Fiche de révision : Analyse du compte de résultat

Plan du Cours

  1. Évolution historique de la comptabilité
  2. RSE et scandales financiers
  3. Obligations et principes comptables
  4. Flux économiques de l’entreprise
  5. Enregistrement des opérations
  6. Définition et rôle du bilan
  7. Composition de l’actif
  8. Composition du passif
  9. Équilibres et ratios du bilan
  10. Charges et produits comptables
  11. Soldes intermédiaires de gestion
  12. Ratios et autofinancement
  13. Capacité d’autofinancement
  14. Choix et nature des investissements
  15. Tableau de financement
  16. Plan de financement
  17. Budget de trésorerie
  18. Méthodes de comparaison financière

1. Évolution historique de la comptabilité

Notions clés & Définitions

  • Analyse financière : Lefevre - Dalloz - Outil de la finance et de la gestion qui évalue la santé financière et la performance opérationnelle d’une entreprise et fournit aux décideurs et investisseurs des indications chiffrées pour leurs décisions de gestion, de projets et de stratégie financière.
  • Comptabilité générale : Lefevre - Dalloz - Branche de la comptabilité qui couvre les transactions financières de l’entreprise, notamment les achats, les ventes, les investissements et les prêts, classés selon leur nature et leur date, et permet d’établir des documents de synthèse officiels tels que le bilan, le compte de résultat et les flux de trésorerie.

★ À maîtriser

  • La comptabilité permet la traçabilité, l’enregistrement, la valorisation et la comparaison des biens et services échangés.

  • La comptabilité assure un suivi chronologique et une valorisation des opérations dans un cadre réglementaire soumis à des obligations légales.

  • La comptabilité apparaît en Mésopotamie il y a 5 000 ans pour suivre des ressources telles que le bétail, les céréales, les textiles et les métaux sur des tablettes d’argile.

  • À la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance, la comptabilité en partie double se développe en Italie et enregistre une même donnée à deux endroits différents.

Compléments

  • La comptabilité facilite une communication financière transparente aux tiers et aux parties prenantes, en permettant à l’entreprise de rendre compte de son activité.

  • Les registres comptables suivent :

    • les achats
    • les ventes
    • les dettes
    • les créances
    • les stocks
    • les bénéfices
  • L’évolution présentée va du comptage des stocks dans l’Antiquité au suivi des échanges et des dettes au Moyen Âge, puis à la partie double à la Renaissance, à la comptabilité des entreprises pendant la révolution industrielle, aux normes comptables et à la fiscalité au XXe siècle, et enfin aux logiciels, à l’automatisation et à l’intelligence artificielle aujourd’hui.

2. RSE et scandales financiers

★ À maîtriser

📌 Le règlement ANC n° 2014-03, en vigueur depuis 2014, a été modifié par le règlement ANC n° 2022-06, applicable à compter du 1er janvier 2025, avec une nouvelle présentation des comptes et des incidences sur le caractère exceptionnel et les transferts de charges.

📌 La réforme de la facturation électronique prévoit le dépôt des factures sur des plateformes agréées en deux échéances : le 1er septembre 2026 puis le 1er septembre 2027.

  • La fraude d’Enron, marquée par la dissimulation de dettes en 2000, a conduit à la disparition du cabinet d’audit Arthur Andersen et au renforcement de la réglementation américaine avec le Sarbanes-Oxley Act.

  • Entre 2015 et 2020, Wirecard a présenté comme disponibles des comptes bancaires fantômes aux Philippines, que deux cabinets d’audit n’ont pas pu retrouver.

  • Les utilisateurs des états financiers comprennent : les services financiers et les directions de l’entreprise, les cabinets d’expertise comptable et de commissariat aux comptes, les juristes, les banques, les comités d’entreprise, les syndicats, l’administration fiscale

Compléments

  • L’épidémie de Covid-19, de 2020 à 2023, a entraîné des fermetures imposées et des soutiens financiers sous forme de prêts d’État.

  • La guerre en Ukraine a provoqué une hausse des coûts des matières premières et des ruptures d’approvisionnement.

  • La crise énergétique a accentué la hausse des coûts des matières premières à la reprise et entraîné des ruptures d’approvisionnement.

  • La guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz sont associés à une hausse des prix de revient et à des ruptures d’approvisionnement.

  • La responsabilité sociale et environnementale prend une place croissante dans l’analyse des entreprises, notamment avec la remontée de données destinées à normaliser les référentiels par secteur.

  • À partir du 1er janvier 2024, le rapport d’entreprise sur la durabilité se substitue au reporting de données extra-financières dans le cadre du Green Deal européen.

  • Dans l’affaire Enron, des indicateurs financiers artificiellement améliorés rendaient l’endettement réel difficile à percevoir.

  • Les banques utilisent les états financiers pour suivre l’activité, déterminer les besoins de financement et en fixer la tarification.

  • L’administration fiscale utilise les états financiers pour le contrôle et l’enregistrement des déclarations.

Astuce mémo

Les fraudes comptables révélées → renforcement des contrôles et de la réglementation.

