QCM : Du socialisme aux néoclassiques (144 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle compétence professionnelle du référentiel concerne directement les coûts et les prix ?

Connaître les facteurs économiques d’un secteur ou d’une entreprise
Expliquer les effets des environnements réglementaires et politiques
Expliquer les effets des décisions de coûts et de prix
Décrire les structures de marché des entreprises

Expliquer les effets des décisions de coûts et de prix

Explication

Le référentiel prévoit d’expliquer l’impact des décisions en matière de coûts et de prix. Décrire les structures de marché relève d’une autre compétence, tandis que les environnements politiques et les facteurs sectoriels correspondent à deux domaines distincts.

2. Parmi les plans suivants, lequel correspond à l’organisation du programme en sept parties ?

Fondements, marchés, financement, croissance, emploi, protection sociale et mondialisation
Fondements, marchés, entreprises, croissance, régulation publique, déséquilibres sociaux et mondialisation
Fondements, marchés, financement, croissance, régulation publique et mondialisation
Fondements, marchés, financement, croissance, régulation publique, déséquilibres sociaux et mondialisation

Fondements, marchés, financement, croissance, régulation publique, déséquilibres sociaux et mondialisation

Explication

Les sept parties portent sur les fondements, les marchés, le financement, la croissance, la régulation publique, les déséquilibres sociaux et la mondialisation. Les autres plans fusionnent deux parties, substituent un thème ou en omettent un.

3. Un étudiant prépare une synthèse sur la partie consacrée au fonctionnement des marchés. Quel ensemble de notions doit-il y inclure ?

Épargne, investissement, intermédiation financière, monnaie et marchés de capitaux
Offre et demande, concurrence, régulation, externalités, biens collectifs et asymétries d’information
Chômage, politiques de l’emploi, pauvreté, redistribution et protection sociale
PIB, facteurs de production, progrès technique et indicateurs de développement humain

Offre et demande, concurrence, régulation, externalités, biens collectifs et asymétries d’information

Explication

La partie sur les marchés traite notamment de l’offre et de la demande, des formes de concurrence, des externalités, des biens collectifs et des asymétries d’information. L’épargne et la monnaie relèvent du financement, tandis que les autres réponses regroupent des thèmes de croissance ou de déséquilibres sociaux.

4. Une étudiante doit classer un dossier portant sur l’épargne des ménages, la création monétaire bancaire et les marchés de capitaux. À quelle partie du programme ces thèmes correspondent-ils ?

À la partie sur les enjeux de la croissance économique
À la partie sur l’analyse de la régulation publique
À la partie sur le financement de l’activité économique
À la partie sur le fonctionnement des marchés

À la partie sur le financement de l’activité économique

Explication

L’épargne, la création monétaire bancaire et les marchés de capitaux sont traités dans la partie consacrée au financement de l’activité économique. Les mécanismes de concurrence appartiennent à l’étude des marchés, tandis que la croissance et la régulation couvrent d’autres thèmes.

5. Quel travail l’épreuve écrite d’économie demande-t-elle aux candidats ?

Étudier un cas pratique sans mobiliser de documents
Calculer des indicateurs économiques et commenter leurs résultats
Résumer un dossier documentaire sans construire de problématique
Analyser un dossier documentaire et traiter une question problématisée

Analyser un dossier documentaire et traiter une question problématisée

Explication

L’épreuve écrite associe l’analyse d’un dossier documentaire au traitement d’une question problématisée. Un simple résumé ou un exercice de calcul ne rend pas compte de ces deux tâches.

6. Pour répondre à une question sur un texte économique, une candidate en a repéré les différentes parties et résumé brièvement chacune. Que doit-elle faire ensuite ?

Exprimer son avis personnel sans revenir aux idées du texte
Résumer encore le texte sans mobiliser ses connaissances
Reformuler les idées du texte et les éclairer par ses connaissances
Recopier les passages essentiels pour préserver leur formulation

Reformuler les idées du texte et les éclairer par ses connaissances

Explication

Après avoir distingué et résumé les parties, il faut répondre en reformulant les idées du texte et en les éclairant par ses connaissances. Recopier le texte, s’en tenir à une opinion ou omettre les connaissances ne suit pas cette démarche.

7. Un étudiant a analysé un sujet de dissertation, dégagé des pistes utiles et organisé ses arguments. Quelle étape vient ensuite dans la préparation décrite ?

Rédiger l’introduction, développer en deux ou trois parties, puis conclure
Conclure, rédiger l’introduction, puis développer en deux ou trois parties
Rédiger l’introduction, développer en une partie, puis conclure
Développer en deux ou trois parties, conclure, puis rédiger l’introduction

Rédiger l’introduction, développer en deux ou trois parties, puis conclure

Explication

La préparation prévoit la rédaction de l’introduction, un développement en deux ou trois parties, puis une conclusion. Placer la conclusion avant le développement inverse l’ordre, et un développement en une seule partie ne correspond pas à la démarche indiquée.

8. Dans un travail comparant le niveau de production de deux pays, une étudiante relève les valeurs et taux de croissance du PIB, puis examine des indicateurs alternatifs. Quel axe d’étude applique-t-elle ?

L’étude de la croissance, de la mesure du PIB et de ses limites
L’étude du financement, de la monnaie et des marchés de capitaux
L’étude des déséquilibres sociaux et des modèles de protection
L’étude des politiques économiques et des finances publiques

L’étude de la croissance, de la mesure du PIB et de ses limites

Explication

L’étude de la croissance comprend la mesure du PIB, ses valeurs et taux de croissance, ses limites ainsi que les indicateurs alternatifs. Les finances publiques, les déséquilibres sociaux et le financement constituent des axes différents.

9. Dans une dissertation, une étudiante cite le chiffre du chômage puis l’utilise pour montrer qu’une mesure économique n’a pas atteint son objectif. Quel rôle ce chiffre joue-t-il dans son raisonnement ?

Une conclusion qui remplace l’idée directrice
Un fait qui reste une information sans rôle dans la démonstration
Un fait intégré à un raisonnement au service d’une idée directrice
Un apport théorique attribué à un auteur reconnu

Un fait intégré à un raisonnement au service d’une idée directrice

Explication

Un fait acquiert une valeur argumentative lorsqu’il est intégré à un raisonnement qui soutient une idée directrice. Un fait isolé reste une information, une citation théorique relève de l’argument d’autorité, et une conclusion ne remplace pas l’idée directrice.

10. Pour défendre une affirmation, un candidat cite une théorie élaborée par un économiste. De quel type d’argument s’agit-il ?

Un argument de raisonnement fondé sur un lien entre variables
Un argument factuel fondé sur un événement ou un chiffre
Un argument d’autorité fondé sur l’apport théorique d’un auteur
Un argument d’observation fondé sur une conséquence constatée

Un argument d’autorité fondé sur l’apport théorique d’un auteur

Explication

Une théorie apportée par un auteur constitue un argument d’autorité. L’argument factuel s’appuie sur un événement, un chiffre ou un exemple, tandis que l’argument de raisonnement établit notamment des liens entre variables ou tire les conséquences d’une observation.

11. En relisant son plan, un étudiant constate que ses parties n’ont pas de lien explicite et que l’une est beaucoup plus développée que les autres. Quelle révision répond le mieux aux exigences d’un plan de dissertation ?

Conserver le déséquilibre et renforcer seulement la partie la plus longue
Remplacer les transitions par une succession de thèmes indépendants
Ajouter des transitions logiques et rééquilibrer le développement des parties
Multiplier les sous-parties sans modifier la progression de la démonstration

Ajouter des transitions logiques et rééquilibrer le développement des parties

Explication

Un plan doit être cohérent avec la démonstration, articulé par des transitions et équilibré entre ses parties. Multiplier les sous-parties ne garantit pas la logique, et conserver un déséquilibre ou juxtaposer des thèmes ne corrige pas ces défauts.

12. Une candidate organise son devoir sur l’innovation en trois parties — économique, sociale et technique — sans expliquer pourquoi ces dimensions sont pertinentes dans cet ordre. Quel risque doit-elle surtout éviter ?

Faire apparaître une synthèse dialectique par la seule succession des dimensions
Produire un plan catalogue ou omettre un aspect essentiel faute de hiérarchie pertinente
Transformer nécessairement le plan en opposition entre avantages et inconvénients
Rendre le plan équilibré dès lors que chaque dimension forme une partie

Produire un plan catalogue ou omettre un aspect essentiel faute de hiérarchie pertinente

Explication

Un plan thématique risque de juxtaposer les aspects comme dans un catalogue ou de laisser de côté une dimension importante si aucune hiérarchie pertinente ne les relie à la question. La juxtaposition ne crée pas à elle seule une opposition, une synthèse dialectique ni un équilibre démonstratif.

13. Quelle organisation caractérise un plan d’opposition ou de comparaison ?

Présenter les faits, puis les causes et les implications du phénomène
Confronter les aspects positifs du problème à ses aspects négatifs
Examiner plusieurs dimensions du problème sans les opposer
Développer une thèse, une antithèse, puis un point de vue dépassant leur opposition

Confronter les aspects positifs du problème à ses aspects négatifs

Explication

Le plan d’opposition confronte les aspects positifs, comme les avantages, aux aspects négatifs, comme les inconvénients. L’enchaînement faits-causes-implications relève d’un plan de proposition, tandis que la progression thèse-antithèse-synthèse caractérise le plan dialectique.

14. Une question de dissertation demande si une réforme est souhaitable et appelle des arguments favorables comme défavorables. Quel type de plan convient le mieux ?

Un plan thématique répartissant les aspects sans les confronter
Un plan de proposition présentant les faits, les causes et les implications
Un plan dialectique imposant une synthèse après toute question débattue
Un plan d’opposition confrontant les arguments pour et contre

Un plan d’opposition confrontant les arguments pour et contre

Explication

Le plan d’opposition est à privilégier lorsque la question ouvre un débat et appelle des arguments pour et contre. L’analyse des faits, causes et implications correspond au plan de proposition, et une question débattue n’impose pas à elle seule une structure dialectique.

15. Une étudiante choisit une progression inductive pour analyser un phénomène. Quel enchaînement de parties correspond à cette démarche ?

Présenter les faits, analyser les conséquences, puis examiner les causes
Analyser les causes, présenter les faits, puis examiner les conséquences
Présenter les conséquences, analyser les faits, puis examiner les causes
Présenter les faits, analyser les causes, puis examiner les implications

Présenter les faits, analyser les conséquences, puis examiner les causes

Explication

Dans la variante inductive du plan de proposition, les deux dernières séquences sont inversées : faits, conséquences, puis causes. L’ordre faits-causes-implications est l’autre séquence présentée, tandis que les autres propositions déplacent ou confondent les étapes.

16. Après avoir exposé les arguments pour et contre une politique, un candidat veut construire une véritable synthèse dialectique. Que doit-il faire dans sa dernière partie ?

Présenter les deux camps côte à côte sans prendre de recul
Élaborer un point de vue nouveau qui intègre les arguments avec davantage de recul
Concilier les deux positions en retenant une partie de chacune
Répéter les arguments des deux premières parties dans un ordre différent

Élaborer un point de vue nouveau qui intègre les arguments avec davantage de recul

Explication

La synthèse dialectique dépasse l’opposition en élaborant un autre point de vue qui intègre les arguments avec plus de recul, éventuellement dans une perspective nouvelle. Un simple compromis, une mise dos à dos des camps ou la répétition des arguments ne constitue pas ce dépassement.

17. Quelle définition de l’économie correspond à celle attribuée à Edmond Malinvaud ?

L’étude des échanges entre consommateurs et producteurs, sans considérer les opérations de production ni les institutions.
L’étude des moyens d’accroître les ressources disponibles afin de satisfaire l’ensemble des besoins individuels.
L’étude de l’emploi des ressources rares pour satisfaire les besoins en société, notamment par la production, la distribution et la consommation.
L’étude de la formation des prix sur les marchés et des décisions des entreprises concernant leur production.

L’étude de l’emploi des ressources rares pour satisfaire les besoins en société, notamment par la production, la distribution et la consommation.

Explication

Pour Edmond Malinvaud, l’économie étudie l’emploi des ressources rares au service des besoins, ainsi que la production, la distribution, la consommation et les institutions qui les facilitent. Réduire cette définition aux prix, supposer des ressources suffisantes ou écarter certaines opérations en modifie la portée.

18. Une société doit décider qui réalise des travaux de recherche, comment répartir les denrées et quels biens fabriquer dans ses usines. Quel problème économique ces choix illustrent-ils ?

La consommation des biens par les ménages, sans décision sur les compétences ou leur production.
L’allocation des compétences, des biens et services et des moyens de production entre les citoyens.
La répartition des revenus entre les ménages, indépendamment de l’usage des moyens de production.
La détermination des prix des biens, sans choix concernant les compétences ou la production.

L’allocation des compétences, des biens et services et des moyens de production entre les citoyens.

Explication

L’économie étudie la répartition des compétences, des biens et services ainsi que des moyens de production. La fixation des prix, la redistribution des revenus et la consommation sont des notions liées, mais chacune laisse de côté une partie de cette allocation.

