QCM : Approche globale des risques bancaires (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment le COSO définit-il le risque dans le cadre de la réalisation des objectifs ?

La possibilité qu’un événement survienne et nuise à la réalisation des objectifs
La certitude qu’un événement nuise à la réalisation des objectifs
La possibilité qu’un événement favorise la réalisation des objectifs
La conséquence d’un événement déjà survenu sur les activités

La possibilité qu’un événement survienne et nuise à la réalisation des objectifs

Explication

Pour le COSO, le risque est une possibilité d’événement susceptible d’avoir une incidence défavorable sur les objectifs. La « certitude » supprime l’incertitude, l’« incidence favorable » inverse le sens, et l’événement « déjà survenu » ne désigne plus une possibilité.

2. Une banque accorde un prêt à une entreprise et perçoit des intérêts en contrepartie du risque de défaut qu’elle assume. Quel rôle la banque joue-t-elle dans cette opération ?

Elle supprime le risque en transformant le prêt en dépôt
Elle transfère sans rémunération le risque à son client
Elle assume contre rémunération un risque transféré par une autre banque
Elle assume contre rémunération un risque transféré par son client

Elle assume contre rémunération un risque transféré par son client

Explication

La banque assume, moyennant rémunération, les risques que lui transfèrent notamment ses clients. Un transfert « sans rémunération » néglige la contrepartie économique, le risque transféré par « une autre banque » change l’origine indiquée, et la transformation en dépôt ne supprime pas le risque.

3. Quels sont les quatre traitements possibles du risque ?

Évaluation, acceptation, réduction et partage
Évitement, acceptation, couverture et transfert
Évitement, transfert, réduction et couverture
Évitement, acceptation, réduction et partage

Évitement, acceptation, réduction et partage

Explication

Les quatre traitements sont l’évitement, l’acceptation, la réduction et le partage. La « couverture » et le « transfert » ne remplacent pas les catégories énumérées, tandis que l’« évaluation » relève d’une autre démarche.

4. Une banque juge acceptable le coût d’un risque lié à une activité et décide de maintenir cette activité en conservant le risque à son niveau actuel. Quel traitement choisit-elle ?

La réduction
L’évitement
L’acceptation
Le partage

L’acceptation

Explication

L’acceptation consiste à conserver le risque à son niveau, compte tenu de son coût. L’évitement met fin à l’activité à l’origine du risque, la réduction agit sur sa probabilité ou son impact, et le partage transfère une part du risque.

5. À partir de quelle date la BCE et l’ACPR exercent-elles une compétence partagée en matière de supervision bancaire ?

À partir du 4 novembre 2015
À partir du 4 novembre 2014
À partir du 4 novembre 2012
À partir du 4 novembre 2013

À partir du 4 novembre 2014

Explication

La compétence partagée de la BCE et de l’ACPR en supervision bancaire commence le 4 novembre 2014. Les dates de 2013, 2015 et 2012 décalent respectivement cette mise en place d’un an en arrière ou en avant, ou de deux ans en arrière.

6. Lors d’un contrôle prudentiel, un superviseur vérifie les exigences relatives aux fonds propres, au levier, à la liquidité et aux grands risques. À quel cadre réglementaire ces exigences se rattachent-elles ?

Aux règles sur les modèles internes
Aux règles de protection de la clientèle
Au CRD
Au CRR

Au CRR

Explication

Le contrôle prudentiel porte notamment sur les exigences de fonds propres, de levier, de liquidité et de grands risques prévues par le CRR. Le CRD concerne notamment la gouvernance et la gestion des risques, tandis que la protection de la clientèle et les modèles internes ne désignent pas ici le cadre de ces exigences.

7. Une banque classe ses prêts selon le type de contrepartie et applique à chacun une pondération de risque différente. Quel principe de Bâle I met-elle en œuvre ?