3. Obligations et principes comptables

★ À maîtriser

📌 L’article L.123-12 du Code de commerce impose à toute personne physique ou morale ayant la qualité de commerçant, sous réserve des dispenses légales, de tenir une comptabilité et d’établir à la clôture de l’exercice des comptes annuels comprenant un bilan, un compte de résultat et une annexe, appelés comptes sociaux ou comptes individuels.

  • Le principe de prudence prévoit l’enregistrement des biens à leur coût d’acquisition, l’absence de prise en compte des plus-values et la comptabilisation des moins-values sous forme de dépréciations.

📌 Selon le principe de continuité de l’exploitation, l’entreprise est présumée poursuivre ses activités et les risques et pertes de l’exercice ou d’un exercice antérieur sont pris en compte même s’ils sont connus après la clôture.

  • Les comptes annuels doivent être : réguliers, c’est-à-dire conformes aux règles et procédures comptables en vigueur, sincères, c’est-à-dire établis de bonne foi selon la connaissance normalement détenue des opérations et situations, donner une image fidèle et objective de la situation patrimoniale et de ses perspectives

Compléments

📌 Le principe de spécialisation des exercices réserve l’inscription dans les comptes annuels aux bénéfices réalisés à la clôture de l’exercice.

📌 Le principe de permanence des méthodes interdit de modifier d’un exercice à l’autre la présentation des comptes annuels et les méthodes d’évaluation, sauf changement exceptionnel décrit et justifié dans l’annexe.

4. Flux économiques de l’entreprise

Notions clés & Définitions

  • Ressource : L’origine des fonds de l’entreprise, comme le capital, un emprunt, une dette fournisseur ou une vente, qui se place au crédit, au passif du bilan.
  • Emploi : La destination ou l’utilisation des fonds, comme un achat de matériel, un placement en banque ou le règlement d’une charge, qui se place au débit, à l’actif du bilan.
  • Flux financiers : La contrepartie monétaire des flux physiques externes.

★ À maîtriser

  • Les flux externes physiques traduisent les relations avec les partenaires par : les biens achetés ou vendus avec les fournisseurs et les clients, le travail avec le personnel, mesuré par les salaires, les intérêts payés avec les banques, les impôts payés avec l’État

  • Dans une entreprise industrielle, les matières premières achetées à l’extérieur sont transformées en produits finis, puis vendues aux clients.

  • Les stocks de matières premières sont évalués au coût d’achat, les produits finis au coût de production, égal au coût d’achat augmenté des frais de production, et les produits vendus au coût de revient, égal au coût de production augmenté des frais de distribution.

📌 À chaque ressource correspond un emploi de même montant.

Compléments

  • Un paiement différé entre l’entreprise et un partenaire crée un flux de créance ou de dette.

📌 Le prix de vente doit être supérieur au coût de revient pour que l’entreprise réalise une marge bénéficiaire.

  • Les opérations ont un caractère bilatéral et leur principal support juridique est le contrat.

  • Lorsqu’une société Y achète pour 20 000 euros des ordinateurs à la société X, les ordinateurs constituent l’emploi de Y et les liquidités reçues constituent l’emploi de X.

Astuce mémo

Matières premières → atelier → produits finis → client

5. Enregistrement des opérations

Notions clés & Définitions

  • Solde d’un compte : La différence entre la somme de ses débits et celle de ses crédits ; il est débiteur ou créditeur et figure dans les états financiers.

★ À maîtriser

  • Une pièce comptable, comme une pièce de caisse, une facture ou un chèque, justifie une opération et permet de reconstituer l’information comptable à partir des justificatifs.

  • Le journal chronologique présente les opérations par date, tandis que le grand livre classe les écritures par compte.

  • Le fait générateur de l’inscription comptable est la date du transfert de propriété, généralement la date de livraison.

  • La loi impose aux sociétés commerciales d’utiliser les numéros de comptes du Plan comptable général (PCG), fixé par arrêté ministériel du 27 avril 1982.

  • Le PCG comporte sept classes :

    • classe 1, comptes de capitaux
    • classe 2, comptes d’immobilisations
    • classe 3, comptes de stocks et en-cours
    • classe 4, comptes de tiers
    • classe 5, comptes financiers
    • classe 6, comptes de charges
    • classe 7, comptes de produits

Compléments

  • Les règles d’enregistrement des opérations dans les comptes sont fixées par le Plan comptable général (PCG).

  • Les écritures comptables enregistrées sont reportées dans le Fichier des Écritures Comptables (F.E.C.), et leur justification s’appuie sur une Piste d’Audit Fiable (P.A.F.).

  • Le Plan comptable général français date de 1947, mais ne constitue pas une exception française : d’autres pays imposent également un plan comptable normalisé, tandis que certains laissent le choix du plan comptable libre et normalisent les états financiers.

  • Le plan comptable de 1982 a été actualisé par le règlement n°99-03 du 29 avril 1999 du Comité de la Réglementation Comptable.

  • Les classes du PCG se subdivisent en comptes d’ordre 2, 3, 4, 5 et 6, avec des subdivisions supplémentaires créées selon les besoins de l’entreprise.

  • Les comptes du PCG sont classés selon la nature juridique des opérations.