19. Sur un marché, de nombreux ménages et entreprises prennent simultanément des décisions d’achat et de vente. Dans le mécanisme décrit, comment ces choix influencent-ils l’allocation des ressources ?

Une autorité centrale choisit la répartition, tandis que les échanges servent seulement à la mettre en œuvre.
La décision d’un agent représentatif détermine la répartition, sans contribution des choix simultanés.
Leurs échanges répartissent les ressources, mais les prix sont établis indépendamment de leurs comportements.
Leurs comportements et leurs échanges contribuent à déterminer les prix et l’allocation des ressources.

Leurs comportements et leurs échanges contribuent à déterminer les prix et l’allocation des ressources.

Explication

L’allocation résulte de millions de décisions simultanées prises sur les marchés : les comportements individuels et les échanges contribuent à déterminer les prix. L’expliquer par une autorité centrale, des prix indépendants ou un agent isolé écarte ce mécanisme collectif.

20. Une équipe analyse l’évolution de la production totale, de la consommation, de l’épargne et de l’investissement dans un pays. Quel domaine étudie ces phénomènes ?

L’analyse des entreprises, qui étudie les coûts et les profits de chaque producteur pris séparément.
La macroéconomie, qui étudie les faits économiques globaux et les relations entre agrégats.
La microéconomie, qui étudie les décisions des ménages et des entreprises pris individuellement.
L’analyse d’un marché particulier, qui étudie le prix et la quantité d’un produit déterminé.

La macroéconomie, qui étudie les faits économiques globaux et les relations entre agrégats.

Explication

La macroéconomie porte sur les faits globaux et les relations entre agrégats tels que production, consommation, épargne et investissement. L’étude des choix individuels relève de la microéconomie, tandis que l’entreprise ou un marché isolé constituent des objets plus particuliers.

21. À revenu constant, le prix des crêpes augmente tandis que les autres facteurs restent inchangés. Quel mouvement décrit la courbe de demande ?

La quantité demandée diminue le long de la courbe de demande décroissante.
La demande se déplace vers la droite, car le prix des crêpes augmente.
La quantité offerte diminue le long de la courbe d’offre croissante.
La quantité demandée augmente le long de la courbe de demande décroissante.

La quantité demandée diminue le long de la courbe de demande décroissante.

Explication

À revenu constant, une hausse du prix des crêpes réduit la quantité demandée : les consommateurs se tournent davantage vers d’autres aliments. Une hausse de la quantité demandée inverse cette relation, le comportement de l’offre concerne les producteurs et un changement du prix ne constitue pas ici un déplacement de la demande.

22. Le prix de la farine demeure stable et le prix de vente des crêpes augmente. Quelle réaction des crêperies est prévue par la courbe d’offre ?

Elles offrent davantage de crêpes, conformément à la pente croissante de l’offre.
Elles demandent davantage de crêpes parce que leur prix de vente a augmenté.
Elles réduisent leur offre parce que la farine est devenue plus coûteuse.
Elles offrent moins de crêpes, conformément à la pente croissante de l’offre.

Elles offrent davantage de crêpes, conformément à la pente croissante de l’offre.

Explication

À prix de la farine constant, un prix de vente plus élevé incite les crêperies à offrir une quantité supérieure, ce qui correspond à une courbe d’offre croissante. La baisse de l’offre inverse cette relation, la farine n’a pas renchéri dans la situation et la demande décrit le comportement des consommateurs.

23. Sur le graphique d’un marché, la courbe d’offre et la courbe de demande se croisent en un point. Quelle condition caractérise cet équilibre ?

La quantité demandée est égale à la quantité offerte à l’intersection des deux courbes.
La quantité demandée dépasse la quantité offerte au point où les courbes se croisent.
Le prix payé par les consommateurs égale le coût de production des entreprises.
La quantité offerte atteint son maximum, même si elle diffère de la quantité demandée.

La quantité demandée est égale à la quantité offerte à l’intersection des deux courbes.

Explication

L’équilibre du marché se trouve à l’intersection de l’offre et de la demande, lorsque les quantités offertes et demandées sont égales. Une production maximale, une égalité entre prix et coût ou un excès de demande ne définit pas cette condition.

24. Le prix de la farine augmente sur le marché des crêpes. Quel nouvel équilibre le modèle prévoit-il ?

La demande diminue et se déplace vers la gauche, le prix des crêpes baisse et les quantités échangées diminuent.
L’offre augmente et se déplace vers la droite, le prix des crêpes baisse et les quantités échangées augmentent.
L’offre diminue et se déplace vers la gauche, le prix des crêpes augmente et les quantités échangées diminuent.
L’offre diminue et se déplace vers la gauche, le prix des crêpes augmente et les quantités échangées augmentent.

L’offre diminue et se déplace vers la gauche, le prix des crêpes augmente et les quantités échangées diminuent.

Explication

La hausse du prix de la farine accroît les coûts de production et réduit l’offre, qui se déplace vers la gauche ; le nouvel équilibre associe un prix plus élevé à des quantités échangées plus faibles. Une hausse de la demande décrit un autre choc, tandis que les deux autres réponses inversent le déplacement ou son effet sur les quantités.

25. Léa choisit de consacrer son samedi à un emploi rémunéré plutôt qu’à une sortie avec ses amis. Quel est le coût d’opportunité de son choix ?

Le temps qu’elle a déjà consacré à ses études
La sortie entre amis à laquelle elle renonce
Les frais de transport liés à son emploi
Le salaire qu’elle reçoit pour son travail

La sortie entre amis à laquelle elle renonce

Explication

Le coût d’opportunité correspond à ce à quoi l’on renonce pour obtenir un bien ou réaliser une action ; ici, c’est la sortie abandonnée. Le salaire est un bénéfice, les frais sont une dépense et le temps d’étude n’est pas l’option écartée dans ce choix.

26. Un restaurant envisage d’ajouter une heure d’ouverture à sa journée habituelle. Quelle comparaison relève du raisonnement à la marge ?

Comparer les résultats du restaurant à ceux d’un concurrent
Comparer les coûts de l’heure supplémentaire aux coûts de toute la journée
Comparer toutes les dépenses du restaurant à ses recettes annuelles
Comparer le coût et le bénéfice de cette heure supplémentaire

Comparer le coût et le bénéfice de cette heure supplémentaire

Explication

Le raisonnement à la marge évalue les coûts et les bénéfices d’une modification supplémentaire d’une décision déjà envisagée. Les recettes annuelles et les résultats d’un concurrent ne ciblent pas cette modification ; comparer l’heure supplémentaire à toute la journée confond coût marginal et coût total.

27. Une entreprise constate que le coût de livraison d’un produit baisse, tandis que son prix de vente reste inchangé. Quelle conséquence le raisonnement sur les incitations permet-il d’anticiper ?

Le coût de livraison devient le bénéfice principal de l’entreprise
L’entreprise doit conserver sa décision puisque le prix reste stable
Les consommateurs renoncent au produit malgré le coût réduit
L’entreprise peut modifier sa décision de proposer le produit

L’entreprise peut modifier sa décision de proposer le produit

Explication

Une modification du coût ou du bénéfice associé à une décision peut la modifier, car les individus réagissent aux incitations. Un prix stable n’empêche donc pas l’entreprise de revoir sa décision ; les autres réponses supposent une absence ou une inversion de cette réaction.

28. Après une baisse du prix de l’essence, quelle chaîne d’effets est cohérente avec la réaction des consommateurs ?

Pouvoir d’achat accru, déplacements moins coûteux, usage accru de la voiture et accidents potentiellement moins nombreux
Pouvoir d’achat réduit, déplacements plus coûteux, usage accru de la voiture et accidents potentiellement plus nombreux
Pouvoir d’achat accru, déplacements moins coûteux, usage réduit de la voiture et accidents potentiellement plus nombreux
Pouvoir d’achat accru, déplacements moins coûteux, usage accru de la voiture et accidents potentiellement plus nombreux

Pouvoir d’achat accru, déplacements moins coûteux, usage accru de la voiture et accidents potentiellement plus nombreux

Explication

La baisse du prix de l’essence augmente le pouvoir d’achat et réduit le coût des déplacements, ce qui incite à utiliser davantage la voiture et peut accroître le nombre d’accidents. Les autres chaînes inversent un effet ou écartent la hausse possible des accidents.

29. Sur un marché, le prix d’un produit augmente après une hausse de son coût de fabrication. Quel rôle du mécanisme des prix cette situation illustre-t-elle ?

Le prix reflète le coût des offreurs et la disposition à payer des demandeurs
Le prix reflète la disposition à payer des demandeurs sans renseigner sur les offreurs
Le prix reflète le coût des demandeurs et la disposition à payer des offreurs
Le prix reflète le coût des offreurs sans renseigner sur les demandeurs

Le prix reflète le coût des offreurs et la disposition à payer des demandeurs

Explication

Le mécanisme des prix reflète à la fois la disposition à payer des demandeurs et le coût de production des offreurs. Les réponses qui échangent ces rôles ou éliminent l’une des deux informations réduisent ou inversent cette fonction.

30. Quel économiste a présenté la métaphore de la main invisible dans La Richesse des nations, publiée en 1776 ?

Adam Smith
Karl Marx
John Maynard Keynes
David Ricardo

Adam Smith

Explication

Adam Smith a proposé la métaphore de la main invisible dans La Richesse des nations en 1776. Ricardo est un autre économiste classique, tandis que Marx et Keynes sont des penseurs distincts associés à d’autres analyses économiques.

31. Dans une région, le marché ne fournit pas un service nécessaire et les ressources disponibles sont réparties de façon fortement inégalitaire. Comment caractériser cette situation ?

Une simple modification de la disposition à payer
Un ajustement efficace du marché
Une défaillance du marché
Une externalité liée à la consommation

Une défaillance du marché

Explication

Une défaillance du marché survient lorsque le marché ne parvient pas à produire ou entraîne une répartition des ressources trop inégalitaire. Une variation des prix ne suffit pas à la définir, et une externalité désigne un impact sur le bien-être d’autrui.

32. Une usine rejette des fumées qui nuisent au bien-être des habitants voisins, sans que cet effet soit pris en compte dans les échanges. De quel phénomène s’agit-il ?

Un coût de production interne qui améliore l’allocation des ressources
Une externalité qui rend l’allocation des ressources inefficace
Un ajustement des prix qui reflète entièrement les dommages causés
Une répartition inégalitaire sans impact sur le bien-être d’autrui

Une externalité qui rend l’allocation des ressources inefficace

Explication

Une externalité existe lorsqu’une action économique affecte le bien-être d’autrui et rend l’allocation des ressources inefficace. Un coût interne supporté par l’usine n’est pas en soi un effet externe, et une hausse de prix ou une inégalité ne caractérise pas nécessairement ce phénomène.

33. Quelle différence oppose Platon et Aristote sur la propriété privée dans l’organisation d’une cité juste ?

Platon veut la supprimer, tandis qu’Aristote la défend pour son efficacité.
Les deux veulent la supprimer pour réduire les inégalités.
Platon la défend pour son efficacité, tandis qu’Aristote veut la supprimer.
Les deux la défendent, mais pour des raisons différentes.

Platon veut la supprimer, tandis qu’Aristote la défend pour son efficacité.

Explication

Platon considère la suppression de la propriété privée comme une condition d’une cité juste, alors qu’Aristote la défend pour des raisons d’efficacité. Attribuer à Platon sa défense ou à Aristote la suppression inverse leurs positions ; dire qu’ils la défendent ou la suppriment tous deux efface leur distinction.

34. Une personne acquiert des biens pour les besoins de son foyer, tandis qu’une autre cherche à faire croître sans limite sa fortune par le commerce et les activités financières. Quel jugement Aristote porterait-il sur ces activités ?

La première est condamnable, tandis que la seconde est légitime.
La première est légitime, tandis que la seconde est condamnable.
Les deux sont condamnables parce qu’elles impliquent l’acquisition de biens.
Les deux sont légitimes dès lors que les biens sont privés.

La première est légitime, tandis que la seconde est condamnable.

Explication

Aristote distingue l’acquisition de biens destinés à la consommation domestique, qu’il juge légitime, de l’accumulation illimitée par le commerce et les activités financières, qu’il condamne. Condamner la consommation domestique inverse sa distinction ; légitimer toute accumulation ou condamner toute acquisition la supprime.

35. Dans un échange privé, quelles conditions définissent le juste prix pour Saint Thomas d’Aquin ?

Un prix bénéfique au vendeur, même si les parties sont inégales.
Un prix bénéfique aux deux parties libres et égales.
Un prix fixé par l’autorité au bénéfice des deux parties.
Un prix accepté par l’acheteur, même si le vendeur est contraint.

Un prix bénéfique aux deux parties libres et égales.

Explication

Pour Saint Thomas d’Aquin, le juste prix est bénéfique au vendeur et à l’acheteur et l’échange suppose des participants libres et égaux. Un prix fixé par l’autorité confond cette notion avec une fixation administrative ; les deux autres réponses écartent soit l’égalité, soit le bénéfice réciproque.

36. Un prêteur réclame une somme pour compenser le préjudice subi après avoir accordé un prêt à intérêt. Quelle position morale correspond à celle de Saint Thomas d’Aquin ?

