QCM : Économie de la santé — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les deux principales agences nationales de sécurité sanitaire citées ?

Les agences régionales de santé et la Haute Autorité de santé
La Commission de la transparence et la CNEDiMTS
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
La CEESP et l’Agence nationale de santé publique

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

Explication

Les deux agences citées sont l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Les autres propositions désignent des organismes régionaux, des commissions de la HAS ou d’autres institutions.

2. Quelle loi a instauré les agences régionales de santé dans une logique de pilotage régional unifié du système de santé ?

La loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires
La loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé
La loi n° 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique
La loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé

La loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires

Explication

La loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires a créé les agences régionales de santé. Les autres lois concernent d’autres étapes de l’évolution de la politique ou de l’organisation sanitaires.

3. Quelle responsabilité caractérise les agences régionales de santé ?

Évaluer au niveau national la sécurité des médicaments et des produits alimentaires
Réaliser des études médico-économiques sur les stratégies de soins nationales
Déterminer le remboursement des spécialités pharmaceutiques au niveau européen
Piloter la politique régionale de santé et exercer des missions à l’échelle de la région

Piloter la politique régionale de santé et exercer des missions à l’échelle de la région

Explication

Les agences régionales de santé pilotent la politique régionale de santé et disposent de missions et de pouvoirs à l’échelle régionale. L’évaluation nationale de la sécurité sanitaire relève d’agences nationales, tandis que le remboursement et l’évaluation médico-économique relèvent d’autres organismes.

4. Quel rôle général la Haute Autorité de santé exerce-t-elle dans le système de santé ?

Organiser directement les soins hospitaliers et répartir les professionnels dans chaque région
Éclairer les décisions de remboursement, promouvoir les bonnes pratiques et améliorer la qualité des soins et des structures
Autoriser la mise sur le marché des médicaments et contrôler leur fabrication industrielle
Fixer les prix de toutes les technologies de santé et gérer les établissements publics

Éclairer les décisions de remboursement, promouvoir les bonnes pratiques et améliorer la qualité des soins et des structures

Explication

La Haute Autorité de santé éclaire les pouvoirs publics, promeut les bonnes pratiques, améliore la qualité des structures et des soins, et informe les professionnels comme le public. L’autorisation de mise sur le marché, l’organisation régionale des soins et la fixation générale des prix relèvent d’autres acteurs.

5. Quelle commission évalue le SMR et l’ASMR des spécialités pharmaceutiques remboursables ?

La CNEDiMTS
La CEESP
La Commission nationale de pharmacovigilance
La Commission de la transparence

La Commission de la transparence

Explication

La Commission de la transparence évalue et réévalue le service médical rendu et l’amélioration du service médical rendu pour l’inscription ou le renouvellement des spécialités remboursables. La CNEDiMTS concerne les dispositifs médicaux, tandis que la CEESP rend des avis médico-économiques.

6. Quel organisme donne un avis sur l’inscription des dispositifs médicaux et technologies de santé sur la LPPR ?

La CEESP
La Commission de la transparence
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
La CNEDiMTS

La CNEDiMTS

Explication

La CNEDiMTS examine l’inscription, la modification ou le renouvellement d’inscription des dispositifs médicaux et technologies de santé sur la LPPR. La Commission de la transparence concerne principalement les spécialités pharmaceutiques, et la CEESP l’efficience des stratégies de santé.

7. Sur quel type de décision la CEESP rend-elle des avis médico-économiques ?

Sur la promotion des bonnes pratiques auprès du grand public et des professionnels
Sur les stratégies de soins, de prescription ou de prise en charge les plus efficientes
Sur l’autorisation réglementaire de mise sur le marché des médicaments innovants
Sur la conformité technique des dispositifs médicaux avant leur fabrication

Sur les stratégies de soins, de prescription ou de prise en charge les plus efficientes

Explication

La CEESP rend des avis médico-économiques afin d’éclairer le choix des stratégies de soins, de prescription ou de prise en charge les plus efficientes. L’autorisation de mise sur le marché, l’évaluation technique des dispositifs et la diffusion des bonnes pratiques relèvent d’autres fonctions.