6. Définition et rôle du bilan

Notions clés & Définitions

  • Bilan : Photographie du patrimoine de l’entreprise à un instant donné et doit être associé à une date pour avoir une valeur.
  • Liquidité : Aptitude de l’entreprise à transformer ses actifs en trésorerie pour faire face à ses dettes à court terme.
  • Solvabilité : Capacité de l’entreprise à régler l’ensemble de ses dettes dans l’hypothèse d’une liquidation commerciale.
  • Structure financière : Renseigne sur l’endettement et sur la solidité ou la vulnérabilité de l’entreprise à moyen et long terme.

Points essentiels

  • Le bilan reprend les soldes des comptes de bilan des classes 1 à 5, comprenant les comptes de capitaux, d’immobilisations, de stocks, de tiers et de trésorerie.

📌 Le bilan peut être présenté sous forme synthétique, détaillée ou analytique, notamment par activité ou par établissement.

  • Le bilan permet de comparer l’exercice comptable N aux exercices antérieurs, notamment N-1 et N-2.

7. Composition de l’actif

★ À maîtriser

📌 L’actif du bilan se compose de l’actif immobilisé, destiné à la production sur plusieurs années et relevant de la classe 2 du PCG, et de l’actif circulant, qui comprend les stocks, les créances et la trésorerie des classes 3 à 5.

  • La lecture de l’actif suit une liquidité croissante de bas en haut : la caisse est immédiatement disponible, la banque permet des dépenses rapides, puis les placements et actions nécessitent une vente et davantage de délai.

Compléments

  • Les immobilisations se répartissent en :

    • immobilisations incorporelles
    • immobilisations corporelles
    • immobilisations financières
  • Les immobilisations comprennent notamment :

    • les brevets
    • les machines
    • les véhicules
    • le mobilier
    • les installations
    • les agencements
  • Les stocks de classe 3 comprennent notamment : les matières premières, les produits intermédiaires en cours de fabrication, les produits finis, les marchandises

  • Une entreprise de services, par exemple de conseil, d’assurance ou de formation, peut ne pas avoir de stocks.

📌 Les comptes clients de classe 4 correspondent à des créances dues par les clients et non à des clients appartenant à l’entreprise.

  • La trésorerie de classe 5 comprend : les actions et obligations détenues, les comptes courants bancaires, la caisse, les effets à encaisser

📌 Lorsqu’un compte bancaire est à découvert, son solde créditeur figure au passif du bilan.

  • Les créances clients deviennent plus liquides lorsqu’elles sont réglées et se transforment alors en disponibilités en caisse ou en banque.

  • Les stocks sont moins rapidement mobilisables que les créances ou la trésorerie, car ils peuvent devoir être déplacés ou transformés et certains sont périssables.

8. Composition du passif

★ À maîtriser

📌 Le passif comprend les capitaux propres et les provisions, ainsi que les dettes financières et les dettes à court terme.

Compléments

  • Les capitaux propres relèvent des comptes 10 à 14 de la classe 1 du PCG, tandis que les provisions relèvent du compte 15.

  • Les emprunts et dettes financières relèvent du compte 16 du PCG, tandis que les dettes à court terme, notamment fournisseurs, fiscales et sociales, relèvent de la classe 4.

  • Le capital versé par les actionnaires à la création ou lors d’une recapitalisation figure au passif, car il appartient aux actionnaires et constitue une ressource mise à disposition de l’entreprise.

  • Le compte 401 fournisseurs enregistre les biens ou services facturés mais non réglés, et les délais commerciaux ou les litiges peuvent expliquer ces dettes.

  • Le compte 421 enregistre les salaires comptabilisés en fin de mois mais versés au début du mois suivant.

  • Les dettes envers les organismes sociaux correspondent notamment aux cotisations sociales à verser les mois suivants.

  • Les dettes fiscales comprennent notamment : la TVA en cours d’exercice, l’impôt sur les sociétés à la clôture, la cotisation sur la valeur ajoutée à la clôture, la taxe sur les véhicules de sociétés à la clôture

  • Le compte 512 peut présenter un solde créditeur correspondant à un découvert bancaire, qui constitue une dette.

📌 Les stocks, les immobilisations et la trésorerie ne figurent pas au passif comme valeurs négatives ; un stock ou une caisse négative signale une anomalie à élucider.

9. Équilibres et ratios du bilan

Notions clés & Définitions

  • Fonds de roulement financier : Différence entre les actifs à plus d’un an et les passifs à plus d’un an, soit les capitaux et dettes à moyen et long terme diminués des actifs immobilisés.
  • Besoin en fonds de roulement : Résulte des décalages liés aux créances et aux stocks ainsi qu’aux délais accordés par les fournisseurs.
  • Trésorerie nette : Partie la plus liquide du bilan et comprend les comptes courants bancaires, les placements et la caisse.

Points essentiels

📐 Formule - Le fonds de roulement se calcule ainsi : FR=capitauxpropres+provisionsetdeˊpreˊciationsdesimmobilisations+provisionspourrisquesetcharges+dettesfinancieˋresaˋlongterme−immobilisationscorporellesetincorporelles−immobilisationsfinancieˋres−immobilisationsencoursFR = capitaux propres + provisions et dépréciations des immobilisations + provisions pour risques et charges + dettes financières à long terme - immobilisations corporelles et incorporelles - immobilisations financières - immobilisations en cours.

