Fiche de révision : Développement et performance de l’entreprise

Plan du Cours

  1. Logique entrepreneuriale et innovation
  2. Complémentarité et finalités de l’entreprise
  3. Finalités sociales et environnementales
  4. RSE et triple performance
  5. Contre-pouvoirs des parties prenantes
  6. Segmentation stratégique et DAS
  7. Diagnostic stratégique externe
  8. Diagnostic stratégique interne
  9. Modalités de développement stratégique
  10. Performance et tableau de bord
  11. Marketing et connaissance du marché
  12. Fonctions achat et sourcing
  13. Gestion des stocks et objectifs de production
  14. Évolutions de l’organisation productive
  15. Supply chain et flux logistiques

1. Logique entrepreneuriale et innovation

Notions clés & Définitions

  • Logique entrepreneuriale : Ambrine, rapport d’Ambrine - Regroupe les activités nécessaires à la création et au développement d’une entreprise et, plus généralement, à la création d’activités.
  • Esprit d’entreprendre : D’après Marchesnay, l’esprit d’entreprendre est l’attitude qui consiste à risquer des capitaux dans une aventure économique pour apporter quelque chose de neuf en combinant des ressources de la manière la plus performante possible.
  • Business plan : Le business plan, ou plan d’affaires, présente et évalue la viabilité et la rentabilité d’un projet.

★ À maîtriser

  • L’entrepreneur repère une opportunité sur le marché, prend un risque financier ou personnel pour la saisir et crée de la valeur au moyen d’un produit ou d’un service.

  • Pour Joseph Schumpeter, dans Théorie de l’évolution économique, l’entrepreneur est l’agent du changement économique grâce à l’innovation et participe à la « destruction créatrice », par laquelle de nouvelles activités remplacent progressivement les anciennes.

  • Les quatre sources d’une idée entrepreneuriale sont :

    • L’expérience
    • L’observation d’un besoin ou d’une entreprise existante à l’étranger
    • Une opportunité liée à l’évolution de l’environnement, comme une nouvelle réglementation
    • L’innovation
  • L’étude de marché analyse la demande, notamment les catégories socioprofessionnelles, l’âge, les habitudes et les besoins des consommateurs, ainsi que la concurrence directe et indirecte.

Compléments

📌 La création ex nihilo développe une activité totalement inédite, tandis que la création par reprise consiste à acheter tout ou partie d’une entreprise existante pour la redévelopper.

  • Les innovations portées par l’entrepreneur peuvent prendre quatre formes :

    • Un nouveau produit
    • Une nouvelle méthode de production
    • Une nouvelle forme d’organisation du travail
    • L’accès à une nouvelle matière première
  • L’entrepreneur présente généralement les caractéristiques suivantes :

    • Visionnaire
    • Créatif
    • Pragmatique
    • Persévérant
    • Preneur de risque
    • Confiant en lui-même
  • Plus de la moitié des entreprises créées disparaissent avant cinq ans.

  • Le business plan permet de :

    • Définir le projet
    • Construire le business model
    • Établir le plan de financement
    • Identifier les besoins financiers
    • Convaincre les investisseurs et les banques
  • L’étude de marché examine aussi la zone de chalandise, c’est-à-dire l’origine géographique des clients, la distance et le temps d’accès, ainsi que les prix et le prix d’acceptabilité auquel le consommateur renonce à acheter.

  • Le choix du statut juridique implique notamment de distinguer l’entreprise individuelle, indiquée par « E », des sociétés comptant au moins deux actionnaires, indiquées par « S », et d’arbitrer entre simplicité de constitution et responsabilité limitée au patrimoine.

Astuce mémo

L’entrepreneur innove et prend des risques ; le manager organise et optimise.

2. Complémentarité et finalités de l’entreprise

Notions clés & Définitions

  • Logique managériale : La logique managériale consiste à diriger, organiser et contrôler l’entreprise afin d’atteindre ses objectifs efficacement et avec efficience.
  • Finalités de l’entreprise : Sa raison d’être profonde et les objectifs fondamentaux qui guident son fonctionnement à long terme.

