QCM : Règle de droit et droits subjectifs (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne le droit objectif dans un État donné à un moment donné ?

Les décisions rendues par les juridictions de cet État
Les usages sociaux suivis par une partie de la population
L’ensemble des règles de droit applicables dans cet État
L’ensemble des prérogatives individuelles reconnues aux personnes

L’ensemble des règles de droit applicables dans cet État

Explication

Le droit objectif correspond au système des règles juridiques applicables dans un État à une période déterminée. Les prérogatives individuelles relèvent des droits subjectifs, et non du droit objectif.

2. Quelle situation illustre l’exercice d’un droit subjectif ?

Une personne invoque son droit de propriété sur un bien
Un tribunal définit les règles générales de la procédure civile
Le législateur adopte une règle générale applicable à tous
L’État organise les compétences de ses collectivités publiques

Une personne invoque son droit de propriété sur un bien

Explication

Un droit subjectif est une prérogative individuelle dont une personne peut se prévaloir dans ses rapports avec autrui. Une règle générale adoptée par le législateur relève, elle, du droit objectif.

3. Quel est l’un des objectifs principaux d’un cours d’introduction générale au droit ?

Construire une culture juridique générale et une méthodologie du juriste
Présenter exclusivement l’histoire des institutions politiques françaises
Remplacer l’étude des règles par l’analyse des comportements sociaux
Former directement à la pratique spécialisée d’une profession judiciaire

Construire une culture juridique générale et une méthodologie du juriste

Explication

L’introduction générale au droit présente les grandes notions et mécanismes juridiques, fournit des connaissances élémentaires et développe une culture ainsi qu’une méthodologie juridiques. Elle ne se limite donc ni à une profession spécialisée ni à l’histoire politique.

4. Quelle distinction caractérise principalement le droit privé et le droit public ?

Le droit privé fixe les peines, tandis que le droit public règle les contrats entre particuliers
Le droit privé régit les particuliers, tandis que le droit public concerne l’État et les personnes publiques
Le droit privé concerne les tribunaux, tandis que le droit public définit le statut des personnes
Le droit privé organise l’État, tandis que le droit public protège les intérêts individuels des particuliers

Le droit privé régit les particuliers, tandis que le droit public concerne l’État et les personnes publiques

Explication

Le droit privé régit principalement les rapports entre particuliers et protège leurs intérêts individuels, tandis que le droit public organise l’État et les collectivités publiques. Les autres propositions inversent ou déforment cette répartition.

5. Pourquoi la summa divisio entre droit privé et droit public est-elle discutée ?

Parce que certaines matières, comme le droit pénal, relèvent des deux branches
Parce que le droit public a remplacé les catégories du droit privé dans les systèmes modernes
Parce qu’elle ne permet pas d’ordonner les connaissances juridiques ni les compétences des tribunaux
Parce que les droits privé et public portent sur des règles identiques dans toutes les matières

Parce que certaines matières, comme le droit pénal, relèvent des deux branches

Explication

La summa divisio reste utile pour organiser les connaissances juridiques et les compétences juridictionnelles, mais certaines matières, notamment le droit pénal, présentent une dimension privée et une dimension publique. Elle n’est donc pas dépourvue d’utilité, mais elle n’est pas absolument étanche.

6. Quelle caractéristique définit le droit civil ?

Il règle principalement le fonctionnement des juridictions et le déroulement des procès
Il organise la réaction de l’État face aux infractions et fixe les peines correspondantes
Il s’applique à des situations particulières en dérogeant au droit commun
Il constitue le droit commun applicable à tous et régit notamment les personnes et les biens

Il constitue le droit commun applicable à tous et régit notamment les personnes et les biens

Explication

Le droit civil est le droit commun applicable à tous, notamment pour le statut des personnes, les relations privées et les pouvoirs exercés sur les biens. Le droit pénal, la procédure et les droits spéciaux répondent à des fonctions différentes.

7. Quelle proposition distingue correctement une règle substantielle d’une règle de procédure ?

La règle substantielle règle les formalités, tandis que la règle de procédure établit les comportements interdits
La règle substantielle désigne le tribunal, tandis que la règle de procédure définit l’infraction
La règle substantielle fixe le fond, tandis que la règle de procédure organise le procès et la justice
La règle substantielle concerne les juges, tandis que la règle de procédure protège les droits sur les biens

La règle substantielle fixe le fond, tandis que la règle de procédure organise le procès et la justice

Explication

Les règles substantielles déterminent les règles de fond et les conduites juridiques, tandis que les règles de procédure organisent la justice, les compétences et le déroulement du procès. La définition d’une infraction ou d’un droit relève donc du fond plutôt que de la procédure.

8. Quels principes la Révolution française proclame-t-elle en 1789 dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ?

La codification complète du droit civil, la hiérarchie des tribunaux et la liberté contractuelle
La séparation des codes, la responsabilité administrative et la compétence des juges consulaires
L’égalité en droit, le respect de la propriété privée et le droit à la sûreté
L’unification du droit commercial, la protection des créanciers et la procédure pénale moderne

L’égalité en droit, le respect de la propriété privée et le droit à la sûreté

Explication

En 1789, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme notamment l’égalité en droit, la protection de la propriété privée et le droit à la sûreté. La codification des grandes branches intervient principalement durant la période napoléonienne.