8. Quels éléments une étude médico-économique doit-elle préciser pour définir son périmètre ?

La finalité de l’étude, le point de vue adopté, l’horizon temporel et l’actualisation
Le prix facial, le taux de prescription, la taille du laboratoire et le nombre de brevets
La gravité de la maladie, le nombre d’hôpitaux, la spécialité médicale et la région concernée
Le nom du fabricant, le lieu de production, le statut juridique et la date de commercialisation

La finalité de l’étude, le point de vue adopté, l’horizon temporel et l’actualisation

Explication

Le périmètre d’une étude médico-économique est défini par sa finalité, son point de vue, son horizon temporel et les modalités d’actualisation. Les autres éléments peuvent parfois être descriptifs, mais ils ne constituent pas les composantes définies du périmètre méthodologique.

9. Quelle distinction caractérise l’analyse coûts-utilité par rapport à l’analyse coûts-efficacité ?

Elle étudie les dépenses hospitalières, alors que l’analyse coûts-efficacité porte sur les dépenses ambulatoires
Elle intègre la qualité de vie, alors que l’analyse coûts-efficacité utilise une mesure d’effet clinique ou sanitaire
Elle compare les bénéfices monétaires, alors que l’analyse coûts-efficacité exclut les coûts médicaux
Elle mesure la sécurité des traitements, alors que l’analyse coûts-efficacité mesure leur prix de remboursement

Elle intègre la qualité de vie, alors que l’analyse coûts-efficacité utilise une mesure d’effet clinique ou sanitaire

Explication

L’analyse coûts-utilité prend en compte la qualité de vie, tandis que l’analyse coûts-efficacité conserve une mesure d’effet clinique ou sanitaire. Les analyses coûts-bénéfices sont celles qui expriment les bénéfices en termes monétaires, ce qui ne définit pas l’analyse coûts-utilité.

10. Lequel des éléments suivants relève des coûts directs d’une intervention de santé ?

Les ressources consommées pour administrer l’intervention et assurer son suivi
La valeur économique d’une activité professionnelle devenue indisponible
La diminution des recettes fiscales liée au décès prématuré d’un patient
Les pertes de productivité liées à l’absence professionnelle du patient

Les ressources consommées pour administrer l’intervention et assurer son suivi

Explication

Les coûts directs regroupent les ressources consommées par l’intervention ou la prise en charge, notamment son administration et son suivi. Les pertes de productivité correspondent plutôt à des ressources rendues indisponibles et relèvent des coûts indirects.

11. Quelle situation illustre le mieux un coût indirect en évaluation médico-économique ?

Le suivi médical réalisé après la mise en place du traitement
Une perte de productivité due à l’arrêt de travail d’un patient
L’achat du médicament administré pendant l’hospitalisation
La prise en charge d’un événement indésirable lié aux soins

Une perte de productivité due à l’arrêt de travail d’un patient

Explication

Un coût indirect provient d’une ressource non consommée par les soins mais rendue indisponible par la dégradation de la santé, comme la productivité professionnelle. Les autres situations décrivent des ressources directement consommées par la prise en charge.

12. Quelles sphères sont prises en compte par la perspective collective ?

Les sphères hospitalière, industrielle et pharmaceutique
Les sphères domestique, sanitaire et médico-sociale
Les sphères financière, administrative et réglementaire
Les sphères familiale, universitaire et professionnelle

Les sphères domestique, sanitaire et médico-sociale

Explication

La perspective collective inclut la sphère domestique des usagers et aidants, la sphère sanitaire des producteurs de soins et la sphère médico-sociale. La sphère industrielle ou les autres regroupements proposés ne constituent pas cette définition.

13. Lorsqu’une évaluation s’étend au-delà de 12 mois, quel est le rôle de l’actualisation ?

Appliquer un taux différent aux coûts et aux résultats afin de distinguer leurs effets
Convertir les coûts futurs en dépenses immédiates sans modifier les résultats de santé
Ramener les coûts et les résultats futurs à leur valeur présente selon le même taux
Reporter l’ensemble des coûts et résultats à la fin de la période étudiée

Ramener les coûts et les résultats futurs à leur valeur présente selon le même taux

Explication

Au-delà de 12 mois, l’actualisation exprime les coûts et les résultats futurs en valeur présente avec le même taux, dont le plancher est fixé à 1,5 %. Elle ne consiste ni à supprimer les résultats futurs ni à appliquer nécessairement des taux différents.