Lier les fonds propres réglementaires au risque de crédit au moyen de pondérations différenciées
Comparer les fonds propres de catégorie 1 au total du bilan et du hors-bilan
Laisser au régulateur la fixation de fonds propres supplémentaires après examen prudentiel
Lier les fonds propres réglementaires au risque de marché au moyen de pondérations différenciées

Lier les fonds propres réglementaires au risque de crédit au moyen de pondérations différenciées

Explication

Bâle I relie les fonds propres réglementaires au risque de crédit, avec des pondérations différenciées selon le type de contrepartie. Les exigences liées au risque de marché relèvent d’un autre dispositif, le pilier 2 organise la surveillance prudentielle et le ratio de levier compare les fonds propres de catégorie 1 au bilan et au hors-bilan.

8. Quel objectif de Bâle II explique que des banques dotées d’une gestion sophistiquée des risques puissent voir leurs besoins réglementaires en fonds propres diminuer ?

Adapter davantage les exigences de fonds propres aux risques évalués
Appliquer une hausse identique des fonds propres à toutes les banques
Supprimer les exigences minimales de fonds propres réglementaires
Remplacer la surveillance prudentielle par une gestion interne des risques

Adapter davantage les exigences de fonds propres aux risques évalués

Explication

Bâle II accroît la sensibilité des exigences de fonds propres aux risques, ce qui peut réduire les besoins réglementaires des banques dont la gestion des risques est sophistiquée. Une hausse uniforme, la suppression des exigences minimales ou l’abandon de la surveillance ne correspondent pas à cet objectif.

9. Lors d’un contrôle, le régulateur demande à une banque de publier davantage d’informations financières et lui impose des fonds propres supérieurs au minimum calculé. À quels piliers correspondent ces deux mesures, dans cet ordre ?

Pilier 3, puis pilier 2
Pilier 2, puis pilier 1
Pilier 1, puis pilier 3
Pilier 3, puis pilier 1

Pilier 3, puis pilier 2

Explication

Le pilier 3 renforce la discipline de marché par l’information financière, tandis que le pilier 2 permet au régulateur d’imposer des fonds propres au-delà du minimum fixé par le pilier 1. Assimiler ces exigences supplémentaires au pilier 3 confond surveillance et transparence; le pilier 1 fixe le minimum.

10. Une banque déclare des fonds propres de catégorie 1 égaux à 3,2 % de son total de bilan et de hors-bilan. Son ratio de levier respecte-t-il le seuil prudentiel ?

Oui, car le ratio atteint ou dépasse le minimum de 3 %
Non, car le total du bilan et du hors-bilan doit être au numérateur
Non, car le ratio doit atteindre au moins 100 %
Non, car le ratio doit atteindre au moins 10 %

Oui, car le ratio atteint ou dépasse le minimum de 3 %

Explication

Le ratio de levier rapporte les fonds propres de catégorie 1 au total du bilan et du hors-bilan, et doit être supérieur ou égal à 3 %; 3,2 % satisfait donc le seuil. Le seuil de 10 % concerne les grands risques, celui de 100 % le LCR, et inverser le rapport donne une formule incorrecte.

11. Un emprunteur ne rembourse pas un prêt accordé par une banque. Quel risque cette défaillance matérialise-t-elle ?

Le risque de concentration
Le risque de change
Le risque de règlement-livraison
Le risque de crédit

Le risque de crédit

Explication

Le risque de crédit est le risque encouru en cas de défaillance d’une contrepartie ou d’un groupe de contreparties clientes. Un décalage entre paiement et transfert relève du règlement-livraison, une variation de devise du risque de change, et une exposition concentrée d’un risque de concentration.

12. Un portefeuille est exposé aux variations des cours des actions, des devises et de la volatilité. De quelle catégorie de risques ces expositions sont-elles des exemples ?

Des risques de marché
Des risques de règlement-livraison
Des risques de liquidité
Des risques de crédit

Des risques de marché

Explication

Les risques actions, de change et de volatilité font partie des risques de marché. Le défaut d’une contrepartie relève du risque de crédit, le décalage paiement-transfert du risque de règlement-livraison, et la capacité à disposer d’actifs liquides du risque de liquidité.

