QCM : Comptabilité nationale et flux économiques — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la croissance économique ?

Une production et des ventes annuelles de biens et services en augmentation
Une hausse annuelle des prix sans progression des quantités produites
Une diminution des échanges accompagnée d’une production plus spécialisée
Une redistribution accrue des revenus entre les différents ménages

Une production et des ventes annuelles de biens et services en augmentation

Explication

La croissance économique correspond à une augmentation de la production et des ventes de biens et services d’une année à l’autre. Une simple hausse des prix ne suffit pas à caractériser cette progression réelle de l’activité.

2. Comment calcule-t-on le PIB mondial pour une année donnée ?

En multipliant le PIB du pays le plus riche par le nombre de pays
En calculant la moyenne des PIB des pays industrialisés
En additionnant les exportations nettes de chaque pays
En additionnant les PIB de tous les pays

En additionnant les PIB de tous les pays

Explication

Le PIB mondial est obtenu par la somme des PIB nationaux pour l’année considérée, soit PIBmondial=∑PIBpaysPIB_{mondial} = \sum PIB_{pays}. La moyenne ou les exportations nettes ne mesurent pas la production mondiale totale.

3. Quel exemple montre que le PIB peut augmenter sans traduire une activité socialement utile ?

Financer une formation qui améliore les compétences professionnelles
Employer des chômeurs à creuser puis reboucher des trous
Accroître les échanges de biens produits par les entreprises
Réduire les émissions grâce à une technologie plus propre

Employer des chômeurs à creuser puis reboucher des trous

Explication

Dans l’exemple associé à Keynes, creuser des trous puis les reboucher mobilise du travail et génère une activité comptabilisée dans le PIB, malgré son utilité sociale limitée. Les autres situations décrivent des effets ou des activités qui ne correspondent pas à cet exemple.

4. Une économie connaît une hausse du PIB et une baisse de ses émissions : de quel type de découplage s’agit-il ?

D’une décroissance accompagnée d’émissions croissantes
D’un découplage absolu
D’une croissance sans variation environnementale
D’un découplage relatif

D’un découplage absolu

Explication

Le découplage absolu associe une augmentation du PIB à une diminution des émissions. Le découplage relatif correspond plutôt à une hausse des émissions moins rapide que celle du PIB, et non à leur baisse.

5. Qu’est-ce qu’un marché au sens économique ?

Un espace où se rencontrent les offreurs et les demandeurs d’un bien
Un organisme public qui fixe les salaires et répartit les revenus
Une entreprise qui transforme des ressources en biens destinés à la vente
Un lieu physique réservé aux échanges entre consommateurs individuels

Un espace où se rencontrent les offreurs et les demandeurs d’un bien

Explication

Un marché est un lieu physique ou non où se rencontrent les vendeurs et les acheteurs d’un même bien. Il ne se réduit donc ni à une entreprise ni à un espace nécessairement physique.

6. Dans la vision néoclassique, comment l’équilibre de marché est-il atteint ?

Par une décision des ménages qui impose les quantités produites
Par une baisse des salaires qui supprime toute demande insuffisante
Par l’ajustement de prix flexibles jusqu’à égaliser l’offre et la demande
Par le maintien de prix fixes malgré un excès durable d’offre

Par l’ajustement de prix flexibles jusqu’à égaliser l’offre et la demande

Explication

La vision néoclassique considère que des prix flexibles s’ajustent jusqu’à égaliser l’offre et la demande. Cette conception se distingue de l’interrogation keynésienne sur l’ajustement effectif des marchés.

7. Quelle caractéristique distingue le marché du travail d’une relation d’esclavage ?

Il supprime toute relation hiérarchique entre le salarié et l’employeur
Il repose sur un contrat librement conclu et rompu, malgré la subordination du salarié
Il organise une activité sans rémunération et sans engagement contractuel
Il échange des biens matériels contre un prix fixé par les consommateurs

Il repose sur un contrat librement conclu et rompu, malgré la subordination du salarié

Explication

Le marché du travail repose sur une relation contractuelle libre, même si le salarié est subordonné à l’employeur dans l’organisation du travail. L’esclavage ne repose pas sur un contrat librement conclu et rompu.

