QCM : Procédure, acteurs et preuve (55 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle notion désigne l’ensemble des règles de conduite qui régissent les rapports entre les personnes ?

Le droit subjectif
Le sujet de droit
Le droit objectif
La justice équitable

Le droit objectif

Explication

Le droit objectif regroupe les règles générales qui organisent les relations entre les personnes. Le droit subjectif correspond plutôt aux prérogatives reconnues à un titulaire.

2. Qu’est-ce qu’un droit subjectif ?

Une décision équitable rendue lors de l’application d’une règle
Une prérogative reconnue à une personne dans ses relations avec autrui
Une règle générale imposée à l’ensemble des membres de la société
Une coutume locale applicable dans une ville ou une région

Une prérogative reconnue à une personne dans ses relations avec autrui

Explication

Le droit subjectif est une prérogative reconnue à un individu dans ses relations avec les autres. Une règle générale relève du droit objectif et non d’un droit subjectif.

3. Quelle distinction oppose correctement le droit et la morale ?

Le droit recherche une décision équitable, tandis que la morale organise obligatoirement la vie sociale.
Le droit dépend de la conscience personnelle, tandis que la morale est imposée par les autorités publiques.
Le droit est imposé par l’État, tandis que la morale s’impose à la conscience individuelle ou collective.
Le droit repose sur des devoirs envers soi-même, tandis que la morale regroupe des règles juridiquement sanctionnées.

Le droit est imposé par l’État, tandis que la morale s’impose à la conscience individuelle ou collective.

Explication

Le droit est établi et imposé par l’État, alors que la morale s’impose à la conscience individuelle ou collective. La recherche d’une décision équitable concerne plutôt la justice.

4. Quelle proposition distingue correctement le droit de la justice ?

Le droit repose sur la conscience collective, tandis que la justice dépend principalement des devoirs envers soi-même.
Le droit recherche une décision équitable, tandis que la justice édicte les règles obligatoires de la vie sociale.
Le droit corrige la rigidité des règles, tandis que la justice remplace les normes imposées par l’État.
Le droit organise obligatoirement la vie sociale, tandis que la justice vise une application équitable des règles.

Le droit organise obligatoirement la vie sociale, tandis que la justice vise une application équitable des règles.

Explication

Le droit rassemble les règles obligatoires qui structurent la vie sociale, tandis que la justice guide leur application équitable. La correction de la rigidité des règles relève plutôt de l’équité.

5. Quel principe a été consacré par la loi du 9 décembre 1905 puis repris par l’article 1 de la Constitution du 4 octobre 1958 ?

La distinction entre le droit civil et le droit commercial
La primauté des décisions judiciaires sur les textes législatifs
La séparation entre le droit et la religion
La supériorité des coutumes locales sur les lois nationales

La séparation entre le droit et la religion

Explication

La loi du 9 décembre 1905 a consacré la séparation entre le droit et la religion, principe repris par l’article 1 de la Constitution de 1958. Les autres propositions concernent d’autres distinctions ou ne correspondent pas à ce principe.

6. Quelle opposition caractérise principalement les systèmes romano-germanique et de Common Law ?

Le premier repose surtout sur les coutumes locales, tandis que le second s’appuie principalement sur des textes codifiés.
Le premier dépend de principes religieux, tandis que le second organise les rapports sociaux par des règles morales.
Le premier repose surtout sur des textes, tandis que le second s’appuie surtout sur les décisions judiciaires et le précédent.
Le premier privilégie les décisions judiciaires, tandis que le second repose principalement sur des textes législatifs.

Le premier repose surtout sur des textes, tandis que le second s’appuie surtout sur les décisions judiciaires et le précédent.

Explication

Le système romano-germanique s’appuie principalement sur des textes, alors que la Common Law accorde une place centrale aux décisions judiciaires et au précédent. Les autres propositions inversent cette opposition ou décrivent des fondements qui ne caractérisent pas ces deux systèmes.

7. Quelle conséquence la diversité des coutumes produisait-elle dans l’ancien droit français ?

Elle assurait une application uniforme des règles dans toutes les régions françaises.
Elle entraînait une fragmentation et une incertitude juridiques entre les territoires.
Elle établissait un droit romain commun dans l’ensemble du royaume de France.
Elle supprimait les différences entre les coutumes nationales et les coutumes locales.

Elle entraînait une fragmentation et une incertitude juridiques entre les territoires.

