QCM : Analyse et diagnostic stratégique — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que cherche à évaluer le diagnostic stratégique avant la définition et la mise en œuvre de la stratégie ?

La position des concurrents et leurs ressources
La rentabilité du marché et sa réglementation
Le potentiel de l’organisation et son ambition
Les tendances technologiques et leurs conséquences

Le potentiel de l’organisation et son ambition

Explication

Le diagnostic stratégique évalue ce que l’organisation peut faire, c’est-à-dire son potentiel, et ce qu’elle veut faire, c’est-à-dire son ambition. La rentabilité du marché relève plutôt de l’analyse de l’environnement que de cette définition du diagnostic.

2. Comment distinguer les trois niveaux de l’environnement d’une organisation ?

Le macro-environnement est général, l’industrie rassemble les offres similaires et le marché est le plus proche
Le macro-environnement est le plus proche, le marché rassemble les concurrents et l’industrie concerne les pouvoirs publics
Le marché est général, l’industrie est la plus proche et le macro-environnement rassemble les offres similaires
L’industrie est générale, le marché rassemble les pays et le macro-environnement concerne les clients directs

Le macro-environnement est général, l’industrie rassemble les offres similaires et le marché est le plus proche

Explication

Le macro-environnement correspond au niveau le plus général, l’industrie regroupe les organisations proposant des biens ou services similaires, et le marché est l’environnement le plus proche. Confondre le marché avec le niveau général inverse la relation entre ces catégories.

3. Une évolution réglementaire rend l’activité d’une organisation plus favorable et facilite son développement ; comment qualifier cette influence environnementale ?

Une industrie, car l’évolution modifie les offres similaires
Une menace, car toute évolution réglementaire accroît l’incertitude
Un diagnostic interne, car l’effet concerne la stratégie
Une opportunité, car l’environnement devient attractif

Une opportunité, car l’environnement devient attractif

Explication

Une influence environnementale est une opportunité lorsqu’elle rend l’environnement attractif pour l’organisation. Elle ne constitue pas une menace dès lors que ses effets facilitent le développement.

4. Que signifie l’acronyme PESTEL dans l’analyse du macro-environnement ?

Politique, Économique, Socioculturel, Technologique, Environnemental et Légal
Pouvoirs, Entreprises, Société, Travail, Échanges et Lois
Population, Énergie, Société, Technologie, État et Localisation
Politique, Éthique, Social, Territorial, Économique et Logistique

Politique, Économique, Socioculturel, Technologique, Environnemental et Légal

Explication

PESTEL désigne les dimensions politique, économique, socioculturelle, technologique, environnementale et légale. Les autres propositions remplacent plusieurs dimensions par des catégories qui ne composent pas cet acronyme.

5. Quelle séquence décrit correctement une analyse PESTEL destinée à améliorer les décisions stratégiques ?

Identifier les clients, prévoir les ventes, puis comparer les ressources avec celles des fournisseurs
Évaluer les concurrents, définir les objectifs financiers, puis classer les marchés par taille
Isoler les variables, évaluer les menaces et opportunités, puis construire des scénarios
Construire des scénarios, supprimer les variables incertaines, puis mesurer la performance interne

Isoler les variables, évaluer les menaces et opportunités, puis construire des scénarios

Explication

L’analyse PESTEL isole les variables du macro-environnement, évalue les menaces et opportunités associées, puis conceptualise différents scénarios. Les scénarios ne remplacent donc pas l’identification préalable des variables.

6. Quelle relation décrit correctement les méga-tendances, les points d’inflexion et les signaux faibles ?

Les méga-tendances annoncent les crises, les points d’inflexion mesurent leur ampleur et les signaux faibles les terminent
Les méga-tendances sont lentes et considérables, les points d’inflexion changent leur direction et les signaux faibles les annoncent
Les méga-tendances sont brèves, les points d’inflexion les stabilisent et les signaux faibles remplacent les scénarios
Les méga-tendances concernent une organisation, les points d’inflexion un marché et les signaux faibles une réglementation

Les méga-tendances sont lentes et considérables, les points d’inflexion changent leur direction et les signaux faibles les annoncent

Explication

Les méga-tendances sont des changements PESTEL lents mais considérables, tandis que les points d’inflexion marquent un changement de direction et les signaux faibles en constituent les signes avant-coureurs. Les signaux faibles ne correspondent donc pas à une phase qui mettrait fin aux tendances.