8. Dans le circuit économique entre ménages et entreprises, comment s’articulent les flux ?

Les flux physiques et monétaires circulent en sens opposés
Les ménages reçoivent les biens tandis que les entreprises reçoivent les salaires
Les flux physiques et monétaires circulent dans la même direction
Les entreprises fournissent les biens et les ménages versent les salaires aux salariés

Les flux physiques et monétaires circulent en sens opposés

Explication

Le circuit économique associe des flux physiques, comme le travail ou les biens, et des flux monétaires qui leur répondent en sens opposé. Par exemple, les entreprises versent des revenus en échange du travail fourni par les ménages.

9. Une économie possède un capital KtK_t, une dépréciation au taux δ\delta et un investissement nouveau ItI_t. Quelle relation donne son capital à la période suivante ?

Kt+1=Kt−δIt+KtK_{t+1}=K_t-\delta I_t+K_t
Kt+1=Kt+δKt−ItK_{t+1}=K_t+\delta K_t-I_t
Kt+1=δKt−It+KtK_{t+1}=\delta K_t-I_t+K_t
Kt+1=Kt−δKt+ItK_{t+1}=K_t-\delta K_t+I_t

$$K_{t+1}=K_t-\delta K_t+I_t$$

Explication

Le capital futur correspond au capital actuel diminué de la dépréciation, puis augmenté de l’investissement nouveau : Kt+1=Kt−δKt+ItK_{t+1}=K_t-\delta K_t+I_t. La dépréciation réduit le stock de capital, tandis que l’investissement l’accroît.

10. Quelle définition correspond à l’épargne des ménages ?

La part du revenu non consacrée à la consommation et ajoutée au patrimoine
La part du patrimoine transformée en consommation pendant une période
Le montant des emprunts contractés pour financer des dépenses immédiates
La totalité du revenu dépensée pour acheter des biens et des services

La part du revenu non consacrée à la consommation et ajoutée au patrimoine

Explication

L’épargne est la fraction du revenu qui n’est pas consommée et qui contribue à l’accumulation du patrimoine. La consommation utilise le revenu ou le patrimoine au lieu de l’accroître.

11. Pourquoi les ménages peuvent-ils choisir d’épargner une partie de leur revenu ?

Pour empêcher les entreprises de financer leurs investissements par emprunt
Pour financer des achats futurs, préparer la retraite et se protéger contre les risques
Pour remplacer le travail salarié par une consommation plus importante
Pour transformer directement leur épargne en production réalisée par les banques

Pour financer des achats futurs, préparer la retraite et se protéger contre les risques

Explication

Les ménages épargnent notamment afin de financer des achats futurs, préparer leur retraite, transmettre un héritage et faire face à l’incertitude. L’épargne ne remplace pas le travail et n’a pas pour fonction d’empêcher le financement des entreprises.

12. Quel rôle les banques jouent-elles principalement dans le financement de l’économie ?

Elles consomment les ressources financières avant de les redistribuer
Elles collectent l’épargne et l’orientent vers les entreprises
Elles remplacent les ménages dans la décision d’épargner pour la retraite
Elles produisent les biens achetés par les ménages avec leur propre épargne

Elles collectent l’épargne et l’orientent vers les entreprises

Explication

Les banques sont des intermédiaires financiers : elles recueillent l’épargne des ménages et la dirigent vers les entreprises qui cherchent à se financer. Elles ne sont pas décrites ici comme des producteurs de biens ou comme des consommateurs finaux.

