★ À maîtriser
Les cinq compétences professionnelles du référentiel sont :
Le programme est organisé en sept parties :
La partie 2 aborde :
La partie 3 traite de :
Compléments
L’épreuve écrite d’Économie contemporaine analyse un dossier documentaire et traite une question problématisée en 4 heures, avec un coefficient 1 et 14 ECTS.
Le programme de l’UE 5 du DCG est énoncé dans le BO n° 32 du 28 août 2025.
Le programme vise à étudier les thèmes fondamentaux de l’économie aux niveaux microéconomique et macroéconomique afin de comprendre le fonctionnement de l’économie et ses enjeux contemporains.
Les compétences transversales comprennent l’exploitation de documents variés, la synthèse et la présentation d’informations économiques, la veille économique, l’analyse de situations et de décisions, l’élaboration d’argumentations problématisées et le débat argumenté.
La partie 1 porte sur les fondements de la science économique et représente 16 heures, réparties entre l’objet de la science économique (6 heures) et l’histoire économique et de la pensée économique (10 heures).
L’étude de l’objet de la science économique vise à identifier les relations entre agents, leur contribution à la création de richesse, la valeur ajoutée, la répartition primaire des revenus, la tertiarisation et la désindustrialisation.
L’étude de l’histoire économique vise à analyser les grands faits économiques et les grands courants de pensée.
La partie 2 étudie le fonctionnement des marchés en 25 heures, réparties entre concurrence concurrentielle (9 heures), concurrence imparfaite et régulation (7 heures), et défaillances de marché (9 heures).
La partie 3 étudie le financement de l’activité économique en 16 heures, réparties entre agents financiers et comportements (7 heures) et circuits de financement (9 heures).
★ À maîtriser
L’étude de la croissance porte sur le PIB, ses approches de mesure, ses valeurs et taux de croissance, ses limites, les indicateurs alternatifs, les facteurs de production, le progrès technique, le développement durable et d’autres logiques économiques.
L’étude de la régulation publique couvre les fonctions de l’État, les organes de l’action publique, les finances publiques, les politiques économiques, les politiques budgétaires et monétaires, ainsi que les politiques structurelles et environnementales.
L’étude des déséquilibres sociaux porte sur :
L’épreuve écrite d’économie porte sur l’analyse d’un dossier documentaire et conduit à traiter une question problématisée.
Pour analyser un texte, il faut en distinguer les parties, résumer chacune brièvement, puis répondre sans recopier le texte en reformulant ses idées et en les éclairant par ses connaissances.
La préparation d’une dissertation consiste à analyser le sujet, réfléchir à la question, sélectionner les pistes utiles, organiser les arguments, rédiger l’introduction, développer le raisonnement en deux ou trois parties et conclure.
Compléments
La partie 4 étudie les enjeux de la croissance économique en 23 heures, réparties entre mesure et limites (7 heures), déterminants (8 heures) et finalités et enjeux (8 heures).
La partie 5 porte sur la régulation publique et représente 35 heures, réparties entre rôles de l’État (10 heures), politiques économiques (10 heures) et politiques dans le cadre européen (15 heures).
La partie 6 analyse les déséquilibres sociaux et leur régulation en 26 heures, réparties entre marché du travail (10 heures), politiques de l’emploi (6 heures) et redistribution et inégalités (10 heures).
La partie 7 du programme porte sur les effets et les enjeux de la mondialisation des économies et représente 24 heures.
Les devoirs comprennent des questions de cours ou d’analyse, des questions sur un document et une dissertation, selon une structure comparable à celle du sujet d’examen.
Pour analyser un tableau, il faut interpréter son titre, définir ses termes, examiner sa structure à double entrée et répondre en allant du général au particulier.
🔄 Le commentaire d’un graphique suit ces étapes :
L’introduction d’une dissertation comporte une accroche liée au sujet, la définition de ses termes, la formulation de la problématique et l’annonce du plan.
La conclusion d’une dissertation répond à la problématique par une synthèse et peut ouvrir sur un autre problème lié au sujet traité.
★ À maîtriser
Les arguments se répartissent en trois types :
Un plan de dissertation doit être simple et clair, cohérent avec la démonstration, articulé par des transitions et équilibré entre ses parties.
Un plan thématique examine un problème sous ses différents aspects, par exemple l’innovation sous les angles économique, social et organisationnel, et technique.
📌 Un plan thématique risque de devenir un plan catalogue ou d’omettre un aspect essentiel, sauf si une hiérarchie pertinente entre les dimensions est établie au regard de la question.
Compléments
📌 Le plan linéaire suit un ordre descriptif, souvent chronologique, et peut traiter un problème de manière exhaustive, mais il risque de privilégier la description au détriment de l’analyse et du point de vue personnel.
📌 Le plan thématique examine un problème sous ses différents aspects, mais risque d’oublier une dimension essentielle ou de devenir un catalogue si aucune hiérarchie pertinente entre les aspects n’est établie.
Le plan descriptif expose ; le plan démonstratif défend un point de vue.
★ À maîtriser
📌 Un plan d’opposition est à privilégier pour une question problématisée qui ouvre un débat et appelle des arguments pour et contre.
📌 Dans un plan dialectique, le dépassement des oppositions n’est ni une simple conciliation ni une mise dos à dos des arguments : la synthèse élabore un autre point de vue qui les intègre avec plus de recul, voire dans une perspective nouvelle.
Compléments
📌 Dans un plan d’opposition, le point de vue doit apparaître dans la conclusion ou, éventuellement, dans une troisième partie.
Le plan d’opposition est simple et clair, mais il peut manquer de dynamisme et entraîner des lourdeurs et des redites, car les avantages et les inconvénients sont souvent symétriques ou réciproques.
Une autre forme de plan de proposition présente les données du problème, analyse ses causes et conséquences, puis examine les solutions possibles et leurs limites.
📌 La troisième partie d’un plan dialectique doit traduire une progression de la réflexion.
Opposition : pour/contre ; proposition : faits puis causes et implications.
★ À maîtriser
L’économie étudie l’allocation de :
L’allocation des ressources dans la société résulte de millions de décisions simultanées prises sur les marchés, où les comportements individuels et les échanges contribuent à déterminer les prix.
En microéconomie, les agents individuels cherchent à atteindre un objectif sous une contrainte : le consommateur maximise son bien-être sous sa contrainte budgétaire, tandis que le producteur cherche à maximiser son profit sous ses coûts de production.
📌 Une analyse positive cherche à expliquer comment la société est en étudiant les causes d’un phénomène et en confrontant les théories aux données pour les valider ou les réfuter.
📌 Une analyse normative formule des recommandations sur les actions à entreprendre pour améliorer la société et indique comment elle devrait être.
Compléments
Aristote fut le premier penseur à utiliser le terme « économique » et concevait cette science comme l’activité en famille, dans laquelle il jugeait inconcevables le prêt à intérêt, le travail salarié et le commerce.
Des pénuries peuvent concerner des biens collectifs comme la qualité de l’air ou la sécurité, ou des services dont l’accès est rationné selon la disposition à payer, comme la santé, les hôpitaux et les services publics proches des territoires.
La macroéconomie analyse les liens entre production, répartition, consommation et épargne, ainsi que le rôle des administrations et du système financier, qui intègre le marché des capitaux.
La macroéconomie permet la prévision et l’élaboration des politiques économiques.
Les économistes peuvent diverger parce qu’ils retiennent des hypothèses différentes, produisent des théories positives concurrentes et accordent des valeurs différentes à l’efficacité ou à l’équité dans la répartition des revenus.
