QCM : Choix du consommateur et budget (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition statistique du ménage :

Un ménage peut réunir des occupants d’un logement qui ne sont pas parents.
La consommation des ménages exclut les consommations individualisables des administrations.
Le revenu disponible correspond au revenu après déduction des impôts et cotisations.
Un ménage correspond aux personnes apparentées qui partagent un même logement.
L’analyse du ménage étudie la répartition de la consommation entre ses membres.

Un ménage peut réunir des occupants d’un logement qui ne sont pas parents. · Le revenu disponible correspond au revenu après déduction des impôts et cotisations.

Explication

Un ménage peut comprendre des personnes sans lien de parenté ; il n’est donc pas limité aux personnes apparentées. Le revenu disponible est bien le revenu diminué des impôts et cotisations. Le ménage est traité comme une boîte noire, sans analyse de la répartition interne de la consommation. La définition de la consommation inclut aussi les consommations individualisables des administrations.

2. Un ménage conserve une partie de son revenu disponible et prépare ses dépenses futures. Concernant l’épargne des ménages, quelles propositions sont exactes ?

L’épargne de précaution vise principalement à accroître les revenus futurs par un patrimoine.
La part non consacrée à la consommation finale constitue l’épargne selon l’Insee.
Les loyers imputés des propriétaires occupants sont exclus des dépenses de consommation supportées.
Les achats de logements constituent une composante de l’épargne financière des ménages.
Une réserve destinée aux dépenses entre deux revenus relève de l’épargne de liquidité.

La part non consacrée à la consommation finale constitue l’épargne selon l’Insee. · Une réserve destinée aux dépenses entre deux revenus relève de l’épargne de liquidité.

Explication

Selon l’Insee, l’épargne est la part du revenu disponible non utilisée en consommation finale. La réserve destinée aux dépenses courantes entre deux versements correspond à l’épargne de liquidité. L’accroissement des revenus futurs par constitution d’un patrimoine relève de l’épargne d’accumulation, non de précaution. Les loyers imputés des propriétaires occupants sont inclus dans les dépenses de consommation des ménages. Les achats de logements relèvent de l’épargne brute comme investissements, tandis que l’épargne financière correspond à la capacité de financement.

3. Parmi les propositions suivantes concernant les explications de la valeur de l’eau et du diamant, laquelle est exacte ?

Dans l’ouvrage de 1776, Adam Smith oppose l’utilité élevée de l’eau à sa faible valeur.
Adam Smith attribue le paradoxe de l’eau et du diamant à Galiani en 1751.
Les classiques invoquent le travail nécessaire, explication contestée pour le traitement de l’eau.
En 1751, Galiani associe la valeur à l’utilité et à la rareté des biens.
La théorie de la valeur utilité rattache la valeur d’un bien à la satisfaction qu’il procure.

Dans l’ouvrage de 1776, Adam Smith oppose l’utilité élevée de l’eau à sa faible valeur. · Les classiques invoquent le travail nécessaire, explication contestée pour le traitement de l’eau. · En 1751, Galiani associe la valeur à l’utilité et à la rareté des biens. · La théorie de la valeur utilité rattache la valeur d’un bien à la satisfaction qu’il procure.

Explication

La théorie de la valeur utilité explique la valeur par la satisfaction procurée. Adam Smith formule le paradoxe dans *La Richesse des nations* en 1776. Galiani propose dès 1751 de considérer aussi la rareté. Les classiques invoquent le travail, mais l’eau demande également du traitement et de l’acheminement. L’attribution à Galiani et la date de 1751 ne correspondent pas à la formulation du paradoxe par Smith.

4. Un économiste compare une approche qui quantifie la satisfaction à une autre qui classe les paniers préférés. Quelles propositions décrivent correctement ces notions ?

L’utilité cardinale cherche à mesurer précisément la satisfaction procurée par les biens.
L’utilité ordinale classe les biens selon les préférences sans quantifier exactement la satisfaction.
Une fonction d’utilité associe un niveau d’utilité à chaque panier consommé par un individu.
Jevons, Menger et Walras fondent la théorie moderne de l’utilité entre 1870 et 1874.
La théorie moderne de l’utilité est fondée par Jevons, Menger et Walras entre 1751 et 1776.

L’utilité cardinale cherche à mesurer précisément la satisfaction procurée par les biens. · L’utilité ordinale classe les biens selon les préférences sans quantifier exactement la satisfaction. · Une fonction d’utilité associe un niveau d’utilité à chaque panier consommé par un individu. · Jevons, Menger et Walras fondent la théorie moderne de l’utilité entre 1870 et 1874.

Explication

Jevons, Menger et Walras fondent la théorie moderne de l’utilité entre 1870 et 1874. L’approche cardinale vise une mesure précise de la satisfaction, tandis que l’approche ordinale classe les préférences sans la quantifier. La fonction d’utilité associe un niveau d’utilité à chaque panier et synthétise les préférences propres au consommateur. La période 1751–1776 renvoie aux propositions antérieures sur la valeur, et non à la fondation de cette théorie moderne.

5. Que signifie la transitivité des préférences d’un consommateur ?

S’il préfère A à B et B à C, il préfère A à C.
S’il préfère A à B et B à C, il peut préférer C à A.
S’il compare A et B, il doit considérer ces deux paniers équivalents.
S’il préfère A à B, il doit préférer B à A dans une autre situation.

S’il préfère A à B et B à C, il préfère A à C.

Explication

La transitivité garantit la cohérence des classements : une préférence de A sur B et de B sur C implique une préférence de A sur C. La possibilité de préférer C à A malgré ces deux préférences contredirait cette propriété.

