de la vente

Il entraîne également le transfert des risques

Explication

En principe, les risques suivent le transfert de propriété. Toutefois, lorsque l’acheteur a mis le vendeur en demeure de délivrer, les risques peuvent rester à la charge du vendeur jusqu’à la délivrance.

14. Laquelle constitue une obligation principale de l’acheteur dans une vente ?

Délivrer la chose et garantir sa fabrication
Fixer unilatéralement le prix et organiser le transport
Payer le prix et réceptionner la chose
Informer le vendeur et conseiller les autres acheteurs

Payer le prix et réceptionner la chose

Explication

L’acheteur doit principalement payer le prix et réceptionner la chose. L’information, le conseil et la délivrance relèvent notamment des obligations du vendeur.

15. Quel élément caractérise le contrat d’entreprise par rapport au contrat de travail ?

Une représentation permanente du client dans les actes accomplis
Une transmission gratuite d’un bien appartenant au prestataire
Une prestation indépendante réalisée contre rémunération
Une activité exercée sous la direction juridique du client

Une prestation indépendante réalisée contre rémunération

Explication

Le contrat d’entreprise porte sur un travail effectué de manière indépendante, sans représentation, en contrepartie d’une rémunération. Le contrat de travail se caractérise plutôt par l’existence d’un lien de subordination.

16. Une personne fabrique un meuble selon des indications particulières fournies par son client : quelle qualification convient le mieux ?

Un contrat d’entreprise fondé sur une réalisation personnalisée
Un contrat de travail impliquant une subordination au client
Un contrat de vente portant sur une chose fabriquée en série
Une donation portant sur un meuble individualisé

Un contrat d’entreprise fondé sur une réalisation personnalisée

Explication

Une réalisation répondant à des indications particulières du client relève du contrat d’entreprise, car elle implique un travail personnalisé. Une chose fabriquée sans particularité spécifique selon une commande relève plutôt de la vente.

17. Que se passe-t-il lorsque les parties n’ont pas fixé exactement la rémunération dans un contrat d’entreprise ?

Le client devient libre de déterminer seul la rémunération finale
Le contrat est privé d’effet jusqu’à la fixation judiciaire préalable
Le contrat peut subsister et le juge peut fixer le prix
Le contrat devient automatiquement une vente sans prix déterminable

Le contrat peut subsister et le juge peut fixer le prix

Explication

L’accord préalable sur le montant exact de la rémunération n’est pas essentiel à la formation du contrat d’entreprise. En cas de désaccord, le juge peut fixer le prix en tenant compte des éléments du contrat.

18. Quel recours le maître de l’ouvrage peut-il exercer en cas de retard ou d’inexécution de l’entrepreneur ?

Obtenir automatiquement la propriété des biens personnels de l’entrepreneur
Demander l’exécution sous astreinte ou la résolution du contrat
Imposer une donation de l’ouvrage et supprimer toute rémunération
Remplacer le contrat par une vente sans saisir le juge ni engager de procédure

Demander l’exécution sous astreinte ou la résolution du contrat

Explication

Le maître de l’ouvrage peut notamment demander l’exécution sous astreinte, faire réaliser l’ouvrage aux frais de l’entrepreneur, solliciter la résolution ou engager sa responsabilité contractuelle. Le retard ne permet pas d’obtenir automatiquement les biens personnels de l’entrepreneur.

19. Quelle situation correspond à une distribution exclusive ?

Un fournisseur vend ses produits à plusieurs distributeurs sans leur attribuer de territoire déterminé
Un fournisseur réserve un territoire à un distributeur indépendant et empêche ses autres acheteurs d’y prospecter activement
Un fournisseur confie la vente de ses produits à un agent qui agit au nom et pour le compte de l’entreprise
Un fournisseur impose à un commerçant d’acheter ses produits auprès d’un seul fabricant sans protection territoriale

Un fournisseur réserve un territoire à un distributeur indépendant et empêche ses autres acheteurs d’y prospecter activement

Explication

La distribution exclusive attribue un territoire ou un groupe de clients à un seul distributeur, qui reste indépendant et agit en son propre nom. Elle ne transforme donc pas ce distributeur en agent agissant pour le fournisseur.

20. Un client situé dans un territoire exclusif contacte spontanément le distributeur sans avoir été sollicité : de quel type de vente s’agit-il ?