13. Dans une transaction, l’acheteur paie avant que les actifs ne lui soient transférés. Quel risque est directement lié à ce décalage ?

Le risque de règlement-livraison
Le risque de concentration
Le risque de crédit
Le risque de marché

Le risque de règlement-livraison

Explication

Le risque de règlement-livraison apparaît lorsqu’un décalage existe entre le paiement et le transfert des actifs d’une transaction. Le risque de crédit concerne la défaillance d’une contrepartie, le risque de marché les variations de prix, et le risque de concentration des expositions regroupées.

14. Une banque détient des opérations de bilan et de hors-bilan. Une variation des taux d’intérêt entraîne une perte liée à cet ensemble d’opérations. De quel risque s’agit-il ?

Du risque de taux limité au bilan
Du risque de contrepartie
Du risque de liquidité
Du risque de taux d’intérêt

Du risque de taux d’intérêt

Explication

Le risque de taux d’intérêt résulte des variations des taux affectant l’ensemble des opérations de bilan et de hors-bilan. Le risque de liquidité concerne les engagements de financement, tandis que limiter l’exposition au bilan écarte à tort les opérations hors bilan.

15. Quel est l’objectif de la gestion actif-passif d’une banque face aux risques de son bilan ?

Assurer la rentabilité de chaque opération commerciale sans gérer les risques du bilan
Couvrir les risques de taux et de crédit en laissant de côté la liquidité et le change
Mesurer et couvrir les risques de taux, de liquidité et de change, notamment ceux issus des opérations commerciales
Réduire les risques de crédit liés aux emprunteurs et à leurs garanties

Mesurer et couvrir les risques de taux, de liquidité et de change, notamment ceux issus des opérations commerciales

Explication

La gestion actif-passif vise à mesurer et couvrir les risques de taux, de liquidité et de change du bilan, notamment ceux générés par les opérations commerciales. Le risque de crédit des emprunteurs relève d’une autre catégorie, et exclure la liquidité ou le change omet deux risques visés.

16. Une banque peut honorer ses décaissements et se refinancer, mais les actifs échangés sur un marché où elle intervient se négocient difficilement faute de profondeur. Quelle interprétation convient ?

Le marché est liquide, mais la banque ne peut se refinancer
La banque est liquide, mais le marché manque de profondeur
La banque manque de liquidité, mais le marché est profond
La banque et le marché sont liquides au même sens

La banque est liquide, mais le marché manque de profondeur

Explication

La liquidité de la banque désigne sa capacité à honorer ses décaissements et à se refinancer, tandis que la liquidité du marché correspond à sa profondeur. Confondre ces notions conduit à attribuer à tort la difficulté de négociation au financement de la banque.

17. Une entreprise ne peut pas honorer un engagement ni dénouer une position dans le délai prévu sans supporter un coût déraisonnable. Quel risque décrit cette situation ?

Le risque de taux d’intérêt
Le risque de marché lié à la seule profondeur
Le risque de liquidité
Le risque de crédit

Le risque de liquidité

Explication

Le risque de liquidité couvre l’impossibilité de faire face à ses engagements ou de dénouer ou compenser une position dans un délai déterminé et à un coût raisonnable. Le risque de taux porte sur les variations des taux, et la définition ne se limite pas aux échéances de paiement.

18. Une défaillance du système informatique interne d’une banque provoque une perte financière. À quelle catégorie de risque cette perte appartient-elle ?

Au risque de marché
Au risque de crédit
Au risque de liquidité
Au risque opérationnel

Au risque opérationnel

Explication

Le risque opérationnel est le risque de perte issu d’une inadéquation ou d’une défaillance des processus, du personnel ou des systèmes internes, ainsi que d’événements extérieurs. Une défaillance informatique relève donc de cette catégorie, sans supposer un défaut de crédit ou un mouvement de marché.

