QCM : Barrières à l’entrée et ententes (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Sur un marché, une entreprise peut relever son prix au-dessus du niveau qui prévaudrait en concurrence parfaite sans perdre tous ses clients. Quelle capacité cela illustre-t-il ?

La capacité d’influencer le prix au-delà du niveau concurrentiel
La capacité d’appliquer un prix fixé par une autorité publique
La capacité de déterminer la quantité demandée par les consommateurs
La capacité de produire à un coût inférieur à celui des concurrents

La capacité d’influencer le prix au-delà du niveau concurrentiel

Explication

Le pouvoir de marché permet à une entreprise d’influencer le prix et de le fixer au-delà de son niveau de concurrence parfaite. Déterminer la demande confond prix et demande, réduire les coûts concerne l’efficacité productive, et un prix réglementé relève d’une autorité.

2. Deux entreprises vendent un produit identique : la première accepte le prix déterminé par le marché, tandis que la seconde peut modifier son prix sans perdre tous ses clients. Comment les classer ?

Les deux sont faiseuses de prix car elles choisissent leur production
La première est faiseuse de prix et la seconde preneuse de prix
La première est preneuse de prix et la seconde faiseuse de prix
Les deux sont preneuses de prix car elles vendent le même produit

La première est preneuse de prix et la seconde faiseuse de prix

Explication

Un preneur de prix subit le prix du marché, alors qu’un faiseur de prix peut l’influencer ou l’imposer. La réponse qui inverse les rôles confond les deux notions ; le produit identique et le choix de production ne déterminent pas à eux seuls ce classement.

3. Quelles structures composent la catégorie des marchés imparfaitement concurrentiels ?

L’oligopole, la concurrence monopolistique et les barrières structurelles
Le monopole, la concurrence parfaite et la concurrence monopolistique
Le monopole, l’oligopole et la concurrence monopolistique
Le monopole, l’oligopole et le marché contestable

Le monopole, l’oligopole et la concurrence monopolistique

Explication

Les trois structures imparfaitement concurrentielles sont le monopole, l’oligopole et la concurrence monopolistique. La concurrence parfaite n’appartient pas à cette catégorie, le marché contestable n’est pas l’une des trois structures énumérées, et les barrières sont un facteur de protection des entreprises.

4. Dans un secteur, une entreprise est seule à offrir le produit ; dans un autre, quelques entreprises ajustent leurs décisions en fonction des choix de leurs rivales. Quelle comparaison décrit ces situations ?

Le monopole réagit aux rivales ; en oligopole, une firme choisit seule prix et production
Le monopole et l’oligopole choisissent sans tenir compte de leurs décisions respectives
Le monopole choisit prix et production ; en oligopole, les firmes réagissent entre elles
Le monopole subit le prix ; en oligopole, les firmes ne modifient pas le prix du marché

Le monopole choisit prix et production ; en oligopole, les firmes réagissent entre elles

Explication

En monopole, une seule firme choisit une combinaison de prix et de production ; en oligopole, les entreprises prennent des décisions en réaction les unes aux autres, ce qui affecte le prix. Attribuer l’interdépendance au monopole confond les structures, et supposer que les décisions oligopolistiques sont indépendantes néglige les réactions entre firmes.

5. Quel élément constitue une barrière à l’entrée pour de nouveaux concurrents ?

Une règle juridique qui facilite l’installation de nouveaux concurrents
Un avantage commercial identique pour les entreprises en place et les nouveaux entrants
Un avantage technique, financier ou institutionnel qui protège les entreprises en place
Une hausse de la demande qui augmente les débouchés de toutes les entreprises

Un avantage technique, financier ou institutionnel qui protège les entreprises en place

Explication

Une barrière à l’entrée est un avantage technique, financier ou institutionnel qui rend l’arrivée de concurrents difficile, voire impossible, et protège les entreprises installées. Un avantage commun ne gêne pas spécifiquement les entrants, une hausse de la demande n’est pas une barrière, et une règle facilitant l’entrée produit l’effet inverse.