Une vente de représentation, réalisée au nom du fournisseur titulaire de la marque
Une vente indirecte, soumise à l’autorisation préalable du distributeur exclusif
Une vente passive, qui demeure libre malgré l’exclusivité territoriale
Une vente active, qui constitue une prospection interdite dans le territoire réservé

Une vente passive, qui demeure libre malgré l’exclusivité territoriale

Explication

Une demande spontanée et non sollicitée constitue une vente passive, laquelle reste libre dans le territoire exclusif. La vente active suppose au contraire une démarche de prospection auprès des clients.

21. Quelle est la durée maximale d’une exclusivité d’approvisionnement lorsqu’elle affecte le commerce entre les États membres de l’Union européenne ?

Trois ans
Sept ans
Cinq ans
Dix ans

Cinq ans

Explication

Lorsque l’exclusivité d’approvisionnement affecte le commerce entre États membres, sa durée maximale est de cinq ans. La limite générale est de dix ans lorsque cette incidence particulière n’est pas présente.

22. À quelles conditions une distribution exclusive peut-elle bénéficier d’une exemption en droit de l’Union européenne ?

Lorsque chaque partie détient au plus 50 % du marché et que le contrat prévoit une exclusivité territoriale
Lorsque le distributeur détient au plus 30 % du marché et que le fournisseur interdit les ventes passives
Lorsque chaque partie détient au plus 30 % du marché et que le contrat ne contient pas de clause noire
Lorsque le fournisseur détient au plus 30 % du marché et que le distributeur fixe le prix de revente

Lorsque chaque partie détient au plus 30 % du marché et que le contrat ne contient pas de clause noire

Explication

L’exemption suppose que la part de marché de chacune des parties n’excède pas 30 % et que le contrat soit dépourvu de clause noire, notamment l’imposition d’un prix de revente. Une restriction des ventes passives va au contraire à l’encontre de ces conditions.

23. Quel élément caractérise principalement le contrat de franchise ?

La représentation du fournisseur par un commerçant qui agit en son nom et pour son compte
La revente de produits dans un territoire protégé sans transmission de méthodes commerciales
L’achat de marchandises auprès d’un fournisseur sans droit d’utiliser son enseigne
L’exploitation rémunérée d’un savoir-faire et de signes distinctifs appartenant au franchiseur

L’exploitation rémunérée d’un savoir-faire et de signes distinctifs appartenant au franchiseur

Explication

La franchise donne au franchisé le droit d’exploiter un savoir-faire et des signes distinctifs en contrepartie d’une somme d’argent. La concession porte principalement sur la distribution de produits et ne comporte pas nécessairement ce transfert.

24. Quelle conséquence découle du caractère intuitu personae du contrat de franchise ?

Le franchisé peut céder son fonds sans formalité dès lors que l’acquéreur reprend les produits
Le franchiseur doit accepter tout candidat présentant une capacité financière suffisante
Le franchiseur peut sélectionner les franchisés et doit approuver la cession de leur fonds
Le franchisé peut transférer librement le contrat en conservant l’enseigne et le savoir-faire

Le franchiseur peut sélectionner les franchisés et doit approuver la cession de leur fonds

Explication

L’intuitu personae permet au franchiseur de choisir son cocontractant selon ses qualifications et de contrôler la cession du fonds. Le franchisé ne bénéficie donc pas d’une liberté complète de transfert comparable à celle d’une cession ordinaire entre commerçants.

25. Quelle distinction oppose le mieux la franchise à la concession ?

La franchise accorde une clientèle réservée, tandis que la concession exige toujours une enseigne et des redevances
La franchise impose une représentation juridique du franchiseur, tandis que la concession crée une relation de salariat
La franchise transmet un savoir-faire en plus des produits, tandis que la concession concerne principalement les produits
La franchise concerne des produits sans méthodes communes, tandis que la concession transmet un savoir-faire commercial détaillé

La franchise transmet un savoir-faire en plus des produits, tandis que la concession concerne principalement les produits

Explication

La franchise se distingue par la transmission d’un savoir-faire en plus de la mise à disposition de produits ou de signes distinctifs. La concession ne comporte pas nécessairement une enseigne, des méthodes uniformes ou des redevances.

26. Quelles qualités le savoir-faire transmis dans une franchise doit-il réunir ?

Il doit être financier, temporaire et réservé aux dirigeants du réseau
Il doit être breveté, exclusif et attaché à un territoire précis
Il doit être public, général et difficile à formaliser
Il doit être secret, substantiel et identifié

Il doit être secret, substantiel et identifié

Explication

Le savoir-faire franchisé doit être secret, substantiel et identifié afin de constituer un ensemble de connaissances réellement transmissible et utile. Le brevet ou l’exclusivité territoriale ne fait pas partie des qualités exigées pour le définir.