Admettre l’usure, mais refuser toute indemnité compensatoire.
Condamner l’usure, mais admettre une indemnité compensatoire.
Admettre l’usure et imposer une compensation au prêteur.
Condamner l’usure et refuser toute compensation au prêteur.

Condamner l’usure, mais admettre une indemnité compensatoire.

Explication

Saint Thomas d’Aquin condamne le prêt à intérêt comme une usure moralement condamnable, mais admet une indemnité destinée à compenser le préjudice du prêteur. Assimiler toute indemnité à l’usure efface cette exception ; légitimer l’intérêt ordinaire ou refuser toute compensation ne respecte pas la distinction.

37. Quel objectif central la doctrine mercantiliste assigne-t-elle à l’accumulation de métaux précieux ?

Réduire les réserves de l’État pour favoriser les échanges.
Répartir également les fortunes privées grâce à l’or et l’argent.
Accroître la production sans chercher à accumuler des métaux précieux.
Renforcer la puissance de l’État par l’or et l’argent.

Renforcer la puissance de l’État par l’or et l’argent.

Explication

Le mercantilisme vise à renforcer la puissance de l’État en accumulant des métaux précieux, notamment l’or et l’argent. L’égalité des fortunes privées est un autre objectif ; la hausse de production sans accumulation et la réduction des réserves contredisent cet objectif mercantiliste.

38. Après un afflux d’or en Espagne, les prix montent, les activités productives sont délaissées et les importations progressent. Quel enchaînement Jean Bodin associe-t-il à ces évolutions ?

Le déficit commercial entraîne des entrées d’or, puis l’abondance monétaire se propage en Europe et y fait baisser les prix.
La hausse des prix entraîne la disparition du déficit commercial, puis les sorties d’or font baisser les prix en Europe.
La baisse des importations entraîne des sorties d’or, puis l’abondance monétaire se propage en Europe et y fait monter les prix.
Le déficit commercial entraîne des sorties d’or, puis l’abondance monétaire se propage en Europe et y fait monter les prix.

Le déficit commercial entraîne des sorties d’or, puis l’abondance monétaire se propage en Europe et y fait monter les prix.

Explication

Pour Jean Bodin, l’augmentation des importations aggrave le déficit commercial et provoque des sorties d’or ; l’abondance monétaire se diffuse ensuite en Europe et y fait monter les prix. Les entrées d’or inversent le flux lié au déficit, la baisse des prix inverse l’effet monétaire et la baisse des importations contredit le mécanisme décrit.

39. Un royaume veut augmenter son stock de métaux précieux par le commerce plutôt que par la guerre. Quelle situation répond à l’objectif mercantiliste ?

Les exportations dépassent les importations et les entrées de métaux précieux leurs sorties.
Les importations égalent les exportations et les entrées de métaux précieux leurs sorties.
Les exportations dépassent les importations et les sorties de métaux précieux leurs entrées.
Les importations dépassent les exportations et les entrées de métaux précieux leurs sorties.

Les exportations dépassent les importations et les entrées de métaux précieux leurs sorties.

Explication

Un excédent commercial apparaît lorsque les exportations dépassent les importations ; les entrées de métaux précieux excèdent alors les sorties et le stock augmente. Inverser exportations et importations crée un déficit, inverser les flux réduit le stock, et une balance commerciale égale ne constitue pas l’excédent recherché.

40. Un gouvernement veut suivre une politique mercantiliste pour développer la production destinée à l’exportation. Quelle combinaison de mesures convient ?

Encadrer la production exportatrice, aider les importations et réduire les exportations.
Encadrer la production exportatrice, taxer les importations et stimuler les exportations.
Laisser la production sans encadrement, taxer les importations et réduire les exportations.
Réduire la production exportatrice, taxer les importations et stimuler les exportations.

Encadrer la production exportatrice, taxer les importations et stimuler les exportations.

Explication

Les mercantilistes préconisent l’intervention de l’État dans la production destinée à l’exportation, des droits de douane sur les importations et la stimulation des exportations. Aider les importations inverse le protectionnisme ; réduire les exportations contredit leur stimulation, tandis que le laisser-faire écarte l’intervention publique.

41. Quelle formule attribuée à Vincent de Gournay résume la position libérale des physiocrates sur la liberté économique ?

« Accumulez les métaux, protégez les échanges. »
« Réglementez la production, contrôlez les prix. »
« Cultivez la terre, percevez la rente. »
« Laissez faire, laissez passer. »

« Laissez faire, laissez passer. »

Explication

La formule de Vincent de Gournay exprime l’idée que la liberté d’entreprendre et d’échanger fonde la prospérité. L’accumulation des métaux renvoie au mercantilisme, le contrôle des prix contredit le libéralisme physiocratique et la rente concerne une autre idée de leur analyse.

42. Un gouvernement cherche à accroître la richesse en accumulant des métaux précieux, tandis que les physiocrates défendent une autre source de prospérité. Laquelle ?

La rente foncière, que les échanges font disparaître
L’accumulation des métaux précieux, que les règles encouragent
La production de biens, que les règles excessives peuvent freiner
La réglementation des échanges, qui limite la production

La production de biens, que les règles excessives peuvent freiner

Explication

Pour les physiocrates, la richesse découle de la production des biens, contrairement à la conception mercantiliste fondée sur l’accumulation des métaux précieux; une réglementation et une imposition excessives peuvent étouffer l’activité. La rente foncière est une catégorie de revenu, tandis que réglementer les échanges ne constitue pas leur remède.

43. Une politique inspirée de Quesnay doit traiter la misère de la population comment, tout en reconnaissant le droit naturel ?

Comme un état naturel, en supprimant la propriété privée
Comme un effet souhaitable, en limitant les droits individuels
Comme une affaire privée, en protégeant les rentes foncières
Comme un problème à résoudre, en reconnaissant la propriété privée

Comme un problème à résoudre, en reconnaissant la propriété privée

Explication

Quesnay mobilise le droit naturel pour justifier la propriété privée, mais considère aussi que l’État doit traiter la misère de la population comme un problème à résoudre. L’inaction publique confond propriété privée et absence de responsabilité de l’État; supprimer la propriété ou considérer la misère souhaitable contredit ces principes.

44. Dans une économie étudiée selon la classification de Quesnay, des agriculteurs cultivent du blé, des artisans en font du pain et des propriétaires reçoivent un loyer foncier. Quelle attribution des classes convient ?

Agriculteurs productifs, propriétaires stériles, artisans rentiers
Agriculteurs productifs, artisans stériles, propriétaires rentiers
Artisans productifs, agriculteurs stériles, propriétaires rentiers
Propriétaires productifs, artisans stériles, agriculteurs rentiers

Agriculteurs productifs, artisans stériles, propriétaires rentiers

Explication

Chez Quesnay, les agriculteurs constituent la classe productive parce que l’agriculture multiplie la matière; les artisans, manufacturiers et marchands forment la classe stérile parce qu’ils la transforment, et les propriétaires perçoivent une rente foncière. Classer les artisans comme producteurs confond transformation et multiplication de la matière, tandis que les deux autres répartitions déplacent les propriétaires ou leur rente.

45. Quel ouvrage Adam Smith publie-t-il en 1776, considéré comme l’acte de naissance de l’analyse économique et du libéralisme ?

Principes de l’économie politique et de l’impôt
Tableau économique
Essai sur la nature du commerce en général
Recherche sur les causes et la nature de la richesse des nations

Recherche sur les causes et la nature de la richesse des nations

Explication

Adam Smith publie en 1776 Recherche sur les causes et la nature de la richesse des nations, œuvre considérée comme fondatrice de l’analyse économique et du libéralisme. Les Principes sont associés à Ricardo, le Tableau économique à Quesnay et l’Essai à une autre tradition économique.

46. Des individus poursuivent leur intérêt personnel dans un marché; quelle idée de Smith décrit comment leurs actions peuvent contribuer à l’harmonie sociale ?

La métaphore de la « main invisible »
La classification des classes productives et stériles
La théorie de la rente différentielle
Le principe de la valeur en usage

La métaphore de la « main invisible »

Explication

Smith associe la liberté individuelle et l’intérêt personnel à une contribution à l’harmonie sociale, métaphorisée par la « main invisible ». La planification, la rente foncière et la distinction entre valeurs d’usage et d’échange désignent d’autres idées et ne décrivent pas ce mécanisme.

47. Une personne compare l’eau, très utile mais difficile à échanger contre d’autres biens, et le diamant, moins utile mais échangeable contre beaucoup de marchandises. Quelle distinction de Smith applique-t-elle ?

L’eau a une forte valeur d’usage et une faible valeur d’échange
L’eau a une faible valeur d’usage et une forte valeur d’échange
L’eau et le diamant ont une valeur d’usage identique
L’eau et le diamant ont une valeur d’échange identique

L’eau a une forte valeur d’usage et une faible valeur d’échange

Explication

La valeur d’usage correspond à l’utilité, tandis que la valeur d’échange désigne la capacité d’acheter d’autres marchandises; l’eau illustre une valeur d’usage élevée et une valeur d’échange faible. La deuxième réponse inverse ces notions, et les deux autres effacent la différence entre les exemples.

48. À mesure que la population augmente, un pays doit cultiver des terres moins fertiles. Selon Ricardo, quelle évolution en résulte ?

Le blé et les salaires de subsistance baissent, la rente des terres fertiles diminue et les profits augmentent
Le blé baisse, la rente des terres moins fertiles augmente et les profits diminuent
Le blé renchérit, la rente des terres fertiles baisse et les profits augmentent
Le blé et les salaires de subsistance renchérissent, la rente des terres fertiles augmente et les profits baissent

Le blé et les salaires de subsistance renchérissent, la rente des terres fertiles augmente et les profits baissent

Explication

Chez Ricardo, la mise en culture de terres moins fertiles renchérit le blé et les salaires de subsistance; elle augmente la rente des terres fertiles et réduit les profits. L’inversion des profits et de la rente est erronée, tout comme la baisse des salaires ou l’attribution de la hausse de rente aux terres moins fertiles.

49. Dans le matérialisme historique élaboré par Karl Marx, quel phénomène constitue le moteur de l’histoire ?

Les échanges marchands
L’évolution des idées
Le progrès technique
La lutte des classes

La lutte des classes

Explication

Le matérialisme historique explique l’histoire en faisant de la lutte des classes son moteur. Le progrès technique, les échanges et l’évolution des idées ne désignent pas le principe central de cette explication.

50. Dans l’analyse marxiste, une entreprise tire une partie de ses profits d’un travail accompli par les salariés mais non rémunéré à sa juste valeur ; comment Marx nomme-t-il cette valeur ?

La valeur totale produite
Le capital constant
La plus-value
Le salaire de subsistance

La plus-value

Explication

La plus-value désigne la valeur du travail non payé à sa juste valeur, dont proviennent les profits dans l’analyse de Marx. Le salaire de subsistance rémunère la force de travail, tandis que la valeur totale produite et le capital investi sont des notions distinctes.

51. Dans une usine, les machines remplacent progressivement les ouvriers. Quelle évolution Marx associe-t-il à ce processus dans sa théorie des contradictions capitalistes ?

Une baisse des profits et la formation d’une force révolutionnaire parmi les chômeurs
Une hausse des profits et la formation d’une force révolutionnaire parmi les chômeurs
Une baisse des profits et la formation d’une classe de rentiers parmi les chômeurs
Une hausse des profits et la consolidation d’une société sans classes

Une baisse des profits et la formation d’une force révolutionnaire parmi les chômeurs

Explication

Selon Marx, le remplacement des ouvriers par les machines fait baisser les profits et produit une armée de réserve de travailleurs au chômage qui peut s’organiser en force révolutionnaire. La hausse des profits inverse le mécanisme, et les chômeurs ne deviennent pas une classe de rentiers.

52. Quelle nouveauté les économistes néoclassiques introduisent-ils dans les années 1860 en prolongeant les classiques ?

La critique de la propriété privée et la lutte des classes
La formalisation mathématique et la notion d’utilité
L’étude des échanges et de la distribution des revenus
La demande effective et l’intervention conjoncturelle

La formalisation mathématique et la notion d’utilité

Explication

Dans les années 1860, les néoclassiques prolongent les classiques en introduisant la formalisation mathématique et la notion d’utilité. La lutte des classes, la demande effective et la distribution des revenus renvoient à d’autres idées ou objets d’analyse.

53. Un économiste décrit un consommateur hédoniste qui choisit en fonction du plaisir qu’il recherche ; dans l’approche néoclassique, que mesure l’utilité ?

La quantité de travail nécessaire à la production
La satisfaction de l’intérêt propre de l’individu
Le prix effectivement payé par l’individu
La richesse totale détenue par la société

La satisfaction de l’intérêt propre de l’individu

Explication

L’utilité mesure la satisfaction de son propre intérêt pour un individu hédoniste qui recherche le plaisir. Le travail incorporé, le prix payé et la richesse sociale ne sont pas la définition de l’utilité.

54. Deux biens nécessitent des quantités de travail comparables, mais l’un procure davantage de plaisir à ses acheteurs. Selon Jevons, quel facteur détermine le prix de ce bien ?