6. Une entreprise déjà installée est protégée par des avantages naturels liés au secteur, des règles publiques et des actions menées par les entreprises en place. Quelles catégories de barrières cela illustre-t-il ?

Les barrières structurelles, financières et commerciales
Les barrières structurelles, légales et stratégiques
Les barrières naturelles, réglementaires et financières
Les barrières légales, concurrentielles et technologiques

Les barrières structurelles, légales et stratégiques

Explication

Les barrières à l’entrée se répartissent en barrières structurelles ou naturelles, légales ou réglementaires, et stratégiques. Les coûts financiers peuvent contribuer à une barrière structurelle, mais ne remplacent pas une catégorie générale de la classification ; les barrières naturelles correspondent ici aux barrières structurelles.

7. Dans un secteur, la construction d’un réseau exige un investissement initial important. La production accrue fait baisser le coût moyen des entreprises installées. Quel effet cela peut-il avoir sur les nouveaux entrants ?

La baisse du coût moyen peut rendre les entrants plus compétitifs que les entreprises en place
Les économies d’échelle des entreprises en place peuvent rendre les entrants moins compétitifs
La répartition des coûts fixes peut supprimer l’avantage des entreprises en place
La hausse du coût marginal peut rendre les entreprises en place moins compétitives

Les économies d’échelle des entreprises en place peuvent rendre les entrants moins compétitifs

Explication

Des coûts fixes initiaux élevés peuvent faire diminuer le coût moyen quand la production augmente, procurant des économies d’échelle aux entreprises installées et rendant les entrants moins compétitifs. La baisse du coût moyen ne favorise pas automatiquement les entrants, et le mécanisme décrit ne repose pas sur une hausse du coût marginal.

8. Une nouvelle entreprise doit financer des équipements coûteux pour respecter des normes sanitaires et de sécurité fixées par les autorités. Quel effet ces règles peuvent-elles avoir sur l’entrée sur le marché ?

Elles peuvent freiner l’entrée en augmentant les coûts de conformité.
Elles peuvent faciliter l’entrée en réduisant les dépenses initiales des nouveaux producteurs.
Elles peuvent limiter l’entrée en fixant directement un nombre maximal de producteurs.
Elles peuvent empêcher l’entrée en interdisant la commercialisation de tout produit nouveau.

Elles peuvent freiner l’entrée en augmentant les coûts de conformité.

Explication

Les normes sanitaires et de sécurité constituent des barrières indirectes lorsqu’elles imposent des coûts importants aux nouveaux producteurs. Le numerus clausus renvoie à une limitation directe du nombre d’entrants, la subvention inverse l’effet des coûts, et l’interdiction de vendre ne découle pas de la situation décrite.

9. Une commune située en Guyane compte 3 000 habitants. Selon le seuil prévu pour ce territoire, l’ouverture d’une pharmacie y est-elle autorisée ?

Oui, car le seuil applicable est de 2 500 habitants.
Oui, car le seuil applicable est dépassé.
Non, car le seuil applicable est de 3 500 habitants.
Non, car il faut dépasser 4 500 habitants.

Non, car le seuil applicable est de 3 500 habitants.

Explication

En Guyane, l’ouverture est autorisée dans une commune de plus de 3 500 habitants ; avec 3 000 habitants, ce seuil n’est pas atteint. Le seuil général de 2 500 habitants ne s’applique pas ici, et la tranche de 4 500 habitants concerne les implantations supplémentaires.

10. Quel droit un brevet accorde-t-il à son détenteur sur l’exploitation de la technologie brevetée ?

Un monopole temporaire sur toutes les technologies du secteur.
Un monopole temporaire sur cette technologie.
Une rémunération sans droit de contrôle sur cette technologie.
Un monopole sans limite de durée sur cette technologie.

Un monopole temporaire sur cette technologie.

