QCM : Régimes constitutionnels comparés — 67 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne le droit constitutionnel politique ?

L’inventaire des traditions culturelles qui structurent les sociétés humaines
L’analyse des décisions judiciaires relatives aux contrats conclus entre particuliers
L’étude scientifique des normes organisant les relations entre gouvernants et gouvernés et fondant l’État
L’étude de toute organisation sociale, indépendamment de ses règles de gouvernement

L’étude scientifique des normes organisant les relations entre gouvernants et gouvernés et fondant l’État

Explication

Le droit constitutionnel politique étudie les systèmes de normes qui organisent les relations entre gouvernants et gouvernés et qui fondent l’État. Il ne faut pas le confondre avec le phénomène constitutionnel, qui peut concerner toute organisation sociale.

2. Dans quelle acception l’expression « droit constitutionnel » renvoie-t-elle à une discipline enseignée ?

Lorsqu’elle désigne un savoir intellectuel consacré aux règles constitutionnelles
Lorsqu’elle désigne l’ensemble des normes constitutionnelles d’un pays
Lorsqu’elle désigne une prérogative individuelle garantie par la Constitution
Lorsqu’elle désigne une compétence attribuée à une juridiction constitutionnelle

Lorsqu’elle désigne un savoir intellectuel consacré aux règles constitutionnelles

Explication

L’expression peut désigner une discipline intellectuelle enseignée, en plus d’un droit individuel et d’un ensemble de normes constitutionnelles. Ces trois acceptions doivent être distinguées pour éviter de réduire le droit constitutionnel à une seule signification.

3. Quelle évolution caractérise l’histoire récente de la discipline du droit constitutionnel ?

Elle passe de la vénération des textes à l’analyse politiste, puis revient vers une approche juridique
Elle commence par une approche juridique, puis abandonne les textes au profit d’une étude économique
Elle passe de l’analyse politiste à la vénération des textes, puis adopte une approche exclusivement historique
Elle évolue d’une étude des institutions judiciaires vers une analyse centrée sur les relations internationales

Elle passe de la vénération des textes à l’analyse politiste, puis revient vers une approche juridique

Explication

La discipline connaît d’abord une période de vénération des textes vers 1830-1850, puis une analyse politiste à partir de la fin du XIXe siècle, avant un retour à l’approche juridique favorisé par les cours constitutionnelles. Les autres parcours ne correspondent pas à cette succession historique.

4. Quel est l’objectif central du constitutionnalisme ?

Créer des Constitutions destinées à faire obstacle au pouvoir des gouvernements
Accroître la liberté d’action des gouvernements face aux citoyens
Rassembler les règles qui décrivent l’organisation administrative d’un État
Décrire les pratiques politiques sans chercher à encadrer l’exercice du pouvoir

Créer des Constitutions destinées à faire obstacle au pouvoir des gouvernements

Explication

Le constitutionnalisme est un mouvement historique qui utilise les Constitutions comme barrières au pouvoir des gouvernements. Il se distingue ainsi d’une simple description des règles ou de l’organisation administrative.

5. Quelle caractéristique des techniques constitutionnelles médiévales annonce le constitutionnalisme moderne ?

La soumission des gouvernants aux lois et la participation des sujets aux décisions
La suppression des mécanismes limitant l’autorité du pouvoir monarchique
La concentration du pouvoir politique dans une volonté extérieure aux règles humaines
La priorité donnée aux privilèges des gouvernants sur la protection des sujets

La soumission des gouvernants aux lois et la participation des sujets aux décisions

Explication

Dès le Moyen Âge, certaines techniques et certains textes défendent la limitation du pouvoir, la participation des sujets et la soumission des gouvernants aux lois. Cette conception se distingue de la monarchie de droit divin, qui fonde le pouvoir sur une volonté extérieure.

6. Qu’est-ce qui caractérise le constitutionnalisme moderne ?

La rédaction de règles administratives sans transformation de la place politique de l’individu
L’organisation d’une société fondée sur des pratiques coutumières dépourvues de structure étatique
L’organisation d’un État stable par une Constitution et l’émergence politique du citoyen
La préservation d’un pouvoir gouvernemental sans relation juridique nouvelle avec les gouvernés

L’organisation d’un État stable par une Constitution et l’émergence politique du citoyen

Explication

Le constitutionnalisme moderne structure un État stable par une Constitution et établit une relation nouvelle entre gouvernants et gouvernés, avec l’émergence de l’individu citoyen. Il ne se limite donc pas à rédiger des règles administratives.

7. Quelle finalité le constitutionnalisme moderne cherche-t-il particulièrement à garantir ?

La continuité du gouvernement grâce à des traditions politiques informelles
La sûreté des citoyens au moyen de règles juridiques précises
La stabilité de l’État par l’élargissement des pouvoirs discrétionnaires
La participation des citoyens sans encadrement juridique de l’autorité publique

La sûreté des citoyens au moyen de règles juridiques précises

Explication

Le constitutionnalisme moderne vise la stabilité de l’État, mais surtout la sûreté des citoyens grâce à des règles juridiques précises. La stabilité institutionnelle ne constitue donc pas sa finalité la plus directement protectrice.

8. Une règle sur l’élection du chef de l’État figure dans une coutume plutôt que dans un texte : relève-t-elle de la Constitution matérielle ?

Non, car une règle constitutionnelle doit figurer dans un document écrit
Non, car une coutume ne peut organiser les institutions politiques
Oui, car elle concerne la dévolution et l’exercice du pouvoir
Oui, car toute règle électorale appartient à la Constitution formelle

Oui, car elle concerne la dévolution et l’exercice du pouvoir

Explication

La Constitution matérielle dépend du contenu des règles relatives à la dévolution et à l’exercice du pouvoir, qu’elles soient écrites ou coutumières. La Constitution formelle, en revanche, se définit par une forme et une procédure particulières.