14. Quelle description correspond au système hospitalier français ?

Il repose sur un réseau public complété par des structures médico-sociales territoriales
Il comprend des hôpitaux publics ainsi que des cabinets médicaux conventionnés
Il associe un réseau public, un réseau privé et le service de santé des armées
Il regroupe des établissements privés et des services sanitaires relevant des collectivités

Il associe un réseau public, un réseau privé et le service de santé des armées

Explication

Le système hospitalier français comprend un double réseau public et privé, auquel s’ajoute le service de santé des armées. Les autres descriptions mentionnent des acteurs ou structures qui ne définissent pas ce périmètre.

15. Selon les données recensées en 2018, quelle répartition décrit le mieux les établissements de santé français ?

Environ 1 626 établissements publics et 1 350 établissements privés
Environ 1 350 établissements publics et 1 626 établissements privés
Environ 962 établissements publics et 664 établissements privés
Environ 2 976 établissements publics et 1 350 établissements privés

Environ 1 350 établissements publics et 1 626 établissements privés

Explication

Les données de 2018 recensent environ 2 976 établissements, dont 1 350 publics et 1 626 privés. Parmi les établissements privés, 962 sont à but lucratif et 664 à but non lucratif, ce qui explique la confusion avec ces chiffres.

16. À quels médicaments l’achat et l’utilisation par les collectivités publiques sont-ils limités selon l’article L. 5123-2 ?

Aux médicaments disposant d’une autorisation de mise sur le marché européenne
Aux produits retenus par chaque établissement après avis de sa commission médicale
Aux produits agréés inscrits sur une liste arrêtée par les ministres compétents
Aux médicaments commercialisés depuis une durée minimale définie par décret

Aux produits agréés inscrits sur une liste arrêtée par les ministres compétents

Explication

L’article L. 5123-2 limite ces opérations aux produits agréés inscrits sur une liste établie par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale. Une autorisation de mise sur le marché ou une sélection interne ne remplace pas cette exigence d’inscription.

17. Quelle succession décrit la procédure d’un médicament de marque destiné à l’hôpital ?

Inscription ministérielle, fixation du prix, dossier technique, puis avis de transparence
Dossier technique, avis de transparence de la HAS, inscription ministérielle, puis fixation du prix
Dossier technique, fixation du prix, inscription ministérielle, puis avis de transparence
Avis de transparence, dossier technique, fixation du prix, puis inscription ministérielle

Dossier technique, avis de transparence de la HAS, inscription ministérielle, puis fixation du prix

Explication

La procédure comprend d’abord un dossier technique, puis un avis de transparence de la HAS, une décision ministérielle d’inscription et enfin la fixation du prix. L’inversion de ces étapes modifie la procédure décrite pour l’accès hospitalier.

18. Que permet la rétrocession hospitalière ?

La vente au public de certains médicaments par une pharmacie à usage intérieur, par dérogation
La vente de tous les médicaments hospitaliers par les pharmacies d’officine de proximité
L’utilisation de médicaments par les services d’un établissement dans le cadre des soins internes
L’achat de médicaments agréés par une collectivité sans inscription sur une liste ministérielle

La vente au public de certains médicaments par une pharmacie à usage intérieur, par dérogation

Explication

La rétrocession autorise une pharmacie à usage intérieur à vendre certains médicaments au public dans l’intérêt de la santé publique, selon une liste ministérielle. L’utilisation des médicaments au sein de l’établissement relève de l’usage intérieur et ne désigne pas la rétrocession.

19. Quel mécanisme décrit le mieux la tarification à l’activité des établissements de santé publics et privés ?

Un financement fondé sur les groupes homogènes de malades et de séjours
Un financement calculé à partir d’une enveloppe annuelle indépendante des séjours
Un financement établi selon le nombre de professionnels employés par l’établissement
Un financement déterminé par le prix moyen des médicaments administrés

Un financement fondé sur les groupes homogènes de malades et de séjours

Explication

La tarification à l’activité finance les établissements à partir des groupes homogènes de malades et des groupes homogènes de séjours. L’enveloppe annuelle indépendante de l’activité correspond plutôt à la logique du budget global.