Explication

La coexistence d’environ 60 coutumes à champ national et de 700 coutumes locales fragmentait le droit et créait une incertitude juridique. Cette diversité ne produisait donc pas une application uniforme des règles.

8. Quelle situation juridique caractérisait principalement la France après le XVIIe siècle ?

Le nord appliquait surtout ses coutumes, tandis que le sud appliquait principalement le droit romain.
Le nord et le sud abandonnaient les coutumes au profit de décisions judiciaires fondées sur le précédent.
Le nord appliquait principalement le droit romain, tandis que le sud suivait surtout ses coutumes propres.
Le nord et le sud appliquaient un ensemble uniforme de coutumes rédigées par ordonnance.

Le nord appliquait surtout ses coutumes, tandis que le sud appliquait principalement le droit romain.

Explication

Après le XVIIe siècle, le nord de la France restait principalement régi par ses coutumes, tandis que le sud appliquait surtout le droit romain. L’unification complète des règles et l’adoption générale du précédent judiciaire ne correspondent pas à cette situation.

9. Quelle notion désigne le droit issu de la Révolution française et rattaché à la Constitution ainsi qu’à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ?

Le droit intermédiaire
Le droit canonique
Le droit féodal
Le droit coutumier

Le droit intermédiaire

Explication

Le droit intermédiaire naît de la Révolution française et s’appuie sur la Constitution ainsi que sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Le droit coutumier appartient plutôt à l’ancien droit, qui reposait largement sur les coutumes et les conceptions religieuses.

10. Quels principes caractérisent le droit intermédiaire établi pendant la Révolution française ?

L’individualisme, le libéralisme et l’égalité
La monarchie, la corporation et l’inégalité civile
La hiérarchie, le privilège et l’autorité religieuse
La féodalité, la coutume et la distinction sociale

L’individualisme, le libéralisme et l’égalité

Explication

Le droit intermédiaire repose sur l’individualisme, le libéralisme et l’égalité. Les institutions aristocratiques et les privilèges appartenaient davantage à l’ancien droit qu’aux principes révolutionnaires.

11. À quelle date le Code civil a-t-il été rendu obligatoire par la loi du 30 ventôse an XII ?

Le 2 décembre 1806
Le 21 mars 1804
Le 14 juillet 1805
Le 18 novembre 1804

Le 21 mars 1804

Explication

La loi du 30 ventôse an XII, correspondant au 21 mars 1804, a rendu le Code civil obligatoire. Les autres dates proposées ne correspondent pas à cette loi de codification.

12. Quelle distinction oppose correctement les personnes et les choses en droit ?

Les personnes sont titulaires de droits, tandis que les choses sont des objets de droit
Les personnes et les choses sont deux catégories titulaires des mêmes droits
Les personnes sont des objets de droit, tandis que les choses possèdent des droits propres
Les personnes relèvent de la propriété, tandis que les choses disposent d’obligations

Les personnes sont titulaires de droits, tandis que les choses sont des objets de droit

Explication

Les personnes sont des sujets de droit qui peuvent détenir des droits, alors que les choses sont des objets de droit soumis notamment au droit de propriété. Une chose n’est donc pas titulaire de droits comme une personne.

13. Comment définir une personne physique en droit ?

Un ensemble de biens affectés à une activité déterminée
Une organisation créée par contrat entre plusieurs sociétés
Un être humain né vivant et viable jusqu’à son décès
Un groupement de personnes doté d’une personnalité juridique

Un être humain né vivant et viable jusqu’à son décès

Explication

La personne physique est l’être humain né vivant et viable, dont la personnalité juridique prend fin à la mort. Un groupement ou un ensemble organisé de biens relève plutôt de la personne morale.

14. Qu’est-ce qu’une personne morale ?

Un être humain reconnu juridiquement après sa naissance
Un bien appartenant à plusieurs personnes selon leurs parts
Un groupement de personnes ou de biens doté de droits et d’obligations
Une réunion temporaire dépourvue de personnalité juridique

Un groupement de personnes ou de biens doté de droits et d’obligations

Explication

La personne morale est un groupement de personnes ou de biens auquel le droit reconnaît une personnalité juridique, avec des droits et des obligations. Un simple bien collectif ne constitue pas, à lui seul, une personne morale.