★ À maîtriser

  • Les missions du manager sont :
    • Organiser l’entreprise par des processus clairs
    • Fixer des objectifs définis, réalistes et mesurables
    • Optimiser les ressources humaines, financières et matérielles
    • Contrôler la conformité des actions aux objectifs

📌 Selon Igor Ansoff, les décisions stratégiques concernent le long terme et relèvent généralement de la direction générale, les décisions tactiques concernent le moyen terme et relèvent généralement de l’encadrement, et les décisions opérationnelles concernent le court terme.

  • 🔄 La place des deux logiques évolue au fil du cycle de vie :
    1. La logique entrepreneuriale domine à la création
    2. La logique managériale prend davantage le relais pendant la croissance et la stabilisation
    3. L’entreprise mature revient périodiquement à une logique entrepreneuriale pour se réinventer face à la concurrence

Compléments

  • Les compétences managériales comprennent :

    • Le leadership
    • La communication
    • La vision stratégique
    • La maîtrise des risques
  • L’entrepreneur crée, innove et prend des risques, tandis que le manager optimise, structure, pérennise l’entreprise et cherche à minimiser les risques.

  • Historiquement, la finalité dominante de l’entreprise a longtemps été économique, avec la maximisation du profit pour les propriétaires ; après la Seconde Guerre mondiale, une dimension sociale s’est développée avec la protection des salariés ; à partir des années 1990, les préoccupations environnementales ont pris de l’importance avec le développement durable.

  • La vision sociale globale contemporaine inclut notamment :

    • La transparence
    • L’éthique
    • L’impact positif sur l’ensemble des parties prenantes

Astuce mémo

Création entrepreneuriale → croissance managériale → réinvention entrepreneuriale.

3. Finalités sociales et environnementales

Notions clés & Définitions

  • Finalité sociale : Concerne la responsabilité de l’entreprise envers ses salariés : créer et maintenir des emplois, offrir de bonnes conditions d’emploi et de travail, assurer la formation, favoriser l’égalité et l’inclusion.
  • Finalité environnementale : Traduit l’engagement écologique attendu des entreprises face au réchauffement climatique, notamment par la réduction des déchets, le recours aux énergies renouvelables et la conception de produits plus durables.
  • Finalité sociétale : Vise à contribuer au bien-être global de la société, notamment par l’accès à la santé, à l’éducation et à la culture, l’innovation sociale ou le mécénat.

★ À maîtriser

  • La rentabilité permet à l’entreprise d’assurer sa pérennité, de financer son développement et de rémunérer ses actionnaires.

Compléments

  • Sans rentabilité, l’entreprise ne peut maintenir les investissements nécessaires à l’innovation, à l’expansion et à l’amélioration de sa compétitivité.

  • Grâce à un bénéfice de près de 24 milliards réalisé en 2022, CMA CGM a pu racheter le groupe Altice Media (RMC BFM) en 2024.

  • Décathlon mise sur :

    • l’intégration des jeunes
    • la promotion interne
    • la formation continue
  • Ces besoins sociaux insuffisamment couverts peuvent concerner : l’inclusion des personnes en situation de handicap, l’insertion professionnelle, la lutte contre la malnutrition, la lutte contre la précarité dans le monde

  • La poursuite d’une finalité sociétale renforce la légitimité et l’image de marque de l’entreprise, et contribue au développement durable.

  • Veja fabrique en Amérique du Sud avec du caoutchouc sauvage et du coton biologique, refuse la publicité et investit dans des projets qui l’intéressent.

4. RSE et triple performance

Notions clés & Définitions

  • RSE : Consiste à intégrer volontairement les préoccupations sociales, environnementales et éthiques dans la stratégie et les opérations de l’entreprise.
  • Partie prenante : Un individu ou un groupe d’individus qui peut influencer les décisions de l’entreprise ou en être affecté.

