QCM : Qu’est-ce que le droit ? (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la fonction principale du droit dans la vie sociale ?

Exprimer les convictions religieuses partagées par les membres d’un groupe
Organiser la vie collective et orienter les comportements sous peine de sanction
Encourager les relations sociales sans prévoir de conséquences institutionnelles
Guider principalement la conscience individuelle entre le bien et le mal

Organiser la vie collective et orienter les comportements sous peine de sanction

Explication

Le droit organise la vie sociale et indique les comportements à adopter en prévoyant la possibilité d’une sanction. La morale concerne d’abord l’action individuelle et ne constitue donc pas la fonction principale du droit.

2. Pourquoi les premières sociétés humaines ont-elles construit le droit ?

Pour permettre à chaque personne de définir sa propre conception de la justice
Pour consacrer la domination des groupes les plus puissants sur les autres
Pour remplacer les relations sociales par des décisions prises individuellement
Pour instaurer un ordre commun, rendre possible la justice et éviter la loi du plus fort

Pour instaurer un ordre commun, rendre possible la justice et éviter la loi du plus fort

Explication

Le droit s’est développé afin d’établir un ordre commun, de permettre la justice et de prévenir la domination fondée sur la force. La loi du plus fort produit au contraire une relation de domination, et non un ordre partagé.

3. Quelle distinction oppose correctement la morale et le droit ?

La morale impose des sanctions publiques, tandis que le droit exprime principalement les préférences personnelles de chacun
La morale guide l’individu selon le bien et le mal, tandis que le droit organise le corps social et peut entraîner une sanction publique
La morale et le droit organisent la société de manière identique, mais seul le droit concerne les croyances religieuses
La morale organise le corps social par l’autorité publique, tandis que le droit guide la conscience individuelle selon le bien et le mal

La morale guide l’individu selon le bien et le mal, tandis que le droit organise le corps social et peut entraîner une sanction publique

Explication

La morale concerne l’action individuelle au regard du bien et du mal, alors que le droit régit le corps social et peut être imposé par l’autorité publique. Inverser ces fonctions conduit à confondre une norme personnelle avec une règle juridique.

4. Quel principe la loi française du 9 décembre 1905 établit-elle ?

La subordination des règles civiles aux prescriptions des autorités religieuses
La reconnaissance d’une religion officielle financée par la République
La laïcité de la République et l’absence de religion d’État
La délégation aux Églises de la gestion des institutions publiques

La laïcité de la République et l’absence de religion d’État

Explication

La loi de séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905 établit la laïcité de la République et l’absence de religion d’État. Elle ne crée donc pas de religion officielle ni de subordination de l’État à une autorité religieuse.

5. Un juge estime qu’une décision serait moralement plus juste que la règle applicable : selon quel principe doit-il statuer ?

Il doit rechercher l’accord des parties avant de déterminer la règle juridiquement applicable
Il doit privilégier son appréciation personnelle de la justice afin d’adapter la décision
Il doit appliquer le droit applicable afin de garantir la sécurité juridique
Il doit suivre l’opinion majoritaire de la société afin de rendre la règle acceptable

Il doit appliquer le droit applicable afin de garantir la sécurité juridique

Explication

Le juge statue selon le droit plutôt que selon ce qui lui paraît juste, car cette méthode garantit la sécurité juridique. Son appréciation personnelle ne peut pas remplacer la règle juridique applicable.

6. Pourquoi la règle de droit doit-elle être claire, précise, non arbitraire et non rétroactive ?

Pour autoriser le juge à modifier librement la portée de chaque règle
Pour adapter les sanctions aux convictions personnelles des personnes concernées
Pour permettre à chacun de prévoir les conséquences juridiques de ses actes
Pour réserver l’application de la règle aux situations déjà examinées par un tribunal

Pour permettre à chacun de prévoir les conséquences juridiques de ses actes

Explication

Ces exigences rendent la règle prévisible et permettent à chacun d’anticiper les conséquences de ses actes. Elles s’opposent à une modification libre par le juge ou à une application fondée sur les convictions personnelles.

7. Quelle finalité du droit correspond à la notion de bien commun ?

Remplacer les relations sociales par des règles déterminées au cas par cas
Garantir que chaque personne obtienne la décision qu’elle juge moralement satisfaisante
Permettre aux autorités publiques de répondre à toutes les préférences individuelles
Favoriser la stabilité du corps social

Favoriser la stabilité du corps social

Explication

Le bien commun constitue la finalité du droit, qui contribue ainsi à la stabilité du corps social. Cette finalité dépasse la satisfaction de préférences individuelles et vise l’équilibre de la collectivité.