Explication

Le brevet confère à son détenteur un monopole temporaire sur l’exploitation de la technologie protégée. Un monopole sans limite de durée méconnaît cette limite, une simple rémunération omet le droit d’exploitation, et l’exclusivité ne s’étend pas à toutes les technologies du secteur.

11. Quel compromis les brevets établissent-ils entre l’incitation à innover et la concurrence ?

Ils découragent l’innovation en empêchant l’inventeur de s’approprier ses gains.
Ils encouragent l’innovation en protégeant les gains, sans restreindre la concurrence.
Ils encouragent l’innovation en supprimant durablement la concurrence.
Ils encouragent l’innovation en protégeant les gains, au prix d’une restriction temporaire de la concurrence.

Ils encouragent l’innovation en protégeant les gains, au prix d’une restriction temporaire de la concurrence.

Explication

Les brevets renforcent les incitations à innover en protégeant l’appropriation des gains, mais restreignent temporairement la concurrence. L’absence de restriction néglige ce coût, le découragement inverse l’effet d’incitation et la suppression durable exagère la durée de la restriction.

12. Une entreprise réduit temporairement son prix dans le but de pousser ses concurrents à quitter le marché. Comment qualifier cette stratégie ?

Un prix de monopole durable
Une entente sur les prix
Un prix prédateur
Une baisse relevant du jeu normal de la concurrence

Un prix prédateur

Explication

Un prix prédateur est temporairement abaissé dans le but de faire partir les concurrents. Une baisse concurrentielle ordinaire n’a pas cet objectif d’éviction, une entente suppose un accord entre entreprises et un prix de monopole est associé à la remontée ultérieure du prix.

13. Une entreprise installe une capacité de production supérieure à ses besoins actuels afin de décourager les entreprises qui envisagent d’entrer sur son marché. Quel signal cette capacité envoie-t-elle aux entrants potentiels ?

L’entreprise en place garantit un prix élevé, permettant aux entrants de réaliser des profits
L’entreprise en place a supprimé ses coûts irrécupérables, rendant l’entrée moins risquée
L’entreprise en place peut accroître rapidement sa production, laissant peu d’espoir de profit à un nouvel entrant
L’entreprise en place prévoit de réduire sa production, laissant davantage de clients aux entrants

L’entreprise en place peut accroître rapidement sa production, laissant peu d’espoir de profit à un nouvel entrant

Explication

Une capacité excédentaire signale que l’entreprise présente peut augmenter immédiatement sa production, ce qui réduit l’espoir de profit d’un nouvel entrant. Une réduction de production inverse le signal, un prix élevé n’est pas le mécanisme décrit et la baisse des coûts irrécupérables n’est pas la capacité excédentaire.

14. Plusieurs entreprises concluent un accord portant sur les prix, les quotas de production et le partage du marché. Comment désigne-t-on cet accord ?

Une fusion, ou concentration
Une entente, ou cartel
Une décision de production autonome
Une concurrence par les prix

Une entente, ou cartel

Explication

Une entente, ou cartel, est un accord entre plusieurs entreprises portant notamment sur le partage du marché, les quotas de production ou les prix. Une fusion réunit des entreprises, une décision unilatérale ne constitue pas un accord et la concurrence par les prix ne désigne pas une coordination entre concurrents.

15. Trois entreprises concurrentes conviennent de se répartir des zones géographiques, sans coordonner leurs prix ni leurs volumes. Sur quel aspect de leur activité s’entendent-elles ?

Sur les coûts de production
Sur les parts de marché
Sur les prix de vente
Sur les quantités produites

Sur les parts de marché

Explication

Les entreprises peuvent s’entendre sur leurs parts de marché, notamment en se répartissant géographiquement les clients. La fixation des prix et les quotas portent respectivement sur les prix et les quantités, tandis que l’accord décrit ne concerne pas les coûts de production.

16. Des entreprises concurrentes s’accordent sur les prix afin de réduire la concurrence entre elles. Quel effet cette coordination a-t-elle sur leur position face aux acheteurs ?

