QCM : Histoire de la pensée économique — 46 questions

Questions et réponses du QCM

1. À quel siècle l’économie apparaît-elle comme une science avec l’œuvre d’Adam Smith ?

Au XIXe siècle
Au XVIe siècle
Dans l’Antiquité
Au XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle

Explication

L’économie se constitue comme science au XVIIIe siècle avec l’œuvre d’Adam Smith, même si les réflexions économiques sont plus anciennes. Le XVIe siècle renvoie notamment au mercantilisme, tandis que l’Antiquité correspond à une période de réflexion sans institutionnalisation de l’économie comme science.

2. Quel ensemble réunit exclusivement des représentants de l’école classique ?

Jean-Baptiste Say, Karl Marx, Adam Smith, David Ricardo et John Maynard Keynes
Adam Smith, David Ricardo, Thomas Malthus, Jean-Baptiste Say et John Stuart Mill
David Ricardo, Léon Walras, Thomas Malthus, Alfred Marshall et John Stuart Mill
Adam Smith, John Maynard Keynes, Thomas Malthus, Jean-Baptiste Say et Karl Marx

Adam Smith, David Ricardo, Thomas Malthus, Jean-Baptiste Say et John Stuart Mill

Explication

Les principaux représentants classiques sont Adam Smith, David Ricardo, Thomas Malthus, Jean-Baptiste Say et John Stuart Mill. Keynes, Marx, Walras et Marshall appartiennent à d’autres traditions de pensée économique.

3. Dans l’analyse classique, de quel facteur l’épargne dépend-elle principalement ?

Du niveau général des prix
De la quantité de monnaie détenue
Du volume des exportations
Du taux d’intérêt

Du taux d’intérêt

Explication

Pour les classiques, l’épargne est une fonction croissante du taux d’intérêt, ce qui lui donne une place centrale avec l’offre et l’investissement. L’idée d’une épargne principalement déterminée par le revenu relève plutôt de l’analyse keynésienne.

4. Pourquoi les classiques défendent-ils une intervention limitée de l’État dans l’économie ?

Parce que l’État doit fixer les salaires et les profits
Parce que les marchés exigent une coordination explicite par l’État
Parce que l’intérêt particulier peut contribuer à l’intérêt général
Parce que la production matérielle dépend des décisions administratives

Parce que l’intérêt particulier peut contribuer à l’intérêt général

Explication

Les classiques estiment que la recherche de l’intérêt particulier peut favoriser l’intérêt général, ce qui justifie la déréglementation et une intervention étatique limitée. Une coordination explicite par l’État correspond plutôt à la planification qu’au mécanisme classique du marché.

5. Selon la valeur travail, quelle propriété détermine la valeur d’un bien ?

La rareté monétaire créée par les autorités publiques
La satisfaction marginale procurée par sa consommation
Le montant du profit obtenu par le producteur
La quantité de travail nécessaire à sa production

La quantité de travail nécessaire à sa production

Explication

La valeur travail relie la valeur d’un bien à la quantité de travail nécessaire pour le produire, et non à son utilité. L’explication par la satisfaction marginale appartient à l’approche néoclassique de la valeur.

6. Quelle association entre revenu et facteur de production correspond à la répartition classique ?

Salaire pour le capital, profit pour la terre, rente pour le travail
Salaire pour le travail, profit pour le capital, rente pour la terre
Salaire pour la production, profit pour la consommation, rente pour l’épargne
Salaire pour la terre, profit pour le travail, rente pour le capital

Salaire pour le travail, profit pour le capital, rente pour la terre

Explication

Les classiques distinguent le salaire, qui rémunère le travail, le profit, qui rémunère le capital, et la rente, qui rémunère la terre. Les autres associations inversent les facteurs auxquels ces revenus sont attribués.

7. Que désigne la notion de « main invisible » dans l’analyse classique des marchés ?

La redistribution des revenus organisée par les administrations publiques
La contribution de l’intérêt personnel à l’intérêt général par le marché
La coordination explicite de la production par les décisions de l’État
La fixation des prix par une autorité chargée de protéger les consommateurs

La contribution de l’intérêt personnel à l’intérêt général par le marché

Explication

La main invisible décrit le mécanisme par lequel la recherche de l’intérêt personnel contribue à satisfaire l’intérêt général grâce au fonctionnement du marché. La coordination explicite par l’État relève de la planification et non de cette notion.