📐 Formule - Le besoin en fonds de roulement se calcule ainsi : BFR=emploisd’exploitation−ressourcesd’exploitation=actifcirculant−passifcirculantBFR = emplois d’exploitation - ressources d’exploitation = actif circulant - passif circulant.

📐 Formule - Le besoin en fonds de roulement se calcule aussi ainsi : BFR=stocks+creˊancesclients+autrescreˊancesd’exploitation−dettesfournisseurs−dettesfiscalesetsociales−autresdettesd’exploitationBFR = stocks + créances clients + autres créances d’exploitation - dettes fournisseurs - dettes fiscales et sociales - autres dettes d’exploitation.

  • Le besoin en fonds de roulement correspond au surplus des actifs circulants d’exploitation, notamment stocks, clients et acomptes fournisseurs, sur les passifs circulants d’exploitation, notamment fournisseurs et dettes fiscales et sociales.

📐 Formule - La trésorerie nette se calcule ainsi : TN=treˊsoreriedel’actif−treˊsoreriedupassifTN = trésorerie de l’actif - trésorerie du passif.

  • La trésorerie nette se calcule en ajoutant les valeurs mobilières de placement, la banque et la caisse, puis en retranchant les soldes créditeurs des banques correspondant aux découverts.

10. Charges et produits comptables

Notions clés & Définitions

  • Compte de résultat : Tableau intégré aux comptes annuels et à la liasse fiscale, qui reprend les soldes des comptes de charges et de produits.
  • Charges : Les charges sont des engagements de dépenses, d’achats et de frais qui diminuent le résultat de l’entreprise ; elles relèvent de la classe 6 du PCG.
  • Produits : Les produits sont les ventes, prestations et opérations qui accroissent le bénéfice ; ils relèvent de la classe 7 du PCG.

★ À maîtriser

  • Le compte de résultat permet d’analyser la rentabilité, de comprendre la formation du résultat net et de déterminer notamment l’impôt sur les sociétés.

📌 Les produits encaissables et les charges décaissables donnent lieu à des mouvements de trésorerie, contrairement aux produits et charges calculés.

Compléments

  • Le compte de résultat est communiqué aux services des impôts des entreprises et au greffe du tribunal de commerce, et peut être consulté par des tiers sous réserve de conditions de confidentialité liées à certains seuils.

📌 Le compte de résultat fait apparaître un résultat bénéficiaire lorsqu’il est positif et un résultat déficitaire lorsqu’il correspond à une perte.

  • Les produits et charges calculés corrigent l’évaluation des actifs et contribuent au respect de la sincérité des comptes et de l’image fidèle.

  • Les produits et charges calculés ont une fonction fiscale en aidant à déterminer le résultat imposable et des données utiles à d’autres cotisations, notamment la valeur ajoutée, le chiffre d’affaires et la masse salariale.

  • Les produits et charges calculés étalent les investissements sur plusieurs exercices et peuvent contribuer au renouvellement des immobilisations ou à la prise en compte de pertes probables par les amortissements, provisions et dépréciations, sans décaissement immédiat.

Astuce mémo

Les charges diminuent le résultat ; les produits l’accroissent.

11. Soldes intermédiaires de gestion

Notions clés & Définitions

  • Soldes intermédiaires de gestion : Niveaux successifs d’analyse financière qui expliquent la formation du résultat net.
  • Production de l’exercice : Valeur des biens et services fabriqués hors négoce, qu’ils soient vendus, stockés ou utilisés pour les besoins en immobilisations.
  • Valeur ajoutée : Richesse créée par l’entreprise en mobilisant le travail et le capital.
  • Excédent brut d’exploitation : Richesse créée après rémunération du facteur travail.
  • Résultat d’exploitation : Profitabilité issue des seules opérations de production et présentation de l’activité courante sans le résultat financier, le résultat exceptionnel ni l’impact de l’impôt sur le résultat net.
  • Résultat net : Prend en compte le résultat courant avant impôts, le résultat exceptionnel, l’impôt sur les sociétés et la participation des salariés ; il correspond au bénéfice ou à la perte reporté dans les capitaux propres au passif du bilan.
  • Marge commerciale : Indicateur réservé au négoce, correspondant à la revente en l’état de marchandises.

★ À maîtriser

  • La décomposition fait ressortir les soldes suivants :
    • la marge commerciale
    • la production
    • la valeur ajoutée
    • l’excédent brut d’exploitation
    • le résultat courant avant impôts
    • le résultat exceptionnel
    • le résultat net

📐 Formule - La marge commerciale se calcule ainsi : Marge commerciale=ventes de marchandises−achats de marchandises−variation des stocks de marchandises\text{Marge commerciale} = \text{ventes de marchandises} - \text{achats de marchandises} - \text{variation des stocks de marchandises}.