★ À maîtriser

📌 Le triple bottom line mesure la performance de l’entreprise selon le profit, l’impact social (People) et l’impact environnemental (Planet), et pas seulement selon le profit.

📌 Les parties prenantes internes comprennent les dirigeants, les salariés et les actionnaires, tandis que les parties prenantes externes comprennent les clients, les fournisseurs, l’État, la banque, la concurrence, les associations et les ONG.

Compléments

  • Too Good To Go a fondé son modèle économique sur la lutte contre le gaspillage alimentaire.

  • Les intérêts des parties prenantes peuvent être convergents ou contradictoires et évoluer dans le temps, ce qui oblige l’entreprise à rechercher un équilibre.

  • Réduire les coûts pour améliorer la rentabilité ne peut se faire au détriment des conditions de travail.

  • L’Oréal for the Future a formalisé son programme avec des objectifs chiffrés en matière d’engagement sociétal.

5. Contre-pouvoirs des parties prenantes

Notions clés & Définitions

  • Contre-pouvoir : Un groupement organisé qui agit pour limiter le pouvoir d’un décideur.

★ À maîtriser

  • La mise en œuvre de la stratégie consiste à mobiliser les ressources nécessaires au moyen d’un plan d’action auquel est associé le budget nécessaire.

  • Le contrôle stratégique permet au dirigeant d’évaluer les écarts entre les résultats obtenus et les objectifs fixés afin d’adapter ou de remettre en cause les orientations initiales.

Compléments

  • Les parties prenantes exercent un contre-pouvoir lorsqu’elles estiment que les décisions des dirigeants portent atteinte à leurs intérêts.

  • Richard Cyert et James March décrivent l’entreprise comme une coalition de groupes aux objectifs divergents, qui doivent négocier en permanence pour parvenir à des compromis.

  • Les salariés et leurs représentants peuvent exercer un contre-pouvoir par des grèves totales ou partielles et par la médiatisation, notamment en alertant la presse.

  • Les consommateurs peuvent exercer un contre-pouvoir en boycottant des produits ou en menant des actions en justice.

  • Les actionnaires peuvent exercer un contre-pouvoir en vendant leurs actions ou en révoquant les dirigeants.

  • Les associations et les ONG peuvent exercer un contre-pouvoir en informant les populations locales et les clients, ou en alertant l’opinion internationale.

  • L’État peut exercer un contre-pouvoir en modifiant la réglementation ou en réprimant.

  • Les fournisseurs peuvent exercer un contre-pouvoir en modifiant les prix ou en cessant de proposer les produits demandés.

  • L’action des contre-pouvoirs incite les entreprises à adopter des pratiques plus responsables et transparentes et à développer une démarche de responsabilité sociétale pour préserver leur réputation et leur pérennité.

  • En 2021, le fonds activiste Engine a fait élire des administrateurs chez ExxonMobil pour accélérer la transition énergétique de l’entreprise.

  • Les campagnes de Greenpeace contre Total Énergie illustrent l’action d’associations comme contre-pouvoir.

  • Les mouvements de boycott de certaines enseignes de fast fashion, comme Shein, notamment sur les réseaux sociaux, montrent que les consommateurs peuvent peser sur les choix stratégiques d’une marque.

6. Segmentation stratégique et DAS

Notions clés & Définitions

  • Segmentation stratégique : Divise les activités de l’entreprise en groupes homogènes relevant de la même technologie, du même marché et des mêmes produits.
  • Domaine d’activité stratégique : Ensemble de produits ou de services associé à un marché spécifique.

Points essentiels

  • Décathlon peut être considérée comme une entreprise mono-activité dans le sport tout en segmentant son offre par univers sportif, avec Kiprun pour le running et Van Rysel pour le cyclisme, qui fonctionnent comme des DAS.

  • LVMH est une entreprise multi-activité qui gère distinctement chacun de ses DAS ; Sephora et la joaillerie n’ont ni les mêmes concurrents ni les mêmes facteurs clés de succès.