8. Laquelle de ces missions appartient aux fonctions régaliennes de l’État classique ?

Assurer la sécurité, la défense nationale et certains biens publics
Fixer les préférences des consommateurs et leurs choix d’épargne
Déterminer les quantités produites par chaque entreprise privée
Organiser la répartition des profits entre tous les secteurs

Assurer la sécurité, la défense nationale et certains biens publics

Explication

L’État classique assure notamment la sécurité, la défense nationale et la production de biens publics comme les routes, l’éducation ou l’éclairage public. La détermination détaillée de la production privée correspond à une intervention économique plus étendue.

9. Quelle conséquence découle de la loi de Say dans la conception classique ?

Une crise générale apparaît lorsque les entreprises augmentent leur production et distribuent des revenus
Une baisse de l’investissement accroît automatiquement la demande globale des ménages
Une épargne non investie garantit l’équilibre entre l’offre et la demande globale
Une crise générale de surproduction est impossible, car les revenus financent la consommation ou l’investissement

Une crise générale de surproduction est impossible, car les revenus financent la consommation ou l’investissement

Explication

La loi de Say affirme que toute offre crée sa propre demande, puisque les revenus issus de la production sont consommés ou investis, ce qui exclut une crise générale de surproduction. L’idée qu’une épargne non investie puisse réduire la demande est associée à la critique keynésienne.

10. Chez Smith, quels mécanismes stimulent la croissance économique tout en la rendant dépendante de l’étendue du marché ?

La baisse des impôts et la hausse des exportations, freinées par la demande étrangère
Le progrès technique et la division du travail, freinés par la taille du marché
L’accumulation monétaire et la protection douanière, freinées par les salaires
La croissance démographique et la concentration foncière, freinées par la rente

Le progrès technique et la division du travail, freinés par la taille du marché

Explication

Smith associe la croissance au progrès technique et à la division du travail, qui augmentent la productivité et la production, mais il souligne que l’étendue du marché limite cette dynamique. La protection douanière n’est pas le mécanisme central retenu ici pour expliquer la croissance.

11. Selon la théorie des avantages absolus de Smith, dans quel bien un pays doit-il se spécialiser ?

Dans le bien dont la demande intérieure progresse le plus rapidement
Dans le bien qui mobilise la plus grande quantité de travail national
Dans le bien dont le coût relatif est le plus faible entre deux productions
Dans le bien qu’il produit à moindre coût que ses concurrents

Dans le bien qu’il produit à moindre coût que ses concurrents

Explication

L’avantage absolu compare directement les coûts de production : un pays se spécialise dans les biens qu’il produit à moindre coût que ses concurrents. Le coût relatif correspond plutôt à la logique de l’avantage comparatif de Ricardo.

12. Quelle relation entre la population et la production alimentaire Malthus met-il en évidence ?

La population suit une progression géométrique, tandis que la nourriture suit une progression arithmétique
La population et la nourriture suivent toutes deux une progression arithmétique
La population et la nourriture suivent toutes deux une progression géométrique
La population suit une progression arithmétique, tandis que la nourriture suit une progression géométrique

La population suit une progression géométrique, tandis que la nourriture suit une progression arithmétique

Explication

Malthus distingue une progression géométrique de la population, comme 1, 2, 4, 8, et une progression arithmétique de la production alimentaire, comme 1, 2, 3, 4. L’inversion de ces deux progressions constitue la confusion principale.

13. Que se produit-il lorsque la quantité de terre reste fixe et que la quantité de travail augmente ?

La productivité moyenne devient indépendante de la quantité de terre
La productivité marginale du travail augmente au même rythme
La production totale diminue dès la première unité de travail
La productivité marginale du travail diminue progressivement

La productivité marginale du travail diminue progressivement

Explication

La loi des rendements décroissants indique que, sur une quantité fixe de terre, chaque accroissement du travail finit par réduire la productivité marginale du travail. Elle ne signifie pas que la production totale diminue dès l’ajout de la première unité de travail.