📐 Formule - La valeur ajoutée est égale aux ventes de marchandises et à la production de l’exercice, diminuées des achats de marchandises et de matières, des variations de stocks et des consommations en provenance de tiers : VA=ventes de marchandises+production de l’exercice−achats de marchandises et matieˋres−variations des stocks−consommations en provenance de tiers\text{VA} = \text{ventes de marchandises} + \text{production de l’exercice} - \text{achats de marchandises et matières} - \text{variations des stocks} - \text{consommations en provenance de tiers}.

Compléments

  • Le ratio marge commerciale sur chiffre d’affaires situe l’activité de l’entreprise par rapport à son secteur.

📐 Formule - La production de l’exercice est égale à la production vendue, augmentée de la production stockée et de la production immobilisée : Production de l’exercice=production vendue+production stockeˊe+production immobiliseˊe\text{Production de l’exercice} = \text{production vendue} + \text{production stockée} + \text{production immobilisée}.

  • Une hausse de la production de l’exercice due à une augmentation de la production stockée et à une baisse de la production vendue peut signaler des difficultés commerciales d’écoulement et des difficultés financières à venir.

  • La valeur ajoutée rémunère les salariés, l’État et les financeurs, notamment les banques et les actionnaires.

📐 Formule - Le taux de valeur ajoutée, calculé par VA/(production de l’exercice+marge commerciale)\text{VA} / (\text{production de l’exercice} + \text{marge commerciale}), mesure le degré d’intégration de l’entreprise.

📐 Formule - L’EBE est égal à la valeur ajoutée, diminuée des charges de personnel et des impôts, taxes et versements assimilés, puis augmentée des subventions d’exploitation : EBE=VA−charges de personnel−impoˆts, taxes et versements assimileˊs+subventions d’exploitation\text{EBE} = \text{VA} - \text{charges de personnel} - \text{impôts, taxes et versements assimilés} + \text{subventions d’exploitation}.

Astuce mémo

Marge → production → valeur ajoutée → EBE → exploitation → courant → exceptionnel → net.

12. Ratios et autofinancement

Notions clés & Définitions

  • Ratios de liquidité : Capacité d’une entreprise à faire face à ses dettes à court terme avec ses actifs à court terme.
  • Ratios d’endettement : Évaluent le niveau de dettes d’une entreprise et sa capacité à les supporter.
  • Capacité d’autofinancement : Tient compte du fait que certaines charges ne sont pas décaissables et que certains produits ne sont pas encaissables.

Points essentiels

📐 Formule - Le délai clients se calcule ainsi : Deˊlai clients=creˊances clientsCA TTC×360 jours\text{Délai clients} = \frac{\text{créances clients}}{\text{CA TTC}} \times 360\ \text{jours}.

📐 Formule - Le délai fournisseurs se calcule ainsi : Deˊlai fournisseurs=dettes fournisseursachats TTC×360 jours\text{Délai fournisseurs} = \frac{\text{dettes fournisseurs}}{\text{achats TTC}} \times 360\ \text{jours}.

📐 Formule - La rotation des stocks est le rapport entre le coût des produits vendus et le stock moyen : Rotation des stocks=couˆt des produits vendusstock moyen\text{Rotation des stocks} = \frac{\text{coût des produits vendus}}{\text{stock moyen}}.

📐 Formule - La durée de stockage est égale à 360 jours divisés par le taux de rotation des stocks : Dureˊe de stockage=360 jourstaux de rotation\text{Durée de stockage} = \frac{360\ \text{jours}}{\text{taux de rotation}}.

  • L’analyse des délais de créances et de dettes se réfère aux délais légaux de 60 jours et 90 jours, tandis que l’analyse des rotations de stocks tient compte de la saisonnalité et du secteur d’activité.

📐 Formule - La liquidité générale est le rapport entre l’actif circulant et le passif circulant : Liquiditeˊ geˊneˊrale=actif circulantpassif circulant\text{Liquidité générale} = \frac{\text{actif circulant}}{\text{passif circulant}} ; au-dessus de 1, l’entreprise dispose théoriquement d’actifs circulants suffisants, tandis qu’en dessous de 1, elle peut avoir des difficultés à honorer ses dettes à court terme.

📐 Formule - La liquidité réduite est le rapport entre l’actif circulant diminué des stocks et le passif circulant : Liquiditeˊ reˊduite=actif circulant−stockspassif circulant\text{Liquidité réduite} = \frac{\text{actif circulant} - \text{stocks}}{\text{passif circulant}}.

  • La liquidité réduite mesure la capacité de l’entreprise à solder ses dettes sans se défaire de ses stocks.

📐 Formule - La liquidité immédiate est le rapport entre les disponibilités et le passif circulant : Liquiditeˊ immeˊdiate=disponibiliteˊspassif circulant\text{Liquidité immédiate} = \frac{\text{disponibilités}}{\text{passif circulant}} ; elle ne prend en compte que les éléments immédiatement disponibles.

📐 Formule - Le ratio d’endettement global est égal aux dettes totales divisées par les capitaux propres et mesure le poids des dettes par rapport aux ressources apportées par les actionnaires : Ratio d’endettement global=dettes totalescapitaux propres\text{Ratio d’endettement global} = \frac{\text{dettes totales}}{\text{capitaux propres}}.