Les propositions d’économistes médiatisés peuvent mêler leurs résultats, leurs opinions et leurs jugements de valeur, et certains intervenants peuvent s’éloigner de la méthode scientifique.
La macro observe les agrégats nationaux ; la micro observe les décisions des agents individuels.
★ À maîtriser
📌 À revenu constant, la courbe de demande de crêpes est décroissante : quand le prix augmente, les consommateurs en achètent moins et se tournent vers d’autres aliments.
📌 À prix de la farine constant, la courbe d’offre de crêpes est croissante : quand le prix des crêpes augmente, les crêperies ont intérêt à en offrir davantage.
Dans le modèle des crêpes, une hausse du revenu déplace la demande vers la droite et augmente le prix ainsi que les quantités échangées à l’équilibre.
Dans le modèle des crêpes, une hausse du prix de la farine réduit l’offre et déplace sa courbe vers la gauche, ce qui augmente le prix des crêpes et diminue les quantités échangées à l’équilibre.
Compléments
Dans le modèle du marché des crêpes, la quantité demandée dépend du revenu des consommateurs et du prix des crêpes, tandis que la quantité offerte dépend du prix des crêpes et du prix de la farine.
Dans le modèle des crêpes, le revenu et le prix de la farine sont exogènes, tandis que le prix de la crêpe et la quantité échangée sont endogènes.
Demande accrue → prix et quantités échangées augmentent ; offre réduite → prix augmente et quantités diminuent.
★ À maîtriser
📌 Une modification du coût ou du bénéfice associé à une décision peut modifier cette décision, car les individus réagissent aux incitations.
La baisse du prix de l’essence augmente le pouvoir d’achat des consommateurs et réduit le coût des déplacements, ce qui incite à utiliser davantage la voiture et peut accroître le nombre d’accidents de la route.
L’échange permet d’obtenir des biens plus variés et des matières premières indisponibles localement, tout en permettant à chacun de se spécialiser dans ce qu’il sait faire le mieux.
Compléments
L’économie renseigne les individus et les sociétés sur les coûts et les avantages des choix sans décider à leur place.
Dans le choix de poursuivre des études, le coût principal peut être le temps consacré à étudier, qui correspond aux salaires auxquels l’étudiant renonce en entrant sur le marché du travail.
Une baisse du prix des fraises pendant la période de récolte en mai incite davantage d’acheteurs à en acheter.
L’échange international enrichit les partenaires commerciaux en leur permettant de bénéficier de leurs savoir-faire respectifs.
L’autarcie obligerait la France à produire tout ce dont son économie a besoin, à un coût exorbitant.
★ À maîtriser
Le mécanisme des prix reflète la disposition à payer des demandeurs et le coût de production des offreurs.
Adam Smith a proposé la métaphore de la main invisible en 1776 dans son ouvrage La Richesse des nations : la poursuite des intérêts personnels peut conduire à un résultat favorable à tous.
L’ajustement libre des prix sur les marchés conduit au maximum de bien-être pour la société.
Compléments
Les prix coordonnent les décisions de production, d’emploi et de consommation des ménages et des entreprises sur les marchés.
Le blocage des prix, notamment par le blocage des loyers ou le salaire minimum, déforme les signaux du marché et empêche certaines décisions des ménages et des entreprises.
📌 Lorsqu’une entreprise pollue sans supporter le coût des dommages causés aux autres, l’État peut lui imposer des règles ou des solutions économiques pour réduire la pollution et protéger l’environnement.
📌 Lorsqu’un monopole impose un prix élevé qui exclut des demandeurs d’un bien de première nécessité, l’État peut contrôler le prix pour en faciliter l’accès.
★ À maîtriser
Platon considère la suppression de la propriété privée comme une condition d’une cité juste, tandis qu’Aristote défend la propriété privée pour des raisons d’efficacité.
Aristote juge légitime l’acquisition de biens pour la consommation domestique, mais condamne l’accumulation illimitée des richesses par le commerce et les activités financières.
Saint Thomas d’Aquin condamne le prêt à intérêt comme une usure moralement condamnable, mais admet qu’une indemnité puisse compenser le préjudice subi par le prêteur.
Compléments
📌 Pour Aristote, le juste prix suppose que l’acheteur soit libre de choisir et que le vendeur ne soit pas en situation de monopole.
Aristote considère que la monnaie facilite le commerce en évitant la double coïncidence des besoins lors du troc.
Saint Thomas d’Aquin admet l’esclavage dans certains cas et condamne l’enrichissement excessif, et considère le travail manuel comme une obligation pour gagner sa vie sauf pour les personnes officiellement investies d’une fonction spirituelle.
📌 Saint Thomas d’Aquin défend la propriété privée, car la propriété collective incite selon lui à la négligence et à la paresse.
Platon supprime la propriété privée ; Aristote la défend pour son efficacité
★ À maîtriser
📌 Les mercantilistes cherchent à accroître le stock de monnaie par la guerre ou par un excédent commercial, obtenu lorsque les exportations dépassent les importations et que les entrées de métaux précieux dépassent les sorties.
📌 Les mercantilistes prônent l’intervention de l’État dans la production destinée à l’exportation, les droits de douane sur les importations et la stimulation des exportations.
Compléments
Antoine de Montchrestien, considéré comme le père de l’expression « économie politique », défend la stimulation de l’activité économique par l’État et la contribution des marchands au bien public.
Jean-Baptiste Colbert subventionne les manufactures royales en France pour soutenir les exportations et la puissance du royaume.
📌 La recherche simultanée d’excédents commerciaux par tous les pays est contradictoire, car les excédents de certains impliquent les déficits des autres.
Monnaie en circulation → excédent commercial → intervention de l’État
★ À maîtriser
📌 Pour les physiocrates, la richesse vient de la production des biens plutôt que de l’accumulation des métaux précieux, et la réglementation ainsi que l’imposition excessive étouffent l’activité économique.
François Quesnay (1694-1774), fondateur de la physiocratie, reprend le droit naturel pour justifier la propriété privée et estime que l’État doit traiter la misère de la population comme un problème à résoudre.
Quesnay distingue trois classes économiques :
Pour Turgot, l’épargne peut servir à acquérir des terres pour obtenir une rente, à prêter à intérêt ou à acheter des machines, ces dernières étant une source de richesses futures.
📌 Les préférences individuelles sont transitives, mais l’agrégation des préférences dans une assemblée peut être non transitive et conduire à préférer C à A alors que A est préféré à B et B à C. - Condorcet, paradoxe de Condorcet
Compléments
Pierre Le Pesant de Boisguilbert (1646-1714) souligne que la concurrence empêche les producteurs de pratiquer les prix élevés du monopole et que des consommateurs nombreux ne peuvent obtenir gratuitement les biens.
Le Tableau économique de Quesnay, proposé en 1758, est la première représentation schématique de l’économie et représente les flux entre les trois classes.
Anne Robert Jacques Turgot (1727-1781) fait la transition entre les physiocrates et les libéraux en reconnaissant le rôle fondamental du monde industriel.
Lorsque l’État finance son déficit sur le marché des prêteurs et des emprunteurs, il peut évincer l’investissement privé ; la théorie économique nomme plus tard ce mécanisme effet d’éviction.
📌 Nicolas de Condorcet (1743-1794) défend l’équilibre budgétaire et s’oppose à la banqueroute, c’est-à-dire au non-remboursement de la dette par l’État.