Elles se rapprochent d’une situation de concurrence parfaite et réduisent leur pouvoir de marché
Elles se rapprochent d’une situation de monopole et renforcent leur pouvoir de marché
Elles accroissent la concurrence entre elles et renforcent le pouvoir de négociation des acheteurs
Elles se rapprochent d’une situation de monopole mais perdent leur capacité à imposer leurs conditions

Elles se rapprochent d’une situation de monopole et renforcent leur pouvoir de marché

Explication

En s’accordant sur les prix ou la répartition du marché, les entreprises se rapprochent d’une situation de monopole et renforcent leur pouvoir de marché, ce qui leur permet d’imposer leurs conditions aux acheteurs. La concurrence accrue ou la perte de pouvoir de marché décrit l’effet inverse.

17. Sur un marché, une seule entreprise vend un produit à de nombreux clients. Quelle structure de marché cela décrit-il ?

Un oligopole
Un monopole
Un monopsone
Une concurrence parfaite

Un monopole

Explication

Le monopole se caractérise par un seul offreur face à une multitude d’acheteurs. L’oligopole suppose plusieurs offreurs, le monopsone un seul acheteur et l’entente une coordination entre entreprises.

18. Une entreprise reste seule sur un marché parce que les nouveaux concurrents ne parviennent pas à y entrer. Quel mécanisme explique cette situation ?

La présence de barrières à l’entrée
La baisse du coût moyen de production
La multiplicité des acheteurs du marché
La croissance de la demande du marché

La présence de barrières à l’entrée

Explication

Le monopole s’explique par des barrières à l’entrée qui empêchent d’autres entreprises de pénétrer le marché. Une demande croissante ou de nombreux acheteurs ne suffisent pas à empêcher l’arrivée de concurrents, et la baisse du coût moyen concerne notamment le monopole naturel.

19. Dans un secteur, les économies d’échelle permettent au producteur le plus important de réduire son coût moyen et d’évincer progressivement ses concurrents. De quelle forme de monopole s’agit-il ?

Une entente entre producteurs
Un monopole d’innovation
Un monopole institutionnel
Un monopole naturel

Un monopole naturel

Explication

Le monopole naturel résulte du jeu de la concurrence lorsque les économies d’échelle donnent un avantage décisif au producteur le plus efficace. La protection réglementaire caractérise le monopole institutionnel, tandis qu’une avance issue d’une nouveauté relève du monopole d’innovation.

20. Une réglementation réserve la distribution d’un service à un seul producteur. Quelle forme de monopole cette règle instaure-t-elle ?

Un monopole d’innovation
Une entente entre producteurs
Un monopole institutionnel
Un monopole naturel

Un monopole institutionnel

Explication

Le monopole institutionnel résulte d’une protection réglementaire qui réserve le marché à un seul producteur. Les économies d’échelle caractérisent le monopole naturel, l’avance technologique le monopole d’innovation, et une entente suppose plusieurs producteurs coordonnés.

21. Un producteur monopoliste envisage d’augmenter son prix de vente. Quelle contrainte doit-il prendre en compte dans sa décision ?

La demande reste indépendante du prix choisi
Le prix est imposé par les concurrents du marché
Un prix plus élevé tend à accroître la demande
Un prix plus élevé tend à réduire la demande

Un prix plus élevé tend à réduire la demande

Explication

Le monopole est faiseur de prix et dispose d’une marge de manœuvre, mais il doit tenir compte du fait qu’un prix plus élevé réduit la demande. L’idée d’une demande qui augmente avec le prix inverse ce lien, tandis que les concurrents ne fixent pas directement son prix.

22. Après le passage d’un marché de la concurrence parfaite au monopole, le prix augmente et le producteur réalise un gain. Quelle interprétation tient aussi compte de l’effet sur les consommateurs ?