14. Comment Ricardo définit-il le bien dans lequel un pays doit se spécialiser selon l’avantage comparatif ?

Le bien dont la consommation nationale dépasse celle des partenaires commerciaux
Le bien que le pays produit avec le coût direct le plus faible face à ses concurrents
Le bien dont le coût relatif est le plus faible par rapport à un autre bien et à un autre pays
Le bien qui exige la plus grande quantité de ressources naturelles disponibles localement

Le bien dont le coût relatif est le plus faible par rapport à un autre bien et à un autre pays

Explication

Ricardo recommande de produire et d’exporter le bien dont le coût relatif est le plus faible, en comparaison avec un autre bien et avec un autre pays. Le coût direct le plus faible décrit plutôt l’avantage absolu de Smith.

15. Quels économistes figurent parmi les principaux auteurs néoclassiques ?

Keynes, Schumpeter et Veblen
Walras, Jevons et Menger
Smith, Malthus et Ricardo
Marx, Engels et Sismondi

Walras, Jevons et Menger

Explication

Les principaux auteurs néoclassiques mentionnés sont Walras, Jevons et Menger. Smith, Malthus et Ricardo appartiennent à la tradition classique, tandis que les autres groupes réunissent des auteurs d’autres courants.

16. Laquelle de ces propositions décrit les conditions de la concurrence pure et parfaite ?

Atomicité, différenciation des biens, réglementation des échanges, mobilité des facteurs et transparence
Atomicité, homogénéité des biens, libre entrée et sortie, mobilité des facteurs et transparence
Concentration des producteurs, différenciation des biens, barrières à l’entrée, immobilité des facteurs et opacité
Quelques producteurs dominants, homogénéité des biens, libre entrée, spécialisation des facteurs et information partielle

Atomicité, homogénéité des biens, libre entrée et sortie, mobilité des facteurs et transparence

Explication

La concurrence pure et parfaite repose sur cinq conditions : atomicité, homogénéité des biens, libre entrée et sortie, mobilité des facteurs de production et transparence du marché. Les autres propositions remplacent certaines de ces conditions par la concentration, la différenciation ou l’opacité.

17. Quel comportement caractérise l’homo oeconomicus selon l’analyse néoclassique ?

Il suit ses habitudes de consommation afin de réduire les choix comme producteur ou consommateur
Il choisit rationnellement afin de maximiser son profit comme producteur ou sa satisfaction comme consommateur
Il privilégie les normes sociales afin de préserver l’équilibre collectif comme producteur ou consommateur
Il cherche à augmenter sa production sans comparer les coûts comme producteur ou consommateur

Il choisit rationnellement afin de maximiser son profit comme producteur ou sa satisfaction comme consommateur

Explication

L’homo oeconomicus est présenté comme un agent rationnel, égoïste et calculateur : le producteur cherche à maximiser son profit et le consommateur sa satisfaction. La confusion fréquente consiste à attribuer au consommateur la maximisation du profit, alors qu’elle concerne le producteur.

18. Que cherche à mesurer le marginalisme lorsqu’il analyse une décision économique ?

La valeur totale produite par l’ensemble des facteurs
La moyenne des résultats obtenus sur une longue période
L’effet d’une très petite variation sur une autre variable
La différence entre les recettes et les dépenses globales

L’effet d’une très petite variation sur une autre variable

Explication

Le marginalisme raisonne sur l’effet d’une variation additionnelle, aussi petite soit-elle, plutôt que sur les grandeurs globales. L’analyse de la valeur totale relève d’une approche agrégée et non marginale.

19. Selon la règle de décision du consommateur, jusqu’à quel niveau consomme-t-il un bien ?

Jusqu’à ce que le prix égale l’utilité totale
Jusqu’à ce que la consommation cesse d’augmenter
Jusqu’à ce que l’utilité marginale égale le prix
Jusqu’à ce que l’utilité totale égale le revenu

Jusqu’à ce que l’utilité marginale égale le prix

Explication

Le consommateur poursuit ses achats jusqu’à l’égalité entre l’utilité marginale et le prix. L’utilité marginale peut décroître alors que l’utilité totale continue de progresser, ce qui invalide la confusion entre ces deux notions.

20. Une entreprise doit décider à la fois combien de travailleurs embaucher et quelle quantité produire. Quelle règle applique-t-elle ?