19. Après la détection d’un incident opérationnel, quelle démarche correspond à sa gestion ?

Analyser les impacts, alerter les responsables et engager des actions curatives ou préventives
Analyser les impacts et laisser les responsables agir sans les alerter
Indemniser les pertes, puis reprendre les activités sans analyser l’incident
Corriger l’incident constaté sans engager de mesures préventives

Analyser les impacts, alerter les responsables et engager des actions curatives ou préventives

Explication

La gestion opérationnelle enchaîne la détection, l’analyse des impacts, l’alerte des responsables et des actions curatives ou préventives. Se borner à indemniser ou à corriger l’incident constaté omet des étapes essentielles de cette démarche.

20. Une entreprise assujettie confie durablement une activité importante à un prestataire externe. Quelle conséquence cela a-t-il pour sa responsabilité en matière de contrôle ?

Elle contrôle l’activité externalisée uniquement si un incident survient
Le prestataire assume la responsabilité du contrôle de l’activité externalisée
Elle reste responsable et doit étendre son obligation de moyens en matière de contrôle à l’activité externalisée
Elle conserve sa responsabilité, mais son obligation de contrôle reste limitée aux activités internes

Elle reste responsable et doit étendre son obligation de moyens en matière de contrôle à l’activité externalisée

Explication

L’externalisation ne décharge pas l’entreprise assujettie de sa responsabilité, et son obligation de moyens en matière de contrôle s’étend aux activités externalisées. Transférer cette responsabilité au prestataire ou limiter le contrôle aux opérations internes contredit cette règle.

21. Quel ensemble décrit les composantes du dispositif de contrôle interne d’une entreprise ?

Mesure des risques, contrôle des habilitations, audit externe et gestion des flux de clientèle
Contrôle des opérations, organisation comptable, mesure et maîtrise des risques, documentation et surveillance des flux d’espèces et de titres
Contrôle des opérations, suivi commercial, gestion des ressources humaines et surveillance des résultats financiers
Contrôle comptable, audit indépendant, conformité réglementaire et validation des décisions de gestion

Contrôle des opérations, organisation comptable, mesure et maîtrise des risques, documentation et surveillance des flux d’espèces et de titres

Explication

Le dispositif couvre les opérations et procédures, l’organisation comptable et le traitement de l’information, la mesure et la maîtrise des risques, la documentation ainsi que la surveillance des flux d’espèces et de titres. Réduire le dispositif à la comptabilité omet plusieurs composantes, et confondre surveillance des flux avec audit ou activités commerciales déforme son périmètre.

22. Une entreprise étend ses activités à de nouvelles implantations et développe un modèle plus complexe. Quelle démarche permet de conserver un contrôle interne adéquat ?

Renforcer les contrôles liés aux nouvelles implantations, sans réexaminer la nature des activités et les risques
Adapter les contrôles au volume et à la taille, en laissant les implantations et le modèle hors de l’analyse
Vérifier la conformité réglementaire et conserver les dispositifs existants pour assurer une approche uniforme
Vérifier la complétude réglementaire et adapter les dispositifs à la nature, au volume, aux implantations, au modèle, à la taille et aux risques

Vérifier la complétude réglementaire et adapter les dispositifs à la nature, au volume, aux implantations, au modèle, à la taille et aux risques

Explication

Un contrôle interne adéquat doit être complet au regard des dispositifs réglementaires et adapté aux caractéristiques de l’entreprise, notamment ses activités, ses implantations et la complexité de ses risques. Se limiter à la conformité néglige l’adaptation, maintenir les dispositifs ignore l’évolution et omettre certains facteurs produit une analyse incomplète.

23. Dans une banque, des agents dédiés au contrôle et des agents opérationnels vérifient les opérations au fil de leur réalisation, tandis qu’une direction d’audit indépendante mène des missions distinctes. Comment classer ces deux formes de contrôle ?