6. Pour la fonction d’utilité U(x,y)=ln⁡x+ln⁡yU(x,y)=\ln x+\ln y, quelles sont les utilités marginales au panier (2,5)(2,5) ?

Umx=2Um_x=2 et Umy=5Um_y=5
Umx=0,5Um_x=0{,}5 et Umy=0,2Um_y=0{,}2
Umx=0,2Um_x=0{,}2 et Umy=0,5Um_y=0{,}5
Umx=ln⁡2Um_x=\ln 2 et Umy=ln⁡5Um_y=\ln 5

$$Um_x=0{,}5$$ et $$Um_y=0{,}2$$

Explication

Les utilités marginales sont les dérivées partielles de la fonction : pour les logarithmes, elles valent respectivement 1/x1/x et 1/y1/y. Au panier considéré, elles sont donc 1/2=0,51/2=0{,}5 et 1/5=0,21/5=0{,}2, tandis que les logarithmes des quantités correspondent à leurs contributions à l’utilité totale.

7. Quel est le rôle de la frontière de la contrainte budgétaire dans le choix du consommateur ?

Elle indique les quantités de chaque bien que le consommateur souhaite acheter à chaque prix.
Elle classe les paniers selon le niveau de satisfaction qu’ils procurent au consommateur.
Elle mesure le supplément de satisfaction obtenu en consommant une unité supplémentaire d’un bien.
Elle délimite les paniers accessibles et représente les arbitrages entre les quantités de biens consommées.

Elle délimite les paniers accessibles et représente les arbitrages entre les quantités de biens consommées.

Explication

La frontière sépare les paniers accessibles de ceux qui dépassent les ressources du consommateur et met en évidence les arbitrages entre les biens. Le classement des paniers selon la satisfaction relève plutôt des préférences et des courbes d’indifférence.

8. Avec le bien X en abscisse et le bien Y en ordonnée, que signifie économiquement une pente de droite budgétaire en valeur absolue égale à 0,10{,}1 ?

Une unité supplémentaire de X impose de renoncer à 0,10{,}1 unité de Y.
Le revenu augmente de 0,10{,}1 euro lorsqu’une unité de X est achetée.
Le consommateur accepte de céder 0,10{,}1 unité de Y pour garder la même utilité.
Une unité supplémentaire de Y impose de renoncer à 0,10{,}1 unité de X.

Une unité supplémentaire de X impose de renoncer à $$0{,}1$$ unité de Y.

Explication

La pente en valeur absolue exprime l’arbitrage imposé par les prix : ici, obtenir une unité de X coûte 0,10{,}1 unité de Y. L’échange accepté à utilité constante relève du taux marginal de substitution, et non de la pente budgétaire.

9. En quoi une courbe d’indifférence convexe traduit-elle un arbitrage différent selon le panier consommé ?

Quand le consommateur détient davantage de X et moins de Y, il est disposé à céder davantage de Y pour obtenir encore plus de X.
Quand le consommateur détient davantage de X et moins de Y, la courbe d’indifférence se rapproche de l’origine sans changer d’utilité.
Quand le consommateur détient davantage de X et moins de Y, le niveau de satisfaction associé au panier diminue nécessairement.
Quand le consommateur détient davantage de X et moins de Y, il est disposé à céder moins de Y pour obtenir encore plus de X.

Quand le consommateur détient davantage de X et moins de Y, il est disposé à céder moins de Y pour obtenir encore plus de X.

Explication

La convexité signifie que la disposition à céder Y pour obtenir davantage de X diminue à mesure que X devient plus abondant dans le panier. Une disposition croissante à céder Y correspondrait au contraire à un arbitrage qui s’accentue avec la quantité de X.

10. Que mesure le taux marginal de substitution du bien X au bien Y ?

La quantité de X que le consommateur souhaite acquérir lorsque son utilité marginale augmente
La variation du revenu nécessaire pour conserver le panier initial après une hausse du prix de X
La quantité de Y que le consommateur accepte d’abandonner pour obtenir davantage de X à utilité constante
La quantité de Y que le marché impose de céder pour acheter davantage de X

La quantité de Y que le consommateur accepte d’abandonner pour obtenir davantage de X à utilité constante

Explication

Le taux marginal de substitution mesure l’arbitrage que le consommateur est prêt à consentir entre deux biens tout en conservant le même niveau d’utilité. L’arbitrage imposé par le marché relève plutôt du rapport des prix et de la pente de la droite budgétaire.

11. Lorsque le consommateur atteint son choix rationnel optimal, pourquoi ne peut-il pas augmenter son utilité en réaffectant son budget entre deux biens ?

Parce que les quantités consommées deviennent indépendantes des prix des deux biens.
Parce que le taux marginal de substitution égale le rapport des utilités marginales des deux biens.
Parce que les utilités marginales des deux biens sont nécessairement nulles au panier choisi.
Parce que le panier optimal se situe sur la courbe d’indifférence la plus basse accessible.

Parce que le taux marginal de substitution égale le rapport des utilités marginales des deux biens.

Explication

Au choix rationnel, le consommateur se trouve sur la courbe d’indifférence la plus élevée accessible, et le TMS est égal au rapport des utilités marginales. Des utilités marginales nulles ne caractérisent pas cet équilibre ; elles ne sont pas la condition décrite.

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Selon l’Insee, que désigne un ménage au sens statistique ?

L’ensemble des occupants d’un même logement, sans lien de parenté nécessaire, pouvant se limiter à une personne.

Comment la théorie de la valeur utilité explique-t-elle la valeur d’un bien ?

Par la satisfaction que son utilité procure à celui qui le possède.

Quels flux l’analyse du ménage comme « boîte noire » étudie-t-elle ?

Ses flux entrants et sortants.

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