9. À quelle date le Code civil a-t-il été adopté ?

Le 9 décembre 1905, lors de l’adoption d’une grande loi républicaine
Le 18 brumaire an VIII, lors de l’arrivée au pouvoir de Bonaparte
Le 21 mars 1804, correspondant au 30 ventôse an XII
Le 14 juillet 1789, au début de la Révolution française

Le 21 mars 1804, correspondant au 30 ventôse an XII

Explication

Le Code civil a été adopté le 21 mars 1804, soit le 30 ventôse an XII, et a unifié le droit civil français. Les autres dates renvoient à des événements historiques distincts ou ne correspondent pas à son adoption.

10. Quel ensemble correspond aux cinq principaux codes de la codification napoléonienne ?

Code civil, Code administratif, Code fiscal, Code rural et Code de la nationalité
Code de procédure civile, Code des collectivités, Code maritime, Code social et Code constitutionnel
Code de commerce, Code électoral, Code du travail, Code pénal et Code de l’environnement
Code civil, Code de procédure civile, Code de commerce, Code d’instruction criminelle et Code pénal

Code civil, Code de procédure civile, Code de commerce, Code d’instruction criminelle et Code pénal

Explication

La codification napoléonienne comprend le Code civil de 1804, le Code de procédure civile de 1806, le Code de commerce de 1807, le Code d’instruction criminelle de 1808 et le Code pénal de 1810. Les autres ensembles mélangent des codes plus récents ou des catégories qui ne correspondent pas à cette codification.

11. Autour de quels grands thèmes le Code civil est-il structuré ?

Les infractions, les peines, l’enquête pénale et l’organisation des forces de sécurité
Les institutions politiques, les élections, les collectivités publiques et les relations diplomatiques
Les tribunaux, les magistrats, les recours et les formalités du procès civil
Les personnes, les biens et la propriété, l’acquisition de la propriété et les sûretés

Les personnes, les biens et la propriété, l’acquisition de la propriété et les sûretés

Explication

Le Code civil ordonne notamment ses règles autour des personnes, des biens et de la propriété, des moyens d’acquérir la propriété et des sûretés. Il ne constitue donc pas une simple compilation et ne se confond pas avec les codes pénal, administratif ou de procédure.

12. Quelle fonction caractérise une juridiction étatique ?

Organiser une négociation privée entre les personnes concernées
Faciliter un accord entre les parties sans imposer de décision
Trancher un litige en appliquant les règles de droit pertinentes
Formuler des recommandations dépourvues de portée contentieuse

Trancher un litige en appliquant les règles de droit pertinentes

Explication

Une juridiction dit le droit et tranche le litige en appliquant les règles qui lui sont applicables. La recherche d’un accord sans décision imposée relève plutôt des modes amiables de résolution des conflits.

13. Quelle association entre ordre juridictionnel et juridiction suprême est correcte ?

Les deux ordres relèvent du Conseil d’État pour l’interprétation des règles applicables
L’ordre administratif relève de la Cour de cassation, et l’ordre judiciaire du Conseil d’État
L’ordre administratif relève du Conseil d’État, et l’ordre judiciaire de la Cour de cassation
Les deux ordres relèvent de la Cour de cassation pour leurs décisions définitives

L’ordre administratif relève du Conseil d’État, et l’ordre judiciaire de la Cour de cassation

Explication

Le dualisme juridictionnel distingue l’ordre administratif, placé au sommet sous l’autorité du Conseil d’État, et l’ordre judiciaire, placé sous celle de la Cour de cassation. Inverser ces deux juridictions constitue la confusion classique entre les deux ordres.

14. Quelle loi a posé le principe de séparation entre les ordres administratif et judiciaire ?

L’article 1er de la Constitution
La réforme contractuelle de 2016
La loi des 16-24 août 1790
La loi du 9 décembre 1905

La loi des 16-24 août 1790

Explication

La loi des 16-24 août 1790 a interdit aux juges judiciaires de troubler les opérations du corps administratif et a ainsi posé la séparation des ordres. La loi de 1905 concerne les relations entre les Églises et l’État, non l’organisation juridictionnelle.

15. Pourquoi la Cour de cassation ne constitue-t-elle pas un troisième degré de juridiction ?

Parce qu’elle exerce l’autorité suprême sur l’ordre administratif
Parce qu’elle contrôle l’application du droit sans rejuger les faits
Parce qu’elle recherche un accord entre les parties au litige
Parce qu’elle rejugе l’affaire entière en fait et en droit

Parce qu’elle contrôle l’application du droit sans rejuger les faits

Explication

La Cour de cassation est juge du droit : elle vérifie la correcte application des règles juridiques par les juges du fond. Le réexamen complet des faits et du droit correspond à l’effet dévolutif de l’appel.

16. Quel exemple illustre une règle juridique dont le contenu peut aussi être moral ou religieux ?

La préférence personnelle pour une pratique spirituelle
L’obligation de respecter une formule de politesse
L’interdiction du meurtre et du vol
Le choix individuel d’une conduite sans effet juridique

L’interdiction du meurtre et du vol

Explication

L’interdiction du meurtre et du vol peut appartenir à la fois au droit, à la morale et à la religion. Les formules de politesse et les préférences personnelles ne présentent pas nécessairement un contenu juridique équivalent.