7. Quelles étapes permettent d’analyser les influences politiques pesant sur une organisation ?

Identifier les pouvoirs publics et les mobilisations, puis déterminer les risques qui en découlent
Classer les concurrents, puis évaluer leur capacité à influencer les règles publiques
Repérer les innovations techniques, puis prévoir leurs effets sur les comportements sociaux
Mesurer les performances financières, puis attribuer les résultats aux décisions gouvernementales

Identifier les pouvoirs publics et les mobilisations, puis déterminer les risques qui en découlent

Explication

L’analyse des influences politiques identifie le rôle des pouvoirs publics et les mobilisations politiques avant de déterminer les risques associés. Elle ne consiste pas à déduire les influences politiques des seules performances financières.

8. Une crise politique nationale menace toutes les entreprises du pays, tandis qu’une décision administrative vise une organisation précise : comment classer ces deux risques ?

Le premier est macro et le second est micro
Le premier est micro et le second est macro
Le premier est interne et le second est externe
Le premier est externe et le second est interne

Le premier est macro et le second est micro

Explication

Un risque macro concerne l’ensemble d’un pays, alors qu’un risque micro concerne une organisation donnée. Les catégories interne et externe décrivent une autre dimension, liée à l’origine ou aux répercussions géographiques de la crise.

9. Quels phénomènes relèvent des influences macroéconomiques susceptibles d’affecter une organisation ?

Les brevets, les publications, les nouvelles offres et l’impact médiatique
Les syndicats, les associations professionnelles, les groupes de pression et les élus
La démographie, la culture, la géographie et la répartition des richesses
Les taux de change, les cycles d’activité, les taux d’intérêt et les écarts de croissance

Les taux de change, les cycles d’activité, les taux d’intérêt et les écarts de croissance

Explication

Les influences macroéconomiques comprennent notamment les variations des taux de change, les cycles d’activité, les fluctuations des taux d’intérêt et les écarts de croissance. Les autres réponses renvoient respectivement à des facteurs socioculturels, à des indicateurs d’innovation ou au champ organisationnel.

10. Une entreprise observe un ralentissement lié à la variation de ses stocks sur une période de trois ans : à quel cycle économique cette situation correspond-elle le mieux ?

À un cycle monétaire, associé aux taux de change
Au cycle Juglar, associé aux investissements
Au cycle Kuznets, associé aux infrastructures
Au cycle Kitchin, associé aux stocks

Au cycle Kitchin, associé aux stocks

Explication

Le cycle Kitchin, aussi appelé cycle des stocks, s’étend généralement sur trois à quatre ans. Le cycle Juglar concerne les investissements et le cycle Kuznets les infrastructures, avec des durées plus longues.

11. Quels éléments sont examinés dans une analyse socioculturelle des influences exercées sur une organisation ?

Les brevets, les budgets de recherche, les publications et les offres
La démographie, la richesse, la géographie et la culture
Les stocks, les investissements, les infrastructures et les taux d’intérêt
Les taux de change, les cycles d’activité, les coûts fixes et les salaires

La démographie, la richesse, la géographie et la culture

Explication

L’analyse socioculturelle porte sur la démographie, la répartition des richesses, la géographie et la culture afin d’évaluer plusieurs dimensions de l’environnement organisationnel. Les autres choix mélangent des facteurs économiques, technologiques ou financiers.

12. Une organisation échange avec un syndicat, une association professionnelle et un ministère : dans quel domaine ces relations doivent-elles être analysées ?

Dans la structure interne, qui concerne les comportements entre collègues
Dans le champ organisationnel, qui concerne les interactions externes
Dans le cycle Juglar, qui concerne les décisions d’investissement
Dans l’analyse démographique, qui concerne la composition de la population

Dans le champ organisationnel, qui concerne les interactions externes

Explication

Le champ organisationnel désigne les interactions externes de l’organisation avec des acteurs comme les syndicats, les associations professionnelles et les pouvoirs publics. La structure interne concerne plutôt les comportements et les relations au sein de l’organisation.

13. Quelle combinaison technologique a permis à Uber de relier rapidement les clients et les chauffeurs ?

Une application, Internet et le positionnement satellite
Des brevets, des publications et un réseau de magasins
Des centres d’appels, des taxis traditionnels et des panneaux publicitaires
Des infrastructures ferroviaires, des cartes papier et la radio

Une application, Internet et le positionnement satellite

Explication

Uber a combiné une application, Internet et le positionnement satellite pour mettre rapidement en relation les clients et les chauffeurs. Cette combinaison a contribué à menacer le modèle traditionnel des taxis.