Les vérifications courantes et les missions indépendantes relèvent toutes deux du contrôle périodique
Les vérifications courantes relèvent du contrôle périodique et les missions indépendantes du contrôle permanent
Les vérifications courantes et les missions indépendantes relèvent toutes deux du contrôle permanent
Les vérifications courantes relèvent du contrôle permanent et les missions indépendantes du contrôle périodique

Les vérifications courantes relèvent du contrôle permanent et les missions indépendantes du contrôle périodique

Explication

Le contrôle permanent est exercé par des agents dédiés au contrôle et par des agents opérationnels, alors que le contrôle périodique relève d’une direction d’audit indépendante. Classer l’audit indépendant comme permanent inverse les rôles, tandis que rattacher l’audit aux opérations courantes ou les deux activités à un seul type efface cette distinction.

24. Lorsqu’un établissement répartit son dispositif de contrôle interne en trois niveaux, quelle répartition des responsabilités doit-il retenir ?

Audit indépendant au premier niveau, fonctions de contrôle au deuxième et directions opérationnelles au troisième
Directions opérationnelles au premier niveau, audit indépendant au deuxième et fonctions de contrôle au troisième
Directions opérationnelles au premier niveau, fonctions de contrôle au deuxième et audit indépendant au troisième
Fonctions de contrôle au premier niveau, directions opérationnelles au deuxième et audit indépendant au troisième

Directions opérationnelles au premier niveau, fonctions de contrôle au deuxième et audit indépendant au troisième

Explication

Les directions opérationnelles assurent le premier niveau, les fonctions de contrôle le deuxième et l’audit indépendant le troisième. Placer les fonctions de contrôle au premier niveau ou l’audit au deuxième inverse les rôles, et permuter les opérations et les fonctions de contrôle confond leurs responsabilités.

25. Une banque prépare sa cartographie des risques pour une nouvelle ligne d’activité. Quelle analyse doit-elle mener ?

Évaluer les risques selon les seuls facteurs externes, puis déterminer les actions de maîtrise correspondantes
Identifier les risques selon les facteurs internes, puis retenir les actions déjà prévues sans évaluer les risques
Recenser les actions de maîtrise de la ligne d’activité, puis en déduire les risques sans les évaluer
Identifier et évaluer les risques selon les facteurs internes et externes, puis examiner les actions nécessaires à leur maîtrise

Identifier et évaluer les risques selon les facteurs internes et externes, puis examiner les actions nécessaires à leur maîtrise

Explication

La cartographie identifie et évalue les risques en tenant compte des facteurs internes et externes, et met les risques en regard des actions nécessaires à leur maîtrise. Un simple recensement omet l’évaluation, ignorer un type de facteur réduit l’analyse, et partir des actions sans évaluer les risques inverse la démarche.

26. Une banque repère un changement réglementaire et une alerte interne liée à un nouveau produit. Quelle réponse correspond à une gestion des risques dynamique ?

Intégrer les événements internes et externes dans la gestion des risques et maintenir une veille sur les risques émergents
Intégrer les événements internes dans la gestion des risques et réserver la veille aux risques déjà établis
Intégrer les deux événements au bilan annuel sans organiser de veille sur les risques émergents
Intégrer les événements externes dans la gestion des risques et traiter séparément les événements internes

Intégrer les événements internes et externes dans la gestion des risques et maintenir une veille sur les risques émergents

Explication

La gestion des risques doit intégrer les événements internes et externes et assurer une veille sur les risques émergents. Écarter l’une des deux catégories d’événements rend le suivi incomplet, tandis que se limiter aux risques déjà connus ou à un bilan ponctuel omet la veille attendue.

27. Une crise empêche temporairement une banque d’assurer ses services habituels. Quel est l’objectif de son plan d’urgence et de poursuite d’activité ?

Suspendre les services essentiels pendant la crise, puis planifier leur reprise après le retour à la normale
Maintenir les services essentiels en mode dégradé, puis reprendre les activités sans organiser leur planification
Maintenir les services essentiels, éventuellement en mode dégradé, puis planifier la reprise des activités
Maintenir tous les services au fonctionnement habituel, puis reprendre les activités sans planification

Maintenir les services essentiels, éventuellement en mode dégradé, puis planifier la reprise des activités

Explication

Le plan vise à maintenir les services essentiels pendant la crise, éventuellement en mode dégradé, puis à planifier la reprise. Omettre la reprise laisse le dispositif incomplet, différer le maintien des services ne répond pas à l’objectif de continuité, et exclure toute planification contredit la finalité du plan.