📌 Pour Condorcet, le budget atteint un point d’équilibre lorsque le bien-être collectif procuré par une dépense supplémentaire devient inférieur au désagrément de l’impôt nécessaire à son financement.
La terre produit, l’industrie transforme
★ À maîtriser
Adam Smith publie en 1776 Recherche sur les causes et la nature de la richesse des nations, ouvrage considéré comme l’acte de naissance de l’analyse économique et du libéralisme.
Smith présente la liberté individuelle et l’intérêt personnel comme des ressorts de l’harmonie sociale, métaphorisée par la « main invisible ».
📌 Smith distingue la valeur en usage, qui correspond à l’utilité d’un objet, et la valeur en échange, qui désigne sa capacité à acheter d’autres marchandises ; l’eau illustre une forte valeur d’usage et faible valeur d’échange, tandis que le diamant présente l’inverse.
Selon Smith, la division du travail spécialise les ouvriers, réduit les pertes de temps liées aux changements de tâches et favorise l’utilisation des machines, ce qui augmente la productivité et la prospérité.
Chez Ricardo, la mise en culture de terres moins fertiles lorsque la population augmente renchérit le blé et les salaires de subsistance, accroît la rente des terres fertiles et réduit les profits.
📌 Selon l’équivalence ricardienne, financer un déficit par l’impôt ou par l’emprunt est indifférent à court terme, mais la dette publique entraîne à long terme un transfert des contribuables vers les rentiers qui perçoivent les intérêts. - Ricardo
Jean-Baptiste Say formule en 1803 la loi des débouchés, selon laquelle toute offre crée sa propre demande. - Traité d’économie politique
Dans le mécanisme de Say, les facteurs de production génèrent une production et des revenus, qui sont consommés ou épargnés ; l’épargne est investie et contribue à créer des débouchés pour la production. - loi des débouchés, 1803
Compléments
📌 Ricardo oppose les profits, qui soutiennent l’investissement futur, à la rente foncière, qui rémunère le droit de propriété sur la terre.
★ À maîtriser
Des socialistes utopistes à Marx, les socialistes prônent la suppression de la propriété privée et de la concurrence comme mode de régulation des relations sociales.
Selon Marx, le remplacement des ouvriers par les machines fait baisser inexorablement les profits et produit une armée de réserve de travailleurs au chômage qui s’organise en force révolutionnaire, ouvrant la voie au communisme et à une société sans classes.
Compléments
Au XIXᵉ siècle, les socialistes critiquent radicalement l’interprétation classique de l’économie politique et veulent rompre avec l’économie de marché.
Jean de Sismondi (1773-1842) souligne que le capitalisme tend intrinsèquement à la surproduction, qui perturbe les signaux des prix et de l’investissement.
Le comte de Saint-Simon (1760-1825) défend l’industrie et souhaite une société où industriels, ingénieurs et savants remplacent les rentiers comme classe sociale utile.
Dans l’analyse de Marx, les rentiers possèdent la terre, les capitalistes possèdent les machines et les salariés offrent leur force de travail.
Dans Le Manifeste du parti communiste, Karl Marx et Friedrich Engels décrivent dès 1848 la société bourgeoise moderne comme divisée entre bourgeoisie et prolétariat.
Karl Marx s’appuie sur Ricardo dans Le Capital, publié en 1867, pour développer sa vision du capitalisme.
Machines remplaçant les ouvriers → chômage et armée de réserve révolutionnaire
★ À maîtriser
Dans les années 1860, les néoclassiques prolongent les classiques en introduisant la formalisation mathématique et la notion d’utilité.
Pour les néoclassiques, l’économie est la science des choix d’individus rationnels qui cherchent à satisfaire leurs besoins en combinant des ressources rares, plutôt que la science des richesses ou des échanges et de la distribution des revenus.
Pour Jevons, le prix d’un bien dépend du plaisir procuré à l’acheteur, appelé utilité, et non du travail nécessaire à sa fabrication.
L’utilité marginale de la dernière unité consommée d’un bien décroît quand la quantité consommée augmente.
📐 Formule - À l’équilibre du consommateur, les rapports entre utilité marginale et prix sont égaux pour les biens considérés : .
Compléments
Augustin Cournot montre que le passage d’un monopole à un marché avec deux entreprises fait baisser le prix.
Jeremy Bentham (1748-1832) et Étienne Bonnot de Condillac (1715-1780) préparent le passage de la valeur travail à la valeur utilité.
Dans l’exemple de Jevons, une personne assoiffée au désert est prête à payer davantage pour une première gourde d’eau que pour une seconde, dont l’utilité marginale est moindre.
Valeur travail : coût de fabrication ; valeur utilité : satisfaction du consommateur
★ À maîtriser
📌 En concurrence, le producteur égalise le prix, donné par le marché, au coût marginal selon la règle proposée par Walras.
Compléments
Walras décrit un système de prix réalisant l’équilibre général sur tous les marchés en concurrence pure et parfaite.
Pareto montre que l’équilibre général est un optimum de Pareto, sans que cela signifie nécessairement un maximum d’utilité collective, car les utilités d’individus différents ne sont pas additionnées.
Alfred Marshall développe les courbes d’offre et de demande et la représentation du marché où leur intersection indique le prix et la quantité d’équilibre.
Les exemples mentionnés sont :
Pigou propose la taxation pigouvienne pour corriger la défaillance de marché liée aux externalités.
Selon l’effet Pigou, l’inflation est positivement liée à l’épargne, car les ménages épargnent davantage pour protéger le pouvoir d’achat de leur épargne.
Carl Menger défend une conception subjective de la valeur, variable selon les individus et leur espace informationnel, ainsi que l’individualisme méthodologique.
Eugen von Böhm-Bawerk explique l’investissement par le détour de production, car il permet d’accroître la production future plutôt que par son financement.
★ À maîtriser
La crise de 1929, déclenchée par une panique boursière à Wall Street, combine surproduction et baisse des prix, tandis que la demande est insuffisante.
Les politiques de relance budgétaire du New Deal nourrissent la réflexion des économistes et amorcent le keynésianisme.
Compléments
En septembre 1929, la baisse de certaines actions déclenche des ventes paniques, et leur cours est multiplié par quatre entre 1921 et 1929 avant de valoir près de sept fois moins en 1932 qu’en 1929.
Le chômage atteint 25 % de la population active américaine en 1933.
Le rapatriement de capitaux américains et la baisse des importations des États-Unis réduisent les capitaux disponibles et les échanges en Europe, où production et importations diminuent, contraction amplifiée par le protectionnisme.
Le premier New Deal de Roosevelt, mené de 1933 à 1935, soutient l’agriculture en abaissant les intérêts des prêts aux agriculteurs et lance des grands travaux comme l’aménagement de la vallée du Tennessee.
Le second New Deal, mené de 1935 à 1938, renforce les négociations collectives, met en place la Sécurité sociale et embauche des chômeurs pour des travaux d’utilité publique.
À partir de 1945, les États deviennent fortement interventionnistes et adoptent des politiques de stop-and-go, alternant soutien à la croissance et lutte contre l’inflation.
Les États-providence soutiennent la demande par les revenus de transfert, tandis que la reconstruction et le fordisme, qui reverse aux salariés les gains de productivité, stimulent respectivement la demande et l’offre.
Jean Fourastié emploie l’expression « Trente Glorieuses » en 1979 pour désigner une période de croissance économique soutenue sans précédent.