8. Que signifie le dualisme juridictionnel dans l’organisation judiciaire française ?

Il distingue les juridictions civiles des juridictions pénales chargées des infractions
Il distingue un ordre judiciaire et un ordre administratif chargé des litiges administratifs
Il oppose les juridictions nationales aux juridictions internationales chargées des conflits entre États
Il répartit les affaires selon la gravité des sanctions prononcées par les tribunaux

Il distingue un ordre judiciaire et un ordre administratif chargé des litiges administratifs

Explication

Le dualisme juridictionnel sépare les fonctions judiciaires et administratives et confie les litiges administratifs à un ordre spécialisé. L’ordre judiciaire, en revanche, connaît principalement des litiges relevant des particuliers et ne constitue pas l’ordre compétent pour contrôler l’administration.

9. Une personne demande réparation après la rupture d’un contrat, sans qu’une infraction soit reprochée à l’autre partie : quelle juridiction est normalement compétente ?

Une juridiction civile, car elle tranche un litige sans prononcer de peine
Une juridiction pénale, car tout désaccord contractuel constitue une infraction
Une juridiction administrative, car les contrats relèvent du contrôle de l’État
Une juridiction constitutionnelle, car le contrat concerne des droits individuels

Une juridiction civile, car elle tranche un litige sans prononcer de peine

Explication

Les juridictions civiles règlent les litiges entre parties sans infliger de peines, ce qui correspond à un désaccord contractuel. Une juridiction pénale intervient lorsqu’une atteinte à la société, aux personnes ou aux biens constitue une infraction sanctionnable.

10. Quelle relation relève principalement du droit privé ?

La détermination des compétences d’un ministère national
La fixation d’une taxe par une collectivité territoriale
La vente d’un véhicule entre deux personnes physiques
La délivrance d’une autorisation administrative à une entreprise

La vente d’un véhicule entre deux personnes physiques

Explication

Le droit privé régit les relations entre personnes privées, physiques ou morales, comme une vente entre deux particuliers. Les autres situations impliquent une personne publique ou l’exercice d’une fonction administrative, ce qui les rattache au droit public.

11. Quelle situation relève principalement du droit public ?

Un désaccord entre deux voisins concernant une clôture séparative
Une vente conclue entre deux sociétés commerciales privées
Une demande de remboursement entre deux consommateurs
Un litige entre une commune et une entreprise au sujet d’un service public

Un litige entre une commune et une entreprise au sujet d’un service public

Explication

Le droit public régit les relations dans lesquelles intervient une personne publique, telle qu’une commune. Les autres situations opposent des personnes privées et relèvent donc principalement du droit privé.

12. Quelle définition correspond au droit objectif ?

Une décision personnelle reconnue à un individu dans une situation particulière
Une prérogative individuelle exercée par une personne sous la protection de l’État
L’ensemble des règles sociales organisant les rapports humains et sanctionnées par l’autorité publique
Une faculté morale permettant à chacun de choisir librement son comportement

L’ensemble des règles sociales organisant les rapports humains et sanctionnées par l’autorité publique

Explication

Le droit objectif désigne l’ensemble des règles qui organisent les rapports humains dans une société et dont l’application est garantie par l’autorité publique. Une prérogative détenue par une personne correspond plutôt à un droit subjectif.

13. La possibilité pour une personne d’exiger le respect de sa vie privée constitue quel type de droit ?

Un droit administratif, car toute protection individuelle dépend d’une autorité publique
Un droit subjectif, car il s’agit d’une prérogative individuelle protégée par l’État
Un droit objectif, car il s’agit de l’ensemble des règles applicables dans la société
Un droit pénal, car toute atteinte à la vie privée entraîne une peine pénale

Un droit subjectif, car il s’agit d’une prérogative individuelle protégée par l’État

Explication

Le droit au respect de la vie privée est une prérogative individuelle qu’une personne peut exercer sous la protection de l’État. Le droit objectif désigne plutôt l’ensemble des règles qui fondent et encadrent cette prérogative.