28. Quelle fonction fondamentale la gouvernance d’entreprise remplit-elle au sein d’une organisation ?

Identifier les incertitudes stratégiques et mettre en œuvre des mesures pour les réduire
Définir les objectifs de l’organisation sans organiser leur réalisation ni leur surveillance
Contrôler les résultats financiers et signaler les écarts aux dirigeants et aux actionnaires
Organiser les relations entre dirigeants, actionnaires et parties prenantes, ainsi que la fixation, la réalisation et la surveillance des objectifs

Organiser les relations entre dirigeants, actionnaires et parties prenantes, ainsi que la fixation, la réalisation et la surveillance des objectifs

Explication

La gouvernance organise les relations entre les principaux acteurs et la structure qui permet de fixer les objectifs, de les réaliser et d’en surveiller les résultats. La surveillance financière seule, la gestion des incertitudes et la seule fixation des objectifs réduisent à tort cette fonction.

29. Une banque révise son dispositif de gouvernance : quelle priorité doit-elle intégrer en plus de la coordination entre ses organes ?

Protéger les déposants, privilégier les investisseurs et prendre en compte la croissance
Maîtriser les risques, protéger les déposants et prendre en compte les objectifs commerciaux
Veiller au respect des règles, protéger les actionnaires et prendre en compte la rentabilité
Veiller au respect des règles, protéger les déposants et prendre en compte l’intérêt général

Veiller au respect des règles, protéger les déposants et prendre en compte l’intérêt général

Explication

La gouvernance bancaire doit assurer la conformité aux lois et règlements, protéger les intérêts des déposants et tenir compte de l’intérêt général. La rentabilité des actionnaires, la protection des investisseurs ou les objectifs commerciaux ne remplacent pas ces priorités.

30. Dans une banque, une équipe identifie les incertitudes susceptibles de compromettre les objectifs, puis une autre met en place des dispositifs pour ramener les risques à un niveau acceptable ; quel rôle correspond à chaque équipe ?

La première relève du gouvernement d’entreprise et la seconde du contrôle interne
La première relève du management des risques et la seconde du gouvernement d’entreprise
La première relève du management des risques et la seconde du contrôle interne
La première relève du contrôle interne et la seconde du management des risques

La première relève du management des risques et la seconde du contrôle interne

Explication

Le management des risques traite les incertitudes susceptibles d’influencer les objectifs, tandis que le contrôle interne applique des dispositifs pour ramener les risques à un niveau acceptable. Inverser ces rôles, ou attribuer ces tâches à la gouvernance, confond des fonctions distinctes.

31. Une banque définit les risques qu’elle est prête à accepter pour atteindre ses objectifs stratégiques ; quelle référence doit-elle prendre en compte pour établir cet appétit au risque ?

Ses capacités commerciales, sa rentabilité immédiate et les attentes de ses déposants
Son niveau de fonds propres, ses objectifs commerciaux et les tendances du marché
Son niveau de fonds propres, ses capacités de contrôle et ses contraintes prudentielles
Ses limites opérationnelles, ses résultats récents et les attentes de ses actionnaires

Son niveau de fonds propres, ses capacités de contrôle et ses contraintes prudentielles

Explication

L’appétit au risque définit le niveau global et les types de risques acceptés pour atteindre les objectifs stratégiques, en cohérence avec les fonds propres, les capacités de contrôle et les contraintes prudentielles. Les limites opérationnelles ou les résultats récents ne remplacent pas ces paramètres.

32. Lors de sa réunion annuelle, l’organe de surveillance d’une banque doit établir son programme de gouvernance des risques ; quelle combinaison de tâches lui revient ?