📐 Formule - Le ratio d’autonomie financière est égal aux capitaux propres divisés par le total du bilan et indique la proportion des actifs financée par les capitaux propres : Ratio d’autonomie financieˋre=capitaux proprestotal bilan\text{Ratio d’autonomie financière} = \frac{\text{capitaux propres}}{\text{total bilan}}.

📐 Formule - Le ratio de solvabilité est égal aux capitaux propres divisés par les dettes totales et mesure la capacité de l’entreprise à couvrir ses dettes grâce à ses capitaux propres ; plus il est élevé, plus la situation financière est généralement solide : Ratio de solvabiliteˊ=capitaux propresdettes totales\text{Ratio de solvabilité} = \frac{\text{capitaux propres}}{\text{dettes totales}}.

  • Les amortissements sont des charges non décaissables qui correspondent à l’étalement du prix d’une immobilisation sur sa durée d’utilisation.

13. Capacité d’autofinancement

Notions clés & Définitions

  • Capacité d’autofinancement : Ressources internes générées par les bénéfices dont dispose réellement l’entreprise.

★ À maîtriser

📐 Formule - La méthode additive calcule la CAF à partir du résultat net : CAF=Reˊsultat net+Dotations aux amortissements et aux provisions−Reprises sur amortissements et provisions+Valeur nette comptable des actifs ceˊdeˊs−Prix de cession des actifs ceˊdeˊs−Quote−part des subventions d’investissement vireˊe au reˊsultatCAF = Résultat\ net + Dotations\ aux\ amortissements\ et\ aux\ provisions - Reprises\ sur\ amortissements\ et\ provisions + Valeur\ nette\ comptable\ des\ actifs\ cédés - Prix\ de\ cession\ des\ actifs\ cédés - Quote-part\ des\ subventions\ d’investissement\ virée\ au\ résultat.

📌 La méthode soustractive part de l’EBE et reprend de nombreux postes du compte de résultat, tandis que la méthode additive part du résultat net et le retraite des éléments non décaissables ou non encaissables.

Compléments

📐 Formule - La CAF selon la formule simplifiée est CAF=Reˊsultat net+Dotations aux amortissements−Reprises sur amortissements et provisionsCAF = Résultat\ net + Dotations\ aux\ amortissements - Reprises\ sur\ amortissements\ et\ provisions.

📐 Formule - La méthode soustractive calcule la CAF à partir de l’EBE : CAF=EBE+Autres produits−Autres charges+Produits financiers+Transferts de charges−Charges financieˋres+Produits exceptionnels sur opeˊrations de gestion−Charges exceptionnelles sur opeˊrations de gestion−Participation des salarieˊs−Impo^t sur les beˊneˊficesCAF = EBE + Autres\ produits - Autres\ charges + Produits\ financiers + Transferts\ de\ charges - Charges\ financières + Produits\ exceptionnels\ sur\ opérations\ de\ gestion - Charges\ exceptionnelles\ sur\ opérations\ de\ gestion - Participation\ des\ salariés - Impôt\ sur\ les\ bénéfices.

📌 Les ressources internes issues de la CAF s’opposent aux ressources externes provenant des actionnaires, des organismes financiers ou de l’État sous forme de subventions.

📐 Formule - Le ratio d’endettement financier rapporté à la CAF est Dettes financieˋres/CAFDettes\ financières / CAF et apprécie la capacité à rembourser les emprunts structurels.

  • Les établissements de crédit situent la limite maximale du ratio dettes financières/CAF entre 3 et 5 ans.

  • La CAF contribue à l’indépendance financière en permettant de financer le renouvellement des investissements et de rembourser les dettes.

📐 Formule - La marge opérationnelle est calculée par Reˊsultat d’exploitationChiffre d’affaires×100\frac{Résultat\ d’exploitation}{Chiffre\ d’affaires} \times 100 et évalue la performance de l’activité principale.

📐 Formule - La rentabilité financière est calculée par Reˊsultat netCapitaux propres×100\frac{Résultat\ net}{Capitaux\ propres} \times 100 et mesure le rendement des capitaux investis par les actionnaires ou associés.

Astuce mémo

La CAF vient des bénéfices internes, contrairement aux ressources externes apportées par des tiers.

14. Choix et nature des investissements

Notions clés & Définitions

  • Investissement : Dépense procurant un avantage économique futur et durable, comptabilisée à l’actif du bilan en immobilisations.
  • Désinvestissement : Cession de biens immobilisés afin d’augmenter la trésorerie de l’entreprise.

★ À maîtriser

  • Les catégories d’investissements sont :

    • actifs financiers
    • actifs industriels
    • actifs réels humains et sociaux
  • Le choix d’un investissement se déroule en trois étapes : conception, étude financière, puis choix du projet et analyse transversale de ses conséquences.

  • L’autofinancement des investissements dépend du montant de la CAF, diminué des dividendes alloués aux actionnaires.

Compléments

  • Du point de vue financier, un investissement immobilise du capital pour générer des revenus à long terme et nécessite des capitaux propres ou des emprunts.