20. Comment le PMSI contribue-t-il à déterminer les tarifs des séjours hospitaliers ?

Il fixe directement le prix de chaque médicament selon son principe actif et sa forme
Il classe les établissements selon leur capacité d’accueil, puis leur attribue une dotation annuelle
Il recense les prescriptions individuelles, puis calcule le coût moyen de chaque médecin
Il regroupe les patients en groupes homogènes de malades, puis associe des groupes homogènes de séjours à des tarifs

Il regroupe les patients en groupes homogènes de malades, puis associe des groupes homogènes de séjours à des tarifs

Explication

Le PMSI regroupe d’abord les patients en groupes homogènes de malades, puis permet de déterminer les groupes homogènes de séjours et leurs tarifs. Il ne fixe pas directement le prix des médicaments ni la dotation annuelle des établissements.

21. Quelle caractéristique distingue la liste en sus dans le financement hospitalier ?

Elle regroupe des médicaments coûteux facturés en dehors du forfait GHS
Elle comprend des produits réservés aux patients ambulatoires et exclus des séjours
Elle réunit des dispositifs médicaux dont le prix est fixé par chaque service hospitalier
Elle rassemble des médicaments courants dont le coût est intégré au forfait GHS

Elle regroupe des médicaments coûteux facturés en dehors du forfait GHS

Explication

La liste en sus regroupe des médicaments onéreux facturés en dehors du forfait GHS. Les médicaments dont le coût est intégré au forfait GHS relèvent d’un autre mécanisme de financement.

22. Quelle règle de prix s’applique aux médicaments selon leur inclusion ou leur exclusion du GHS ?

Tous les médicaments hospitaliers ont un prix libre, y compris ceux inscrits sur une liste spécifique
Les médicaments inclus dans un GHS ont un prix déclaré, tandis que les produits hors GHS ou rétrocédés ont un prix libre
Les médicaments inclus dans un GHS ont un prix libre, tandis que les produits hors GHS ou rétrocédés ont un prix déclaré
Tous les médicaments hospitaliers ont un prix déclaré, quelle que soit leur situation au regard du GHS

Les médicaments inclus dans un GHS ont un prix libre, tandis que les produits hors GHS ou rétrocédés ont un prix déclaré

Explication

Les médicaments inclus dans un GHS bénéficient d’un prix libre, alors que les médicaments hors GHS et les médicaments rétrocédés relèvent de listes avec un prix déclaré. La distinction dépend donc du statut du médicament dans le financement hospitalier.

23. Quelle durée et quels engagements caractérisent le contrat de bon usage conclu entre un établissement de santé et l’ARS ?

Il dure de cinq à dix ans et concerne principalement la négociation des tarifs de tous les séjours
Il dure environ un an et porte principalement sur la réduction des effectifs et la limitation des admissions
Il est conclu pour une durée indéterminée et organise principalement la distribution des médicaments en ville
Il dure de trois à cinq ans et prévoit notamment la sécurisation du circuit, la traçabilité et le suivi des consommations

Il dure de trois à cinq ans et prévoit notamment la sécurisation du circuit, la traçabilité et le suivi des consommations

Explication

Le contrat de bon usage est conclu pour trois à cinq ans et encadre notamment la sécurisation du circuit du médicament, la traçabilité des prescriptions et le suivi des produits en sus. Il ne constitue pas un accord général sur les tarifs ou les effectifs.

24. Quelle conséquence financière résulte du respect ou du non-respect des engagements du contrat de bon usage ?

Le respect garantit un remboursement de 70 %, tandis qu’un manquement entraîne automatiquement une absence totale de remboursement
Le respect permet un remboursement variable, tandis qu’un manquement entraîne une majoration systématique des dépenses prises en charge
Le respect garantit un remboursement à 100 %, tandis qu’un manquement entraîne un remboursement de 70 à 100 % et peut conduire à la rupture
Le respect garantit le remboursement des médicaments courants, tandis qu’un manquement suspend le financement de tous les séjours

Le respect garantit un remboursement à 100 %, tandis qu’un manquement entraîne un remboursement de 70 à 100 % et peut conduire à la rupture

Explication

Le respect des engagements garantit un remboursement à 100 %, tandis que le non-respect d’au moins un engagement ramène le remboursement entre 70 et 100 %. La persistance du manquement peut ensuite entraîner la rupture du contrat, mais elle ne provoque pas automatiquement une suppression totale du remboursement.

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Quelles sont les principales agences de sécurité sanitaire citées ?

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé et l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail.

Quelle loi a instauré les agences régionales de santé ?

La loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009.

Quel est l'objectif des agences régionales de santé ?

Piloter la politique régionale de santé.

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