27. Comment définir le savoir-faire transmis dans un contrat de franchise ?

Comme un produit fabriqué par le franchiseur et remis au franchisé pour sa revente
Comme une assistance ponctuelle portant sur la comptabilité et la gestion quotidienne du magasin
Comme un ensemble de connaissances commerciales, techniques et financières secrètes, substantielles et identifiées
Comme une marque déposée permettant au franchisé d’identifier les marchandises du réseau

Comme un ensemble de connaissances commerciales, techniques et financières secrètes, substantielles et identifiées

Explication

Le savoir-faire est un ensemble de connaissances secrètes, substantielles et identifiées que le franchisé accepte de rémunérer pour acquérir. Il ne se confond donc ni avec un produit ni avec le signe distinctif du réseau.

28. Dans quelle situation un contrat de franchise peut-il être requalifié en contrat de travail ?

Lorsque le franchiseur transmet un savoir-faire et organise des campagnes publicitaires communes
Lorsque les conditions de la gérance de succursale sont réunies et que le franchisé ne dispose pas d’autonomie
Lorsque le franchisé exploite une enseigne connue et verse des redevances conformément au contrat
Lorsque le franchisé exerce son activité dans un local appartenant au réseau sans recevoir de salaire

Lorsque les conditions de la gérance de succursale sont réunies et que le franchisé ne dispose pas d’autonomie

Explication

Le franchisé est normalement un commerçant indépendant, mais une requalification peut intervenir si les conditions de la gérance de succursale prévues par l’article L. 7321-2 sont réunies et qu’il manque d’autonomie. La présence d’une enseigne ou le paiement de redevances ne suffit pas à créer un contrat de travail.

29. Laquelle constitue une obligation principale du franchiseur ?

Acheter les marchandises du franchisé et garantir son bénéfice annuel
Faire évoluer le savoir-faire, assister le franchisé et organiser certaines actions publicitaires
Fixer personnellement les horaires du franchisé et lui verser une rémunération mensuelle
Transférer la propriété de l’enseigne et renoncer à toute protection territoriale

Faire évoluer le savoir-faire, assister le franchisé et organiser certaines actions publicitaires

Explication

Le franchiseur doit notamment communiquer et faire évoluer le savoir-faire, assister le franchisé et organiser certaines campagnes publicitaires. Il ne devient pas l’employeur du franchisé et ne garantit pas ses résultats financiers.

30. Quelle caractéristique définit la distribution sélective ?

Le fournisseur autorise tous les revendeurs qui en font la demande
Le fabricant vend directement aux consommateurs sans intermédiaire
Le fournisseur choisit des revendeurs selon des critères objectifs et uniformes
Le distributeur obtient une zone géographique réservée par le fournisseur

Le fournisseur choisit des revendeurs selon des critères objectifs et uniformes

Explication

La distribution sélective repose sur un réseau fermé de distributeurs sélectionnés selon des critères objectifs, uniformes et non discriminatoires. Elle se distingue donc d’une distribution ouverte à tous les revendeurs, sans impliquer automatiquement une exclusivité territoriale.

31. Quelle exigence doit respecter un critère de sélection dans un réseau de distribution sélective ?

Favoriser les revendeurs déjà présents dans la zone
Être indispensable et adapté aux produits concernés
Varier selon la préférence de chaque distributeur local
Être fixé après la conclusion de chaque contrat

Être indispensable et adapté aux produits concernés

Explication

Les critères doivent être objectifs, uniformes, non discriminatoires, indispensables et adaptés aux produits concernés. Un critère variable selon les distributeurs ne garantit pas une application uniforme et non discriminatoire.

32. Quelle situation correspond aux droits territoriaux des distributeurs sélectifs ?

Plusieurs distributeurs peuvent revendre dans une même zone
Le fournisseur interdit toute présence commerciale dans les zones voisines
Chaque distributeur dispose d’un territoire réservé par contrat
Les distributeurs peuvent revendre à tous les revendeurs concurrents

Plusieurs distributeurs peuvent revendre dans une même zone

Explication

Les distributeurs sélectifs bénéficient d’une exclusivité de revente au sein du réseau, mais pas d’une exclusivité territoriale. Plusieurs distributeurs peuvent donc exercer dans la même zone géographique.