Krach → dépression → New Deal → intervention de l’État
★ À maîtriser
La crise de 1929 met en échec l’idée néoclassique d’un retour spontané à l’équilibre, tandis que le chômage persiste durant les années 1930.
Le « poêle d’Aftalion » illustre comment un investissement excessif peut accroître les capacités de production au-delà de la demande, puis conduire les entreprises à réduire brutalement leurs projets, prémices d’une crise.
Dans la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936), John Maynard Keynes théorise une politique volontariste de dépenses publiques visant à influencer le cycle économique plutôt qu’à attendre que le marché rétablisse l’équilibre.
📌 Keynes réfute la loi de Say, selon laquelle l’offre crée sa propre demande, et fait de la demande globale le déterminant de la croissance.
Compléments
Dès le XIXᵉ siècle, des économistes décrivent des cycles économiques, c’est-à-dire des fluctuations régulières de l’activité pouvant conduire à des crises et ouvrir la voie à une régulation par l’État.
Pour Keynes, la rigidité des prix et des salaires conduit les entreprises à ajuster l’emploi par des licenciements plutôt qu’à réduire les salaires lorsque la demande faiblit.
Pour Keynes, les entreprises investissent lorsqu’elles anticipent des débouchés, et non uniquement lorsque les conditions de financement sont attractives.
Le montant de l’investissement détermine l’augmentation ou la diminution du capital, plutôt que le montant de l’épargne : « En bref, l’augmentation ou la diminution du capital dépend du montant de l’investissement et non du montant de l’épargne. » - Keynes
Le multiplicateur keynésien est efficace si (Keynes) : les consommateurs ne réduisent pas leurs dépenses, les consommateurs achètent des produits nationaux plutôt que des produits importés, les entreprises augmentent leur production plutôt que leurs prix
Le poêle d’Aftalion déborde : l’investissement dépasse la demande, puis les entreprises coupent leur production.
★ À maîtriser
L’École de la synthèse considère l’analyse keynésienne, qui explique le chômage par la faiblesse de la demande, comme complémentaire de l’analyse néoclassique, qui l’explique par des salaires trop élevés.
Samuelson recommande de soutenir l’activité par le déficit budgétaire lorsque la demande est faible, puis de dégager des excédents en période de croissance pour réduire l’endettement public.
Pour Harrod et Domar, la croissance naturelle dépend de la croissance de la population active et de la productivité du travail, tandis que le taux de croissance réelle se trouve « sur le fil du rasoir » autour d’un taux optimal d’épargne.
Compléments
Les économistes cités de l’École de la synthèse sont :
Dans le mécanisme de l’oscillateur de Samuelson, les entreprises surinvestissent, puis réduisent leur investissement lorsqu’elles s’en aperçoivent, ce qui provoque une crise.
John Hicks et Alvin Hansen élaborent le modèle IS/LM, qui représente graphiquement l’équilibre du marché des biens par la courbe IS et celui du marché monétaire par la courbe LM.
📌 Dans le modèle IS/LM, l’équilibre simultané des marchés des biens et de la monnaie ne garantit pas le plein-emploi ; l’État peut alors accroître la quantité de monnaie en circulation ou pratiquer un déficit budgétaire. - John Hicks
📌 Selon Harrod et Domar, trop d’épargne entraîne le surinvestissement et une faiblesse des débouchés, tandis qu’une épargne insuffisante empêche l’investissement de répondre au dynamisme de la consommation.
En crise, relance budgétaire ; en croissance, frein budgétaire.
★ À maîtriser
Compléments
Joseph Schumpeter raisonne en termes de déséquilibre provoqué par l’innovation plutôt qu’en termes d’équilibre.
Selon Schumpeter, les entreprises recherchent une position monopolistique pour échapper à la concurrence par les prix, préserver leurs profits et financer de futures innovations.
Schumpeter estime que l’entrepreneur sera supplanté par le planificateur, incapable de répondre autrement que médiocrement aux aspirations des populations, et critique l’État bureaucratique ainsi que la planification soviétique.
Les conséquences des politiques keynésiennes qui favorisent le retour des thèses libérales sont :
À l’équilibre, le consommateur cesse d’acheter lorsque le prix dépasse son utilité marginale.
Le marché du travail peut être affecté par une rigidité des salaires nominaux.
La neutralité de la monnaie implique que la banque centrale ne doit pas utiliser la monnaie pour stimuler la croissance économique.
Sur le marché des capitaux, l’épargne constitue l’offre.
Le libre-échange permet aux participants de réaliser des gains mutuels.
La baisse des coûts et des impôts supportés par les entreprises favorise la croissance économique.
Un équilibre de sous-emploi peut perdurer et nécessiter l’intervention de l’État.
L’équilibre général des marchés est présenté comme une situation optimale.
Innovation → produits nouveaux → disparition des offres obsolètes.
★ À maîtriser
Durant la décennie 1990, l’agriculture a connu des gains de productivité supérieurs à ceux de l’industrie.
L’industrie réalise 75 % des investissements alors qu’elle n’occupe qu’un quart des emplois totaux des trois secteurs.
L’industrie demeure un lieu privilégié d’innovation, notamment pour les méthodes de rationalisation du travail, qui sont une source de forts gains de productivité.
📌 Dans le tertiaire, les gains de productivité sont faibles dans les services traditionnels comme le commerce et les services aux particuliers, mais forts dans les activités où les NTIC peuvent s’implanter, comme la finance, les transports et les services aux entreprises.
Compléments
La modernisation agricole, fondée notamment sur les engrais, les serres, les cultures hors-sol et l’élevage industriel, a rapproché l’agriculture d’une activité industrielle.
Les agriculteurs ont besoin de capitaux croissants pour financer des exploitations dont la taille augmente.
📌 Les agriculteurs dépendent en amont de l’industrie et des banques pour leurs investissements, et en aval des industries agroalimentaires, qui constituent leur débouché essentiel et face auxquelles ils sont en position de faiblesse.
📌 Le tissu industriel français se différencie selon le domaine d’activité, l’usage du produit et le degré d’exposition à la concurrence internationale.
📌 Les secteurs industriels abrités, comme la grande distribution, sont distingués des secteurs exposés à la concurrence internationale, de plus en plus nombreux.
★ À maîtriser
📌 Les dépenses collectives des administrations publiques concernent notamment la justice, la défense, la police et l’administration économique, tandis que les dépenses individualisables bénéficient aux ménages et comprennent notamment la santé, l’éducation, la culture et les aides au logement.
Compléments
La production marchande est évaluée au prix de base, égal au montant reçu de l’acheteur moins les impôts sur les produits, plus les subventions sur les produits.
La production vendue sur un marché constitue la ressource principale des entreprises.
En comptabilité nationale, les acquisitions de biens durables et semi-durables, comme les automobiles, les équipements ménagers, les vêtements et les chaussures, sont des dépenses de consommation des ménages.
En comptabilité nationale, seuls les achats de logements sont considérés comme des investissements des ménages, au titre de la formation brute de capital fixe.
Dans la dépense de consommation finale des ménages, seule la part non remboursée des dépenses de santé est comptabilisée ; la part remboursée relève de la consommation finale des administrations publiques.
En 2021, la consommation finale effective des ménages s’élève à 1 795 milliards d’euros, dont 560 milliards de dépenses individualisables des administrations publiques.
Près de 30 % des dépenses des ménages sont préengagées, notamment pour le logement, les télécommunications et les assurances.
Dépenses collectives des APU : bénéfice commun ; dépenses individualisables : bénéficiaire identifiable.