Elle embauche lorsque le coût marginal égale le salaire et produit lorsque la productivité marginale égale le prix
Elle embauche lorsque la productivité totale égale le salaire et produit lorsque le coût moyen égale le prix
Elle embauche lorsque le salaire égale le prix et produit lorsque le coût total égale la productivité marginale
Elle embauche lorsque la productivité marginale égale le salaire et produit lorsque le coût marginal égale le prix

Elle embauche lorsque la productivité marginale égale le salaire et produit lorsque le coût marginal égale le prix

Explication

La productivité marginale guide la décision d’embauche, tandis que le coût marginal guide la quantité produite. Confondre ces deux critères revient à appliquer le critère de production à l’emploi ou l’inverse.

21. Comment les prix conduisent-ils à l’équilibre général dans le modèle de Walras ?

Ils sont fixés par l’État afin d’équilibrer progressivement le marché du travail
Ils restent inchangés tandis que les quantités s’adaptent sur un seul marché
Ils diminuent jusqu’à faire disparaître les échanges de biens et de capitaux
Ils s’ajustent par tâtonnements jusqu’à égaliser l’offre et la demande sur les marchés

Ils s’ajustent par tâtonnements jusqu’à égaliser l’offre et la demande sur les marchés

Explication

Dans le modèle de Walras, les prix sont ajustés par tâtonnements successifs jusqu’à l’égalisation de l’offre et de la demande sur les marchés concernés. Le mécanisme porte sur les biens, le travail et le capital, et non sur un seul marché.

22. Quelle œuvre Keynes publie-t-il en 1936 pour expliquer le chômage de masse et justifier l’intervention publique ?

Le Capital et la critique de l’économie classique
Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations
La théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie
Principes d’économie politique et de l’impôt

La théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie

Explication

Keynes publie La théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie en 1936 pour analyser le chômage de masse et défendre une intervention de l’État. La crise des années 1930 précède cet ouvrage et met déjà en difficulté l’équilibre néoclassique.

23. Dans l’analyse keynésienne, quel élément détermine les ventes prévues, la production et l’emploi des entreprises ?

Le volume d’épargne transformé en capital productif
Le niveau du salaire réel fixé par le marché du travail
Le montant des stocks accumulés par les ménages
Le niveau de demande anticipé par les entreprises

Le niveau de demande anticipé par les entreprises

Explication

La demande effective correspond au niveau de demande anticipé par les entreprises et oriente leurs ventes prévues, leur production et leur emploi. Dans le modèle néoclassique, c’est plutôt le salaire qui joue un rôle central dans la détermination de l’emploi.

24. Quelle situation Keynes considère-t-il comme durablement possible dans une économie où les marchés fonctionnent librement ?

Une disparition du chômage grâce à la flexibilité des salaires
Un équilibre de sous-emploi sans retour automatique au plein emploi
Un équilibre de plein emploi rétabli par la baisse des salaires
Une expansion continue provoquée par l’ajustement des prix

Un équilibre de sous-emploi sans retour automatique au plein emploi

Explication

Pour Keynes, une économie peut rester dans un équilibre durable de sous-emploi parce que les marchés ne ramènent pas automatiquement l’activité au plein emploi. La flexibilité des prix ou des salaires ne suffit donc pas à garantir ce retour.

25. Quelle mesure peut contribuer au retour au plein emploi dans l’analyse keynésienne ?

Une diminution des achats publics pour laisser les prix s’ajuster
Une baisse de la production afin de limiter les anticipations des entreprises
Une hausse de la demande publique par l’augmentation des dépenses publiques
Une réduction de la demande publique pour stimuler l’épargne privée

Une hausse de la demande publique par l’augmentation des dépenses publiques

Explication

Le retour au plein emploi peut être favorisé par le redémarrage de la demande privée ou par une hausse de la demande publique, notamment grâce à davantage de dépenses publiques. Réduire la demande publique va dans le sens opposé à ce mécanisme.

26. Pourquoi l’épargne peut-elle constituer une fuite du circuit économique dans l’analyse keynésienne ?

La hausse des revenus oblige les ménages à placer leurs encaisses auprès des entreprises
La baisse des taux d’intérêt convertit les réserves monétaires en dépenses immédiates
L’incertitude peut conduire les ménages à conserver leur épargne sous forme liquide
La certitude des rendements transforme automatiquement toute épargne en investissement

L’incertitude peut conduire les ménages à conserver leur épargne sous forme liquide

Explication

Face à l’incertitude, les ménages peuvent conserver des encaisses de précaution, ce qui retire une partie du revenu du circuit des dépenses. Cette possibilité distingue l’épargne keynésienne de l’idée classique selon laquelle l’épargne serait nécessairement investie.