33. Quelles sont les limites prévues pour les obligations de non-concurrence dans une distribution sélective ?

Trois ans pendant le contrat et deux ans après sa fin
Un an pendant le contrat et cinq ans après sa fin
Dix ans pendant le contrat et trois ans après sa fin
Cinq ans pendant le contrat et un an après sa fin

Cinq ans pendant le contrat et un an après sa fin

Explication

La clause de non-concurrence peut durer jusqu’à cinq ans pendant le contrat, tandis que l’obligation post-contractuelle est limitée à un an lorsqu’elle protège indispensablement un savoir-faire transmis. Confondre ces deux durées inverse les limites applicables.

34. Quelle combinaison décrit juridiquement le contrat d’assurance ?

Un contrat certain, unilatéral, gratuit et exécuté en une seule fois
Un contrat administratif, unilatéral, aléatoire et sans contrepartie
Un contrat réel, gratuit, instantané et dépourvu d’aléa
Un contrat aléatoire, consensuel, synallagmatique et à exécution successive

Un contrat aléatoire, consensuel, synallagmatique et à exécution successive

Explication

Le contrat d’assurance est notamment consensuel, synallagmatique, onéreux, à exécution successive, aléatoire et d’adhésion. Son caractère aléatoire vient de l’incertitude de la réalisation du risque assuré.

35. Quelle est la conséquence de la réalisation du risque avant la formation du contrat d’assurance ?

Le contrat est nul, car l’événement n’est plus incertain
Le contrat est suspendu jusqu’à la disparition du sinistre
Le contrat reste valable, mais la prime est automatiquement réduite
Le contrat devient une assurance de personnes par substitution

Le contrat est nul, car l’événement n’est plus incertain

Explication

L’assurance suppose un événement incertain au moment de sa formation ; si le risque est déjà réalisé, le contrat est nul. La réduction de prime ou la suspension ne remplace pas cette condition de validité.

36. Quelle distinction oppose correctement les assurances de dommages et les assurances de personnes ?

Les premières garantissent l’épargne, les secondes couvrent les biens professionnels
Les premières couvrent le décès, les secondes indemnisent les pertes matérielles
Les premières protègent le patrimoine, les secondes couvrent un risque lié à la vie humaine
Les premières concernent les personnes, les secondes organisent la distribution des produits

Les premières protègent le patrimoine, les secondes couvrent un risque lié à la vie humaine

Explication

L’assurance de dommages indemnise les conséquences d’un sinistre sur le patrimoine, tandis que l’assurance de personnes couvre des risques liés à la vie humaine. Le décès, l’accident et l’invalidité relèvent ainsi de la seconde catégorie.

37. Quel délai minimal s’applique en principe à la déclaration d’un sinistre, avec quelle exception pour le vol ?

Cinq jours ouvrés en principe et deux jours ouvrés en cas de vol
Quinze jours ouvrés en principe et dix jours ouvrés en cas de vol
Deux jours ouvrés en principe et cinq jours ouvrés en cas de vol
Dix jours calendaires en principe et trois jours calendaires en cas de vol

Cinq jours ouvrés en principe et deux jours ouvrés en cas de vol

Explication

Le contrat ne peut prévoir un délai inférieur à cinq jours ouvrés pour déclarer un sinistre, ramené à deux jours ouvrés en cas de vol. Le cas fortuit ou la force majeure peuvent toutefois écarter l’application de ces délais.

38. Quelle condition caractérise une assurance de groupe ?

Le contrat est conclu par un bénéficiaire choisi après le décès
Chaque assuré négocie séparément un contrat sans relation avec le souscripteur
Les adhérents sont sélectionnés selon leur lieu de résidence uniquement
Les adhérents partagent un lien de même nature avec le souscripteur

Les adhérents partagent un lien de même nature avec le souscripteur

Explication

Une assurance de groupe est souscrite par une personne morale ou un chef d’entreprise au profit de personnes liées au souscripteur de la même manière et répondant aux conditions contractuelles. Cette relation commune la distingue d’une assurance individuelle.

39. Que se passe-t-il après le non-paiement d’une prime d’assurance-vie selon la valeur de rachat disponible ?

Le rachat est imposé dès l’échéance impayée, sans procédure préalable
La réduction intervient si la valeur de rachat est insuffisante, sinon le contrat est résilié
La résiliation intervient si la valeur de rachat est insuffisante, sinon le contrat est réduit
Le contrat est automatiquement maintenu sans effet sur les garanties

La résiliation intervient si la valeur de rachat est insuffisante, sinon le contrat est réduit

Explication

Après la mise en demeure et l’écoulement du délai prévu, l’absence ou l’insuffisance de valeur de rachat conduit à la résiliation, tandis que les autres situations entraînent la réduction du contrat. La procédure comprend notamment une lettre recommandée après le délai suivant l’échéance.