Le producteur et les consommateurs gagnent ensemble
Le producteur gagne sans effet sur les consommateurs
Le producteur perd tandis que les consommateurs gagnent
Le producteur gagne tandis que les consommateurs perdent

Le producteur gagne tandis que les consommateurs perdent

Explication

Par rapport à la concurrence parfaite, l’équilibre de monopole peut associer un prix supérieur et un gain pour le producteur à une perte pour le consommateur, même si la demande contraint le prix. Un gain partagé ou l’absence d’effet sur les consommateurs méconnaît cette perte.

23. Pour un même marché, on compare la quantité produite sous monopole à celle qui serait produite en concurrence parfaite. Quel résultat prévoit la théorie économique ?

La quantité est identique dans les deux cas
La quantité dépend uniquement du nombre d’acheteurs
La quantité est plus faible sous monopole
La quantité est plus élevée sous monopole

La quantité est plus faible sous monopole

Explication

En situation de monopole, la quantité produite est inférieure à celle qui serait produite en concurrence parfaite. La quantité plus élevée inverse cette comparaison, tandis que le prix d’équilibre est une autre variable et que le nombre d’acheteurs ne détermine pas seul le résultat.

24. Sur un marché, quatre vendeurs anticipent les réactions de leurs rivaux lorsqu’ils choisissent leurs prix. Quelle structure décrit cette situation ?

Un oligopole
Une concurrence monopolistique
Un monopole
Une concurrence parfaite

Un oligopole

Explication

Un oligopole réunit un petit nombre de vendeurs dont les décisions s’inscrivent dans une interaction stratégique. Le monopole suppose un seul vendeur, tandis que la concurrence parfaite ne correspond pas à cette interdépendance stratégique.

25. Une entreprise oligopolistique envisage de baisser ses prix et prévoit que ses concurrentes réagiront. Quel effet de ses décisions est au cœur de cette situation ?

Ses choix de prix peuvent influer directement sur les profits des concurrentes.
Ses choix de prix déterminent directement les coûts de production des concurrentes.
Ses choix de prix modifient directement les préférences de tous les clients.
Ses choix de prix n’ont pas d’effet direct sur les profits des concurrentes.

Ses choix de prix peuvent influer directement sur les profits des concurrentes.

Explication

Dans un oligopole, les décisions relatives aux prix ou aux quantités peuvent influer directement sur les profits des concurrentes. L’effet sur les préférences des clients ou sur les coûts des rivales ne définit pas cette interdépendance.

26. Deux entreprises concurrentes auraient intérêt à maintenir une coopération profitable, mais chacune est tentée de s’en écarter. Quelle notion décrit cette situation ?

La concurrence parfaite
Une fusion entre entreprises
Un cartel formel
Le dilemme du prisonnier

Le dilemme du prisonnier

Explication

Le dilemme du prisonnier montre que des entreprises concurrentes ont intérêt à coopérer, mais que cette coopération est instable. Un cartel formel désigne un accord, tandis qu’une fusion réunit les entreprises au sein d’une même entité.

27. Une entreprise de vêtements cherche à distinguer ses produits de ceux de ses rivales. Sur quels leviers de différenciation peut-elle agir ?

Les coûts, les salaires ou les méthodes de fabrication
La qualité, le design, la marque ou le service
Le nombre de vendeurs, les parts de marché ou les barrières à l’entrée
Le volume produit, les stocks ou les horaires d’ouverture

La qualité, le design, la marque ou le service

Explication

En concurrence monopolistique, les entreprises différencient leurs produits par la qualité, le design, la marque ou le service. Les coûts et le volume produit ne sont pas les leviers de différenciation cités.

28. Une marque augmente le prix d’un produit différencié, mais des rivales vendent des produits proches et substituables. Qu’est-ce qui limite sa hausse de prix ?

La différenciation, qui rend la demande indépendante du prix
La situation de monopole sur le segment, qui écarte les rivales proches
La concurrence des entreprises proposant des produits proches
La fidélité des consommateurs, qui supprime les produits substituables

La concurrence des entreprises proposant des produits proches

Explication

La liberté de fixation des prix reste limitée par les entreprises proposant des produits proches et substituables, ce qui empêche les hausses excessives. La différenciation peut fidéliser une partie des clients, mais elle ne supprime pas cette concurrence.