15. Quelle situation illustre la différence entre capacité de jouissance et capacité d’exercice ?

Recevoir un droit constitue l’exercice, tandis que le perdre constitue la jouissance
Posséder un bien constitue l’exercice, tandis que signer un contrat constitue la jouissance
Avoir un droit constitue la jouissance, tandis que l’exercer soi-même constitue l’exercice
Être une personne morale constitue la jouissance, tandis qu’être humain constitue l’exercice

Avoir un droit constitue la jouissance, tandis que l’exercer soi-même constitue l’exercice

Explication

La capacité de jouissance correspond à l’aptitude à avoir des droits et des obligations, tandis que la capacité d’exercice concerne la possibilité de les exercer soi-même. La possession d’un bien ou la qualité de personne ne suffit donc pas à définir ces deux capacités.

16. Qu’est-ce qu’un fait juridique ?

Une décision personnelle dépourvue de conséquences reconnues par la loi
Une déclaration de volonté conçue pour créer une obligation déterminée
Un agissement ou un événement auquel la loi attache des effets de droit
Un accord entre plusieurs personnes destiné à organiser leurs relations

Un agissement ou un événement auquel la loi attache des effets de droit

Explication

Le fait juridique est un agissement ou un événement auquel la loi attache des effets de droit, comme la création, la transmission ou l’extinction de droits. Il se distingue de l’acte juridique, qui repose sur une volonté destinée à produire ces effets.

17. Quelle caractéristique définit l’acte juridique ?

Une situation matérielle soumise au droit de propriété
Un comportement produisant des effets juridiques sans intention particulière
Une manifestation de volonté destinée à produire des effets de droit
Un événement naturel auquel la loi associe des conséquences juridiques

Une manifestation de volonté destinée à produire des effets de droit

Explication

L’acte juridique est une manifestation de volonté orientée vers la production d’effets de droit et peut être conventionnel ou unilatéral. Un événement naturel ou un comportement sans cette intention relève plutôt du fait juridique.

18. Quelle distinction caractérise le droit public et le droit privé ?

Le droit public organise l’État et ses rapports avec les particuliers, tandis que le droit privé régit les rapports entre particuliers.
Le droit public concerne les relations internationales, tandis que le droit privé concerne les relations administratives.
Le droit public régit les contrats privés, tandis que le droit privé organise les institutions de l’État.
Le droit public protège les intérêts individuels, tandis que le droit privé protège l’intérêt général.

Le droit public organise l’État et ses rapports avec les particuliers, tandis que le droit privé régit les rapports entre particuliers.

Explication

Le droit public concerne l’organisation de l’État, des collectivités publiques et leurs relations avec les particuliers, alors que le droit privé encadre les rapports entre particuliers. Confondre le droit public avec la protection de l’intérêt individuel inverse cette distinction fondamentale.

19. Quel domaine relève principalement du droit civil ?

L’organisation des pouvoirs publics, les élections et les relations diplomatiques.
L’état des personnes, la propriété, les contrats et la responsabilité.
La définition des infractions pénales et le classement de leur gravité.
La détermination des institutions européennes et de leurs compétences.

L’état des personnes, la propriété, les contrats et la responsabilité.

Explication

Le droit civil constitue le droit commun du droit privé et traite notamment de l’état des personnes, de la propriété, des contrats et de la responsabilité. Les autres domaines relèvent principalement du droit public, du droit pénal ou du droit européen.

20. Dans quel cas une règle spéciale déroge-t-elle à une règle générale ?

Lorsqu’elle est adoptée après la règle générale et possède une portée plus large.
Lorsqu’elle concerne une matière différente sans entrer en concurrence avec la règle générale.
Lorsqu’elle reprend la règle générale en supprimant toute distinction entre les situations.
Lorsqu’elle s’applique à une catégorie particulière, même si elle diffère de la règle générale.

Lorsqu’elle s’applique à une catégorie particulière, même si elle diffère de la règle générale.

Explication

Une règle spéciale prévaut sur la règle générale lorsqu’elle vise une catégorie particulière, y compris lorsqu’elle lui est différente ou contraire. Une règle qui porte sur une matière distincte ne constitue pas nécessairement une dérogation.

21. Que désigne le droit positif ?

Les principes moraux reconnus par une société sans force juridique obligatoire.
Les décisions judiciaires rendues dans une matière particulière au fil du temps.
L’ensemble des règles juridiques en vigueur dans un État à un moment donné.
L’ensemble des réformes que les pouvoirs publics envisagent pour les années futures.

L’ensemble des règles juridiques en vigueur dans un État à un moment donné.