40. Quelle différence oppose le rachat à l’avance sur police en assurance-vie ?

Le rachat met fin au contrat, tandis que l’avance verse une somme sans interrompre l’épargne
Le rachat concerne les primes impayées, tandis que l’avance annule la valeur de transfert
Le rachat augmente la provision, tandis que l’avance supprime les garanties du contrat
Le rachat conserve le contrat, tandis que l’avance rembourse intégralement la valeur transférable

Le rachat met fin au contrat, tandis que l’avance verse une somme sans interrompre l’épargne

Explication

Le rachat rembourse la valeur de transfert et met fin au contrat. L’avance sur police ne verse qu’une partie de la provision mathématique et permet à l’opération d’épargne de continuer.

41. Comment les primes d’une assurance décès liée à un emprunt sont-elles déduites lorsque l’assurance est imposée par le prêteur ?

Elles sont déduites après le remboursement complet du capital emprunté
Elles sont déduites intégralement lors de la souscription du prêt
Elles sont déduites au fur et à mesure des échéances de l’emprunt
Elles sont déduites globalement au décès ou à l’expiration du contrat

Elles sont déduites au fur et à mesure des échéances de l’emprunt

Explication

Lorsque l’assurance décès garantit un emprunt et est imposée par le prêteur, les primes sont déductibles au fil des échéances. La déduction globale au décès ou à l’expiration concerne l’assurance souscrite librement.

42. Quelle situation caractérise une vente forcée ?

Un professionnel réduit le prix d’un bien déjà commandé par le client
Un professionnel refuse une vente demandée par un consommateur sans justification
Un professionnel fournit un bien sans commande et réclame son paiement
Un professionnel propose un service supplémentaire après l’achat initial

Un professionnel fournit un bien sans commande et réclame son paiement

Explication

La vente forcée consiste à fournir un bien ou un service sans commande préalable tout en demandant un paiement, un renvoi ou une conservation. Le refus de vente correspond au contraire à l’empêchement d’une vente sollicitée par le consommateur.

43. Dans quelle situation le refus de vente constitue-t-il une pratique interdite ?

Lorsqu’un consommateur renonce à acheter après avoir demandé un devis
Lorsqu’un professionnel réserve un produit à un client qui l’a déjà payé
Lorsqu’un professionnel refuse de vendre à un consommateur sans motif légitime
Lorsqu’un professionnel refuse une commande d’entreprise pour des raisons commerciales

Lorsqu’un professionnel refuse de vendre à un consommateur sans motif légitime

Explication

Le refus de vente à un consommateur est interdit lorsqu’aucun motif légitime ne le justifie. Le refus opposé à un acheteur professionnel n’est pas sanctionné en lui-même selon cette règle.

44. Quel comportement rend une pratique commerciale agressive ?

Une publicité qui présente clairement une réduction applicable au produit
Une offre ponctuelle qui permet au consommateur de comparer plusieurs vendeurs
Une information incomplète qui modifie la perception du prix annoncé
Des sollicitations insistantes qui altèrent la liberté de choix du consommateur

Des sollicitations insistantes qui altèrent la liberté de choix du consommateur

Explication

Une pratique agressive repose notamment sur des sollicitations répétées ou une contrainte physique ou morale portant atteinte à la liberté de choix, au consentement ou aux droits contractuels. Une information trompeuse relève d’une autre catégorie de pratique déloyale.

45. Quel est l’objectif caractéristique des soldes ?

Accélérer l’écoulement de marchandises en stock grâce à une réduction de prix annoncée
Présenter des produits nouvellement acquis dans une opération promotionnelle durable
Écouler les biens après une cessation ou une transformation substantielle de l’activité
Vendre des articles exclusivement fabriqués pour une période commerciale déterminée

Accélérer l’écoulement de marchandises en stock grâce à une réduction de prix annoncée

Explication

Les soldes sont des ventes annoncées par publicité et destinées, au moyen d’une réduction de prix, à accélérer l’écoulement de marchandises déjà en stock. L’écoulement lié à une cessation ou à une transformation de l’activité relève de la liquidation.