Le travail nécessaire à sa fabrication
Le plaisir procuré à l’acheteur, c’est-à-dire l’utilité
La quantité de travail disponible dans l’économie
Le coût des ressources engagées dans sa production

Le plaisir procuré à l’acheteur, c’est-à-dire l’utilité

Explication

Pour Jevons, le prix dépend du plaisir procuré à l’acheteur, appelé utilité, et non du travail nécessaire à la fabrication. Le coût des ressources et la quantité de travail disponible ne remplacent pas cette explication fondée sur l’utilité.

55. Une consommatrice augmente progressivement sa consommation d’un même bien ; quelle évolution prévoit la loi néoclassique de l’utilité marginale ?

L’utilité marginale de la dernière unité diminue
Le rendement marginal de la production diminue
L’utilité totale de toutes les unités diminue
L’utilité marginale de la dernière unité augmente

L’utilité marginale de la dernière unité diminue

Explication

L’utilité marginale de la dernière unité consommée décroît quand la quantité consommée augmente. Cette règle concerne l’utilité marginale, pas une diminution nécessaire de l’utilité totale ni les rendements de la production.

56. Lors d’un tâtonnement walrasien, les offres et les demandes centralisées révèlent un excédent de demande pour un bien. Que fait le crieur pour rapprocher le marché de l’équilibre ?

Il baisse le prix de ce bien
Il fixe les quantités échangées au niveau de l’offre
Il maintient le prix et modifie les revenus des acheteurs
Il hausse le prix de ce bien

Il hausse le prix de ce bien

Explication

Le crieur walrasien centralise les offres et les demandes, puis hausse le prix lorsqu’il constate une demande excédentaire afin de la réduire et d’encourager l’offre. Baisser le prix correspond à l’excédent d’offre, tandis que la fixation des quantités ou des revenus n’est pas le mécanisme décrit.

57. Dans une allocation, peut-on accroître la satisfaction d’une personne sans réduire celle d’au moins une autre ? Quelle conclusion correspond à la définition de l’optimum de Pareto ?

L’allocation est équitable, donc optimale au sens de Pareto
L’allocation est nécessairement un optimum de Pareto
L’allocation n’est pas un optimum de Pareto
L’allocation maximise l’utilité collective, donc elle est optimale

L’allocation n’est pas un optimum de Pareto

Explication

Un optimum de Pareto ne permet pas d’améliorer la satisfaction d’un individu sans détériorer celle d’au moins un autre ; puisque l’amélioration est ici possible sans perte pour autrui, l’allocation n’est pas optimale au sens de Pareto. Ce critère ne signifie ni égalité des satisfactions, ni maximisation de l’utilité collective.

58. Une entreprise augmente sa production tout en répartissant le même montant de coûts fixes sur un plus grand nombre d’unités. Quel phénomène décrit cette évolution ?

Des économies d’échelle
Un équilibre général des marchés
Une externalité positive
Une hausse du coût marginal

Des économies d’échelle

Explication

Il y a économies d’échelle lorsque l’augmentation de la production permet de répartir les coûts fixes sur davantage d’unités. Une baisse des coûts variables, une hausse du prix ou une amélioration de la demande ne définit pas ce mécanisme.

59. Une panique boursière est suivie d’une production supérieure aux achats des ménages, de baisses de prix et d’une demande insuffisante. À quelle crise ce tableau correspond-il ?

À une crise provoquée principalement par une inflation galopante
À la crise économique et financière de 1929
À une crise déclenchée par l’endettement des États européens
À une crise où la demande excède durablement la production

À la crise économique et financière de 1929

Explication

La crise de 1929 associe une panique boursière à Wall Street, une surproduction, une baisse des prix et une demande insuffisante. Une inflation galopante ou une demande supérieure à la production contredit cette caractérisation, et l’endettement public européen n’est pas le déclencheur indiqué.

60. Après la crise, les États-Unis adoptent des programmes de relance budgétaire dans le cadre du New Deal. Quelle influence ces politiques ont-elles sur la pensée économique ?

Elles alimentent la réflexion économique et amorcent le keynésianisme
Elles instaurent la planification intégrale de la production américaine
Elles fondent l’école classique et écartent toute intervention publique
Elles engagent principalement un retour à la convertibilité en or

Elles alimentent la réflexion économique et amorcent le keynésianisme

Explication

Les politiques de relance budgétaire du New Deal nourrissent la réflexion des économistes et amorcent le keynésianisme. La planification intégrale et l’abolition de la propriété privée relèvent d’autres modèles, tandis que le retour à l’étalon-or n’est pas l’influence décrite.

61. Dans les années 1930, le chômage persiste malgré les mécanismes de marché. Quelle idée cette situation met-elle en échec ?

L’idée classique selon laquelle l’offre crée sa propre demande
L’idée keynésienne d’une relance par les dépenses publiques
L’idée néoclassique d’un retour spontané à l’équilibre
L’idée keynésienne d’une demande globale insuffisante

L’idée néoclassique d’un retour spontané à l’équilibre

Explication

La persistance du chômage pendant les années 1930 montre que l’économie ne revient pas nécessairement spontanément à l’équilibre. La demande globale insuffisante relève du diagnostic keynésien, la loi de Say concerne le rapport entre offre et demande, et la relance publique est une réponse politique.

62. Une entreprise augmente fortement ses investissements, mais les capacités de production qui en résultent dépassent la demande. Elle réduit alors brutalement ses projets. Quel mécanisme cette situation illustre-t-elle ?

Le « poêle d’Aftalion »
La relance budgétaire
La loi de Say
Le multiplicateur keynésien

Le « poêle d’Aftalion »

Explication

Le « poêle d’Aftalion » décrit l’enchaînement entre investissement excessif, capacités supérieures à la demande et réduction brutale des projets, prélude à une crise. Le multiplicateur concerne la hausse de production déclenchée par une dépense initiale, la loi de Say lie offre et demande, et la relance budgétaire est une intervention publique.

63. Face à une activité économique déprimée, un gouvernement choisit d’accroître les dépenses publiques pour agir sur le cycle plutôt que d’attendre l’ajustement du marché. À quelle orientation théorique cette décision correspond-elle ?

À la loi de Say
À la théorie du poêle d’Aftalion
À la politique volontariste de Keynes
À l’ajustement spontané néoclassique

À la politique volontariste de Keynes

Explication

Keynes préconise une politique volontariste de dépenses publiques afin d’influencer le cycle économique, plutôt que de compter sur le seul rééquilibrage du marché. L’ajustement spontané correspond à la conception néoclassique, tandis que la loi de Say porte sur l’offre et la demande et que le poêle d’Aftalion décrit un mécanisme d’investissement.

64. Une commande publique supplémentaire entraîne une hausse de la production totale supérieure au montant initial de la dépense. Quel mécanisme explique cet effet ?

Le multiplicateur keynésien
Le poêle d’Aftalion
Le retour spontané à l’équilibre
La loi de Say

Le multiplicateur keynésien

Explication

Le multiplicateur keynésien décrit une hausse de production supérieure à la dépense publique initiale : les commandes soutiennent la demande globale et relancent la production des entreprises. Le retour spontané ne désigne pas cet effet, le poêle d’Aftalion décrit un risque de crise lié au surinvestissement, et la loi de Say affirme que l’offre crée sa propre demande.

65. Dans une analyse du chômage, une équipe l’explique par la faiblesse de la demande, tandis qu’une autre l’associe à des salaires trop élevés. Comment l’École de la synthèse considère-t-elle ces deux analyses ?

Comme identiques, puisqu’elles relient le chômage aux salaires
Comme contradictoires, l’une devant exclure l’autre
Comme complémentaires, malgré leurs diagnostics distincts
Comme complémentaires, mais avec la demande attribuée aux néoclassiques

Comme complémentaires, malgré leurs diagnostics distincts

Explication

L’École de la synthèse juge complémentaires l’explication keynésienne par la faiblesse de la demande et l’explication néoclassique par des salaires trop élevés. Rejeter l’analyse néoclassique ou rendre les diagnostics identiques effacerait cette distinction.

66. La demande est faible cette année, puis l’économie entre dans une période de croissance. Quelle séquence budgétaire correspond à la recommandation de Samuelson ?

Budget équilibré pour soutenir l’activité, puis excédent pour réduire la dette
Déficit pour soutenir l’activité, puis budget équilibré pour réduire la dette
Excédent pour soutenir l’activité, puis déficit pour réduire la dette
Déficit pour soutenir l’activité, puis excédent pour réduire la dette

Déficit pour soutenir l’activité, puis excédent pour réduire la dette

Explication

Samuelson recommande le déficit budgétaire lorsque la demande est faible afin de soutenir l’activité, puis des excédents en période de croissance pour réduire l’endettement public. Inverser ces phases confond les objectifs associés à chaque situation, tandis qu’un budget équilibré ne correspond pas à la stratégie décrite.

67. Dans le modèle de Harrod et Domar, quelle combinaison détermine la croissance naturelle, par opposition au taux de croissance réelle situé « sur le fil du rasoir » autour d’un taux optimal d’épargne ?

La productivité du travail et le niveau de consommation
Le taux de croissance réelle et le niveau d’investissement
La croissance de la population active et la productivité du travail
La croissance de la population active et le taux optimal d’épargne

La croissance de la population active et la productivité du travail

Explication

Pour Harrod et Domar, la croissance naturelle dépend de la croissance de la population active et de la productivité du travail. Le taux optimal d’épargne intervient dans la caractérisation du taux de croissance réelle, tandis que la consommation ou l’investissement ne remplacent pas les deux déterminants de la croissance naturelle.

68. Une entreprise lance un produit qui répond mieux aux besoins des consommateurs, tandis que des entreprises proposant des produits devenus obsolètes disparaissent. Quel processus décrit cette situation ?

La protection du marché
La rationalisation du travail
La destruction créatrice
La contraction des débouchés

La destruction créatrice

Explication

La destruction créatrice associe l’entrée d’entreprises proposant de nouveaux produits mieux adaptés aux besoins et le recul d’entreprises dont l’offre est obsolète. La rationalisation concerne les méthodes de travail, la contraction des débouchés décrit une difficulté de demande, et la protection du marché ne caractérise pas ce renouvellement.

69. Une entrepreneuse examine plusieurs inventions et connaissances disponibles afin de choisir celle qui pourrait augmenter la productivité ou satisfaire une demande encore insatisfaite. Quelle capacité exerce-t-elle ?

Établir un monopole avant d’évaluer les besoins des consommateurs
Repérer le potentiel économique d’une invention ou d’une connaissance
Choisir une technologie uniquement selon son degré de nouveauté
Créer une invention sans considérer ses usages économiques

Repérer le potentiel économique d’une invention ou d’une connaissance

Explication

L’entrepreneur innovateur distingue, parmi les inventions et les connaissances, celles qui peuvent accroître la productivité ou répondre à une demande insatisfaite. Créer une invention n’est pas la même chose que repérer son potentiel, et la position monopolistique ne remplace pas cette fonction de sélection.

70. En comparant les secteurs économiques durant les années 1990, quel secteur a enregistré des gains de productivité supérieurs à ceux de l’industrie ?

L’industrie
L’agriculture
Le tertiaire
La construction

L’agriculture

Explication

Durant la décennie 1990, les gains de productivité de l’agriculture ont dépassé ceux de l’industrie. Le poids de l’industrie dans les investissements et son rôle d’innovation ne signifient pas qu’elle ait eu les gains de productivité les plus élevés sur cette période.

71. Dans une économie où l’industrie concentre 25 % des emplois des trois secteurs, quelle part des investissements y est réalisée ?

20 % des investissements
75 % des investissements
50 % des investissements
25 % des investissements

75 % des investissements

Explication

L’industrie réalise 75 % des investissements alors qu’elle n’occupe qu’un quart des emplois des trois secteurs. La valeur de 25 % correspond à sa part des emplois, et non à sa part des investissements.

72. Pourquoi l’industrie reste-t-elle un lieu privilégié d’innovation, notamment en matière de gains de productivité ?

Elle développe des méthodes de rationalisation du travail
Elle obtient ses gains principalement en réduisant les investissements
Elle augmente la productivité en concentrant les emplois dans les petites entreprises
Elle remplace les méthodes de production par des services numériques

Elle développe des méthodes de rationalisation du travail

Explication

L’industrie demeure un lieu privilégié d’innovation, en particulier grâce aux méthodes de rationalisation du travail, qui contribuent fortement aux gains de productivité. L’innovation visée ici porte sur les méthodes de production, et non simplement sur de nouveaux produits ou sur une baisse des investissements.

73. Une entreprise compare un commerce de détail, un service aux particuliers, une activité financière et un service de transport. Dans lesquels peut-elle s’attendre à des gains de productivité plus élevés grâce à l’implantation des NTIC ?

Dans l’activité financière et le service de transport
Dans le commerce de détail et le service aux particuliers
Dans le service aux particuliers et le service de transport
Dans le commerce de détail et l’activité financière

Dans l’activité financière et le service de transport

Explication

Les gains sont faibles dans les services traditionnels comme le commerce et les services aux particuliers, mais élevés dans les activités où les NTIC peuvent s’implanter, notamment la finance et les transports. Le commerce et les services aux particuliers correspondent donc au profil des gains faibles.