  • Les objectifs de l’investissement sont :

    • croissance
    • rentabilité
    • autonomie
    • sécurité
    • flexibilité
  • Les supports financiers cités sont :

    • valeurs mobilières de placement
    • actions ou obligations
    • billets de trésorerie
  • Les actifs industriels peuvent viser le maintien de l’activité par remplacement ou renouvellement, la modernisation ou la productivité, l’expansion par la recherche et développement, ou la croissance externe par prise de participation, absorption ou implantation.

📌 Les actifs financiers et industriels sont plus facilement quantifiables ou connus, tandis que la rentabilité des actifs humains et sociaux est plus difficile à chiffrer et souvent indirecte.

  • Les formes de désinvestissement citées sont :

    • renouvellement d’immobilisations
    • cession de filiales
    • lease-back
  • Dans un lease-back, l’entreprise cède des actifs immobilisés à un organisme financier pour les lui louer, obtenant d’abord de la trésorerie puis étalant les sorties de trésorerie à moyen ou long terme.

15. Tableau de financement

Notions clés & Définitions

  • Équilibre financier : Situation où les ressources stables couvrent les investissements et les besoins de trésorerie liés à l’exploitation, exprimés par le BFR.

★ À maîtriser

📌 Le tableau de financement comporte un tableau des emplois et des ressources, qui présente les variations brutes des postes du bilan entre deux exercices, et un tableau des besoins et dégagements, qui reprend les éléments de bas de bilan de l’analyse fonctionnelle.

📌 Une hausse de l’actif circulant ou une baisse du passif circulant constitue un besoin à financer, tandis qu’une hausse du passif circulant ou une baisse de l’actif circulant constitue un dégagement.

Compléments

  • Le PCG préconise le tableau de financement, qui n’est pas un document de synthèse obligatoire comme le bilan, le compte de résultat ou l’annexe, selon l’article L.123-12 du Code de commerce.

  • Le tableau de financement appuie les comptes annuels présentés aux associés, aux financeurs, aux représentants du personnel et aux commissaires aux comptes.

  • Les actifs d’exploitation concernés sont : stocks et en-cours, avances et acomptes sur commandes, créances clients rattachées et autres créances

  • Les dettes d’exploitation concernées sont :

    • avances et acomptes reçus sur commandes
    • dettes fournisseurs rattachées
    • autres dettes
  • Les postes hors exploitation et de trésorerie comprennent :

    • autres débiteurs
    • autres créditeurs
    • disponibilités
    • concours bancaires courants

16. Plan de financement

Notions clés & Définitions

  • Plan de financement : État prévisionnel des emplois envisagés sur trois à cinq ans et des ressources permettant de les financer.

★ À maîtriser

  • Le plan de financement vise à réaliser, pour chaque exercice, l’équilibre financier entre les emplois et les ressources.

📌 Lorsque les emplois dépassent les ressources, l’entreprise puise dans son fonds de roulement s’il existe ; lorsque les ressources dépassent les emplois, elle peut se désendetter ou placer l’excédent.

Compléments

  • L’élaboration du plan de financement consiste à analyser les soldes annuels des éléments recensés à partir des états financiers et du détail des comptes, puis à équilibrer cette première ébauche en recourant aux sources de financement nécessaires, notamment aux crédits à court terme.

  • Le plan de financement sert à contrôler la cohérence financière et les chances de réussite d’un projet au regard des moyens mis en œuvre.

  • Les organismes financiers demandent un plan de financement dans un dossier de prêt pour évaluer le risque de non-remboursement et vérifier la nature des investissements à financer.

📌 Les sociétés dont le chiffre d’affaires hors taxes dépasse 18 M€ doivent établir un prévisionnel à adresser aux actionnaires, aux représentants du personnel et aux commissaires aux comptes.

📌 Le plan de financement peut relever d’une optique d’avenir certain lorsque les ressources et emplois sont prévisibles facilement, ou d’une optique prévisionnelle lorsque les ressources nécessaires au projet d’investissement sont estimées de manière prévisionnelle.

  • Le plan de financement permet de vérifier a posteriori le choix de l’investissement et du mode de financement.

  • Le tableau de financement pluriannuel présente, pour N+1 à N+4, les ressources, les emplois et leur différence, correspondant à la variation de trésorerie.

  • L’évolution est certaine pour :

    • les amortissements
    • les échéances d’emprunts
    • les redevances de crédit-bail

17. Budget de trésorerie

Notions clés & Définitions

  • Budget de trésorerie : Document prévisionnel récapitulatif qui présente le solde mensuel de trésorerie, obtenu par différence entre encaissements et décaissements, ainsi que le solde cumulé afin de révéler les excédents ou les insuffisances.

★ À maîtriser

📌 Les charges et les produits sans flux monétaire, comme les dotations aux amortissements et aux provisions ou la quote-part des subventions virée au résultat, sont exclus du budget de trésorerie.

  • Le tableau mensuel présente le solde de trésorerie au début du mois, ajoute les encaissements du mois, retranche les décaissements du mois et obtient le solde de fin de mois, qui devient le solde initial du mois suivant.