46. Quelle condition concerne les marchandises proposées pendant des soldes licites ?

Elles doivent être retirées du stock avant la fixation de la réduction annoncée
Elles doivent être proposées à la vente et payées depuis au moins un mois
Elles doivent avoir été acquises spécialement pour l’opération depuis moins d’une semaine
Elles doivent être conservées en magasin pendant toute la période annuelle précédente

Elles doivent être proposées à la vente et payées depuis au moins un mois

Explication

Les marchandises soldées doivent notamment être proposées à la vente et payées depuis au moins un mois, ce qui suppose un stock préexistant. Les produits spécialement acquis pour l’opération ne satisfont pas cette condition.

47. Quelle situation justifie une vente en liquidation plutôt que de simples soldes ?

Une réduction destinée à écouler le stock lors d’une cessation ou d’un changement d’activité
Une baisse de prix appliquée à des articles vendus sans annonce préalable
Une réduction saisonnière destinée à accélérer la vente de marchandises conservées en stock
Une campagne publicitaire portant sur des produits nouvellement reçus par le magasin

Une réduction destinée à écouler le stock lors d’une cessation ou d’un changement d’activité

Explication

La liquidation vise l’écoulement accéléré des marchandises à la suite d’une cessation, d’une suspension saisonnière, d’un changement d’activité ou d’une modification substantielle des conditions d’exploitation. Les soldes répondent à une logique saisonnière d’écoulement du stock sans disparition ou transformation du commerce.

48. Quelle formalité doit précéder une vente en liquidation dans le cas général ?

Déposer au maire une déclaration avec inventaire au moins deux mois avant la vente
Obtenir du maire une autorisation orale au début de la campagne publicitaire
Transmettre au registre du commerce un inventaire après la fin de la vente
Déposer auprès du préfet une déclaration cinq jours avant toute liquidation

Déposer au maire une déclaration avec inventaire au moins deux mois avant la vente

Explication

La liquidation exige une déclaration préalable au maire accompagnée d’un inventaire détaillé, déposée au moins deux mois avant le début de la vente. Le délai de cinq jours concerne un fait imprévisible interrompant le fonctionnement de l’établissement.

49. Quel effet peut produire une délégation de pouvoirs valable sur la responsabilité pénale du chef d’entreprise ?

Elle supprime toute responsabilité pénale dans l’entreprise dès sa signature
Elle peut transférer la responsabilité pénale au titulaire de la délégation pour son domaine
Elle transforme le chef d’entreprise en représentant légal du délégataire
Elle oblige le juge à retenir la responsabilité civile du délégataire

Elle peut transférer la responsabilité pénale au titulaire de la délégation pour son domaine

Explication

La délégation de pouvoirs est un mécanisme prétorien susceptible d’exonérer le chef d’entreprise au profit du titulaire de la délégation. Elle ne supprime pas toute responsabilité et ne se confond pas avec une représentation légale soumise à publicité.

50. Quelle condition est nécessaire pour qu’une délégation de pouvoirs soit valable ?

Elle doit être limitée à une instruction ponctuelle sans autorité ni ressources propres
Elle doit être publiée au registre du commerce avant toute décision du chef d’entreprise
Elle doit être précise, antérieure à l’infraction et confiée à une personne compétente et dotée de moyens réels
Elle doit être générale, postérieure aux faits et confiée à un salarié choisi pour son ancienneté

Elle doit être précise, antérieure à l’infraction et confiée à une personne compétente et dotée de moyens réels

Explication

Une délégation valable doit être précise et antérieure à l’infraction, puis acceptée par un délégataire compétent disposant d’une autorité et de moyens réels et proportionnés. Une mission générale ou dépourvue de moyens ne répond pas à ces exigences.

51. Pourquoi un simple salarié dépourvu d’autorité ne peut-il pas recevoir valablement une délégation de pouvoirs ?

Il ne peut exercer une responsabilité qu’après une publication au registre du commerce
Il n’est pas autorisé à travailler dans le secteur où l’infraction a été commise
Il ne dispose pas d’un pouvoir de commandement, d’organisation ou de direction nécessaire à la mission
Il ne peut recevoir aucune instruction écrite de la part du chef d’entreprise

Il ne dispose pas d’un pouvoir de commandement, d’organisation ou de direction nécessaire à la mission

Explication

Le délégataire doit disposer d’un pouvoir réel de commandement, d’organisation ou de direction, ainsi que, selon sa mission, d’un pouvoir de sanction. Un salarié sans autorité ne peut donc pas assumer efficacement les compétences transférées.