7. Diagnostic stratégique externe

Notions clés & Définitions

  • Diagnostic stratégique externe : Le diagnostic stratégique externe cherche à cerner les opportunités et les menaces issues de l’environnement de l’entreprise en analysant le macro-environnement et le micro-environnement.
  • PESTEL : Outil de diagnostic stratégique qui étudie l’environnement global de l’entreprise selon six dimensions afin de repérer et de hiérarchiser les facteurs environnementaux ayant un impact significatif.
  • Secteur d’activité : Regroupe les entreprises qui proposent des biens ou des services étroitement substituables.
  • Produit de substitution : Produit différent qui répond autrement au même besoin.

★ À maîtriser

📌 Le macro-environnement est l’environnement global commun aux acteurs d’un pays ou d’un secteur, tandis que le micro-environnement est l’environnement concurrentiel direct de l’entreprise.

  • Les six dimensions du PESTEL sont :

    • politique : stabilité gouvernementale, politique fiscale et commerce extérieur
    • économique : inflation, croissance, pouvoir d’achat, taux d’intérêt et chômage
    • socioculturelle : âge de la population, modes de vie et habitudes d’achat
    • technologique : innovations, usage d’Internet, recherche et intelligence artificielle
    • écologique : climat, traitement des déchets et respect de la nature
    • légale : lois du travail, règles de sécurité et protection des clients
  • Le modèle de Porter identifie cinq forces (Michael Porter) :

    • l’intensité concurrentielle
    • la menace des nouveaux entrants
    • la menace des produits de substitution
    • le pouvoir de négociation des clients
    • le pouvoir de négociation des fournisseurs

📌 Le PESTEL et le modèle de Porter sont complémentaires : le diagnostic commence par l’analyse large du macro-environnement avec le PESTEL, puis approfondit l’environnement sectoriel avec Porter.

Compléments

  • L’entreprise utilise une veille stratégique fondée sur des sources variées, notamment les revues professionnelles, les salaires, les clients, les fournisseurs et la presse spécialisée, pour suivre les évolutions de son environnement et anticiper des opportunités ou des menaces.

  • L’intensité concurrentielle dépend du nombre de concurrents et du taux de croissance du secteur.

  • La menace des nouveaux entrants dépend notamment des barrières à l’entrée, telles que les brevets et les licences, et des barrières financières.

📌 Le pouvoir de négociation des clients est élevé lorsqu’ils sont peu nombreux ou achètent en grande quantité.

📌 Le pouvoir de négociation des fournisseurs est élevé lorsqu’ils sont peu nombreux ou que leurs produits sont difficilement remplaçables.

  • L’analyse des cinq forces peut être complétée par une sixième force, l’État, qui peut réguler et limiter l’action des entreprises par la réglementation, la fiscalité et les subventions.

Astuce mémo

PESTEL : Politique, Économique, Socioculturel, Technologique, Écologique, Légal.

8. Diagnostic stratégique interne

Notions clés & Définitions

  • Chaîne de valeur : Outil d’analyse stratégique interne mis au point par Michael Porter en 1985 pour repérer les activités qui créent de la valeur pour le client ; elle comporte neuf catégories d’activités liées entre elles.
  • Approche par les ressources : Développée par Edith Penrose en 1959, elle définit les ressources comme des actifs détenus par l’entreprise qui lui permettent de développer des stratégies susceptibles d’améliorer sa performance.
  • Compétence : Capacité à utiliser des ressources pour atteindre un objectif donné.
  • Ressources tangibles : Actifs matériels physiques, financiers ou humains, comme les usines, les équipements, la capacité de financement, le résultat comptable, l’endettement, les effectifs, la pyramide des âges et les qualifications.
  • Ressources intangibles : Actifs immatériels moins visibles mais ayant une valeur ; elles comprennent les ressources technologiques (brevets, licences, dépenses de recherche et développement), organisationnelles (savoir-faire, flexibilité, rapidité de décision) et mercatiques (notoriété, image de marque).
  • Ressources stratégiques : Force qui permet à l’entreprise d’obtenir et de conserver un avantage sur ses concurrents.