74. Une entreprise vend un service pour un prix couvrant 62 % de ses coûts. Comment classer cette production ?

Production destinée à l’investissement
Production pour emploi final
Production marchande
Production non marchande

Production marchande

Explication

Une production est marchande lorsqu’elle est vendue ou destinée à être vendue à un prix couvrant plus de 50 % des coûts. La production non marchande renvoie à une couverture d’au plus la moitié des coûts ; la nature de service ou le financement public ne suffisent pas à déterminer le classement.

75. Un ménage utilise un repas acheté pour satisfaire directement son besoin de se nourrir. À quoi correspond la valeur de ce produit dans la comptabilité nationale ?

À la consommation collective
À la consommation finale
À la formation de capital fixe
À la production marchande

À la consommation finale

Explication

La consommation finale correspond à la valeur des produits utilisés pour satisfaire directement des besoins humains individuels. Un repas consommé répond à ce critère, contrairement à un investissement ou à une dépense collective.

76. Une administration finance la police et l’éducation. Comment distinguer ces deux dépenses selon leurs bénéficiaires ?

Police collective, éducation individualisable
Police collective, éducation collective
Police individualisable, éducation collective
Police individualisable, éducation individualisable

Police collective, éducation individualisable

Explication

La police relève des dépenses collectives, tandis que l’éducation fait partie des dépenses individualisables bénéficiant aux ménages. Le fait que les deux soient financées par une administration ne les place pas dans la même catégorie.

77. Le prix d’un bien augmente de 4 % et la quantité demandée diminue de 6 %. Quelle relation mesure l’élasticité prix de sa demande ?

La variation de quantité demandée rapportée à la variation du prix
La variation du prix rapportée à la variation de la quantité demandée
La quantité demandée rapportée au prix du bien
La variation de quantité demandée rapportée à la variation du revenu

La variation de quantité demandée rapportée à la variation du prix

Explication

L’élasticité prix rapporte la variation de la quantité demandée à la variation du prix du bien. Le revenu concerne l’élasticité revenu, tandis que les deux autres choix inversent le rapport ou utilisent des niveaux plutôt que des variations.

78. Le revenu d’un ménage augmente de 10 % et la quantité demandée d’un bien augmente de 5 %. Quel rapport définit l’élasticité revenu de cette demande ?

Le pourcentage de variation du revenu rapporté au pourcentage de variation de quantité
Le pourcentage de variation de quantité rapporté au pourcentage de variation du revenu
Le pourcentage de variation de quantité rapporté au pourcentage de variation du prix
La quantité demandée rapportée au revenu du ménage

Le pourcentage de variation de quantité rapporté au pourcentage de variation du revenu

Explication

L’élasticité revenu est le rapport entre le pourcentage de variation de la quantité demandée et le pourcentage de variation du revenu. Utiliser le prix, inverser le rapport ou comparer les niveaux ne correspond pas à cette définition.

79. Après une hausse de revenu, la demande d’un bien augmente de 12 % alors que le revenu augmente de 8 %. Dans quelle catégorie se situe ce bien ?

Bien inférieur
Bien à élasticité nulle
Bien normal
Bien supérieur

Bien supérieur

Explication

L’élasticité revenu vaut 12%/8%=1,512\%/8\%=1{,}5, donc elle est supérieure à 1 : le bien est supérieur. Un bien normal a une élasticité comprise entre 0 et 1, tandis qu’un bien inférieur a une élasticité négative.

80. Un ménage paie chaque mois un loyer et un abonnement téléphonique prélevés automatiquement, sans pouvoir facilement modifier ces contrats à court terme. Comment qualifier ces dépenses ?

Dépenses préengagées
Dépenses d’investissement durable
Dépenses collectives publiques
Dépenses discrétionnaires ponctuelles

Dépenses préengagées

Explication

Les dépenses préengagées sont contractuelles, difficiles à renégocier à court terme et souvent prélevées automatiquement ; le loyer et l’abonnement en sont des exemples. Elles se distinguent des achats ponctuels ajustables, des dépenses publiques et des investissements.

81. Une épargnante hésite entre consommer une partie de son revenu aujourd’hui ou la placer pour consommer davantage plus tard. Dans la théorie néoclassique, quelle variable guide principalement cet arbitrage ?

Les prix relatifs des biens
Le patrimoine net à la retraite
Le revenu courant des ménages
Le taux d’intérêt

Le taux d’intérêt

Explication

Dans la théorie néoclassique, le taux d’intérêt détermine l’arbitrage entre consommation présente et future en rémunérant l’épargne. Les prix relatifs concernent le choix d’un panier sur une période, le revenu courant est le déterminant keynésien et le patrimoine à la retraite renvoie au cycle de vie.

82. Un ménage voit son revenu courant augmenter et accroît sa consommation, mais d’un montant inférieur à cette hausse. Quelle interprétation correspond à la théorie de Keynes ?

La consommation dépend du revenu courant et croît moins que proportionnellement
La consommation dépend du taux d’intérêt et croît moins que proportionnellement
La consommation dépend des prix relatifs et croît moins que proportionnellement
La consommation dépend du revenu courant et croît proportionnellement

La consommation dépend du revenu courant et croît moins que proportionnellement

Explication

Pour Keynes, le revenu courant détermine la consommation, qui augmente généralement moins que proportionnellement au revenu. Le taux d’intérêt relève de l’arbitrage néoclassique, une hausse proportionnelle contredit la loi psychologique et les prix relatifs caractérisent le choix microéconomique sur une période.

83. Une ménagère dispose d’un revenu disponible de 2 000 euros, avec une consommation incompressible de 300 euros et une propension marginale à consommer de 0,75. Selon la fonction keynésienne, quelle est sa consommation ?

1 800 euros
1 200 euros
2 000 euros
1 500 euros

1 800 euros

Explication

La fonction est C=C0+cYC = C_0 + cY : 300+0,75×2 000=1 800300 + 0{,}75 \times 2\,000 = 1\,800 euros. Le résultat de 1 500 omet la consommation incompressible, 2 000 traite la propension comme un ajout direct et 1 200 soustrait à tort la consommation incompressible.

84. Quelle notion désigne, chez Milton Friedman, la richesse actualisée qu’un ménage peut consommer tout en maintenant constante la valeur de son capital ?

Le revenu permanent
La propension marginale à consommer
Le revenu disponible brut
Le revenu courant

Le revenu permanent

Explication

Le revenu permanent correspond à la richesse actualisée permettant de consommer tout en maintenant la valeur du capital. Le revenu courant désigne un revenu présent, le revenu disponible brut est défini après prélèvements et prestations, et la propension marginale mesure la part d’un revenu supplémentaire consacrée à la consommation.

85. Quels économistes sont associés à l’élaboration initiale de la théorie du cycle de vie de la consommation en 1954 ?

John Maynard Keynes et Milton Friedman
Albert Ando et Milton Friedman
Franco Modigliani et Richard Brumberg
Irving Fisher et John Maynard Keynes

Franco Modigliani et Richard Brumberg

Explication

La théorie du cycle de vie est élaborée par Franco Modigliani et Richard Brumberg en 1954, puis développée par Albert Ando en 1963. Keynes et Friedman sont liés à d’autres théories de la consommation, tandis qu’Ando n’est pas l’un des deux auteurs initiaux.

86. Dans une analyse du cycle de vie, une personne vient de prendre sa retraite et souhaite maintenir son niveau de consommation malgré la baisse de ses revenus. Quel comportement d’épargne correspond à cette phase ?

Elle s’endette comme au début de la vie
Elle accumule son patrimoine net comme en pleine activité
Elle accroît son épargne pour préserver son capital
Elle désépargne en puisant dans le patrimoine accumulé

Elle désépargne en puisant dans le patrimoine accumulé

Explication

À la retraite, les ménages désépargnent afin de maintenir leur consommation lorsque leurs revenus baissent. L’endettement caractérise plutôt la jeunesse, l’accumulation du patrimoine la vie active, et l’épargne accrue ne correspond pas au mécanisme décrit pour cette phase.

87. Deux modèles expliquent les différences d’épargne entre ménages : l’un met l’accent sur l’âge, l’autre sur le revenu. Quelle attribution correspond à la théorie du cycle de vie et à la théorie keynésienne ?

Cycle de vie : revenu ; théorie keynésienne : âge
Cycle de vie : âge ; théorie keynésienne : taux d’intérêt
Cycle de vie : âge ; théorie keynésienne : revenu
Cycle de vie : taux d’intérêt ; théorie keynésienne : revenu

Cycle de vie : âge ; théorie keynésienne : revenu

Explication

La théorie du cycle de vie fait dépendre l’épargne essentiellement de l’âge, tandis que la théorie keynésienne met l’accent sur le revenu. Le taux d’intérêt est le déterminant associé à la théorie économique standard, et l’inversion âge-revenu confond les deux approches.

88. Une entreprise achète une machine destinée à maintenir sa capacité de production. Comment qualifier cette dépense au sens économique ?

Un investissement destiné à maintenir le capital
Une consommation finale qui clôt le circuit économique
Une épargne des ménages affectée à la consommation
Une cession qui réduit le capital productif

Un investissement destiné à maintenir le capital

Explication

L’investissement comprend l’acquisition de moyens de production servant à maintenir ou développer le capital. La consommation finale clôt le circuit économique, une cession est une vente d’actif et l’épargne des ménages n’est pas l’acquisition productive décrite ici.

89. Une entreprise achète des machines et des logiciels, tandis qu’un ménage achète un logement. Comment la comptabilité nationale classe-t-elle ces investissements ?

Investissement collectif de l’entreprise et investissement productif du ménage
Investissement productif de l’entreprise et investissement du ménage
Investissement productif pour les deux achats
Investissement du ménage pour les machines et investissement productif pour le logement

Investissement productif de l’entreprise et investissement du ménage

Explication

La comptabilité nationale classe les machines et les logiciels parmi les investissements productifs des entreprises, tandis qu’un logement acquis par un ménage relève de l’investissement des ménages. L’investissement collectif concerne les administrations publiques, et le logement n’est pas ici un investissement productif de l’entreprise.

90. Une équipe cherche d’abord à résoudre un objectif technique précis, puis utilise ses résultats pour concevoir un nouveau procédé industriel. Quelles catégories de recherche correspondent à ces deux étapes ?

Développement expérimental, puis recherche fondamentale
Recherche appliquée, puis recherche fondamentale
Recherche appliquée, puis développement expérimental
Recherche fondamentale, puis recherche appliquée

Recherche appliquée, puis développement expérimental

Explication

La recherche appliquée vise une solution à un objectif déterminé, tandis que le développement expérimental s’appuie sur la recherche ou l’expérience pratique pour créer des procédés. La recherche fondamentale vise plutôt l’acquisition de connaissances ou une contribution théorique.

91. Une usine remplace un équipement devenu technologiquement obsolète par un équipement équivalent, sans augmenter sa production ni réduire ses coûts unitaires. De quel type d’investissement s’agit-il ?

Un investissement de renouvellement
Un investissement de capacité
Un investissement de productivité
Un investissement d’expansion commerciale

Un investissement de renouvellement

Explication

Un investissement de renouvellement reconstitue un capital devenu usé physiquement ou technologiquement. L’investissement de capacité augmente la production possible, tandis que celui de productivité vise à réduire les coûts unitaires.

92. Une entreprise réalise 240 000 euros d’investissements pour une valeur ajoutée de 1 200 000 euros. Quel est son taux d’investissement ?

0,2 %
20 %
2 %
500 %

20 %

Explication

Le taux d’investissement est le rapport des investissements à la valeur ajoutée, multiplié par 100 : 240 0001 200 000×100=20%\frac{240\,000}{1\,200\,000}\times 100=20\%. La valeur de 0,2 % omet la conversion en pourcentage, tandis que 500 % inverse le rapport.

93. Une entreprise envisage ses investissements en fonction des débouchés qu’elle prévoit pour les prochains mois, plutôt qu’en fonction des ventes déjà réalisées. Quel principe décrit cette décision ?

Le principe de l’accélérateur
Le principe de l’ajustement des prix
Le principe de la demande constatée
Le principe de la rentabilité immédiate

Le principe de l’accélérateur

Explication

Le principe de l’accélérateur relie l’investissement à la variation de la demande anticipée et aux débouchés futurs. La demande constatée concerne les ventes déjà observées, et une décision fondée sur les prix ne décrit pas ce principe.

94. Les commandes augmentent dans une entreprise dont les capacités de production sont déjà utilisées au maximum. Quelle réponse à cette hausse correspond au mécanisme de l’accélérateur ?

Investir en capacité pour répondre à la demande
Réduire la production pour limiter les commandes
Utiliser les capacités inemployées avant d’investir
Augmenter les prix sans ajuster les capacités

Investir en capacité pour répondre à la demande

Explication

Lorsque la demande varie et que les capacités sont déjà pleinement utilisées, l’entreprise investit en capacité pour pouvoir y répondre. L’utilisation de capacités inemployées précéderait l’investissement si elles existaient; augmenter les prix sans accroître la production ne correspond pas au mécanisme décrit.