27. Que se passe-t-il lorsque le revenu augmente selon la loi psychologique fondamentale de Keynes ?

La consommation totale diminue et le taux d’épargne reste inchangé
La propension moyenne à consommer augmente et le taux d’épargne diminue
La propension moyenne à consommer diminue et le taux d’épargne augmente
La consommation totale reste constante et le taux d’épargne diminue

La propension moyenne à consommer diminue et le taux d’épargne augmente

Explication

Lorsque le revenu augmente, la part moyenne consacrée à la consommation diminue, tandis que le taux d’épargne augmente. Cela n’implique pas que la consommation totale baisse : elle peut continuer à progresser, mais moins rapidement que le revenu.

28. Dans quelle situation une entreprise augmente-t-elle son investissement selon le critère keynésien ?

Lorsque l’efficacité marginale du capital dépasse le taux d’intérêt
Lorsque le taux d’intérêt dépasse l’efficacité marginale du capital
Lorsque le coût salarial dépasse la productivité marginale du travail
Lorsque l’épargne des ménages devient supérieure à leur consommation

Lorsque l’efficacité marginale du capital dépasse le taux d’intérêt

Explication

L’investissement est accru tant que le rendement attendu du capital, mesuré par son efficacité marginale, est supérieur au taux d’intérêt. Le taux d’intérêt représente le coût de l’investissement ; lorsqu’il dépasse ce rendement, l’incitation à investir diminue.

29. Si la propension marginale à consommer vaut c=0,8c=0{,}8, quel multiplicateur correspond à la formule keynésienne k=11−ck=\frac{1}{1-c} ?

k=0,2k=0{,}2
k=1,8k=1{,}8
k=5k=5
k=0,8k=0{,}8

$$k=5$$

Explication

En remplaçant cc par 0,80{,}8, on obtient k=11−0,8=5k=\frac{1}{1-0{,}8}=5. Le multiplicateur mesure ainsi l’amplification de la production nationale par rapport à une variation de l’investissement public.

30. Quelle période désigne l’expression « Trente Glorieuses » dans les pays occidentaux ?

De 1973 à 1990, période de stagflation durable
De 1918 à 1939, période de reconstruction industrielle
De 1945 à 1973, période de croissance exceptionnelle
De 1990 à 2008, période d’expansion financière

De 1945 à 1973, période de croissance exceptionnelle

Explication

Les Trente Glorieuses correspondent à la période 1945-1973, caractérisée par une croissance exceptionnelle dans les pays occidentaux. La stagflation apparaît ensuite, notamment après les chocs pétroliers des années 1970.

31. Quel enchaînement décrit le cercle vertueux de la production et de la consommation de masse ?

Productivité, salaires, débouchés, investissement et demande évoluent indépendamment
Salaires, chômage, fiscalité, épargne et protection sociale diminuent conjointement
Productivité, profits, pouvoir d’achat, débouchés et investissement progressent ensemble
Crédit, importations, dette publique, chômage et inflation augmentent simultanément

Productivité, profits, pouvoir d’achat, débouchés et investissement progressent ensemble

Explication

La consommation de masse repose sur une progression conjointe de la productivité, des profits, du pouvoir d’achat, des débouchés et de l’investissement. Elle ne se réduit donc pas à une relance fondée sur l’augmentation du crédit.

32. Que met en évidence la courbe de Phillips établie en 1958 ?

Une relation décroissante entre inflation et productivité
Une relation croissante entre salaires nominaux et chômage
Une relation décroissante entre salaires nominaux et chômage
Une relation croissante entre investissement et chômage

Une relation décroissante entre salaires nominaux et chômage

Explication

La courbe de Phillips met en évidence une relation décroissante entre le taux de croissance des salaires nominaux et le taux de chômage. Elle ne porte pas directement sur une relation entre investissement et chômage.

33. Quelle situation correspond à la stagflation ?

Une croissance forte associée à une inflation faible
Un chômage élevé associé à une inflation élevée
Un chômage faible associé à une déflation durable
Une production stable associée à une baisse des salaires

Un chômage élevé associé à une inflation élevée

Explication

La stagflation désigne la coexistence d’un fort taux de chômage et d’une forte inflation. Cette combinaison contredit la relation inverse traditionnellement associée à la courbe de Phillips.