Explication

Le droit positif regroupe les règles juridiques effectivement en vigueur dans un État à une période donnée. Les évolutions envisagées relèvent plutôt du droit prospectif, tandis que les décisions judiciaires constituent la jurisprudence.

22. Quelle fonction principale remplit la Constitution ?

Elle classe les infractions selon leur gravité et détermine les peines correspondantes.
Elle rassemble les décisions judiciaires qui interprètent les règles applicables.
Elle organise les relations contractuelles entre particuliers et fixe les règles de responsabilité civile.
Elle détermine la forme de l’État, l’exercice du pouvoir et les principes auxquels l’État est attaché.

Elle détermine la forme de l’État, l’exercice du pouvoir et les principes auxquels l’État est attaché.

Explication

La Constitution rassemble les règles fondamentales relatives à la forme de l’État, à l’exercice du pouvoir et à ses principes directeurs. Les contrats, les infractions et les décisions judiciaires relèvent d’autres branches ou sources du droit.

23. Quel ensemble appartient au bloc de constitutionnalité ?

La Constitution de 1958, la Déclaration de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement.
Les traités internationaux, les contrats administratifs, les usages professionnels et les circulaires ministérielles.
Le Code civil, le Code pénal, les règlements européens et les décisions des juridictions judiciaires.
Les lois ordinaires, les décrets, les arrêtés municipaux et les conventions conclues entre particuliers.

La Constitution de 1958, la Déclaration de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement.

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Constitution de 1958, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement, ainsi que les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République. Les codes et les actes administratifs ne font pas partie de cet ensemble.

24. Quelle différence distingue un règlement européen d’une directive européenne ?

Le règlement est directement applicable, tandis que la directive doit en principe être transposée en droit national.
Le règlement concerne les juridictions nationales, tandis que la directive concerne les relations entre particuliers.
Le règlement doit être transposé, tandis que la directive s’applique directement dès son adoption.
Le règlement fixe des objectifs généraux, tandis que la directive impose une règle identique immédiatement applicable.

Le règlement est directement applicable, tandis que la directive doit en principe être transposée en droit national.

Explication

Un règlement européen s’applique directement dans les États membres, alors qu’une directive nécessite en principe une transposition dans le droit national. La directive fixe donc un cadre à intégrer par les États, contrairement à l’applicabilité directe du règlement.

25. Comment le raisonnement juridique permet-il de parvenir à une conclusion ?

Il remplace l’analyse des faits par une comparaison entre plusieurs décisions judiciaires.
Il applique une règle de droit à une situation factuelle juridiquement qualifiée.
Il déduit une règle générale à partir d’une opinion personnelle sur les faits.
Il applique une solution équitable sans rattacher la situation à une règle juridique.

Il applique une règle de droit à une situation factuelle juridiquement qualifiée.

Explication

Le raisonnement juridique consiste à confronter une règle de droit à des faits juridiquement qualifiés afin d’en tirer une conclusion. La majeure correspond à la règle et la mineure aux faits qualifiés, et non l’inverse.

26. Quelle composition caractérise le Conseil constitutionnel ?

Neuf membres nommés pour neuf ans, renouvelés par tiers tous les trois ans, auxquels s’ajoutent les anciens présidents de la République.
Quinze membres nommés pour neuf ans, renouvelés par tiers tous les cinq ans, auxquels s’ajoutent les parlementaires.
Neuf membres élus pour six ans, renouvelés intégralement tous les trois ans, avec des représentants des juridictions judiciaires.
Douze membres nommés pour six ans, renouvelés par moitié tous les trois ans, sans autre membre permanent.

Neuf membres nommés pour neuf ans, renouvelés par tiers tous les trois ans, auxquels s’ajoutent les anciens présidents de la République.

Explication

Le Conseil constitutionnel comprend neuf membres nommés pour neuf ans, avec un renouvellement par tiers tous les trois ans, auxquels s’ajoutent les anciens présidents de la République. Les autres compositions modifient le nombre, la durée ou le mode de renouvellement prévus.

27. Quel contrôle exerce la Cour de cassation par rapport à la cour d’appel ?

La Cour de cassation réexamine les faits et le droit, tandis que la cour d’appel contrôle la conformité de la loi à la Constitution.
La Cour de cassation fixe les faits du litige, tandis que la cour d’appel se limite à interpréter les règles de droit.
La Cour de cassation juge l’affaire en première instance, tandis que la cour d’appel vérifie la compétence des juridictions administratives.
La Cour de cassation contrôle l’application du droit sans rejuger les faits, tandis que la cour d’appel réexamine les faits et le droit.