★ À maîtriser

  • L’analyse de la chaîne de valeur repère les activités qui contribuent le plus à la création de valeur pour le client et sont sources d’avantages concurrentiels, permet de comparer l’entreprise à ses concurrents et aide à décider quelles activités internaliser ou externaliser.

  • Penrose distingue trois types de ressources :

    • les ressources tangibles
    • les ressources intangibles
    • les ressources stratégiques
  • Une compétence fondamentale doit remplir quatre conditions :

    • permettre à l’entreprise de saisir une opportunité ou d’échapper à une menace
    • permettre de réduire les coûts ou de générer un supplément de valeur pour le client
    • ne pas être détenue par un grand nombre de concurrents réels ou potentiels
    • être difficilement imitable par les concurrents actuels ou potentiels

Compléments

  • Zara (Inditex) a construit son avantage concurrentiel sur une logistique interne et une production rapide internalisée et localisée près de l’Europe, ce qui lui permet de renouveler ses collections en quelques semaines.

  • L’analyse des ressources peut être menée au niveau global de l’entreprise ou au niveau de chacun de ses domaines d’activité stratégiques.

  • Le concept de compétences fondamentales ou distinctives a été développé par Hamel et Prahalad dans les années 90.

  • Apple maîtrise étroitement la conception et le développement technologique, activités de soutien qui concentrent la création de valeur sur le design et l’écosystème logiciel.

Astuce mémo

Les ressources sont des actifs détenus ; les compétences sont la capacité à les mobiliser.

9. Modalités de développement stratégique

Notions clés & Définitions

  • Croissance interne : Ou organique, elle consiste pour l’entreprise à développer ses capacités et ses compétences en interne grâce à l’acquisition de nouveaux actifs, comme des machines, des brevets ou des ateliers.
  • Croissance externe : Consiste pour l’entreprise à développer ses capacités et ses compétences en s’associant à d’autres entreprises.
  • Croissance conjointe : Consiste pour une entreprise à coopérer avec une ou plusieurs autres entreprises tout en restant juridiquement indépendante, chaque entreprise engageant une partie de ses ressources dans un projet commun.
  • Internationalisation : Stratégie qui consiste à rechercher l’implantation de l’entreprise sur de nouveaux marchés étrangers.
  • Croissance : Processus par lequel l’entreprise change de dimension, notamment par l’augmentation des effectifs ou des parts de marché.

★ À maîtriser

  • 🔄 Le diagnostic interne suit cette trame :

    1. Identifier les ressources tangibles, intangibles et stratégiques.
    2. Rattacher si possible ces ressources aux activités principales et de soutien de Porter.
    3. Conclure par une matrice SWOT synthétique mettant en avant les forces et les faiblesses.
  • Le diagnostic interne vise à déterminer si l’entreprise dispose d’un avantage concurrentiel durable, défendable et non substituable.

Compléments

  • La grande dimension permet à l’entreprise de réaliser des économies d’échelle et d’accroître son pouvoir de négociation auprès de ses parties prenantes, notamment les fournisseurs et les clients.

  • La croissance interne est particulièrement adaptée aux PME et favorise l’augmentation des parts de marché ainsi que l’effet d’expérience.

  • La croissance externe peut prendre la forme d’une prise de participation, d’une fusion-création ou d’une fusion-absorption.

  • La croissance externe permet un développement rapide, une réduction de la concurrence, un accès rapide à de nouvelles ressources et compétences et des effets de synergie, mais elle peut être coûteuse et entraîner des problèmes sociaux liés aux restructurations.

  • L’entreprise peut s’implanter à l’étranger par :

    • L’exportation.
    • Le choix d’une entreprise locale comme partenaire.
    • La création d’une filiale par investissement direct à l’étranger.
    • Le rachat d’une entreprise par investissement direct à l’étranger.
  • Le rachat de Tiffany & Co par LVMH et la fusion de PSA avec Fiat Chrysler Automobiles sont des exemples de croissance externe.