14. Quels indicateurs une organisation doit-elle surveiller pour évaluer son activité d’innovation ?

Les coûts fixes, les dépenses discrétionnaires, les taux d’intérêt et les cycles d’activité
Les taux de change, les stocks, les investissements, les infrastructures et les salaires
La démographie, la géographie, la culture, les syndicats et les responsables politiques
Le budget de recherche et innovation, les brevets, les publications, les offres et l’impact médiatique

Le budget de recherche et innovation, les brevets, les publications, les offres et l’impact médiatique

Explication

Les indicateurs d’innovation comprennent le budget de recherche et innovation, les dépôts de brevets, les index de publication, les nouvelles offres et l’impact médiatique, comme l’ont proposé Hagedorn et Cloodt. Les autres réponses regroupent principalement des facteurs économiques ou socioculturels.

15. Quelle combinaison décrit les trois dimensions écologiques auxquelles les organisations doivent répondre ?

La fiscalité, la gouvernance des entreprises et le développement durable
La pollution, le cycle de vie des produits et le développement durable
La concurrence, la pollution des produits et la croissance économique
La réputation, la propriété industrielle et le cycle de vie des services

La pollution, le cycle de vie des produits et le développement durable

Explication

Les dimensions écologiques regroupent les obligations directes liées à la pollution, la gestion responsable des produits sur leur chaîne de valeur et leur cycle de vie, ainsi que le développement durable. La fiscalité et la gouvernance relèvent plutôt des influences légales.

16. Une entreprise réduit sa consommation d’énergie et ses déchets afin de diminuer ses coûts de production : quelle motivation écologique illustre-t-elle ?

Une recherche de compétitivité par une production plus efficiente
Une réponse aux règles de propriété qui encadrent ses produits
Une gestion du cycle de vie centrée sur la conformité fiscale
Une recherche de légitimité par l’amélioration de son image

Une recherche de compétitivité par une production plus efficiente

Explication

La compétitivité peut être renforcée lorsque les pratiques environnementales permettent des économies et une production plus efficiente. L’amélioration de l’image et le respect des normes correspondent plutôt à la recherche de légitimité.

17. Quel domaine relève directement des influences légales exercées sur les organisations ?

Les habitudes de consommation et la segmentation des clients
Les innovations techniques et la substitution entre offres
Les stratégies d’image et la réduction des coûts énergétiques
Les règles de gouvernance et le droit de la concurrence

Les règles de gouvernance et le droit de la concurrence

Explication

Les influences légales comprennent notamment le droit de la concurrence et les règles de gouvernance, ainsi que le droit du travail, la fiscalité et les normes environnementales. La segmentation des clients et la substitution entre offres concernent plutôt l’analyse des marchés et des industries.

18. Quelle distinction caractérise les économies de marché libérale et coordonnée ?

La première concerne les services, tandis que la seconde concerne les biens étroitement substituables.
La première repose sur le développement, tandis que la seconde repose sur la fiscalité environnementale.
La première favorise la collaboration, tandis que la seconde favorise la concurrence entre entreprises.
La première favorise la concurrence, tandis que la seconde favorise la collaboration entre entreprises.

La première favorise la concurrence, tandis que la seconde favorise la collaboration entre entreprises.

Explication

L’économie de marché libérale met l’accent sur la concurrence, alors que l’économie de marché coordonnée privilégie la collaboration entre entreprises. L’économie de marché en développement constitue une troisième variante du capitalisme, et non un critère de distinction entre les deux premières.

19. Comment définir une industrie ou un secteur d’activité ?

Comme une chaîne de produits organisée selon leur cycle de vie
Comme un groupe d’entreprises proposant des biens ou services étroitement substituables
Comme un réseau d’autorités définissant les règles de gouvernance sectorielle
Comme un ensemble de clients homogènes intéressés par une offre spécifique

Comme un groupe d’entreprises proposant des biens ou services étroitement substituables

Explication

Une industrie rassemble des entreprises dont les offres de biens ou de services sont étroitement substituables. L’ensemble de clients homogènes correspond à la définition d’un marché, et non à celle d’une industrie.

20. Une entreprise analyse les clients situés dans une même région qui recherchent une offre particulière : quelle notion décrit le mieux cet ensemble ?

Un capitalisme coordonné défini par la collaboration des entreprises
Une industrie définie par des entreprises aux offres substituables
Une chaîne de valeur définie par le cycle de vie des produits
Un marché défini par l’homogénéité des clients et la zone géographique

Un marché défini par l’homogénéité des clients et la zone géographique

Explication

Un marché est un ensemble de clients homogènes pour une offre spécifique, l’homogénéité pouvant notamment être déterminée par la zone géographique. Une industrie est plutôt définie par les entreprises et la substituabilité de leurs offres.