Définir la stratégie, déléguer l’approbation des limites et examiner le contrôle interne chaque trimestre
Définir la stratégie et la tolérance aux risques, approuver les limites et examiner le contrôle interne au moins deux fois par an
Mettre en œuvre le contrôle interne, fixer les limites et examiner les risques une fois par an
Définir la tolérance aux risques, gérer les activités et examiner les résultats du contrôle interne une fois par an

Définir la stratégie et la tolérance aux risques, approuver les limites et examiner le contrôle interne au moins deux fois par an

Explication

L’organe de surveillance définit la stratégie et la tolérance aux risques, approuve les limites et examine les résultats du contrôle interne au moins deux fois par an. La mise en œuvre quotidienne relève de la direction générale, tandis qu’un examen annuel ne respecte pas la fréquence minimale.

33. Une banque constate une défaillance dans l’efficacité de son management des risques malgré les contrôles en place ; quel organe demeure responsable en dernier ressort de cette efficacité ?

Les propriétaires de risques
L’organe de surveillance
La direction générale
La fonction de gestion des risques

La direction générale

Explication

La direction générale met en œuvre le contrôle interne et reste responsable en dernier ressort de l’efficacité du management des risques. L’organe de surveillance exerce une fonction de supervision, tandis que la fonction risques et les propriétaires de risques n’assument pas cette responsabilité finale.

34. Une banque réorganise sa fonction de gestion des risques ; quel dispositif garantit le mieux qu’elle puisse exercer ses missions avec indépendance ?

La placer sous l’organe de surveillance, lui donner des moyens suffisants, et lui confier la gestion opérationnelle
La séparer de la gestion, limiter son autorité, et lui réserver un accès par l’intermédiaire des dirigeants
La séparer de la gestion, lui donner autorité et moyens suffisants, et lui assurer l’accès à l’organe de surveillance
L’intégrer à la gestion, lui donner des moyens suffisants, et lui assurer un accès à la direction générale

La séparer de la gestion, lui donner autorité et moyens suffisants, et lui assurer l’accès à l’organe de surveillance

Explication

La fonction de gestion des risques doit être indépendante de la gestion, disposer d’une autorité et de moyens suffisants et avoir accès à l’organe de surveillance. L’intégrer à la gestion, limiter son autorité ou lui confier directement les opérations compromet son indépendance.

35. Lors d’un contrôle, une banque possède une cartographie des risques, mais plusieurs mesures correctrices restent sans suivi et l’audit ne peut pas lancer d’alerte de manière indépendante. Quel ajustement répond le mieux aux attentes prudentielles ?

Mettre à jour la cartographie, sans organiser le suivi des mesures correctrices
Suivre les mesures correctrices, garantir l’alerte indépendante et couvrir tous les risques avec une vision prospective
Faire valider les alertes d’audit par la direction opérationnelle avant leur transmission
Concentrer la gestion sur les risques actuels et traiter les autres après leur matérialisation

Suivre les mesures correctrices, garantir l’alerte indépendante et couvrir tous les risques avec une vision prospective

Explication

Les attentes combinent une cartographie exhaustive, un suivi effectif des corrections, une alerte indépendante de l’audit et une gestion de l’ensemble des risques tournée vers l’avenir. Se satisfaire de la cartographie néglige le suivi, faire valider l’alerte par l’opérationnel compromet son indépendance, et attendre la matérialisation supprime la vision prospective.

36. Un conseil d’administration doit examiner une nouvelle stratégie, mais ses membres connaissent mal les métiers et reçoivent des rapports tardifs et difficiles à interpréter. Quelle mesure répond le mieux aux attentes prudentielles ?

Sélectionner des membres expérimentés en gestion générale sans examiner leur compréhension des métiers et des risques
Fournir au conseil des tableaux financiers synthétiques, même s’ils arrivent après les décisions
Confier l’examen de la stratégie aux seuls dirigeants et communiquer les résultats au conseil en fin d’année
Renforcer les compétences du conseil et lui transmettre rapidement une information complète, intelligible et précise

Renforcer les compétences du conseil et lui transmettre rapidement une information complète, intelligible et précise

Explication

Le conseil doit pouvoir comprendre les métiers et les risques, suivre la stratégie et recevoir rapidement une information complète, intelligible et précise. La validation limitée aux résultats réduit son rôle, les rapports tardifs empêchent une supervision utile et l’expérience générale ne garantit pas la compréhension des risques bancaires.