Astuce mémo

Croissance interne : développer ses propres capacités ; croissance externe : s’associer à d’autres entreprises.

10. Performance et tableau de bord

Notions clés & Définitions

  • Performance : Résultat chiffré qui exprime le degré d’accomplissement des objectifs poursuivis.
  • Tableau de bord : Document récapitulatif qui visualise les informations essentielles au pilotage de l’entreprise, qu’il soit stratégique ou opérationnel.
  • ROI : Ratio financier qui calcule la rentabilité du capital investi.

★ À maîtriser

📌 Une entreprise est efficace lorsqu’elle atteint les objectifs fixés et efficiente lorsqu’elle minimise les moyens mis en œuvre pour les atteindre.

  • Le Balanced Scorecard analyse l’entreprise selon quatre axes :
    • Ce qu’il faut apporter aux actionnaires.
    • Ce qu’il faut apporter aux clients.
    • Les processus essentiels à la satisfaction des clients et des actionnaires.
    • Le pilotage du changement et de l’amélioration.

Compléments

  • L’évaluation de la performance porte sur les dimensions financière, économique, organisationnelle, sociale et sociétale.

  • La performance économique comprend la compétitivité-prix, qui attire les clients par le prix, et la compétitivité hors prix, liée notamment à la qualité, à l’innovation, au service et au design.

  • En France, le bilan social est obligatoire pour les entreprises de plus de 300 salariés et mesure notamment les rémunérations, l’absentéisme et les accidents du travail.

  • La performance sociétale concerne l’engagement de l’entreprise sur les plans environnemental, humanitaire et culturel.

  • Alfred Sloan, à la tête de General Motors, a introduit un tableau de bord traditionnel centré sur le contrôle de gestion.

  • En 1992, Robert Kaplan et David Norton ont élaboré le tableau de bord prospectif, appelé Balanced Scorecard.

11. Marketing et connaissance du marché

Notions clés & Définitions

  • Marketing : Ensemble des actions et des méthodes mises en œuvre par une entreprise pour identifier les besoins des consommateurs, y répondre efficacement et créer de la valeur pour les clients et pour l’entreprise.
  • Segmentation marketing : Consiste à découper la clientèle potentielle en sous-ensembles homogènes, appelés segments, dont les consommateurs partagent des caractéristiques et des besoins.
  • Marketing mix : Ou plan de marchéage, il regroupe les outils utilisés par la fonction marketing et se résume souvent par la règle des 4P : Product, Price, Place et Promotion.

Points essentiels

  • Le marketing est une fonction stratégique qui place le client au centre des décisions de l’entreprise et vise à assurer la rencontre entre l’offre de l’entreprise et la demande du marché.

  • Pour répondre à la demande du marché, l’entreprise analyse le marché et son environnement, conçoit une offre adaptée, fixe un prix approprié, assure la communication et la promotion, organise la distribution et fidélise la clientèle.

  • Les critères de segmentation peuvent être sociodémographiques — âge et génération, sexe, revenus et niveau de vie, catégorie socioprofessionnelle, niveau d’éducation — ou psychographiques — style de vie, valeurs et croyances, personnalité, centres d’intérêt et passions, classements sociaux et statut.

  • La connaissance du marché implique aussi de connaître ses concurrents.

  • Abraham Maslow hiérarchise les besoins humains en cinq niveaux.

  • Les besoins évoluent selon des facteurs individuels, comme l’âge et le cycle de vie, et des facteurs sociaux, comme les modes, l’évolution des normes sociales et les préoccupations environnementales.

  • L’acte d’achat résulte d’un arbitrage entre les motivations, notamment les mobiles d’achat de la méthode SONCAS, et les freins.

  • Les motivations d’achat peuvent être psychologiques, rationnelles, affectives, hédonistes ou oblatives, tandis que les freins peuvent être culturels, sociaux, physiques ou liés à des inhibitions.