La Cour de cassation contrôle l’application du droit sans rejuger les faits, tandis que la cour d’appel réexamine les faits et le droit.

Explication

La cour d’appel réexamine l’affaire sur les faits et sur le droit, alors que la Cour de cassation vérifie la correcte application de la règle de droit sans rejuger les faits. Le premier degré, lui, statue sur l’affaire en première instance.

28. Quel est l’ordre croissant de gravité des infractions pénales ?

Les délits, les contraventions, puis les crimes.
Les contraventions, les délits, puis les crimes.
Les crimes, les délits, puis les contraventions.
Les contraventions, les crimes, puis les délits.

Les contraventions, les délits, puis les crimes.

Explication

Les infractions pénales sont classées par gravité croissante en contraventions, délits et crimes. Intervertir les délits et les crimes conduit à attribuer une gravité incorrecte à ces catégories.

29. Quel tribunal juge un litige entre un particulier et une administration lorsque la puissance publique est mise en cause ?

Le Tribunal des conflits
Le tribunal administratif
Le tribunal judiciaire
La cour administrative d’appel

Le tribunal administratif

Explication

Le tribunal administratif connaît des litiges opposant les particuliers aux administrations lorsque l’exercice de la puissance publique est en cause. Le tribunal judiciaire traite principalement les litiges entre particuliers, ce qui ne correspond pas à cette situation.

30. Quelle juridiction constitue le sommet de l’ordre administratif en France ?

La cour administrative d’appel
Le Conseil d’État
Le Tribunal des conflits
La Cour de cassation

Le Conseil d’État

Explication

Le Conseil d’État est la juridiction suprême de l’ordre administratif et comprend six sections, dont une section contentieuse. La Cour de cassation appartient à l’ordre judiciaire, tandis que les cours administratives d’appel se situent à un niveau inférieur.

31. Quel type de litige relève de l’ordre administratif lorsqu’une personne publique exerce ses prérogatives ?

Un conflit familial entre deux particuliers
Un litige commercial entre deux sociétés privées
Un litige entre un particulier et une administration
Une contestation pénale entre deux personnes privées

Un litige entre un particulier et une administration

Explication

L’ordre administratif est compétent lorsque le litige oppose un particulier à une administration et met en cause la puissance publique, notamment celle de l’État ou d’une collectivité territoriale. Les autres situations relèvent généralement de l’ordre judiciaire.

32. Quel est le rôle des cours administratives d’appel par rapport aux tribunaux administratifs ?

Elles examinent les appels contre leurs décisions
Elles jugent les affaires administratives en première instance
Elles tranchent les conflits entre les deux ordres
Elles contrôlent les comptes des collectivités territoriales

Elles examinent les appels contre leurs décisions

Explication

Les cours administratives d’appel connaissent des recours formés contre les décisions rendues par les tribunaux administratifs, qui statuent en première instance. Elles ne remplacent donc pas ces tribunaux au premier niveau de jugement.

33. Quelle mission définit le Tribunal des conflits ?

Contrôler la constitutionnalité des lois adoptées
Déterminer quel ordre de juridiction est compétent
Statuer sur les infractions pénales les plus graves
Juger les appels contre les décisions administratives

Déterminer quel ordre de juridiction est compétent

Explication

Le Tribunal des conflits tranche les conflits de compétence entre les juridictions judiciaires et administratives. Il ne constitue pas une juridiction d’appel générale et n’a pas pour fonction principale de contrôler la constitutionnalité des lois.

34. Selon sa composition prévue, qui préside le Tribunal des conflits ?

Le ministre de la Justice
Le président du Conseil d’État
Un conseiller d’État élu par ses pairs
Le premier président de la Cour de cassation

Le ministre de la Justice

Explication

Le Tribunal des conflits est présidé par le ministre de la Justice et comprend huit autres membres issus notamment du Conseil d’État et de la Cour de cassation. La présidence n’est donc attribuée ni au président du Conseil d’État ni au premier président de la Cour de cassation.