29. Sur le marché des avions commerciaux, quelle structure résulte de la place de Boeing et d’Airbus comme deux principales entreprises ?

Une concurrence parfaite
Un oligopole à trois entreprises
Un duopole
Un monopole

Un duopole

Explication

Un duopole est un marché dominé par deux entreprises principales, ici Boeing et Airbus. Le monopole suppose une seule entreprise dominante, la concurrence parfaite une multitude d’offreurs, et trois entreprises ne correspond pas au nombre indiqué.

30. Sur un marché oligopolistique, une entreprise fixe son prix tout en anticipant la réaction de ses concurrentes, puis sert les clients qui s’adressent à elle : quelle stratégie adopte-t-elle ?

Une répartition concertée de la demande
Une stratégie coopérative de fixation des prix
Une concurrence non coopérative par la qualité
Une concurrence non coopérative par les prix

Une concurrence non coopérative par les prix

Explication

Dans la concurrence non coopérative par les prix, chaque offreur choisit son prix en anticipant les réactions des autres et répond à la demande qui s’adresse à lui. Une entente est coopérative, la qualité concerne une autre dimension de concurrence, et la demande n’est pas répartie de concert.

31. Sur un marché en expansion, un fabricant vend davantage d’unités et répartit ses coûts fixes sur cette production accrue : quel effet peut soutenir une montée en gamme ?

La disparition des coûts fixes dès que la production augmente
La baisse du coût unitaire grâce à l’amortissement des coûts fixes
La baisse du coût unitaire grâce à la diminution des ventes
La hausse du coût unitaire malgré l’amortissement des coûts fixes

La baisse du coût unitaire grâce à l’amortissement des coûts fixes

Explication

Quand davantage de produits sont vendus, les coûts fixes sont amortis sur un plus grand nombre d’unités, ce qui réduit le coût unitaire et peut permettre une montée en gamme. L’erreur de la hausse inverse cet effet, celle de la baisse des ventes inverse le mécanisme, et l’augmentation de la production n’efface pas les coûts fixes.

32. Deux compagnies de croisière cherchent à attirer des clientèles différentes : l’une choisit un navire géant, l’autre un navire plus petit et luxueux. Quel aspect de leur stratégie cela illustre-t-il ?

La différenciation par la gamme, les services et le type de navire
La coopération tarifaire pour partager la clientèle
La différenciation par la seule baisse des tarifs des croisières
L’uniformisation des prestations et du format des navires

La différenciation par la gamme, les services et le type de navire

Explication

Les croisiéristes se différencient en diversifiant leurs gammes, leurs prestations et leurs services, ainsi qu’en choisissant des navires géants ou plus petits et luxueux. Réduire cette stratégie aux prix omet la qualité et la variété, l’uniformisation va à l’encontre de la différenciation, et le choix décrit n’implique pas une entente.

33. Comment désigne-t-on l’ensemble des mesures publiques visant à favoriser la concurrence et à empêcher les pratiques anticoncurrentielles ?

La politique monétaire
La réglementation générale des prix
La politique de la concurrence
La politique de l’emploi

La politique de la concurrence

Explication

La politique de la concurrence regroupe les mesures prises par les pouvoirs publics pour favoriser la concurrence et empêcher les pratiques anticoncurrentielles. La politique monétaire agit sur la monnaie, la politique de l’emploi vise l’emploi, et la réglementation des prix ne définit pas l’ensemble de ces mesures.

34. Après l’arrivée de nouveaux concurrents, les prix diminuent et les entreprises cherchent à se démarquer en innovant : quel ensemble d’effets correspond aux bénéfices attribués à la concurrence ?