  • Product désigne les caractéristiques du produit, notamment sa qualité, son design, ses fonctionnalités, sa garantie et son service après-vente.

  • Price désigne le prix, qui doit refléter la valeur perçue tout en tenant compte des coûts et de la concurrence.

  • Place consiste à choisir les canaux de distribution, comme le magasin physique ou le site internet, ainsi que le circuit court entre producteur et consommateur ou le circuit long passant par plusieurs acteurs.

  • Promotion regroupe les moyens destinés à faire connaître l’entreprise et à attirer l’attention des clients, notamment la publicité, les relations publiques, le sponsoring et le marketing digital par les réseaux sociaux et les influenceurs.

  • Décathlon segmente son offre selon la pratique sportive et le niveau d’engagement, du débutant loisir au pratiquant expérimenté, et propose des marques dédiées à chaque segment.

12. Fonctions achat et sourcing

Notions clés & Définitions

  • Fonction achat : Fournit à l’entreprise les biens et services nécessaires à la production en tenant compte des coûts, de la qualité et des délais.
  • Sourcing achat : L’ensemble des activités et méthodes utilisées par une entreprise pour rechercher, identifier, évaluer et sélectionner les fournisseurs capables de répondre à ses besoins.

★ À maîtriser

  • La communication commerciale poursuit trois objectifs successifs : faire connaître le produit (objectif cognitif), créer une attitude favorable envers lui (objectif affectif), puis persuader la cible d’acheter (objectif conatif).

  • Les moyens de communication se répartissent entre la publicité média (presse, cinéma, radio, affichage public et télévision) et la communication hors médias (parrainage, publicité sur le lieu de vente, marketing direct, promotion des ventes et marketing alternatif).

Compléments

  • La fonction marketing sert de pont entre l’entreprise et son marché et influence directement la direction, la finance, les ressources humaines et les achats.

  • Le choix des fournisseurs repose sur plusieurs critères :

    • la quantité
    • le prix
    • la disponibilité
    • le délai de livraison
    • le délai de paiement
    • la démarche RSE du fournisseur

📌 Le sourcing peut être local pour des raisons de coût ou d’image écologique, ou international pour des raisons de coût et de disponibilité de la matière.

  • Michelin sécurise son approvisionnement en caoutchouc naturel par des partenariats directs avec des plantations afin de maîtriser la qualité, les prix et l’impact environnemental de sa chaîne d’approvisionnement.

13. Gestion des stocks et objectifs de production

Notions clés & Définitions

  • Juste-à-temps : Consiste à se faire livrer les matières premières uniquement lorsqu’elles sont nécessaires à la production.

★ À maîtriser

📌 Le surstockage entraîne des coûts financiers et logistiques élevés, tandis qu’une rupture de stock peut bloquer la production et nuire à la satisfaction des clients.

  • Le système de production doit répondre aux objectifs de :
    • quantité
    • qualité
    • coût
    • délais

Compléments

📌 La gestion en juste-à-temps suppose une excellente coordination avec les fournisseurs afin d’éviter les ruptures de stock.

📌 La flexibilité qualitative adapte la production aux évolutions de la demande grâce à la polyvalence des machines et du personnel, tandis que la flexibilité quantitative fait varier le volume produit.

  • La flexibilité quantitative peut s’appuyer sur :
    • la surutilisation des machines
    • le recours à l’intérim
    • les heures supplémentaires

Astuce mémo

QQCD : quantité, qualité, coût, délais.

14. Évolutions de l’organisation productive

★ À maîtriser

📌 Le taylorisme et le fordisme reposent sur la parcellisation des tâches et des produits standardisés, ce qui augmente la productivité et réduit les coûts, mais entraîne un travail monotone, une faible motivation ouvrière et des difficultés à répondre aux demandes personnalisées.

  • Le toyotisme, développé par Toyota et son ingénieur Taiichi Ohno dans les années 1950-60, cherche à concilier efficacité et flexibilité grâce à la qualité totale et à l’amélioration continue (kaizen).