95. La demande adressée à une entreprise continue d’augmenter, mais son rythme de croissance ralentit. Selon l’accélérateur, quelle conséquence sur l’investissement est possible ?

L’investissement peut diminuer, voire devenir négatif
L’investissement reste stable tant que la demande augmente
L’investissement augmente nécessairement au même rythme que la demande
La demande doit devenir négative avant que l’investissement baisse

L’investissement peut diminuer, voire devenir négatif

Explication

Selon l’accélérateur, l’investissement réagit plus que proportionnellement aux variations de la demande, à la hausse comme à la baisse; un ralentissement de la croissance de la demande peut donc entraîner un désinvestissement même si la demande croît encore. Un niveau de demande positif ne garantit pas que l’investissement augmente.

96. Une entreprise envisage un équipement dont les revenus attendus dépassent le coût d’acquisition et qui devrait accroître ses profits futurs. Quel critère justifie sa décision d’investir ?

Les profits déjà réalisés dépassent le coût de l’investissement
Les revenus attendus de l’investissement dépassent son coût et promettent des profits futurs
Les revenus attendus égalent le coût de l’investissement
Le taux d’intérêt dépasse la rentabilité attendue du capital

Les revenus attendus de l’investissement dépassent son coût et promettent des profits futurs

Explication

L’investissement est justifié lorsque les revenus qu’il doit procurer dépassent son coût et que les profits futurs attendus sont intéressants ; Keynes nomme la rentabilité du capital « efficacité marginale du capital ». Le profit déjà réalisé renvoie au passé, l’égalité ne procure pas de gain net, et un taux d’intérêt supérieur n’est pas le critère indiqué ici.

97. Une entreprise estime le ratio entre la valeur de marché de son capital et sa valeur de remplacement à 0,8. Quelle décision correspond au critère de Q de Tobin ?

Investir, car le ratio est inférieur à 1
Investir, car le ratio est positif
Ne pas investir et accroître le stock de capital
Ne pas investir et amortir le capital existant

Ne pas investir et amortir le capital existant

Explication

Quand Q est inférieur à 1, l’entreprise ne réalise pas d’investissement supplémentaire et amortit son capital existant. Choisir d’investir inverse le seuil, tandis qu’un Q positif ne suffit pas à déclencher l’investissement ; accroître le stock de capital contredit la décision d’amortissement.

98. La rentabilité économique d’un projet est de 7 %, tandis que le taux d’intérêt est de 4 %. Quel choix de financement l’effet de levier favorise-t-il ?

Emprunter pour investir, car l’effet de massue améliore la rentabilité des fonds propres
Éviter l’emprunt, car la rentabilité économique est supérieure au taux d’intérêt
Emprunter pour investir, car l’effet de levier améliore la rentabilité des fonds propres
Placer l’autofinancement, car l’effet de levier rend le placement plus rentable

Emprunter pour investir, car l’effet de levier améliore la rentabilité des fonds propres

Explication

Lorsque la rentabilité économique dépasse le taux d’intérêt, l’effet de levier augmente la rentabilité des fonds propres et favorise l’emprunt pour investir. Le placement de l’autofinancement n’est pas le choix favorisé par ce mécanisme, et l’effet de massue est confondu avec l’effet de levier.

99. Pour un projet, l’efficacité marginale du capital estimée par un entrepreneur est de 6 %, et le taux d’intérêt est de 5 %. Quelle décision correspond au critère de Keynes ?

Investir, puisque l’efficacité marginale du capital dépasse le coût du financement
Ne pas investir, puisque le taux d’intérêt est inférieur au rendement du capital
Investir, puisque le taux d’intérêt dépasse le rendement du capital
Ne pas investir, puisque l’efficacité marginale du capital dépasse le coût du financement

Investir, puisque l’efficacité marginale du capital dépasse le coût du financement

Explication

Pour Keynes, l’entrepreneur investit lorsque l’efficacité marginale du capital, c’est-à-dire son rendement, est supérieure au taux d’intérêt, qui constitue le coût du financement. Refuser l’investissement malgré cette condition inverse la règle, et traiter le taux comme le rendement confond les deux termes comparés.

100. Un analyste mesure la production réalisée dans une région pendant une année, puis compare ce résultat à la quantité de machines détenues au 31 décembre. Comment caractériser le PIB régional ?

Un stock mesuré à une date dans une zone donnée
Un stock calculé pour une zone et une période données
Un flux calculé pour une zone et une période données
Un flux mesuré à une date dans une zone donnée

Un flux calculé pour une zone et une période données

Explication

Le PIB est calculé pour une zone géographique et une période données, généralement un trimestre ou une année : c’est une variable de flux. Un stock, comme la quantité de machines détenues, se mesure à une date donnée ; les autres réponses inversent ces caractéristiques.

101. Dans une économie, les unités résidentes produisent une valeur ajoutée brute totale de 900 milliards d’euros. Les impôts sur les produits sont de 80 milliards et les subventions sur les produits de 30 milliards. Quel PIB obtient-on par l’approche de la production ?

900 milliards d’euros
950 milliards d’euros
850 milliards d’euros
1 010 milliards d’euros

950 milliards d’euros

Explication

L’approche par la production donne le PIB en additionnant les valeurs ajoutées brutes et les impôts sur les produits, puis en retranchant les subventions : 900 + 80 − 30 = 950 milliards d’euros. Ajouter les subventions, retrancher les impôts ou les omettre applique incorrectement la formule.

102. Une comptable nationale répartit la production intérieure entre activités marchandes et non marchandes. Comment obtient-elle le PIB total ?

En retranchant le PIB non marchand du PIB marchand
En ajoutant les consommations intermédiaires au PIB marchand
En additionnant le PIB marchand et le PIB non marchand
En conservant le seul PIB marchand

En additionnant le PIB marchand et le PIB non marchand

Explication

Le PIB total est la somme du PIB marchand et du PIB non marchand. Ne retenir que le PIB marchand omet une composante, la soustraction traite à tort cette composante comme une déduction, et les consommations intermédiaires ne constituent pas le complément défini par cette formule.

103. Dans une économie fermée, la production est de 1 000 unités, la consommation intermédiaire de 400, la consommation finale de 350 et la formation brute de capital fixe de 180. Quelle est la variation des stocks ?

250 unités
70 unités
170 unités
930 unités

70 unités

Explication

En économie fermée, la production égale la consommation intermédiaire plus la consommation finale, plus la FBCF, plus la variation des stocks. Ainsi, la variation des stocks vaut 1 000 − 400 − 350 − 180 = 70 unités ; omettre la FBCF ou confondre les consommations donne un résultat erroné.

104. Une entreprise augmente la part de la valeur ajoutée versée aux salariés afin de soutenir la consommation des ménages. Quel effet économique correspond à cette orientation ?

Un soutien de l’épargne des actionnaires et du renouvellement du capital
Un soutien de l’offre, de l’investissement et de l’autofinancement
Un soutien de la demande, de la consommation et de l’emploi
Une amélioration de la compétitivité et de la distribution de dividendes

Un soutien de la demande, de la consommation et de l’emploi

Explication

Une répartition favorable au travail soutient le pouvoir d’achat, la demande, la consommation et l’emploi. Le soutien de l’investissement et de l’autofinancement correspond à une répartition favorable au capital, tandis que la compétitivité et les dividendes renvoient également davantage au capital.

105. Durant les Trente Glorieuses, quelle priorité caractérisait l’arbitrage de la politique macroéconomique keynésienne en matière de partage de la valeur ajoutée ?

Privilégier les salaires pour atteindre le plein-emploi, au détriment de la maîtrise des coûts et des prix
Privilégier les dividendes pour attirer l’épargne, au détriment de la consommation
Privilégier la maîtrise des coûts pour réduire le chômage, au détriment des salaires
Privilégier la stabilité des prix pour contenir les salaires, au détriment de l’investissement

Privilégier les salaires pour atteindre le plein-emploi, au détriment de la maîtrise des coûts et des prix

Explication

Entre 1945 et 1975, l’arbitrage keynésien favorisait les salaires pour viser le plein-emploi, au détriment de la maîtrise des coûts et des prix. La stabilité des prix relève de l’orientation inspirée par le monétarisme à partir des années 1980, tandis que les dividendes et l’attraction de l’épargne concernent le partage favorable au capital.

106. Une économie produit deux biens en quantités Q1Q_1 et Q2Q_2, vendus aux prix courants P1P_1 et P2P_2 de l’année étudiée. Comment calculer son PIB en valeur ?

P1×Q1+P2×Q2−CIP_1 \times Q_1 + P_2 \times Q_2 - CI
P1×Q1+P2×Q2P_1 \times Q_1 + P_2 \times Q_2
P1×Q1+P2×Q2Taux d’inflation\frac{P_1 \times Q_1 + P_2 \times Q_2}{Taux\ d’inflation}
P1base×Q1+P2base×Q2P_1^{base} \times Q_1 + P_2^{base} \times Q_2

$$P_1 \times Q_1 + P_2 \times Q_2$$

Explication

Le PIB en valeur additionne, pour chaque bien, la quantité produite multipliée par son prix courant, soit ∑Pn×Qn\sum P_n \times Q_n. Les prix d’une année de base servent à neutraliser l’effet des prix, les consommations intermédiaires relèvent du calcul de la valeur ajoutée et la déflation utilise le facteur 1+Taux d’inflation1+Taux\ d’inflation.

107. Le PIB d’un pays augmente après une hausse des prix, alors que les quantités produites restent stables. Quelle mesure permet d’isoler l’évolution des quantités ?

Le PIB réel, ou PIB en volume à prix constants
La valeur ajoutée marchande calculée aux prix de l’année
Le PIB nominal, ou PIB en valeur aux prix courants
Le PIB courant corrigé par la hausse des quantités produites

Le PIB réel, ou PIB en volume à prix constants

Explication

Le PIB réel, ou PIB en volume à prix constants, neutralise l’effet des prix afin de mesurer l’évolution des quantités. Le PIB nominal conserve les prix courants et peut donc augmenter du fait de l’inflation même si les quantités ne changent pas.

108. Une entreprise vend sa production marchande pour 500 000 euros et utilise 180 000 euros de consommations intermédiaires. Quelle est la valeur ajoutée de cette production ?

500 000 euros
320 000 euros
680 000 euros
140 000 euros

320 000 euros

Explication

La valeur ajoutée marchande est égale à la production marchande diminuée des consommations intermédiaires : 500 000 − 180 000 = 320 000 euros. Retenir 500 000 confond valeur ajoutée et production brute, tandis que 680 000 additionne au lieu de soustraire les consommations intermédiaires.

109. Une banque centrale cherche à évaluer la position de l’économie dans le cycle et à fonder ses anticipations. Quel indicateur est le plus utilisé à cette fin ?

L’indice de pauvreté multidimensionnelle
Le produit intérieur brut
L’indice de développement humain
Le revenu national brut

Le produit intérieur brut

Explication

Le PIB est l’indicateur le plus utilisé pour situer une économie dans le cycle et fonder les anticipations des agents. L’indice de pauvreté multidimensionnelle mesure des privations, le RNB rapporte les revenus à la nationalité et l’IDH combine plusieurs dimensions du développement.

110. Un pays présente une dette publique égale à 58 % du PIB et un déficit public égal à 3,4 % du PIB. Quel constat découle des seuils de Maastricht ?

La dette et le déficit respectent tous deux leurs seuils
La dette et le déficit dépassent tous deux leurs seuils
Le déficit respecte son seuil, mais la dette dépasse le sien
La dette respecte son seuil, mais le déficit dépasse le sien

La dette respecte son seuil, mais le déficit dépasse le sien

Explication

Les seuils sont de 60 % du PIB pour la dette publique et de 3 % pour le déficit : 58 % respecte le premier, tandis que 3,4 % dépasse le second. L’inversion des plafonds confond les critères associés à chaque variable.

111. Une usine rejette des polluants qui nuisent aux habitants voisins, sans que ceux-ci participent à une transaction avec l’entreprise. Comment qualifier cette conséquence ?

Un revenu primaire
Une consommation intermédiaire
Une externalité
Un transfert public

Une externalité

Explication

Une externalité est une conséquence de l’action d’un agent sur un autre en dehors de tout échange sur le marché. Un coût payé dans une transaction relève de l’échange marchand, tandis qu’un revenu primaire ou un transfert désigne une autre catégorie de flux.

112. Une hausse de la production annuelle augmente le PIB d’un pays, mais ne renseigne pas sur son patrimoine accumulé ni directement sur le bonheur de ses habitants. Quelle distinction explique cela ?

Le PIB mesure un stock de patrimoine et le bonheur collectif
Le PIB mesure la répartition du patrimoine entre les ménages
Le PIB mesure les libertés et la qualité de vie des habitants
Le PIB mesure un flux annuel de richesse matérielle monétaire

Le PIB mesure un flux annuel de richesse matérielle monétaire

Explication

Le PIB mesure un flux annuel de richesse matérielle exprimée en monnaie, et non un patrimoine accumulé; il ne mesure pas directement le bonheur, les libertés ni la qualité de vie. La confusion entre flux et stock conduit à traiter le PIB comme une mesure patrimoniale.