13. Laquelle de ces propositions exprime correctement les trois approches comptables du revenu national ?

Y=C+GY=C+G, Y=salaires−revenus du capitalY=\text{salaires}-\text{revenus du capital} et Y=S−IY=S-I
Y=C+IY=C+I, Y=salaires+revenus du capitalY=\text{salaires}+\text{revenus du capital} et Y=C+SY=C+S
Y=C+SY=C+S, Y=impoˆts+deˊpenses publiquesY=\text{impôts}+\text{dépenses publiques} et Y=I+XY=I+X
Y=I+X−MY=I+X-M, Y=profits+impoˆtsY=\text{profits}+\text{impôts} et Y=C−GY=C-G

$$Y=C+I$$, $$Y=\text{salaires}+\text{revenus du capital}$$ et $$Y=C+S$$

Explication

Le revenu national peut être mesuré par les dépenses, par la distribution des revenus ou par l’affectation entre consommation et épargne. Les autres ensembles d’égalités mélangent des agrégats qui ne constituent pas les trois approches comptables indiquées.

14. Dans une économie fermée sans État, quelle relation comptable relie l’investissement et l’épargne ?

I=C+SI=C+S
I=C−SI=C-S
I=SI=S
I=S+GI=S+G

$$I=S$$

Explication

L’absence d’État et de relations extérieures conduit à l’identité comptable I=SI=S. Les autres relations ajoutent la consommation ou les dépenses publiques d’une manière incompatible avec ce cadre.

15. Selon Keynes, comment l’épargne s’ajuste-t-elle à l’investissement décidé par les entreprises ?

Par une variation du niveau de production et du revenu
Par une variation des exportations et des importations
Par une décision directe de la banque centrale
Par une modification du taux d’intérêt sur les fonds prêtables

Par une variation du niveau de production et du revenu

Explication

Pour Keynes, le niveau de production et de revenu s’adapte afin que l’épargne corresponde à l’investissement prévu. L’ajustement par le taux d’intérêt caractérise plutôt l’analyse néoclassique des fonds prêtables.

16. Que se passe-t-il lorsqu’une hausse de l’épargne désirée des ménages dépasse l’investissement des entreprises ?

Les achats augmentent, les stocks diminuent, puis la production et le revenu progressent
Les taux d’intérêt montent, les exportations augmentent, puis le revenu reste inchangé
Les achats diminuent, les stocks augmentent, puis la production et le revenu baissent
Les impôts diminuent, les stocks baissent, puis l’investissement rejoint immédiatement l’épargne

Les achats diminuent, les stocks augmentent, puis la production et le revenu baissent

Explication

Une demande insuffisante entraîne une accumulation involontaire des stocks, puis une baisse de la production et du revenu, ce qui réduit finalement l’épargne jusqu’à l’investissement. La hausse de l’épargne désirée ne provoque donc pas directement une augmentation durable des achats.

17. Quelles entités sont incluses dans la définition de l’État des comptes nationaux ?

Les entreprises publiques, les banques centrales et les ménages propriétaires
Les ménages, les entreprises privées et les banques commerciales
Les administrations centrales, les entreprises exportatrices et les investisseurs étrangers
Les administrations centrales et locales ainsi que les organismes de sécurité sociale

Les administrations centrales et locales ainsi que les organismes de sécurité sociale

Explication

Dans les comptes nationaux, l’État regroupe les administrations publiques centrales et locales ainsi que les organismes de sécurité sociale. Les ménages et les entreprises privées appartiennent à d’autres secteurs institutionnels.

18. Comment l’État finance-t-il principalement ses dépenses dans le cadre décrit ?

Par la création monétaire nationale décidée par chaque administration locale
Par les seuls bénéfices des entreprises publiques et les droits de douane
Par des crédits directs de la Banque centrale européenne aux budgets nationaux
Par les impôts et cotisations sociales, complétés par l’emprunt

Par les impôts et cotisations sociales, complétés par l’emprunt

Explication

Les recettes fiscales et sociales, ainsi que l’emprunt, constituent les principaux moyens de financement de l’État. La Banque centrale européenne ne peut pas financer directement les budgets des États membres.

19. Un État dépense G=900G=900 milliards et perçoit T=750T=750 milliards d’impôts et cotisations sociales : quel est son déficit public ?

150150 milliards
1 6501\,650 milliards
−150-150 milliards
750750 milliards

$$150$$ milliards

Explication

Le déficit public se calcule par G−TG-T, soit 900−750=150900-750=150 milliards. La valeur négative correspondrait à un excédent, tandis que l’addition des deux montants ne mesure pas le solde public.