34. Pourquoi les politiques keynésiennes de relance des années 1970 ont-elles été jugées mitigées ?

Elles n’ont pas réduit simultanément le chômage et l’inflation
Elles ont supprimé rapidement la croissance et les investissements
Elles ont diminué l’inflation tout en accroissant fortement le chômage
Elles ont empêché durablement toute hausse des dépenses publiques

Elles n’ont pas réduit simultanément le chômage et l’inflation

Explication

Dans les années 1970, les relances keynésiennes ne parviennent pas à réduire en même temps le chômage et l’inflation. Leur efficacité est donc limitée face à la stagflation.

35. Quel événement de septembre 2008 aggrave la crise financière issue des prêts subprime et de la titrisation ?

La fermeture des entreprises, qui interrompt les échanges internationaux
La faillite de Lehman Brothers, qui propage le risque dans le système financier
Le premier choc pétrolier, qui augmente les coûts de production mondiaux
La création d’un fonds européen, qui stabilise immédiatement les marchés financiers

La faillite de Lehman Brothers, qui propage le risque dans le système financier

Explication

La faillite de Lehman Brothers en septembre 2008 aggrave la crise issue des prêts subprime et de la titrisation en favorisant une propagation systémique des risques. Le premier choc pétrolier appartient à une crise antérieure, survenue en 1973.

36. Comment le confinement français instauré à partir du 17 mars 2020 provoque-t-il un double choc économique ?

Il soutient la demande, accélère la production et rétablit les déplacements
Il augmente les exportations, les investissements et la circulation des travailleurs
Il réduit les impôts, stimule la production et accroît les échanges commerciaux
Il interrompt la production, les déplacements et une partie de la consommation

Il interrompt la production, les déplacements et une partie de la consommation

Explication

Le confinement provoque simultanément un choc d’offre et un choc de demande en interrompant la production, les déplacements et une partie de la consommation. Les autres réponses décrivent des effets de stimulation qui ne correspondent pas au mécanisme observé.

37. Quelle position caractérise le monétarisme associé à Milton Friedman ?

Il reprend des hypothèses keynésiennes et défend les relances budgétaires permanentes
Il explique la croissance par l’augmentation continue des dépenses publiques
Il privilégie la planification publique et l’administration directe des prix
Il reprend des hypothèses néoclassiques et critique l’efficacité des interventions étatiques

Il reprend des hypothèses néoclassiques et critique l’efficacité des interventions étatiques

Explication

Le monétarisme reprend les hypothèses néoclassiques et met en doute l’efficacité des interventions de l’État dans l’économie. Cette position le distingue du keynésianisme, qui attribue un rôle important à l’action publique en période de crise.

38. Comment Milton Friedman définit-il le revenu permanent ?

La totalité des salaires perçus par un ménage durant un mois donné
Le revenu courant augmenté d’une prime exceptionnelle reçue pendant l’année
Les revenus fiscaux anticipés par l’État sur une période budgétaire
Les ressources qu’un individu pense obtenir au cours de sa vie selon son capital

Les ressources qu’un individu pense obtenir au cours de sa vie selon son capital

Explication

Le revenu permanent correspond aux ressources qu’un individu pense pouvoir obtenir au cours de sa vie en fonction de son capital. Un gain exceptionnel relève plutôt du revenu courant et ne détermine pas nécessairement durablement la consommation.

39. Dans l’équation quantitative de la monnaie M×V=P×TM \times V = P \times T, que représente la variable VV ?

Le niveau des échanges réalisés dans l’économie
Le niveau général des prix
La masse monétaire détenue par les banques
La vitesse de circulation de la monnaie

La vitesse de circulation de la monnaie

Explication

Dans cette équation, VV désigne la vitesse de circulation de la monnaie, tandis que MM représente la masse monétaire, PP le niveau des prix et TT le niveau des échanges. Confondre VV avec PP revient à attribuer à une variable monétaire le rôle d’un indicateur de prix.

40. Quelle étape de l’intégration européenne ajoute un tarif extérieur commun à la suppression des droits de douane entre les pays membres ?

L’union monétaire
La zone de libre-échange
Le marché commun
L’union douanière

L’union douanière

Explication

L’union douanière combine la suppression des droits de douane internes avec l’adoption d’un tarif extérieur commun. La zone de libre-échange ne prévoit pas ce tarif commun, tandis que le marché commun ajoute la circulation des facteurs et des services.

41. À quelle institution la politique monétaire des pays de la zone euro est-elle confiée après la création de l’euro ?

Au Conseil européen
À la Banque européenne d’investissement
À la Banque centrale européenne
À la Commission européenne

À la Banque centrale européenne

Explication

La politique monétaire de la zone euro est confiée à la Banque centrale européenne après l’aboutissement de la création de l’euro en 2001. La Commission européenne intervient dans les politiques communes, mais elle ne dirige pas la politique monétaire.

42. Quel objectif guide principalement la politique monétaire de la Banque centrale européenne ?

Maintenir l’inflation sous 2 % sur un an
Soutenir l’emploi par une hausse des dépenses publiques
Réduire les impôts afin de stimuler la demande
Financer les déficits publics par la création monétaire

Maintenir l’inflation sous 2 % sur un an

Explication

La BCE définit la stabilité des prix comme un taux d’inflation inférieur à 2 % sur un an. Le soutien direct de l’activité et de l’emploi par les dépenses publiques relève plutôt de la politique budgétaire keynésienne.

43. Quelles limites le Pacte de stabilité et de croissance fixe-t-il aux finances publiques des États membres ?

Un déficit inférieur à 2 % et une dette inférieure à 70 % du PIB
Un déficit inférieur à 4 % et une dette inférieure à 90 % du PIB
Un déficit inférieur à 5 % et une dette inférieure à 50 % du PIB
Un déficit inférieur à 3 % et une dette inférieure à 60 % du PIB

Un déficit inférieur à 3 % et une dette inférieure à 60 % du PIB

Explication

Le Pacte de stabilité et de croissance retient un seuil de déficit public inférieur à 3 % du PIB et un seuil de dette publique inférieur à 60 % du PIB. Les autres couples de seuils ne correspondent pas aux règles établies par ce pacte.

44. Quelle orientation la France adopte-t-elle en 1983 après les déséquilibres liés à la relance de 1981 ?

Une nouvelle relance budgétaire soutenant la demande
Le tournant de la rigueur visant la désinflation
Une baisse des taux destinée à accélérer l’inflation
Un contrôle accru des importations pour stimuler la consommation

Le tournant de la rigueur visant la désinflation

Explication

En 1983, la France adopte le tournant de la rigueur afin de réduire l’inflation et les déséquilibres extérieurs. La relance de 1981 avait au contraire soutenu la demande et contribué à creuser le déficit commercial et l’inflation.

45. Quelle est la fonction principale du crédit d’impôt compétitivité emploi instauré en 2013 ?

Accroître les dépenses publiques afin de stimuler directement la demande
Réguler les contrats courts pour renforcer la protection des salariés
Réduire le coût du travail pour soutenir l’investissement et l’emploi
Augmenter les cotisations afin de financer les dépenses sociales

Réduire le coût du travail pour soutenir l’investissement et l’emploi

Explication

Le CICE est une politique de l’offre qui vise à réduire le coût du travail et à soutenir l’investissement, l’emploi et la compétitivité des entreprises. Il ne consiste ni à augmenter les cotisations ni à réglementer directement les formes de contrat.

46. Quelle évolution caractérise la déréglementation française du marché du travail ?

La facilitation progressive de formes d’emploi et de négociations plus flexibles
La suppression progressive des contrats temporaires au profit du contrat permanent
Le remplacement des négociations d’entreprise par des règles nationales uniformes
La concentration des emplois indépendants dans les administrations publiques

La facilitation progressive de formes d’emploi et de négociations plus flexibles

Explication

La déréglementation facilite progressivement l’intérim, les CDD, le temps partiel, la rupture conventionnelle, l’auto-entrepreneuriat et la négociation au niveau de l’entreprise. Elle ne supprime donc pas les contrats temporaires et ne recentre pas la négociation sur des règles nationales uniformes.

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À quelle époque l'économie devient-elle une science selon Adam Smith ?

Au XVIIIe siècle.

Qui a fondé l'économie comme science au XVIIIe siècle ?

Adam Smith.

Quels sont les principaux représentants de l'école classique ?

Adam Smith, David Ricardo, Thomas Malthus, Jean-Baptiste Say et John Stuart Mill.

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