Un meilleur rapport qualité-prix, davantage de compétitivité, d’emploi et d’innovation
Un rapport qualité-prix dégradé, avec davantage de compétitivité et d’emploi
Un meilleur rapport qualité-prix, mais moins de compétitivité et d’innovation
Un meilleur rapport qualité-prix, mais une baisse de l’emploi et de l’innovation

Un meilleur rapport qualité-prix, davantage de compétitivité, d’emploi et d’innovation

Explication

La concurrence peut faire baisser les prix, améliorer le rapport qualité-prix et renforcer la compétitivité, l’emploi et l’innovation. L’erreur qui écarte innovation et emploi omet des effets attendus, celle qui dégrade le rapport qualité-prix inverse le mécanisme, et celle qui annonce une baisse de l’emploi et de l’innovation contredit les effets décrits.

35. Une consommatrice bénéficie de prix plus faibles, de produits de meilleure qualité et d’un choix plus vaste : quel effet de la concurrence ces avantages illustrent-ils ?

L’uniformisation des produits et la réduction du choix disponible
La protection des consommateurs par des prix, une qualité et un choix améliorés
La hausse des profits des producteurs sans avantage pour les consommateurs
La hausse des prix et la dégradation de la qualité des produits

La protection des consommateurs par des prix, une qualité et un choix améliorés

Explication

La concurrence protège les consommateurs en leur donnant accès à des prix plus faibles, à une meilleure qualité et à une plus grande diversité de produits. Se limiter aux gains des producteurs omet ces avantages, l’uniformisation inverse l’effet sur le choix, et la hausse des prix avec une qualité dégradée contredit le mécanisme.

36. Deux entreprises prévoient une fusion-acquisition. Quelle démarche doivent-elles effectuer avant de réaliser l’opération afin que ses effets concurrentiels soient examinés ?

Notifier le projet uniquement si un abus de position dominante a déjà été constaté.
Notifier le projet aux autorités de concurrence, qui évalueront ses effets anticoncurrentiels au regard des gains économiques.
Réaliser l’opération puis la soumettre aux autorités pour un examen de ses effets sur le marché.
Demander une validation automatique dès lors que les entreprises annoncent des gains économiques.

Notifier le projet aux autorités de concurrence, qui évalueront ses effets anticoncurrentiels au regard des gains économiques.

Explication

La notification préalable permet aux autorités d’évaluer les effets anticoncurrentiels notables du projet au regard de ses gains économiques. Un examen après réalisation confond contrôle préalable et contrôle a posteriori, l’abus déjà constaté n’est pas une condition de notification, et la notification ne garantit pas une autorisation automatique.

37. Une acquisition risque de renforcer la position dominante d’une entreprise et de lui permettre d’abuser de cette position. Quelle conclusion s’applique au contrôle de cette concentration ?

Elle peut être interdite, car le renforcement d’une position dominante susceptible de conduire à des abus constitue un risque visé.
Elle échappe à l’interdiction, car seule la création d’une nouvelle position dominante est concernée.
Elle ne peut être interdite qu’après la preuve d’un abus effectivement commis par l’entreprise.
Elle est interdite du seul fait qu’elle constitue une concentration entre entreprises.

Elle peut être interdite, car le renforcement d’une position dominante susceptible de conduire à des abus constitue un risque visé.

Explication

Une concentration peut être interdite si elle crée ou renforce une position dominante susceptible de conduire à des abus. Exiger un abus déjà commis confond risque et infraction avérée, écarter le renforcement oublie l’un des critères, et interdire toute concentration généralise excessivement la règle.

38. Une autorité estime que les cartels sont détectés avec une probabilité de 15 % et procurent des gains importants à leurs membres. Quel principe doit guider le niveau des sanctions ?

Fonder le niveau des sanctions sur une détection certaine plutôt que sur les gains des cartellistes.
Fixer des sanctions suffisamment dissuasives pour contrebalancer la faible détection et les gains importants.
Modérer les sanctions pour préserver les gains économiques que les cartels apportent aux entreprises.
Réduire les sanctions puisque la faible détection limite déjà le nombre de cartels poursuivis.

Fixer des sanctions suffisamment dissuasives pour contrebalancer la faible détection et les gains importants.