37. Après une année de pertes, une banque révise sa politique de rémunération variable. Quelle règle est conforme aux attentes prudentielles ?

Maintenir la rémunération liée aux résultats commerciaux et compenser les pertes par des primes fixes
Réduire les primes en cas de baisse des revenus, sans intégrer les autres risques de l’établissement
Intégrer l’ensemble des risques, permettre une réduction après des pertes et préserver le renforcement des fonds propres
Préserver les primes liées au risque, même si leur versement freine le renforcement des fonds propres

Intégrer l’ensemble des risques, permettre une réduction après des pertes et préserver le renforcement des fonds propres

Explication

La rémunération variable doit tenir compte de l’ensemble des risques, pouvoir être réduite en cas de pertes et ne pas entraver le renforcement des fonds propres. La performance commerciale seule ignore les risques, la baisse des seuls revenus ne couvre pas toutes les pertes possibles, et protéger les primes au détriment des fonds propres contredit l’exigence prudentielle.

38. Une banque met à jour son inventaire des menaces et des exigences nouvelles. Quel ensemble correspond aux risques émergents mentionnés ?

Cybercriminalité, risque de taux, risque de change et exigences de financement stable
Cybercriminalité, risques liés aux données, impacts ESG et résilience opérationnelle numérique liée à DORA
Risque de crédit, risque de liquidité, risque de marché et risque de concentration
Impacts ESG, risque de crédit, risque de liquidité et exigences de fonds propres

Cybercriminalité, risques liés aux données, impacts ESG et résilience opérationnelle numérique liée à DORA

Explication

Les risques émergents cités regroupent la cybercriminalité, les risques liés aux données, les impacts ESG et les exigences de résilience opérationnelle numérique associées à DORA. Les risques de crédit et de liquidité sont des priorités bancaires distinctes, les risques de taux et de change ne remplacent pas les enjeux de données, et le financement stable relève du NSFR.

39. Pourquoi le risque de crédit reste-t-il une priorité dans l’évaluation prudentielle d’une banque ?

Parce qu’il détermine largement le niveau des exigences de fonds propres
Parce qu’il détermine principalement les exigences liées aux impacts ESG
Parce qu’il fixe directement les besoins de liquidité à court terme
Parce qu’il mesure directement l’interconnexion des marchés financiers

Parce qu’il détermine largement le niveau des exigences de fonds propres

Explication

Le risque de crédit demeure majeur parce qu’il détermine largement le niveau des exigences de fonds propres. L’interconnexion des marchés caractérise plutôt le risque systémique, les besoins de liquidité à court terme relèvent du LCR et les impacts ESG constituent une autre catégorie de risques.

40. Une banque choisit ses indicateurs pour surveiller, d’une part, les flux de liquidité à court terme et, d’autre part, la stabilité de son financement à un an. Quelle association doit-elle retenir ?

NSFR pour les flux à court terme et LCR pour le financement stable à un an
LCR pour les flux à court terme et NSFR pour le financement stable à court terme
LCR pour les flux à court terme et NSFR pour le financement stable à un an
LCR pour le financement stable à un an et NSFR pour les flux à court terme

LCR pour les flux à court terme et NSFR pour le financement stable à un an

Explication

Le LCR concerne les flux de liquidité à court terme, tandis que le NSFR porte sur le financement stable à un an. Inverser leurs horizons confond leurs fonctions, attribuer le financement annuel au LCR échange leurs rôles, et associer le NSFR au court terme déplace son horizon.

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Comment le COSO définit-il le risque ?

La possibilité qu’un événement se produise et ait une incidence défavorable sur la réalisation des objectifs.

Quelle source définit le risque comme une possibilité d’incidence défavorable sur les objectifs ?

Le COSO.

À quoi le risque fait-il obstacle, et qui y est confronté ?

À la réalisation des objectifs ; toute organisation y est confrontée.

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