14. Quelle caractéristique distingue principalement le droit positif du droit naturel ?

Le droit positif rassemble des droits innés qui restent indépendants des institutions humaines
Le droit positif correspond à des exigences morales dépourvues de reconnaissance institutionnelle
Le droit positif exprime des principes universels considérés comme identiques à toutes les époques
Le droit positif regroupe les règles en vigueur dans un État et peut évoluer avec la société

Le droit positif regroupe les règles en vigueur dans un État et peut évoluer avec la société

Explication

Le droit positif comprend les règles élaborées par les humains et en vigueur dans un État à une période donnée, de sorte qu’il peut évoluer. Le droit naturel est au contraire présenté comme un ensemble de droits innés et inaltérables, indépendants des institutions.

15. Lequel de ces exemples illustre un droit naturel ?

La dignité reconnue comme un droit inné et inaltérable de toute personne
Une jurisprudence nationale évoluant à la suite d’une nouvelle décision
Un décret administratif modifié par le gouvernement après une réforme
Une règle fiscale adoptée par le législateur pour une période déterminée

La dignité reconnue comme un droit inné et inaltérable de toute personne

Explication

La dignité est présentée comme un droit naturel, car elle appartient aux droits innés et inaltérables auxquels tout être humain peut prétendre. Les autres exemples sont élaborés par des institutions humaines et peuvent être modifiés : ils relèvent du droit positif.

16. Quelle situation caractérise le mieux un État de droit ?

La puissance publique délègue les décisions juridiques aux autorités administratives
La puissance publique privilégie les usages sociaux sur les règles écrites
La puissance publique fixe librement les règles applicables aux citoyens
La puissance publique agit dans le respect du droit et de la hiérarchie des normes

La puissance publique agit dans le respect du droit et de la hiérarchie des normes

Explication

Un État de droit soumet l’exercice de la puissance publique au droit et à la hiérarchie des normes. Le pouvoir politique ne peut donc pas s’affranchir des règles juridiques qu’il doit respecter.

17. Quel mécanisme contribue à limiter la puissance de l’État dans un État de droit ?

La concentration des pouvoirs exécutif et législatif
La priorité donnée aux décisions de l’administration
La hiérarchie des normes et l’indépendance de la justice
La subordination des juridictions au pouvoir exécutif

La hiérarchie des normes et l’indépendance de la justice

Explication

La hiérarchie des normes encadre l’action de l’État, tandis que l’indépendance de la justice protège les juridictions des pouvoirs exécutif et législatif. La concentration ou la subordination des pouvoirs affaiblirait précisément ces garanties.

18. Quelle distinction permet d’identifier le droit international par rapport au droit interne ?

Le droit international régit les biens, tandis que le droit interne régit les personnes et les obligations
Le droit international concerne les personnes privées, tandis que le droit interne concerne les relations entre États
Le droit international encadre des relations dans un cadre international, tandis que le droit interne relève d’un seul État
Le droit international provient des juridictions nationales, tandis que le droit interne provient des organisations internationales

Le droit international encadre des relations dans un cadre international, tandis que le droit interne relève d’un seul État

Explication

Le droit international régit des relations entre États ou entre personnes privées dans un cadre international. Le droit interne s’applique dans le cadre juridique d’un seul État, quelle que soit la matière concernée.

19. Quel énoncé décrit correctement le droit européen ?

Il comprend le droit du Conseil de l’Europe et le droit de l’Union européenne
Il correspond au droit de l’Union européenne, à l’exclusion des textes du Conseil de l’Europe
Il regroupe les conventions internationales applicables entre les États du continent européen
Il désigne les règles nationales adoptées par les États membres de l’Union européenne

Il comprend le droit du Conseil de l’Europe et le droit de l’Union européenne

Explication

Le droit européen comprend notamment le droit issu du Conseil de l’Europe, comme la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que le droit de l’Union européenne. Ces deux ensembles ne doivent toutefois pas être confondus.

20. Quels instruments relèvent du droit dérivé de l’Union européenne ?

Les directives, les règlements et les décisions adoptés sur le fondement des traités
Les usages professionnels et les décisions rendues par les juridictions nationales
Les constitutions nationales et les lois votées par les parlements nationaux
Les traités constitutifs et les conventions conclues entre États membres

Les directives, les règlements et les décisions adoptés sur le fondement des traités

Explication

Le droit dérivé de l’Union européenne comprend les directives, les règlements et les décisions, qui découlent des traités et des objectifs de l’Union. Les traités appartiennent au droit primaire, tandis que les autres éléments relèvent d’ordres juridiques différents.

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Qu'est-ce que le droit organise dans la société ?

La vie sociale.

Quel est le but principal du droit dans les premières sociétés humaines ?

Instaurer l’ordre.

Quelle fonction sociale le droit permet-il d'éviter selon son origine ?

La loi du plus fort.

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