Explication

Lorsque la détection est peu probable et que les gains du cartel sont importants, les sanctions doivent rester assez élevées pour dissuader les entreprises. Réduire les sanctions inverse le rôle de la faible détection, préserver les gains des cartellistes ne répond pas à l’objectif dissuasif, et la règle ne suppose pas une détection certaine.

39. Une entreprise participant à un cartel le dénonce aux autorités, alors que les preuves matérielles de l’entente sont difficiles à réunir. Quel dispositif peut améliorer la détection et quel avantage peut-il lui procurer ?

Une mesure de régulation des prix, qui lui garantit une baisse des tarifs après la dénonciation.
Une procédure de plainte externe, qui réserve l’immunité aux entreprises étrangères au cartel.
Une sanction renforcée, qui lui impose une amende en échange de sa participation au cartel.
Un programme de clémence, qui peut lui accorder l’immunité en échange de la dénonciation.

Un programme de clémence, qui peut lui accorder l’immunité en échange de la dénonciation.

Explication

Les programmes de clémence encouragent une entreprise membre à dénoncer le cartel et peuvent lui accorder l’immunité, ce qui aide à détecter des ententes difficiles à prouver matériellement. Une amende aggravée confond clémence et sanction, l’entreprise dénonciatrice peut participer au cartel, et la baisse des prix ne caractérise pas ce dispositif.

40. Une entreprise utilise son pouvoir de marché pour imposer à ses clients des conditions commerciales déloyales. Comment qualifier cette pratique ?

Une position dominante sans pratique abusive
Un abus de position dominante
Une stratégie tarifaire concurrentielle
Une entente anticoncurrentielle

Un abus de position dominante

Explication

L’abus de position dominante consiste à utiliser son pouvoir de marché pour imposer des conditions déloyales aux consommateurs ou aux autres producteurs. Une forte part de marché peut signaler une position dominante, tandis qu’une entente suppose une coordination entre entreprises et qu’une baisse de prix n’est pas en elle-même nécessairement abusive.

41. Dans un marché, une entreprise détient une part importante, les parts sont très inégalement réparties et l’entrée de nouveaux concurrents est difficile. Comment les autorités interprètent-elles généralement ces indices ?

Ils indiquent généralement une concurrence parfaitement équilibrée
Ils indiquent généralement une position dominante
Ils établissent généralement une baisse du surplus des producteurs
Ils démontrent généralement une entente entre concurrents

Ils indiquent généralement une position dominante

Explication

Une forte part de marché, une répartition inégalitaire des parts et de fortes barrières à l’entrée sont des indicateurs généralement utilisés pour repérer une position dominante. Une entente concerne une coordination entre entreprises, et une répartition égalitaire ne constitue pas l’indice décrit.

42. Une autorité surveille les pratiques anticoncurrentielles et sanctionne celles qu’elle détecte. Quel effet général cette action vise-t-elle à produire ?

Augmenter le nombre d’entreprises sans effet sur le bien-être social
Accroître les profits des entreprises dominantes et le bien-être social
Réduire le surplus du consommateur et améliorer la concurrence
Améliorer le surplus du consommateur et le bien-être social

Améliorer le surplus du consommateur et le bien-être social

Explication

La surveillance et la sanction des pratiques anticoncurrentielles visent à améliorer le surplus du consommateur et, au-delà, le bien-être social. Accroître les profits des entreprises dominantes ou réduire le surplus des consommateurs ne correspond pas à cet objectif.

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Qu’est-ce que le pouvoir de marché d’une entreprise ?

La capacité à influencer le prix du marché et à le fixer au-delà du niveau de concurrence parfaite.

Comment un price taker se distingue-t-il d’un price maker ?

Le price taker subit le prix sans l’influencer, tandis que le price maker peut l’influencer ou l’imposer.

Quelles sont les trois structures de marché imparfaitement concurrentiel ?

Le monopole, l’oligopole et la concurrence monopolistique.

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