9. Quel élément permet de reconnaître une Constitution formelle ?

L’édiction et la révision des règles selon une forme ou une procédure particulière
Le fait que les règles concernent le fonctionnement concret du pouvoir politique
La répétition d’un comportement accompagné d’un sentiment d’obligation juridique
La conformité de toute norme constitutionnelle à une règle placée au-dessus d’elle

L’édiction et la révision des règles selon une forme ou une procédure particulière

Explication

La Constitution formelle regroupe des règles dotées d’une forme distincte, élaborées et révisées par un organe ou une procédure particulière. Le contenu politique caractérise plutôt la Constitution matérielle, tandis que la répétition d’un comportement renvoie à la coutume.

10. Dans quel cas une Constitution est-elle dite rigide ?

Lorsqu’elle exige une procédure de révision plus contraignante que celle des lois ordinaires
Lorsqu’elle peut être modifiée par la procédure applicable aux lois ordinaires
Lorsqu’elle est élaborée par un pouvoir constituant chargé de créer un nouvel État
Lorsqu’elle repose principalement sur des pratiques répétées reconnues comme obligatoires

Lorsqu’elle exige une procédure de révision plus contraignante que celle des lois ordinaires

Explication

Une Constitution rigide exige un organe spécifique ou une procédure plus contraignante pour être modifiée. Une Constitution souple, au contraire, peut être créée ou révisée selon la procédure des lois ordinaires.

11. Quel pouvoir intervient lorsqu’une Constitution existante est révisée selon les règles qu’elle prévoit ?

Le pouvoir juridictionnel de contrôle
Le pouvoir constituant originaire
Le pouvoir réglementaire de l’administration
Le pouvoir constituant dérivé

Le pouvoir constituant dérivé

Explication

Le pouvoir constituant dérivé intervient dans la révision d’une Constitution selon les règles prévues par celle-ci. Le pouvoir constituant originaire a, lui, pour fonction d’élaborer une nouvelle Constitution.

12. Quelle est la fonction juridique fondamentale de l’État en tant que personne morale ?

Il constitue le centre d’unité du pouvoir et le titulaire de la souveraineté
Il désigne les dirigeants chargés d’exercer temporairement le pouvoir
Il réunit les administrations locales dépourvues de souveraineté propre
Il représente la somme des volontés individuelles des citoyens

Il constitue le centre d’unité du pouvoir et le titulaire de la souveraineté

Explication

L’État possède une personnalité juridique distincte des citoyens et des dirigeants, ce qui lui permet d’incarner l’unité du pouvoir et la souveraineté. Les dirigeants exercent le pouvoir au nom de l’État, mais ils ne se confondent pas avec lui.

13. Quel élément caractérise juridiquement le territoire étatique ?

Une zone administrative organisée par plusieurs autorités souveraines
Un espace délimité par des frontières qui fixe la compétence des pouvoirs publics
Un espace culturel commun défini par les traditions de la population
Un ensemble de ressources économiques contrôlées par les citoyens

Un espace délimité par des frontières qui fixe la compétence des pouvoirs publics

Explication

Le territoire étatique est un espace délimité par des frontières, qui rassemble une population et détermine le cadre géographique de l’action des pouvoirs publics. Une communauté culturelle ou économique ne suffit pas à définir juridiquement un territoire étatique.

14. Pourquoi le territoire permet-il d’appliquer une même réglementation à toute la population qui y vit ?

Parce que les différences sociales cessent d’exister à l’intérieur des frontières étatiques
Parce que la compétence territoriale rattache toute personne présente aux mêmes pouvoirs publics
Parce que les habitants d’un territoire partagent nécessairement la même langue et la même culture
Parce que les autorités publiques peuvent ignorer les personnes étrangères présentes sur le territoire

Parce que la compétence territoriale rattache toute personne présente aux mêmes pouvoirs publics

Explication

La compétence territoriale permet de soumettre toute la population présente à la réglementation des mêmes pouvoirs publics et de lui garantir une protection égale. Les différences linguistiques ou sociales n’effacent pas cette unité juridique.

15. Comment la population étatique se définit-elle principalement ?

Par l’existence d’une identité nationale identique chez tous les habitants
Par la participation directe de chaque personne aux décisions constitutionnelles
Par la soumission à un ordre juridique particulier et unifié
Par l’appartenance à une communauté politique culturellement homogène

Par la soumission à un ordre juridique particulier et unifié

Explication

La population étatique est un ensemble déterminé de personnes soumises à un ordre juridique particulier et unifié, auquel peut s’ajouter un vouloir-vivre ensemble. Elle ne suppose pas une homogénéité culturelle ou une identité parfaitement partagée.

16. Une population étatique peut-elle comprendre des personnes présentant des différences linguistiques, économiques ou sociales ?

Non, car les différences sociales excluent l’existence d’un ordre juridique unifié
Oui, car elle est définie par la soumission à un ordre juridique commun
Oui, mais seulement si ces différences ne concernent pas la langue
Non, car une population étatique doit former une communauté culturellement homogène

Oui, car elle est définie par la soumission à un ordre juridique commun

Explication

La population d’un État est un ensemble limité et déterminé soumis à un ordre juridique particulier, unique et exclusif. Cette définition juridique n’exige pas une homogénéité culturelle, linguistique, économique ou sociale.

17. Quels éléments peuvent fonder le lien national ?

Des éléments institutionnels et militaires, comme le vote et le service national
Des éléments culturels et religieux, comme une langue et des croyances communes
Des éléments territoriaux et économiques, comme la résidence et la possession de biens
Des éléments objectifs et subjectifs, comme le rattachement juridique et le vouloir-vivre ensemble

Des éléments objectifs et subjectifs, comme le rattachement juridique et le vouloir-vivre ensemble

Explication

Le lien national combine des éléments objectifs, tels que le rattachement juridique et linguistique, et des éléments subjectifs, comme le sentiment juridique commun et le vouloir-vivre ensemble. Une langue ou une croyance commune peut exister sans constituer à elle seule le lien national.

18. Quelle distinction oppose correctement la nation et la population ?

La nation désigne une communauté culturelle, tandis que la population forme un ensemble nécessairement homogène
La nation correspond aux autorités souveraines, tandis que la population regroupe les collectivités locales
La nation désigne les habitants d’un territoire, tandis que la population exprime leur volonté politique
La nation renvoie à un peuple structuré par l’État, tandis que la population relève de son ordre juridique

La nation renvoie à un peuple structuré par l’État, tandis que la population relève de son ordre juridique

Explication

La nation renvoie à un peuple structuré par l’État, alors que la population désigne toutes les personnes soumises à son ordre juridique. La population est donc une notion principalement juridique, et non la désignation d’une communauté nécessairement homogène.