21. Laquelle de ces propositions présente correctement les cinq forces de Porter ?

Les salariés, les investisseurs, les fournisseurs, les clients et les concurrents potentiels
Les nouveaux entrants, les substituts, les fournisseurs, les clients et les concurrents existants
Les substituts, les pouvoirs publics, les fournisseurs, les investisseurs et les concurrents existants
Les nouveaux entrants, les distributeurs, les salariés, les clients et les concurrents existants

Les nouveaux entrants, les substituts, les fournisseurs, les clients et les concurrents existants

Explication

Le modèle de Porter analyse les nouveaux entrants, les produits de substitution, les fournisseurs, les clients et la rivalité entre concurrents déjà présents. La rivalité ne désigne donc pas les concurrents potentiels, qui relèvent de la menace des nouveaux entrants.

22. Quelle situation constitue une barrière à l’entrée dans un secteur ?

La baisse de la croissance du secteur sur plusieurs années
La négociation de conditions commerciales favorables par les clients
La multiplication des concurrents proposant des produits comparables
La possibilité de produire à grande échelle avec un coût unitaire réduit

La possibilité de produire à grande échelle avec un coût unitaire réduit

Explication

Les économies d’échelle constituent une barrière à l’entrée, car elles peuvent donner un avantage de coût aux entreprises déjà établies. La multiplication des concurrents décrit plutôt la rivalité, tandis que les deux autres situations concernent d’autres dimensions concurrentielles.

23. Dans quel cas le pouvoir de négociation des fournisseurs est-il particulièrement élevé ?

Lorsque les clients sont nombreux et que les produits de substitution se multiplient
Lorsque la croissance du secteur est forte et que les coûts fixes diminuent
Lorsque les fournisseurs sont concentrés et que les coûts de changement sont élevés
Lorsque les entreprises disposent de plusieurs canaux de distribution concurrents

Lorsque les fournisseurs sont concentrés et que les coûts de changement sont élevés

Explication

Le pouvoir des fournisseurs augmente lorsqu’ils sont concentrés et que changer de partenaire coûte cher à l’entreprise acheteuse. La concentration des clients ou la présence de substituts concerne plutôt le pouvoir des acheteurs ou la pression exercée par les produits de substitution.

24. Quelle combinaison tend à intensifier la rivalité entre les concurrents déjà présents ?

Des besoins de capitaux importants, une forte différenciation et des canaux limités
Un petit nombre de concurrents, une forte croissance et des coûts fixes réduits
Un grand nombre de concurrents, une faible croissance et des coûts fixes élevés
Des fournisseurs concentrés, des coûts de changement élevés et peu de substituts

Un grand nombre de concurrents, une faible croissance et des coûts fixes élevés

Explication

La rivalité s’intensifie lorsque les concurrents sont nombreux, que le secteur croît peu et que les coûts fixes sont élevés, notamment avec des barrières à la sortie importantes. Les autres combinaisons renvoient plutôt aux fournisseurs ou aux barrières à l’entrée.

25. Quel était l’objectif principal du plan de transformation digitale lancé par Accor le 30 octobre 2014 ?

Développer les chambres disponibles sans intermédiaire dans les établissements franchisés
Accroître la part du chiffre d’affaires versée aux centrales de réservation partenaires
Réduire les investissements numériques pour limiter la dépendance aux réservations en ligne
Augmenter les réservations directes sur Internet afin de contrer les centrales en ligne

Augmenter les réservations directes sur Internet afin de contrer les centrales en ligne

Explication

Accor a consacré 225 millions d’euros à un plan visant à augmenter les réservations directes sur Internet et à contrer les centrales en ligne. Ces centrales jouent un rôle d’intermédiaire et captent une partie du chiffre d’affaires, ce qui n’était pas l’objectif recherché.

26. Quelle comparaison des données de réservation et de chiffre d’affaires d’Accor en 2014 est exacte ?

35 % des réservations étaient réalisées sur Internet, tandis que les centrales représentaient 14 % du chiffre d’affaires
11 % des réservations étaient réalisées sur Internet, tandis que les centrales représentaient 7 % du chiffre d’affaires
14 % des réservations étaient réalisées sur Internet, tandis que les centrales représentaient 35 % du chiffre d’affaires
35 % du chiffre d’affaires provenait des centrales, tandis que les réservations Internet atteignaient 14 %

35 % des réservations étaient réalisées sur Internet, tandis que les centrales représentaient 14 % du chiffre d’affaires

Explication

En 2014, Internet représentait 35 % des réservations d’Accor, alors que les centrales de réservation représentaient 14 % de son chiffre d’affaires. Les valeurs de 11 % et 7 % correspondent aux parts du chiffre d’affaires des centrales pour Intercontinental et Marriott.

Révisez avec les flashcards

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Qu'évalue le diagnostic stratégique dans une organisation ?

Le potentiel et l'ambition de l'organisation.

Quel est le niveau environnemental le plus général ?

Le macro-environnement.

Que regroupe une industrie ?

Les organisations proposant des biens ou services similaires.

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