35. En procédure civile, quelle période correspond à l’instance ?

De la signification du jugement jusqu’à son exécution
Des négociations préalables jusqu’à la conclusion d’un accord
Des échanges suivant le jugement jusqu’à la décision d’appel
Des actes allant de la demande en justice jusqu’au jugement

Des actes allant de la demande en justice jusqu’au jugement

Explication

L’instance regroupe les actes de procédure accomplis depuis la demande en justice jusqu’au jugement. Les voies de recours ouvrent une nouvelle instance, elles ne prolongent pas la première sous la même forme.

36. Quelle qualification désigne la partie contre laquelle la demande initiale est dirigée ?

Le défendeur
L’appelant
L’intimé
Le demandeur

Le défendeur

Explication

Le défendeur est la personne visée par la demande initiale, tandis que le demandeur forme cette demande. L’appelant et l’intimé sont des désignations propres à la procédure d’appel.

37. Dans quelle situation une demande subsidiaire est-elle examinée ?

Lorsque le demandeur ajoute une prétention nouvelle
Lorsque la demande principale est rejetée
Lorsque l’appelant conteste une décision rendue
Lorsque le défendeur forme une demande contre le demandeur

Lorsque la demande principale est rejetée

Explication

La demande subsidiaire dépend du rejet de la demande principale et n’est alors examinée qu’à titre secondaire. La demande formée par le défendeur est une demande reconventionnelle, tandis qu’une prétention ajoutée par le demandeur est additionnelle.

38. Quelle est la fonction principale de l’assignation ?

Demander au juge une mesure provisoire en urgence
Porter un jugement ou un acte déjà rendu à la connaissance de l’adversaire
Informer l’adversaire du procès et le convoquer devant une juridiction
Présenter les arguments écrits du demandeur au cours de l’instance

Informer l’adversaire du procès et le convoquer devant une juridiction

Explication

L’assignation informe l’adversaire de l’engagement du procès et le convoque devant une juridiction, en principe par l’intermédiaire d’un commissaire de justice. La signification, elle, porte un acte ou une décision à la connaissance de l’adversaire.

39. Quelle mission caractérise principalement les magistrats du parquet ?

Défendre l’intérêt général et exercer l’action publique
Représenter les parties et présenter leurs arguments au tribunal
Authentifier les actes juridictionnels et formaliser les décisions
Trancher les procès avec indépendance et rendre les jugements

Défendre l’intérêt général et exercer l’action publique

Explication

Les magistrats du parquet représentent l’intérêt général et exercent l’action publique. Le jugement des procès relève des magistrats du siège, qui exercent leur fonction avec indépendance.

40. Que permet au ministère public le principe de l’opportunité des poursuites prévu par l’article 40-1 du Code de procédure pénale ?

Rendre un jugement pénal et fixer définitivement la culpabilité
Saisir automatiquement une juridiction pour chaque infraction signalée
Modifier une décision judiciaire devenue définitive par simple décision
Poursuivre, classer sans suite ou choisir une alternative aux poursuites

Poursuivre, classer sans suite ou choisir une alternative aux poursuites

Explication

L’opportunité des poursuites permet au ministère public de poursuivre, de classer sans suite ou de recourir à une alternative aux poursuites. Elle ne confère pas au parquet le pouvoir de rendre un jugement, qui appartient à une juridiction de jugement.

41. Quelle caractéristique distingue l’avocat dans l’organisation judiciaire ?

C’est un officier public qui confère aux actes une authenticité légale
C’est un fonctionnaire chargé d’authentifier les actes de la juridiction
C’est un magistrat chargé de défendre l’intérêt général devant le tribunal
C’est un professionnel indépendant qui conseille, assiste et représente son client

C’est un professionnel indépendant qui conseille, assiste et représente son client

Explication

L’avocat est un auxiliaire de justice indépendant pouvant conseiller, assister, représenter et postuler pour son client. L’authentification des actes relève du greffier, tandis que l’officier public chargé des actes authentiques est le notaire.

42. Dans quel cas la représentation par avocat est-elle obligatoire devant un tribunal judiciaire ?

Lorsque le demandeur sollicite une mesure provisoire en procédure de référé
Lorsque le litige dépasse 10 000 euros ou relève de la procédure écrite
Lorsque les parties présentent leurs arguments oralement à l’audience
Lorsque toute demande est introduite par une assignation délivrée au défendeur

Lorsque le litige dépasse 10 000 euros ou relève de la procédure écrite

Explication

La représentation par avocat est obligatoire si le litige dépasse 10 000 euros ou relève de la procédure écrite. La délivrance d’une assignation ou la présentation orale des arguments ne suffit pas, à elle seule, à établir cette obligation.