52. À quel moment et pour quelles personnes la convention judiciaire d’intérêt public intervient-elle ?

Pendant l’exécution d’une peine, comme accord destiné aux salariés de l’entreprise
Après une condamnation définitive, comme mesure d’aménagement réservée aux personnes physiques
Avant la mise en mouvement de l’action publique, comme procédure alternative destinée aux personnes morales
Avant tout contrôle administratif, comme procédure applicable à chaque particulier

Avant la mise en mouvement de l’action publique, comme procédure alternative destinée aux personnes morales

Explication

La CJIP est une procédure alternative aux poursuites destinée aux personnes morales avant la mise en mouvement de l’action publique. Elle ne constitue donc ni une mesure postérieure à une condamnation ni un mécanisme réservé aux personnes physiques.

53. Quelle autorité française recueille et analyse les déclarations de soupçon en matière de blanchiment et de financement du terrorisme ?

La DGTrésor
L’ACPR
L’AMF
Tracfin

Tracfin

Explication

Tracfin est chargé de recueillir et d’analyser les déclarations de soupçon. L’ACPR et l’AMF exercent principalement des missions de contrôle auprès des entités qu’elles supervisent.

54. Que comprend l’obligation de vigilance imposée aux personnes assujetties à la LCB-FT ?

Demander une déclaration fiscale avant toute relation d’affaires
Vérifier l’identité du dirigeant sans rechercher le bénéficiaire effectif
Contrôler les comptes du client sans recueillir son identité
Identifier le client et vérifier, selon le risque, son identité et celle du bénéficiaire effectif

Identifier le client et vérifier, selon le risque, son identité et celle du bénéficiaire effectif

Explication

La vigilance impose d’identifier le client et de vérifier son identité ainsi que, si nécessaire, celle du bénéficiaire effectif selon le niveau de risque. Le contrôle doit donc être proportionné et ne se limite pas à une formalité fiscale.

55. Lorsqu’un examen renforcé ne lève pas le soupçon, quelle démarche la personne assujettie doit-elle effectuer ?

Transmettre le dossier à l’AMF pour obtenir une autorisation
Informer directement le client de la déclaration envisagée
Déclarer à Tracfin les sommes ou opérations suspectes
Attendre la condamnation pénale du client avant d’agir

Déclarer à Tracfin les sommes ou opérations suspectes

Explication

Lorsque le soupçon persiste, les sommes ou opérations concernées doivent être déclarées à Tracfin dans les conditions prévues. Une condamnation préalable n’est pas exigée, et l’information du client compromettrait la confidentialité du dispositif.

56. Quelle situation caractérise le blanchiment ?

Faciliter la justification mensongère de l’origine de biens ou revenus criminels
Refuser une opération faute de documents suffisants sur l’identité du client
Conserver une somme licite sur un compte bancaire pendant plusieurs années
Déclarer spontanément à Tracfin une opération inhabituelle mais licite

Faciliter la justification mensongère de l’origine de biens ou revenus criminels

Explication

Le blanchiment consiste notamment à donner une apparence licite à l’origine de biens ou revenus criminels, ou à participer à leur placement, dissimulation ou conversion. Une mesure de vigilance ou une déclaration de soupçon ne constitue pas en elle-même un acte de blanchiment.

57. Quelle loi française a instauré une obligation de prévenir et de détecter la corruption et le trafic d’influence ?

La loi du 15 septembre 2017 sur la confiance dans la vie publique
La loi du 6 décembre 2013 relative à la fraude fiscale
La loi du 24 juillet 1966 sur les sociétés commerciales
La loi Sapin 2 du 9 décembre 2016

La loi Sapin 2 du 9 décembre 2016

Explication

La loi Sapin 2, adoptée le 9 décembre 2016, a instauré cette obligation de prévention et de détection. Les autres textes proposés portent sur des domaines différents ou ne correspondent pas à cette réforme.

58. Quelles entreprises sont notamment soumises aux principales obligations de conformité anticorruption ?

Les sociétés cotées, quelle que soit leur taille et leur activité
Les entreprises individuelles dépassant un seuil annuel de bénéfice fixé par décret
Les sociétés ayant au moins 500 salariés et plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires
Les sociétés ayant au moins 50 salariés et plus de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires

Les sociétés ayant au moins 500 salariés et plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires

Explication

Le dispositif vise notamment les sociétés employant au moins 500 salariés et réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros. La seule cotation ou un effectif inférieur ne suffit pas à retenir ces seuils.