Compléments

  • Il est élaboré après les budgets fonctionnels suivants :

    • le budget des ventes
    • le budget des approvisionnements
    • le budget des autres achats et charges
    • l’échéancier d’emprunt
  • Les encaissements possibles comprennent :

    • les règlements des clients
    • les cessions d’immobilisations
    • les subventions
    • les augmentations de capital
    • les emprunts
    • les dividendes perçus
  • Les décaissements possibles comprennent :

    • les règlements aux fournisseurs
    • les salaires
    • les cotisations sociales
    • la TVA à décaisser
    • les achats d’immobilisations
    • les dividendes versés
    • les annuités d’emprunt

📌 Les délais de paiement des achats, contractualisés ou réglementaires, doivent être pris en compte dans l’élaboration du budget de trésorerie.

  • Le budget de trésorerie permet de suivre chaque mois l’évolution de la trésorerie et de mettre en évidence les déséquilibres éventuels.

📌 En cas d’insuffisance de trésorerie, l’entreprise recherche les moyens de financement les mieux adaptés et les moins coûteux ; en cas d’excédent, elle recherche les placements les plus rémunérateurs présentant le risque le plus faible.

  • Le budget de trésorerie révèle la durée des déséquilibres et peut conduire à agir sur les postes clients, par exemple en proposant des escomptes pour réduire les délais de règlement.

📌 La qualité du budget de trésorerie dépend de la qualité des prévisions d’activité et de la collaboration étroite avec les commerciaux.

Astuce mémo

Début de mois → flux encaissés et décaissés → solde de fin de mois

18. Méthodes de comparaison financière

Notions clés & Définitions

  • Diagnostic financier : Démarche méthodologique ponctuelle et de veille qui étudie les causes des difficultés de gestion pour comprendre les dysfonctionnements et aider le dirigeant à corriger ou maintenir la santé financière de l’entreprise.
  • Analyse normative : Comparaison des entreprises du même secteur d’activité avec un niveau de détail plus important que l’analyse comparative et utilisation de ratios métier.

★ À maîtriser

  • Le diagnostic porte notamment sur :

    • l’activité
    • la profitabilité
    • la liquidité
    • la gestion du BFRE
  • La comparaison dans le temps s’appuie sur des états financiers antérieurs et comparatifs pour analyser l’évolution de l’activité et comparer les performances, notamment à l’aide de ratios.

Compléments

  • Le contenu du diagnostic financier varie selon ses destinataires : le dirigeant suit des indicateurs dans son tableau de bord, les actionnaires et investisseurs s’intéressent aux bénéfices et à leur distribution, les organismes financiers au risque de faillite, et les clients, fournisseurs et salariés à la pérennité, au paiement des dettes et au partage de la valeur ajoutée.

  • Les documents indissociables sont :

    • le bilan
    • le compte de résultat
    • l’annexe
  • La comparaison dans le temps permet d’analyser les forces et les faiblesses de l’entité et d’évaluer les niveaux de risque.

📌 La comparaison dans le temps est pertinente lorsque la nature de l’activité et l’organisation de l’entreprise restent stables, sans changement significatif de la production ou des services réalisés.

📌 Les projections fondées sur des états financiers prévisionnels comportent un risque, que le rapprochement des ratios de l’entreprise avec ceux d’entreprises de même activité peut aider à étayer.

  • Les ratios métier cités sont : le panier moyen ou le chiffre d’affaires au mètre carré pour un commerce, le prix moyen au mètre carré vendu pour une transaction immobilière, le litrage et la fréquentation d’une station-service, le coût au kilomètre parcouru pour le transport de marchandises

  • Les comparaisons sectorielles peuvent s’appuyer sur le code NAF attribué à chaque création d’entreprise et sur des bases de données disponibles.

  • Une stratégie financière peut également mobiliser des états financiers prévisionnels pour le diagnostic.

  • Les sources citées comprennent : l’INSEE, les fiches sectorielles de l’ordre des experts-comptables, les syndicats, les fédérations, les associations métier, société.com, pappers.fr

Astuce mémo

Comparer l’entreprise à elle-même dans le temps, puis à ses pairs du même secteur

Tableaux de synthèse

Comparaisons du diagnostic financier

MéthodeComparaisonOutil ou portée
Comparaison dans le tempsMême entreprise à différentes périodesÉtats financiers antérieurs et ratios
Analyse normativeEntreprises du même secteurRatios métier et références sectorielles

Équilibre de trésorerie

SituationRéponse recherchée
InsuffisanceFinancement adapté et peu coûteux
ExcédentPlacement rémunérateur avec un risque faible

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1. Lorsqu’un commerçant veut documenter les échanges, en mesurer la valeur et comparer les biens ou services concernés, quelle fonction de la comptabilité mobilise-t-il ?

2. Une entreprise doit enregistrer ses opérations dans leur ordre temporel et leur attribuer une valeur tout en respectant les obligations légales : quelle caractéristique de la comptabilité applique-t-elle ?

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Quelles opérations la comptabilité permet-elle de suivre sur les biens et services échangés ?

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Comment la comptabilité suit-elle les opérations dans le temps et selon les règles ?

Chronologiquement, avec valorisation et dans un cadre réglementaire soumis à des obligations légales.

Où et quand la comptabilité apparaît-elle pour suivre les ressources ?

En Mésopotamie, il y a 5 000 ans.

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