43. Quelle tâche relève du greffier ?

Assister le juge, authentifier les actes et formaliser les décisions
Exercer l’action publique et défendre l’intérêt général devant le juge
Authentifier les contrats privés et organiser leur conservation juridique
Conseiller une partie, plaider son dossier et la représenter au procès

Assister le juge, authentifier les actes et formaliser les décisions

Explication

Le greffier assiste le juge, authentifie les actes juridictionnels, assure le secrétariat et formalise les décisions. La défense et la représentation d’une partie relèvent de l’avocat, non du greffier.

44. À quelle date la réforme créant la profession de commissaire de justice est-elle entrée en vigueur ?

Le 1 juillet 2022
Le 1 janvier 2022
Le 1 juillet 2016
Le 1 janvier 2016

Le 1 juillet 2022

Explication

La profession de commissaire de justice, créée par fusion des activités d’huissier de justice et de commissaire-priseur, est entrée en vigueur le 1 juillet 2022. L’année 2016 correspond à l’ordonnance de création, et non à l’entrée en vigueur de la réforme.

45. Quelle est la fonction essentielle de la preuve en droit ?

Établir l’existence d’un fait ou d’une situation juridique
Garantir l’accord des parties sur l’issue du procès
Remplacer la qualification juridique donnée aux faits
Déterminer automatiquement la sanction applicable au litige

Établir l’existence d’un fait ou d’une situation juridique

Explication

La preuve sert à établir l’existence d’un fait ou d’une situation juridique, ce qui permet de lui reconnaître des effets juridiques. Elle ne détermine pas à elle seule la sanction ni l’issue du procès, car ces questions relèvent du raisonnement juridique du juge.

46. Quel fait peut faire l’objet d’une preuve dans un litige civil ?

Un fait pertinent, concluant et susceptible d’être contesté
Un fait déjà définitivement établi par la chose jugée
Un fait dépourvu de lien avec la prétention invoquée
Un fait couvert par une présomption irréfragable

Un fait pertinent, concluant et susceptible d’être contesté

Explication

La preuve doit porter sur un fait pertinent, concluant et contestable pour être utile au litige. Un fait couvert par la chose jugée ou par une présomption irréfragable ne peut plus être contesté par une preuve contraire.

47. Dans l’application du principe de l’alternance, que doit établir le défendeur lorsqu’il invoque l’extinction de l’obligation ?

La preuve de la prétention initiale présentée par le demandeur
La preuve de l’absence de toute contestation par le demandeur
La preuve de la règle de droit français applicable au litige
La preuve du paiement ou de l’extinction de l’obligation

La preuve du paiement ou de l’extinction de l’obligation

Explication

Le demandeur doit d’abord prouver sa prétention, puis le défendeur doit établir le fait contraire qu’il invoque, comme le paiement ou l’extinction de l’obligation. Le défendeur ne reprend donc pas la charge de démontrer la prétention initiale.

48. Quelle différence distingue les présomptions simples, mixtes et irréfragables ?

Les présomptions simples concernent les faits, les mixtes le droit et les irréfragables les contrats
La preuve contraire est exclue pour les simples, libre pour les mixtes et limitée pour les irréfragables
La preuve contraire est libre pour les simples, limitée pour les mixtes et exclue pour les irréfragables
Les présomptions simples relèvent du juge, les mixtes des parties et les irréfragables d’un officier public

La preuve contraire est libre pour les simples, limitée pour les mixtes et exclue pour les irréfragables

Explication

Une présomption simple peut être renversée par tout moyen, une présomption mixte par certains moyens seulement, et une présomption irréfragable ne peut être combattue. Les autres réponses confondent les catégories avec la matière ou l’autorité qui les applique.

49. Dans le système de la preuve libre, comment la valeur des preuves est-elle déterminée ?

Les parties fixent ensemble la valeur de chaque élément produit
La loi attribue à chaque procédé une valeur probante déterminée
Le juge apprécie librement la valeur des procédés obtenus loyalement
Le juge retient les preuves écrites et écarte les témoignages

Le juge apprécie librement la valeur des procédés obtenus loyalement

Explication

La preuve libre permet d’utiliser tout procédé obtenu loyalement et laisse au juge une appréciation étendue de sa valeur. À l’inverse, le système de la preuve légale hiérarchise les modes de preuve et leur attribue une valeur déterminée.