17. Que signifie le principe pacta sunt servanda en droit des contrats ?

La parole donnée doit être respectée dans l’exécution du contrat
Les parties doivent adopter les usages courtois de leur milieu
Un contrat peut être écarté lorsque son exécution devient difficile
Une promesse dépourvue de contrat produit les mêmes effets juridiques

La parole donnée doit être respectée dans l’exécution du contrat

Explication

Le principe pacta sunt servanda impose le respect de la parole donnée et fonde l’exécution des engagements contractuels. Les règles de politesse peuvent guider les comportements, mais elles n’ont pas la même portée juridique.

18. Quelle proposition décrit correctement le rapport entre règle de droit et norme morale ou religieuse ?

La règle de droit ne peut concerner que des comportements dépourvus de portée sociale
La règle de droit exclut tout contenu issu de convictions morales ou religieuses
La règle de droit se confond avec toute norme morale ou religieuse de même contenu
La règle de droit peut coïncider avec une norme morale ou religieuse sans se confondre avec elle

La règle de droit peut coïncider avec une norme morale ou religieuse sans se confondre avec elle

Explication

Une règle juridique peut reprendre un contenu moral ou religieux, par exemple l’interdiction du meurtre ou l’obligation alimentaire, tout en demeurant une règle distincte. La proximité de contenu ne supprime pas la différence entre les systèmes normatifs.

19. Quelle finalité distingue principalement la règle de droit de la morale et de la religion ?

La règle de droit organise d’abord l’adhésion personnelle à une croyance
La règle de droit cherche avant tout la perfection spirituelle de l’individu
La règle de droit vise principalement la paix intérieure de la conscience
La règle de droit vise la paix sociale dans les rapports avec autrui

La règle de droit vise la paix sociale dans les rapports avec autrui

Explication

La règle de droit organise la paix sociale dans les relations entre les personnes, tandis que la morale et la religion s’adressent principalement à la conscience et à la paix intérieure. Réduire le droit à une démarche spirituelle confond sa finalité sociale avec celle d’autres normes.

20. Quelle modification la réforme de 2016 a-t-elle apportée à l’appréciation de la validité d’un contrat ?

Elle a remplacé la référence aux bonnes mœurs par l’exigence d’un contenu licite
Elle a remplacé l’exigence d’un contenu licite par la référence aux bonnes mœurs
Elle a supprimé toute exigence portant sur le contenu du contrat
Elle a soumis la validité du contrat à une appréciation religieuse des parties

Elle a remplacé la référence aux bonnes mœurs par l’exigence d’un contenu licite

Explication

La réforme de 2016 a supprimé la référence aux bonnes mœurs et retenu l’exigence d’un contenu licite. Elle n’a donc pas supprimé tout contrôle du contenu contractuel, mais en a modifié le critère juridique.

21. Quel principe est associé à la loi du 9 décembre 1905 ?

La définition constitutionnelle de la France comme République laïque
La suppression des bonnes mœurs comme critère de validité contractuelle
La distinction des ordres administratif et judiciaire sous deux juridictions suprêmes
La séparation des Églises et de l’État avec neutralité de l’État et liberté de culte

La séparation des Églises et de l’État avec neutralité de l’État et liberté de culte

Explication

La loi du 9 décembre 1905 sépare les Églises et l’État, impose la neutralité religieuse de l’État et garantit la liberté de culte. La qualification constitutionnelle de la France comme République laïque relève de l’article 1er de la Constitution.

22. Quels caractères sont traditionnellement attribués à la règle de droit ?

Elle est technique, professionnelle, territoriale et facultative.
Elle est individuelle, concrète, personnelle et temporaire.
Elle est générale, abstraite, impersonnelle et permanente.
Elle est morale, religieuse, volontaire et variable.

Elle est générale, abstraite, impersonnelle et permanente.

Explication

La règle de droit est traditionnellement décrite comme générale, abstraite, impersonnelle et permanente. Ces caractères ne permettent toutefois pas, à eux seuls, de la distinguer de toutes les autres normes.

23. Que signifie la contrainte étatique attachée à une règle de droit ?

La faculté pour chaque personne de modifier la règle applicable.
L’obligation pour les parties de régler leur différend par médiation.
La reconnaissance sociale d’un comportement conforme aux mœurs.
La possibilité de sanctionner sa violation par la force publique.

La possibilité de sanctionner sa violation par la force publique.

Explication

La contrainte étatique correspond à la possibilité de faire sanctionner la violation d’une règle juridique en recourant à la force publique. La simple approbation sociale ou la médiation ne caractérisent pas cette contrainte.

24. Quelle distinction oppose correctement la règle juridique à la norme juridique ?

La règle juridique propose un modèle, tandis que la norme impose une obligation précise.
La règle juridique est facultative, tandis que la norme produit toujours une sanction.
La règle juridique prescrit impérativement, tandis que la norme peut constituer un modèle gradué.
La règle juridique relève des mœurs, tandis que la norme dépend de la force publique.

La règle juridique prescrit impérativement, tandis que la norme peut constituer un modèle gradué.

Explication

La règle juridique est une prescription impérative, alors que la notion de norme juridique est plus large et peut désigner un modèle susceptible de degrés. Confondre les deux notions revient à attribuer à toute norme un caractère nécessairement contraignant.

25. Dans quelle situation une règle supplétive se distingue-t-elle d’une règle impérative ?

Elle peut être écartée par une volonté contraire des parties.
Elle sanctionne une infraction par une peine prononcée par l’État.
Elle s’impose aux parties pour préserver l’ordre public.
Elle formule un modèle de conduite dépourvu d’effets juridiques.

Elle peut être écartée par une volonté contraire des parties.

Explication

Une règle supplétive s’applique lorsque les parties n’ont pas exprimé de volonté contraire. À l’inverse, la règle impérative s’impose à elles et protège notamment l’ordre public.

26. Pourquoi l’existence d’une société rend-elle nécessaire la présence de règles juridiques ?

Elles préviennent ou résolvent les conflits et contribuent à la paix sociale.
Elles remplacent les relations sociales par des décisions prises par l’État.
Elles garantissent que les membres d’une société partagent les mêmes opinions.
Elles organisent les échanges économiques sans intervenir dans les conflits.

Elles préviennent ou résolvent les conflits et contribuent à la paix sociale.

Explication

La vie en société crée des relations susceptibles de provoquer des conflits, ce qui justifie des règles destinées à les prévenir ou à les résoudre. Leur fonction contribue ainsi à maintenir la paix sociale.

27. Quelle opposition caractérise le droit naturel et le droit positif ?

Le droit naturel reflète les coutumes, tandis que le droit positif découle de la raison humaine universelle.
Le droit naturel résulte d’un État donné, tandis que le droit positif repose sur des principes transcendants.
Le droit naturel se veut universel et immuable, tandis que le droit positif dépend d’un État et d’une époque.
Le droit naturel varie selon les sociétés, tandis que le droit positif exprime des règles immuables.

Le droit naturel se veut universel et immuable, tandis que le droit positif dépend d’un État et d’une époque.

Explication

Le droit naturel repose sur des règles présentées comme universelles, immuables et transcendantes. Le droit positif regroupe les règles élaborées par les humains et applicables dans un État déterminé à un moment donné.

28. Selon le positivisme juridique, de quoi dépend l’autorité d’une règle de droit ?

De sa conformité à des principes moraux universels et transcendants.
De son ancienneté et de sa reconnaissance par les générations successives.
De sa forme et de son adoption régulière dans le système juridique positif.
De son accord avec les mœurs et les mentalités de la société.

De sa forme et de son adoption régulière dans le système juridique positif.

Explication

Le positivisme juridique considère que le droit se limite au droit positif et que l’autorité d’une règle dépend de sa forme et de son adoption régulière. La conformité à une morale supérieure relève plutôt d’une conception jusnaturaliste.

29. Comment le positivisme sociologique conçoit-il le droit ?

Comme un phénomène social reflétant les mœurs, les coutumes et les mentalités.
Comme une construction rationnelle indépendante des pratiques collectives.
Comme un système autonome fondé sur la seule procédure d’adoption des règles.
Comme un ensemble de principes immuables tirés d’un ordre transcendant.

Comme un phénomène social reflétant les mœurs, les coutumes et les mentalités.

Explication

Le positivisme sociologique analyse le droit comme un phénomène social qui doit refléter les mœurs, les coutumes et l’état des mentalités. Il se distingue donc d’une conception limitée à la validité formelle des règles.

30. Que désignent les droits subjectifs ?

Les principes moraux qui s’imposent aux personnes indépendamment du droit.
L’ensemble des règles générales qui organisent la vie collective.
Les sanctions imposées par l’État en cas de violation d’une obligation.
Les prérogatives reconnues à une personne par l’application du droit objectif.

Les prérogatives reconnues à une personne par l’application du droit objectif.

Explication

Les droits subjectifs sont les prérogatives individuelles qu’une personne peut exercer en application du droit objectif. Celui-ci désigne plutôt l’ensemble des règles juridiques générales.

31. Que recouvre la personnalité juridique ?

La capacité concrète d’exercer toute prérogative sans aucune restriction.
L’aptitude à acquérir et à exercer des droits et des obligations.
La qualité réservée aux personnes physiques capables de conclure un contrat.
La faculté de créer une règle juridique applicable à l’ensemble de la société.

L’aptitude à acquérir et à exercer des droits et des obligations.

Explication

La personnalité juridique est l’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations ainsi qu’à les exercer. Son existence ne signifie pas que l’exercice de chaque droit est toujours pleinement possible.

32. Quelle situation illustre un acte juridique plutôt qu’un fait juridique ?

Une personne conclut volontairement un contrat pour produire des effets de droit.
Un événement naturel modifie une situation juridique sans intervention humaine.
Le décès d’une personne entraîne l’ouverture de sa succession.
Une personne cause involontairement un dommage qui entraîne une obligation de réparation.

Une personne conclut volontairement un contrat pour produire des effets de droit.

Explication

L’acte juridique repose sur une manifestation de volonté destinée à produire des effets de droit, comme la conclusion d’un contrat. Le fait juridique produit de tels effets indépendamment de la volonté de les provoquer.