  • L’objectif des cinq zéros est :

    • zéro stock
    • zéro défaut
    • zéro délai
    • zéro panne
    • zéro papier
  • Les modes de production comprennent la production unitaire (produit unique sur mesure, flexible mais coûteux), par lots (petites séries de produits identiques), en série (grandes séries standardisées, forte production et moindre flexibilité), en continu (processus techniquement non interruptibles), sur stock (fabrication avant la demande et stockage) et à la demande (fabrication après commande, avec un délai plus long).

Compléments

  • Le système de production Toyota est présenté comme une référence internationale du lean manufacturing, avec une planification stricte des objectifs de qualité, un contrôle rigoureux à chaque poste et une amélioration continue portée par les équipes.

  • La Ford T était produite à la chaîne en une seule version pour permettre la production de masse.

  • La construction d’un yacht sur mesure ou d’un pont suspendu illustre la production unitaire.

  • Le raffinage pétrolier et la sidérurgie illustrent la production en continu.

  • Les produits alimentaires emballés illustrent la production sur stock, tandis que l’aéronautique, l’habillement sur mesure et la menuiserie illustrent la production à la demande.

Astuce mémo

Fordisme : standardiser en masse ; toyotisme : gagner en qualité et flexibilité.

15. Supply chain et flux logistiques

Notions clés & Définitions

  • Supply chain : Gestion et coordination des flux physiques (matières premières, produits intermédiaires et produits finis) et des flux d’informations, des fournisseurs jusqu’aux clients finaux.

★ À maîtriser

  • La supply chain vise à réduire les coûts, améliorer les délais et assurer la satisfaction des clients en optimisant la chaîne de valeur.

📌 Dans un flux poussé, l’entreprise produit selon des prévisions et pousse les produits vers le marché, tandis que dans un flux tiré, la commande réelle du client déclenche la production ou la livraison.

Compléments

  • La supply chain coordonne les achats, la production, le marketing et la vente et rend concrètement possible la promesse commerciale de disponibilité et de livraison faite aux clients.

  • Le juste-à-temps constitue la traduction opérationnelle d’une logique de flux tirés.

📌 En flux poussés, une erreur de prévision peut entraîner un surstockage ou une rupture, tandis qu’en flux tirés, l’entreprise réduit le risque de stock mais doit assurer une forte réactivité et une coordination étroite avec les fournisseurs et la production.

  • Zara (Inditex) fait remonter quotidiennement les ventes en magasin au siège, qui ajuste la production en temps réel ; grâce notamment à une production largement relocalisée au Portugal, en Espagne et au Maroc, la marque renouvelle ses produits en deux à trois semaines, contre plusieurs mois chez la plupart de ses concurrents.

Astuce mémo

Push : les prévisions déclenchent la production ; pull : la commande réelle la déclenche.

Tableaux de synthèse

Flux poussés et flux tirés

DimensionFlux poussésFlux tirés
DéclencheurPrévisions de demandeCommande réelle du client
Risque ou exigenceSurstockage ou rupture en cas d’erreurRéactivité et coordination sans faille
Logique de stockProduction anticipéeRisque de stock réduit

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Développement et performance de l’entreprise avec 10 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Une personne repère un besoin, engage des ressources et lance une activité : concernant la logique entrepreneuriale, quelles propositions sont exactes ?

2. Un responsable organise l’activité et choisit des décisions à différents horizons : concernant la logique managériale, cochez les propositions exactes :

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Développement et performance de l’entreprise avec 10 flashcards interactives.

Que regroupe la logique entrepreneuriale selon le rapport d’Ambrine ?

Les activités nécessaires à la création et au développement d’une entreprise et, plus généralement, à la création d’activités.

Comment Marchesnay définit-il l’esprit d’entreprendre ?

L’attitude consistant à risquer des capitaux dans une aventure économique pour innover en combinant efficacement des ressources.

Que vise la logique managériale dans la direction de l’entreprise ?

Atteindre ses objectifs efficacement et avec efficience.

Voir les flashcards →

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