20. Quelle distinction décrit correctement le déficit et la dette publics ?

Le déficit concerne les ménages, tandis que la dette concerne les échanges extérieurs
Le déficit mesure les intérêts passés, tandis que la dette mesure les impôts courants
Le déficit est un stock accumulé, tandis que la dette est un flux de la période
Le déficit est un flux d’une période, tandis que la dette est un stock accumulé

Le déficit est un flux d’une période, tandis que la dette est un stock accumulé

Explication

Le déficit mesure l’emprunt net réalisé au cours d’une période, alors que la dette cumule les emprunts passés non remboursés. Confondre ces notions revient à prendre un flux annuel pour un encours.

21. Quelle caractéristique définit une économie ouverte ?

Elle produit pour son marché intérieur et n’effectue aucun échange financier extérieur
Elle échange des biens avec l’étranger mais ne peut pas réaliser de prêts internationaux
Elle échange des biens et services avec l’étranger et peut emprunter ou prêter à l’extérieur
Elle autorise les emprunts extérieurs mais exclut les échanges de services

Elle échange des biens et services avec l’étranger et peut emprunter ou prêter à l’extérieur

Explication

Une économie ouverte entretient des échanges commerciaux avec le reste du monde et peut aussi emprunter ou prêter à l’étranger. Une économie qui exclut ces échanges relève plutôt du modèle d’économie fermée.

22. Dans une économie ouverte, quelle équation représente l’équilibre du marché des biens ?

Y=C+I+G−X−MY=C+I+G-X-M
Y+M=C+I+G+XY+M=C+I+G+X
Y+X=C+I+G+MY+X=C+I+G+M
Y+G=C+I+M−XY+G=C+I+M-X

$$Y+M=C+I+G+X$$

Explication

La production intérieure augmentée des importations disponibles est égale à la consommation, à l’investissement, aux dépenses publiques et aux exportations. Les autres équations déplacent les exportations ou les importations avec un signe incorrect.

23. Comment s’écrit l’identité d’épargne d’une économie ouverte ?

S=I+(T−G)+(M−X)S=I+(T-G)+(M-X)
S=C+I+G+X−MS=C+I+G+X-M
S=I+(G+T)+(X+M)S=I+(G+T)+(X+M)
S=I+(G−T)+(X−M)S=I+(G-T)+(X-M)

$$S=I+(G-T)+(X-M)$$

Explication

L’épargne nationale finance l’investissement intérieur, le déficit public et le solde commercial, d’où S=I+(G−T)+(X−M)S=I+(G-T)+(X-M). Inverser les soldes public et commercial modifierait le sens économique de leur contribution à l’épargne.

24. Que signifie un excédent commercial tel que X−M>0X-M>0 pour une économie nationale ?

Le reste du monde finance l’économie nationale parce que les importations dépassent les exportations
L’épargne nationale finance l’économie intérieure et permet de prêter au reste du monde
L’investissement intérieur dépasse l’épargne nationale grâce à une hausse des importations
Les dépenses publiques égalent les impôts et éliminent le besoin de financement extérieur

L’épargne nationale finance l’économie intérieure et permet de prêter au reste du monde

Explication

Un excédent commercial signifie que les exportations dépassent les importations et que l’épargne disponible peut financer l’investissement intérieur puis des prêts à l’étranger. Le financement par le reste du monde correspond plutôt à un déficit commercial.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 48 flashcards sur Comptabilité nationale et flux économiques.

Qu'est-ce que la croissance économique désigne ?

La production et vente annuelles croissantes de biens et services.

Quelle est la formule du PIB mondial ?

PIBmondial=∑PIBpaysPIB_{mondial} = \sum PIB_{pays}

Quel exemple Keynes donne-t-il pour montrer une activité socialement inutile comptée dans le PIB ?

Employer des chômeurs à creuser et reboucher des trous.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Comptabilité nationale et flux économiques.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM