QCM : Amortissement des immobilisations — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit un actif pour une entreprise ?

Il représente une dépense engagée dont la valeur disparaît au cours de l’exercice.
Il correspond à un financement reçu dont le remboursement dépend des résultats futurs.
Il constitue une ressource contrôlée issue d’événements passés et promettant des avantages futurs.
Il désigne un bien détenu temporairement sans lien avec l’activité économique.

Il constitue une ressource contrôlée issue d’événements passés et promettant des avantages futurs.

Explication

Un actif est une ressource contrôlée par l’entreprise, résultant d’événements passés et susceptible de produire des avantages économiques futurs. Une simple dépense ou un financement ne possède pas nécessairement les caractéristiques d’un actif.

2. Une entreprise achète un équipement destiné à être utilisé pendant plusieurs années : dans quelle catégorie générale cet équipement doit-il être classé ?

Dans les créances, car son coût sera récupéré grâce à l’activité.
Dans les charges, car tout achat est consommé lors de son acquisition.
Dans les immobilisations, car il sert durablement à l’activité.
Dans les stocks, car il reste lié au fonctionnement de l’entreprise.

Dans les immobilisations, car il sert durablement à l’activité.

Explication

Une immobilisation est destinée à servir durablement à l’activité pendant une période supérieure à un exercice comptable. Un équipement utilisé sur plusieurs années ne correspond donc pas à une charge ou à un stock consommé rapidement.

3. Quelles sont les trois grandes catégories d’immobilisations ?

Les immobilisations productives, administratives et réglementaires.
Les immobilisations corporelles, incorporelles et financières.
Les immobilisations commerciales, fiscales et salariales.
Les immobilisations courantes, exceptionnelles et temporaires.

Les immobilisations corporelles, incorporelles et financières.

Explication

Les immobilisations se divisent en catégories corporelles, incorporelles et financières. Les autres regroupements proposés ne correspondent pas à la classification générale des immobilisations.

4. Quelle distinction permet de différencier l’amortissement de la dépréciation ?

L’amortissement constate une perte imprévue, tandis que la dépréciation répartit régulièrement le coût d’un bien.
L’amortissement répartit un coût selon l’utilisation prévue, tandis que la dépréciation constate une perte de valeur.
L’amortissement mesure la valeur de marché, tandis que la dépréciation répartit les avantages futurs.
L’amortissement concerne les financements, tandis que la dépréciation concerne les produits réalisés.

L’amortissement répartit un coût selon l’utilisation prévue, tandis que la dépréciation constate une perte de valeur.

Explication

L’amortissement traduit progressivement la consommation programmée des avantages économiques d’un actif en répartissant son coût. La dépréciation correspond à une perte de valeur, ce qui la distingue de cette consommation planifiée.

5. À quel moment les écritures d’amortissement sont-elles généralement enregistrées ?

Au début de l’année, avant toute utilisation du bien.
Lors de l’achat, au moment du paiement de la facture.
À la fin de l’année, lors des travaux d’inventaire.
À la clôture d’un contrat, après la cession du bien.

À la fin de l’année, lors des travaux d’inventaire.

Explication

Les amortissements sont des écritures d’inventaire passées en fin d’année afin de présenter une image plus fidèle dans le bilan et le compte de résultat. Leur enregistrement ne se limite donc ni à l’achat ni à la cession de l’actif.

6. Dans quel cas un actif est-il considéré comme amortissable ?

Lorsqu’il est destiné à être revendu rapidement après son acquisition.
Lorsque sa durée d’utilisation par l’entreprise est limitée et déterminable.
Lorsqu’il conserve une durée d’utilisation indéfinie malgré son exploitation.
Lorsqu’il est financé par un emprunt dont l’échéance est déterminée.

Lorsque sa durée d’utilisation par l’entreprise est limitée et déterminable.

Explication

Un actif amortissable est utilisé pendant une durée limitée dans le temps, donc déterminable. La durée d’un emprunt ou la perspective de revente ne suffit pas à caractériser l’amortissabilité de l’actif.

7. Quelle situation peut limiter la durée d’utilisation d’un actif ?

La modification des fournisseurs, des clients ou des modalités de paiement.
La variation du chiffre d’affaires, la politique salariale ou la trésorerie.
L’usure physique, l’évolution technique ou les règles juridiques.
La hausse des dividendes, le niveau des créances ou le résultat fiscal.

L’usure physique, l’évolution technique ou les règles juridiques.

Explication

La durée d’utilisation peut être limitée par l’usure physique, l’évolution technique ou des règles juridiques. Les autres éléments peuvent influencer la gestion, mais ils ne constituent pas les causes indiquées de limitation de l’utilisation d’un actif.

8. Dans quelle situation un brevet ou une licence constitue-t-il une immobilisation incorporelle amortissable ?

Lorsqu’il est acquis pour être revendu avant la fin de l’exercice.
Lorsqu’il représente une participation financière dont la valeur fluctue sur un marché.
Lorsqu’il est enregistré sans limite de durée et conserve une protection indéfinie.
Lorsque sa protection juridique est limitée dans le temps.

Lorsque sa protection juridique est limitée dans le temps.

Explication

Les brevets et les licences sont amortissables lorsque leur protection juridique est limitée dans le temps, car la durée de consommation des avantages économiques est alors déterminable. Une participation financière relève d’une autre catégorie et n’est pas amortissable pour cette raison.

9. Une machine a une valeur brute hors taxes de 80 000 € et une valeur résiduelle estimée à 5 000 € ; quelle est sa base amortissable ?

75 000 €
80 000 €
16 000 €
85 000 €

75 000 €

Explication

La base amortissable correspond à la valeur brute hors taxes diminuée de la valeur résiduelle, soit 80 000 € − 5 000 €. Le montant de 80 000 € correspond à la valeur brute avant déduction de la valeur résiduelle.

10. Quel montant constitue le coût d’acquisition d’un actif immobilisé ?

Le prix d’achat diminué des coûts directement attribuables et des frais de démantèlement
Le prix d’achat augmenté des dépenses générales sans lien direct avec l’acquisition
Le prix d’achat augmenté des coûts directement attribuables, du démantèlement et de l’emprunt
La valeur résiduelle ajoutée au prix d’achat et aux amortissements futurs

Le prix d’achat augmenté des coûts directement attribuables, du démantèlement et de l’emprunt

Explication

Le coût d’acquisition comprend le prix d’achat ainsi que les coûts directement attribuables, les coûts de démantèlement et le coût d’emprunt. Les dépenses générales sans lien direct avec l’acquisition ne font pas partie de cette définition.

11. Dans quelle situation la valeur résiduelle est-elle intégrée au calcul de l’amortissement ?

Lorsqu’elle est faible mais estimée plusieurs années après l’achat
Lorsqu’elle est mesurable à la fin de la durée d’utilisation
Lorsqu’elle est significative et mesurable de façon fiable dès l’origine
Lorsqu’elle est significative sans qu’une estimation fiable soit disponible

Lorsqu’elle est significative et mesurable de façon fiable dès l’origine

Explication

La valeur résiduelle est prise en compte si elle est à la fois significative et mesurable de manière fiable dès l’origine. Une estimation réalisée tardivement ne satisfait pas cette condition d’origine.

12. Une entreprise achète un équipement le 10 janvier, mais le met en service le 25 février ; à quelle date commence son amortissement ?

Le 10 janvier, date de signature de l’achat de l’équipement
La clôture de l’exercice au cours duquel l’équipement est acheté
Le 25 février, date de début de consommation des avantages économiques
La date de réception de la première facture du fournisseur

Le 25 février, date de début de consommation des avantages économiques

Explication

L’amortissement commence lorsque l’actif commence à procurer ses avantages économiques, généralement à sa mise en service. La date d’achat peut donc précéder la date de début de l’amortissement.

13. Quelle caractéristique distingue l’amortissement linéaire de l’amortissement dégressif ?

Il reporte l’amortissement jusqu’à la dernière période d’utilisation
Il calcule chaque annuité selon l’activité réalisée pendant l’exercice
Il répartit un montant égal par unité de temps sur la durée d’utilisation
Il applique des annuités qui diminuent à mesure que le temps s’écoule

Il répartit un montant égal par unité de temps sur la durée d’utilisation

Explication

L’amortissement linéaire répartit un montant égal sur chaque unité de temps, ce qui conduit à un taux et à des annuités constants hors première et dernière annuités. Des annuités décroissantes caractérisent plutôt l’amortissement dégressif.

14. Pour calculer un prorata temporis en amortissement linéaire, quelle convention faut-il appliquer ?

Une année de 365 jours, des mois calendaires et un départ à la date d’achat
Une année de 360 jours, des mois de 30 jours et un départ à la mise en service
Une année de 365 jours, des mois de 30 jours et un départ à la réception
Une année de 360 jours, des mois variables et un départ à la date de facture

Une année de 360 jours, des mois de 30 jours et un départ à la mise en service

Explication

Le prorata temporis repose sur une année comptable de 360 jours, des mois de 30 jours et un début fixé au jour de la mise en service. La date d’achat n’est pas nécessairement la date de départ du calcul.