★ À maîtriser
📌 Un bien inférieur a une élasticité revenu négative, un bien normal une élasticité comprise entre 0 et 1, et un bien supérieur une élasticité supérieure à 1.
En 2023, la consommation effective totale des ménages, des ISBLSM et des APU s’élève à 1 984,7 milliards d’euros ; les ménages en représentent 1 481,6 milliards, soit 74,7 % du total. - Insee, comptes nationaux – base 2020
En 2021, la dépense de consommation finale des ménages rebondit de 5,2 % en volume après avoir chuté de 6,7 % en 2020 sous l’effet de la crise sanitaire liée au Covid-19. - Insee
En France, les services représentent 30 % des dépenses de consommation en 1960 et dépassent 50 % depuis le milieu des années 2000 ; plus de la moitié de cette hausse est due aux services de logement, loyers réels ou imputés des propriétaires occupants compris. - Insee, Comptes nationaux – base 2000
Compléments
📌 L’élasticité prix croisée de la demande de tabac à rouler au prix des cigarettes est positive : une hausse du prix des cigarettes augmente la consommation de tabac à rouler.
Le tableau donne les élasticités prix suivantes, en valeur absolue : (Houthakker et Taylor, 2000) :
En 2023, les principaux postes de consommation effective des ménages sont le logement, chauffage et éclairage (404,3 milliards d’euros ; 20,4 %), le transport (191,8 milliards ; 9,7 %) et l’alimentation et les boissons non alcoolisées (184,4 milliards ; 9,3 %). - Insee, comptes nationaux – base 2020
Les dépenses des APU se répartissent notamment entre : (Insee) :
En France, entre 1960 et 2007, la part de l’alimentation dans le budget des ménages passe de 38 % à 25 %, tandis que celle de la communication, des loisirs et de la culture passe de 10 % à 16 %. - Insee, Comptes nationaux – base 2000
★ À maîtriser
Dans la théorie néoclassique, le consommateur arbitre entre consommation présente et future : l’épargne reporte la consommation, et le taux d’intérêt guide le choix entre consommer et épargner.
Pour Keynes, le revenu courant des ménages, plutôt que le prix, détermine la consommation, et les ménages augmentent généralement leur consommation moins que proportionnellement à la hausse de leur revenu.
📐 Formule - La fonction de consommation keynésienne s’écrit , où est la consommation, la consommation incompressible indépendante du revenu, la propension marginale à consommer et le revenu disponible. - Keynes
Compléments
Dans l’analyse néoclassique microéconomique sur une période, le panier dépend du budget, des prix relatifs et des préférences ; sur plusieurs périodes, le taux d’intérêt arbitre l’allocation entre consommation et épargne.
Le revenu disponible brut est un revenu nominal qui ne tient pas compte des prix, tandis que le revenu réel est le revenu disponible brut déflaté par l’évolution des prix.
La propension marginale à consommer vérifie ; selon la loi psychologique fondamentale, la propension moyenne à consommer tend à diminuer lorsque le revenu disponible augmente. - Keynes
Le revenu permanent englobe : (Milton Friedman, 1957) :
Selon Friedman, les ménages lissent les variations transitoires de leur revenu par leur consommation et peuvent puiser dans leur épargne en période de récession pour maintenir celle-ci. - Milton Friedman, 1957
La théorie du revenu permanent suppose des ménages parfaitement rationnels, capables de choisir entre épargne et consommation sans incertitude sur l’avenir et de définir des stratégies patrimoniales. - Milton Friedman, 1957
Franco Modigliani montre que la capacité d’épargne peut être très faible pour certaines générations, ce qui limite l’hypothèse de stratégies patrimoniales de la théorie du revenu permanent.
Néoclassiques : arbitrage entre aujourd’hui et demain ; Keynes : consommation guidée par le revenu courant.
★ À maîtriser
La théorie du cycle de vie, élaborée par Franco Modigliani avec Richard Brumberg (1954), puis Albert Ando (1963), fait dépendre la consommation de l’épargne et de l’âge des ménages.
🔄 Le cycle de vie distingue trois phases :
📌 Dans la théorie du cycle de vie, l’épargne dépend essentiellement de l’âge, tandis que la théorie keynésienne met l’accent sur le revenu et la théorie économique standard sur le taux d’intérêt.
📐 Formule - L’investissement net est égal à l’investissement brut moins les amortissements : .
Compléments
📌 La théorie du cycle de vie suppose que les ménages peuvent faire des choix rationnels et intertemporels, mais ces capacités sont discutables ; elle suppose aussi que le patrimoine génère des revenus et des plus-values sans entraîner automatiquement une baisse de l’épargne, tandis que l’État-providence peut réduire l’épargne individuelle en maturité professionnelle grâce à l’épargne forcée collective de la Sécurité sociale.
📌 L’investissement est durable et sert plusieurs fois, tandis que la consommation finale clôt le circuit économique et constitue la finalité de l’activité économique.
📌 L’investissement brut mesure un flux de dépenses d’investissement comptabilisées durant une période, tandis que l’investissement net mesure la variation du stock de capital d’une année sur l’autre.
★ À maîtriser
La comptabilité nationale distingue trois catégories d’investissement selon l’acteur :
L’OCDE distingue trois formes de recherche et développement :
Selon leur objectif, les investissements sont :
L’investissement développe le capital et se distingue de la consommation finale des ménages ainsi que des consommations intermédiaires des entreprises.
📐 Formule - Le taux d’investissement des entreprises rapporte la valeur de leurs investissements à la valeur ajoutée : .
📌 L’investissement des entreprises représentait 14 % du PIB et la consommation finale des ménages 51 % du PIB, mais l’investissement était beaucoup plus volatil que la consommation.
Compléments
En 2023, les entreprises représentent près de 58 % de l’investissement total, les ménages achetant des logements 23 %, et les administrations publiques et les ISBLSM 19 %.
Les investissements immatériels représentaient près de 35 % de l’investissement total dès le début des années 2000 et contribuent à la compétitivité-prix et hors prix des entreprises en influant sur l’efficacité productive et le renouvellement des produits ou des ventes.
Un même investissement peut répondre simultanément à plusieurs objectifs, comme le remplacement d’un photocopieur usé par une machine plus performante et moins coûteuse.
En 2021, la FBCF représentait 560 milliards d’euros pour un PIB de 2 297 milliards d’euros, soit un taux d’investissement de 24,4 %.
En 2017, la FBCF se répartissait entre : les entreprises non financières : 288 milliards d’euros (56 %), les ménages hors entrepreneurs individuels : 120 milliards d’euros (23 %), les administrations publiques : 77 milliards d’euros (15 %), les autres secteurs, dont les ISBLSM et les entreprises financières : 30 milliards d’euros (6 %)
★ À maîtriser
📌 Selon l’accélérateur, l’investissement réagit plus que proportionnellement aux variations de la demande, à la hausse comme à la baisse ; un ralentissement de la croissance de la demande, même si elle reste positive, peut entraîner un désinvestissement.
Compléments
📌 L’accélérateur suppose que les entreprises n’ont pas de capacité de production inemployée, que le coefficient de capital reste stable et que les entreprises répondent à la demande en quantité plutôt qu’en augmentant leurs prix.
Le coefficient de capital rapporte le capital productif à la production ; dans l’exemple du cours, il est constant et égal à , de sorte qu’une hausse de la demande de 1 entraîne un investissement de 3 pour accroître le stock de capital.