19. Quelle condition caractérise un gouvernement effectif ?

La population et le territoire sont soumis à une puissance publique souveraine et indépendante
Plusieurs puissances publiques se partagent la souveraineté selon des compétences concurrentes
La population accepte l’autorité d’un gouvernement même contrôlé par une puissance étrangère
Les autorités locales disposent d’une autonomie complète à l’égard du pouvoir central

La population et le territoire sont soumis à une puissance publique souveraine et indépendante

Explication

Le gouvernement effectif suppose que la population et le territoire soient soumis à une puissance publique souveraine, unique et dégagée de l’autorité d’autres puissances. Une autonomie locale ou une influence étrangère ne suffit donc pas à caractériser cette effectivité.

20. Qu’est-ce qui définit un État unitaire ?

Plusieurs États souverains coordonnent leurs décisions au moyen d’un traité international
Deux ordres constitutionnels souverains se superposent dans une même structure politique
Des collectivités autonomes exercent la souveraineté dans leurs domaines propres
Une seule organisation politique et juridique souveraine exerce les compétences étatiques sur tout le territoire

Une seule organisation politique et juridique souveraine exerce les compétences étatiques sur tout le territoire

Explication

L’État unitaire repose sur une seule organisation politique et juridique indépendante et souveraine, compétente sur l’ensemble du territoire et de la population. La superposition d’ordres constitutionnels caractérise plutôt l’État fédéral.

21. Quelle différence distingue la déconcentration de la décentralisation ?

La déconcentration transfère la souveraineté, tandis que la décentralisation conserve toutes les décisions au pouvoir central
La déconcentration crée des collectivités autonomes, tandis que la décentralisation renforce les représentants de l’État
La déconcentration concerne les affaires locales, tandis que la décentralisation organise les relations entre États souverains
La déconcentration fait agir des agents au nom de l’État, tandis que la décentralisation confie des affaires à des collectivités autonomes

La déconcentration fait agir des agents au nom de l’État, tandis que la décentralisation confie des affaires à des collectivités autonomes

Explication

Dans la déconcentration, des agents ou représentants locaux agissent au nom et pour le compte de l’État. La décentralisation confie au contraire des affaires locales à des collectivités dotées d’une autonomie propre.

22. Quelle condition est nécessaire à une véritable décentralisation territoriale ?

Des représentants nommés par l’État pour appliquer ses décisions dans chaque territoire
Des collectivités dotées d’une personnalité morale, d’un budget autonome et d’autorités élues
Des administrations territoriales chargées de distinguer les affaires nationales des affaires étrangères
Des services locaux placés sous l’autorité hiérarchique directe du gouvernement central

Des collectivités dotées d’une personnalité morale, d’un budget autonome et d’autorités élues

Explication

La décentralisation territoriale réelle exige des personnes publiques distinctes de l’État, disposant d’une personnalité morale, d’un budget autonome, d’autorités élues et d’une véritable autonomie. Des services locaux soumis à la hiérarchie centrale relèvent plutôt de la déconcentration.

23. Comment la confédération se caractérise-t-elle ?

Par une association d’États souverains fondée sur un traité et le principe de l’unanimité
Par une structure composée d’un ordre fédéral et d’ordres constitutionnels fédérés
Par une organisation unitaire qui répartit les compétences entre des collectivités autonomes
Par une union politique dans laquelle une constitution commune prime les États membres

Par une association d’États souverains fondée sur un traité et le principe de l’unanimité

Explication

La confédération est une association politico-juridique de plusieurs États souverains, fondée sur un traité et fonctionnant selon l’unanimité. La superposition d’un ordre constitutionnel fédéral et d’ordres fédérés correspond à l’État fédéral.

24. Quelle distinction caractérise le gouvernement direct et le gouvernement représentatif ?

Le gouvernement direct associe les citoyens aux décisions, tandis que le gouvernement représentatif passe par des représentants.
Le gouvernement direct confie les décisions à des juges, tandis que le gouvernement représentatif les soumet au référendum.
Le gouvernement direct repose sur la nomination des dirigeants, tandis que le gouvernement représentatif repose sur le tirage au sort.
Le gouvernement direct sépare les citoyens du pouvoir, tandis que le gouvernement représentatif supprime les intermédiaires politiques.

Le gouvernement direct associe les citoyens aux décisions, tandis que le gouvernement représentatif passe par des représentants.

Explication

Le gouvernement direct permet aux citoyens de participer eux-mêmes aux décisions, alors que le gouvernement représentatif introduit des représentants entre les citoyens et le pouvoir. Confier les décisions à des juges ne définit aucun de ces deux modèles.

25. Quelle forme de représentation repose sur la ressemblance entre le représentant et le représenté ?

La représentation-délégation
La représentation administrative
La représentation-personnification
La représentation mimétique

La représentation mimétique

Explication

La représentation mimétique repose sur une ressemblance entre le représentant et le représenté. La représentation-délégation renvoie plutôt à un pouvoir confié, tandis que la personnification fait incarner une entité par un représentant.

26. Dans quel régime le représentant dispose-t-il d’une liberté de décision et ne rend-il compte que périodiquement par l’élection ?

Dans le régime de la représentation mimétique
Dans le régime du mandat impératif
Dans le régime du mandat représentatif
Dans le régime de la démocratie directe

Dans le régime du mandat représentatif

Explication

Le mandat représentatif laisse au représentant une liberté de décision et organise un contrôle périodique par l’élection. Le mandat impératif impose au contraire de respecter les instructions du représenté.

27. Quelle conception de la souveraineté considère le peuple comme composé d’individus titulaires d’un suffrage universel et égal ?

La souveraineté populaire
La souveraineté nationale
La souveraineté administrative
La souveraineté parlementaire

La souveraineté populaire

Explication

La souveraineté populaire attribue la souveraineté aux individus composant le peuple et associe cette conception à un suffrage universel et égal. La souveraineté nationale l’attribue à la nation conçue comme une personne morale abstraite.

28. Qu’est-ce qui distingue l’élection de la nomination comme mode de dévolution du pouvoir ?

L’élection dépend d’une autorité, tandis que la nomination repose sur un choix effectué par un groupe.
L’élection désigne un titulaire par succession, tandis que la nomination organise un vote entre candidats.
L’élection repose sur un choix effectué par un groupe, tandis que la nomination dépend d’une autorité.
L’élection confie le pouvoir à une institution judiciaire, tandis que la nomination revient aux électeurs.

L’élection repose sur un choix effectué par un groupe, tandis que la nomination dépend d’une autorité.

Explication

L’élection est une dévolution du pouvoir fondée sur un choix réalisé par et au sein d’un groupe. La nomination procède plutôt de la décision d’une autorité, ce qui la distingue du choix électoral.

29. Quelle chronologie correspond à l’instauration du suffrage universel masculin et à l’acquisition du droit de vote des femmes ?

Le suffrage universel masculin apparaît en 1848 et le vote des femmes est acquis en 1945.
Le suffrage universel masculin apparaît en 1870 et le vote des femmes est acquis en 1944.
Le suffrage universel masculin apparaît en 1832 et le vote des femmes est acquis en 1958.
Le suffrage universel masculin apparaît en 1832 et le vote des femmes est acquis en 1944.

Le suffrage universel masculin apparaît en 1832 et le vote des femmes est acquis en 1944.

Explication

Le suffrage universel masculin apparaît en 1832, tandis que le droit de vote des femmes est acquis en 1944. Les autres chronologies modifient l’une de ces deux dates historiques.

30. Que signifie la distinction entre suffrage actif et suffrage passif ?

Le suffrage actif permet d’élire, tandis que le suffrage passif permet d’être élu.
Le suffrage actif permet d’être élu, tandis que le suffrage passif permet de voter.
Le suffrage actif concerne les candidats, tandis que le suffrage passif concerne les bulletins.
Le suffrage actif concerne les partis, tandis que le suffrage passif concerne les tribunaux.

Le suffrage actif permet d’élire, tandis que le suffrage passif permet d’être élu.

Explication

La dimension active du suffrage est le droit d’élire, alors que sa dimension passive est le droit d’être élu. Inverser ces deux dimensions constitue la confusion classique entre électeur et candidat.

31. À quelle condition une élection peut-elle contribuer à garantir la démocratie ?

Lorsqu’elle désigne un candidat soutenu par une autorité et que les électeurs suivent ses consignes.
Lorsqu’elle privilégie une orientation politique et que les électeurs connaissent le résultat avant le vote.
Lorsqu’elle propose un choix pluraliste et que les électeurs disposent d’une conscience civique minimale.
Lorsqu’elle réduit le nombre de tendances et que les électeurs participent selon une obligation générale.

Lorsqu’elle propose un choix pluraliste et que les électeurs disposent d’une conscience civique minimale.

Explication

Une élection ne garantit la démocratie que si elle offre un choix pluraliste et si les électeurs disposent d’une conscience civique minimale. La désignation imposée par une autorité affaiblit précisément le caractère démocratique du scrutin.

32. Quel élément fait partie de la liberté de l’électeur ?

La désignation d’un mandataire ainsi que l’interdiction du bulletin nul.
La publicité du vote ainsi que l’obligation de choisir un candidat déclaré.
La présence au bureau de vote ainsi que la suppression du vote blanc.
Le secret du vote ainsi que la possibilité de s’abstenir ou de voter blanc ou nul.

Le secret du vote ainsi que la possibilité de s’abstenir ou de voter blanc ou nul.

Explication

La liberté de l’électeur comprend le secret du vote et la possibilité de s’abstenir, notamment par un bulletin blanc ou nul. Rendre le vote public ou imposer le choix d’un candidat limiterait cette liberté.

33. Quelle situation peut légalement limiter la liberté de candidature ?

L’absence de casier judiciaire requis, le respect de l’âge légal et l’obtention de parrainages d’élus.
La disponibilité du candidat, la longueur de sa campagne et le nombre de réunions organisées.
La popularité insuffisante du candidat, la faible participation attendue et l’absence de soutien médiatique.
La préférence des électeurs, la concurrence entre partis et la présence d’un candidat sortant.

L’absence de casier judiciaire requis, le respect de l’âge légal et l’obtention de parrainages d’élus.

Explication

La liberté de candidature est encadrée par des conditions légales, comme l’âge, l’absence de casier judiciaire requis et les parrainages d’élus. La popularité ou la couverture médiatique peut influencer une campagne, mais ne constitue pas en soi une condition légale de candidature.

34. Que vérifie le juge électoral lorsqu’il contrôle la sincérité du scrutin ?

Que chaque électeur a voté pour le candidat arrivé en tête.
Que le candidat élu a obtenu l’accord préalable de l’administration.
Que le candidat élu l’a été dans le respect des règles applicables.
Que la campagne électorale a bénéficié d’une couverture médiatique équivalente.

Que le candidat élu l’a été dans le respect des règles applicables.

Explication

La sincérité du scrutin signifie que le juge vérifie si l’élection du candidat s’est déroulée conformément aux règles. Il ne s’agit pas d’exiger que tous les électeurs aient voté pour le vainqueur ni que la couverture médiatique soit identique.

35. Comment a évolué le nombre de signatures d’élus exigées pour candidater à une élection nationale ?

Il est passé de 500 jusqu’en 1976 à 100 depuis cette date.
Il est passé de 200 jusqu’en 1976 à 400 depuis cette date.
Il est passé de 50 jusqu’en 1976 à 300 depuis cette date.
Il est passé de 100 jusqu’en 1976 à 500 depuis cette date.

Il est passé de 100 jusqu’en 1976 à 500 depuis cette date.

Explication

Le nombre de signatures d’élus exigées est passé de 100 avant 1976 à 500 depuis cette date. Les autres évolutions proposées ne correspondent pas aux seuils établis.

36. Quelle distinction caractérise le scrutin direct et le scrutin indirect ?

Le premier répartit les sièges entre les partis, tandis que le second sélectionne les candidats les mieux classés
Le premier impose deux tours de vote, tandis que le second repose sur un tour unique
L’électeur choisit plusieurs candidats dans le premier, tandis que le second porte sur un candidat unique
L’électeur désigne directement l’élu dans le premier, tandis que le second passe par des électeurs intermédiaires

L’électeur désigne directement l’élu dans le premier, tandis que le second passe par des électeurs intermédiaires

Explication

Dans un scrutin direct, l’électeur choisit lui-même la personne élue, alors que le scrutin indirect fait intervenir des électeurs intermédiaires déjà élus. Le nombre de candidats, la répartition des sièges et le nombre de tours relèvent d’autres distinctions électorales.

37. Dans quel cas parle-t-on d’un scrutin uninominal plutôt que d’un scrutin de liste ?

Lorsque l’électeur modifie l’ordre des candidats plutôt que de suivre une liste bloquée
Lorsque les sièges sont répartis proportionnellement plutôt qu’attribués au candidat arrivé en tête
Lorsque l’électeur vote pour un seul candidat plutôt que pour plusieurs candidats
Lorsque les électeurs intermédiaires désignent l’élu plutôt que de le choisir directement

Lorsque l’électeur vote pour un seul candidat plutôt que pour plusieurs candidats

Explication

Le scrutin uninominal porte sur un seul candidat, tandis que le scrutin de liste permet de choisir plusieurs candidats. La modification de l’ordre, le mode de répartition des sièges et l’intervention d’électeurs intermédiaires correspondent à d’autres classifications.

38. Que se passe-t-il dans un scrutin majoritaire à deux tours lorsqu’aucun candidat n’obtient la majorité absolue au premier tour ?

Les sièges sont répartis entre les partis selon leur nombre de voix
L’électeur peut modifier l’ordre des candidats inscrits sur chaque liste
Un second tour départage les deux candidats arrivés en tête
Le candidat arrivé en tête est proclamé élu sans nouveau vote

Un second tour départage les deux candidats arrivés en tête

Explication

L’absence de majorité absolue au premier tour conduit à un second tour entre les deux meilleurs candidats. La répartition proportionnelle, le vote préférentiel et l’élection immédiate relèvent d’autres mécanismes.

39. Comment la représentation proportionnelle attribue-t-elle les sièges aux partis politiques ?

Elle donne la totalité des sièges à la liste arrivée en tête au premier tour
Elle attribue à chaque parti un nombre de sièges proportionnel à sa force numérique
Elle réserve les sièges aux candidats désignés par des électeurs intermédiaires
Elle attribue tous les sièges au candidat ayant obtenu le plus grand nombre de voix

Elle attribue à chaque parti un nombre de sièges proportionnel à sa force numérique

Explication

La représentation proportionnelle cherche à faire correspondre le nombre de sièges obtenu par chaque parti à sa force numérique. L’attribution de tous les sièges au vainqueur caractérise plutôt une logique majoritaire.

40. Quel effet politique est généralement associé à la représentation proportionnelle plutôt qu’au scrutin majoritaire ?

Elle facilite la formation d’une majorité parlementaire réunie autour d’un seul parti
Elle favorise la multiplication des partis et la représentation de mouvances sociales
Elle simplifie la structure partisane et renforce la concentration des forces politiques
Elle produit un bipartisme figé avec une alternance entre deux partis dominants

Elle favorise la multiplication des partis et la représentation de mouvances sociales

Explication

La représentation proportionnelle favorise le multipartisme et permet une meilleure prise en compte de diverses mouvances sociales. La simplification partisane et la concentration des forces sont plutôt associées au scrutin majoritaire.

41. Quelle conséquence institutionnelle le scrutin majoritaire tend-il à produire par rapport à la représentation proportionnelle ?

Il facilite la formation d’une majorité claire capable de gouverner
Il accroît la représentation parlementaire des mouvances sociales minoritaires
Il favorise des coalitions issues de compromis entre plusieurs partis
Il rend plus fréquente la négociation entre formations centristes

Il facilite la formation d’une majorité claire capable de gouverner

Explication

Le scrutin majoritaire tend à dégager une majorité claire, ce qui facilite l’exercice du pouvoir gouvernemental. La recherche de compromis centristes et la formation de coalitions caractérisent davantage la représentation proportionnelle.

42. Quelle distinction oppose la forme de gouvernement au régime politique ?

La forme de gouvernement concerne la répartition des compétences, tandis que le régime politique concerne ses modalités entre les organes
La forme de gouvernement concerne les relations internationales, tandis que le régime politique concerne la composition du corps électoral
La forme de gouvernement concerne les libertés publiques, tandis que le régime politique concerne l’organisation territoriale de l’État
La forme de gouvernement concerne les élections, tandis que le régime politique concerne le nombre de partis représentés

La forme de gouvernement concerne la répartition des compétences, tandis que le régime politique concerne ses modalités entre les organes

Explication

La forme de gouvernement désigne le principe selon lequel les compétences sont réparties, tandis que le régime politique décrit la manière dont cette répartition fonctionne entre les organes. Les autres propositions déplacent cette distinction vers des thèmes électoraux, territoriaux ou internationaux.

43. Quel est l’objectif principal de la séparation des pouvoirs ?

Confier les fonctions de l’État à un organe central afin d’accélérer les décisions
Réserver la fonction législative aux tribunaux pour contrôler l’action gouvernementale
Répartir les fonctions de l’État entre plusieurs organes pour éviter leur concentration
Organiser les élections selon une représentation proportionnelle des partis

Répartir les fonctions de l’État entre plusieurs organes pour éviter leur concentration

Explication

La séparation des pouvoirs répartit les fonctions étatiques entre plusieurs organes afin d’empêcher qu’un seul organe concentre l’ensemble du pouvoir. La centralisation, l’attribution de la loi aux tribunaux et la représentation proportionnelle répondent à d’autres logiques.

44. Quel auteur a défendu une séparation coordonnée des pouvoirs dans le Deuxième traité du gouvernement civil, publié en 1688 ?

Jean-Jacques Rousseau
John Locke
Montesquieu
Alexis de Tocqueville

John Locke

Explication

John Locke expose cette conception dans le Deuxième traité du gouvernement civil, publié en 1688, pour limiter les abus du pouvoir monarchique. Montesquieu a également théorisé la séparation des pouvoirs, mais dans De l’esprit des lois.

45. Quelle opposition distingue le régime présidentiel du régime parlementaire ?

Le régime présidentiel repose sur une séparation rigide, tandis que le régime parlementaire repose sur le dialogue et la responsabilité politique
Le régime présidentiel permet la dissolution du Congrès par le président, tandis que le régime parlementaire sépare strictement les organes
Le régime présidentiel organise une collaboration fondée sur la confiance, tandis que le régime parlementaire établit une défiance institutionnelle
Le régime présidentiel repose sur la responsabilité du gouvernement devant le Parlement, tandis que le régime parlementaire exclut cette responsabilité

Le régime présidentiel repose sur une séparation rigide, tandis que le régime parlementaire repose sur le dialogue et la responsabilité politique

Explication

Le régime présidentiel se caractérise par une séparation rigide, avec un président à la tête de l’exécutif et un Congrès non dissoluble. Le régime parlementaire repose au contraire sur le dialogue entre organes et sur la responsabilité politique du gouvernement.

46. Quel est l’objectif principal de la séparation des pouvoirs dans l’organisation de l’État ?

Isoler les organes afin d’empêcher toute interaction institutionnelle
Réunir les fonctions publiques pour accélérer les décisions politiques
Confier les fonctions de l’État à un organe supérieur unique
Distinguer les fonctions et les organes pour limiter les abus de pouvoir

Distinguer les fonctions et les organes pour limiter les abus de pouvoir

Explication

La séparation des pouvoirs répartit les fonctions de l’État entre différents organes afin de limiter les abus. L’isolement complet des organes empêcherait toutefois l’action coordonnée de l’État, ce qui ne correspond pas au principe.

47. Quelle conception John Locke défend-il dans le Deuxième traité du gouvernement civil, publié en 1688 ?

Organiser une indépendance totale des organes afin d’éviter toute coordination
Concentrer les pouvoirs afin de renforcer l’autorité de la monarchie anglaise
Séparer les pouvoirs tout en maintenant leur coordination pour limiter la monarchie
Supprimer les fonctions exécutives pour privilégier l’autorité du Parlement

Séparer les pouvoirs tout en maintenant leur coordination pour limiter la monarchie

Explication

John Locke cherche à limiter les prérogatives de la monarchie en séparant les pouvoirs sans supprimer leur coordination. Une indépendance totale des organes ne correspond donc pas à sa conception.

48. Selon Montesquieu, comment éviter les abus liés à l’exercice d’un pouvoir unique ?

Confier le pouvoir à plusieurs organes capables de se neutraliser mutuellement
Subordonner les organes politiques à une autorité monarchique indépendante
Séparer les institutions sans prévoir de mécanisme d’action réciproque
Attribuer toutes les fonctions publiques à un organe élu par la majorité

Confier le pouvoir à plusieurs organes capables de se neutraliser mutuellement

Explication

Montesquieu propose de répartir l’exercice du pouvoir entre plusieurs organes capables de se faire contrepoids. Une séparation dépourvue de mécanismes réciproques ne permettrait pas cette neutralisation mutuelle.

49. Quelle distinction décrit correctement les facultés de statuer et d’empêcher ?

Statuer suspend une loi, tandis qu’empêcher répartit les compétences publiques
Statuer produit ou modifie une décision, tandis qu’empêcher la neutralise
Statuer annule une décision, tandis qu’empêcher élabore une nouvelle règle
Statuer contrôle un organe, tandis qu’empêcher organise les élections nationales

Statuer produit ou modifie une décision, tandis qu’empêcher la neutralise

Explication

La faculté de statuer permet de prendre ou de modifier une décision, alors que la faculté d’empêcher rend nulle la résolution d’un autre organe. Confondre l’annulation avec l’élaboration d’une règle inverse ces deux fonctions.

50. Quelle organisation caractérise le régime présidentiel selon le principe de séparation des pouvoirs ?

Un exécutif présidentiel, un Congrès non dissoluble et des mécanismes de défiance
Un exécutif collégial contrôlé par une assemblée pouvant le révoquer librement
Un gouvernement responsable devant le Parlement, avec une dissolution réciproque
Un Parlement pouvant dissoudre le président et exercer directement l’exécutif

Un exécutif présidentiel, un Congrès non dissoluble et des mécanismes de défiance

Explication

Le régime présidentiel repose sur une séparation rigide entre un président exécutif et un Congrès non dissoluble, avec notamment le veto et l’impeachment. La responsabilité politique du gouvernement et la dissolution réciproque caractérisent plutôt le régime parlementaire.

51. Quel mécanisme correspond au fonctionnement d’un régime parlementaire ?

La neutralisation des lois par un président irresponsable devant le Parlement
La séparation rigide, l’absence de dissolution et l’indépendance politique du gouvernement
La concentration de l’exécutif et du législatif entre les mains d’un même organe
Le dialogue entre les organes, la responsabilité gouvernementale et la dissolution

Le dialogue entre les organes, la responsabilité gouvernementale et la dissolution

Explication

Le régime parlementaire repose sur un dialogue entre les organes, la responsabilité politique du gouvernement et des mécanismes réciproques comme l’initiative législative et la dissolution. L’absence de dissolution et la séparation rigide renvoient au régime présidentiel.

52. Pourquoi le fait majoritaire réduit-il la portée pratique de la séparation des pouvoirs ?

Les organes publics deviennent indépendants de toute majorité électorale
Les partis alternent au pouvoir sans obtenir de majorité parlementaire stable
Le peuple exerce directement toutes les fonctions exécutives et législatives
Le parti vainqueur contrôle à la fois le gouvernement et le parlement

Le parti vainqueur contrôle à la fois le gouvernement et le parlement

Explication

Le fait majoritaire concentre temporairement le pouvoir lorsque le parti victorieux dirige à la fois le gouvernement et le parlement. L’alternance entre partis relève plutôt du pluralisme et ne décrit pas cette concentration institutionnelle.