33. Quelle distinction caractérise les droits patrimoniaux et extrapatrimoniaux ?

Les droits patrimoniaux ont une valeur monétaire, contrairement aux droits extrapatrimoniaux attachés à la personne.
Les droits patrimoniaux relèvent de la famille, contrairement aux droits extrapatrimoniaux relevant des contrats.
Les droits patrimoniaux sont exercés contre une personne, contrairement aux droits extrapatrimoniaux exercés sur une chose.
Les droits patrimoniaux concernent la personne, contrairement aux droits extrapatrimoniaux liés aux biens.

Les droits patrimoniaux ont une valeur monétaire, contrairement aux droits extrapatrimoniaux attachés à la personne.

Explication

Les droits patrimoniaux peuvent être évalués en argent et intègrent le patrimoine, tandis que les droits extrapatrimoniaux sont attachés à la personne. Le droit à l’image illustre cette seconde catégorie, alors que le droit de propriété relève des droits patrimoniaux.

34. Quel exemple illustre l’exercice direct d’un droit réel ?

Un salarié demande l’exécution de son contrat à son employeur.
Un créancier réclame le paiement d’une somme à son débiteur.
Un locataire exige la réalisation de travaux auprès du bailleur.
Un propriétaire exerce ses prérogatives directement sur son appartement.

Un propriétaire exerce ses prérogatives directement sur son appartement.

Explication

Un droit réel s’exerce directement sur une chose, comme le droit de propriété sur un appartement. Les autres situations mettent en jeu une demande adressée à une personne, ce qui correspond à un droit personnel.

35. Quelles prérogatives composent le droit de propriété ?

La capacité, la jouissance et la représentation.
L’usus, le fructus et l’abusus.
La responsabilité, la sûreté et la prescription.
La possession, la créance et la publicité.

L’usus, le fructus et l’abusus.

Explication

Le droit de propriété comprend l’usus, le fructus et l’abusus : utiliser la chose, en percevoir les fruits et en disposer. Les autres termes désignent des notions juridiques distinctes qui ne constituent pas cette décomposition.

36. Quelle évolution juridique concerne les animaux depuis la loi du 16 février 2015 ?

Ils sont considérés comme des choses dépourvues de sensibilité dans les relations patrimoniales.
Ils acquièrent la personnalité juridique et sont retirés du régime juridique des biens.
Ils sont reconnus comme des êtres vivants doués de sensibilité tout en restant soumis au régime des biens.
Ils sont assimilés à des personnes protégées et relèvent du régime des droits fondamentaux.

Ils sont reconnus comme des êtres vivants doués de sensibilité tout en restant soumis au régime des biens.

Explication

Depuis cette loi, les animaux sont qualifiés d’êtres vivants doués de sensibilité, mais restent soumis au régime des biens. Cette qualification ne leur confère pas la personnalité juridique.

37. Comment définir le préjudice écologique ?

Une perte financière individuelle résultant d’un dommage causé par un voisin.
Une atteinte non négligeable aux écosystèmes ou aux bénéfices collectifs tirés de l’environnement.
Une dégradation légère d’un espace privé sans conséquence pour l’environnement collectif.
Une atteinte à la réputation d’une entreprise engagée dans la protection environnementale.

Une atteinte non négligeable aux écosystèmes ou aux bénéfices collectifs tirés de l’environnement.

Explication

Le préjudice écologique suppose une atteinte non négligeable aux éléments ou fonctions des écosystèmes, ou aux bénéfices collectifs liés à l’environnement. Une perte financière individuelle ne suffit donc pas à caractériser cette notion.

38. Quel est le statut juridique des animaux depuis la loi du 16 février 2015 ?

Des personnes juridiques protégées par un régime distinct de celui des biens.
Des biens insensibles pouvant faire l’objet d’une appropriation sans protection particulière.
Des sujets de droit dotés de droits fondamentaux comparables à ceux des personnes.
Des êtres sensibles soumis au régime des biens et dépourvus de personnalité juridique.

Des êtres sensibles soumis au régime des biens et dépourvus de personnalité juridique.

Explication

Les animaux sont reconnus comme des êtres vivants doués de sensibilité, mais restent soumis au régime juridique des biens et ne disposent pas de la personnalité juridique. Leur sensibilité modifie leur qualification sans les transformer en personnes juridiques.

39. Sur quel critère repose la conception formelle des droits fondamentaux ?

Sur leur valeur juridique supérieure conférée par des normes supra-législatives.
Sur leur contenu universel et inhérent à la condition humaine.
Sur leur origine exclusivement coutumière dans les pratiques sociales.
Sur leur application aux relations entre personnes privées dans les contrats.

Sur leur valeur juridique supérieure conférée par des normes supra-législatives.

Explication

La conception formelle définit les droits fondamentaux par leur rang juridique supérieur, résultant de normes supra-législatives. La référence au contenu universel et inhérent à l’être humain correspond à la conception substantielle.

40. Quelle possibilité le Conseil d’État a-t-il reconnue le 20 septembre 2022 concernant l’environnement ?

Faire reconnaître la personnalité juridique de chaque élément naturel devant le juge administratif.
Obtenir automatiquement la réparation de toute atteinte environnementale devant le juge judiciaire.
Contester toute décision publique environnementale par une action réservée aux associations agréées.
Invoquer le droit à un environnement équilibré et respectueux de la santé dans un référé-liberté.

Invoquer le droit à un environnement équilibré et respectueux de la santé dans un référé-liberté.

Explication

Le Conseil d’État a reconnu que le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé constitue une liberté fondamentale invocable en référé-liberté. Cette reconnaissance concerne une procédure devant le juge administratif et ne crée pas une personnalité juridique pour les éléments naturels.

41. Quelle différence oppose les sources matérielles aux sources formelles du droit ?

Les sources matérielles proviennent du Parlement, tandis que les sources formelles proviennent des juridictions.
Les sources matérielles désignent les textes officiels, tandis que les sources formelles désignent les pratiques sociales.
Les sources matérielles fixent la procédure d’adoption, tandis que les sources formelles déterminent les besoins sociaux.
Les sources matérielles expliquent le contenu de la règle, tandis que les sources formelles expliquent sa production.

Les sources matérielles expliquent le contenu de la règle, tandis que les sources formelles expliquent sa production.

Explication

Les sources matérielles permettent de comprendre pourquoi une règle possède un contenu donné, alors que les sources formelles indiquent comment, par qui et selon quelle procédure elle est produite. Assimiler les sources matérielles aux textes officiels inverse cette distinction.

42. Quelle distinction caractérise la loi lato sensu et la loi stricto sensu ?

La loi lato sensu désigne l’acte parlementaire, tandis que la loi stricto sensu regroupe les règlements administratifs.
La loi lato sensu concerne les traités, tandis que la loi stricto sensu vise les normes constitutionnelles.
La loi lato sensu regroupe les textes officiels compétents, tandis que la loi stricto sensu est l’acte parlementaire.
La loi lato sensu correspond aux coutumes, tandis que la loi stricto sensu désigne les décisions judiciaires.

La loi lato sensu regroupe les textes officiels compétents, tandis que la loi stricto sensu est l’acte parlementaire.

Explication

La loi lato sensu englobe l’ensemble des textes officiels élaborés par les autorités compétentes, tandis que la loi stricto sensu désigne l’acte adopté par le Parlement. Réduire la loi lato sensu au seul acte parlementaire ne tient donc pas compte de son sens large.

43. Quelle théorie décrit les normes juridiques comme organisées en niveaux hiérarchisés, chaque norme devant respecter les normes qui lui sont supérieures ?

La théorie de la souveraineté nationale de Jean Bodin
La théorie de l’interprétation juridique de Ronald Dworkin
La théorie de la hiérarchie des normes de Hans Kelsen
La théorie de la séparation des pouvoirs de Montesquieu

La théorie de la hiérarchie des normes de Hans Kelsen

Explication

Hans Kelsen a élaboré la théorie selon laquelle les normes juridiques sont ordonnées par niveaux et doivent être conformes aux normes supérieures. Les autres propositions concernent des théories politiques ou philosophiques qui ne décrivent pas cette organisation normative.

44. Lorsqu’une juridiction vérifie qu’un décret respecte les normes qui lui sont supérieures, quel contrôle exerce-t-elle ?

Un contrôle de conventionnalité
Un contrôle de constitutionnalité
Un contrôle de promulgation
Un contrôle de légalité

Un contrôle de légalité

Explication

Le contrôle de légalité porte sur la conformité des actes administratifs aux normes supérieures, notamment aux lois et aux règlements. Le contrôle de constitutionnalité concerne la conformité des lois à la Constitution.

45. Quel élément appartient au bloc de constitutionnalité ?

Un arrêté municipal récent
Une directive européenne
La Charte de l’environnement
Une circulaire ministérielle

La Charte de l’environnement

Explication

La Charte de l’environnement fait partie du bloc de constitutionnalité, avec la Constitution de 1958, son préambule et les textes auxquels il renvoie. Un arrêté, une directive ou une circulaire relève d’autres catégories de normes.

46. Une loi déjà promulguée et contestée pendant son application peut faire l’objet de quel type de contrôle de constitutionnalité ?

D’un contrôle préalable exercé avant toute promulgation
D’un contrôle de légalité portant sur un acte administratif
D’un contrôle a priori avant son examen par le Parlement
D’un contrôle a posteriori par une question prioritaire de constitutionnalité

D’un contrôle a posteriori par une question prioritaire de constitutionnalité

Explication

Le contrôle a posteriori concerne une loi déjà promulguée et peut être engagé par la voie d’une question prioritaire de constitutionnalité. Le contrôle a priori intervient avant la promulgation de la loi.

47. Quelle distinction entre le droit originaire et le droit dérivé de l’Union européenne est exacte ?

Le droit originaire regroupe les décisions judiciaires, tandis que le droit dérivé comprend les traités fondateurs
Le droit originaire comprend les traités fondateurs, tandis que le droit dérivé comprend les règlements et les directives
Le droit originaire comprend les directives, tandis que le droit dérivé comprend les constitutions nationales
Le droit originaire concerne les lois nationales, tandis que le droit dérivé regroupe les conventions internationales

Le droit originaire comprend les traités fondateurs, tandis que le droit dérivé comprend les règlements et les directives

Explication

Les traités fondateurs constituent le droit originaire de l’Union européenne, tandis que les règlements et les directives adoptés par ses institutions relèvent du droit dérivé. Les autres propositions inversent ou confondent ces catégories.