Pour que l’investissement reste constant, le PIB doit augmenter ; un accroissement de l’investissement est associé à une accélération du PIB.
Dans la plupart des pays, le coefficient de capital se situe entre 2 et 3, et le PIB annuel représente entre un tiers et la moitié du stock de capital existant.
Demande anticipée en hausse → capacités à accroître → investissement amplifié.
★ À maîtriser
Une entreprise investit si elle escompte des profits futurs intéressants et si les revenus issus de l’investissement sont supérieurs à son coût ; Keynes appelle rentabilité du capital « efficacité marginale du capital ».
Si Q est supérieur à 1, l’entreprise investit car le marché anticipe une profitabilité ; si Q est inférieur à 1, elle n’investit pas et amortit son capital existant.
Lorsque la rentabilité économique, définie comme EBE divisé par l’investissement, dépasse le taux d’intérêt, l’effet de levier augmente la rentabilité des fonds propres et favorise l’emprunt pour investir plutôt que le placement de l’autofinancement.
Selon Keynes, l’entrepreneur investit si l’efficacité marginale du capital est supérieure au taux d’intérêt, qui constitue le coût du financement.
Compléments
📐 Formule - Le coefficient Q de Tobin se calcule ainsi : .
📌 Des profits élevés permettent à l’entreprise d’autofinancer son investissement et lèvent une contrainte de financement, tandis que des profits faibles peuvent la contraindre à emprunter ; selon le théorème attribué à Helmut Schmidt, « les profits d’aujourd’hui font les investissements de demain et les emplois d’après-demain ».
📌 Lorsque la rentabilité économique est inférieure au taux d’intérêt, l’effet de massue rend la rentabilité financière négative, car les revenus de l’investissement ne suffisent pas à couvrir le service de la dette.
Rentabilité supérieure au taux d’intérêt : effet de levier ; inférieure : effet de massue.
★ À maîtriser
Dans l’économie sociale et solidaire, les associations représentent 84,5 % des entreprises, les coopératives 12 %, les mutuelles 3 % et les fondations 0,5 %.
Les valeurs communes sont : l’adhésion ouverte et volontaire, la gestion démocratique selon le principe « une personne, une voix », la lucrativité limitée, la solidarité et la responsabilité
Dans l’approche par la production, le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes, augmentée des impôts sur les produits et diminuée des subventions sur les produits des unités résidentes.
📐 Formule -
📐 Formule - En économie fermée, .
📐 Formule - En économie ouverte, .
📐 Formule - .
Compléments
En France, l’économie sociale et solidaire emploie 2,4 millions de salariés, soit 12,8 % de l’emploi privé, selon le bilan de l’emploi dans l’économie sociale en 2016 publié par Recherches & Solidarités en juin 2017.
Les associations regroupent 77 % des effectifs de l’économie sociale et solidaire.
Les fondations de l’économie sociale et solidaire connaissent un taux de croissance important en nombre d’établissements et en emplois, et les coopératives sont également en hausse.
Le PIB non marchand fourni par les administrations est évalué à son coût de production.
📌 Une variation positive des stocks, lorsque les entrées dépassent les sorties, augmente le PIB, tandis qu’une variation négative, lorsque les sorties dépassent les entrées, le diminue.
📌 Le solde des échanges extérieurs est la différence entre les exportations et les importations ; un solde positif augmente le PIB et un solde négatif le diminue.
★ À maîtriser
📌 Une répartition de la valeur ajoutée favorable au travail soutient la demande, la consommation et l’emploi, tandis qu’une répartition favorable au capital soutient l’investissement, l’autofinancement et la distribution de dividendes.
Compléments
Dans la seconde moitié du XXe siècle, l’État a étendu son rôle à la politique sociale de réduction des inégalités et à la politique économique, intervenant à la fois dans la répartition primaire et la redistribution des revenus.
À partir des années 1980, les politiques économiques inspirées par le libéralisme et le monétarisme de Milton Friedman ont privilégié la stabilité des prix au détriment du plein-emploi.
À partir de 1983, la France a adopté une politique de désinflation compétitive qui a provoqué du chômage et affaibli les revendications salariales.
Dans la plupart des pays développés, la répartition de la valeur ajoutée s’est durablement déplacée en faveur du capital après les années 1980, sous l’effet du progrès technique, de la mondialisation, de la concentration des entreprises et du développement du capitalisme actionnarial.
En France, la part des salaires et traitements bruts dans la valeur ajoutée était de 40,9 % en 1990 et de 42,6 % en 2016, tandis que la répartition globale de la valeur ajoutée est restée relativement stable depuis environ 30 ans. - Insee
En Espagne, la part de la valeur ajoutée perçue par les salariés a diminué de 8 points entre 1991 et 2013.
Le travail soutient la demande ; le capital soutient l’offre.
★ À maîtriser
Un partage de la valeur ajoutée favorable au travail soutient le pouvoir d’achat et la demande.
Un partage de la valeur ajoutée favorable au capital améliore la compétitivité et soutient l’investissement.
📐 Formule - Le PIB en valeur de l’année n est la somme des quantités produites multipliées par leurs prix courants : .
📐 Formule - Le PIB en volume de l’année n s’obtient en divisant le PIB en valeur de l’année n par le déflateur du PIB de cette année, exprimé en base 100 pour l’année de référence : .
📐 Formule - Le taux de croissance du PIB en volume entre n et n+1 est égal à la variation du PIB en volume rapportée au PIB en volume de l’année n, multipliée par 100 : .
Compléments
La production non marchande des économies publique et sociale et solidaire est évaluée au coût de production.
Le PIB réel est calculé aux prix d’une année de base, en euros constants, et l’inflation est approchée par l’indice des prix à la consommation.
Le PIB français de 2021 était estimé à 2 500 milliards d’euros par l’Insee et avait progressé de 7 % après la chute liée à la crise sanitaire en 2020.
Prix courants pour le nominal ; prix constants pour le volume
★ À maîtriser
📌 Les critères de Maastricht limitent la dette publique à 60 % du PIB et le déficit public à 3 % du PIB.
📌 Le PIB mesure un flux annuel de richesse et non un patrimoine, et il représente la richesse matérielle monétaire sans mesurer directement le bonheur, les libertés fondamentales ni la qualité de vie.
Le RNB s’obtient en ajoutant au PIB le solde des échanges de revenus primaires avec le reste du monde, ce qui rapporte les revenus aux unités résidentes plutôt qu’au territoire de production, indépendamment de leur nationalité.
L’IDH combine l’espérance de vie à la naissance (1/3), le taux d’alphabétisation des adultes (2/9), la moyenne d’années d’études (1/9) et le PIB réel par habitant (1/3).
L’IDH varie de 0 à 1 et un résultat plus proche de 1 indique un niveau de développement plus élevé.
Compléments
Le taux de croissance en volume sert à estimer le dynamisme d’une économie et fait l’objet de prévisions de l’Insee, de la BCE, de l’OCDE et du FMI.
Le système européen SEC 95 permet de comparer les PIB des pays et garantit la précision des mesures servant à établir le budget européen.
L’État utilise les prévisions de croissance pour élaborer le budget de l’année suivante, tandis que les entreprises et les marchés financiers s’en servent notamment pour leurs décisions d’investissement.
Le PIB est une condition nécessaire mais non suffisante du développement économique, car il n’en mesure qu’une partie des évolutions positives.
L’économie parallèle représenterait 10 % du PIB en France, dont plus de 3 % de travail au noir.
📌 Certaines activités illégales, comme la prostitution, sont exclues du PIB, tandis que le trafic de drogue est réintégré après estimation et le travail au noir est également réintégré.
Les services non marchands sont évalués conventionnellement à leur coût de production, et la commission Stiglitz estimait leur part à environ 35 % du PIB français en 2009.
Le travail domestique et le travail bénévole ne sont pas comptabilisés dans le PIB, car ils sont mal connus et difficiles à mesurer.
La baisse rapide des prix des produits innovants peut masquer la hausse des volumes vendus et rendre difficile l’interprétation de l’évolution du PIB en l’absence de prise en compte de leur qualité.
★ À maîtriser
Compléments
📌 Pour construire l’indice de pauvreté multidimensionnelle, tous les indicateurs requis doivent provenir de la même enquête, contrairement à l’IDH ajusté aux inégalités.
Depuis 1995, un IDH corrigé des inégalités de revenus ou de genre entre hommes et femmes est calculé.
En dessous d’un certain niveau de développement, le PIB et la richesse monétaire n’apportent pas d’informations utiles pour appréhender le sous-développement.
Les libertés individuelles et la sécurité collective sont des aspects du développement difficiles à quantifier avec l’IDH.
La Banque mondiale calcule depuis 2003 un indicateur du climat des affaires et de la réglementation par pays dans son rapport annuel Doing Business.
Les moyennes masquent les inégalités ; la production accrue entraîne des effets pervers.
★ À maîtriser
Compléments
L’indice de richesse inclusive (Inclusive Wealth Index, IWI) part du PIB et déduit les destructions de capital humain et naturel afin de proposer un indicateur de développement durable.
Le PIB en volume d’une année s’obtient en divisant le PIB en valeur par l’indice des prix correspondant, exprimé sous la forme .
📐 Formule - Pour exprimer le PIB d’une année aux prix d’une année de base antérieure, on divise successivement par les indices d’évolution des prix de chaque année intermédiaire, sous la forme .
📐 Formule - Le taux de croissance en volume entre deux années est .
★ À maîtriser
Selon les projections de l’OCDE, la croissance du PIB allemand en volume ralentit de 2,5 % en 2017 à 1,6 % en 2018, puis atteint 1,6 % en 2019 et 1,4 % en 2020. - Perspectives économiques de l’OCDE, n° 104
Le programme climatique prévoit de réduire la production d’énergie au charbon et de financer les changements structurels dans les régions concernées afin d’atteindre l’objectif d’émissions de gaz à effet de serre pour 2030. - OCDE, novembre 2018
Compléments
Les projections de l’OCDE prévoient une hausse du chômage allemand de 3,8 % en 2017 à 3,4 % en 2018, puis une baisse à 3,0 % en 2019 et 2,7 % en 2020. - Perspectives économiques de l’OCDE, n° 104
Les projections de l’OCDE prévoient un excédent financier des administrations publiques allemandes de 1,6 % du PIB en 2018, puis de 1,1 % en 2019 et de 1,0 % en 2020. - Perspectives économiques de l’OCDE, n° 104
Selon les projections de l’OCDE, la demande intérieure plus solide soutient les importations et réduit l’excédent des paiements courants, qui passe de 7,7 % du PIB en 2018 à 6,8 % en 2020. - Perspectives économiques de l’OCDE, n° 104
La marge budgétaire allemande doit financer des dépenses supplémentaires en éducation, dans les réseaux à très haut débit et dans les infrastructures de transport plus propre, afin de renforcer la productivité et l’inclusivité. - OCDE, Perspectives économiques de l’OCDE, n° 104
Les mesures fiscales envisagées comprennent des allègements d’impôt pour les bas salaires et les seconds apporteurs de revenu, ainsi qu’une hausse des taxes environnementales et de la fiscalité immobilière. - OCDE, Perspectives économiques de l’OCDE, n° 104
Le renforcement de la formation tout au long de la vie doit aider la main-d’œuvre à s’adapter au changement technologique et à se préparer aux emplois futurs. - OCDE, Perspectives économiques de l’OCDE, n° 104
La politique de transport à faibles émissions prévoit de renforcer (OCDE, novembre 2018) :
Le programme climatique prévoit une prime à l’achat accrue pour les véhicules utilitaires légers et les taxis, ainsi que le développement des infrastructures de recharge des voitures électriques. - OCDE, novembre 2018
Demande intérieure renforcée → importations accrues → excédent courant réduit
★ À maîtriser
En novembre 2018, les offres d’emploi non pourvues en Allemagne ont atteint le record de 1,24 million, alors que le chômage était à son niveau le plus faible depuis la réunification.
La pénurie de personnel qualifié rend le recrutement difficile, pousse les entreprises à augmenter les salaires et freine l’amélioration de leur production.
Les 11 dimensions de l’indicateur du vivre mieux sont le revenu et le patrimoine, l’emploi et les salaires, les conditions de logement, l’équilibre vie professionnelle-vie privée, l’état de santé, l’éducation et les compétences, les liens sociaux, l’engagement civique et la gouvernance, la qualité de l’environnement, la sécurité des personnes et le bien-être subjectif.
Compléments
En décembre, le gouvernement a présenté un projet de loi sur l’immigration visant à faciliter l’arrivée de travailleurs extérieurs à l’Union européenne et l’intégration des réfugiés.
À partir de 2025, la banque publique d’investissement KfW redoute un manque général de main-d’œuvre lorsque la génération du baby-boom arrivera à la retraite.
Les problèmes de livraison dus au faible niveau du Rhin ont mis en évidence le sous-investissement de longue durée dans les infrastructures ferroviaires et routières.
Le réseau Internet et téléphonique allemand n’est pas à la pointe.
Un classement de la fondation pour les entreprises familiales publié début janvier a estimé que l’Allemagne était moins attractive que le Portugal parmi les pays de l’OCDE, notamment en raison de ses infrastructures et de sa situation fiscale.
En 2018, l’État fédéral allemand a enregistré plus de 10 milliards d’euros d’excédent budgétaire, tandis que les milieux industriels dénonçaient l’alourdissement continu des charges depuis 2005.
En Allemagne, le taux de travailleurs pauvres est passé de 5,5 % en 2005 à 7,7 % en 2010, puis à 9,5 % en 2015, avec un seuil de pauvreté fixé à 60 % du revenu médian.
En Allemagne, l’indicateur d’insécurité sur le marché du travail est de 2 %, le taux d’emploi de 74,7 %, le chômage de longue durée de 1,7 % et le revenu moyen d’activité de 46 389 dollars des États-Unis.
Sur les 38 pays de l’OCDE, l’Allemagne est classée 4e pour l’insécurité sur le marché du travail, 7e pour le taux d’emploi, 15e pour le chômage de longue durée et 13e pour le revenu moyen d’activité.
Les sous-indicateurs de l’emploi et des salaires sont :
En 2015, le taux de travailleurs pauvres était de 14,1 % en Grèce, de 9,5 % en Allemagne, de 7,9 % en France et de 3,1 % en Finlande.
Pénuries de main-d’œuvre et infrastructures fragiles → production et compétitivité menacées
★ À maîtriser
En 2015, le PIB allemand aux prix du marché s’élevait à 3 046 milliards d’euros, dont 2 803 milliards de demande intérieure et 243 milliards d’exportations nettes.
La croissance allemande, soutenue par les exportations et la modération salariale engagée dans les années 2000, s’accompagne d’une consommation relativement faible.
Le PIB est un indicateur quantitatif des richesses créées, distribuées et employées, mais il ne prend pas en compte l’épuisement des ressources lié aux externalités négatives et sous-estime les activités non marchandes générant des externalités positives.
En 2016 et 2017, le solde financier des administrations publiques allemandes était respectivement de 0,9 % et 1 % du PIB, et l’excédent budgétaire de 2018 s’élevait à 10 milliards d’euros.
La question environnementale relève des externalités et justifie une intervention publique pour corriger les défaillances du marché.
Compléments
En 2016, l’excédent du solde des transactions courantes allemand atteignait 8,3 % du PIB.
Les exportations allemandes sont menacées par les incertitudes des échanges internationaux, le ralentissement de la demande mondiale et les critiques visant l’excédent commercial allemand.
En 2017, le PIB allemand atteignait 3 263 milliards d’euros courants, le niveau le plus élevé de l’Union européenne et le quatrième au monde derrière les États-Unis, la Chine et le Japon.
La dette brute des administrations publiques allemandes au sens de Maastricht représentait 63,8 % du PIB en 2017 et devait diminuer à 56,1 % en 2020.
L’Allemagne a privilégié l’austérité pour rééquilibrer son budget et soutenir un modèle économique fondé sur la modération salariale, y compris pour les traitements des fonctionnaires.
Les allègements d’impôts en faveur des bas salaires et des seconds apporteurs de revenu constituent une politique de demande destinée à soutenir la demande effective, l’emploi, l’investissement et la croissance.
Les investissements dans l’éducation, les réseaux à très haut débit et les infrastructures de transport plus propres sont des mesures structurelles de soutien à l’offre et au potentiel productif.
📌 Pigou défend la réglementation étatique, Coase et Hardin l’instauration de droits de propriété, et Olstrom la gestion des ressources par les communautés locales.
★ À maîtriser
Les mesures allemandes de réduction de l’énergie produite au charbon prévoient de financer les changements structurels dans les régions concernées.
La politique allemande de transports à faibles émissions prévoit d’augmenter les primes à l’achat pour les véhicules utilitaires légers et les taxis, de développer les infrastructures de recharge des voitures électriques, d’expérimenter la conduite automatisée et d’adapter la réglementation aux nouveaux services de mobilité partagée.
La réduction de l’usage du charbon vise à inciter les producteurs à adopter des énergies renouvelables en facilitant leur transition vers ces modes de production.
Les services de mobilité partagée comprennent :
Compléments
Les engagements climatiques européens ont été réaffirmés lors des conférences des Nations unies sur le climat, notamment à la conférence de Paris, fin 2015.
Un alourdissement des taxes environnementales est également envisagé en Allemagne.
L’objectif européen à l’horizon 2030 est de porter la part des énergies renouvelables à au moins 27 %.
📌 L’économie de la fonctionnalité privilégie l’usage à la possession et repose sur la vente d’un service de transport plutôt que d’un bien comme la voiture.
Moins de charbon → transition vers les renouvelables ; transports propres → changements de mobilité.
★ À maîtriser
En Allemagne, le taux de chômage était de 3,8 % en 2017, était prévu à 3,4 % en 2018 et à 2,7 % en 2020.
La part des travailleurs pauvres en Allemagne est passée de 5,5 % en 2005 à 9,5 % en 2015, soit une hausse de 4 points.
Le chômage faible et le taux d’emploi élevé en Allemagne sont notamment liés à la modération salariale des années 1990 et 2000 et à une réforme ayant réduit les allocations-chômage et incité à rechercher activement un emploi pour en bénéficier.
Entre 2010 et 2018, le taux de chômage allemand a baissé de près de 4 points tandis que le taux d’emplois vacants a progressé de plus d’un point.
Compléments
Le taux de chômage de longue durée, défini ici par une durée d’un an ou plus, s’élevait à 1,7 % en Allemagne.
Le taux d’emploi allemand était proche de 75 %.
L’Allemagne se situait au 4ᵉ rang parmi les 38 pays de l’OCDE pour la faiblesse de l’insécurité sur le marché du travail, avec une baisse de revenus attendue de seulement 2 % après une perte d’emploi.
Près de la moitié des chômeurs allemands étaient au chômage depuis un an ou plus, plaçant le pays au 15ᵉ rang pour le chômage de longue durée.
En novembre 2018, l’Allemagne comptait 1,24 million d’emplois non pourvus, dans un contexte de manque de personnel qualifié.
En juin 2018, le salaire nominal moyen par salarié avait progressé de plus de 3 % sur un an, au-delà de l’inflation, qui était de 2 %.
Les minijobs sont des contrats à temps partiel limités à 50 heures par mois et à 450 euros mensuels, sans cotisations sociales à la charge du salarié.
★ À maîtriser
Au 1er semestre 2025, la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière a progressé de 0,5 % par rapport au 2nd semestre 2024, malgré un contexte international difficile.
Les perspectives de demande industrielle restent mitigées : les carnets de commandes se redressent continûment depuis le début de 2025, mais certains secteurs exportateurs prévoient une baisse de la demande extérieure.
Au 2e trimestre 2025, l’indice de production industrielle manufacturière français restait inférieur de 4,3 points à son niveau de 2019, contre un recul de 12,4 points en Allemagne et de 6,3 points en Italie.
Au 1er trimestre 2025, la valeur ajoutée manufacturière représentait 10,8 % de l’économie française, contre 16,0 % en Italie et 19,8 % en Allemagne, des chiffres à interpréter avec prudence en raison de différences méthodologiques.
Compléments
Au 1er semestre 2025, la fabrication de matériels de transport a soutenu l’industrie manufacturière avec une hausse de 4,4 %, tandis que l’agroalimentaire et les autres branches ont stagné et que les biens d’équipement ont reculé.
La valeur ajoutée du secteur énergétique a baissé de 6,5 % au 1er semestre 2025, sous l’effet du recul de la demande intérieure et extérieure d’énergie et de maintenances dans certaines centrales nucléaires.
Après s’être redressée durant l’été 2025 et avoir retrouvé son niveau habituel, la production énergétique devrait soutenir la production industrielle au 3e trimestre.
En août 2025, le solde PMI de l’industrie est repassé au-dessus du seuil d’expansion pour la première fois depuis janvier 2023, tandis que les soldes des enquêtes Insee auprès des chefs d’entreprises industrielles restaient légèrement inférieurs à leurs moyennes de longue période.
📌 En France, la valeur ajoutée industrielle est calculée à partir de branches homogènes isolant les activités purement manufacturières, tandis qu’en Allemagne elle est mesurée par secteurs d’activité pouvant inclure des services secondaires comme le commerce et la R&D. - Insee, Quel est vraiment le poids de l’industrie en France et en Allemagne ?, 12 juillet 2024
📌 L’industrie manufacturière française est davantage concentrée sur l’agroalimentaire, tandis que les industries de production de biens d’équipement sont plus développées en Allemagne et en Italie.
Résilience globale au premier semestre, mais trajectoires sectorielles divergentes
| Période | Revenu | Patrimoine | Épargne |
|---|---|---|---|
| Jeunesse | Minimum | Inexistant | Faible ou endettement |
| Vie active | Maximum | En formation | En hausse : désendettement et épargne |
| Retraite | Moyen | Important | En baisse : désépargne et vente du patrimoine |
| Orientation | Effet principal | Conséquences |
|---|---|---|
| Favorable au travail | Soutien de la demande | Consommation et emploi |
| Favorable au capital | Soutien de l’offre | Investissement et autofinancement |
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