53. Quelle distinction la conception contemporaine établit-elle entre pouvoirs constituants et pouvoirs constitués ?

Les pouvoirs constituants créent la Constitution, tandis que les pouvoirs constitués sont par elle créés et limités
Les pouvoirs constitués créent la Constitution, tandis que les pouvoirs constituants lui sont juridiquement subordonnés
Les pouvoirs constituants contrôlent les tribunaux, tandis que les pouvoirs constitués dirigent les partis
Les pouvoirs constituants appliquent les lois, tandis que les pouvoirs constitués désignent les électeurs

Les pouvoirs constituants créent la Constitution, tandis que les pouvoirs constitués sont par elle créés et limités

Explication

Les pouvoirs constituants, détenus par le peuple, établissent la Constitution, tandis que les pouvoirs constitués sont institués et limités par elle. Inverser ces rôles revient à attribuer aux organes constitutionnels le pouvoir de créer la norme qui les encadre.

54. Dans quelle situation le fait majoritaire concentre-t-il le pouvoir politique ?

Lorsque le parti vainqueur contrôle simultanément le gouvernement et le parlement
Lorsque le gouvernement est formé sans soutien parlementaire durable
Lorsque plusieurs partis se partagent les sièges et négocient chaque décision
Lorsque le parlement exerce un contrôle renforcé sur une coalition minoritaire

Lorsque le parti vainqueur contrôle simultanément le gouvernement et le parlement

Explication

Le fait majoritaire apparaît lorsque le parti qui remporte les élections contrôle à la fois le gouvernement et le parlement. Un partage des sièges entre plusieurs partis correspond au pluralisme plutôt qu’à cette concentration.

55. Quel énoncé décrit correctement le pouvoir constituant dans l’ordre constitutionnel ?

Il appartient au peuple et crée les pouvoirs constitués, qui lui sont subordonnés
Il appartient aux juridictions et remplace les institutions créées par la Constitution
Il appartient au gouvernement et organise les pouvoirs constituants qui contrôlent la Constitution
Il appartient au Parlement et peut modifier librement les pouvoirs constitués sans contrainte constitutionnelle

Il appartient au peuple et crée les pouvoirs constitués, qui lui sont subordonnés

Explication

Le pouvoir constituant appartient au peuple et établit les pouvoirs constitués, lesquels doivent respecter la Constitution qui les encadre. Le gouvernement, le Parlement et les juridictions sont des pouvoirs constitués et ne se situent donc pas à l’origine de cet ordre.

56. Quel événement a précédé l’adoption de la Constitution fédérale américaine de 1787 ?

La réunion des États fédérés dans une nouvelle Chambre sénatoriale
L’adoption de la Déclaration d’indépendance le 4 juillet 1776
La création de la Cour suprême par le Congrès en 1787
L’élection du premier président américain au suffrage direct

L’adoption de la Déclaration d’indépendance le 4 juillet 1776

Explication

Le Congrès continental a adopté la Déclaration d’indépendance le 4 juillet 1776, avant l’organisation constitutionnelle fédérale de 1787. La Constitution de 1787 n’a donc pas précédé la Déclaration et n’a pas créé directement la Déclaration d’indépendance.

57. Quelle répartition des fonctions la Constitution américaine de 1787 établit-elle entre les organes fédéraux ?

Le président fait la loi, le Congrès l’exécute et les juges contrôlent les élections
Le Congrès juge les litiges, le président vote les lois et les juges les exécutent
Le pouvoir judiciaire fait la loi, le président juge et le Congrès dirige l’armée
Le Congrès fait la loi, le président l’exécute et le pouvoir judiciaire juge

Le Congrès fait la loi, le président l’exécute et le pouvoir judiciaire juge

Explication

La Constitution de 1787 distingue la fonction législative du Congrès, la fonction exécutive du président et la fonction judiciaire des tribunaux. Le renforcement ultérieur du rôle présidentiel ne supprime pas cette répartition constitutionnelle initiale.

58. Que signifie l’autonomie constitutionnelle d’un État fédéré américain ?

Il peut écarter les règles fédérales lorsqu’elles contredisent sa Constitution locale
Il applique les décisions fédérales sans institutions ni pouvoirs publics autonomes
Il dispose d’une souveraineté extérieure comparable à celle d’un État indépendant
Il possède une Constitution et un ordre juridique propres, subordonnés à la Constitution fédérale

Il possède une Constitution et un ordre juridique propres, subordonnés à la Constitution fédérale

Explication

Un État fédéré possède ses propres institutions, pouvoirs publics et ordre juridique, mais ceux-ci restent soumis à la Constitution fédérale. Cette autonomie ne lui confère donc pas une souveraineté extérieure ni le pouvoir d’écarter le droit fédéral.

59. Quelle composition correspond au Congrès américain ?

Une Chambre de 435 représentants élus pour deux ans et un Sénat de deux membres par État
Une Chambre de 435 représentants nommés à vie et un Sénat élu pour six mois
Une Chambre de 100 représentants élus pour quatre ans et un Sénat de 435 membres par État
Une Chambre de deux membres par État et un Sénat de 435 représentants élus pour deux ans

Une Chambre de 435 représentants élus pour deux ans et un Sénat de deux membres par État

Explication

Le Congrès est bicaméral : la Chambre des représentants compte 435 membres élus pour deux ans, tandis que le Sénat comprend deux membres par État fédéré. Les autres propositions inversent ces caractéristiques ou modifient leur mode de désignation.

60. Sur quels éléments repose principalement la Constitution anglaise ?

Sur un texte constitutionnel unique adopté par référendum au début du vingtième siècle
Sur la coutume, complétée par des textes historiques comme la Grande Charte et l’Habeas Corpus
Sur des constitutions écrites propres à chaque région du Royaume-Uni
Sur des décisions présidentielles réunies dans un code constitutionnel centralisé

Sur la coutume, complétée par des textes historiques comme la Grande Charte et l’Habeas Corpus

Explication

La Constitution anglaise repose principalement sur la coutume et s’appuie aussi sur des textes historiques, notamment la Grande Charte de 1215 et l’Habeas Corpus de 1679. Elle ne se présente donc pas comme un document constitutionnel unique.