48. Quelle juridiction assure le respect de la Convention européenne des droits de l’homme ?

Le Conseil constitutionnel français
La Cour de justice de l’Union européenne
La Cour de cassation française
La Cour européenne des droits de l’homme

La Cour européenne des droits de l’homme

Explication

Le respect de la Convention européenne des droits de l’homme est assuré par la Cour européenne des droits de l’homme. Les autres juridictions peuvent intervenir dans leurs domaines propres, mais elles ne sont pas la juridiction chargée de cette convention.

49. Que peut faire un juge qui constate qu’une loi interne est incompatible avec une convention internationale applicable ?

Prononcer automatiquement l’abrogation de la Constitution
Écarter l’application de cette loi dans le litige
Remplacer la convention par un règlement national
Modifier directement le texte de la loi concernée

Écarter l’application de cette loi dans le litige

Explication

Le contrôle de conventionnalité permet au juge de vérifier la compatibilité d’une loi interne avec une convention internationale et d’écarter la loi incompatible dans le litige. Ce contrôle ne permet pas au juge de réécrire la loi ni d’abroger la Constitution.

50. Quelle est, en droit interne français, la place d’un traité régulièrement ratifié, publié et appliqué réciproquement ?

Il a la même valeur qu’un règlement administratif
Il est supérieur à la Constitution et aux lois
Il est supérieur aux lois mais inférieur à la Constitution
Il est inférieur aux lois mais supérieur à la Constitution

Il est supérieur aux lois mais inférieur à la Constitution

Explication

Les traités remplissant ces conditions ont une autorité supérieure aux lois, mais restent inférieurs à la Constitution, conformément aux articles 54 et 55. Ils ne se situent donc ni au sommet de la hiérarchie interne ni au niveau des règlements.

51. Quelle répartition des compétences entre la loi et le règlement résulte des articles 34 et 37 de la Constitution ?

L’article 34 organise la promulgation et l’article 37 organise la publication
L’article 34 fixe le domaine de la loi et l’article 37 celui du règlement
L’article 34 concerne les traités et l’article 37 concerne la jurisprudence
L’article 34 fixe le domaine du règlement et l’article 37 celui de la loi

L’article 34 fixe le domaine de la loi et l’article 37 celui du règlement

Explication

L’article 34 énumère les matières relevant de la loi, tandis que l’article 37 attribue au règlement les matières qui ne relèvent pas du domaine législatif. Les autres réponses associent ces articles à des fonctions qui ne sont pas les leurs.

52. Après sa promulgation, quelle étape précède normalement l’entrée en vigueur d’une loi ?

Sa publication au Journal officiel
Son abrogation par un règlement d’application
Son approbation par une juridiction internationale
Son adoption par un conseil municipal

Sa publication au Journal officiel

Explication

Une loi est publiée au Journal officiel après sa promulgation, puis elle entre en vigueur à la date qu’elle prévoit ou, à défaut, le lendemain de sa publication. Les autres étapes ne font pas partie de cette procédure générale.

53. Un règlement pris pour préciser les modalités d’exécution d’une loi est qualifié de quelle manière ?

De loi organique
De règlement d’application
De décision jurisprudentielle
De règlement autonome

De règlement d’application

Explication

Le règlement d’application complète une loi en précisant ses modalités d’exécution, sans établir le cadre juridique principal. Le règlement autonome intervient dans les matières relevant du pouvoir réglementaire en dehors du domaine de la loi.

54. Que désigne principalement la jurisprudence ?

Le recueil des traités internationaux ratifiés par la France
La totalité des règlements adoptés par le Gouvernement
L’ensemble des lois votées et promulguées par le Parlement
L’ensemble des décisions des juridictions et l’activité d’interprétation du juge

L’ensemble des décisions des juridictions et l’activité d’interprétation du juge

Explication

La jurisprudence désigne à la fois les décisions rendues par les juridictions nationales ou internationales et l’activité du juge dans l’application et l’interprétation du droit. Les autres propositions décrivent respectivement les lois, les règlements ou les traités.

55. Comment définit-on un revirement de jurisprudence ?

Une juridiction supérieure annule toute décision rendue par une juridiction inférieure
Une juridiction applique une règle nouvelle à une situation dépourvue de précédent
Une juridiction confirme une solution constante dans une affaire présentant des faits nouveaux
Une même juridiction adopte une solution différente pour un même problème de droit

Une même juridiction adopte une solution différente pour un même problème de droit

Explication

Le revirement de jurisprudence consiste, pour une même juridiction, à retenir une solution différente face au même problème de droit. La confirmation d’une solution constante ne constitue pas un changement de jurisprudence.