50. Quelle conséquence découle du principe de loyauté de la preuve ?

Le juge privilégie une preuve portant atteinte à la vie privée si elle est utile
Le juge autorise une preuve obtenue en violation du secret médical par une partie
Le juge admet une preuve frauduleuse lorsque son contenu paraît exact
Le juge écarte une preuve obtenue par une atteinte injustifiée à un secret protégé

Le juge écarte une preuve obtenue par une atteinte injustifiée à un secret protégé

Explication

La loyauté exige que la preuve soit obtenue sans atteinte injustifiée à la vie privée ou aux secrets protégés, et une preuve frauduleuse doit être écartée. L’utilité apparente d’un élément ne rend donc pas licite un procédé frauduleux ou attentatoire à un secret.

51. Lequel de ces éléments appartient aux preuves parfaites ?

Le serment supplétoire
L’aveu
La présomption simple
Le témoignage

L’aveu

Explication

Les preuves parfaites comprennent les écrits, l’aveu et le serment décisoire. Le témoignage, la présomption simple et le serment supplétoire sont des preuves imparfaites dont la portée dépend davantage de l’appréciation du juge.

52. Un acte juridique civil porte sur une valeur de 2 000 euros : quel principe régit sa preuve ?

Il peut être prouvé par tout moyen comme un fait juridique
Il ne peut être prouvé que par un acte authentique
Il doit en principe être prouvé par écrit
Il doit être établi par un témoignage confirmé par deux personnes

Il doit en principe être prouvé par écrit

Explication

En matière civile, un acte juridique portant sur une valeur égale ou supérieure à 1 500 euros doit en principe être prouvé par écrit. Cette exigence distingue l’acte juridique du fait juridique, lequel peut être prouvé par tout moyen.

53. Quelle caractéristique distingue l’acte authentique de l’acte sous seing privé ?

Il repose sur le témoignage d’un tiers et ne produit aucun effet probatoire
Il est signé par les parties sans officier public et reste soumis à leur contestation
Il est rédigé par une partie et acquiert sa force par l’accord du juge
Il est établi par un officier public et fait foi jusqu’à inscription de faux

Il est établi par un officier public et fait foi jusqu’à inscription de faux

Explication

L’acte authentique est établi par un officier public et fait foi jusqu’à inscription de faux. L’acte sous seing privé, lui, est signé par les parties sans intervention d’un officier public.

54. Quelle est la portée d’un aveu judiciaire par rapport à un aveu extrajudiciaire ?

L’aveu judiciaire fait pleine foi contre son auteur et n’est révocable que pour erreur de fait
L’aveu extrajudiciaire doit être établi devant le juge pour produire un effet probatoire
L’aveu judiciaire est librement apprécié par le juge et peut être retiré pour erreur de droit
L’aveu extrajudiciaire fait pleine foi contre son auteur et devient irrévocable après production

L’aveu judiciaire fait pleine foi contre son auteur et n’est révocable que pour erreur de fait

Explication

L’aveu judiciaire, réalisé devant le juge, fait pleine foi contre son auteur et ne peut être rétracté qu’en cas d’erreur de fait. L’aveu extrajudiciaire est, quant à lui, prouvé par tout moyen et reste soumis à l’appréciation du juge.

55. Quelle différence caractérise le serment décisoire par rapport au serment supplétoire ?

Le serment décisoire est déféré par une partie et lie le juge au résultat du serment prêté
Le serment supplétoire est déféré par une partie et impose au juge de suivre son résultat
Le serment décisoire est ordonné par le juge et reste soumis à son appréciation
Le serment supplétoire est réservé aux actes authentiques et fait pleine foi contre les parties

Le serment décisoire est déféré par une partie et lie le juge au résultat du serment prêté

Explication

Le serment décisoire est proposé par une partie à l’autre afin de faire dépendre l’issue du procès du serment, et le juge doit en tirer les conséquences. Le serment supplétoire est déféré d’office par le juge et sa portée demeure soumise à son appréciation.

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Mémorisez les réponses avec 64 flashcards sur Procédure, acteurs et preuve.

Qu'est-ce que le droit objectif ?

L'ensemble des règles de conduite qui régissent les rapports entre les hommes.

Qu'est-ce que le droit subjectif ?

L'ensemble des prérogatives reconnues aux individus dans leurs relations avec les autres.

Quelle autorité impose le droit et comment sont ses règles moralement ?

Le droit est imposé par l’État et ses règles peuvent être moralement neutres.

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