113. Deux pays ont les mêmes valeurs moyennes de santé, d’éducation et de revenu, mais l’un répartit ces avancées de façon beaucoup plus inégale. Que fait l’IDH ajusté aux inégalités pour ce pays ?

Il réduit la valeur moyenne de chaque dimension selon son inégalité
Il compare séparément l’IDH des femmes et celui des hommes
Il recense les privations des ménages à partir d’enquêtes
Il retranche les effets de la pollution des dimensions de l’IDH

Il réduit la valeur moyenne de chaque dimension selon son inégalité

Explication

L’IDH ajusté aux inégalités réduit la valeur moyenne de chaque dimension — santé, éducation et revenu — selon le degré d’inégalité de sa répartition. La comparaison femmes-hommes relève de l’indice de développement de genre, tandis que les privations recensées par enquête caractérisent l’indice de pauvreté multidimensionnelle.

114. Une équipe veut mesurer les écarts d’IDH entre femmes et hommes et dispose d’estimations distinctes de l’IDH pour chacun. Quel indicateur correspond à cet objectif ?

L’IDH ajusté aux inégalités
L’indice de pauvreté multidimensionnelle
L’indice de développement de genre
L’indice d’inégalité de genre

L’indice de développement de genre

Explication

L’indice de développement de genre compare les IDH selon le sexe et comprend des IDH estimés séparément pour les femmes et les hommes. L’indice d’inégalité de genre mesure plutôt des déficits de progrès dans des dimensions précises, et non l’écart entre les deux IDH.

115. Une étude cherche à quantifier les pertes de progrès liées aux inégalités de genre dans la santé reproductive, l’autonomisation et le marché du travail. Quel indicateur doit-elle retenir ?

L’indice de pauvreté multidimensionnelle
L’indice de développement de genre
L’indice d’inégalité de genre
L’IDH ajusté aux inégalités

L’indice d’inégalité de genre

Explication

L’indice d’inégalité de genre mesure le déficit de progrès résultant des inégalités dans la santé reproductive, l’autonomisation et le marché du travail. L’indice de développement de genre compare les IDH des femmes et des hommes; les deux notions ne mesurent donc pas le même phénomène.

116. Un pays accroît sa production agricole, mais cette progression s’accompagne d’érosion et d’une utilisation excessive de l’eau. Quelle limite de l’IDH ce cas illustre-t-il ?

L’IDH ne mesure pas ces effets pervers du développement productif
L’IDH recense les privations sanitaires des ménages
L’IDH corrige les moyennes selon la répartition des revenus
L’IDH mesure ces dommages dans sa dimension de niveau de vie

L’IDH ne mesure pas ces effets pervers du développement productif

Explication

Comme le PIB, l’IDH ne mesure pas les effets pervers du développement productif, tels que la pollution, l’érosion ou l’usage excessif des ressources en eau. Le masquage des inégalités est une autre limite, tandis que les privations sanitaires relèvent d’indicateurs de pauvreté.

117. Un gouvernement veut compléter le PIB par des mesures portant sur la répartition des revenus, l’environnement, les conditions de vie et les ressources. Quelle démarche correspond à la proposition du Conseil économique, social et environnemental ?

Remplacer le PIB par un indicateur unique fondé sur la satisfaction de la population
Corriger le PIB en déduisant les destructions de capital naturel
Compléter le PIB par des mesures portant principalement sur les revenus et l’investissement
Adopter une batterie d’indicateurs couvrant plusieurs dimensions économiques, sociales et environnementales

Adopter une batterie d’indicateurs couvrant plusieurs dimensions économiques, sociales et environnementales

Explication

Le Conseil économique, social et environnemental propose une batterie qui couvre notamment les inégalités, le climat-énergie, l’emploi, la santé, la biodiversité et le bien-être. L’indicateur unique de satisfaction réduit la diversité des dimensions, les seules variables monétaires écartent les dimensions sociales et environnementales, et la déduction du capital naturel décrit l’IWI.

118. Deux pays connaissent la même hausse des revenus totaux, mais dans l’un la croissance profite surtout aux ménages les plus aisés et les inégalités augmentent. Comment y évolue la croissance ressentie ?

Elle est identique, car elle additionne les revenus plutôt que les satisfactions
Elle est plus forte, car les revenus des ménages aisés pèsent davantage dans le total
Elle dépend de la déduction des destructions de capital humain et naturel
Elle est moindre, car les satisfactions liées aux revenus progressent moins largement

Elle est moindre, car les satisfactions liées aux revenus progressent moins largement

Explication

Le PIB ressenti additionne les satisfactions liées aux revenus, et la croissance ressentie diminue lorsque les inégalités s’accroissent et que les hauts revenus captent une part importante de la croissance. L’addition des revenus confond les deux mesures, le poids accru des hauts revenus néglige la distribution des satisfactions, et la déduction du capital décrit l’IWI.

119. Dans les projections de l’OCDE, quelle trajectoire décrit la croissance allemande du PIB en volume entre 2017 et 2020 ?

Elle reste à 2,5 % en 2018 et 2019, puis diminue à 1,6 % en 2020
Elle ralentit de 2,5 % en 2017 à 1,4 % en 2018, puis remonte à 1,6 % en 2020
Elle ralentit de 2,5 % en 2017 à 1,6 % en 2018 et 2019, puis à 1,4 % en 2020
Elle baisse de 3,8 % en 2017 à 3,4 % en 2018, puis à 2,7 % en 2020

Elle ralentit de 2,5 % en 2017 à 1,6 % en 2018 et 2019, puis à 1,4 % en 2020

Explication

Les projections donnent une croissance du PIB en volume de 2,5 % en 2017, 1,6 % en 2018 et 2019, puis 1,4 % en 2020. Les valeurs 3,8 % et 3,4 % concernent le chômage, l’interversion place à tort 1,4 % en 2018 et la dernière trajectoire maintient abusivement le taux de 2017.

120. Une région allemande dépendante de la production d’électricité au charbon doit contribuer à l’objectif national d’émissions de gaz à effet de serre pour 2030. Quelle mesure correspond au programme climatique prévu ?

Réduire la production d’énergie au charbon sans prévoir de soutien aux régions concernées
Maintenir la production d’énergie au charbon et accompagner les changements structurels régionaux
Réduire la production d’énergie au charbon et financer les changements structurels dans les régions concernées
Réduire les transports publics et financer le maintien des activités charbonnières régionales

Réduire la production d’énergie au charbon et financer les changements structurels dans les régions concernées

Explication

Le programme associe la baisse de la production d’énergie au charbon au financement des changements structurels dans les régions concernées, afin d’atteindre l’objectif d’émissions de 2030. La réduction des transports publics détourne l’objectif, le maintien du charbon contredit la mesure prévue et l’absence de soutien omet l’accompagnement régional.

121. Une entreprise allemande ne parvient pas à pourvoir ses postes qualifiés malgré plusieurs campagnes de recrutement. Quel enchaînement correspond aux effets de cette pénurie ?

Recrutement difficile, salaires en hausse et amélioration de la production freinée
Recrutement facilité, salaires en baisse et amélioration de la production freinée
Recrutement facilité, salaires en hausse et amélioration de la production accélérée
Recrutement difficile, salaires en baisse et amélioration de la production accélérée

Recrutement difficile, salaires en hausse et amélioration de la production freinée

Explication

Le manque de personnel qualifié complique le recrutement, pousse les entreprises à augmenter les salaires et freine l’amélioration de leur production. Une baisse des salaires inverse l’effet observé, tandis qu’un recrutement facilité ou une production accélérée contredit les conséquences décrites.

122. Pour comparer le bien-être de plusieurs pays selon différentes dimensions, quel indicateur convient plutôt qu’une mesure centrée sur la production économique ?

Le PIB, mesuré sur une échelle de 0 à 10 selon la production nationale
Le taux d’emploi, fondé sur 11 dimensions et une échelle de 0 à 10
Le PIB, fondé sur 11 dimensions et une échelle de 0 à 10
L’indicateur du vivre mieux de l’OCDE, fondé sur 11 dimensions et une échelle de 0 à 10

L’indicateur du vivre mieux de l’OCDE, fondé sur 11 dimensions et une échelle de 0 à 10

Explication

L’indicateur du vivre mieux compare les pays selon 11 dimensions du bien-être, notées de 0 à 10. Le PIB mesure la production économique, le taux d’emploi porte sur le marché du travail et l’échelle de 0 à 10 ne transforme pas le PIB en mesure multidimensionnelle.

123. Laquelle de ces dimensions figure parmi les 11 composantes de l’indicateur du vivre mieux de l’OCDE ?

Le solde budgétaire des administrations publiques
La croissance de la population active
L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée
La valeur des exportations nettes

L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée

Explication

L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée fait partie des 11 dimensions du vivre mieux. Les exportations nettes et le solde budgétaire sont des variables économiques, tandis que la croissance de la population active ne figure pas dans cette liste.

124. Quelle situation caractérisait le marché du travail allemand en novembre 2018 ?

1,24 million d’offres d’emploi non pourvues, avec un chômage au plus bas depuis 2025
1,24 million de personnes au chômage, avec un nombre d’offres non pourvues au plus bas depuis la réunification
1,24 million d’offres d’emploi non pourvues, avec un chômage au plus haut depuis la réunification
1,24 million d’offres d’emploi non pourvues, avec un chômage au plus bas depuis la réunification

1,24 million d’offres d’emploi non pourvues, avec un chômage au plus bas depuis la réunification

Explication

En novembre 2018, les offres d’emploi non pourvues ont atteint 1,24 million alors que le chômage était à son niveau le plus faible depuis la réunification. Confondre les offres vacantes avec le nombre de chômeurs mélange deux mesures distinctes, et les autres formulations altèrent soit le niveau du chômage, soit la date de référence.

125. En 2015, une analyse du PIB allemand aux prix du marché distingue la demande intérieure et les échanges extérieurs. Quels montants leur attribue-t-elle, pour un PIB total de 3 046 milliards d’euros ?

2 803 milliards d’euros de demande intérieure et 243 milliards d’exportations nettes
3 046 milliards d’euros de demande intérieure et 243 milliards d’exportations nettes
243 milliards d’euros de demande intérieure et 2 803 milliards d’exportations nettes
2 803 milliards d’euros de demande intérieure et aucune exportation nette

2 803 milliards d’euros de demande intérieure et 243 milliards d’exportations nettes

Explication

Le PIB allemand de 3 046 milliards d’euros se compose de 2 803 milliards de demande intérieure et de 243 milliards d’exportations nettes. Intervertir les deux montants confond leurs contributions, tandis que 3 046 milliards correspond au PIB total et non à la demande intérieure.

126. Quelle caractéristique associe la croissance allemande décrite pour les années 2000 à son profil de consommation ?

La consommation et la modération salariale soutiennent la croissance, avec des exportations relativement faibles
Les exportations et la modération salariale soutiennent la croissance, avec une consommation relativement faible
Les exportations et la modération salariale soutiennent la croissance, avec une consommation particulièrement forte
Les exportations et la hausse des salaires soutiennent la croissance, avec une consommation relativement faible

Les exportations et la modération salariale soutiennent la croissance, avec une consommation relativement faible

Explication

La croissance est soutenue par les exportations et la modération salariale engagée dans les années 2000, en s’accompagnant d’une consommation relativement faible. Les autres formulations remplacent la modération par une hausse des salaires, déplacent le moteur de croissance vers la consommation ou inversent son niveau relatif.

127. Une évaluation économique inclut la production marchande, mais veut aussi tenir compte de l’épuisement des ressources et des activités non marchandes bénéfiques. Quelle limite du PIB justifie de compléter cette évaluation ?

Le PIB comptabilise l’épuisement lié aux externalités négatives et surestime les activités non marchandes positives
Le PIB mesure directement les dimensions qualitatives du bien-être, mais exclut les richesses produites
Le PIB ignore les richesses marchandes, mais comptabilise intégralement les externalités positives
Le PIB ne comptabilise pas l’épuisement lié aux externalités négatives et sous-estime les activités non marchandes positives

Le PIB ne comptabilise pas l’épuisement lié aux externalités négatives et sous-estime les activités non marchandes positives

Explication

Le PIB mesure quantitativement les richesses créées, distribuées et employées, mais ne prend pas en compte l’épuisement des ressources lié aux externalités négatives et sous-estime les activités non marchandes positives. Les distracteurs lui attribuent à tort la prise en compte de ces effets ou confondent mesure économique et bien-être qualitatif.

128. Une activité économique entraîne une dégradation de l’environnement que les prix du marché ne reflètent pas. Quel rôle public cette situation justifie-t-elle ?

Intervenir pour corriger la défaillance du marché liée à l’externalité environnementale
Intervenir pour remplacer la mesure du PIB par un solde budgétaire
Intervenir pour amplifier la défaillance du marché liée à l’externalité environnementale
S’abstenir d’intervenir parce que l’externalité est environnementale

Intervenir pour corriger la défaillance du marché liée à l’externalité environnementale

Explication

La question environnementale relève des externalités, lesquelles justifient une intervention publique afin de corriger les défaillances du marché. Amplifier la défaillance inverse l’objectif, s’abstenir contredit cette justification et le solde budgétaire n’est pas le mécanisme correctif visé.