59. Lequel des éléments suivants fait partie des huit mesures du programme de conformité anticorruption ?

La publication de toutes les alertes internes à l’ensemble du personnel
La suppression des contrôles comptables pour simplifier la gestion
L’évaluation des tiers avec lesquels l’entreprise entretient des relations
La validation judiciaire préalable de chaque contrat commercial

L’évaluation des tiers avec lesquels l’entreprise entretient des relations

Explication

L’évaluation des tiers figure parmi les huit mesures du programme anticorruption, avec notamment la cartographie des risques et les contrôles comptables. Les autres pratiques proposées ne constituent pas des mesures prévues par ce programme.

60. Dans quelle situation un dirigeant peut-il commettre un abus de biens sociaux ?

Lorsqu’il applique une décision collective conforme à l’intérêt social
Lorsqu’il utilise de mauvaise foi les biens sociaux pour favoriser une entreprise dans laquelle il est intéressé
Lorsqu’une décision commerciale défavorable entraîne une perte malgré une gestion prudente
Lorsqu’il engage une dépense personnelle avec ses revenus régulièrement distribués

Lorsqu’il utilise de mauvaise foi les biens sociaux pour favoriser une entreprise dans laquelle il est intéressé

Explication

L’abus de biens sociaux suppose un usage de mauvaise foi des biens, du crédit, des pouvoirs ou des voix de la société contraire à l’intérêt social, notamment au profit du dirigeant ou d’une entreprise liée. Une décision simplement défavorable ne suffit pas sans usage abusif établi.

61. À quelle condition un concours financier entre sociétés d’un même groupe peut-il ne pas constituer un abus de biens sociaux ?

S’il est décidé par le dirigeant majoritaire sans justification économique particulière
S’il est remboursé après la cessation des paiements de la société qui le supporte
S’il bénéficie à une société sœur, même lorsqu’il déséquilibre durablement les engagements
S’il repose sur un intérêt commun, comporte une contrepartie et reste proportionné aux capacités financières de la société

S’il repose sur un intérêt commun, comporte une contrepartie et reste proportionné aux capacités financières de la société

Explication

Un concours intragroupe peut être admis lorsqu’il s’inscrit dans un intérêt économique, social ou financier commun, comporte une contrepartie, préserve l’équilibre des engagements et reste compatible avec les capacités financières de la société. L’appartenance au même groupe ne suffit donc pas à elle seule.

62. Quelle exigence caractérise l’élément intentionnel de l’abus de biens sociaux ?

La seule existence d’une perte comptable suffit à établir l’intention frauduleuse
Le dirigeant doit avoir recherché un enrichissement personnel mesurable dans chaque cas
La responsabilité suppose une condamnation préalable pour une autre infraction
Le dirigeant doit avoir conscience de l’illicéité et l’intention de nuire à la société

Le dirigeant doit avoir conscience de l’illicéité et l’intention de nuire à la société

Explication

L’abus de biens sociaux est un délit intentionnel qui exige la connaissance de l’illicéité et l’intention de nuire à la société. Un enrichissement personnel peut révéler la mauvaise foi, mais il ne constitue pas une condition formulée comme exigence distincte dans chaque situation.

63. Quelle sanction pénale est prévue pour l’abus de biens sociaux consommé ?

Cinq ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende
Trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende
Sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende
Un an d’emprisonnement et br />15 000 euros d’amende

Cinq ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende

Explication

L’abus de biens sociaux consommé est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. La tentative n’est pas punissable pour cette infraction, ce qui la distingue de certaines autres infractions délictuelles.

64. Quel régime de prescription s’applique en principe aux agissements dissimulés d’abus de biens sociaux ?

Le délai court toujours au jour de la découverte, sans limite maximale
Le délai commence à la date du premier bénéfice retiré par le dirigeant
Le délai court à compter de la révélation, avec un délai butoir de douze ans après les faits
Le délai est fixé à trois ans à compter de la cessation des paiements

Le délai court à compter de la révélation, avec un délai butoir de douze ans après les faits

Explication

En matière délictuelle, la prescription est en principe de six ans, mais les agissements dissimulés d’abus de biens sociaux se prescrivent à compter de leur révélation, dans la limite d’un délai butoir de douze ans à compter de la commission. La révélation ne supprime donc pas cette limite maximale.

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