15. Comment détermine-t-on la valeur nette comptable d’un actif ?

En divisant la valeur d’origine par le nombre d’années d’utilisation prévues
En retranchant la valeur résiduelle de la dernière annuité comptabilisée
En retranchant le cumul des annuités d’amortissement de sa valeur d’origine
En ajoutant le cumul des annuités d’amortissement à sa valeur d’origine

En retranchant le cumul des annuités d’amortissement de sa valeur d’origine

Explication

La valeur nette comptable est obtenue par la différence entre la valeur d’origine et le cumul des annuités d’amortissement. Une addition des amortissements augmenterait la valeur comptable au lieu de traduire sa diminution.

16. Une machine possède une base amortissable de 120 000 € et doit fonctionner 6 000 heures sur sa durée de vie ; quelle annuité correspond à 1 500 heures d’utilisation pendant l’exercice ?

20 000 €
45 000 €
30 000 €
80 000 €

30 000 €

Explication

L’annuité se calcule ainsi : 120 000×1 5006 000=30 000 €120\,000 \times \frac{1\,500}{6\,000} = 30\,000\ \text{€}. Le calcul dépend des unités d’œuvre réalisées pendant l’année et non d’une répartition temporelle constante.

17. Pour une base amortissable de 100 000 € et 6 000 heures prévues, quelle annuité correspond à 2 070 heures d’utilisation ?

32 500 €
8 000 €
34 500 €
25 000 €

34 500 €

Explication

L’annuité est calculée par 100 000×2 0706 000=34 500 €100\,000 \times \frac{2\,070}{6\,000} = 34\,500\ \text{€}. Les montants associés à 1 500, 1 950 et 480 heures correspondent à d’autres niveaux d’utilisation.

18. Quelle caractéristique distingue principalement l’amortissement dégressif de l’amortissement linéaire ?

Il permet une déduction fiscale plus rapide au début de la période d’utilisation
Il répartit une charge identique sur chaque période d’utilisation
Il calcule les annuités à partir des bénéfices réalisés chaque année
Il concerne les immobilisations selon leur valeur de revente prévisible

Il permet une déduction fiscale plus rapide au début de la période d’utilisation

Explication

L’amortissement dégressif est un dispositif fiscal accéléré qui permet d’amortir plus rapidement certaines immobilisations, notamment pour favoriser l’investissement. L’amortissement linéaire se caractérise plutôt par des annuités généralement constantes.

19. Quelles conditions doivent être réunies pour qu’un bien relève de l’amortissement dégressif ?

Il doit figurer sur une liste limitative, être acquis neuf et avoir une durée d’utilisation supérieure à trois ans
Il doit être inscrit parmi les terrains, être acquis neuf et avoir une durée d’utilisation variable
Il doit être acquis d’occasion, figurer dans les stocks et avoir une durée d’utilisation inférieure à trois ans
Il doit figurer sur une liste générale, être ancien et avoir une durée d’utilisation d’au moins trois ans

Il doit figurer sur une liste limitative, être acquis neuf et avoir une durée d’utilisation supérieure à trois ans

Explication

Le dispositif vise les biens figurant sur une liste limitative, acquis neufs et dont la durée d’utilisation dépasse trois ans. Un bien usagé ou utilisé pendant trois ans ou moins ne répond donc pas à cette règle.

20. Une immobilisation a un taux linéaire de 20 % et le coefficient fiscal applicable est de 1,75. Quel est son taux d’amortissement dégressif ?

11,43 %
21,75 %
17,5 %
35 %

35 %

Explication

Le taux dégressif se calcule en multipliant le taux linéaire par le coefficient fiscal : 20 %×1,75=35 %20\,\% \times 1{,}75 = 35\,\%. Additionner les deux valeurs ou diviser le taux linéaire ne correspond pas à la formule prévue.

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Qu'est-ce qu'un actif en comptabilité ?

Un élément identifiable de l’entreprise ayant une valeur positive.

Quelle ressource un actif génère-t-il pour l'entreprise ?

Une ressource contrôlée du fait d’événements passés.

Qu'attend-on d'un actif pour l'avenir ?

Des avantages économiques futurs.

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Consultez la fiche de révision complète sur Amortissement des immobilisations.

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