129. Dans une région allemande dépendante des centrales au charbon, quelle mesure accompagne la baisse prévue de la production d’énergie issue de cette source ?

Développer les infrastructures de recharge des voitures électriques
Augmenter les primes d’achat des taxis et véhicules utilitaires légers
Financer les changements structurels dans les régions concernées
Alourdir les taxes environnementales dans les régions concernées

Financer les changements structurels dans les régions concernées

Explication

La baisse de la production d’énergie au charbon est accompagnée d’un financement des changements structurels dans les régions concernées. Les primes concernent les véhicules, les taxes constituent une autre mesure envisagée et les infrastructures de recharge relèvent de la politique de transport propre.

130. Un gouvernement allemand met au point un ensemble de mesures pour réduire les émissions liées aux transports. Quel ensemble correspond aux mesures prévues ?

Renforcer les primes aux véhicules utilitaires légers et aux taxis, les bornes de recharge, les essais de conduite automatisée et l’adaptation des règles à la mobilité partagée
Financer la reconversion des régions charbonnières, les bornes de recharge, les essais de conduite automatisée et les primes aux taxis
Renforcer les primes aux voitures particulières, les transports ferroviaires, les essais de conduite manuelle et les règles du transport de marchandises
Développer les bornes de recharge, les essais de conduite automatisée et la mobilité partagée, sans modifier les aides à l’achat

Renforcer les primes aux véhicules utilitaires légers et aux taxis, les bornes de recharge, les essais de conduite automatisée et l’adaptation des règles à la mobilité partagée

Explication

Le programme associe des primes accrues pour les véhicules utilitaires légers et les taxis, des infrastructures de recharge, des expérimentations de conduite automatisée et une réglementation adaptée aux nouveaux services partagés. La reconversion des régions charbonnières concerne une autre mesure, tandis que les réponses qui omettent les aides ou changent leurs bénéficiaires ne reprennent pas l’ensemble prévu.

131. Une entreprise allemande produit de l’électricité à partir du charbon et envisage de passer aux énergies renouvelables. Quel effet la réduction de l’usage du charbon vise-t-elle à favoriser ?

Faciliter sa transition vers les énergies renouvelables
Réorienter les consommateurs vers le covoiturage
Accroître la demande de charbon auprès des ménages
Financer les changements structurels des seules entreprises de transport

Faciliter sa transition vers les énergies renouvelables

Explication

La réduction de l’usage du charbon vise à inciter les producteurs à adopter des énergies renouvelables en facilitant leur transition. L’aide aux consommateurs relève des mesures de transport, et le maintien du charbon inverse l’objectif de la politique.

132. Une consommatrice choisit entre l’achat d’une voiture électrique, l’usage d’un service d’autopartage et la location d’un vélo en libre-service. Quel objectif des mesures allemandes de transport propre ce choix illustre-t-il ?

Développer les infrastructures de recharge sans agir sur les choix de mobilité
Accroître l’emploi en réduisant les allocations liées au chômage
Inciter les producteurs d’électricité à abandonner le charbon
Inciter à choisir des véhicules propres ou des services de mobilité partagée

Inciter à choisir des véhicules propres ou des services de mobilité partagée

Explication

Les mesures de transport propre visent à orienter les consommateurs vers les voitures électriques ou autonomes et vers des services partagés comme l’autopartage ou les vélos en libre-service. La transition des producteurs concerne la politique charbonnière, tandis que la recharge n’épuise pas l’objectif de mobilité.

133. En Allemagne, le taux de chômage observé était de 3,8 % en 2017. Quelles valeurs étaient prévues pour 2018 et 2020 ?

2,7 % en 2018 et 3,4 % en 2020
3,4 % en 2018 et 1,7 % en 2020
3,4 % en 2018 et 2,7 % en 2020
3,8 % en 2018 et 2,7 % en 2020

3,4 % en 2018 et 2,7 % en 2020

Explication

Les prévisions indiquaient un taux de chômage de 3,4 % en 2018 puis de 2,7 % en 2020. La valeur de 1,7 % correspond au chômage de longue durée, tandis que 3,8 % est le taux observé en 2017.

134. La part des travailleurs pauvres en Allemagne est passée de 5,5 % en 2005 à 9,5 % en 2015. De combien a-t-elle augmenté ?

De 4,5 points de pourcentage
De 9,5 points de pourcentage
De 4 points de pourcentage
D’environ 73 % en valeur relative

De 4 points de pourcentage

Explication

La variation en points se calcule en soustrayant 5,5 % de 9,5 %, soit 4 points de pourcentage. La valeur finale est 9,5 %, tandis qu’une hausse relative de 73 % exprime un autre calcul.

135. Une réforme allemande réduit les allocations-chômage et les demandeurs d’emploi doivent rechercher activement un emploi pour en bénéficier. Quel mécanisme cette réforme contribue-t-elle à expliquer ?

Un chômage faible et un taux d’emploi élevé, avec la modération salariale comme facteur associé
Un chômage élevé et un taux d’emploi faible, du fait d’allocations plus généreuses
Un chômage faible et un taux d’emploi élevé, expliqués par la seule hausse des salaires
Un chômage élevé et un taux d’emploi faible, malgré une recherche d’emploi exigée

Un chômage faible et un taux d’emploi élevé, avec la modération salariale comme facteur associé

Explication

La réduction des allocations et l’incitation à chercher activement un emploi sont associées à un chômage faible et à un taux d’emploi élevé, avec la modération salariale des années 1990 et 2000. Des allocations plus généreuses ou une hausse des salaires ne correspondent pas au mécanisme décrit.

136. Entre 2010 et 2018, les indicateurs allemands montrent une baisse du chômage et une hausse des emplois vacants. Quelle évolution conjointe est observée ?

Le chômage baisse de près de 4 points et les emplois vacants diminuent de plus d’un point
Le chômage baisse de près de 4 points et les emplois vacants progressent de plus d’un point
Le chômage baisse de plus d’un point et les emplois vacants progressent de près de 4 points
Le chômage progresse de près de 4 points et les emplois vacants baissent de plus d’un point

Le chômage baisse de près de 4 points et les emplois vacants progressent de plus d’un point

Explication

Sur cette période, le taux de chômage allemand a diminué de près de 4 points, alors que le taux d’emplois vacants a augmenté de plus d’un point. L’inversion des directions ou l’échange des amplitudes confond ces deux tendances.

137. Malgré un contexte international difficile, comment la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière française a-t-elle évolué au 1er semestre 2025 par rapport au 2nd semestre 2024 ?

Elle a reculé de 0,5 %.
Elle a reculé de 6,5 %.
Elle a progressé de 0,5 %.
Elle a progressé de 4,4 %.

Elle a progressé de 0,5 %.

Explication

La valeur ajoutée manufacturière a augmenté de 0,5 % entre ces deux semestres, signe de résilience malgré le contexte difficile. Une baisse de 0,5 % inverse le sens de l’évolution, 4,4 % concerne les matériels de transport et 6,5 % le secteur énergétique.

138. Au début de 2025, les carnets de commandes d’une industrie se redressent, mais plusieurs secteurs exportateurs anticipent une baisse de la demande extérieure. Quel diagnostic décrit le mieux les perspectives de demande industrielle ?

Elles sont uniformément négatives, car les exportateurs prévoient un recul.
Elles sont stables, car les commandes mesurent la production réalisée.
Elles sont nettement favorables, car les carnets se redressent.
Elles restent mitigées, avec des signaux de demande divergents.

Elles restent mitigées, avec des signaux de demande divergents.

Explication

Le redressement continu des carnets de commandes coexiste avec des anticipations de recul de la demande extérieure dans certains secteurs exportateurs, d’où des perspectives mitigées. Les jugements entièrement favorables ou négatifs généralisent abusivement l’un de ces signaux, tandis que les commandes ne sont pas la production réalisée.

139. Au 2e trimestre 2025, un analyste compare l’évolution de l’indice de production industrielle manufacturière depuis 2019 dans trois pays. Quel recul relève-t-il pour la France ?

Une progression de 0,5 %.
Un recul de 4,3 points.
Un recul de 12,4 points.
Un recul de 6,3 points.

Un recul de 4,3 points.

Explication

L’IPI manufacturier français restait inférieur de 4,3 points à son niveau de 2019 au 2e trimestre 2025. Le recul de 12,4 points concerne l’Allemagne, celui de 6,3 points l’Italie, et 0,5 % désigne l’évolution semestrielle de la valeur ajoutée manufacturière.

140. Un rapport compare la part de la valeur ajoutée manufacturière dans l’économie et l’évolution de l’IPI. Quelle interprétation de la part française de 10,8 % au 1er trimestre 2025 est correcte ?

Elle permet une comparaison directe sans réserve méthodologique.
Elle mesure la baisse de l’IPI manufacturier depuis 2019.
Elle mesure le poids manufacturier dans l’économie et se compare avec prudence.
Elle correspond à la part manufacturière de l’Italie.

Elle mesure le poids manufacturier dans l’économie et se compare avec prudence.

Explication

La part de 10,8 % indique le poids de la valeur ajoutée manufacturière dans l’économie française, et non l’évolution de la production mesurée par l’IPI; les comparaisons internationales appellent en outre à la prudence en raison de différences méthodologiques. Assimiler cette part à l’IPI confond deux indicateurs, ignorer les réserves néglige les différences de méthode, et 16,0 % est la valeur italienne.

141. Quelle position résume la pensée de Saint Thomas d’Aquin sur le travail manuel, l’esclavage et l’enrichissement ?

Le travail manuel est une obligation, sauf fonction spirituelle officielle; l’esclavage est admis dans certains cas et l’enrichissement excessif condamné.
Le travail manuel est facultatif pour toute personne religieuse; l’esclavage est admis dans certains cas et l’enrichissement excessif condamné.
Le travail manuel est une obligation, sauf fonction spirituelle officielle; l’esclavage est admis dans certains cas et toute richesse est condamnée.
Le travail manuel est une obligation, sauf fonction spirituelle officielle; l’esclavage est condamné et l’enrichissement excessif toléré.

Le travail manuel est une obligation, sauf fonction spirituelle officielle; l’esclavage est admis dans certains cas et l’enrichissement excessif condamné.

Explication

Saint Thomas d’Aquin considère le travail manuel comme nécessaire pour gagner sa vie, à l’exception des personnes officiellement investies d’une fonction spirituelle; il admet l’esclavage dans certains cas et condamne l’enrichissement excessif. L’esclavage condamné inverse sa position, l’exception étendue à toute personne religieuse déforme la condition officielle, et le rejet de toute richesse confond richesse et excès.

142. Une réforme inspirée par les socialistes du XIXᵉ siècle cherche à transformer les relations sociales en supprimant deux institutions économiques. Lesquelles ?

La concurrence et la réglementation publique des prix sociaux.
La propriété privée et la concurrence comme mode de régulation sociale.
La propriété privée et la monnaie comme moyen des échanges sociaux.
La propriété collective et la concurrence comme mode de régulation sociale.

La propriété privée et la concurrence comme mode de régulation sociale.

Explication

Des socialistes utopistes à Marx, les socialistes prônent la suppression de la propriété privée et de la concurrence comme mode de régulation des relations sociales. Maintenir la propriété privée ou la concurrence contredit cette orientation, tandis que la suppression de la monnaie ou la réglementation des prix ne correspond pas à ces deux institutions visées.

143. Le PIB en valeur d’un pays atteint 660 milliards d’euros et son déflateur du PIB est de 110, en base 100. Quel est son PIB en volume ?

600 milliards d’euros
72 600 milliards d’euros
726 milliards d’euros
650 milliards d’euros

600 milliards d’euros

Explication

Le PIB en volume se calcule en divisant le PIB en valeur par le déflateur exprimé en base 100 : 660/(110/100)=600660/(110/100)=600 milliards d’euros. Multiplier par le déflateur donne 726, tandis que soustraire 10 ne correspond pas à la formule.

144. Une entreprise résidente reçoit des revenus primaires de l’étranger, tandis que des revenus primaires sont également versés à des unités non résidentes. Comment passer du PIB au RNB ?

Ajouter au PIB le solde des revenus primaires reçus et versés avec le reste du monde
Ajouter au PIB les revenus primaires reçus et versés avec le reste du monde
Ajouter au PIB le solde des échanges de biens avec le reste du monde
Soustraire du PIB le solde des revenus primaires reçus et versés avec le reste du monde

Ajouter au PIB le solde des revenus primaires reçus et versés avec le reste du monde

Explication

Le RNB rapporte les revenus aux unités résidentes : on ajoute donc au PIB le solde des revenus primaires reçus de l’étranger et versés à l’étranger. Ajouter les deux flux confond recettes et solde, tandis que les échanges de biens relèvent du commerce extérieur, pas des revenus primaires.

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Sur quoi porte l’étude de la croissance économique ?

Le PIB, ses mesures et limites, ses déterminants, le développement durable et d’autres logiques économiques.

À quoi sert un argument dans un raisonnement ?

Il soutient une affirmation au service d’une idée directrice.

Quelles sont les trois catégories d’arguments en dissertation de gestion et d’économie ?

Les arguments factuels, d’autorité et issus d’un raisonnement.

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