61. Que désigne la souveraineté du Parlement dans le régime constitutionnel anglais ?

La place centrale des deux Chambres du Parlement dans le fonctionnement constitutionnel
La souordination du Parlement aux décisions judiciaires prises par la Chambre des Lords
Le pouvoir législatif personnel du Premier ministre indépendant des Chambres
La capacité de la monarchie à suspendre les lois votées par les représentants

La place centrale des deux Chambres du Parlement dans le fonctionnement constitutionnel

Explication

La souveraineté du Parlement signifie que la Chambre des Lords et la Chambre des communes occupent le centre du fonctionnement constitutionnel. Elle ne confie pas au Premier ministre, à lui seul, l’exercice du pouvoir législatif.

62. Quelle exigence découle du règne de la loi dans le régime constitutionnel anglais ?

Les autorités publiques sont soumises aux mêmes règles que les citoyens et l’arbitraire est écarté
Les citoyens sont soumis à des règles distinctes afin de préserver la liberté d’action du gouvernement
Les autorités peuvent suspendre les règles ordinaires lorsqu’elles invoquent un intérêt politique
Les juges peuvent remplacer les règles communes par des décisions adaptées à chaque situation

Les autorités publiques sont soumises aux mêmes règles que les citoyens et l’arbitraire est écarté

Explication

Le règne de la loi exclut l’arbitraire et soumet les autorités aux mêmes règles que les citoyens ordinaires. Il ne crée donc pas un régime de règles différentes pour les gouvernants ni une liberté générale de suspendre le droit.

63. Quel rôle réel le Premier ministre britannique exerce-t-il après sa nomination parmi les dirigeants du parti vainqueur ?

Il partage la direction du gouvernement avec les communes sans pouvoir fixer ses priorités
Il préside les tribunaux supérieurs, contrôle les juges et rédige les décisions de justice
Il représente la monarchie dans les cérémonies et laisse la conduite du Cabinet aux Lords
Il dirige le Cabinet, fixe l’ordre du jour et conduit les forces armées ainsi que la diplomatie

Il dirige le Cabinet, fixe l’ordre du jour et conduit les forces armées ainsi que la diplomatie

Explication

Le Premier ministre dirige le Cabinet, fixe l’ordre du jour et assume le rôle réel de chef des forces armées et de la diplomatie. La Chambre des Lords et les juridictions ne lui transfèrent pas leurs fonctions propres.

64. Quelle différence distingue le gouvernement direct du gouvernement représentatif ?

Le gouvernement direct associe le peuple aux décisions sans représentant, tandis que le gouvernement représentatif passe par un intermédiaire
Le gouvernement direct confie les décisions à des élus, tandis que le gouvernement représentatif les soumet directement aux citoyens
Le gouvernement direct réserve les décisions aux tribunaux, tandis que le gouvernement représentatif les attribue aux partis
Le gouvernement direct repose sur un mandat électoral, tandis que le gouvernement représentatif exclut toute relation avec les électeurs

Le gouvernement direct associe le peuple aux décisions sans représentant, tandis que le gouvernement représentatif passe par un intermédiaire

Explication

Dans le gouvernement direct, le peuple participe lui-même aux décisions ; dans le gouvernement représentatif, un représentant intervient entre le citoyen et le pouvoir. La présence d’un intermédiaire constitue donc le critère distinctif du gouvernement représentatif.

65. Que caractérise la représentation-délégation ?

Le représentant agit juridiquement pour le compte d’un autre individu ou groupe
Le représentant exerce une fonction judiciaire indépendante des personnes concernées
Le représentant transmet une opinion collective sans agir au nom de ses membres
Le représentant est choisi parce qu’il ressemble socialement au groupe qu’il prétend représenter

Le représentant agit juridiquement pour le compte d’un autre individu ou groupe

Explication

La représentation-délégation est un mécanisme juridique dans lequel une personne ou un groupe agit pour le compte d’une autre personne ou d’un autre groupe. La ressemblance entre représentant et représentés relève plutôt de la représentation mimétique.

66. Quelle conséquence le mandat représentatif produit-il pour l’élu ?

Il agit au nom du gouvernement sans lien institutionnel avec les citoyens qui l’ont élu
Il doit suivre les instructions précises des électeurs et obtenir leur accord avant chaque décision
Il doit rendre compte quotidiennement aux représentés, qui peuvent modifier chacune de ses décisions
Il peut agir librement et ne rend compte au représenté que de manière épisodique par les élections

Il peut agir librement et ne rend compte au représenté que de manière épisodique par les élections

Explication

Le mandat représentatif laisse à l’élu une liberté d’action et prévoit un contrôle principalement électoral, exercé de manière épisodique. Il ne correspond donc pas à un mandat impératif exigeant une autorisation constante des électeurs.

67. À qui appartient la souveraineté nationale dans la conception de l’abbé Sieyès ?

À l’administration de l’État, qui dispose d’une personnalité indépendante de la nation
À l’ensemble des individus présents qui exercent directement chaque compétence politique
Aux représentants élus, qui deviennent propriétaires de la souveraineté après leur élection
À la nation, personne morale distincte qui englobe les générations passées, présentes et futures

À la nation, personne morale distincte qui englobe les générations passées, présentes et futures

Explication

Pour l’abbé Sieyès, la souveraineté nationale appartient à la nation conçue comme une personne morale distincte des individus présents. Cette notion inclut la continuité entre les générations, contrairement à une souveraineté réduite aux citoyens actuels ou aux élus.

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Qu'est-ce que le droit constitutionnel politique étudie ?

Les systèmes de normes organisant et stabilisant les relations gouvernants-gouvernés et fondant l'État.

Quand l'expression « droit constitutionnel » est-elle apparue en France ?

Vers 1775-1777.

Que désigne l'expression « droit constitutionnel » ?

Un droit individuel, un ensemble de normes constitutionnelles et une discipline intellectuelle.

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