56. Quelle différence oppose les théories fictive et réaliste du revirement de jurisprudence ?

La théorie fictive admet un effet rétroactif, tandis que la théorie réaliste privilégie un effet pour l’avenir
La théorie fictive refuse toute interprétation, tandis que la théorie réaliste applique mécaniquement le texte
La théorie fictive réserve le revirement aux juridictions inférieures, tandis que la théorie réaliste le réserve aux juridictions suprêmes
La théorie fictive reconnaît une création judiciaire, tandis que la théorie réaliste considère le texte comme complet depuis son origine

La théorie fictive admet un effet rétroactif, tandis que la théorie réaliste privilégie un effet pour l’avenir

Explication

La théorie fictive voit l’interprétation comme présente depuis l’origine dans le texte et justifie ainsi la rétroactivité, tandis que la théorie réaliste reconnaît une orientation nouvelle et un effet prospectif. La dernière proposition inverse précisément ces deux conceptions.

57. Quelle décision applique une règle à un cas concret sans créer de règle nouvelle ?

Une décision constitutive
Un revirement de jurisprudence
Une décision déclarative
Un arrêt de principe

Une décision déclarative

Explication

Une décision déclarative applique une règle existante à une situation concrète sans produire de règle nouvelle. Une décision constitutive, au contraire, crée une situation nouvelle ou peut contribuer à une interprétation nouvelle.

58. Quel énoncé distingue correctement l’arrêt de principe de l’arrêt d’espèce ?

L’arrêt de principe formule une solution générale, tandis que l’arrêt d’espèce règle un cas particulier
L’arrêt de principe règle un cas particulier, tandis que l’arrêt d’espèce formule une solution générale
L’arrêt de principe applique une loi ancienne, tandis que l’arrêt d’espèce applique une loi nouvelle
L’arrêt de principe émane d’une juridiction inférieure, tandis que l’arrêt d’espèce émane d’une juridiction supérieure

L’arrêt de principe formule une solution générale, tandis que l’arrêt d’espèce règle un cas particulier

Explication

L’arrêt de principe tranche solennellement une question en formulant une solution générale et durable, tandis que l’arrêt d’espèce se limite aux circonstances particulières du litige. Leurs effets directeurs sont donc inversés dans la deuxième proposition.

59. Quels sont les deux éléments cumulatifs nécessaires à la formation d’une coutume ?

Un texte écrit applicable ainsi qu’une interprétation uniforme des tribunaux
Une pratique régulière et répétée ainsi que la croyance en son caractère obligatoire
Une pratique occasionnelle ainsi qu’une autorisation expresse du législateur
Une décision judiciaire constante ainsi qu’une publication officielle de la règle

Une pratique régulière et répétée ainsi que la croyance en son caractère obligatoire

Explication

La coutume exige un élément matériel, le corpus, formé par une pratique régulière et répétée, et un élément psychologique, l’animus, correspondant à la croyance en son caractère obligatoire. Une pratique dépourvue de cette conviction ne suffit donc pas.

60. Quelle catégorie de coutume comble le silence de la loi ?

La coutume contra legem
La coutume praeter legem
La coutume secundum legem
La coutume interprétative judiciaire

La coutume praeter legem

Explication

La coutume praeter legem intervient lorsque la loi ne règle pas la question et vient ainsi combler son silence. La coutume secundum legem agit dans le cadre prévu par la loi, tandis que la coutume contra legem s’oppose à une disposition légale expresse.

61. Quelle opération consiste à rattacher un fait à une catégorie juridique afin de déterminer le régime applicable ?

La constatation probatoire
La qualification juridique
La codification législative
La description matérielle

La qualification juridique

Explication

La qualification juridique rattache les faits à un concept ou à une catégorie de droit pour identifier le régime juridique pertinent. La description matérielle expose les faits sans les inscrire dans une catégorie juridique.

62. Dans un syllogisme juridique, que représente la majeure ?

Les effets juridiques tirés de l’analyse
La règle générale de droit à appliquer
La preuve matérielle des faits allégués
La situation concrète soumise au juge

La règle générale de droit à appliquer

Explication

La majeure énonce la règle générale qui servira de fondement au raisonnement juridique. La situation concrète constitue la mineure, tandis que les effets juridiques apparaissent dans la conclusion.

63. Quel régime s’applique en principe à une situation juridique constituée avant l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle ?

Les deux lois à parts égales
La loi ancienne
La loi nouvelle
La règle choisie par la juridiction saisie

La loi ancienne

Explication

Une situation juridique constituée avant l’entrée en vigueur de la loi nouvelle relève en principe de la loi ancienne. Les situations constituées après cette entrée en vigueur relèvent de la loi nouvelle, tandis que les situations en cours peuvent produire des effets sous les deux lois.

64. Que signifie la non-rétroactivité de la loi nouvelle ?

Elle impose l’application de la loi ancienne à toute situation produisant encore des effets
Elle interdit au juge d’interpréter la loi nouvelle pour les litiges en cours
Elle suspend toute application de la loi nouvelle jusqu’à la disparition des situations antérieures
Elle ne régit ni la constitution ni les effets passés d’une situation née sous la loi ancienne

Elle ne régit ni la constitution ni les effets passés d’une situation née sous la loi ancienne

Explication

La non-rétroactivité signifie que la loi nouvelle ne peut gouverner la constitution ni les effets déjà produits par une situation née sous la loi ancienne. Elle ne signifie pas que la loi nouvelle cesse de s’appliquer aux effets futurs des situations concernées.

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